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What you are doing is screwing things up inside my head

 
  
MessageDim 6 Sep - 16:53
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together
What you are doing is screwing things up inside my head
Wyatt & Bridget
« Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. »


Je me sens un peu penaude quand j'entends sa réponse. Ben oui c'est une personne comme tout le monde avant d'être le leader de la rébellion mais depuis que je connais son identité je ne peux m'empêcher de lui coller cette grosse étiquette sur le dos. Je me doute que je ne suis pas la seule à le faire et ça doit lui peser. Ça ne doit pas être facile d'avoir toujours sous la gorge le couteau du Conseil qui veut sa tête et sur ses épaules les espoirs de tous les membres de son organisation. Je déglutis, mal à l'aise d'être aussi stupide. Il faut que j'oublie, que je le vois juste comme Wayne, une voix tout simplement. Voilà pourquoi rencontrer quelqu'un est dangereux, il y a tout un passé, tout un statut à prendre en compte.

* Imagine que c'est un ami imaginaire. Juste un truc qui vient d'apparaître et qui n'existait pas avant. Il n'a grandit nul part, personne ne l'attends quand cette rencontre sera terminée. *

Je me concentre sur cette idée avant de relever les yeux vers Wyatt. Je n'ai pas le droit de lui reprocher de perdre son temps avec moi. Parce que dans le fond je suis égoïste je profite de loin des actions du groupe sans y participer. Alors au final s'il veut juste passer du temps à penser à d'autres choses pourquoi pas, je sais le faire après tout.

« Je suis désolée. J'avais pas vu les choses comme ça. Ça ne doit pas être marrant tous les jours. J'espère pour vous là-bas que vous avez trouvé un moyen d'avoir de l'eau chaude. »

C'est stupide mais si ce qu'on dit est vrai au sujet de ce campement sauvage j'espère que les Daëmoniens ont quand même de quoi vivre sereinement. Avec l'hiver qui arrive ça risque de ne pas être drôle tous les jours de faire du camping.

* Tu te proposes pour leur ramener des chamalows pour se réchauffer au coin du feu ? * demande-t-il en rigolant.

Dans l'absolu ce n'était pas dans mes intentions mais si ça peut faire oublier que je viens de le froisser peu importe. Et encore je suis loin d'avoir fini mes exploits. Il faut que j'insiste en parlant de cette mystérieuse femme qui semble être importante pour lui. Je regrette d'avoir ouvert ma bouche à ce sujet mais maintenant c'est trop tard et j'étudie sa réaction. On avait parlé des mots qui pouvaient blesser aussi sûrement que certains pouvoirs violents j'en testais l'efficacité sans l'avoir vraiment voulu. Dans l'absolu je voulais juste détourner la conversation de moi.

Honte j'écoute ses explications. On veut faire trop compliqué pour les aider au mieux et au final on fait moins bien que pour d'autres avec qui on ne veut pas forcément se casser la tête. Je me mords la lèvre en y songeant. Dylan tente de me réconforter en me disant que la question n'était peut-être pas stupide et qu'il était juste en train de se rendre compte de ses erreurs et qu'au final il saisirait probablement la prochaine occasion de le faire. Enfin maintenant c'est moi qui me sens conne et mal à l'aise.

« J'ai juste du mal à accepter l'idée que l'on puisse vouloir m'aider. J'ai déjà du mal avec les gens que je connais depuis des lustres alors toi que je connais pas je trouve ça suspect et étrange c'est tout. Je ne voulais pas insinuer quoi que ce soit... »
« Elle est légèrement paranoïaque en fait, c'est pas pour le plaisir qu'on se cache. » complète Dylan.
* Merci de ton aide. J'ai l'air d'une cinglé maintenant. *
* Si ça peut te faire bouger de ton trou, je t'en prie. *

Je lui lance un petit regard assassin avant de lever les yeux timidement vers Wyatt. Je le vois se lever et se retourner. Bah voilà, je l'ai vexé et il va partir en me laissant avec mes soucis. La logique voudrait que j'en sois contente parce que je n'aime pas qu'on parle de mes capacités, j'en ai peur alors je tente de l'étouffer sous d'autres problèmes. Mais quelque part l'idée d'avoir une véritable aide m'a donné l'espoir qu'un jour je pourrais cesser d'être nuisible et ne plus avoir honte ou peur. Je lui en voudrais presque d'avoir su faire naître cet espoir.

Mais il revient et reprend les choses où nous les avions laissées. Je hoche la tête à ses questions tout en essayant de suivre son raisonnement. Bon ok admettons que je ne sois pas un poison constant, je l'espère et je ne le saurais que le jour où quelqu'un tombera réellement malade. Je devrais peut-être forcer tout le monde à faire des tests parce que selon mes recherches ce poison est aussi nocif que de l’amiante ou des trucs du genre.

Dylan reste bouche bée et moi aussi lorsqu'il affirme que son idée est pas si stupide. Non mais sérieux ?! Quelle distance ? Je me tourne vers Dylan qui est le seul qui soit un peu plus conscient de ce que je sais faire. A dire vrai c'est lui qui s'y intéresse le plus pour trouver une solution. La dernière fois que j'ai eu une grosse crise il a inspecté les lieux.

« De ce que je sache ça peut aller jusqu'à 3 mètres mortellement. Tu te souviens la fois où on t'a appelé pour t'annoncer que Mike s'était... Tu vois quoi ! J'ai regardé autour de nous et dans un rayon de trois mètres j'ai trouvé des insectes, des rats morts. Disons par sécurité environ dix mètres. »

Dire que je suis mal à l'aise est euphémisme. Si ça se trouve ça va au-delà. Si ça se trouve la protection dont Wyatt est capable n'est pas assez résistante ou adaptée. Si ça se trouve je serais tout simplement incapable de faire quoi que ce soit. Il avait raison, je trouverais personne d'aussi suicidaire mais quand même je pouvais pas prendre le risque de l'empoisonner.

* C'est lui qui veut ! *
* C'est pas une raison Dylan ! Merde quoi quand même ! *

Je soupire en essayant réellement de ne pas paraître aussi nerveuse que je le suis. Cette idée c'est bien un truc dont seul Dylan est capable. Mais qu'il soit prêt à prendre le risque c'est du délire pur et simple.

« C'est sûr... Ça risque rien ? J'ai assez de trucs sur la conscience pour ne pas en rajouter. Une vie on en a qu'une ! »
« C'est peut-être un chat qui en a neuf... Vous nous dites quand vous êtes prêts. »

L'enfoiré, il est tellement déterminé qu'il est prêt à laisser des gens se sacrifier pour que j'apprenne. Mais dans le fond Wyatt a l'air sûr de lui, Dylan insiste sur ce point de manière subtile.

« Allez Bridg' fait pas ta chiffe molle ! Au pire du pire c'est Mademoiselle qui nous règle notre compte si c'est dangereux. »

Alors quoi il a l'intention de se proposer comme otage aux côtés de la tigresse pour éviter que le pire n'arrive ? Je ferme les yeux, de toute façon avant que toute question de sécurité se pose il faut que je puisse faire appel à ce don. Ensuite il faut que je me concentre sur le fait de le diriger comme je veux.

« OK... »

Je sers les dents et les poings en songeant quelques instants que je fais probablement une erreur de taille.

Bridget : « #3366ff »
Dylan : « #FF3300 »
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MessageMer 21 Oct - 21:03
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Je mords!..



La confidence noie la douleur.
Bridget VS Wyatt

C
omprendre ce qu’elle pouvait ressentir face aux réactions que je pouvais adopter ne m’étonnaient finalement que très peu. Dans un sens, je me suis toujours dit que chaque être vivant était unique alors pourquoi ne pas tomber sur un qui sort de la normalité ? Et d’un autre côté, il y a toujours ces appréhensions, ces questionnements. Malheureusement à s’interroger ainsi, il est bien rare de dénicher les bonnes réponses… J’accepte d’oublier ce qu’elle m’avait volontairement demandé au sujet de Jade, ou plutôt ‘‘de cette mystérieuse femme que je n’ai jamais aidée’’ pour pouvoir passer à autre chose, continuer d’avancer dans l’objectif que nous nous étions donné. Intentionnellement je ne dis pas un mot quant au fait de la soutenir dans le fastidieux apprentissage de son don. Je n’ouvre pas non plus mes lèvres pour commenter ma situation vis-à-vis de la Rébellion. Le temps de répondre à ces deux sujets viendraient, mais maintenant ça ne l’était tout simplement pas. Ma tête se tourne aux trois quart, mes yeux accordant un regard malicieux à Bridget avant de les déposer sur la Smilodon, me baissant pour avoir mon visage au niveau du sien. Mes doigts s’engouffrent dans son poil et j’entends Âdhya ronronner presque en sourdine. Je dois m’écarter si je comprends bien c’est ça ? Un discret mouvement du crâne avant qu’elle ne tende son cou pour frotter sa joue puis son front contre ma peau tiède. Ses longs crocs rappaient mon épiderme sans pour autant lui faire du mal. Et elle s’éloigne. Dix mètres de distance. Avant l’intercision nous étions tout simplement incapable de les mettre entre nous. À présent, c’est avec un profond regret que nous pouvions être séparé sur plus de distance. La voir partir avec tant d’aisance, tant de facilité alors qu’un peu moins d’un an plus tôt nous nous tordions sous la douleur me procuré un frisson désagréable. Alors que beaucoup de daëmoniens rêvaient de surpasser leur limite, cherchant à l’éloigner toujours de plus en plus, nous s’était complètement l’inverse. Je n’avais jamais su comprendre pourquoi les êtres vivants étant de la même espèce que moi avaient cette sorte de vice. Dans le regard ambré de la Tigresse il n’était pas difficile d’y lire un ‘‘fais attention à toi’’ alors qu’une sérénité surprenante l’enveloppée, elle ainsi que sa douceur éternelle. Enfin je me retourne sur Bridget et inspire un souffle rapidement comme pour m’offrir le courage qui me manquait. Sans douter de mes capacités, je craignais quand même un peu, c’est vrai, je l’avoue…

    « Aller ça ne risque rien, lances toi maintenant. »

J’espère… Je surveille qu’Âdhya reste bien en arrière et Dylan ne croyait pas si bien dire s’il m’arrivait quelque chose… Même s’il s’agissait bien là de mon propre choix, si ma vie prenait un réel risque, elle ne resterait jamais sans rien faire. Si nous pouvons à présent mettre plus de mètres entre nous, c’est bien la seule partie de notre lien qui a changé suite à ‘‘l’opération’’ l’union que nous avons l’un envers l’autre n’a fait que se renforcer. Malgré le fait qu’elle soit tranquillement assise, elle n’en reste pas moins très attentive. Les secondes s’écoulent alors que mon pouvoir est déjà lancé depuis longtemps, le médaillon pendant de mon cou et reposant contre mon torse était actif dès que je l’avais pris à Âdhya. Après tout rien ne me certifié qu’une poussée de stress n’allait pas la rendre vraiment dangereuse. La prudence est mère de sureté. Je ne prononce pas un simple mot, au contraire je tourne en rond, gardant mes deux sombres iris sur la jeune femme. Pendant un moment je me mis à me questionner, me demandant de quelle manière allait se manifester son don. Pourrait-il être visible ? Ou est-ce l’arrêt du chant des oiseaux qui nous dira que la machine est en route ? Mon âme, elle sentira le danger, ses sens animales lui dicteront que quelque chose devient menaçant. Quoi qu’il en soit, qu’importe ce qui la pousse activer son génie, rien ne nous empêché de parler non ? Sinon nous risquons de nous ennuyer fermement. Néanmoins, j’attends encore un petit instant, patientant en l’observant, la questionnant un peu du regard afin de savoir si tout va bien.
Mes yeux se lèvent sur le ciel azuré, une remarque assommant mon esprit à tel point que je remettais aisément la discussion à plus tard. Dans cette situation il y avait quand même une chose qui me surprenait et de laquelle je me rendais compte. De mon côté je n’avais jamais eu aucun souci majeur avec cette capacité incroyable qui m’appartenait. Le contrôle des o-parts. Rien n’avait été vraiment dure à gérer que ça soit de la manière de s’y prendre pour les activer, à celle de découvrir comment manier chacune des puissances que refermaient ces antiques objets. Finalement peu de monde avait eu ma chance car la vraie complication de mon pouvoir était de déterrer ces reliques. J’inspire profondément, perdu dans mes pensées. Au final, c’est peut-être ces remarques qui me poussent à aider ceux qui en ont besoin, ceux qui n’y arrivent pas. Le regard dans le vague s’est sans commandement que ma bouche s’ouvre, mes cordes vocales vibrant entre elle, faisant naitre un nouvel échange. La voix est faible, portée par l’air elle reste audible à l’oreille de tout être vivant. Au final, elle est peut-être juste douce et ce n’est pas volontaire.

    « Tu sais, je comprends la méfiance que tu peux me porter et je ne la jugerai jamais. Après tout, même si l’on dit de toi que tu es légèrement paranoïaque, je trouve plus sage de l’être un peu que pas du tout. Tout est mis en œuvre par les adultes pour faire croire aux enfants que le monde n’est pas dangereux. Cette part de vérité est liée d’un tissu de mensonge. Les gens en qui nous pouvons avoir vraiment confiance sont rares car le pieu peut être planté par n’importe qui. Un inconnu, un ennemi, un ami, un membre de la famille… N’importe qui… Peut-être au final que si je t’aide ce n’est pas pour te faire flipper c’est seulement pour que tu puisses maitriser la plupart de ces situations qui pourraient t’être mortelle. À part si tu tombes sur un daëmonien qui annule les dons, qui les inhibe ou qui s’en protège, tu es censée toucher la victoire du bout des doigts. Pour notre vie, pour nos alter-ego, pour celle de nos enfants lorsque nous en aurons, il est important que chacun de nous puisse se défendre. Sans contrôle du pouvoir tu ne pourras pas le faire. Ou du moins, pas totalement… »

Tu voulais savoir pourquoi je te venais en aide, peut-être que maintenant tout est plus clair pour toi. Sincèrement je l’espère parce que si jamais tu t’imagines encore d’autre chose toujours plus farfelues les unes que les autres, alors c’est que tu es complètement perdue ma pauvre Ivy. J’esquisse un sourire à ma pensée et soutient son regard que j’avais retrouvé pendant mes paroles. J’hausse les épaules, soulève les sourcils et étire une moue compatissante. Aller Bridget, montre-moi que ce n’est pas lui qui décide de quand sortir, montre-moi que c’est toi et toi seule qui est maitresse de la situation. Combien de personne est arrivé avant toi ? Tu n’es pas plus bête ou moins forte que les autres, tu peux le faire.

    « Peut-être aussi que quelque part, sans que je le sache j’ai besoin de me racheter par rapport à moi-même pour ce que je n’ai pas su faire au bon moment. »

C’était une pensée personnelle et merde, elle était pourtant sortie… Je secoue la tête en levant les yeux au ciel. Une main passe entre mes dents et je ne savais pas si c’était ou non un geste nerveux mais je me mettais à me ronger les ongles. Arrêtes ! La bienveillance maternelle que je n’avais jamais eu par une être humaine à l’aube de ma vie, c’était Âdhya et Deyn qui s’était charger de m’éduquer même sur les choses les plus basique ou les moins importantes. Après il y eut le sauvetage, la disparition éternelle de mon frère puis il y eut Cillian. Le plus vrai des frères que quelqu’un peut avoir sur sa route. Je baisse mes yeux en repensant à lui et à ce qui nous a mené, et même encore aujourd’hui, à ne plus pouvoir se voir en peinture. C’était le bon vieux temps… Un temps malheureusement révolu… L’effort d’aller le voir te paraît insurmontable ? Pourtant maintenant l’un comme l’autre ne pouvez plus trouver l’excuse de la distance… Je ne réponds à rien. Non pas que ca n’en vaille pas la peine mais surtout que je n’ai rien à redire à ça. Je n’avais pas de contre-argument alors quoi bon se mettre martel en tête ?

    « Pour ce qui est du confort du camp, nous sommes des daëmoniens. Il n’y a pas que des désavantages à posséder un pouvoir. Nous ne sommes pas que des monstres, nous pouvons être beaucoup plus de chose. » Je souris. « Ce n’est pas du cinq étoile c’est sûr, mais même si on nous a obligé à abandonner beaucoup de chose, nous sommes quand même ensemble. Activiste ou non de la Rébellion, et je trouve que dans notre chaos, c’est quand même beau ce genre de soutien. » Courte pause. « Bon et toi t’en es ou là de ton pouvoir ? »
WILDBIRD
  
MessageVen 27 Nov - 17:41
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Ft Wyatt & Bridget

La paranoïa est une caractéristique essentielle du criminel.Edward Bunker


Visiblement Wyatt était aussi cinglé que Dylan. A la différence que Dylan ne risquait rien du tout lui. Ces derniers mois dans les bois avaient du lui secouer les neurones dans les mauvaises cases pour accepter un truc pareil. Rien n'était moins sûr concernant sa protection. Je les observe se mettre en place avec la boule au ventre. Je ne voulais pas le tuer, je n'étais pas en situation de danger, peut-être que j'arriverais à l'éviter, à me concentrer sur la direction de cette molécule empoisonnée.

Arrête de cogiter et lance toi.

C'était tellement facile pour lui de dire ça. Wyatt me lance le top départ et je n'en ressent qu'une pression de plus même s'il assure que ça va bien se passer. Faut que je respire et que je repense aux fois où j'ai utilisé mon pouvoir. Faut que je retrouve où ça se situe exactement, d'habitude j'essaye tellement de refouler ça que le retrouver me demande pas mal de concentration. J'ai l'impression de scanner mon corps entier pour trouver le petit bouton ON/OFF de ce pouvoir capricieux.

Alors que je commence à toucher du bout du doigt ce pourquoi on est là j'entends Wyatt parler. Selon Dylan ça fait un moment qu'il poireaute il doit s'impatienter. Je l'écoute distraitement. Les parents font naître un faux confort ? Je me souviens que Maman nous racontait toujours qu'on risquait de mourir dehors, elle avait toujours une grande théorie toute neuve à nous raconter quand on trouvait de quoi la faire mentir. Peut-être que c'est à cause d'elle que je suis paranoïaque ? Il ne m'apprend rien en disant que les mauvais coups peuvent venir de n'importe qui. Maman se doutait sûrement pas que c'est moi qui finirait par mettre fin à sa vie. Je détourne les yeux discrètement en essayant de retrouver la sensation d'activation de mon don. J'en ai la gorge serrée, je ne sais pas quoi lui répondre.

Il en rajoute une couche mais cette fois-ci c'est plus un truc qui le concerne directement. Je relève les yeux vers lui. C'était facile de refaire le monde après coup, tout le monde oublie que dans le feu de l'action les choses ne sont pas aussi simples.

« La culpabilité ne mène à rien. Et peu importe le nombre d'inconnus que tu aides, le soir-même tu te sentiras bien mais tu auras toujours le goût amer de ne pas avoir aidé les personnes qui comptent vraiment. »
Souviens toi de ces mots parce que je les ressortirais un jour. T'es chiante avec ta tendance fais ce que je dis mais pas ce que je fais.

Je ne dis rien à Dylan mais un sourire en coin est visible. Il a raison je suis plutôt de bon conseil quand je m'y mets mais je suis tellement dure envers moi-même que c'est presque impossible que je puisse appliquer les conseils que je donne aux autres.

Bon, allez... Empoisonne le ! Enfin t'inquiète on va gérer il aura rien.

Je ne suis pas rassurée mais pendant qu'il papote sur les conditions de vie des rebelles je me concentre, j'aurais pu demander à Dylan de me mettre en rogne mais non c'est pas drôle, je veux pouvoir gérer ça du début à la fin. Pour une fois que j'ai l'occasion de pouvoir le faire.

« Avoue que ça t'éclate de faire griller des chamallows avec ta superbe épée qui lance du feu ! »
« Oui ça arrive... »

J'en transpire presque mais pendant que Dylan papote et imagine ce que ça peut donner son idée super brillante de l'utilisation de l'épée de Wyatt moi je bosse activement et finalement après une torture de neurones ça finit par se déclencher. Il en a fallu des efforts pour sortir tout ça. Et je sais à la vague qui monte en moi que le premier être qui tombe vraiment dedans y laissera des plumes. Alors maintenant il faut que je me concentre, il faut que je l'évite.

Respire... Le bon point c'est qu'on voit à peu près ce que tu fais. Pense que quoi qu'il arrive c'est toi qui a le dernier mot et pas ce poison.

Il est marrant, je suis toute crispée, hésitant entre me concentrer sur Wyatt et faire en sorte à ce que le poison n'aille absolument pas sur lui ou tracer une sorte de chemin pour ce poison. Ca semble fonctionner d'une manière ou d'une autre. Je suis à peu près presque sûre de ne pas l'avoir touché. Pour une fois je vois le poison, là où il passe c'est comme de regarder à travers une vitre floutée.

Ça dure cinq minutes avant que je ne me rende compte que je transpire pour de vrai et je finis par relâcher la pression en espérant que ça s'évapore ou quelque chose dans le genre. Je me laisse tomber sur les genoux pour respirer pendant que Dylan me serre doucement en me rassurant à voix basse juste pour nous deux.

« Alors ? Envie de vomir ou autre chose d'anormal ? »

Je relève la tête pour observer Wyatt quand quelque chose attire mon attention. Un poids mort qui chute dans notre direction. Je fronce les sourcils en comprenant ce que ça peut être. La seule chose qui me rassure c'est de me dire que c'est effectivement un animal sinon les plumes se seraient envolées en poussière pour disparaître au gré des vents.

« Une victime collatérale... C'est pas grave Bridg'. On a déjà fait un grand pas. Je suis certain que t'aurais presque pas tuer Wyatt si tu avais joué sans filet de sécurité. On recommence ? »

Il est tout guilleret mais moi je suis juste vidée. Je me laisse tomber dans l'herbe en guise de réponse. Il est pas question que je recommence aujourd'hui ou demain. Je suis à bout de souffle et mon cerveau menace de faire grève si je lui demande de fournir le même effort tout de suite.

Succès – Résultat =2 a écrit:
1-2 : Ça marche à peu près -1 de malus sur les prochains lancers
3-4 : Ça marche normalement.
5-6 : Ça fonctionne du feu de Dieu +1 de bonus sur les prochains lancers

Férocité – Résultat = 5 (6-1) a écrit:
1-2 : C'est pas très agressif comme poison.
3-4 : Encore heureux que Wyatt est derrière sa bulle sinon il tournerait de l'oeil.

5-6 : On aurait pu l'enterrer à ce stade, d'ailleurs ce serait pas une hirondelle qui vient s'écraser ?

Maniabilité – Résultat = 4 (5-1) a écrit:
1-2 : Aucun contrôle ça se répand de façon chaotique aux alentours
3-4 : Bridget peut contrôler le poison uniquement pour qu'il évite grossièrement Wyatt (quelques petits résidus peuvent l'atteindre)
5-6 : No soucis elle en fait ce qu'elle veut

Visibilité – Résultat = Face a écrit:
Pile : On ne voit pas le poison
Face : On peut apercevoir la brume empoisonnée, là elle passe tout est floue

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MessageSam 28 Nov - 22:14
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Je mords!..



Wyatt & Bridget


L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.


Je sens Âdhya réagir dans mon dos. Je n’ai pas besoin de me retourner vers elle pour savoir qu’elle s’est sèchement levée, son regard devant certainement fixer la femme. Les muscles bandés, elle n’avait aucune confiance. En moi sans aucun doute, mais pour l’avoir elle-même vécue, la Smilodon sait parfaitement que personne n’est infaillible. Les pulsions de son cœur se font plus rapide et je sens qu’elle est démangée de ne pas mettre un terme à tout ça. Mais elle ne grogne pas, elle ne feule pas. Elle reste seulement beaucoup plus attentive que moi, se méfiant de cette situation comme de la peste. Ses crocs dans sa jugulaire, elle s’était paraît à cette éventualité. Pour ma part je suis cet étrange brouillard des yeux et l’inquiétude de la tigresse me force indirectement à redoubler d’effort dans l’utilisation de mon propre don, renforçant inutilement la protection que l’amulette pouvait offrir. La fumée caresse ma main, s’éparpillant plus autour de moi qu’en moi, remontant vers les cieux, s’infiltrant dans la terre. Je suis tout ce que je peux des yeux, oubliant volontairement ou involontairement chacun des mots qui ne faisaient que ricocher sur mes oreilles sans jamais y rentrer.
Je fais tout ce que je peux pour venir en aide à Âdhya qui se retient de ne pas agir, me mettant en même temps à espérer que Bridget n’ait pas eu à la regarder. Mon âme, elle n’avait aucun regard méchant, meurtrier, carnassier ou je ne peux savoir quoi d’autre. Mais son visage s’était complétement fermé à l’image d’un coquillage refusant de s’ouvrir. Le message qui explosait d’elle était simple à comprendre. Réellement, je crois plus me concentrer sur la daëmone que sur la daëmonienne. Je tourne la tête vers elle et entend un faible râle d’anxiété sortir de sa gorge. Elle piétine, n’arrivant à ne se retenir que très peu, souhaitant enfin me rejoindre. Mais je secoue la tête de droite à gauche en apercevant ce trouble encore présent autour de nous.

Le silence et l’angoisse retombe à la clarté de sa voix fatiguée. Je quitte le regard de mon alter-égo pour le déposer sur la femme que je vois à genoux. Je me mords la langue pour ne pas dériver sur un sujet beaucoup moins sérieux et beaucoup plus gras. À la place de ça, je me dirige plutôt simplement vers mes affaires, y trouvant une bouteille d’eau, me rapprochant d’elle pour la lui tendre.

Pour quelqu’un qui ne sait pas encore contrôler ton don, c’est pas trop mal pour une première fois non ?

Un sourire sur les lèvres je ne quitte pas sa silhouette et décide finalement de reculer pour lui offrir un peu plus d’intimité, un peu plus de repos. Au moment même où je me décale, un bruit sourd, provoqué par le sol à la réception d’un poids mort, se fait entendre. Ma tête se penche, ça avait au moins le mérite d’être radical son don. On ne pourrait jamais l’embêter trop longtemps. Un peu comme Jade. Je passe une main sur mon visage et désactive mon propre don.

Je vais bien, j’ai toujours la forme. C’est plutôt à toi que l’on devrait demander comment ça va… ?!

J’avais peut-être désactivé mon pouvoir un peu trop tôt. Ma gorge me gratte. Les muqueuses de mon nez brulent avec légèreté. Ok, je relance sans plus atteindre la capacité de l’amulette, je n’ai pas envie de finir comme cet oiseau cloué au sol. Âdhya qui avait commencé à s’avancer fini par reculer. Je sais combien ces minutes ont été longue pour elle, je ne pouvais pas l’ignorer plus longtemps alors j’avance vers elle pendant qu’elle fait les cents pas, ses yeux restant planté dans les miens. Une fois à sa hauteur elle m’octroie un frottement de tête un peu virulent, me déstabilisant presque. Elle ronronne juste pour elle, juste pour moi, juste pour nous et clos ses paupières. Je n’ai pas besoin de trop me baisser pour avoir mon visage en face du sien, collant mes lèvres sur le dessus de sa grosse truffe, mes mains s’enfonçant dans son épais pelage. Accompagné par le vent, j’entends la proposition du Serpent et je secoue la tête amusée tout en restant face à Âdhya que je ne quitte pas.

Je pense que ça suffira pour aujourd’hui. L’une à besoin de se reposer et l’autre de se remettre de ses émotions. Ça ne sert à rien qu’elle force trop, elle risquerait plus de perdre le contrôle en travaillant dans l’état dans lequel elle est.
J’étais à deux griffes de la crise cardiaque, la prochaine fois je sais qu’elle m’aura…

Ce qui signifiait qu’il était effectivement plus sage de s’arrête là parce que la Smilodon n’attendra pas que l’arrêt cardiaque s’approche d’elle pour se défendre. Je patiente encore un peu et coupe encore une fois mon don me rapprochant de Bridget avec Âdhya, la précédente gêne dû au poison n’étant plus d’actualité. M’asseyant à côté d’elle, je cherche à croiser son regard, mettons ce don un peu de côté, discutons de choses moins usante, ça permettra de se vider peut-être un peu la tête. Peut-être… J’attrape la bouteille d’eau et y bois une gorgée.

Tu disais que la culpabilité ne mène à rien alors que pourtant c’est le bien qui nous y amène, pas le mal. Notre conscience nous poussant à bien agir nous fait comprendre là où nous avons pêché. Je ne vois pas vraiment ça comme de la culpabilité mais plutôt comme un remords. Un écrivain avait dit qu’il s’agissait d’un regret de ce qui aurait pu être mais n’a finalement jamais été. Je suis quelque part d’accord avec lui. Se remettre en question peut aider à grandir. Je ne veux pas rester un enfant capricieux toute ma vie. Je veux apprendre de mes erreurs afin de ne plus les reproduire.

Mais c’est mon choix de me comporter ainsi. Peut-être que je ne le montre pas bien, peut-être même que je ne me comporte pas de la bonne manière. Cependant là aussi j’apprendrais, là aussi je grandirai et je continuerai certainement ainsi pour un bout de temps encore. Mon âme se couche presque contre moi, observant Dylan.

Il n’est pas tellement sucrerie, mais cuire des marshmallows comme ça, ça serait juste dément. Enfin pour d’autre, mais je donnerai tout pour le voir galérer à nettoyer son arme après une petite grillade comme celle-ci !
  
MessageLun 4 Jan - 9:23
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Ft Wyatt & Bridget

La connaissance, c’est partager le savoir qui nous fait grandir.Olivier Lockert


C’est étrange, j’ai l’impression d’être complètement vidée et faible comme un nouveau-né pourtant quelque part je me sens paisible. Dylan émet un son entre le ronronnement et le sifflement. Si je l’avais pas entendu je l’aurais pas cru capable de faire une chose pareille. Mais passons, Wyatt semble aller bien, j’ai la tête qui tourne alors que je me concentre pour comprendre ce qu’il raconte.

« Si j’étais si au point j’aurais pas tout lâché bêtement. Je vais jamais pouvoir rentrer chez moi. »
Imagines qu’il veuille vraiment te faire du mal. Il pourrait le faire tranquillement maintenant.

Merci Dylan de ne pas me laisser une seule seconde pour me détendre. Mais je sais que dans le fond il n’en pense pas un mot. Je me relève d’un demi-millimètre en voyant une ombre foncer droit sur Wyatt. Même si je l’avais voulu j’aurais rien pu faire dans mon état. Heureusement il l’esquive de justesse en se dirigeant vers son propre Daëmon. Je me laisse tomber mollement sur le sol en esquissant simplement quelques gestes pour entrer en contact avec ma moitié qui semble être aussi vidé que moi mais qui a pourtant assez d’énergie pour continuer à blaguer.

« Moi ? Je décède doucement mais tout va bien… »
« C’est normal les étoiles que tu vois ? J’ai combien de têtes ? »

J’ai l’impression d’avoir du plomb dans le bras mais je parviens à le repousser quand il colle le bout de son museau contre mon nez me faisant loucher façon Moogli devant Kaa. Je suis presque sûre qu’après ça je vais avoir des courbatures pendant plusieurs jours. Faut croire que la petite gym que je fais dans la chambre n’est pas suffisante pour accuser le contre coup de ce don lorsqu’il est utilisé à un haut taux de toxicité. Non je ne parle pas de choses bizarres, je fais vraiment du sport pour m’entretenir avant de finir obèse à plus de 100 kilos. Même si c’est vrai qu’en théorie le sport de chambre devrait m’aider à accuser le coup. Mais passons, je n’ai même pas la tête à dire des cochonneries, je préfère me vautrer comme une larve alors que Wyatt et Âdhya reviennent vers nous.

« Quand je dis la culpabilité c’est celle qui nous ronge la cervelle et qui nous empêche de vivre… »
« Comme la tienne quoi ! »

Je lance un regard noir alors qu’il revient se coller à mon nez et je lui souffle dans les naseaux pour le faire reculer avant d’amorcer un premier essai pour me relever. J’arrive à caler mes coudes sous moi pour être un peu relevée mais j’ai l’impression que ma tête pèse une tonne pour ma nuque et c’est dans un effort immense qu’elle ne tombe pas en arrière mollement. Je grimace en parvenant enfin à m’assoir. J’ai vraiment mal partout.


« On veut tous apprendre de nos erreurs. Mais avant ça il faut assumer les conséquences de ses erreurs et se donner les moyens de ne pas les reproduire. Sur le papier ça parait simple : « Je ne mentirais pas. » Mais est-ce qu’un mensonge pour éviter une blessure compte ? Est-ce que le mensonge par omission fait partie de ma promesse ? Il y a tellement de nuances de gris dans ce monde qu’on n’est pas sûr de retomber sur la même pour dire d’avoir retenu la leçon et de pouvoir l’appliquer. »

Je jette un coup d’œil à Dylan qui lui semble moins se prendre la tête à discuter guimauve flambée avec Âdhya. J'aurai presque un sourire moi aussi si je n’avais pas mal partout. Combien de muscles composent un corps humain ? Parce que là j’ai l’impression qu’ils me font tous souffrir les uns après les autres y compris à certains endroits où je ne pensais pas qu’il y avait quoi que ce soit de contractable.

« Grandir, grandir… C’était plus marrant quand on était enfant ! Moins prise de tête. »

Je souris alors que Dylan repense à nos sorties sur le bord de la mer quand on était petits et qu’on arrivait à s’échapper. Je repense aussi à cette époque plutôt légère où je n’avais pas conscience de ce don pesant que j’avais en moi.

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MessageMer 6 Jan - 18:17
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 4137Nombre de RP : 237Âge réel : 26Copyright : © Morphine & Cookie.Avatar daëmon :
Wyatt S. OrdwiganADMIN-JVAISPASFAIREUNPAVE...OUPS! ♥|| èé
Je mords!..



Wyatt & Bridget


Le mensonge est une insulte à l'intelligence. Et puis, souvent, les vérités que l'on déteste apprendre sont celles que l'on a le plus intérêt à connaître.

Je baisse la tête et hausse seulement les yeux sur Bridget alors qu’elle relève cette histoire de culpabilité, un sourire étirant mes lèvres dès qu’elle aborde un autre thème tout autant sensible que le premier. Je garde le silence et me rend compte de combien cette femme à pu me pousser à réveiller ainsi les tréfonds de mon cerveau. C’était probablement aussi pour ce genre de cas que j’aimais être avec elle bien qu’avant aujourd’hui cela ne se produisait que par un échange téléphonique.

Un mensonge reste un mensonge, qu’importe ce pour quoi il a été fait. ‘‘Mais non ne t’inquiète pas tu y arriveras !’’ puis ‘‘J’ai peur qu’il ou qu’elle échoue…’’ Ça fait du bien d’entendre la première phrase on se sent épaulé, on a l’impression que l’on croit en nous, on se sent plus fort jusqu’à ce que l’on découvre la vérité et un pilier s’écroule. ‘‘Tu n’avais pas confiance en moi, tu doutais de moi…’’ Qu’il soit enrobé de bonnes volontés ou non, il finira par blesser. Il est certain que lorsqu’il est prononcé en ne pensant pas à mal, personne n’aura une quelconque culpabilité face à ça. ‘‘C’est le père noël qui apportent les cadeaux !’’ finis par un ‘‘Papa ?! Maman ?! Mais…’’ Incompréhension, déjà enfant on se sent trahit même si plus tard on se plait à suivre le voyage de ce personnage inexistant sur google map le soir du vingt-quatre décembre. On aimerait encore être dans cette époque d’ignorance et croire qu’il existe, on aimerait encore être enfant. Pourtant si on nous avait toujours dit qu’il s’agissait là d’un conte, la magie aurait pu être la même si on s’en donne les moyens. Il n’y a pas que les cinéastes ou les écrivains qui peuvent nous plonger dans un autre monde, nous sommes tous des êtres humains. Des souvenirs d’adulte que j’ai, je crois n’avoir jamais menti. Je me suis tu, préférant ne rien dire, tant pis si je peux paraitre morose ‘‘ça va aller, ne t’en fais pas’’. Ça finira toujours par aller bien, il faut que ça aille bien sinon autant mettre fin à sa vie si c’est pour vivre dans une tasse de café sans jamais vouloir en sortir.

Dans mon éducation on m’avait toujours appris qu’il était mal de mentir. Bien sûr comme tous les enfants, je m’y étais tenté mais rapidement la couleur de mes fesses passant au rouge me força à me raviser. Vu que je ne pouvais pas mentir et cela sous aucune forme, j’usais sans limite de la franchise. Elle fait mal aussi mais pas de la même manière. Plus jeune je ne comprenais pas la nuance, maintenant je comprends qu’il vaut mieux apprendre une vérité plutôt que de sourire à un mensonge cachant la réalité des choses.
Nouvelle gorgée et je tends la bouteille d’eau à la femme me rendant compte seulement maintenant qu’elle avait peut-être besoin de se désaltérer après l’effort qu’elle avait pu fournir.

Que ça soit provoqué en mentant ou en étant sincère, la culpabilité rongera toujours chacun de nos organes. Elle est comme ça ni plus ni moins. Soyons franc, ce n’est pas pour avoir corné un livre que tu vas t’en vouloir, si ? En tout cas pas moi. Je demanderai pardon mais j’oublierai très vite, ça ne perturbera certainement pas ma vie. Je pense que l’on culpabilise à partir du moment où le sujet est important pour soi-même.

De mon côté, j’avais parfaitement reconnu mes fautes, je sais ce qu’elles ont pu provoquer, je le vois et suis même le premier concerné par elles. Enfin tout ça je le pense et c’est en se relevant que l’on essaie de ne pas les reproduire nos fautes. Nos corrections ne seront sans doute pas parfaites, mais elles seront faites avec acharnement, désir et résolution. C’est une exigence personnelle qui, lorsqu’elle est faite avec le cœur, est plaisante à réaliser sinon on ne le ferait pas. Sinon il est inutile de s’en vouloir en sachant qu’aucun effort ne sera fourni pour essayer de corriger les blessures que l’on a pu causer. Volontairement, je ne porte pas plus d’attention à la phrase de Dylan… Je ne savais pas comment s’est passé leur plus tendre enfance mais la mienne, ou tout du moins une partie, a été tout sauf marrante. C’était un peu comme être né au mauvaise endroit, de la mauvaise mère. Heureusement que notre espérance de vie n’est pas la même que celle d’un très grand chien, sinon j’aurais pu vraiment dire que je n’avais profité que d’un bien triste voyage sur cette planète.
  
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