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Crêpage de chignon façon féline. [Pv Erwan]

 
  
MessageSam 9 Aoû - 23:58
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Date d'inscription : 04/12/2013Nombre de messages : 82Nombre de RP : 16Âge réel : 22Copyright : Citation signature ; Éloge de la Folie & avatar ; ShiyaAvatar daëmon : Toujours un collier en forme de papillon sur elle.
« Il est une ironie élémentaire qui se confond avec la connaissance et qui est, comme l'art, fille du loisir.
L'ironie, assurément, est bien trop morale pour être artiste,
comme elle est trop cruelle pour être vraiment comique. »

© L'ironie

Aujourd'hui, elles avaient décidé de se rendre en forêt, sous l'argument implacable que Cassandre n'avait pas encore vu cette forêt. Enya qui essayait tant bien que mal de lui faire comprendre que la forêt ressemblait à toutes les autres forêts qu'elle avaient déjà vu ; que les arbres avaient la même couleur, les feuilles pareil, que les odeurs restaient les même. Mais rien n'y a fait. Cassie se disait sans doute qu'il y aurait des trucs sympa à découvrir. Non, elle ne pense pas aux Rebelles, elle ne sait même pas ce qu'ils sont devenu et elle n'a pas bien comprit tout ce qui s'est passé. À partir du moment où elle avait entendu -et désapprouvé- l'information des rejets rebelles, la jeune femme avait lâché l'affaire. Pas envie, pas le courage d'essayer de comprendre, et elle n'était pas dans un bon jour à ce moment là. Par contre, elle était contre toute cette histoire inutile ainsi que la panthère. Pour une fois, elles étaient d'accord sur quelque chose -sans trop discuter. Malgré toutes les tentatives d'Enya pour rester à l'appartement, elles finirent par se mettre en route. Enfin, se préparer d'abord.

Enya reçut un oreiller en guise de réveil, persuadée que si elle traînait trop elles n'auraient pas le temps de se rendre dans la forêt. C'était sans compter sur l'envie de sa daëmonienne. Et on ne peut rien lui refuser à cette petite là. Malgré l'oreiller. Surtout en tenant compte de l'avertissement « si tu te lèves pas, c'est un sceau d'eau la prochaine fois. ». Forcément, c'est tout de suite plus attractif. Effet étrange, la féline s'était levée presque tout de suite. Pendant que la jeune femme prenait sa douche en chantonnant un air de Smile, Enya faisait sa toilette aussi. Et le plus rapidement possible pour éviter de se prendre le sceau d'eau dont parlait Cassandre. On ne sait jamais qu'elle ait envie de le jeter quand même, même si elle était levée. Enya se méfiait depuis la fois où elle avait reçu de l'eau sur son pelage lustré. Il faut la comprendre, l'eau et elle, ça fait plus que trois. Quoique, l'envie de se jeter dans une piscine pour aller se secouer auprès de Cassandre ... ça trotte dans sa tête depuis un moment. Et c'est en pensant à ça qu'elle aperçoit sa moitié sortir de la salle de bain. En plein dans sa toilette, Enya s'arrête soudainement avant de suivre la jeune femme dans la cuisine. Le ventre crie famine. Plusieurs tartines grillées plus tard -avec du jambon pour Enya évidement-, elles sortirent de l'appartement prenant bien soin de ne pas oublier de fermer à clé. Ça lui est déjà arrivé, du coup la panthère lui rappelle sans cesse.

En traversant la ville à pied, elles trouvèrent la ville bien vide. Cassandre, après une longue conversation avec Enya avait décidé de se recenser même si elle n'adhérait pas du tout aux idées extrémistes du Conseil. Pour qui ils se prenaient, ces gens, pour virer une partie de la population et les laisser aux idées fausses des humains ? C'était dangereux, et elles le savaient, mais elles avaient toutes les deux décider, d'un commun accord, d'essayer d'aider les Rebelles. Cassandre préférait mettre son énergie avec eux pour qu'ils reviennent s'installer en ville, plutôt que d'aider le Conseil qui ne fait qu'empirer les choses. Oh, elles seront discrètes, Cassandre a bien compris l'importance de se taire. Et pourtant, ce n'est pas ça qui les amène dans la forêt c'est tout simplement l'envie de découvrir de Cassie. Enya, fidèle à elle-même tentait de décourager sa moitié à coup d'arguments parfois bidons. « ... et tu vas te faire piquer par des insectes ! » [...] « Tu vas gonfler comme un ballon ! » Et Cassandre souriait. « ... et tu vas te tordre les chevilles avec les racines ... » Mais rien n'y faisait. « Dis, tu as pas un peu la trouille toi ? » Enya qui se redressait, l'air fier. « Moi ? Peur ? Pourquoi j'aurais peur ? » On aurait dit la plus grande insulte. La féline fouettait l'air de sa queue, vexée que Cassandre ait dit ça. Pourtant, elle n'avait pas peur, mais elle savait qu'elles risquaient de tomber sur quelqu'un de peu fréquentable. Combien de chance avaient-elles, après tout, de tomber sur quelqu'un de bien ? Avec les temps qui court, et en sachant qu'en ville, le Conseil régnait presque en maître -parce qu'un jour, on les détrônera-.

Elles entrèrent dans la forêt presque une heure plus tard -Cassie avait été attirée par les magasins, au passage. Et n'avait rien acheté sur les conseil avisés de sa moitié. Porter tout ça, en forêt, ce n'était pas pratique. Et puis, elle était bien habillée pour ça. Jeans, simple t-shirt rouge sombre un peu collant, de fines basket rouge aussi. Dire qu'elle avait craqué pour ces chaussures qu'Enya trouvait trop voyantes. Mais la jeune femme se fichait pas mal de ce que sa moitié pouvait penser, c'est elle qui les portait, pas la panthère.

Cassandre semblait détendue dans cette forêt, et Enya approuvait ça, même si elle avait tenté de la dissuader de venir. La jeune femme semblait complètement dans son monde et la féline la laissa vagabonder, surveillant les alentours. On pouvait entendre les oiseaux chanter, se répondre et certains faisaient des cris affreux. Bien sûr, comme prévu, il y avait des insectes, mais ils avaient au moins l'amabilité de ne pas trop s'approcher. Il y avait également quelques papillons, certains très beaux, qui passaient devant la jeune femme en volant de façon désordonnée. C'est alors qu'elle remarque ce magnifique papillon, vert au centre, virant au turquoise vers le bas et au bleu sur les ailes du haut. Les ailes bordée d'un contour plus foncé. Ce papillon était tellement beau que Cassandre ne résista pas à l'envie de le photographier avec son téléphone.

« Waw, tu sais utiliser l'appareil photo ! » Cassandre fit semblant de la frapper.
« Je t'emmerde, ce papillon était trop beau. » Et Enya, bien d'accord n'eut rien d'autre à redire.

Tripotant son collier en forme de papillon, elles décidèrent de s'asseoir près d'un petit étang, dans un coin tranquille. Elles pouvaient y voir quelques poissons, des oiseaux aux alentours -qu'Enya finirait pas se faire si ils ne se taisaient pas-. L'endroit était vraiment charmant, tellement qu'elles ne pensèrent pas que quelqu'un viendrait les importuner. Surtout ça. Un jaguar ! Enfin, une, puisque c'était une femelle visiblement. Une cousine, trop génial ! Et devant l'air presque méprisant, mais en tout cas, visiblement ronchon, la panthère de l'amour eut un sourire ironique.

« La greffe du sourire a pas prit dis donc. »

Cassandre se retourna, sentant bien que quelque chose clochait. Enya n'était jamais aussi désagréable d'habitude. Quand ses yeux tombèrent sur le jaguar, son regard s'adoucit. Un peu. Elle voyait bien, à la tête relevée de la jolie femelle, qu'elle ressemblait un peu à Enya. Sa panthère ne supportait pas que quelqu'un, qu'importe que se soit ou non un Daëmon, lui ressemble. Ou ressembler à quelqu'un. Elle sentait bien qu'elles ne s'entendraient pas, du moins, il faudrait presque un miracle pour ça. La féline se mit debout, son regard gris défiant celui de la femelle -qui l'avait mal prit. Cassandre se releva en regardant le jeune homme qui l'accompagnait. Hum, pas si mal que ça en faite. Un sourire timide sur les lèvres, elle s'excuse.

« Désolée ... elle n'est presque jamais comme ça. » Cassandre fixait le jeune homme de ses yeux vert. « Je m'appelle Cassandre, et c'est Enya. »

Cassie avait la rencontre facile et n'avait pas peur de donner son nom a des parfaits inconnus. Mais là, elle sentait que cet homme ne lui ferait pas de mal. Et puis, on ne peut pas être foncièrement méchant quand sa moitié semble être ronchonne comme l'est Enya. Non ? Elle finit par dire, sourire en coin ;

« Je sens que ça va être drôle ! »

Qu'importe que les deux femelles ne se blairent pas. Ça n'empêche pas la jeune femme de se faire des amis, elle en a si peu en ce moment.
  
MessageLun 11 Aoû - 14:31
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Erwan A. Valentini
« And if somebody hurts you
I wanna fight »


CASSANDRE & ERWAN
« We have a problem ! We have a big problem ! What ?! Her ! »




Et arrête de m'regarder comme ça, t'as rien écouté, t'as rien compris,
Comment j'dois te l'dire pour qu'ça imprime ?
Fauve ≠



Je crois que je ne supporte plus de rester à l'intérieur de ses barrières. Je crois que j'ai du mal avec cette idée d'être à l'abri dans un camp. Je crois que j'ai besoin de me sentir plus libre. Oui, cette situation m'oppresse. C'est comme la pression d'une bouteille d'eau pétillante qui n'attend que d'exploser. Je suis exalté, complétement à bout de nerfs. Il faut que je cours, que je marche dans un espace libre et grand. J'ai déjà ressenti cette sensation quand j'étais enfermé dans l'appartement de ma sœur à attendre qu'elle rentre. L'oppression n'était pas d'être enfermé dans un petit appartement de quelques mètres carrés, mais de ne pas savoir à quelle heure elle allait rentrer, dans quel état, avec quelle autre idée complétement folle. Aujourd'hui, c'est simplement cette oppression de ne pas se savoir complétement libre. Éléanore avait raison : une fois que tu goûtes à la liberté, tu ne peux plus t'en passer. Pourquoi te passer de quelque chose qui est bien mieux pour toi ?

Une sphère de lumière vient s'éclater contre le tronc d'un arbre, calcinant vivement son écorce, la tâchant d'une large tâche noire. J'en lance une seconde, sur un rocher. Le rocher subit la même transformation que le tronc. Je me brûle presque les mains à lancer ces sphères remplies d'énergies lumineuse. Saphira grommelle derrière moi à me suivre. Pitié, pitié, qu'elle ne râle pas sinon, je vais encore plus m'énerver. Je suis habituellement d'humeur calme et neutre mais aujourd'hui.. Je lance une énième sphère de lumière. Elle explose plus vivement que les autres. Sa chaleur destructive vient me fouetter le visage. Je crois que je l'ai trop chargée. Saphira se frotte le nez avec sa patte et me lance d'une voix particulièrement agacée :
« Putain Erwan, tu commences vraiment à me faire chier là ! D'abord tu me traines dans cette forêt où on va tous les jours, je commence à en avoir rat le bol de cet endroit là. Puis tu continues à envoyer tes petites lumières qui m'agacent d'autant plus ! Donc maintenant tu arrêtes ça tout de suite, et on rentre ! Maintenant ! »
« Non ! crié-je tout aussi agacé qu'elle. »
Mon ton est si sec que Saphira ne trouve rien d'autre à dire. Elle bouillonne juste de l'intérieur. Elle se met d'ailleurs à bondir pour courir dans un rugissement profond. Je la suis, courant avec elle, aussi vite que me permet mes capacités humaines. Mais bien entendu, Saphira me met bien 100 mètres d'avance. J'active donc encore mon don et court avec une vitesse modérée pour celle de la lumière, mais rapide pour un humain. Saphira déteste quand je fais la course avec elle en utilisant mon don, puisqu'elle sait que je gagnerais à chaque fois. C'est pour cela que je ne fais pas la course cette fois-ci, je me contente juste de la suivre. Me concentrant sur ma respiration accélérée, je sens mes muscles se réchauffer et ma peau s'humidifier. Ma tête me fait d'ailleurs un peu mal, aillant utiliser mon don avec une fréquence plus longue que d'habitude. Mais c'est supportable. Je continue ma course. Cet exercice me fait du bien.

Au bout d'un bon quart d'heure de course, Saphira s'arrête. Non pas parce qu'elle est essoufflée, car Saphira a une bien meilleure endurance que moi. Entendant ma pensée, ma Daëmone se sent pousser des ailes. Elle lève fièrement la tête pour faire face à l'étang en face duquel elle vient de s'arrêter. Je tente de reprendre mon souffle, épuisé.
« Dis donc, tu aurais pas pris du poids depuis qu'on est au camp, toi, je te trouve bien plus lent. Déjà que tu es lent mais alors là. »
« La ferme, toi ! Pas la peine de te la vanter parce que j'ai pensé une petite seconde que tu es plus endurante que moi. »
« Pfff ! »
J'avance pour m'approcher un peu plus de l'étang. Saphira me suit, boudant de plus belle, déçue de ne pas avoir réussi à me clouer le bec une bonne fois pour toute. Elle grommelle des petites phrases insignifiantes d'adolescente vexée, tout en me suivant. La greffe du sourire a pas prit dis donc. Saphira relève vivement la tête, piquée au vif. Elle aperçoit une jolie panthère, juste en face, assise avec sa Daëmonienne. Ma moitié n'écoute que sa colère et se met à grogner comme jamais. Son poils s'hérisse et elle se met à rugir sur l'autre féline :
« Qu'est-ce qu'elle veut la serpillière tachetée ?! »
Et c'est parti ! L'humaine de la panthère s'excuse et se présente. Je souris légèrement, trop légèrement pour qu'on considère ce trait sur mon visage comme un sourire. En réalité, le fait qu'elle s'excuse me fait penser à moi quand Saphira se conduit mal envers les inconnus que j'essaye de connaître. D'un signe de tête, je la salue.
« Erwan. »
« Et moi c'est Saphira, enchaine ma princesse, vexée que je ne l'ai pas présenté, ne quittant pas la panthère des yeux d'un air snobe. »
« Et elle c'est Saphira, soupiré-je. »
« Bien plus doux à l'oreille qu'Enya ; et Cassandre., dit-elle, fouettant l'air de sa fine queue. »
La jeune femme prénommée Cassandre, enchaine sur une autre phrase qui m'arrache cette fois-ci un sourire plus prononcé. Je la regarde et lui dis dans un petit rire :
« Il y a moyen, oui. »
  
MessageVen 7 Nov - 12:29
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“J’aime pas le parfait. J’aime le bizarre, j’aime le tordu, j’aime les gens qui ont ce truc qui fait la différence, ce truc que les autres n’aiment pas et que moi j’adore.”
Mélancolie Noire

Enya est satisfaite de sa blague. Il n'en faut pas beaucoup pour que la panthère soit satisfaite ceci dit et Cassandre avait décidé de la laisser se débrouiller toute seule. Après tout, c'est elle qui a commencé. La jeune femme se promit de n'intervenir que si ça tourne mal, mais elle ne pense pas que sa panthère se l'amour se jette volontairement sur la jaguar. Alors la jeune femme la laisse tout à son ironie débile et tente de supporter la vague de fierté qui émane de sa féline. Cassandre se concentre sur le jeune homme devant elle qui se présente comme Erwan. Elle sourit, n'ayant jamais entendu un tel nom, mais comme il sonne bien à ses oreilles, elle ne fait pas de remarque. Tu as de la chance, Erwan, d'autres ne l'ont pas eu. Quand il lui répond qu'il y aurait moyen de trouver la confrontation drôle, il rit et Cassandre hausse les sourcils. Elle ne comprend pas les expressions d'Erwan. Le jeune homme semble complexe à comprendre et c'est un vrai défi pour Cassie. Les défis, elle adore.

La jeune femme réfléchit, parce que ça lui arrive de temps en temps. Elle se trouve actuellement dans les bois ... et le jeune homme aussi. Mais qui est-il au fond ? Ce n'est pas le problème d'oser demander, c'est plus le fait de faire une phrase qui sera compréhensible au comment des mortels. Des gens normaux quoi. Sa main vient jouer avec son pendentif en forme de papillon, ce qui prouve que cette question la taraude. Au fond, Cassandre est une grande enfant, et avec son visage juvénile, voir naïf, ce n'est pas difficile de comprendre qu'elle a un problème, surtout quand elle parle. Surtout quand elle pose ses questions qui n'ont pas parfois pas de sens. Qu'y a-t-il de mal à poser une question ? Même si elle se trompe, la jeune femme n'en aura cure. Pour une fois, elle s'intéresse à quelque chose. Profitons-en.

« Vous êtes ... un rebelle ? »

Elle ouvre ses yeux grands. C'est dit sans aucune méchanceté, elle veut juste savoir. « Il ressemble plus à un arbre à mon avis. (...) Tu te fous vraiment de ma gueule hein ? Tu le fais exprès de poser des questions pareilles ? Ma fierté est en jeu là ! » Cassandre hausse les épaules pour montrer qu'elle se fiche pas mal d'Enya et de sa fierté. La jeune femme est un ex-rebelle, mais n'a pas hésité à se recenser quand ces derniers ont été éjectés de la ville. Pour elle, ça ne fait aucune différence d'être recensé ou non, si ce n'est qu'elle peut travailler et dormir dans un lit. Mais allez savoir si elle se rend vraiment compte. Alors, elle ne comprend pas pourquoi Erwan et les autres ne se sont pas recensés. Bien sûr, elle est contre l'action du Conseil -du moins, le fait d'éjecter les rebelles de la ville n'était pas la meilleur idée- et ne voit pas en quoi cela résoudra les conflits. Même si le dialogue semblait compromis, elle n'en avait aucune idée. Pour Cassandre, tous les enjeux politiques ne valent rien pour elle. Qu'importe si des gens savent comment elle se nomme et quel don elle a, ils n'en connaissent pas la puissance et c'est bien comme ça.

« Je ne veux pas vous offenser, mais je me demandais pourquoi vous ne vous êtes pas recensé. » Après quelques secondes d'hésitations, elle continue vite fait. « Je ne comprends pas. »

Tout ce qu'elle cherche, c'est de comprendre au fond. Peut-être qu'il faut lui dire avec des mots simples, comme pour enfant. Elle s'est recensée, oui, mais elle n'a pas de camp. Il n'y a pas plus neutre que Cassandre.

Juste à côté, la panthère est assise, seul le bout de sa queue s'agite pour montrer son amusement, mais aussi son mécontentement. « Qu'est-ce qu'elle veut la serpillière tachetée ?! » Son sourire s'agrandit dévoilant ses crocs. Serpillière tachetée, on la lui avait encore jamais dite celle là.

« Non mais tu t'es bien regardée ? On dirait que tu as un balais dans le ... »

Cassandre l'arrête mentalement, c'est pour ça qu'elle ne continue pas. Enya s'en fiche, elle s'amuse. Elle est peut-être une serpillière mais avoir un balais dans le ... c'est pas mieux. La jaguar se nomme donc Saphira. « Bien plus doux à l'oreille qu'Enya ; et Cassandre. » Enya éclate de rire. Elle essaye de se justifier ou quoi ? Parce que ça fonctionne pas super bien. Enya lève la tête bien haut, bombant le poitrail pour cracher à son tour son venin.

« Non je trouve pas. Après tout, Saphira ça fait ... S-s-s-s-erpent. Mais bon, ça à l'air de te ressembler alors pourquoi pas ? »

Seeeeeeeeerpent. Enya, c'était court, mélodieux. La panthère de l'amour l'observe, de haut en bas. Elle a déjà une réplique toute prête mais attend patiemment que la jaguar se défende. Aujourd'hui, c'est une vraie garce. Elle avait envie de faire chier son monde et bien sûr, à la librairie, il vaut mieux éviter les commentaires désobligeant si elle veut que les clients achètent ses livres. Mais ici, elles étaient dans une forêt, alors pourquoi s'en priver ?

Cassandre ne comprend pas d'où vient toute cette ... haine, ou cette ironie mal placée. Elle rougit, et ça ne lui arrive pas très souvent et place une main devant sa bouche. Elle fronce les sourcils et finalement se retourne vers Erwan, la mine désolée. Oh, il ne va pas être très content vu les questions indiscrètes qu'elle pose. Néanmoins, elle murmure presque pour elle-même :

« Elle n'est pas si malpolie normalement ... »

La jeune femme aurait presque honte de sa daemone. Presque, parce qu'elle l'aimait bien au fond. Enya faisait en sorte que la vie de sa daëmoniene ne soit pas de tout repos et peut-être heureusement. Sinon sa vie serait bien fade. Cassandra se balance d'un pied à l'autre en se demandant si le couple allait rester. L'un à écouter les bêtises d'une presque folle et l'autre à s'écouter se faire insulter.

Spoiler:
 
  
MessageDim 28 Déc - 12:00
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CASSANDRE & ERWAN
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La haine n'a jamais rien créé.
Dantès Bellegarde



Je cesse rapidement de sourire, observant la jeune femme. Elle est blonde et les traits de son visage sont fins. Elle a de grands yeux avec une élégance qui lui est propre et des lèvres plutôt magnifiques. Arrête de la décrire comme ça. Tu me donnes la gerbe. Je détourne donc le regard, posant mes prunelles sur Saphira. Elle ne peut pas quitter la panthère des yeux, le poils du dos hérissé. Je sens tout son être retenir des cris rauque et menaçant, ainsi que ses muscles qui rêvent de bondir, toutes griffes dehors, sur l'autre féline. Je crois d'ailleurs que toutes les deux ne peuvent pas se sentir. Enya ne semble pas apprécier Saphira aussi, seulement, il y a dans son regard une sorte d'amusement. C'est un jeu pour elle. Pour Saphira, c'est elle toute entière. C'est bien plus qu'un jeu, ou un divertissement, c'est elle, tout simplement. Je veux demander à ma moitié de rester calme, mais Cassandre parle, brisant le silence de plomb de sa voix. Je me raidis, d'un seul coup. Pardon ? Ai-je bien entendu ? Vient-elle vraiment de me demander si je suis un rebelle ? Saphira montre discrètement les crocs. Qu'est-ce qu'elle veut celle la ?! Je pose le bout de mes doigts sur sa tête pour lui demander de se calmer un peu.

Cassandre enchaine d'ailleurs avec d'autres phrases. Je ne veux pas vous offenser, mais je me demandais pourquoi vous ne vous êtes pas recensé. Je ne comprends pas. Je suis perplexe. A vrai dire, moi non plus, je ne comprends pas. Pourquoi ces questions ? En quoi cela l'intéresse t-elle ? Je peux peut-être comprendre ce désir de savoir, d'apprendre et de connaître, mais pas pour une histoire de camp, et encore moins pendant cette période. Qu'est-ce qui lui passe par la tête ? Je réfléchis à deux cent à l'heure pour trouver une réponse correcte, construite et directe, qui ne laisse place à aucune autre interrogation et clôture la discussion aussi immédiatement qu'elle a commencé. Seulement, la panthère réplique pour les piques de Saphira. Ma Daëmone se grandit et la toise. Je suis moi-même étonné des propos de la Daëmone de Cassandre. Saphira, avoir un ballet dans le cul ? Non, ce n'est pas du temps le genre, je ne crois pas. Et puis Saphira – Serpent, c'est un peu petit je trouve... Quoi que Saphira soigne mieux aux oreilles que Cassandre et Enya, ce n'était pas bien mieux... Je refuse d'ailleurs de prendre part à leur petite dispute. Et puis Saphira se débrouille très bien toute seule :
« Mais je suis une vraie vipère moi, lance t-elle, le regard brûlant de malice et de fureur. Et contrairement de toi, je tire ma beauté et ma grâce que du naturel, pas besoin de balais dans le cul, comme tu voulais le dire si bien, même pas capable de termine une phrase d'insulte.. Tu fais bien peine.. »
A l'inverse de Cassandre, je n'ai pas coupé ma Daëmone dans sa tirade. Les mots fusaient de sa bouche comme l'eau qui coule dans une cascade, se heurtant contre la roche, l'effritant à petit feu. Je ne peux néanmoins m'empêcher de lui faire un petit commentaire téléphatique. Saphira, ne rentre pas dans son jeu, et cesse de lui répondre, tu ne feras qu'aggraver les choses. Ce n'est pas très responsable comme comportement. Parce que le tien est plus responable peut-être ? Tu crois que je vais me laisser insulter sans rien dire ?! Et ton honneur il est ou ? Et ta fierté ? Non, en fait, tes couilles, où est-ce qu'elles sont ? Il serait peut-être temps de leur porter tes couilles, non ?! Elle me braille dessus, martelant ma tête avec des milliers de petits poignards. Furieuse, elle ne retient aucune pensée, aucun mot. J'essaye de faire comme si je n'avais pas entendu ses propos incessés.

Elle n'est pas si malpolie normalement ... Je souris faiblement, me concentrant à nouveau sur la jeune femme. Je lui réponds :
« Aawh, la mienne tout le temps. Ne t'inquiète pas, je suis un habitué. »
Je m'avance, venant m'asseoir sur une pierre endormie non loin d'elle, et j'observe les deux femelles qui se battent du regard. J'invite d'un signe de main Cassandre à m'imiter.
« Je crois qu'il est inutile de les arrêter, elles ont l'air aussi bornée l'une et l'autre, dis-je en souriant à nouveau. »
Tiens, j'ai oublié de répondre à sa question d'avant.
Tant pis.
Tant mieux.
  
MessageMer 11 Fév - 20:33
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« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble,
c'est leur connerie pas leurs différences. »

Anna Gavalda

Enya, elle commence à trouver le temps long. Et puis, comme une enfant, elle se lasse très vite. Néanmoins, elle tentera de résister à l'envie de tourner le dos à la jaguar et de s'en aller. Parce que c'est vraiment drôle de la voir s'énerver. Sérieusement, elle ne devrait pas le prendre comme ça ... Une meilleure maîtrise la rendrait encore plus forte. Bien sûr, elle ne dit rien et se contente d'agiter doucement la queue en attendant la réponse qui ne devrait pas tarder. Avec ses poils dressés sur son échine, ses oreilles en arrière et ses crocs découverts, on dirait un gros machin pleins de poils. Cassandre a décidé de ne plus intervenir, du moins, jusqu'à ce qu'elles en viennent aux griffes. Saphira pourrait la blesser elle sans le vouloir. Quoique, la féline n'a pas l'air de l'apprécier. Cassandre se préserve elle, mais pas Enya qui l'a décidément bien cherché. « Mais je suis une vraie vipère moi. Et contrairement de toi, je tire ma beauté et ma grâce que du naturel, pas besoin de balais dans le cul, comme tu voulais le dire si bien, même pas capable de termine une phrase d'insulte.. Tu fais bien peine.. » Enya hausse les épaules, le regard déjà plus sérieux. Que répondre à cela, petite féline ? Mais la voilà déjà qui sourit de toute ses dents, découvrant ses crocs par la même occasion. Enya se lève pour commencer à tourner lentement autour de la jaguar. Qu'a-t-elle en tête ?

« Et tu t'es pris combien d'arbres pour l'effet naturel ? »

Elle en deviendrait presque méchante. Cassandre en a presque honte. D'accord, ce sont toutes les deux des félines, mais c'est pas pour autant qu'elles doivent s’entre tuer à coup d'insultes, non ? Cassandre, elle, ne la sermonne pas, mais lui fait bien comprendre qu'elle est tout de seule dans cette histoire. Et Enya ne relève pas, trop occupée à observer sa proie. Du moins, c'est comme ça qu'on pourrait le voir.

D'ailleurs, le jeune homme semble choqué par la question de la jeune femme. Et elle ne voit pas pourquoi il en fait tout un foin. Sérieusement, répondre à une petite question, c'est pas si compliqué. Et ça lui éviterait que Cassandre continue. Elle-même ne peut pas dire que tout ne tourne pas toujours rond chez elle, parce qu'elle se sent parfaitement bien. Enya aurait pu, à la limite le prévenir, mais pas maintenant. La jeune femme pince les lèvres, toujours aussi intriguée. Non, elle n'a pas l'air de vouloir renoncer. Erwan a un petit sourire. « Aawh, la mienne tout le temps. Ne t'inquiète pas, je suis un habitué. » La jeune femme penche la tête sur le côté, curieuse. Saphira n'est pas comme ça que à cause d'Enya ? Ça la rassure un peu. Mais, habitué ou pas, il ne doit pas toujours avoir facile. Enya et elle ne s'entendent pas toujours, mais ça peut encore passer. C'est Enya qui en voit des vertes et des pas mûres de temps en temps. Cassandre, elle vit sa vie comme elle l'entend. Si elle veut voir des papillons dans une forêt, et bien elle y va et Enya n'a pas trop le choix. Si elle veut aller dans une bibliothèque, elle n'a pas non plus droit au chapitre. Le jeune homme l'invite à s'asseoir sur une pierre et continue. « Je crois qu'il est inutile de les arrêter, elles ont l'air aussi bornée l'une et l'autre » Cassandre hoche la tête, bien d'accord avec lui.

« En effet, je n'interviendrais plus ! »

Elle aussi, elle lui sourit. Ses yeux verts l'observe un instant pendant qu'il regarde les deux daemones se battre. Puis elle détourne elle même le regard. Elle n'a pas l'air méchante, alors pourquoi il ne répond pas à sa question ? Cassandre ne sait pas quoi faire, et c'est une première. Elle se lie très vite avec les gens (en général, ce n'est que dans un seul sens). Elle regarde à nouveau Erwan, fronce légèrement les sourcils, un peu peinée.

« Tu n'as pas répondu à ma question .. »

S'il savait qu'elle voulait juste une explication, qu'elle l'oublierait d'ici la fin de la soirée, peut-être la lui donnerait-il. Si ça se trouve, il va juste s'énerver et l'envoyer bouler. Ce qui ne fera que renforcer sa curiosité. Cassandre chipote distraitement à son collier en forme de papillon et ça lui donne une idée. Mais d'où vient cette adoration pour les papillons ? Son père, elle pourrait dire. C'est lui qui lui a offert ce pendentif qu'elle porte toujours sur elle.

« Dis, tu sais pas où trouver des papillons ? »

Et la voilà qui s'installe, telle une enfant en mode indien pour écouter avec attention sa réponse. C'est une enfant dans un corps d'adulte. Et parfois une adulte dans un corps un peu naïf. Elle n'a toujours pas trouvé la personne qui réparerait un peu son cœur meurtri depuis si longtemps. Son cœur et son esprit, surtout son esprit.

Pendant ce temps là, Enya tourne toujours lentement autour de Saphira et l'observe, simplement, gardant une oreille sur ce qui se passe avec Cassandre. Sait-on jamais qu'elle doive intervenir. Et puis, quelque chose l'interpelle.

« Tu as un accent italien, je me trompe ? »

L'italienne sait reconnaître un italien. Elle n'a pas rencontré beaucoup d'italiens ici, voir même aucun. Du coup, ça l'intrigue encore plus. Mais il va finir par croire que c'est une espionne à force de poser toutes ces questions. Ses grands yeux verts le scrute dans l'espoir d'une réponse. Comme une petite fille qui pose une question importante. Comme elle pourrait demander pourquoi le ciel est bleu. Ou pourquoi est-ce qu'on voit encore la lune alors qu'on est en journée ... Pourquoi les étoiles brillent, et pourquoi certaines brillent plus que d'autres ? Son cerveau file à mille à l'heure et parfois, elle a du mal à suivre. Pourtant, elle n'est pas bête. Enya hésite à lui venir en aide, parce qu'elle ne peut pas rester sans rien faire, mais d'un autre côté, elle ne peut pas quitter sa position sans que l'autre vienne dire quelque chose. Choix crucial, mais pour une fois, elles sont unies dans l'adversité. Enfin, Enya le voit comme ça. Cassandre non. Elle pense juste que c'est un jeune homme intéressant mais très discret. Elle n'aurait pas hésité à répondre à la question, mais elle est bien moins secrète que lui. Du moins, ce n'est peut-être qu'une apparence. Et elle ne veut pas le brusquer.

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MessageMar 7 Avr - 11:15
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CASSANDRE & ERWAN
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I'm a nightmare dressed like a daydream
Taylor Swift



La journée n'a pas bien commencé dès le début. Un réveil désagréable, l'esprit troublé et en colère, je n'ai pas cherché à comprendre, ni comment. J'ai quitté le camp dans le hâte, espérant trouver un calme, quelque chose pour me calmer. Il y a toujours eu des matins comme ça, ou sans raison véritable, l'humeur n'était pas au rendez-vous. Alors, on voit la journée comme une corvée, le jour comme une corvée, marcher comme une corvée. On espère qu'une chose, aller se recoucher pour se réveiller pour peut-être un jour meilleur. Je n'aurais jamais pensé pouvoir tomber sur quelqu'un comme Cassandre, ou plutôt sur un Daëmon comme Enya. Ne puis-je pas dire comme Saphira même ? Certainement pas ! hurle ma Daëmone dans mon esprit. Le poil hérissé et le regard cruel, Saphira ne lâche pas l'autre femelle des yeux. Ses griffes sont sorties, plantées fermement dans la terre encore humide et sa mâchoire est contractée, prête à montrer les crocs. Elle lui répond grattant le sol de ses griffes pointues :
Certainement moins que toi vu ta gueule !
Un frisson me parcourt. Je n'ai jamais vu Saphira s'énerver contre un autre félin, ni même se battre. Elle a toujours fait preuve de violence verbale, mais pas physique. Saphira est une princesse. Elle ne se bat pas. Elle ne sait pas se battre. On verra ça quand je lui aurai refait le portrait ouais ! Je veux lui dire de faire attention, mais elle me coupe totalement dans mon idée, se coupant de moi. Elle laisse parler ses instincts de félins avant ses instincts de Daëmon. L'idée ne me plait pas trop, mais je la laisse faire, ne la lâchant toute fois pas du regard. Seulement, Cassandre attire mon attention. Je tourne la tête vers elle et me concentre sur ses propos. Tu n'as pas répondu à ma question. Dans un sourire, je dirige mon regard vers le ciel. Les nuages avancent lentement dans cet océan de l'espace. Blancs et purs, je cherche dans leur blancheur une réponse judicieuse à ses paroles.
Rebelle ou non, est-ce que c'est censé changer quelque chose ?
Non pas que je refuse de lui répondre parce que c'est un secret, j'ai simplement envie de voir sa réaction et aussi sa réponse. C'est comme demander à quelqu'un s'il est hétérosexuel ou homosexuel. Certaines personnes ne les voient alors différemment, et la différence n'est pas toujours une qualité. Cassandre n'enchaine pas immédiatement. Elle doit réfléchir. Je réfléchis aussi, me demandant s'il est vraiment nécessaire de répondre à sa question. En attendant un peu trop, elle finit par poser une seconde question : Tu sais où trouver des papillons ? Je tourne la tête vers elle, un sourcil levé, surpris. Là j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à une telle question, de n'importe qui. A part d'un enfant peut-être. En scrutant ses prunelles, je vois une lueur d'innocence de l'enfance et j'en souris. C'est plutôt mignon. C'est donc dans un nouveau sourire que je lui réponds :
Je n'en ai absolument aucune idée. Tu crois qu'il y en a déjà en cette saison ?
Combien de temps n'avais-je pas vu de papillons ? Il y a peut-être pas si longtemps que ça, mais je n'en ai aucun souvenir exacte pour le dire. Je regarde Saphira toujours dans la même position, le regard brûlant de rancœur et de défi. J'aimerais l'observer plus longtemps, mais Cassandre me pose une énième question. Je souris intérieurement. Mais quelle enfant est-elle donc ? Moi un accent italien ? C'est la première personne qui le remarque ! Je lui réponds donc de ma langue maternelle :
Esatto signorina !
C'est réellement adorable sa façon qu'elle a de poser une multitude de questions qui n'ont aucun rapport et qui ne suivent aucune logique de suite quel conque. Il est agréable de tomber sur des gens avec une telle simplicité d'être quelques fois. Je souris alors simplement, profitant de l'instant. Comme lorsqu'un enfant nous surprend et nous apprend une leçon de vie. Je regarde Saphira qui, elle, n'a aucune leçon à apprendre. Elle regarde Enya tourner autour d'elle et lance :
Fais gaffe la serpi' tu vas avoir le tourni !
Mais s'il vous plait, sauvez-moi !

Bouh :
 
  
MessageJeu 2 Juil - 0:44
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« Moi de toute façon je pars du principe où si je me fais rire toute seule, c'est que je suis drôle »

Sérieusement, Enya aurait dû rencontrer Saphira avant. C'était vraiment drôle de la voir s'énerver pour rien. Moins pour son daemonien, mais la panthère de l'amour n'en avait que faire. Elle sent bien que ça énerve Cassandre aussi, mais bon, comme elle l'a toujours défiée, elle n'en est pas a une près. La féline a un sourire figé sur son visage et détaille l'autre féline qui s'énerve de plus en plus. Les poils dressés, le dos rond, les oreilles en arrière et même l'honneur de voir des crocs ... on dirait un gros chat. Mais Enya ne se permettrait pas de le dire, ni même de le penser trop fort. Alors elle tourne, lentement mais sûrement, tout en continuant d'observer Saphira. « Certainement moins que toi vu ta gueule ! » Ah oui, le traitement naturel des arbres en pleine tronche. Enya sourit encore plus. Non, elle ne pense pas s'être déjà pris un arbre. Ni même plusieurs. Enya voit bien que Erwan tente de calmer sa Daemonne, mais rien à faire, visiblement. Du coup, elle en profite mais ne dis rien pour le moment. Elle se préserve pour plus tard.

Cassandre, elle, attend toujours une réponse d'Erwan. Pourquoi est-il rebelle ? Et pourquoi pas citoyen, ou même appartenant au Conseil ? Juste pourquoi. Elle ne comprend pas toutes ses batailles qui ne servent à rien (selon elle). Mais comment expliquer à un enfant que la liberté de certains en dépendaient ? Qu'ils préféraient garder cette-dite liberté plutôt que de signer un foutu registre ? Comment l'expliquer à cette gamine aux grands yeux ouverts, pleine de curiosité ? Enya ne sait pas, et tente toujours de faire de son mieux. Mais elle connaît sa daemonienne. Les autres pas et sont souvent surpris du caractère de Cassandre. Erwan lève les yeux au ciel et observe un moment les nuages. Cassandre fait donc la même chose, en silence (pour une fois). Elle observe des nuages depuis toute petite. Elle aperçoit un lapin là bas ou un visage plus bas. Elle sourit bêtement. Voilà comment occuper une petite fille. « Rebelle ou non, est-ce que c'est censé changer quelque chose ? » Elle n'en sait rien, Cassandre, mais rien du tout. Son regard croise celui du jeune homme et elle se met à réfléchir. Est-ce qu'ils sont différents parce que non recensé ? Est-ce qu'un rebelle reste un Homme avant tout ? Lentement, tout en fronçant les sourcils, la jeune femme secoue la tête. Non, c'est pas important. De toute façon, elle s'en fiche, elle veut juste savoir pourquoi il ne s'est pas recensé. « Mais n'est-ce pas un peu personnel ? » Cassie hausse soudainement les sourcils. « Parce que tu le défends maintenant ? » et à Enya de répondre sèchement. « Lui oui. Elle, non. » Au moins, le ton était donné. Mais il était donné depuis que les deux félines s'étaient rencontrées.

« Non, mais je ne comprends pas pourquoi les gens se battent pour ça. Je n'aime pas la violence ! »

Son ton était un peu plus vif, comme une enfant qui veut dire une vérité, une affirmation qu'elle croit vraie. Elle pense encore un peu à cette question pendant quelque secondes mais passe vite à la suivante. Les papillons ! C'est bien plus important les papillons que les rebelles ou le Conseil ! « Je n'en ai absolument aucune idée. Tu crois qu'il y en a déjà en cette saison ? » Cassandre sourit et hoche la tête bien qu'elle n'en soit pas sûre. Après tout, si elle a envie de croire qu'il y a des papillons en cette saison, c'est son choix. Elle ne s'inquiète plus des gens qui la prenne pour une folle. Qu'importe de toute façon, tant qu'il y a des papillons ! Elle en sautille presque sur place malgré sa position assise.

« Je crois oui ! J'en ai vu un tout à l'heure ! »

La jeune femme observe les alentours à la recherche de ces insectes précieux. Mais elle n'en voit pas un seul. Aller papillon, reviens ! Reviens ! Elle trépigne d'impatience. Cassie se lèverait bien pour en chercher. « Esatto signorina ! » Cassandre cesse de trépigner et sourit. Enfin un italien ! Elle ne répond pas mais toute la chaleur de l'Italie lui revient d'un coup. Et ça lui manque. Ce pays est froid et moins accueillant (à son goût) que l'Italie. Elle était bien contente de trouver un compatriote italien, même si elle ne lui parlerait sans doute plus jamais. Cassandre regarde Enya et Saphira. La dernière était sur le point d'exploser tandis que l'autre fait lentement les cent pas autour de Saphira. Qui d'ailleurs n'apprécie pas. « Fais gaffe la serpi' tu vas avoir le tourni ! » Enya s'arrête devant l'autre féline et s'assoit à quelques longueurs de queue.

« Hey, il faut vraiment que tu apprennes à te contrôler, Princesse »

Cassandre grimmace. Enya était sérieuse, mais Saphira allait très mal le prendre. La jeune femme ne voulait qu'aucune des daemonnes ne soient blessées. Ni même Erwan. Mais comme une enfant, elle ne sait pas quoi faire. Elle pourrait utiliser son pouvoir contre Enya pour l'éloigner et peut-être même sur Saphira (même si elle n'avait jamais testé), mais se refusait à le faire. Son regard s'éclaire soudain.

« Tu veux pas qu'on parte à la recherche des papillons ? »

Peut-être qu'en se baladant, les deux félines se toléreront ? Cassandre lance un regard d'espoir vers Erwan. Des papillons !
  
MessageDim 12 Juil - 12:37
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Everyone is like a butterfly, they start out ugly and awkward and then morph into beautiful graceful butterflies that everyone loves. - Drew Barrymore





Je suis resté perplexe à sa réponse par rapport à mon « camps ». Cette idée de nous différencier ne me plait pas beaucoup.. Rebelle ou non ? Pro-Conseil ou pas ? Fille ou garçon ? Enfant ou adulte ? Grand ou petit ? Gentil ou méchant ? Toutes ses différences me tiraillent l'esprit. Je n'aime pas réaliser que les gens accordent autant d'importance à tout cela. Après tout, qu'est-ce que ça change hein ?! J'ai moi aussi le coeur qui bat, du sang dans les veines, un cerveau avec des neurones en activités, des millions de cellules qui fonctionnent ensemble pour former l'organisme. Non, mais je ne comprends pas pourquoi les gens se battent pour ça. Je n'aime pas la violence !, avait-elle dit après ma réponse. Je regarde Cassandre perplexe. J'ai du mal à comprendre. D'un côté, j'admire sa facette d'innocence qu'elle a, on dirait une enfant qui a grandit beaucoup trop vite et qui a préféré fermer les yeux plutôt que de réaliser qu'elle grandissait. Mais de l'autre, j'ai un peu de peine parce que j'ai peur qu'un beau jour, la vérité lui claque un grand coup le visage et qu'elle est du mal à s'en relever. Une petite lueur d'affection nait alors dans ma poitrine et l'envie de faire attention à cette jeune femme me saisit. Je veux répondre à sa question, mais ses yeux pétillent à nouveau. Les papillons ! Elle est complétement passé à autre chose. Une enfant ! pensé-je en riant intérieurement.

Cassandre hoche la tête et sautille presque ne étant assise. Je ne peux retenir un petit rire. Décidément, les papillons sont une vraie passion chez elle ou ça se passe comment ? Elle ne se calme un peu qu'en entendant mon accent italien et je vois dans ces yeux une vague de soulagement. Serait-elle, elle aussi, italienne ? La seule personne qui vient d'Italie que je connaisse est Adélaïde Cassady. Hmm.. une petite pensée pour cette jeune femme blonde que je n'ai pas vu depuis bien longtemps maintenant. Je me demande comment elle va, que fait-elle actuellement, et avec tous les évènements qui se passent comment réagit-elle, où est-elle ? L'esprit écrasant de Saphira me demande de me taire, étouffant les pensées qui papillonnent vers cette jeune italienne. Et Pro-Conseil, murmure Saphira dans un murmure tranchant. Je soupire, puis me dit qu'il faudra que je demande à Cassandre son nom de famille, puis d'où elle vient. Mais pas tout de suite. Peut-être dans quelques heures, peut-être une autre fois, ou peut-être jamais. Mais faudrait quand même que je pense à le faire. Perso' si on les recroise pas les deux là, ça me déplairait pas le moindre du monde, elle me donne le tourni la vieille loq' qui tourne autour de moi comme une conne ! Je ne réagis pas. Je déconne pas Erwan, elle va me faire exploser ! « Hey, il faut vraiment que tu apprennes à te contrôler, Princesse. » Saphira ne m'adresse pas même un regard mais tout son esprit me le fait comprendre. Elle va dépasser la ligne rouge. Mais avec un calme olympien – non, pas si olympien, j'ai plus de mal qu'il n'y paraît – j'essaye de calmer Saphira par la pensée. J'essaye d'avaler sa fureur et de la forcer à rester assise, ou à fermer les yeux, ou à se taire. Mais l'esprit de ma Daëmone a toujours été plus puissant que le mien.

C'est Cassandre qui sauve la mise en annonçant : « Tu veux pas qu'on parte à la recherche des papillons ?  » Sans même réfléchir, je me lève et acquiesse d'un signe de tête ravi. Non pas d'aller chercher des papillons, c'est pas vraiment mon trip ça, mais de pouvoir me dégourdir un peu les jambes et de demander à Saphira de s'éloigner de l'autre féline. Ma Daëmone ne se fait pas prier, et se lève. Elle marche avec élégance et rapidité, passant juste à côté d'Enya, la tête levée et la queue fouettant l'air. « Hmmm » C'est tout ce qu'elle prononce en passant à côté d'elle, comme dans les vieilles séries pourries où les pires ennemis se disent au revoir. Je la regarde partir et espère que la situation ne s'empirera pas avec le temps. Je regarde Cassandre et lui tends ma main pour l'aider à se relever. Puis, nous nous avançons vers la forêt à la recherche de ces fameux.. papillons. Durant ma marche, une question me vient et celle-là, je n'attends pas pour la poser :
Dis-moi, comment se fait-il que ton Daëmon soit du même sexe que toi ? 'Fin, si je suis pas trop bête, normalement c'est l'inverse non ?
C'est pas forcément intéressant comme question, mais j'ai décidé de ne pas trop me retenir avec elle, elle semble bien trop enfantine pour ça.
Et quelques fois, ça fait du bien des gens comme ça.
  
MessageVen 14 Aoû - 22:13
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« De toute façon c'est la meilleure partie, la rêvasserie. Moi, je voulais que la vie soit comme une comédie musicale, que les gens se mettent à chanter et à danser dans la rue, que tout le monde soit gentil au fond, et que les histoires se terminent bien. »
Marie Vareille

Cassandre se demande pourquoi il rit comme ça. Il n'y a pas de quoi rire. Qu'avait-elle dit, au juste ? Ah oui, les papillons ! Mais pourquoi rit-il des papillons ? On ne peut pas rire de ça ! Elle penche légèrement la tête sur le côté avant de sourire à son tour ; le rire d'Erwan est communicatif. N'importe quel rire est communicatif pour Cassandre, que ne se fait jamais prier pour rire. Rire fait tellement de bien, et ça aide à oublier tous les tracas de la vie. Oh, Cassandre n'a pas beaucoup de problèmes ; elle est bien trop enfantine pour avoir des soucis. Avant, alors qu'elle était casse cou, elle s'en attirait des problèmes, n'en déplaise à Enya ! Heureusement, ses pensées ne font pas remonter en elle les problèmes familiaux auxquels elle s'était vue confronter. Non, elle continue de sourire et d'espérer une réponse positive. Les papillons c'est toute sa vie (ou presque). La jeune femme est distraite un moment par un oiseau qui chante, non loin de là et elle écoute, rêveuse. Elle aime les plaisirs simples comme les moments où elle se tait pour écouter. Juste écouter. Dans ces moments là, elle a l'air d'une adulte. Comme quand elle travaille sagement dans sa librairie, aussi. Qui aurait cru .. qui pourrait croire qu'elle travaille dans une librairie et qu'elle adore lire ? Au fond, ce n'est même pas étonnant qu'elle adore lire ; beaucoup d'enfants aiment s'y réfugier et imaginer leur vie dans des comptes ou des romans. Cassandre a de l'imagination pour cela et régulièrement, elle s'endort en lisant une histoire ou en imaginant la suite. « C'est toujours beau et rose tes histoires ... c'est chiant. » Tiens, revoilà la casse pied de service. Cassie fronce les sourcils et décide de ne pas écouter la panthère. De toute façon, elle n'a pas les idées claires puisqu'elle embête l'autre féline. « De quoi je me mêle ?! » Et à Cassandre de sourire pour sa victoire : sa Daemone est vexée. Tant mieux.

Enya, elle attend une réaction de la part de Saphira. La panthère de l'amour est bien curieuse de voir la façon dont l'autre va réagir. Elle la voit bouillir, ses muscles frémissant, comme si elle était sur le point de sauter sur sa proie. Et ça l'amuse. Elle jubile d'avance. Enya continue de l'observer avec intérêt. Sauf que Cassandre propose de se déplacer pour aller voir des papillons. Faudra qu'elle lui explique un jour à quel point ils sont affreux (bon les ailes, ça peut aller) et envahissant et qu'elle n'aime pas les papillons. Et pourquoi leur trouve-t-elle un intérêt si particulier ? La panthère se trouve bien mieux que de bêtes papillons. Même Erwan semble ravi de la distraction. Alors Enya, elle râle, elle grogne quand Saphira passe devant elle sans un mot, mais elle admire sa façon de réagir. Plus dure à faire craquer qu'elle ne le croyait. Et Cassandre, elle saute sur ses pieds pour partir à la recherche des bestioles. Et Enya elle suit, marchant paisiblement aux côtés de sa daemonienne.

Enfin elle peut se défouler un peu, ses jambes criaient grâce à force de rester pliées et là, c'est le soulagement ! Cassandre sautille presque à côté d'Erwan tant elle est excitée. Ils vont enfin voir des papillons ! « C'est pas comme si tu n'en avais jamais vu ... » grogne la panthère. Toujours aussi rabat-joie celle là. Cassie hausse les épaules et continue de marcher, simplement. Elle observe Saphira partir un peu plus loin et se sent peinée pour elle mais n'en dit rien. Vu le fort caractère de la féline, il y a fort à parier qu'elle se ferait rabrouer. Et quelque chose lui murmure qu'Enya prendrait cela pour un prétexte.

Alors qu'ils marchent en silence, Erwan brise le brise soudain, en posant une question étrange.— Dis-moi, comment se fait-il que ton Daëmon soit du même sexe que toi ? 'Fin, si je suis pas trop bête, normalement c'est l'inverse non ? Cassandre hausse les sourcils. Tiens, on ne lui a jamais posé cette question. Elle réfléchit sincèrement à la réponse qu'elle pourrait lui donner parce qu'au fond, elle n'en avait aucune idée. Elle l'a toujours sentie comme ça et pour elle c'est normal. « Tu vas lui répondre ? » Cassandre hausse les épaules, incertaine. « Je ne sais pas quoi lui dire ... » Et à Enya de répliquer : « Et bien tu ne lui dis rien ! Non mais de quoi je me mêle ? ». Cassandre elle s'en fiche de la question et comme le rebelle lui a répondu plusieurs fois honnêtement (du moins, le pense-t-elle), elle se doit de lui répondre, même si elle n'a aucune idée de la réponse. Elle a l'air presque embêtée quand elle répond.

« Pour tout t'avouer, je n'en ai aucune idée ! Je l'ai toujours ressentie comme étant una ragazza* (elle n'est pas sûre que ce soit le mot exact). »

Elle ne sait pas quoi dire d'autre et réfléchit. Non, décidément, on ne luit avait jamais posé cette question.

« Mais oui, normalement, c'est l'inverse. » réponde Enya, simplement.

La panthère trotte plus loin histoire de chercher un peu les papillons tant admiré par Cassandre. D'ailleurs, la jeune femme a l'impression de se rapprocher de sa destination, c'est pourquoi elle avance un peu plus vite. Trop excitée à l'idée de voir des papillons ! Cassie observe Saphira puis Erwan et une question lui trotte dans la tête. Elle ne sait pas trop si elle doit se taire, mais ça la chagrine tellement qu'elle a envie de savoir. Elle se pince les lèvres avant de poser sa question à mi-voix, comme intimidée. Comme quand une enfant pose une question dont elle a peur de la réponse.

« Pourquoi vous ne vous entendez pas, toi et Saphira ? Enya et moi c'est comme un jeu ... »

Elle cherche à comprendre. Cette petite lueur d'innocence, de gamine, refait surface. Pour elle, tout est beau, tout est rose. Elle ne comprend pas que les deux, qui sont censés n'en former qu'un se disputent comme ça.

Et bientôt, les papillons. Bientôt, elle aura oublié ce qu'il lui dira.

Spoiler:
 
  
MessageMar 25 Aoû - 9:25
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There are two great days in a person's life
- the day we are born and the day we discover why.
William Barclay







La fraîcheur de ces lieux me fait du bien, je dois le reconnaître. Je marche d'un pas tranquille mais décidé. Ça fait du bien, oui, de sentir son organisme en mouvement, s'enivrant de l'oxygène de l'air ambiant. Ces moments sont rares depuis que nous sommes au camp. C'est comme si la vie, la nature elle-même s'éteignait peu à peu. Comme les braises sous la cendre. En fin de compte, voir de nouvelles personnes permet de raviver les dernières chaleurs de ces braises mourantes pour faire renaître le feu de l'espoir ; de l'espoir d'une vie meilleure. Cassandre sautillait à mes côtés. J'avais l'impression d'emmener une enfant à Disneyland ! C'est dingue. Je n'ai jamais rencontré de personne pareille. Cette femme a quelque chose, ce truc-là qu'on arrive pas à expliquer mais qu'on cherche désespérément quand même. En observant ses cheveux volés derrière elle, je me suis demandé qu'elle était sa vie, son quotidien, ses amis, sa famille. Qui es-tu jolie Cassandre ? Maintenant perplexe de la question que je viens de lui poser, son air insouciant s'efface un peu. Il semblerait qu'une discussion s'installe dans les deux esprit de ces deux mêmes âmes. Je souris simplement, attendant qu'elle trouve ce qu'elle cherche.

Sa réponse ne tarde pas à sortir de sa bouche avec un brin de sincérité puissant. Je la regarde s'exprimer. Les mots una ragazza résonnent dans mon esprit comme une douce mélodie. Comment ai-je pu passer à côté de ça ? Est-elle italienne elle aussi ? En tout cas, son accent est exquis et me rappelle les gens de mon pays. Il est vrai qu'elle a, il y a quelques minutes, remarqué mon accent italien. J'aurais du faire le rapprochement, mais je me suis dit qu'il était plus facile de reconnaître l'accent de quelqu'un lorsqu'on ne parlait pas sa langue. Seulement, j'aurais du souligner le fait qu'elle a tout de suite vu qu'il était italien.

Enya finit par ajouter quelque chose avec simplicité. C'est beaucoup agréable lorsqu'elle parle comme ça. Saphira devrait s'en inspirer quelques fois. Va au diable sale traître ! Son esprit se comprime au mien lui transmettant une vague brûlante de rage noire. Je la chasse comme j'ai appris à le faire durant des années avec elle. La Daëmone de Cassandre s'éloigne alors un peu. Etant donné que Saphira a foutu le camp je ne sais où, je me retrouve un peu plus « seul » avec Cassandre qui me pose discrètement une question à mi-voix. Les mains dans les poches de mon vieux jean, je reste silencieux devant ces paroles. Que répondre à cette question qui paraît si simple. « Enya et moi, c'est comme un jeu ... » La phrase résonne une nouvelle fois dans mon esprit. Et si c'était aussi simple qu'un jeu ; si seulement. Je me pince les lèvres l'air soucieux. Que puis-je bien répondre de correct bordel ?! Les rôles s'inversent et j'ai plus de mal à trouver une réponse à sa question. Je finis par entrouvrir la bouche malgré tout pour prononcer quelques mots de départ, qui serviront à commencer une explication que je n'ai pas encore totalement établie :
Et bien, parce que …
Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? annonce une voix claire d'un ton grave. Pourquoi certaines personnes n'aiment pas les brocolis pendant que d'autres les adorent ? Pourquoi les gens tombent amoureux des mauvaises personnes ou tombent amoureux tout simplement ? Il y a certaines questions qui n'ont pas de réponses. Tu viens d'en poser une.
Droite comme un i sur un petit rocher en bord du chemin, Saphira a fait surface, annonçant sa théorie par rapport à la question de Cassandre. Elle la fixe de haut avec cet air plus sérieux que fier. Elle enchaine :
Un jour, peut-être, t'auras une explication à cette question d'enfant. Mais combien sont les enfants qui n'ont pas eu des réponses à ce genre de question ? Et puis, qu'est-ce que ça veut dire ne pas s'entendre ? Tu ne poses pas la bonne question en fait.
Puis elle bondit de son rocher pour reprendre son chemin, seule. Je l'ai écouté sans rien dire, impassible mais une part de moi s'est sentie vide. Bien sur qu'il y a une explication ! Ce n'est pas possible autrement. Malgré mes études en littératures, si on m'avait collé ce sujet, j'aurais griffonné pendant des heures un brouillon sans trouver de réflexion juste. Saphira et moi, ce n'est pas un jeu, c'est une réalité.

Devenant de plus en plus agacé par la complexité de notre situation à moi et à ma Daëmone, je décide de me baser sur ces moments où j'ai su que Saphira et moi étions bien liés par ce lien si fort qui unisse deux mêmes âmes. Il y a un lien, un véritable lien et notre force se cache quelque part par là. D'arriver à s'aimer dans la haine, la rancœur et le dégout ? Ou ça doit être la force de Saphira ça. La mienne.. Je ne sais pas. Elle ? Oui, elle, surement. Une vague de chaleur envahit mon être lorsque je sens le cœur de ma moitié se réchauffer. Dans un sourire, j'ajoute pour Cassandre :
Tu sais, je crois qu'il faut être dans nos deux têtes pour comprendre véritablement ce que tu te demandes.
Puis le coeur de Saphira redevient cette forteresse glacée et épineuses. Je soupire. Et encore.. Même moi qui suis plus ou moins dans les deux, y a bien des fois où je ne comprends pas.

Chassant vivement mes dernières pensées, j'accélère un peu le pas apercevant une clairière. Peut-être y a-t-il des papillons par ici ? Avant que nous aillons le temps de le savoir, je repousse quelques branches qui barrent la route en annonçant de vive voix :
Alors comme ça, toi aussi tu es italienne ?
  
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