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Crêpage de chignon façon féline. [Pv Erwan]

 
  
MessageLun 16 Nov - 22:08
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Date d'inscription : 04/12/2013Nombre de messages : 82Nombre de RP : 16Âge réel : 22Copyright : Citation signature ; Éloge de la Folie & avatar ; ShiyaAvatar daëmon : Toujours un collier en forme de papillon sur elle.




« Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière. »
Harry Potter

Vite vite, des papillons ! Ils y sont presque, Cassandre peut le sentir. Les papillons l'attirent comme l'or attire les Hommes. Enya est partie voir en éclaireur mais la jeune femme sait qu'elle lui dira qu'il n'y a pas de papillons par là pour qu'elle parte. Enya aime bien l'embêter, mais elle aime surtout sa tranquillité. Avec les papillons, elle n'est jamais tranquille. Cassandre, elle a presque oublié qu'elle avait posé une question. Elle était trop focalisée sur ces petites bêtes. Alors, elle attend sagement. Aussi sagement qu'une petite fille qui attend qu'on lui offre un cadeau. Ses yeux pétillent d'impatience mais son sourire ne s'élargit pas pour autant. Elle essaye d'être sérieux, voyez-vous, de faire l'adulte qui patiente sagement. Mais cela contraste trop avec son visage de poupée.

Erwan semblait se poser la question aussi. Il fronçait les sourcils, et ne savait pas quoi dire. Et pour cause, il était bien silencieux ! Cassandre, elle n'aime pas trop le silence. Ça lui rappelle ses longues heures dans le manoir familiale, à guetter une activité qui n'arrivait jamais. A tenter de briser un silence qu'elle ne pouvait briser. A jouer avec des jouets qu'elle avait. A jouer dans sa chambre, parce qu'elle était la plus éloignée de celle de sa mère. Parce que silence, ça lui fait un peur maintenant. « Mais ce n'est pas la même chose. » La panthère la coupe dans ses pensées. Non, non ce n'est pas la même chose. Ici, c'est un silence différent. Ce n'est pas vraiment un silence puisqu'il y a les bruits de la forêt qui couvrent ce moment sans parole. Les oiseaux, les grillons, les feuilles qui craquent ...

Elle rate presque la réponse qu'elle attend. Presque. Sauf qu'elle l'attendait d'Erwan, qui s'apprêtait à lui répondre. Mais c'est Saphira qui répond, avec sa rudesse légendaire. Cassandre s'arrête et regarde la féline, magnifique sur son rocher. Pourquoi elle ne l'aime pas ? Elle n'a rien fait, elle, elle ne s'est pas montrée méchante ! En plus, la féline ne lui répond même pas, elle pose d'autres questions ! La jeune femme a les larmes aux yeux et baisse la tête, honteuse. Comme une petite fille que l'on réprimande. Et elle continue, semblant l'enfoncer plus. Enya ne bouge pas, guettant la réaction de sa moitié, mais aussi en foudroyant du regard l'autre féline. Ne se rendait-elle pas compte qu'elle allait devoir ramasser les morceaux ?! Ça ne lui plaisait qu'à moitié, à Enya. Qu'est-ce que ça veut dire ne pas s'entendre ? C'est vrai ça, qu'est-ce que ça veut dire ? Les yeux brillant des larmes prêtent à couler, elle regarde Enya dans l'espoir d'avoir une réponse. C'est vrai ça, qu'est-ce que ça veut dire, bien s'entendre ? Mais la panthère ne sait pas.

Alors, Cassandre les regarde tous les deux. Erwan et Saphira. Et elle ne comprend toujours pas pourquoi ils ne s'entendent pas. Pourquoi elle est si agressive alors qu'Erwan semble plus gentil. « Cherche pas à comprendre, Cassie. » Elle ne devrait pas, mais elle le fait quand même. Elle sait que sa panthère a raison, mais elle ne peut pas s'en empêcher. Lui-même sourit ! Comment peut-il sourire ? Non, décidément, Cassandre ne comprend pas. Elle passera bien vite à autre chose, il suffira d'une petite distraction. Le jeune homme lui dit qu'il faut être dans leurs deux têtes pour les comprendre. Elle s'imagine donc dans les têtes du couple. Et ça la fait sourire. Elle rigole même, les yeux pétillant d'amusement cette fois. Voilà comme elle passe des larmes au rire. Et voilà que personne ne comprendra jamais.

Ils accélèrent. Erwan aussi a envie de voir des papillons ? Intriguée, elle le suit, guettant le moins bruit de battement d'aile. Bon, ça ne s'entend pas forcément un papillon, mais ne lui dites pas. Il lui demande si elle est italienne. Non, si elle est aussi une italienne. Cassandre sourit. Des gênes italiens qu'on ne voit pas forcément. Elle passe les quelques branches qui la sépare de la clairière avant de répondre.

« Je suis née en Toscane. Il y avait beaucoup d'oliviers autour de ma maison. J'aimais bien aller ramasser des olives. D'ailleurs, on habitait pas loin de la mer, c'était chouette ! »

Et elle raconte tout ça à un parfait inconnu. Oh, c'est tout elle. D'ailleurs, ce n'était pas une maison mais un Manoir. M'enfin, Cassandre ne fait pas la différence. Ah si, elle aurait pu dire qu'elle avait une grande maison, mais un Manoir, elle n'est pas sûr de ce que c'était.

« J'y ai vécu jusqu'à mes 18 ans, mais j'aimerais beaucoup y retourner un jour ! »

Le soleil lui manque, ses oliviers lui manquent, sa grande maison aussi. L'air doux de la mer, cet air salé.

Elle sourit lorsque soudain, un papillon se pointe devant elle. A quelques centimètres ! La jeune femme pousse un cri de joie en sautant sur place. Des papillons ! Elle se calme quand l'un d'eux se pose sur la main de Cassandre. Elle n'ose plus bouger. De magnifiques ailes orangées teintées de rouge. Elle retient un 'oh' d'exclamation mais se tait. Enya, quant à elle, lève les yeux au ciel, râlant sur ses 'bestioles qui s'approchent un peu trop près'. Tandis qu'elle observe le papillon, elle redevient plus calme.

« Et toi, tu viens d'où alors ? Si ça se trouve, on était tout près sans le savoir ! »

Ça la ferait bien rire tient. Il y a pleins de papillons pour le moment. C'est ce qui l'importe le plus. Elle espère qu'ils ne vont pas partir ! Et Enya, elle râle. Comme toujours.
  
MessageSam 5 Déc - 17:23
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Date d'inscription : 30/11/2012Nombre de messages : 1399Nombre de RP : 172Âge réel : 18Copyright : © Lou'Avatar daëmon :
Erwan A. Valentini
« And if somebody hurts you
I wanna fight »

As with the butterfly,
adversity is necessary to build character in people.
- Joseph B. Wirthlin

Cassandre passe du rire aux larmes. J'ai remarqué son air affligé lorsque la réponse de Saphira l'a touchée. J'ai froncé vivement les sourcils en la voyant déconfite face à l'agressivité quotidienne de ma moitié. Mon cœur s'est pincé aussi. J'en oublie qu'on peut être affecté des paroles de Saphira. Cette dernière a remarqué également la tristesse de la jeune femme aux traits fins. Ça l'a fait sourire. Elle s'est sentie supérieure. Celle qui mène, qui ordonne, qui blesse. Celle de qui est craint. Ça l'a fait sourire à nouveau. Je lui ai reproché mentalement de pareilles pensées. J'ai du être dictateur dans une autre vie, a-t-elle ricané, fière de cette idée. Les reproches se sont accumulés sur elle et elle s'est tue, le sourire toujours aux lèvres. Je ne lâche pas la figure de Cassandre, espérant qu'elle ne reste pas trop longtemps affectée par Saphira. J'ai presque envie de passer un bras autour de ses épaules pour la calmer, comme on le ferait pour une enfant. La voilà qui rigole maintenant. Les yeux toujours pétillants, mais d'un éclat joyeux. Je ne peux m'empêcher de la regarder avec étonnement. Mais quel âge a-t-elle ? Je lui donne dix ans de moins que moi. Son minois est fin et doux, et ses réactions sont véritablement semblables à celle d'une enfant. Est-ce étrange ? Je ne crois pas car sa présence m'apaise, aussi étrange cela soit-il.

Toscane. Le nom italien me fait sourire. Je pose un regard curieux sur elle. Toscane. Ainsi donc elle vient de là. Mes leçons de géographie me reviennent rapidement en tête et je localise rapidement nos deux localisations, l'une par rapport à l'autre. Toscana. Veneto. Deux régions presque voisines, séparées par Emilia Romagna. Je l'écoute me décrire l'endroit où elle vivait avec cette simplicité toujours aussi enfantine – je crois que je n'ai jamais autant qualifié quelqu'un par ce mot qu'aujourd'hui –. Je me laisse alors aller, imaginant la mer, les oliviers sur le sol sec. Les airs italiens semblent prendre possession de mon odorat. J'y ai vécu jusqu'à mes 18 ans. Flûte ! Et moi qui lui donnait dix ans de moins. Pas tant alors. Six ? C'est vrai que ce serait chouette de retourner en Italie. L'idée me fait frisonner. Saphira ronronne en silence aux souvenirs du soleil italien et des paysages si différents. Je souris alors à la jeune femme, accompagnant son visage illuminé. Finalement, cet air innocent lui donne une beauté qui n'est propre qu'à elle.

C'est alors que la jeune femme pousse un cri de joie en sautant sur place. Je sursaute devant ces bonds de joies si soudains. Son visage s'illumine d'une joie simple. Je ris alors aux éclats. Pendant plusieurs secondes. Oubliant que ça faisait longtemps que je n'avais pas ri comme ça. Un papillon vient se poser sur la main de Cassandre. Cette dernière est émerveillée et semble retenir un petit cri d'exclamation. Je regarde autour de nous. Des papillons volent non loin, en masse dans la clairière. Est-elle réputée pour ça ? Je n'en sais rien, je ne suis jamais venu par ici. Pitié, mais regardez la, Barbie a trouvé son Butterfly rose.. La pensée méprisante de Saphira résonne d'un air anglais et italien en même temps. Je pose mon regard sur elle. Elle lève les yeux en l'air, exaspérée. Je fronce les sourcils. Cette dernière me regarde en faisant la moue. Un papillon vient alors se poser sur son nez. Elle louche, puis, d'un naturel exaltant, elle souffle très fort pour qu'il s'envole – comme les ado' qui essayent de remettre en place leur mèche beaucoup trop longue –. Je ris à nouveau. Cette journée prend une tournure réellement agréable.

Je me retourne vers Cassandre qui me demande d'où je viens. Je lui souris et lui réponds dans la foulée :
Moi, je viens de Padova, en Vénétie. De nombreux kilomètres nous séparaient quand même. Mais en soit, nous n'étions pas extrêmement loin non plus.
Je lui souris de toutes mes dents. Cette idée est amusante je trouve. En regardant la jeune italienne si émerveillée devant ses papillons, une idée me vient à l'esprit. D'un air satisfait, je m'exclame :
Mais qu'est-ce que tu dirais d'y retourner en Italie ? Ma famille et le pays me manque aussi. Tu crois qu'on pourra s'organiser un voyage pour y retourner ?
Saphira dresse sa tête, droite comme un I, les yeux grands comme des billes de tennis, elle ouvre la gueule pour défendre ses idées.
Awh nan, mais moi il est hors de question que je voyage avec Barbie et Serpillère hein !
Et pourtant, cette idée-là, à moi, me plait bien !
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