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What you are doing is screwing things up inside my head

 
  
MessageJeu 16 Avr - 17:14
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together


What you are doing is screwing things up inside my head
Wyatt & Bridget
« Refuser la rencontre avec autrui, c'est s'appauvrir. »

« Qu'est-ce que tu regardes ? »

Dylan fait fuser sa langue alors que j'essaye de me rapprocher de l'ordinateur qu'il accapare depuis vingt minutes, tapotant sur les touches à une lenteur affligeante. Je suis presque sûre l'avoir entendu murmurer Bargy. Sur le coup j'ai pas compris mais son attitude commence à être vraiment étrange. Je fais donc le tour pour observer la page sur laquelle il est. Google Maps, itinéraire entre Perth Amboy et la gorge du Bargy. C'est seulement maintenant que ça fait tilt dans ma tête, Wayne et son rendez-vous. C'était il y a dix jours ce qui veut dire qu'à 15h il sera là-bas à attendre.

« Tu sais, il est bizarre mais il n'a pas tort. Tu restes enfermée ici et quand je te pousse à sortir effectivement tu es dangereuse mais uniquement parce que tu ne pratiques pas. »

C'est le pompon, il admet que je suis dangereuse après toutes ces fois où il m'a fait suer parce que je ne voulais pas sortir pour ce prétexte. Je fronce les sourcils et le fixe avec le plus grand sérieux.

« Tu te fous de ma gueule j'espère Dydy ! Et je fais quoi si je vais là-bas ? Je m'entraîne à ne pas utiliser mon pouvoir pendant que tu me tortures et lui il joue le rôle du témoin lumineux qui veut dire : alerte danger ?! T'es malade si tu penses que je vais m'amuser à ça. »

Pour moi la conversation est terminée, je m'enferme dans la salle de bain pour prendre un bain. C'est rare que je l'empêche d'être dans la même pièce que moi mais je le vois venir, il va essayer de me convaincre. Mais qu'est-ce que je devrais faire ? Aller à ce rendez-vous complètement loufoque ? Je laisse l'eau couler et remplir la baignoire en réfléchissant. Un rendez-vous avec un gars rencontré sur une ligne de téléphone rose franchement c'est l'un des trucs les plus dangereux à faire. Ce qui serait franchement ironique qu'après lui avoir parlé de ma peur d'être un danger finalement ce soit moi qui devienne une victime.
Je me déshabille et finit par glisser dans l'eau tiède. Je sens Dylan attendre de l'autre côté, ronger son frein alors que je repense à cette conversation qui est partie d'un délire de batman pour finir sur un sujet aussi sérieux. Je plonge sous la surface de l'eau alors que je me souviens de ces phrases judicieuses. "Ivy ... arrivez-vous à trouver votre bonheur ?" ou encore "Mais alors si l'on commence à tout craindre, à quoi cela sert-il de continuer à vivre ?".

Ma tête commence à tourner légèrement, le manque d'air se fait sentir. Je n'entends pas Dylan frapper la porte en hurlant. Je ne l'entends que via notre lien.

* BRIDGET JOHNSON ! OUVRE CETTE FOUTUE PORTE ! *

Je ferme les yeux encore plus fort. Puis, c'est plus fort que moi. Un instinct de survie qui se contrefout de ma volonté, d'un mouvement je me redresse et atteint la surface en reprenant mon souffle. Je sens Dylan se détendre de l'autre côté de la porte.

* Alors ? ** Et si ce gars est un taré ? Imagine qu'il me choppe et me viole derrière un rocher avant de me laisser pour morte !? *
* Au mieux ton instinct de survie acéré aura fait un miracle et éliminera un taré de la planète. Au pire on meurt et tu n'auras plus à te poser la question de savoir si tu vas encore tuer quelqu'un... *

Je reste stoïque, c'est l'humour de Dylan. Mais dans le fond il n'a pas tort et Wayne a dit qu'il attendrait à partir de 15h. Donc si j'y vais, que je me planque et observe le seul pèlerin à attendre quelque chose je pourrais jauger le danger. Après m'être lavée je prends le temps de me coiffer et maquiller juste pour faire poireauter un peu plus longtemps Dylan dehors. Il sait que je vais finir par céder et lorsque j'ai fini de me préparer je le vois avec un sourire en coin, enfin j'imagine que cette tête correspond à un sourire en coin vu son humeur pétillante du moment.

« Alors on fait quoi ? Tu optes pour le mode commando : pull kaki, pantalon et bonnet noir avec des rangers et une paire de jumelles ? »
« Dylan... On y va parce que tu vas pas me lâcher mais je te garantis pas qu'on ira le voir... »
« Parce que tu crois que ce sera écrit sur sa face si c'est un sociopathe ?! C'est le seul gars qui te parle pas de fesses et autre alors qu'il est supposé appeler pour ça. Le seul qui tente de t'aider un minimum ! Et puis quoi ? Maintenant tu vas me dire que tu as peur des autres aussi ?! T'es vraiment une trouillarde... »

Et il s'en va bouder dans son coin alors que je m'habille simplement : un jean, un T-shirt blanc, des baskets à talons noires et blanches et il ne me restera plus qu'à enfiler une veste avant de partir. Perplexe je regarde Dylan toujours dans son coin de la chambre de motel bouder.

« Garde des forces pour tout à l'heure quand on y sera et que tu devras me convaincre de pas le laisser en plan, s'il vient. »

Oui parce que si ça se trouve il a complètement oublié et c'est finalement moi qui vais attendre toute l'après-midi qu'il se pointe. Dylan est peut-être le seul à se souvenir du rendez-vous. Parce que je l'avoue, moi j'avais complètement oublié. Je prends mes affaires que je range dans un sac et imprime l'itinéraire que Dylan a cherché tout à l'heure. En voiture il ne dit rien si ce n'est les directions à prendre pour arriver à destination. Je ne l'avouerais pas mais je suis ultra nerveuse et ça se bouscule dans ma tête. C'est encore pire qu'un premier rencard amoureux ou ce genre de choses. Quand finalement nous sommes arrivés à destination je me tourne vers Dylan.

« Je suis pas une trouillarde. Mais j'ai pas l'intention de me servir de lui comme d'un punching ball spécial don chelou. Imagine qu'il se passe un truc vraiment space et qu'au final il se passe un truc pour de vrai... Que je... »

Je me tais alors qu'on descend de voiture pour se diriger dans un coin un peu en hauteur avec des cachettes possibles. C'est instinctif ce besoin de se cacher mais au final Dylan a raison de quoi est-ce que j'ai peur ?

« Ben merde alors ! »
« Quoi ? T'as découvert que le bitume c'est pas naturel ? »

Je moque parce qu'au final on est des purs citadins tout les deux. Mais je me redresse pour observer dans la même direction que lui, soigneusement cachée. C'est quoi ce Daëmon ?! Ok il a dit que c'était pas discret mais j'aurais pas imaginé un truc pareil. Je me penche un peu plus sur le buisson qui nous dissimule et une branche craque.

lancer de dés a écrit:
Résultat : 2
1-2 : Bridget dévale toute la pente sur les fesses, en roulé-boulé
3-4 : Elle s'étale comme une merde, commence à descendre la pente mais parvient à se remettre debout avant de tout descendre
5-6 : Elle tombe un peu mais fait surtout du boucan dans sa légère chute

Je n'avais pas vu qu'on avait grimpé un truc pareil, en même temps en bon citadin avec Dylan nous avions cherché le chemin le moins incliné et le plus accessible. Sauf que lorsque la branche a cassé je me retrouve nez-à-nez avec un pente qui annonce tout sauf un moment de plaisir (oui parce que dans ces moments là on a le temps d'appréhender le moment de solitude). Je m'accroche comme je peux à tout ce que je peux : Dylan, que j'étrangle à moitié, et une branche qui me reste dans la main comme si le buisson que je pensais plus résistant se fout de ma gueule en me disant : ciao bella.

Lorsque je finis par me stabiliser j'ai mal partout, je relâche Dylan avant de me masser la fesse gauche qui me fait mal, enfin plus mal que tout le reste. Je regarde mon jean déchiré au niveau du genou et le sang qui commence à légèrement couler de l'égratignure.

« Je vais te traiter de mauviette plus souvent pour qu'on fasse des trucs funs comme ça ! » rigole-t-il alors que je tire la grimace en essayant d'évaluer les dégâts.
« Et puis je suis sûr qu'il a grillé ta présence maintenant... »

Qui ça ? Ca me revient à l'esprit Wayne... Sauf que quand je commence à essayer de chercher où il peut bien se trouver je sens que j'ai le dos en vrac et pas la force de m'agiter dans tous les sens.

« De toute façon il arrive, sauf si tu cours vite t'arriveras pas à le semer. En admettant qu'il te court après si c'est un sociopathe. »

Je veux mourir, là maintenant, donc si c'est vraiment un sociopathe qu'il fasse vite et vienne à achever mes souffrances vu que la honte ne veut pas le faire toute seule.

Bridget : « #3366ff »
Dylan : « #FF3300 »
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MessageDim 19 Avr - 11:02
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Je mords!..



Personne n'ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé.
Bridget VS Wyatt

J
'ouvre un œil timide, n'osant qu'à peine regarder l'heure qu'il était. Huit heures et onze minutes. Putain ! En ce moment je n'arrivais jamais à dépasser les neuf. Il faut croire que tout cela m'a suffi. De minuit trente à maintenant, c'était apparemment ce qu'il me fallait. Soupirant en poussant la couette hors du dessus de mon corps, je dépose un regard attendri sur Âdhya qui paraissait ne pas vouloir quitter les bras de Morphée, pourtant elle ne tarderait pas à bailler pour marquer son réveil, un air pataud s'affichera alors sur son visage encore endormi. Cette idée me fait sourire pendant que je descends du lit, me dirigeant vers cette drôle de cuisine d'appoint que l'on avait au camp. M'étirant en marchant sur les tapis qui jonchaient sur le sol, je pris deux, trois fruits ainsi qu'un bol de céréales que les Rebelles avaient ramené de Perth Amboy. Il est clair que nous n'étions pas les plus heureux ici. Il est certain que nous regrettions notre petite vie bien à l'aise dans nos appartements respectifs, mais nous savions pourquoi nous étions là et pourquoi nous restions sans jamais faiblir. Cette unité qui rassemblait pouvait nous donner l'impression d'être inébranlable. Au fait c'est aujourd'hui mon beau. Je me retourne sur Âdhya qui venait à moi, le soleil naissant dans son dos faisait briller les toiles de la tente. Je n'eus pas besoin de réfléchir à ce qu'elle venait de me dire car je ne l'avais jamais oublié. Non, jamais. Tu penses qu'elle viendra ? Comment pouvais-je le savoir ? Je ne m'étais pas encore posé la question, peut-être parce que la réponse ne m'aurait pas plu ? Je n'en sais pas grand-chose mais je ne m'en soucis pas. Finissant mon bol de nourriture ainsi que les fruits que j'avais sélectionnés, je pris une serviette et parti en direction du canal. J'avoue, ça fait très moyenâgeux mais nous n'avions pas de douche en pleine forêt, il fallait donc savoir s'adapter. Plongeant dans l'eau fraîche c'est avec un savon volé en ville que je me frottai le corps.
Dix minutes et je sortis. Elle est ben loin l'heure ou je passais du temps à me préparer pour aller voir le monde... Un soupire quitte mon corps et décide de retourner au camp afin de finir d'étudier les plans que l'on m'avait dernièrement remit sur la ville de Merkeley. L'idéal serait donc de passer par les égouts. L'endroit ou il y aura forcément le moins de circulations. Il suffirait de sortir dans le Bronx et de tenter une percée du côté de l'épicerie pour réussir à rentrer dans cet endroit sur-protégé.

    « Eh mon beau, tu te fais un sandwich et on y va ? Le temps passe, ça fait plusieurs heures que t'es debout. Entre le fait de te préparer, de déjeuner et d'étudier, on va finir par être en retard. On a facilement deux heures de marche à travers les bois avant d'arriver à destination. »
    « Tu me porterais ? »
    « Tu refuses toujours, c'est pas moi qu'il faut questionner là-dessus. »
    « Il faut vraiment que j'me fasse une nouvelle conclusion sur ce que j'ai pu percevoir comme faille. Il faudrait trouver un moyen d'envoyer directement quelqu'un a Washington... »
    « Dans le quartier général du Conseil ? Rêve pas, ça c'est le genre de mission où à la fin tu décores tes soldats en remettant la médaille à la famille parce qu'ils ont été tué alors oublie Washington DC. »
    « T'as sortie ça toute seule ? »
    « L'important n'est pas de savoir si c'est grandement ou non des répliques de Pearl Harbor alors arrête de ruiner mes phrases et réfléchis avec plus de sérieux ! »

J'explose dans un rire franc alors qu'Âdhya découvre ses dents sur un demi centimètre, grondant. Oui je me moque, c'est pour toute les fois ou tu m'as discrédité en public ! Secouant la tête de droite à gauche elle finit par se détourner de mon regard, me montrant son dos en sortant de la tente.

    « Aller morue, on se casse. » Elle se retourne sur moi en voyant que je ne bougeais pas d'un poil, un peu hébété. « Ramène ta tronche, tête de poulpe. »

Morue ? Tête de poulpe ? T'es sérieuse là ? C'est moi qui devrais me plaindre quand tu me dis tes trucs comme ça ! Elle se retourne une nouvelle fois et m'observe en me rendant la monnaie de ma pièce soit : en se payant ma tête. Ok, ok. Un point partout, balle au centre, j'ai compris. Bougeant ma tête en levant les yeux au ciel, saisissant trois o-parts au passage, c'est automatiquement que je me mis à la suivre sans pour autant m'en rendre directement compte. Âdhya s'arrête et attend que j'arrive à sa hauteur pour finalement prendre la route ensemble. Effectivement je n'ai jamais grimpé sur son dos pour toute la route que nous venions de parcourir. Punaise je serais épuisé avant même qu'on ait levé le petit doigt.
En marchant ainsi je ne concentrais sur rien d'autre que sur ma respiration. La seule chose qui attira mon attention à un moment donné fut le bruit de mon estomac quand mes yeux virent une baraque à fritte. Fouillant dans mes poches après avoir vu l'heure, c'est en constant qu'il était l'heure de manger et que j'étais en possession d'un billet de cinq dollars que fusillais ma fortune. Tu n'as pas fait ton sandwich ? Si, si. Je me le gardais seulement pour plus tard en toute honnêteté. Elle acquiesce d'un signe de tête sans dire un mot de plus et ce n'est seulement que quelques longues minutes plus tard que nous nous décidâmes de se poser dans le creux de la gorge dans laquelle nous avions rendez-vous. La Smilodon humecte l'air de la plaine et finis par se coucher directement sur l'herbe. Sans plus attendre, j'en fis autant qu'elle, déposant ma tête sur son flanc et fermant les yeux dans un plaisir certains. Aujourd'hui j'avais peut-être un objectif bien précis avec cette Ivy si elle venait, et pourtant je me sentais toujours un peu plus détendu qu'avant. M'éloigner de mes vraies responsabilités me faisait énormément de bien de temps en temps.

Un bruit sourd parvient à nos oreilles et c'est Âdhya qui se réveille la première, les oreilles bien droites sur le sommet de son crâne. Seulement ne percevant rien de bien clair elle ne put retenir ce grognement de prévention. Tu t'approches et j'te bouffe. Clairement ça voulait plus ou moins dire ça... Ouvrant les yeux, je pose une main à plat sur la Smilodon sans pour autant me lever de son corps de félin. Elle ne quitte pas la source du bruit du regard, l'insistance qu'elle y mettait aurait peut-être même pu transpercer sa cible si elle en avait le pouvoir. Seulement ce n'était pas encore vraiment le cas et si je n'avais pas décidé de bouger elle ne se serait toujours pas redressée sur ses pattes afin d'aller fouiner. Un bruissement de feuille sur sa gauche lui fait quitter toute l'attention qu'elle avait jusqu'alors porté sur un buisson un peu plus loin. Un oiseau s'envole et Âdhya l'attrape dans son envole, plantant ses deux longues canines dans le petit corps de l'animal. J'espère pour toi que ce n'était pas l'âme d'un Daëmonien parce que sinon tu l'as fait passer de vie à trépas en moins d'un dixième de seconde. Paix à son âme ! Mais non, l'animal ne redevins pas poussière. Dans un sens c'était rassurant mais j'avais toujours eut cette pleine confiance en mon âme lorsqu'elle venait à chasser.

Croquant dans mon sandwich alors que la tigresse avait avalé l'oiseau en trop peu de temps, c'est un nouveau bruit qui nous fit tourner la tête. Même endroit ? Elle acquiesce d'un signe de tête. Ça sent l'humain depuis toute à l'heure... Alors laisse couler, chacun à droit de faire sa vie. En nous épiant ? Hum... Âdhya attire finalement mon attention et je retiens un froncement de sourcil. Finissant mon casse-croûte, je finis par lever mes fesses de l'endroit d'où je me trouvais pour rejoindre mon alter-ego qui m'attendait déjà au loin. D'un geste de la tête ma Daëmon me montre l'endroit qui était suspecté et sans attendre plus longtemps je partis en sa direction, écartant les feuilles du dit buisson pour découvrir qui s'y cachait derrière.
Une femme à la tenue complètement abîmée. Bizarrement je me trouvais sans jugement à son égard. Je ne savais tout bonnement pas quoi penser alors que je l'observais silencieusement. Une chose que je ne pus pas nier était forcément la beauté qui l'accompagné. Tout homme normalement constitué ne pourrait rester de marbre devant cette femme. Alors oui c'est vrai elle est très belle je ne m'en cache pas... Lui tendant une main pour l'aider à se remettre debout c'est en lui souriant que je me mis à lui parler.

    « Mauvaise chute apparemment. Ça va aller ? Je ne pense pas qu'il y ait un quelconque réseau dans le coin mais la route est à moins de cinq kilomètres vers le sud pour le trajet le plus long... Enfin c'est aussi le moins escarpé. »


Je ne voulais pas sous entendre qu'elle était trop mauvaise pour prendre des routes plus sinueuse que d'autre, mais seulement je trouvais plus judicieux, si elle n'avait pas l'habitude de ce genre de passage, d'en utiliser un qui serait plus simple à parcourir pour elle. Non puis cinq kilomètres à marcher c'est quoi ? Une heure ? Une heure trente ? Bref pas grand-chose en somme. Finalement je me sépare de cette femme partant retrouver Âdhya qui m'observait d'un air goguenard. Ne me dis pas qu'avec l'heure qu'il est tu n'as pas pensé qu'il ne s'agissait pas ce celle que tu attendais quand même ? Bien évidement que je me suis imaginé que c'était elle mais les traits de son visage traduisaient une certaine anxiété. Si elle reste malgré la perche que je lui ai tendue pour qu'elle s'en aille c'est peut-être parce qu'elle aura plus de volonté que ce qu'il n'y paraît. La tigresse approuve d'un signe de tête, acceptant mon explication comme étant quelque chose de suffisamment valable pour tenir la route. Retournant auprès d'elle, c'est en touchant le médaillon qu'elle avait autour du cou que je relevais les yeux vers elle. Tu crains quelque chose ? Je ne lui réponds pas. Oui et non. Ce n'était pas vraiment de la peur mais plutôt de l'appréhension. Je ne savais pas à quoi m'attendre à j'avais pourtant bien hâte de le découvrir. Tournant mon regard marron sur la femme qui était un peu plus loin...
Je laisse retomber l'amulette sur le poitrail de la Smilodon et jette un coup d’œil aux deux autres o-parts que j'avais pris. En vérité il n'était pas vraiment là pour aider Ivy ceux-là, mais surtout pour que je puisse me défendre si quelque chose finissait par mal tourner. En cas de pépins Ashura et Brother seraient là pour me sortir de la merde tant que personne ne les casseras. Pour Ashura je ne m'en faisais pas, briser une épée, fallait quand même en vouloir. Par contre briser les deux anneaux qui constituaient Brother serait certainement moins complexe...
WILDBIRD
  
MessageMer 22 Avr - 15:25
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Wyatt & Bridget
« Refuser la rencontre avec autrui, c'est s'appauvrir. »

Je m'en veux d'avoir suivi Dylan, depuis toujours je sais que dès qu'il insiste pour faire un truc ça finit mal. Et la personne qui reçoit les coups c'est tout le temps moi donc je devrais en tirer des leçons mais non je suis assez stupide pour insister et croire qu'un jour cela changera. Je respire calmement pour essayer d'ignorer la douleur des muscles et tenter de me relever.

« Je suis désolé... Et si tu étais moins empotée aussi... T'as failli me tordre le cou si j'avais une colonne vertébrale. »

Je lui lance un regard en coin, j'ai du mal à lui en vouloir. Il n'a pas tort je suis empotée et je sais même s'il se plaint heureusement que je l'ai saisi à temps pour éviter que l'on soit séparé. Et puis le plus important n'est pas mon état physique mais plutôt ce qui arrive. J'entends les pas se rapprocher pour finalement me retrouver face à l'homme que j'observais un peu plus tôt. La raison qui m'a poussée à me pencher un peu plus pour le dévisager c'était parce que je pensais l'avoir reconnu. Et maintenant que je le vois de plus près il n'y a aucun doute sur la question : c'est Wyatt Ordwi-quelque chose j'ai jamais réussi à retenir son nom bizarre.

Dylan se cache derrière moi et lorsque je vois le Daëmon je comprends pourquoi ce petit trouillard la ramène moins maintenant. Je reste quelques secondes sur la longueurs de ces dents, ravalant ma salive difficilement. Même si on sait qu'il s'agit d'un Daëmon, qu'il n'a pas vraiment de raisons de nous sauter dessus c'est toujours impressionnant de voir une forme pareille. Je finis par retrouver mon attention sur Wyatt lorsqu'il me tend une main secourable pour m'aider à me remettre sur mes pieds tout en commentant poliment mon état actuel.

Je me fige à mi-chemin pour saisir la main qu'il me tend lorsque je reconnais la voix. Il n'y a pas le moindre doute possible, il a un timbre particulier. Je finis par prendre sa main pour me relever.

« Ca va aller... Merci du conseil... »

Je tente d'épousseter mes habits pour avoir l'air plus présentable. Remettre mes cheveux en arrière et... Je le vois partir tout simplement. Je fronce les sourcils en étudiant toutes les alternatives qui s'offrent à moi : ignorer ce qui vient de se passer et rentrer chez moi, l'interpeller et accepter sa proposition ou... Aoutch... Je regarde ma jambe que Dylan est en train de mordre. Ça devient une habitude chez lui maintenant qu'il sait que même par erreur son poison ne me fera rien.

* C'est tout ?! Sérieusement ? On sait que c'est pas serial killer maintenant, il est même poli il s'est pas foutu de ta tronche alors qu'on a l'impression que t'es passée sous un bus... Bridget... Qu'est-ce qu'il faut pour que tu sortes de ta coquille ?! T'es une p*tain de trouillarde ! *

Je soupire... Il a raison je n'ai aucune excuse pour refuser cette rencontre si ce n'est toujours cette peur de faire du mal à qui que ce soit. Mais peut-être que si... Non je me dégage de la morsure de Dylan qui m'observe d'un air satisfait de me voir douter comme une collégienne qui essaye de déterminer si elle avoue ou non son amour à un garçon de sa classe.

« Finalement vous aviez raison au sujet de votre physique. On est loin de Christian Bale... »

Je n'ai pas bougé mais je sais que c'est dit suffisamment fort pour être entendu. Ou alors il est dur de la feuille et ce sera le signe ultime que je n'ai rien à faire ici. Mais j'ai du mal à me mettre dans l'idée que finalement je suis venue ici pour rien. Et puis après tout je ne suis pas obligée d'accepter sa proposition d'entraînement et rester à une distance suffisante pour éviter de le tuer.

* Distance qui est de... ? *
* J'en sais rien mais assez loin. Enfin de toute façon c'est pas comme si... *
* Comme si tu avais dis que pour avoir un gars pareil tu serais prête à filer un coup de main aux rebelles ? *

Le salaud, il n'a pas le droit de me balancer les conneries que je dis devant mon téléviseur pendant mes soirées de solitude ! Après tout je pensais jamais avoir l'occasion de le croiser en personne et puis ben il faut dire ce qui est il n'est pas moche. Mais qu'importe je finis par me diriger vers lui, nerveuse et légèrement douloureuse à cause de cette maudite chute.

« Je pensais pas que vous viendriez... » bredouillais-je en guise d'excuse à mon retour et le fait que je sois restée cachée jusqu'à présent.

Ok ce n'est pas totalement vrai mais j'allais pas lui dire que j'avais peur qu'il m'étrangle jusqu'à ce que mort s'en suive et cache mon corps sous un arbre. Quoi que, ça pourrait bien le faire rire de voir que je le prends pour un sociopathe après tout ce qui a pu être dit au court de certaines de nos conversations. Dont la dernière où j'ai suggéré qu'il enfermait de jeunes femmes dans son manoir.

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MessageJeu 23 Avr - 14:18
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Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à voir avec de nouveaux yeux.
Bridget VS Wyatt

E
lle me relance la chipie. Non je ne ressemble en rien à Bale et ça tu le savais, je ne t'ai pas menti sur le sujet. Je tourne la tête vers elle et laisse un sourire étirer les lèvres pendant qu'Âdhya patientait en se léchant les coussinets que l'on décide quelque chose.

    « Pourquoi ? Vous êtes déçue ? »

Je secoue la tête, amusé et finis par me détourner de la femme pour m'accroupir auprès de la tigresse qui émit un faible ronronnement à mon approche, levant les yeux de sa patte pour les déposer sur ma silhouette avant qu'elle ne tourne son massif crâne dans une direction. Cette direction fut celle de laquelle Ivy provenait, finalement elle daignait quand même s'approcher. Sa phrase raisonna dans mes tympans me laissant silencieux pendant un instant.
Après tout que pouvais-je dire à ça ? ''Eh bien si, je suis là !'' ? Elle avait des yeux, elle avait pu le constater en m'observant déjà de là ou elle avait chuté. Elle m'avait certainement deviné tout comme j'avais pu le faire car si l'endroit est beau, il est clair que ce n'est quand même pas le coin le plus apprécié pour faire une promenade. C'est pourtant bien dommage... Un étang au loin, un repos bien mérité à l'ombre d'un chêne. Tout pouvais laisser croire à un petit coin de paradis avec toute cette douce verdure entremêlant à la fois le sublime et le sauvage. Quoi qu'il en soit, l'un comme l'autre ne pouvait se tromper sur qui pouvait être la personne qui lui faisait face. Sur ce fameux Wayne comme elle avait toujours eut tendance à m'appeler aux cours de nos conversations ou sur cette supposée qu'elle était cette Ivy. Tout cela coulé de source. La laissant s'avancer, je me m'installais à même le sol l'invitant à en faire de même si cela l'enchantait. Elle pouvait très bien garder une distance comme venir un peu plus près, quoi qu'elle choisisse, je n'avais encore, il me semble, pas manger qui que ce soit. La Smilodon se laisse tomber sur le flanc dirigeant ses yeux d'ambre sur le corps de la femme. En vérité, ce n'était pas elle qui l'intéressait vraiment mais plutôt la chose qui serpenté tantôt sur elle, tantôt autour d'elle. Enfin de sa Daëmonienne quoi.

    « A dire vrai, je ne savais pas non plus si vous viendriez. Ce n'est jamais évidant de se pointer à un rendez-vous alors que l'on ne sait pas qui est la personne à l'autre bout du combiné. Vous êtes plus courageuse que ce que je ne pouvais m'imaginer. Pour le coup, je suis désolée de la critique peut être un peu facile que je vous ai adressé il y a déjà dix jours de ça. »

J'étais sincère. Peut-être qu'en sachant d'avance qu'elle déboulerait quand même ici j'aurais pesé un peu plus mes mots. Bon après, tous ceux qui me connaissent auraient tendance à dire que je ne mâche pas mes mots. Inspirant une bouffée d'air, je me rendis compte de ce trouble qui l'habitait, je partis donc du fait qu'il serait certainement plus adapté de détendre l'atmosphère avant de penser à s’entraîner à quoi que ce soit.

    « Je pense qu'il serait peut-être plus intéressant de délaisser le vouvoiement pour le tutoiement. Et par ailleurs je suis Wyatt Ordwigan et elle, c'est Âdhya. Ne te fis pas à sa tête de ''super-prédatrice'' elle chasse plus facilement les câlins que les êtres vivants. »
    « Hum ! J'aimerais bien voir ta tête si je passais mon temps à égorger des moutons. Avoues que les câlins, c'est aussi dans tes préférences. »
    « Elle a raison, je préfère. »

Elle soulève un sourcil, gagnante. Levant les yeux au ciel pour finalement les placer sur l'épée plantée dans le sol, les deux anneaux reposant sur la garde de cette dernière, j'étais d'accord pour dire qu'ils ne me serviraient à rien. Par contre, je me penche vers la Smilodon, décrochant le médaillon autour de son cou pour l'accrocher au mien. Elle m'observe faire dans un calme olympien avant de laisser sa tête entrer en contact avec le sol. Un petit repos apparemment.

    « Alors, racontes-moi qu'est-ce qui t'as fait vraiment décider de quitter ton téléphone pour finalement oser venir t'aventurer hors de ton cocon ? Mets-toi à l'aise, on a toute la vie devant nous avant que tu ne décides de te mettre à l’œuvre. »

Non je ne la prendrai pas par la main, je ne l'avais pas fait pour la seule femme que j'avais aimée, alors je ne le ferais pas non plus pour d'autre. Dans un sens, je pense que cette vision des mondes satisfait peut-être tout le monde. Enfin moi en tout cas c'est certain. De toute manière il n'y a rien de mieux que de se lancer une fois que l'on se sent prêt à le faire. Plutôt que de se rouler les pouces en attendant que le temps passe, je trouvais plus intéressant de discuter avec elle. Au-delà du fait qu'elle était charmante, j'avais bien évidement appris à connaître sa manière de réfléchir. Dire que j'étais certain serait faux mais d'une certaine manière, aussi étonnante soit-elle, nous avions quand même appris à nous découvrir, à apprendre de l'autre. Parfois à se confier, indirectement certes mais se confier quand même. S'ouvrir à quelqu'un pour qui on croit que l'on ne rencontrera jamais et forcément plus simple. Ou tout du moins, pour moi. Ravalant ma salive en toute discrétion, je remis mon regard dans celui de cette femme que je connaissais sans vraiment la connaître. Perturbant. Un nouveau sourire se peint sur mon visage, soulevant mes joues en me rendant compte de la complexité de cette situation.

    « Est-ce que tu penses toujours que nous sommes, l'un comme l'autre, un peu des ''amis imaginaires'' ? », clin d’œil. Sourire.
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MessageVen 22 Mai - 9:19
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
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« Refuser la rencontre avec autrui, c'est s'appauvrir. »

* Déçue ?! *

Je ne dis rien alors que Dylan se moque ouvertement de moi. Le petit enfoiré comme si là tout de suite je pensais à tout ça ! Si j'ai parlé de ça c'est parce que je ne sais pas de quoi parler tout d'un coup. Au téléphone c'est tellement plus simple, des plaisanteries. Il n'y rien d'engageant, je peux raccrocher à tout moment. Cela dit j'aurais pu partir aussi, il ne s'est pas fait insistant au contraire il m'a donné les occasions de juste le planter là.

« Déçue ? C'est pas comme si j'attendais qu'on me donne rendez-vous dans un coin paumé pour rencontrer quelqu'un qui me plait. »
* T'as raison ne lui laisses pas l'occasion de devenir un psychopathe qui en veut à ta petite culotte. *

Dylan et ses commentaires... Mais oui je n'allais pas lui dire qu'il était plus que mignon. Je gardais en tête qu'il passait son temps à appeler un numéro de téléphone rose. Dylan de son côté garde le regard fixé sur l'énorme chat qu'il flatte comme si de rien n'était. Cette chose pourrait le gober d'un seul coup et avec cette dentition il ne se faisait aucune illusion sur ses chances de survie si cette femelle décide de se faire un petit goûter exotique. On est tous les deux conscients de faire le genre de truc qu'une mère déconseillerait à sa fille : rencontrer un étranger au milieu de nul part.

Je décide de m'assoir en tailleur en face d'eux mais à environ cinq mètres de distance. Toujours cette idée ridicule que si jamais quelque chose tourne mal la distance pourrait sauver les meubles.

* Ridicule tu l'as dis. Elle pourrait facilement nous sauter dessus et nous tuer avant même que tu réagisses. Et toi... Pourquoi t'as pris un pistolet à eau tout simplement ? *
* Et faire un concours de T-shirt mouillé toute seule sous ses yeux ? Non il a dit qu'il pouvait se protéger soit disant. *

Dylan se glisse sur mes genoux, toujours focalisé sur la bête énorme qui la suivait elle aussi du regard. Sa paranoïa n'aide pas à me détendre mais de son côté Wyatt finit par avouer que lui aussi doutait de ce rendez-vous et des probabilités que je finisse par venir. Je hausse un sourcil alors qu'il finit par s'excuser de m'avoir traitée de trouillarde. Dylan ricane silencieusement. Je n'ai aucun mérite et si j'essaye de jouer la fille au caractère dur je sais qu'il va finir par dire que j'ai juste essayé de me noyer dans ma baignoire avant de me laisser convaincre.

* T'as fais le meilleur choix si tu veux mon avis. Et c'est purement objectif, pas que je tienne à la vie et tout ce bazar mais tu me manquerais quand même. *
« A vrai dire j'avais complètement oublié et je ne voulais pas venir mais je réagis mal quand on me traite de poule mouillée à ce qu'il parait. »

Un sourire gêné alors que Dylan semble plutôt fier de sa performance de ce matin mais il ne se détend pas pour autant. La situation est un peu tendue en même temps c'est pas comme si on allait se sauter dans les bras et se faire des blagues potaches comme ça tout d'un coup. Dylan m'encourage à dire ou faire quelque chose avant que ça ne devienne vraiment tendu mais c'est lui qui rompt le silence en se présentant.

* Deux bisounours ?! Peut-être lui, ça te plairait hein ! Mais ce gros chat faudrait me payer pour que je l'approche un tout petit peu. *
* Et c'est moi la trouillarde... *
* Tu irais faire un câlin à un gars qui a des dents de vampire et qui fait deux mètres de haut ? *

« Okay pour les formules de politesse. Bridget Johnson et Dylan. Et pareil, malgré son apparence il tue aucun mouton, il préfère les blagues. »

Okay ça ressemble un peu à qui a la plus grosse mais c'est Dylan qui ne veut pas passer pour un trouillard ou du moins essayer d'être impressionnant pour éviter de se faire bouffer. J'observe son petit manège. Une épée ? Sérieusement ? Je commence à me demander si j'ai pas fait une erreur en écoutant Dylan. Ce type est peut-être cinglé, son statut de leader des rebelles ne le protège en rien de ce genre de problèmes mentaux. Cillian a beau défendre la cause ça m'étonnerait qu'à moitié que ce soit un timbré qui les dirige. Ce qui m'a fait sortir de mon trou ? Dylan tout simplement.

« Je voulais pas mais Dylan semble penser que c'est pas bien de rester enfermé chez soi quoi qu'on ait pu faire, quoi qu'on puisse faire de mal dans ce monde. Et pour faire court... Dylan m'a dit qu'au pire des cas tu étais un sociopathe et soit tu me tues soit c'est l'inverse, que dans les deux cas si on suit ma philosophie de vie au final le monde se portera mieux. Et au mieux tu m'aides effectivement à trouver un moyen de mieux me maîtriser pour envisager de sortir plus souvent. »

Explication courte et simple qui n'exclut toujours pas la possibilité qu'il soit aussi fou que Jack l'éventreur. Dylan pour sa part se cache à moitié, rassuré en partie que Âdhya ait décidé de faire une petite sieste. Je plonge mes mains dans les poches de ma veste parce que je suis nerveuse, cette rencontre c'est juste bizarre du début jusqu'à la fin. Que je décide de me mettre à l’œuvre ? Visiblement il n'a pas abandonné l'idée mais j'aimerais bien savoir ce qu'il a imaginé pour m'aider à contrôler mon pouvoir. Je le vois sourire avant qu'il ne parle d'amis imaginaires, référence directe à notre dernière conversation.

« Je pense qu'on a franchi un cap. Plus d'anonymat que ce soit nos noms ou à quoi on ressemble. Par contre juste une question qui me travaille... L'épée c'est juste pour le style Highlander ou il y a une véritable utilité autre que celle d'essayer de me couper la tête ? Et c'est quoi le but du jour ? Me mettre en rogne et essayer de me faire garder mon pouvoir en mode off ? »

Ben oui parce qu'on va clairement pas se regarder dans le blanc des yeux tout l'après-midi. Même s'il y a plus désagréable clairement.

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MessageDim 14 Juin - 20:53
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Je mords!..



Raconter, c'est penser à haute voix. Un ami est toujours habile à la maïeutique, il suscite en nous une réflexion honnête et objective.
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U
n nouveau sourire se dessine sur mes lèvres. Je pense que je ne suis pas prêt d'en terminer avec elle et d'un côté, allez savoir, peut-être que le fond me plaît... Un mouvement de tête confirme le fait que les informations quant à leur nom et prénom était parfaitement enregistré. Bridget et Dylan. Je ferme les yeux en pensant à la façon d'appeler ce serpent. Un prénom humain. Un peu comme Âdhya en un peu commun, en quelque sorte. Beaucoup de Daëmons que j'ai pu croiser avaient de prénom moins simple, plus complexes, plus recherchés mais finalement, à ce rampant, cette simplicité lui allait plus que personne ne pourrait se l'imaginer. Mes yeux marron restent un moment à le toiser et pendant un long moment je cherchais à deviner quelle espèce son apparence représenté. Mes parents avaient tous deux un serpent en âme et pourtant jamais je n'ai souhaité en apprendre plus sur cet partie du règne animal. Je me mords la langue et ravale ma question la reportant à plus tard si l'occasion de la poser se présentait à moi. Pour le moment, cette femme prends le temps de me répondre et cette image de sociopathe me faire sourire une nouvelle fois. J'hésite un court instant avant de rentrer dans un jeu sensible ou l'oppression peut être constante.

    « Le sociopathe n'est-il pas celui qui prémédite ses meurtres ? Laisse-moi encore quelques heures pour te mettre un peu plus en confiance. Une fois celle ci obtenue, il n'y a rien de plus simple que de passer à l'action... »
    « Quel imbécile, t'as la phobie des punaises qu'elles soient vivantes ou mortes et tu veux faire croire que tu es capable d’assassiner quelqu'un ?... Je ne dirais pas que tu n'as pas de courage ou de témérité, ça serait faux. Mais quand même comment peux-tu espérer lui faire gober une telle ânerie ? Elle est tellement grosse que tu en es risible. », lance-t-elle en rouvrant les yeux.
    « Merci pour ton intervention. C'était finalement peut être mieux au téléphone, tu n'avais pas à l'entendre anéantir toutes mes plaisanteries. »
    « C'est drôle de faire croire à une femme qu'elle risque sa vie parce qu'elle se trouve être en ta présence ? Dis-lui que tu vas la violer après les avoir lentement torturé tous les deux, tu vas voir comme elle va être morte de rire... Ou peut-être juste morte de peur... Pardonne-moi mais je trouve que c'est un humour plutôt douteux. »

Ok. Game over. Je ne regarde pas Âdhya alors qu'elle se couche en sphinx, tournant sa massive tête vers moi. N'oublie pas, ce n'est pas Grace. Grace ça serait carrément elle qui te violerait, c'est toi la victime entre elle et toi. Mais Bridget... T'es sérieux en lui disant ça ? Tu vois bien qu'elle n'est pas à l'aise quand même. Soit plus fin Wyatt, ce n'est pas ainsi que tu pourras la mettre à l'aise. Je me tais, ne relevant même pas et si je ne le montrais pas spécialement afin d'éviter de tendre un peu plus la situation, ma fierté d'homme venait d'en prendre un coup. Généralement lorsqu'Âdhya déboule ainsi, j'ai plutôt intérêt à déguerpir avant que je ne regrette mes mots. Je suis désolée pour mon intervention mais je ne pouvais décidément pas te laisser continuer dans ce délire. Pauvre Bridget... Avant tu savais être plus délicat quand même... Avec Jade tu-. Mon regard la coupe net dans son élan. Si j'avais compris ce qu'elle avait voulu me dire, je pense qu'il en était de même pour elle. Ce n'était pas que je refusais que l'on parle de Jade, mais tout cela était encore trop frais pour moi. Il fallait qu'elle m'épargne un peu plus pour que je puisse être un peu moins … agressif ? Je secoue la tête et me pose une main contre le front, gardant le silence un court instant avant de m'apprêter à lui demander pardon. Aller le ciel est clair, je trouve le lieu magnifique, je suis avec un femme juste sublime, évitons de laisser croire que l'on est un connard sans cœur.

    « Excuse-moi pour ce manque de galanterie ou de je-ne-sais-quoi. Je ne voulais pas te gêner plus que ce que tu sembles déjà être. J'ai manqué de tact et de finesse mais c'était de plaisanterie pure et dure. De la mauvaise plaisanterie en cette circonstance. Donc je suis sincèrement désolé pour ce dérapage dégueulasse. Après comme tu as pu le constater avec une âme comme celle ci, qui a toujours tendance à me recadrer comme une mère le ferait pour un enfant de cinq ans, je ne suis pas prêt de faire quoi que ce soit de criminel. Si on retire de cela tout ce que j'ai pu ordonner aux rebelles de faire. »

Il ne fallait pas tout mélanger. Même si part moment nous n'agissions pas dans le sens que la société voudrait, ce n'était en rien pour leur faire de tort à eux. Non c'était sincèrement dans l'unique but de pouvoir amener quelque chose de sincère, de construit et de logique. Des débordements il y en a eut et il y en aura très certainement encore. Ce n'est pas en étant leader que nous pouvons tout contrôler, je ne suis pas un Dieu, je n'étais pas né dirigé ou pour diriger. Il reste cependant de notre devoir de prévoir tout ce qui peut être prévisible. C'est ce que n'a pas fait Esteban lors de la manifestation. Il ne m'a pas écouté, il a refusé d'entendre ce que je lui disais et c'est a cause de cela que tout a dérapé. Depuis que j'ai pris le lead' de la rébellion je n'ai jamais eut le cran de dire que je serais un meilleur chef. Je n'ai pas cette prétention et ça serait de plus, certainement faux. Esteban était quelqu'un de très bon dans ce domaine, il a seulement priorisé ses sentiments sur son devoir... J'aplatis mes mains contre l'herbe verte et me penche vers l'arrière en fixant le ciel quand elle se lance verbalement sur l'épée.

    « Toi comme moi ne savions pas sur qui nous pourrions tomber. Va savoir il existe des logiciels pour déformer les voix, peut-être qu'en vérité tu étais un mec qui n'avait qu'un seul tripe, chopper tout ce qui peut te passer sous la main. Non sincèrement ca ne nous sera pas utile, c'était surtout pour me défendre en cas de besoin. Elle, comme le reste des objets ici présent compose mon don mais ce n'est pas pour toi. Enfin plus maintenant on va dire. »

Je marque une courte pause afin de bien différencier les deux sujets qu'elle avait abordé.

    « En ce qui te concerne toi. Je n'aurais aucun intérêt de t’énerver. Ou plutôt pas immédiatement ca ne serait pas logique et n'aurait peut-être pas beaucoup d'intérêt non plus. Avant de pouvoir agir il faut le comprendre. Et pour le comprendre il faut que tu me l'expliques un minimum. Il est dangereux de ce que j'ai pu en tirer de nos conversations. Apparemment tu limites tes rencontres avec les gens parce que tu le crains, on suppose donc que tu ne le contrôles pas. Pourtant, pour le moment, il ne me semble pas que quelque chose se passe non ? Ou tout du moins je ne me sens pas mal ou quoi que ce soit d'autre. Ce qui est utile de savoir c'est : dans quelles situations il se déclenche ? Qu'est-ce qui fait que tu ne peux plus rester sereine ? Avant de pouvoir penser le contrôler il faut que tu trouves toi-même les failles qui lui laisse le loisir de s'extérioriser. Les émotions ? La panique ? Essaie de trouver, essaie de le comprendre et de te comprendre. En le fuyant, tu prives chaque personne que tu rencontres de montrer quelle femme extraordinaire tu peux être tout simplement parce que tu ne peux pas être toi-même... »
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MessageVen 19 Juin - 15:20
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« Il me semble qu'on connaît un homme à son rire et que si, à première rencontre, un inconnu rit d'une manière agréable, le fond est excellent. »


Je me fige en entendant la réponse quant au sujet du sociopathe. Si ce n'était pas la première fois que je le rencontrais j'aurais peut-être rigolé franchement mais d'un coup le doute s'installe en moi. Et s'il était sérieux ?! Je me sens vraiment conne d'avoir écouté Dylan, d'ailleurs lui non plus n'en mène pas large tout d'un coup. Le gros chat préhistorique ne semble vraiment pas être à son goût et coller à l'image du parfait Daëmon pour un psychopathe. Si c'était un vrai sociopathe il nous le dirait pas, hein ? Dylan n'est pas confiant et avance la théorie comme quoi c'est pour nous induire en erreur et vraiment nous tuer après. Je suis perdue, effrayée tout d'un coup. Pourquoi j'ai écouté mon Daëmon ? Pourquoi je suis pas restée dans mon bain tout simplement ?

Je ne sais pas si j'ai viré au blanc fantôme collection Casper ou si ça se sent que je me suis figée, prête à prendre mes jambes à mon cou mais Âdhya  vient à mon secours et rétablit la vérité. J'ai presque envie de sourire alors qu'ils se chamaillent gentiment. Dylan n'est pas convaincu, toujours persuadé qu'il s'agit d'une feinte pour nous faire tomber dans le panneau. J'ai dit qu'on était respectivement parano ? On s'en rend compte, on essaye de se soigner mais vu les rencontres qu'on fait c'est pas évident. Cela dit mon âme et moi redressons la tête en entendant la Smilodon parler d'être morte de peur s'il essayait de plaisanter sur un potentiel viol après une bonne séance de torture. On est parano et un peu con tout les deux, se faire traiter de mauviettes ou dire qu'on a peur nous fait réagir. Cela dit on ne dit rien plus par peur de se faire découper mais parce qu'ils semblent en pleine conversation télépathique.

* Moi je te dis qu'il essaye de la convaincre de me sauter dessus pour qu'il puisse t'attraper ! *
* Tu sais te défendre, si elle pose une griffe sur toi. Et puis c'était ton idée la rencontre avec un potentiel serial killer de petite opératrice de téléphone rose. *
* Non mais maintenant je veux rentrer. Ah il regarde ailleurs vas-y on se casse ! *

Plus courageux tu meurs. Mais avant que je puisse esquisser le moindre geste alors que Dylan s'enroule autour de moi à moitié pour me tirer avec le reste de son corps je le vois s'agiter main sur le front. Oups, j'aurais peut-être dû écouter Dylan pour cette fois-là. Sauf qu'il s'excuse, après tout je suis bête mais pendant nos conversations on a pas mal plaisanté du sujet et je lui ai tendu une perche énorme qu'il a saisi comme il le fait toujours quand on discute. Je finis par sourire, toujours un peu mal à l'aise.

* C'est des salades ! Tu vas croire un gars qui appelle un numéro de téléphone rose, qui a un prédateur en guise de Daëmon, qui se balade avec une épée pour te trancher la tête et qui dirige une bande de malades qui se rebellent contre le système. *
* Techniquement on fait partie de ses malades parce qu'on refuse de rentrer dans le moule. Ensuite t'es franchement mal placé pour parler de la forme que prend un Daëmon. C'est un archéologue et son Daëmon est préhistorique ça se tient c'est logique. Et puis c'était TON idée. *
* Ben c'est pas la plus brillante de mes idées... *
* La prochaine fois tu sauras pourquoi je ne t'écoute pas... * dis-je en fronçant les sourcils à l'attention de ma petite moitié qui a finalement arrêté d'essayer de me remorquer pour venir se cacher derrière moi, sa tête dépassant uniquement pour guetter les deux autres.

« C'est de ma faute, j'ai tendu le bâton pour me faire battre. Et puis dans le fond je serais plutôt mal placée d'en vouloir à quelqu'un de tuer les autres... Cela dit elle était bonne et je suis déçue de pas avoir entendu les remarques d'Âdhya avant aujourd'hui ça devait être comique. »

Un sourire à leur attention à tous les deux. Je ne suis pas quelqu'un de rancunier et puis bon après réflexion il a pour lui l'atout d'être un personnage médiatique. Peut-être pas dans le bon sens pour certaines personnes mais s'il avait vraiment quelque chose de malsain dans sa tête ça serait remonté depuis longtemps toutes ces histoires. Finalement j'en reviens à cette histoire d'épée et il finit par s'expliquer tout en s'installant confortablement. J'observe songeuse les différents objets en essayant de comprendre comment cela peut composer son don. Non je ne me fâche même pas d'être prise pour un potentiel danger, je l'ai quand même traité de potentiel sociopathe donc c'est de bonne guerre je suppose.

Il enchaîne alors sur moi. Instinctivement je ramène mes genoux vers moi avant d'entourer mes jambes de mes bras. Il faut comprendre ce pouvoir ? Je hausse les sourcils, du peu que j'en sais c'est pas très joli mais je le laisse continuer. Comment ça se déclenche ? Je réfléchis vraiment, le regard fixé sur un petit bout d'herbe que je ne vois même pas. Je relève les yeux alors qu'il me complimente sur ma véritable nature que la plupart des gens ne voient pas. C'est gentil mais faut pas qu'il croit que j'ai pas d'amis non plus.

* Tu devrais lui dire comme ça il pensera qu'il y a quelqu'un qui nous attend à la maison. *

Je me retiens de lever les yeux au ciel mais il a compris. Qu'il ne veuille pas sortir de sa planque, soit mais qu'il arrête de me polluer l'esprit je réfléchis à propos de cette chose qui me pourrit l'existence, qui empoisonne la vie de mes amis.

« N'empêche qu'une personne normale elle prend un flingue, un couteau, un tazer ou une bombe au poivre pas une épée de chevalier. » dit-il avec son fort accent australien.

C'était plus fort que lui. Toujours planqué il insiste sur le fait que Wyatt ne soit pas quelqu'un de fréquentable. Cela dit il n'a pas totalement tort sur le fond mais si ça fait vraiment parti de son don ça peut expliquer des choses. Je force Dylan à sortir de derrière moi pour le mettre devant moi histoire de me venger de ses interventions à la con. De toute façon ça ne change rien qui se fait sauter dessus le premier, on est lié. Mais cette explication ne semble pas vraiment le rassurer et moi... Je suis ailleurs.

« J'empoisonne les gens. Je sais pas comment exactement mais c'est comme si mon corps dégageait un truc. D'après certaines analyses c'est le même poison que celui de l'espèce de Dylan, un poison neurotoxique. De ce que j'en sais Dylan n'est pas affecté quand il est sous sa forme de serpent, mais avant c'est arrivé qu'il s'endorme ou commence à être légèrement paralysé quand il prenait la forme d'un Bilby. Et puis ça arrive... Quand j'ai peur le plus souvent ça arrive ou quand je suis en colère, vraiment en colère. Sinon le reste du temps ça va. »

La peur, c'est le plus gros problème pour nous deux. Dylan parce qu'il aurait presque peur de son ombre s'il n'était pas sûr qu'elle ne le suivait pas pour l'étrangler dans son sommeil et moi parce que le souvenir de ce qui s'est déjà produit continue de me hanter. Heureusement que Cillian a trouvé une parade avec le brumisateur mais ça reste quand même dangereux.

« Le seul avantage c'est que je tombe jamais vraiment malade parce que le poison tue probablement toutes les bactéries qui peuvent me vouloir du mal. »

Sourire mal à l'aise, j'essaye de trouver un aspect positif à ce pouvoir. Ça ne peut pas être que négatif. Difficile à vivre au quotidien c'est tout. Et puis en y réfléchissant j'avais pas fait tant de dégât que ça, trois morts et juste quelques incidents sans trop d'incidence sur la santé à venir des victimes. Comme Kiss à l'époque, en même temps j'avais la trouille qu'on finisse écrasé sous une voiture. Je regarde Dylan s'agiter, mal à l'aise lui aussi mais simplement parce qu'il n'aime pas être exposé ainsi et n'a qu'une crainte : que le gros chat préhistorique comme il l'appelle ne le confonde avec une pelote de laine.

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MessageLun 29 Juin - 18:37
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Pourquoi le poison, quand on peut tuer avec du miel ?
Bridget VS Wyatt

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Je ne m'attendais finalement pas à ce que son don réagisse de la sorte. Avec Jade, j'avais vécu bien pire si je peux dire cela ainsi. Bridget ne s'en rendait certainement pas compte mais elle avait cette chance de goûter à un sens alors que d'autre son contraint de s'en priver. Le toucher. Oui, son don est dévastateur, d'accord, c'est une vérité non négligeable. Il est mortel lorsque de forts sentiments s'emparent d'elle. Mais quel don offensif peut ne pas l'être ? En clair, si ce n'était que cela, elle n'était pas forcément dangereuse... Si on écarte le fait que beaucoup de chose ont l'air de leur faire peur à tous les deux. Je me laisse un temps pour réfléchir et même si ce n'est que quelques minutes trop tard, je me permets de rebondir silencieusement sur le commentaire, sur l'accusation dissimulée que le serpent pouvait porter à mon égard.
Si certains se seraient vexés pour ces quelques mots, cela n'était pas du tout mon cas et quelque part, j'arrivais quand même à comprendre qu'une sensation oppressante puisse les envelopper. Après tout, c'était il y a plusieurs centaines d'années, que l'on trouvait normal de se balader avec une telle arme blanche. À notre époque, malgré le statut de Daëmonien, l'étrange est toujours le même et le monde ne se lasse pas de suspecter tous ceux qui l'entoure. La méfiance. Il y a fatalement quelque chose de bénéfique là-dedans. Mais pas toujours non... Je me lève de ma place, un peu pensif tout en prenant la direction de l'épée qui était planté dans le sol, attendant sagement que le temps se passe. Mes doigts courent sur la garde avant que je ne l'empoigne, l'extirpant de la terre qu'elle avait perforée sans jamais la ménager. Ashura brille au soleil alors qu'un œil averti pourrait aisément voir que la lame était émoussée. Elle ne servait pas à tuer, elle ne servait pas à éventrer. Seulement à brûler de mille feux. Des flammes ardentes s'en échappant, léchant le sol ne demandant leur reste à personne. Mon regard quitte l'acier pour venir chercher l'attention du reptile. Explications ou démonstration, j'acceptais volontiers lui prouver que je n'étais pas une personne à craindre. Je ne cherche pas à obtenir sa confiance, seulement à le mettre un peu plus à l'aise que ce qu'il ne peut être présentement.

    « Le poison, gaz neurotoxique ou autre est ce qui agit chez Bridget. Pour ma part je suis dépendant de ce genre de relique. Cette épée à une histoire et est sans aucun doute plus vieille que bon nombre de vos ancêtres. Malheureusement, je n'ai jamais pu la faire dater, on me la retirerait en prétextant que c'est une pièce de musée... Dans un sens ils auraient raison mais si je me mets à leur remettre ce type d'objet, je suis vidé de mon pouvoir. »

Je m'arrête un moment. Ce n'était pas pour les laisser réfléchir. Non, c'était surtout pour que je puisse correctement tourner mes phrase afin d'être le plus clair possible. C'est en cet instant que je me rends compte que je n'avais jamais eut à raconter le déclenchement de mon pouvoir ainsi que ce qu'il pouvait produire. Tout cela me paraissait soudainement bien plus compliqué que ce que je n'avais jamais imaginer. Quand j'étais plus jeune, à l'âge ou nous avons tous un ami imaginaire et du temps ou je commençais à me faire appeler Wyatt, je me souvins que je lui décrivais sans difficulté ce que j'avais découvert. Quand on est enfant, beaucoup de choses peuvent se faire dans la simplicité. Finalement, c'est sans surprise que l'on peut déduire que les adultes sont beaucoup trop complexes. Ils vieillissent peut-être trop...

    « Certains objets renferment en eux une ''capacité'' qui ne peut-être déclenché que par quelqu'un comme moi. Un peu comme pour toi Ivy, tu es seule à pouvoir ''contrôler'' ton poison, eh bien moi je suis dans la capacité d'extérioriser ce pouvoir que chaque objet referme. Mais pas tous. Jusqu'à présent il ne s'agit là que de sorte de reste d'une ancienne civilisation, et encore toutes ces vieilleries des peuples antérieurs à nous n'ont pas forcément d'aptitudes. Ceux qui en ont, ont été nommé comme étant des : O-Parts. Celui qui a la possibilité de réveiller le talent de ces rares objets sont des : OPT, O-Part Tacticien. Pour résumé tu as des bibelots sans intérêts qui n'ont aucune particularité et tu en auras d'autre qui au contraire, ont en eux, cet sorte de don incroyable que personne n'aurait jamais pu s'imaginer. » Je dépose mon regard sur l'épée que j'avais toujours en main. « Elle se nomme Ashura. Dans la mythologie japonaise, il me semble, Ashura serait la reine des Démons. Cette épée contrôle le feu. »


C'est vrai que montrer l'arme comme ça, n'était pas spécialement intéressant. Moi-même je le reconnaissais avec aisance. Seulement je ne savais pas non plus si aller plus loin pouvait forcément les brancher. Nonobstant, je pris la décision de continuer sur ma lancée dans quelques instants. Je relève la tête et observe la femme au Serpent, alors que sans forcément m'en rendre compte j'étais en train de passer mon pouce sur le tranchant de la lame qui ne l'était plus du tout. Pas même égratigné. Néanmoins, j'étais conscient que ça ne retirait en rien le bout pointu de l'épée. Et comme tous les objets taillé de la sorte, il résidait toujours un danger en termes de perforation.
Je garde quand même le silence et comprends dans un sourire que cette aura blanche, presque transparente était en train de m'envelopper. Il ne fallut que quelques secondes à l'O-Part pour réagir à la force du spirit pour que la lame en arrive au point de s'embraser Je me retourne, dos à Bridget et d'un mouvement vaste du bras, une vague de flammes parcoururent plusieurs mètres, ne laissant derrières elle qu'une terre calciné.

    « Phase une : libération du spirit. Je n'ai pas le choix, j'en suis même obligé. Inutile de t'expliquer comment on peut reconnaître cette première étape. Il faut dire qu'elle est facilement visible et reconnaissable. Cela c'est pour que je puisse utiliser l'effect de l'O-Part. Sa capacité. Sans, l'O-Part reste ''inerte'', c'est ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant. » Je leur fais face et couche l'épée sur le sol, coupant ce fil conducteur invisible qui me liait à elle. « Si tu veux, tu peux toucher ma grosse épée, tu verras qu'elle est inoffensive... », j'explose dans un rire franc.
    « Wyatt... Tu vas réussir à me désespérer et à la faire fuir... D'ailleurs si Dylan prend la décision de te planter ses crocs dans ta peau parce que tu manques de finesse, ne comptes surtout pas sur moi pour t'aider. » Elle observe le rampant, un air coquin collé sur son visage de félin de sorte à ce qu'il comprenne une sorte de phrase comme : si, si, vas-y, tu peux, j't'en donne l'autorisation !
    « Ça va, ça va, ce n'était qu'une blague. Mais donc pour en revenir à nos moutons, tu as aussi la phase deux : l'activation de l'effect. Cette fois-ci c'est l'O-Part qui détecte la libération de mon spirit et est en mesure de déclencher son effect. Il y aurait une légende comme quoi certains O-Parts délivreraient leur particularité sans avoir à utiliser le spirit d'un OPT. Pour m'a part je n'ai jamais eut l'occasion d'en découvrir... »


Peut-être que maintenant tu comprendrais encore mieux, pourquoi l'archéologie qu'autre chose. Souviens-toi si tu le désires, je t'avais dit que j'avais toujours préféré la paléontologie mais que pour une question de nécessité je n'avais pas pu prendre cette direction. La voilà la nécessité.
Je ne prends pas le temps d'expliquer les secrets des autres reliques que j'avais prises avec moi, analysant que je ne n'étais pas venu pour lui raconter ma vie mais bien pour qu'elle puisse croire suffisamment en elle pour pouvoir gérer ce don qui m'avait paru lui bouffer la vie. Je ne laisse pas beaucoup de temps au silence, rejetant au loin sa compagnie pour revenir sur ce que m'avait dit Bridget un peu plus tôt.

    « Je me suis écarté du sujet principale, excuses moi. Mais tu me racontes que ton don se déclenche lorsque tu as peur ou que tu es énervée ? Mais sous quel degré ? … Je veux dire, si on prend le règne animal et même celui des humains. Chaque être qui à peur ou qui est en colère cherche un moyen pour se défendre. Âdhya aurait ses griffes plus que sa gueule qui est fragile. Dylan aurait son poison. Un loup mordrait, un putois nous asphyxierait, une abeille piquerait. Un humain comme un daëmonien n'est pas plus différent. Quand nous avons peur, nous nous protégeons, certains agiront avec des gestes, d'autre ça sera avec des mots. En fonction de l'intensité de nos sentiments nous sommes capables de blesser ou de tuer, mais ne t'inquiète pas, pour cela tu n'as pas besoin d'avoir un don... Certains, dans l'unique envie d'obtenir du pouvoir sur tout et tout le monde, sont capable des pires génocides. Quelque part, je pense que tu peux t'estimer heureuse qu'il ne se manifeste que pour ces deux cas... »

J'attends un court instant et fini par reprendre.

    « Pour ma part, je me réjouis d'avoir un don qui est dépendant d'autre chose pour être actif. Lorsque j'ai peur, je deviens peut-être la pire des raclures. Une brosse à chiotte à certainement plus d'honneur que moi dans ces situations. Ma peur se lie à ma colère. À chaque fois. Et je n'ai tristement pas besoin d'un quelconque don pour anéantir les gens qui se montrent à moi lorsque je me retrouve ainsi... Je me doute que si tu parles ainsi de ton don c'est que tu n'es pas fière de ce qu'il t'a fait faire. Sache que je ne le suis pas non plus lorsque mes mots se mettent à faire des ravages...Mais soit, nous ne sommes pas là pour parler de tout ça mais plutôt de trouver une solution. Même s'il n'est pas évidant de se tempérer, est ce que dans ce genre de situation -de peur et de colère- tu as essayé un instant de diriger cet air que tu empoisonnes, de le condenser sur un point que ton cerveau voudrait ? Plutôt que de l'empêcher de se libérer, pourquoi ne pas tenter de le maîtriser ? »

Ce n'est pas rendre l'impossible, possible. C'est plutôt expérimenté quelque chose qui pourrait peut-être fonctionner malgré des émotions si fortes.
WILDBIRD
  
MessageJeu 9 Juil - 11:26
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together
What you are doing is screwing things up inside my head
Wyatt & Bridget
« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. »

Dylan est effrayé lorsqu'il voit Wyatt se saisir de son arme pour la sortir du sol. Voilà il a encore ouvrir sa bouche et résultat on vient de se mettre un cinglé à dos.

* Pourquoi t'incite les gens au meurtre ? Certaines personnes inspirent la douceur et la guimauve toi c'est toujours quelque chose de négatif tellement t'es pénible avec tes réflexions. *
* Relax, tu vas le tuer avant qu'il ne le fasse. Pas vrai ? Bridg' ! *

Je ne lui réponds pas pour qu'il flippe un peu. Mais j'ai pas la réelle impression que les intentions du leader rebelle soit réellement mauvaises. J'alterne entre le Daëmon préhistorique paresseusement allongé pour profiter du temps clément d'un automne encore doux et le Daëmonien qui observe l'objet comme s'il était plus précieux que ce qu'il pouvait paraître à mes yeux. Âdhya avait probablement raison lorsqu'elle disait qu'il n'était pas mauvais, qu'il ne ferait pas de mal à une mouche. J'étais paranoïaque mais je savais aussi cerner les gens au moyen de peu d'indices. C'est ça aussi communiquer, de manière silencieuse donner des informations pour comprendre les réelles pensées de quelqu'un. Bon ok je ne suis pas un mentaliste ou un truc de ce genre là mais je prenais le partie de faire confiance en ma petite étoile et au pire des cas j'avais la dernière option : ma petite défense personnelle.

C'est alors qu'il explique à Dylan le concept de son don à lui. Je jette un coup d’œil au reptile qui me sert d'âme il à l'air captivé. On a moins peur de ce que l'on comprend c'est un concept chez nous. Il a besoin de vieux trucs poussiéreux pour utiliser son don ? Okay... On essaye de s'accrocher et suivre l'explication qui a l'air de devenir plus compliquée pour la suite.

* Je sens le truc bien chelou venir. Vu le personnage ça ne m'étonnerait même pas qu'il nous dise qu'il peut incarner la personne qui a possédé son bidule érodé. *
* T'es con, je sais à quoi tu penses... *

J'essaye de rester sérieuse et finit par plisser les yeux quand il en vient à expliquer la suite. Je note qu'on est repassé à Ivy. Mais j'essaye de suivre son histoire. Okay donc certains vieux machins avaient des pouvoirs et lui il pouvait les utiliser. J'étais presque déçue, Dylan aussi, on était tous les deux partis sur un délire différent mais l'idée de départ est la même. OPT ? Je note, enfin je suis pas vraiment sûre de m'en souvenir. C'est pas comme si c'était le truc dont j'allais parler avec n'importe qui. Ashura... La mythologie japonaise... Après les maths mon point faible : l'Histoire. Encore que la mythologie ça peut me brancher si on me raconte mais l'histoire de Lincoln et tous ses potes a le don de m'endormir à une vitesse record.

* Il a dit qu'elle contrôlait le feu. Suit au lieu de rêvasser ! *

C'est qu'il m'engueulerait presque. Mais là tout d'un coup il semble captivé, comme si on lui racontait une épopée légendaire. Pendant une seconde je me fige et soutien son regard alors qu'il reste planté là à réfléchir en caressant son engin. J'ai dit que j'avais confiance ? Je suis plus si sûre de mon coup là ! Ben oui disons-le, nous sommes des mauviettes qui ont peur de tout. Le fruit de douze années enfermés loin de tout et tout le monde, 6 ans dans un New York livrés à nous-même ou presque et le reste à Merkeley dans des quartiers pas très recommandables. Mais finalement il se retourne et nous fait une petite démo de ce qu'il est capable de faire.

* CEYTROCOOL ! *

Je ne dis rien, Dylan semble émerveillé et boit les paroles de Wyatt qui lui explique la suite. Moi j'essaye de suivre mais j'avoue que j'ai du mal à tout piger. Mais bon c'est pas comme si on allait m'en vouloir après, si ? Bah Dylan semble suivre l'idée principale il me soufflera pour éviter que je dise des bêtises et que Wyatt pense que j'en ai strictement rien à faire de ce qu'il raconte.

* C'est pas compliqué à comprendre... *
* Ouais j'ai capté l'idée générale c'est bon. C'est comme Shaman King sauf qu'il y a pas de fantômes qui lui tournent autour. J'ai comp... *

Je me stop net pour lever les yeux vers lui alors que mon cerveau est en train d'intégrer la phrase que j'ai entendu malgré moi. J'avoue que sur le coup j'avais tellement décroché de son explication que j'ai eu beaucoup mais beaucoup de mal à comprendre qu'il parlait vraiment de son épée et que c'était pas une métaphore. Je mets pas longtemps à le rejoindre dans le rire alors que Âdhya s'insurge de ses propos. Dylan lui me donne un coup parce que lui aussi a cru à une proposition pas catholique du tout.

« S'il est inoffensif je comprends mieux pourquoi tu appelles un numéro de téléphone rose plutôt que d'aller rencontrer de vraie personne pour parler plus ou moins du sujet. » dis-je en plaisantant.
« Laisse-les ces deux sont irrécupérables. » répond alors Dylan au félin d'un air blasé exaspéré que je marche dans son jeu.

Étrangement le fait qu'elle annonce lui laisser carte blanche pour mordre Wyatt semble le détendre. Mais le leader rebelle ne se laisse pas impressionner et reprend son sérieux et son explication sur son don. Non pas que ça m'intéresse pas mais je peux pas utiliser son don donc connaître tous les détails n'est pas ce qu'il y a de plus passionnant mais bon je suis comme ça j'écoute les gens quand ils parlent et j'essaye de m'y intéresser. Surtout que pour le coup Dylan garde quand même son air de : « Tu approches je mords pour de vrai » mais il est quand même studieux et prend des notes. Moi ? J'essaye, je vous le jure. Mais je redresse la tête quand il parle de trouver des O-Parts qui auraient une certaine particularité.

* En gros il aurait pas besoin de lâcher sa boule de feu avant d'utiliser l'épée. La vraie pas... *
* J'avais compris mais ces trucs c'est des reliques, des trucs qui datent de je sais pas combien avant Jésus... T'imagines ce que ça représente ce genre de trésor ? Pour nous pas un clou parce qu'on aurait la trouille de choper le tétanos mais les archéologues, les gens de musées ils kiffent et donneraient des millions pour ce genre de trucs.
* Ouais ouais, ils vendraient leurs mères pour ces machins que Wyatt s'éclatent à faire brûler et compagnie... *

Mais surtout si Wyatt n'était pas lui-même archéologue, aurait-il mis la main sur ces O-Parts ? Je prends quelques secondes pour réfléchir un peu plus à ce qu'il a pu dire par téléphone. J'avoue que je ne me souviens pas de tout mais on a parlé de ça et du fait qu'il dépoussière des machins pour vivre comme une femme de ménage. J'ai presque envie de rire en y pensant mais il embraye sur autre chose. Mon cas personnel. Je préférais encore quand il m'expliquait son don. Je n'avais pas besoin de donner le change, juste écouter attentivement pour essayer de comprendre ce qu'il me racontait. J'avais l'impression de m'enrichir en écoutant les autres. Parler de moi c'était un peu moins passionnant.

Je l'écoute encore en arrachant des petits brins d'herbe parce qu'il va bien falloir que je réponde, que j'explique vraiment ce qu'il se passe. Quel degré ? Je fronce les sourcils en y pensant. Les attaques les plus violentes ont eu lieu quand on a essayé de toucher Dylan, la douleur et la peur qu'on lui fasse quelque chose ont tout déclenché. C'était sans précédent mais en même temps c'était aussi la première fois que mon don se manifestait. Des fois que je l'aurais loupé il a voulu faire une entrée triomphale et tout zigouiller sur son passage. Je lève les yeux vers lui, un sourcil haussé alors qu'il me dit que j'ai au moins de la chance de n'avoir qu'à éviter ces deux émotions.

J'entends ses aveux au sujet de la manière dont il se comporte pour se protéger sans avoir besoin du moindre don. Mais en même temps je suis rarement méchante avec les gens, j'ai plus peur qu'autre chose. S'il n'y avait pas mon don je doute que je sois réellement mauvaise ou alors il faut vraiment que ce soit mérité. D'ailleurs ça exaspère un petit peu Dylan des fois que je me laisse autant faire mais je suis comme ça. Je préfère endurer la méchanceté des autres plutôt que d'y répondre.

Puis viens les solutions ou plutôt l'entraînement que Wyatt propose. Je lève les yeux vers lui réellement perplexe. Il est vraiment en train de suggérer ce qu'il suggère ? Quitte à ne pas pouvoir inhiber tout le temps mon pouvoir autant en profiter pour faire des expériences. Je vois Dylan ricaner de son côté avant de se diriger vers Âdhya, me plantant là en mode : débrouille-toi comme une grande.

« C'est un peu comme d'essayer de dire à sa transpiration de couler uniquement sur un côté de son corps et pas de l'autre. Je veux bien comprendre que tout est une question de contrôle mais en fait déjà à l'origine je sais juste quand le poison se libère. C'est comme d'avoir un gros coup de chaud et puis après souvent je vois les gens tomber. Le poison neurotoxique peut aussi agir de façon lente, à la façon de l'exposition aux métaux lourds donc je ne sais même pas au final si je ne suis pas continuellement en train d'empoisonner les gens de mon entourage... Enfin pour ceux avec qui j'ai l'occasion de rester plus longtemps que dix minutes tous les ans. »

Je me mords la lèvre, honteuse de savoir aussi peu de choses sur un pouvoir qui me pourrit autant l’existence. Je sais que je devrais essayer de faire des efforts mais pour ça il faudrait que je fasse des analyses, essayer de comprendre ces analyses et ensuite contrôler tout ça.

« Pour ce qui est de diriger mon poison en général j'essaye de le dissiper avant que ça ne devienne tragique... »
« Moi j'ai une idée, Bridg' énerve toi contre Wyatt et essaye d'éviter de le tuer qu'on rigole un peu. Bon par contre s'il tombe raide on sera un peu dans la merde avec la rébellion. »

Il a vraiment l'air de trouver ça brillant comme idée. Je le vois se tourner vers le félin pour échanger un regard presque complice. Après tout elle lui a donné l'autorisation de mordre le chef rebelle juste pour son mauvais jeu de mots.

« Wyatt... Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi t'es là exactement ? Non pas que je veuille pas d'aide mais personne ne propose son aide à une fille que l'on connaît uniquement via un numéro de téléphone rose. Surtout que tu dois avoir plus important à faire. »
* Bridget ? *
« Cette fille dont tu parlais la dernière fois... Pourquoi c'est pas à elle que tu as dis tout ça pour la convaincre de te laisser l'aider ? »
* T'es vraiment pas douée... *

Non je ne suis pas douée pour accepter l'aide que l'on m'offre, je soupçonne toujours une raison cachée. Je vous ai dis que j'étais légèrement paranoïaque ? Ben c'est vrai il faut dire les choses, je le suis. En plus d'être méfiante et peureuse. J'ai pas mal de défauts mais ma plus grande qualité est d'en connaître un certain nombre.

Bridget : « #3366ff »
Dylan : « #FF3300 »
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MessageDim 12 Juil - 14:02
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Wyatt S. OrdwiganADMIN-JVAISPASFAIREUNPAVE...OUPS! ♥|| èé
Je mords!..



Le tournant peut surgir de façon subite. Une force fait signe, un soutien survient, une alliance qu'on n'attendait plus se décide, rien n'est fatal ni définitif.
Bridget VS Wyatt

J
e hausse un sourcil en l'écoutant parler. Se rendait-elle compte de l'incohérence même de ses mots ? J'esquisse un sourire et ne dit pourtant rien, réfléchissant à ma manière de lui expliquer les choses mais de manières différentes. Dans le fond qu'elle ne sache pas encore comment fonctionne vraiment son don n'était pas réellement important. Elle ne s'était apparemment jamais penché sur la question, la fuyant même plutôt que l'affrontant. Je croise mes bras sur mon torse, me maintenant assis en me reposant sur le dos de la Smilodon qui était venue se lover contre moi. Elle se repose et pourtant reste parfaitement attentive à ce qu'il peut se dire entre nous. Par ailleurs, je sens son corps se soulever dans de régulier soubresauts aux commentaires du Daëmon au sang froid, rigolant de l'idée sans pour autant partager un quelconque avis. En ce qui me concernait, je n'en avais pas spécialement. C'était peut-être un peu brut, mais ce n'était pas non plus une idée si stupide que ça. C'est parce que tu n'es pas forcément net non plus que tu te mets à accepter une telle absurdité. La Smilodon me fait parvenir un clin d’œil en n'ajoutant rien d'autre. Elle avait confiance, elle savait que je ne ferais jamais quelque chose de pleinement irréfléchi. Si j'acceptais cette offre complètement tordu, c'est parce que je connaissais mes capacités. Une main se dépose sur le médaillon qui pend autour de mon cou. La clé de Salomon était sans aucun doute le plus précieux de tous les O-Part que je pouvais posséder même s'il ne pouvait malheureusement pas couvrir deux êtres vivants à la fois, uniquement son porteur... Dans cette circonstance, son aura protectrice ne pourrait agir sur Âdhya et le plus dur ne serait pas de supporter le pouvoir de Bridget, mais belle et bien de contenir cette géhenne née de la distance entre mon âme et moi-même.
Dans un sourire, tour à tour, j'observe le serpent et la tigresse partager comme une sorte d'amusement en commun. Bien sûr qu'il se fera à ta carrure mon Chaton, ton allure de super-prédatrice ne t'a jamais causé de tort trop longtemps. Il n'y a pas de raisons pour qu'aujourd'hui change cette habitude, et cela malgré leur méfiance qui nous paraît toujours présente. Ma tête se penche instinctivement dès l'instant même ou Bridget me fait parvenir ces questions qui semblent la tarauder. C'est vrai, j'avais des choses plus importantes à faire que de traîner avec elle, elle avait parfaitement raison. Seulement avant d'être un chef, je suis avant tout un être vivant et si certains y arrivent, moi je suis incapable de me concentrer coûte que coûte sur la cause que je défends. Mon plaisir ne résidait pas exclusivement dans le fait de mener correctement la Rébellion, mais également de tenter de rester celui que j'ai toujours été. Si j'ai dû faire nombre de concessions qui m'étaient évidentes pour ne pas me disperser, il y avait toujours ce besoin de se sentir libre de faire ce que je voulais faire. Une fausse liberté, j'en ai toujours été conscient mais je me satisfaisais de cela le temps que les choses changent. Car oui, elles changeraient.

    « Avoir des choses à faire c'est certain, il y en aura toujours avec la situation dans laquelle je me trouve. Seulement... Même si j'espère faire beaucoup pour eux tous, je ne suis pas capable d'occuper constamment mon esprit pour la Rébellion. Je n'ai pas envie de devenir fou malgré l'importance que tout cela peut comporter. Si je suis là, c'est un beaucoup pour toi, mais aussi beaucoup pour moi. Chacun trouve un intérêt dans une rencontre, le mien est de me vider l'esprit, me permettant de réfléchir à autre chose, d'évacuer ce que je suis certainement incapable de partager. J'ai l'impression qu'ainsi : ça me repose. Que je sois à cran ou usé, je ne pourrais jamais être utile aux Rebelles de cette manière. Dans le fond, nous en tirons tous notre épingle du jeu... »

C'était forcément sincère, comment pouvais-je être efficace si je devais crouler sous la fatigue... ? Moi-même je n'étais pas capable de trouver une autre réponse que celle-ci à cette question. Alors je regarde Bridget, attentif à ses réactions pour espérer en déduire quelque chose mais sa seconde interrogation frappe mon esprit, martèle l'intégralité de mon être et accuse mon cœur d'être incompétent. Âdhya relève la tête, la frottant contre mon bras comme pour m'aider à me relever de cette chute libre. Je ne réagis pas à ce contact mon regard brun se déposant sur un brun d'herbe que j'avais machinalement arracher. C'était pire que de la honte et sans s'en rendre compte, cette femme était en train de m’humilier délibérément. J’accueillais cette remarque comme inculpation, comme si j'avais juste était indigne d'elle. Jamais je ne m'étais moi-même jugé si durement face à ce que je n'avais entrepris avec Jade. Pourtant cette remarque, elle paraissait si logique, si naturelle que c'était ainsi et par cette arme qu'elle pourfendait mon essence.

    « Il y a cette catégorie de personnes pour qui on veut toujours tout faire, probablement trop et pour lesquelles on ne se rend pas compte que l'essentiel se trouve là, juste sous nos yeux... »

Dans l'amour, il m'a paru qu'il y avait constamment un voile qui vous recouvre, vous empêchant dans un premier temps de vous rendre compte que les choses simples de la vie sont à porté de main et que cela ne sert à rien de se compliquer la vie. Tu n'as jamais pu l'aider parce qu'elle ne t'a jamais laisser le loisir de le faire. Votre relation était corrompue par la cachotterie... Je fronce les sourcils aux commentaires d'Âdhya. En vérité je ne voulais pas que quiconque me trouve d'excuses. Bien sûr que nous avions tous nos torts, mais ce n'était pourtant pas une raison... Je ne lui ai jamais proposé de faire quoi que ce soit, considérant qu'elle savait très bien que j'étais là pour elle. Pourtant, elle attendait peut-être une simple main vraiment tendue mais l'illusion d'une présence. J'avais fait tout pour aider Grace. J'avais offert mon soutien à Bridget. Pour l'une comme pour l'autre, cela c'était passé alors que nous ne nous connaissions guère. Jade, je lui avais reproché avec toute mon amertume qu'elle était inapte à l'utilisation de son don. Incompétente et impuissante. Celle avec qui j'aurais dû être le plus à l'écoute, j'en ai fait tout le contraire.
Je relève mes sourcils dans un souffle calomniateur envers ma propre personne et en secoue la tête, lasse de ces réflexions blessantes. Pourtant je ne me sens pas encore capable de parler de quoi que ce soit, attendant que cette plaie qu'elle avait ouverte par la faute d'une curiosité mal placée daigne bien se refermer. Mon visage n'était rien, ni meurtrie ni énervé, seulement pensif. Car oui pensif je l'étais forcément, c'était inévitable lorsque qu'une quelconque personne se permettait d'aborder ce genre de sujets particulièrement sensibles.

Je passe une main dans une barbe datant de quelques jours et relève enfin la tête sur Bridget et Dylan. Parler de tes soucis, dans le passé, il n'y avait qu'avec Cillian que tu osais partager ces précieuses informations. Depuis son abandon, c'est vers Grace que j'ai su trouver ce genre de réconfort... S'il s'était agi de la rousse, j'aurais discuté avec elle, priant pour y trouver des solutions et me faire comprendre que si je pouvais parfois être un véritable salaud, je ne l'étais pas toujours non plus. Mais elle n'est pas là. Non ce n'est pas elle. Elle, elle attend mon retour au camp, grognant après chaque Rebelle qui s'approcherait un peu trop de son corps. Alors je passe mes mains dans mes cheveux, jetant un coup d’œil au ciel dans un sourire. Je n'en discuterai pas plus. Nous n'étions pas là pour cela et nous n'avons pas non plus élever quoi que ce soit encore. Comme dirait Âdhya : ''Tu ne leur dois rien, vous n'êtes pas encore des amis d'enfances !'' et par réflexion nous ne le serons fatalement jamais. Après tout, peut-être que Bridget ne souhaitait pas en apprendre plus non plus de son côté et quelque par ça pourrait arranger tout le monde.

    « Ça n'a aucun rapport avec notre présence ici, pourquoi cette question ? »

Oui, explique-moi, expliques-toi. Recouvrir pourquoi tu t'es mis à me questionner sur ma vie m'intéresse tout particulièrement. Je l'observe d'un œil qui était presque dénonciateur. Restons sur le sujet qui a provoqué notre rencontre. Si auparavant lui parler de sujet plus personnel ne me dérangeait aucunement c'est que véritablement je ne m'attendais pas à avoir un jour cette Ivy en face de moi. Rester basé sur une relation téléphonique n'était pas forcément intéressant, c'est vrai et je n'aurais certainement pas été apte de m'en satisfaire. Après tout, je suis l'élément déclencheur du ''nous'' qui se tisse subtilement entre elle et moi. Et maintenant, est-ce que je le désire toujours ? Ne me paraît-elle pas trop envahissante pour m'inciter à rester ? … Non pas encore. Silencieux, je me relève seulement pour faire quelques pas car malgré ce calme que je pouvais adopter de temps à autre, j'avais toujours une grande difficulté à tenir sur place sans rien faire. Enfin non. J'en étais capable, tout dépendait seulement face à qui je me trouvais.
Bridget, c'était une femme qui était sans doute brillante mais qui doutait d'elle. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Enfin je crois... Elle était peut-être méfiante, mais pas que. Sincèrement, je ne savais pas si mes réflexions étaient bonnes ou juste ou quelque chose d'autre... Pourtant elles me persuadaient dans cette voie-là.
Je patiente un instant et termine par m'étirer, collant une main chaude sur le bas de mon dos, grimaçant à la suite d'une douleur. La joie d'être grand. Alors je me mouve, tente de me soulager mais rien n'y fait, je me sens contraint de capituler et d'offrir la victoire à ce mal qui enlace mes lombaires avec un amour presque trop intense... Un soupire et je m'éloigne un peu, réalisant que peu de mes pensées n'allaient en direction de cette femme d'un jour. Jade. Dos à Bridget je me permets de fermer tristement les yeux pendant que mon cœur se tord dans des élancements infernale, ébranlant mon cerveau qui n'arrivait tout simplement plus à capter les ondes qu'Âdhya m'envoyait pour m'apaiser. Puis j'inspire profondément, me rechargeant de tout le courage que je possède pour virer l'image de cette femme de mon esprit, me permettant ainsi de concentrer une nouvelle fois mon attention sur ce qui se passe autour de nous. La Smilodon me rejoint, se positionnant à mes côtés, ne m'accordant pas un seul regard. Nous n'en avions pas besoin pour nous comprendre. Un nouvel instant de silence le temps que je trouve mes mots, le temps que je sache de quelle manière nous pourrions continuer notre chemin en quittant définitivement ce malaise qui à continuer à s'installer subtilement, vicieusement dans ce lieu. Je me retourne face au couple, la tigresse collant ma jambe.

    « Donc reprenons depuis le début. Tu dis savoir lorsque le gaz se repend parce qu'il provoque en toi une sorte de chaleur qui t'enveloppe, c'est bien cela ? Après pourtant tu me dis que tu ne sais pas si tu n'es pas constamment en train d'empoisonner des gens. Cela signifierait donc qu'il n'y a pas toujours ce coup de chaud ? Et c'est exactement ça la différence entre ton don et notre sueur, c'est que l'un est maîtrisable alors que l'autre non. Pour l'un il te faudra de la témérité et de la volonté, pour l'autre tu ne pourras jamais avoir la main mise dessus, tu subiras quoi qu'il arrive. En tout cas, il me semble que nous avons passé les dix minutes, ou alors nous n'en sommes pas loin, et actuellement je ne ressens rien... »

Bonne ou mauvaise nouvelle pour elle je n'en savais rien du tout, pourtant peut-être que cela démontré quelque part une importance non négligeable. Je me passe une main sur mon menton, terminant par me rasseoir face à eux.

    « Dans le fond, l'idée que Dylan a eut toute à l'heure n'était pas si mauvaise. Peut-être un peu dangereuse, mais de toute façon sans cobaye comment penses-tu pouvoir arriver à quelque chose ? Je t'imagine mal t'exercer sur des innocents et tu ne trouveras personne d'autre suffisamment fou pour accepter de se faire empoisonner dans l'unique souhait que celui de t'aider. Enfin, il va de soi que je ne resterai pas sans rien faire, j'ai ce qu'il faut pour encaisser le coup, le tout est de savoir sur quel distance ton pouvoir s’étend. C'est la seule donnée dont j'ai réellement besoin. Je ne t'énerverai pas, je n'ai pas à faire cela, toi par contre tu dois être dans la capacité d'activer ton don selon ton bon vouloir. Comme dirait l'autre : j'ai toute la vie devant moi. »

C'était plus ou moins vrai, en fait. La vie oui je l'avais, le temps peut-être pas. De toute manière, à mes yeux je ne pouvais malheureusement pas lui offrir plus. L'effort ne devait pas venir moi et pourquoi la forcer l'énerver alors que depuis le départ nous parlons de cette capacité à pouvoir contrôler son don ? Je ne suis pas là non plus pour lui faciliter la vie, il allait donc falloir que Bridget trouve en elle la force de vouloir aller plus loin qu'une simple ''crainte''.
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