Retour dans la nature {Erwan}

 
  
MessageVen 24 Avr - 15:29
Groupe
avatar
InvitéInvité
C’est par une magnifique journée ensoleillée que Max et Lynn décidèrent de remettre leur entraînement matinal quotidien à quelques heures plus tard. Pour une fois, ils avaient décidés, le soir d’avant de s’accorder une grasse matinée. Andrew n’avait pas besoin de Max au bar, ils avaient donc congé. Et la veille, ils avaient fini très tard. En fait, la veille, c’était un peu dépasser comme mot, car ils avaient terminé le service de Max le matin même à 4h. Donc effectivement, on peut dire qu’ils n’avaient vraiment pas été motivés à l’idée de se lever à 6h du matin pour aller s’entraîner dans la cave comme d’habitude. C’est donc à 11h qu’ils se décidèrent enfin à se lever. Enfin, Max se leva et parti prendre une douche. Lynn, elle, resta couchée dans son panier pour chien énorme à ronronner comme une bien heureuse, ressentant le plaisir que son daemonien avait de sentir l’eau chaude couler sur son corps. Lorsqu’il sortit de la douche, une éternité plus tard, si vous demandiez l’avis de la panthère noire, Max, vêtu en tout et pour tout d’une serviette nouée autour de la taille se dirigea vers son armoire. "Bon, ma belle, tu veux faire quoi aujourd’hui, que je puisse m’habiller en conséquence ?" La féline se leva, sorti de son panier, s’étira de tout son long en avant, puis en arrière et posa un regard doux, tendre et presque maternel sur l’homme couvert de cicatrice. "Je me disais qu’on aurait pu aller faire un tour dans la forêt, histoire de changer de mode d’entraînement et peut-être, pourquoi pas, faire un tour chez les rebelles, faire un rapport. Même si on a pas vraiment grand-chose à rapporter… ?"

Max approuva le choix de sa daemone et choisit donc sa tenue en conséquence, qui se révéla être un short ¾, un débardeur ainsi qu’un débardeur noir, laissant apparaitre son torse musclé à volonté. Il fit ensuite signe à la féline de le suivre et ils se dirigèrent vers la cuisine dans le but de se faire un petit déjeuner plus que copieux. Il y avait trop longtemps qu’ils n’avaient pas pu déjeuner correctement, genre plus qu’un bol de céréale et un steak décongeler à la va-vite pour la féline. Bref, la veille, il avait eu le temps de lui acheter un bon gros morceau de viande, un morceau de choix, bref, un festin pour la féline avec qui il partageait tout. Lui, il se cuisina un bon déjeuner complet, œuf au plat sur du bacon, des tartines et un yaourt pour finir tout ça. Bien sûr, un café pour aider à faire passer les restes de fatigue. Ils prirent le temps de déjeuner tranquillement et une fois terminé, Max enfila ses chaussures, prit ses clés, ouvrit la porte, laissant Lynn passer avant lui, puis il sortit et ferma la porte à clé. Ils se rendirent tranquillement à l’arrêt de bus le plus proche et attendirent sagement assis sur le banc, à regarder le ciel. A part quelques morceaux de cotons que le vent faisait avancer à un rythme presque imperceptible, le ciel était d’un bleu éclatant. Puis le bus arriva et ils montèrent dedans. A mesure que le bus continuait sa route, s’arrêtant aux arrêts demandés, il se vidait gentiment mais surement. Les quelques humains qui avaient osés prendre le bus des daemoniens étaient bien vite descendu en voyant Lynn monter dans le bus. Mais Max n’allait pas s’en vouloir pour cela. Il y avait des bus autorisés au daemoniens et d’autre réservés aux humains, s’ils ne voulaient pas croiser de daemoniens, qu’ils prennent ceux qui leur étaient interdits !

Ils descendirent du bus au dernier arrêt, il leur restait encore un bout à marcher, mais cela ne les dérangeait absolument pas. La panthère se colla contre la jambe de Max et ensembles, d’un même pas, ils se mirent en route. L’harmonie entre eux était telle qu’il marchait au même rythme, s’arrêtant exactement en même temps, nul besoin de parler pour se comprendre. Mais leur lien si fort n’avait pas que des avantages. Chaque blessure de Max, Lynn en héritait. Elle avait donc exactement les mêmes cicatrices que son âme sœur, cachées sous sa fourrure noire. Max s’en était longtemps voulu de la voir ainsi abimée par ses plaies à lui. Car la souffrance n’était pas seulement physique. Psychologiquement, elle souffrait autant que lui, elle aussi avait eu des crises d’angoisses. Tout ce que ressentait Max, Lynn le ressentait de même intensité. Parfois c’était bien, d’autres fois non. Il s’en était voulu longtemps que leur lien soit si fort et qu’elle souffre tout autant que lui des coups qu’il recevait et il avait fallu de la patience à la panthère pour faire comprendre à Max qu’elle était bien plus heureuse ainsi que s’ils avaient eu un lien moins fort. Mais même s’il avait fini par comprendre, il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir lorsque sous une caresse survenait une ancienne cicatrice. Tout comme Lynn s’en voulait pour chaque marque indélébile que Max portait sur lui, pour elle, c’était la preuve indécente qu’elle n’avait pas su protéger son âme-sœur. Le seul être qui comptait à ses yeux à l’époque et encore aujourd’hui. Ils avaient des amis, mais Lynn ne s’attachait pas trop aux autres daemons ou daemoniens. Pour elle, il n’y avait que Max qui comptait.

Lynn ayant une vue plus perçante que Max aperçut la forêt bien avant lui. Et sans rien dire, elle s’élança au petit galop vers la forêt, ivre de joie de pouvoir enfin être libre, dans son environnement, si on ose dire. Elle n’avait rien contre la ville, elle savait qu’elle était nécessaire à Max, mais chaque retour dans la nature, même pour une durée courte lui prodiguait une joie sans pareille. Et Max le savait, leur lien lui permettait de sentir toute la joie de son âme lorsqu’elle pouvait poser les pattes sur un sol mou, tendre et naturel. C’est pour cela, que sans la consulter, lui faisant une surprise, chaque fois qu’il avait des vacances, il avait décidé qu’ils viendraient s’installer dans le camp des rebelles pour qu’elle puisse être libre plus facilement et plus longtemps. Car si Max aimait lui faire plaisir, ce n’était pas souvent qu’ils pouvaient s’en accorder le privilège, la route jusque-là était longue et ils n’avaient pas très souvent plus d’une demi-journée pour se rendre ici, y passé quelques heures et rentrer ensuite.

La panthère se mit à courir autour de Max avec insistance, partant devant et revenant vers lui pour recommencer ensuite. Lorsqu’elle se retrouvait en milieu naturel, Max avait remarqué qu’elle parlait le moins possible, même en pensée, retrouvant ses instincts primitifs, ou presque. Il se mit à courir pour la suivre. Ils coururent donc un moment dans la forêt avant que la panthère ne s’élance sur un arbre et y grimpe. Max prit l’arbre le plus proche avec des branches basse pour pouvoir grimper lui aussi. Il se refusait de limiter la panthère dans ses heures de liberté. Alors sans rien dire, il la suivait, d’arbre en arbre. Lynn s’éclatait comme une folle et même si Max peinait un peu à la suivre, la joie de sa panthère suffisait à lui faire oublier que lui ne s’amusait pas tant que ça en fait. Ils passèrent quelques heures ainsi à vagabonder dans les arbres, bien évidemment la cadence ralentit un peu après quelques minutes. Lynn les guidait à travers la forêt et bientôt, elle tomba au bord d’une falaise. Elle redescendit sur le sol et de plaçant sur un rocher surplombant la falaise, elle rugit furieusement, de joie. Pour la faire entendre de tous. Elle voulait que le monde entier sache qu’elle était plus heureuse que jamais. Et une fois descendu, Max joignit son hurlement au rugissement de la féline sombre.
  
MessageSam 2 Mai - 23:42
Groupe
avatar
Date d'inscription : 30/11/2012Nombre de messages : 1399Nombre de RP : 172Âge réel : 18Copyright : © Lou'Avatar daëmon :
Erwan A. Valentini
« And if somebody hurts you
I wanna fight »






My hunger it grows and it won't let me go,
and it burns in my chest. I'm homeless
Marina Kaye






Le fraîcheur de la rosée ébranle tout doucement ma peau. Ce sont d'abord les muscles de mes doigts qui se contractent, agitant infiniment mon majeur et mon index. Le noir qui embrume mon esprit perd de son obscurité et peu à peu, j'entrouvre les yeux, apercevant la faible lueur bleue du ciel. C'est dans un étirement léger que je sens le sable sous mon dos, dans mes cheveux. Je tourne lentement la tête vers la droite. Ma princesse dort encore paisiblement, gracieusement étendue. Sa douce frimousse calme respire la beauté et le souffle du monde sauvage. C'est dans un sourire que je viens effleurer son esprit encore endormie. Elle ouvre timidement les yeux, plongeant ses prunelles sombres dans les miennes. Elles sont d'abord douces et chaleureuses, caressant mon regard avec un amour indescriptible. Puis son esprit se réveille, ses sens s'animent et son regard s'allume de cette lueur de braise. Elle fronce les sourcils puis s'étire. Je l'observe me tourner le dos en grommelant sans un mot.

Je demeure quelques instants allongés sur le sable à regarder le ciel se réveiller, bercé par les sons des vagues qui meurent à nos pieds. Il commence peu à peu à retrouver sa délicieuse couleur bleutée, celle qui donne envie de sentir et de profiter du dehors. C'est donc dans un dernier étirement que je m'assieds sur le sable, une main contre le front. Je la fais ensuite glisser dans mes cheveux afin de retourner l'infinité de petits grains de sable qui s'est engouffrée. Je baille sans me soucier de la tête de nounours des cavernes. Saphira m'imite, gardant la tête posée contre ses pattes. J'observe les flots qui ondulent avec harmonie. Quelques mouettes volent au-dessus de nos têtes, chantant avec l'océan. Nous avions besoin d'une nuit au bord de la mer Saphira et moi. Ma mère avait toujours rêvé de nous emmener dormir au bord de la mer, Éléanore et moi. Un frisson terrible parcourt ma peau. Ma mère me manque. Son sourire, son regard, sa voix. Je n'ai jamais osé revenir en Italie après mon arrivé à Lindwuën University.

Saphira me donne une petite tape dans les côtes. Je tourne le regard vers elle. On rentre ? Rentrer où ? L'Italie ? Il est vrai que mon pays me manque aussi. L'odeur italienne, la cuisine italienne, les paysages italiens, et la langue aussi. Je me mets alors à fredonner une chanson qui a bercé mon enfance. Una mattina, mi son alzato. Oh bella ciao, belle ciao, bella ciao, ciao, ciao. Une mattina, mi son alzato, Y ho trovato l'invasor. Ce chant révolutionnaire hantait toujours les pensées de mon père et il nous arrivait quelques fois de la fredonner ensemble. Saphira me tape une seconde fois au niveau des côtes. Je soupire et me lève. Oui, on y va. Nous quittons donc la plage dans un silence de mort, bercés tous deux par des souvenirs du passé. Saphira, encore non stabilisée, gambadait dans le jardin sous la forme d'un petit labrador noir, Éléanore souriait de toutes ses dents sur la balançoire et je tirais dans un ballon en tentant de marquer malgré le gaule redoutable qu'était mon père. C'étaient de beaux souvenirs.

Nous entamons notre marche, en empruntant la falaise qui borde de l'océan. Après une bonne heure de marche, le bruit de la mer s'éloigne, l'odeur de l'iode s'estompe et le sable devient terre. Peu à peu, les arbres de la forêt lèchent la grande falaise. Saphira gambade doucement, admirant le vide à quelques centimètres de ses pieds. Je l'observe, les mains dans les poches. C'est alors qu'un bruit sourd retentit. Saphira se dresse, baisse les oreilles et se met à grogner, montrant les crocs. J'avance lentement, apercevant au loin un homme, habillé d'un short trois quart et d'un débardeur noir mettant en valeur son torse musclé accompagné d'un félin au pelage noir. C'est une femelle, gronde Saphira. Hmm, leur odeur n'est pas familière à Saphira. Nous venons alors à leur rencontre. Saphira grimpe sur un rocher, prenant de la hauteur, les toisant du regard en grognant. Je m'avance à mon tour, et dans un calme olympien je demande :
Qui êtes-vous ?
Très banale comme approche, mais c'est la première phrase qui m'est venue.
  
MessageMar 16 Juin - 19:31
Groupe
avatar
InvitéInvité
Hors sujet:
 

Ils étaient heureux, tout simplement. Le vent soufflant sur eux, s’engouffrant dans la fourrure de la panthère. Max regarda en bas et Lynn l’imita, c’était tellement haut. Tellement grisant. L’adrénaline était là, juste sous la surface, elle ne demandait qu’à sortir, chez l’un comme l’autre. C’était comme ça depuis des années. En ville, ils manquaient souvent de sensation forte, pour cela qu’ils allaient souvent, la nuit, vagabonder sur les toits des heures durant. Enchaînant les figures et les prouesses dignes des plus fous des cascadeurs. Après avoir hurlé pendant une bonne minute, vidant leurs poumons à l’unisson, Max était grimpé sur la grosse pierre que Lynn avait prise pour marchepied et il s’y allongea à demi. La panthère vint se caler contre lui et il la caressa distraitement. "C’est tellement merveilleux les moments qu’on peut partager. J’ai souvent du mal à comprendre comment on peut ne pas nous aimer. Je me sens tellement complet quand je suis avec toi. Comment ne pourrais-je pas me considéré comme normal ?" "Souvent, ceux qui ne comprennent pas préfère détester. Nous leur faisons peur, alors ils nous détestent pour le cacher. Dans leur monde, une panthère est un animal sauvage et dangereux et voilà que toi, tu es lié, par l’âme, à un animal qu’ils ont considéré toute leur vie comme dangereux, sauvage et inapprivoisable. Comprends-les, même si eux ne font pas l’effort de nous comprendre, nous ne devons pas les imiter."

Comme toujours les paroles de la panthère étaient sages et pleines de sens. Mais il y avait une chose que Max ne comprenait pas, encore et toujours. "Mais les parents, ils ne sont pas censé aimer leurs enfants dans toutes circonstances ?" "Max, mon ange, tu ne comprendras jamais. Tes parents ont été ignobles. Ce ne sont pas de vrais parents, leur place au sein de la société était plus importante que la famille. Ils n’étaient pas faits pour être parents. Même si tu avais été "normal" selon eux, donc humain, ils n’auraient pas été de meilleurs parents. Ils sont le genre de parents qui n’ont jamais de temps pour leurs enfants, quoiqu’ils fassent ou disent. " Lorsque Lynn parlait des parents de Max, elle ne pouvait jamais se retenir de grondé en même. Elle avait toujours eu une rancœur tenace contre eux, pour avoir osé traiter Maxime, leur propre fils, comme ils l’avaient fait. Elle ne l’accepterait jamais, surtout que Max en souffrait encore quand il y repensait. Jamais elle ne pourrait leur pardonné et qu’ils n’aient pas à croisé le chemin de la panthère un jour, car ils passeraient un sale quart d’heure.

Sans se rendre compte du temps qui passait, ils restèrent là, allongés sur cette pierre, à parler de tout et de rien, à se réconforter, à se cajoler et tout un tas d’autre chose. Puis après quelques heures, ils décidèrent qu’il était peut-être temps de reprendre gentiment le chemin du retour, tranquillement. Ils venaient de se lever et de prendre la direction de la forêt et du retour quand Lynn tourna les oreilles et resta aux aguets. Max tourna la tête dans la direction et il vit ce qui avait attiré l’attention de son âme. Un homme, daëmoniens vu le félin qui marchait à ses côtés approchait. Plus ils approchaient, plus Lynn était nerveuse et ce n’était pas habituel. Elle se mit à gronder et il comprit pourquoi en entendant l’autre panthère gronder aussi. "Une femelle, et elle n’a pas l’air franchement amicale…" "Attendons de voir si son daëmonien est plus amical. Peut-être que c’est l’inverse de nous…" Elle lui envoya par la pensée un sourire, mais ne cessa pas de gronder en fixant l’autre panthère. Elle était très gentille, mais n’aimait pas vraiment les gens qui se pointait d’emblée de mauvaise humeur. Et personne ne pourrait faire de mal à Max, tant qu’elle serait là pour veiller au grain, elle tenait à ce que ceux venus avec des mauvaises intentions en soit avertis. Le daëmoniens leur lança avec un calme semblant être à toute épreuve :

" Qui êtes-vous ?"

Lynn gronda plus fort et montra les crocs lorsque l’autre panthère grimpa sur un rocher pour se mettre en hauteur. Loin d’être prête à se soumettre Lynn comptait bien lui montrer qu’elle n’était pas prête de laisser gagner la nouvelle venue. Elle remonta sur la pierre ou Max et elle, étaient allongés juste avant et sa queue se mit à fouetter l’air violemment. La noiraude n’était pas contente du tout et elle ne se privait pas de le faire savoir. Max s’approcha de sa moitié et posa gentiment une main sur son épaule et finit par répondre au daëmonien :

"On ne t’a jamais appris la politesse ! Les gens poli disent bonjour pour commencer. Je suis Logan et voici Lynn. Et vous, qui êtes-vous ?!"

Pour une fois, c’était Max qui restait calme tandis que Lynn, normalement, la plus sage et raisonnable des deux ne voulait pas démordre de se défis avec l’autre panthère. A croire que c’était le concours de celle qui grognerait le plus fort. Non mais je vous jure des fois…
  
MessageMer 24 Juin - 7:51
Groupe
avatar
Date d'inscription : 30/11/2012Nombre de messages : 1399Nombre de RP : 172Âge réel : 18Copyright : © Lou'Avatar daëmon :
Erwan A. Valentini
« And if somebody hurts you
I wanna fight »





On s’insulte avec l’espoir que quelqu’un viendra vous en dissuader,
on se bat avec l’espoir que quelqu’un viendra vous séparer.
proverbe chinois






L'homme a un visage carré, des cheveux courts et des épaules droites. Son regard est dur mais brille d'une adorable lueur noisette. Il doit mesurer un peu plus d'un mètre quatre-vingt. Il est donc un peu plus grand que moi, musculature impressionnante, bien supérieur à la mienne, elle aussi. Par conséquent, la féline au pelage noir semble de taille égale à celle de Saphira, leurs musculature fine mais puissante doit également s'égaler, à en déduire par la vitesse et l'habilité avec laquelle la panthère noire saute sur le rocher. Saphira ne la lâche pas des yeux, montrant moins les crocs que la Daëmone de l'homme, mais son grognement rauque est plus puissant. Je les regarde toutes les deux. On se croirait dans une jungle où le combat ne se fait pas par les muscles mais par la puissance et la profondeur de leur grognement. Ils ressemblent à un échauffement. Le temps de faire chauffer les cordes vocales avant de se mettre à rugir comme des tigresses. Elle baissera les yeux et la voix avant moi ! Sentant la détermination de la Daëmone, je compris que rien ne la raisonnerait (comme toujours à vrai dire).

C'est alors que l'homme ouvre la bouche pour me reprocher mon impolitesse. Je lève un sourcil. Il est vrai que « bonjour » aurait peut-être été plus intéressant qu'un « quel est votre nom ? ». Je m'attends à ce qu'il ne se présente pas après ça, pourtant il le fait. Logan & Lynn. Lorsque le nom de la Daëmone retentit le sang de Saphira ne fait qu'un tour. Elle l'imprime et un frisson la parcourt. Elle a un nouveau nom à inscrire dans sa liste. Celle où elle raye chaque prénom lorsqu'elle a réussi à prouver qu'Elle était la meilleure, la plus belle, la plus grande. Moi, de mon côté, je regarde l'homme, sans bouger, ni même émettre un seul son, lorsque la question se retourne. « Et vous qui êtes-vous ? » Oui, qui sommes-nous ? Nous sommes une âme coupée en deux. L'une a deux pattes, de sexe masculin, brun. L'autre a quatre pattes, de sexe féminin, jaune tachetée de noir ... et reine de tout ce qui vit et a vécu, ajoute ma Daëmone avec un naturel presque convaincant. Je ne prends pas le temps de soupirer et répond à ce fameux Logan :
Erwan. Et elle, c'est Saphira.
J'opte pour oublier le « bonjour » oublié.
Et elle n'aime pas trop les nouvelles têtes.
J'ai pensé important de le préciser. Le comportement de Saphira peut choquer de nombreuses personnes et il est temps d'être préventif pour éviter les massacres. Je me gratte la joue d'où une petite barbe commence à pousser en fixant l'homme. Est-il Rebelle ? Je ne l'ai jamais vu dans le camp et sa barbe bien taillée et son regard vif ne me donne pas l'impression qu'il vit là-bas d'ailleurs. ... et j'aurais déjà senti c'tte boule de poil noire à l'odeur nauséabonde ! Aller, aller.. Bien sur. Je mets mes mains dans mes poches et demande tranquillement à Logan :
Qu'est-ce qui vous amène par ici Logan ?
Je tourne ensuite la tête vers le vide non loin et le paysage qui s'étend au loin. C'est magnifique. Mais je commence à saturer de la grandeur de la nature. Je fais de mon mieux pour m'harmoniser avec la nature, mais lorsqu'on a connu les lits, les couettes et la sensation rassurante que procure un toit, vivre en harmonie avec la nature devient plus contraignant. Toute fois, il faut le reconnaître, comme l'explique le docteur chinois dans le récent Godzilla : l'homme croit que c'est lui qui a le dessus sur la nature. Mais c'est une erreur. La nature aura toujours le dessus sur tout être vivant.
Je suppose que ce doit être pour cette beauté-là ?
Le vent de la plaine remonte le long des falaises, s'engouffre dans les rochers en sifflant et vient fouetter mon visage. Je m'enivre de cette sensation en souriant doucement.
  
MessageMar 22 Sep - 9:12
Groupe
avatar
InvitéInvité
Spoiler:
 




L’inconnu ne se décide toujours pas à prononcer le "Bonjour " oublié, mais je décide de ne plus en faire façon, de toute manière, c’est un peu tard. Et je n’ai pas vraiment envie d’envenimer les choses. De Toute manière, Lynn est déjà bien assez énervée sans que je ne m’amuse en plus à provoquer le jeune homme, et donc sa daëmone qui a l’air d’être une peste… "Si elle continue, la Peste va apprendre que je peux en être une aussi, si on me cherche !" Malgré moi, je souris en voyant Lynn si colérique alors que ce n’est pas vraiment dans ses habitudes. Elle n’a jamais aimé qu’on lui manque de respect, ou à moi, mais en général, ce genre d’individus, elle les ignores, plutôt que de répondre à la provocation. Elle doit être mal lunée… "Tu veux que je te montre si je suis mal lunée ?! " "Hey ho, si tu veux t’en prendre à quelqu’un, continue à t’en prendre à l’autre panthère, moi je t’ai rien fait…" La panthère m’envoie une image d’elle blasée et je soupire intérieurement avant de me concentrer à nous sur le daëmonien qui les présentes. Lui c’est donc Erwan et voici Saphira. Lynn gronde de plus belle et commence même à faire le dos rond en envoyant un coup de patte dans le vide, devant elle, en direction de Saphira. Je me dis qu’il vaut mieux les laisser reglé leur différent entre elle, qu’elles finiront bien par trouver un terrain d’entente, surtout que j’ai toute la journée s’il le faut. Je m’adresse donc Erwan pour tenter de justifier le comportement légèrement irrationnel de mon âme :

"Navré, normalement, elle n’est pas comme ça, mais elle n’aime pas trop les gens qui l’agresse dès le premier regard… Elle est de mauvaise humeur en plus aujourd’hui."

Ce qui n’est absolument pas vrai vu le programme que nous avons eu. Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas apprécié qu’on nous dérange surtout avec un comportement aussi agressif venant du daëmon… Elle n’a pas vraiment l’air d’avoir envie de me répondre et je décide de laisser tombé à chercher une raison à son comportement. Erwan me demande ce qui nous a attiré ici et son regard dérive ensuite sur le paysage. Il finit par répondre lui-même à la question en disant que c’est probablement le paysage qui nous a attiré ici… Pourquoi le contredirais-je, ce n’est pas totalement faux… Je hoche donc la tête en silence. Lynn continue de grogner et de fouetter l’air avec sa queue, puis après un moment, d’un seul coup, elle cesse tout cela, regarde l’autre panthère, renifle dédaigneusement, comme si elle se foutait de sa tronche et descend de son rocher pour venir se frotter contre ma jambe.

Ce qu’elle vient de faire n’est qu’à moitié raisonnable, c’est une provocation risquée. Elle entend ma pensée et me répond "Qu’elle essaie seulement de m’attaquer la peste, elle va avoir une surprise de taille je pense ! Je ne suis pas une panthère de salon, MOI !" Je secoue la tête en soupirant mais ne répond rien.

  
MessageSam 17 Oct - 10:46
Groupe
avatar
Date d'inscription : 30/11/2012Nombre de messages : 1399Nombre de RP : 172Âge réel : 18Copyright : © Lou'Avatar daëmon :
Erwan A. Valentini
« And if somebody hurts you
I wanna fight »





She's so dangerous,
that's girl is so dangerous.
Akon






Une sorte de combat s'est tout de suite établie entre les deux félines. Rien d'étonnant après tout. Saphira a provoqué la jolie femelle noire en première, il est normal qu'elle y réponde. Elle doit avoir un minimum d'honneur, car après tout, c'est vrai qu'il est difficile de rester bouche bée devant le comportement exécrable de ma demoiselle. Le regard toujours tourné vers l'étendue du paysage, je ne vis pas le dos rond de la panthère noire ainsi que son coup de patte de le vide à l'égard de ma Daëmone. Je ne sentis que la terrible fureur qui saisit la totalité des membres de Saphira. Furieuse d'une telle réponse, elle courbe à son tour le dos et montre les crocs, ne retenant pas un grognement rauque rempli de reproche. Je décide donc de quitter la nature des yeux pour me rapprocher de ma moitié qui murmure toutes les injures de la terre dans sa tête. Dans un sourire, je pose une main sur son crâne. Elle frisonne et me grogne dessus, faisant claquer sa mâchoire près de mes doigts. La voix de Logan résonne et je lève les yeux vers lui. Je lui souris lorsqu'il termine sa phrase. J'ai l'impression d'être en face de moi. A m'excuser pour le comportement injustifiable de ma moitié – au contraire de lui, en fin de compte –. Je lève une main en l'air en lui répondant d'un air légèrement désespéré et amusé :
Owh, vous savez, j'ai la même à la maison. Un petit rire nerveux s'échappe de mes lèvres. M'enfin, je ne peux pas dire pour elle que c'est à cause d'une journée mal commencée puisqu'elle est comme ça à n'importe quel moment de la journée.
Saphira me jette un regard furieux, puis fouette l'air de sa queue, relevant fièrement la tête. Les yeux mi-clos, elle ressemble à une princesse qui dissimule sa frustration. Logan a hoché la tête pour affirmer qu'il était ici pour la beauté de l'endroit sur lequel nous nous trouvons. Il n'a rien ajouté de plus ; et il n'y avait certainement rien à ajouter de plus après tout. Lynn, sa Daëmone qui n'a pas cessé de grogner et de fouetter l'air de sa queue finit par s'arrêter. Saphira repose son regard de feu sur elle. Elle fronce les sourcils. La panthère renifle dédaigneusement, se foutant littéralement de Saphira pour finalement retourner dans les pattes de son Daëmonien. Je lève un sourcil. A quoi joue-t-elle ? Saphira la regarde alors avec un mépris qui n'a pas d'égal puis se met à pouffer de rire. Elle rit sans s'arrêter pendant de longues secondes puis s'arrête tout d'un coup comme Lynn quelques minutes avant. Retrouvant un air sérieux et impassible, elle lance entre ses crocs :
Erwan, cassons-nous. On a autre chose à faire que de jouer avec des gosses de l'école maternelle.
Elle relève la tête comme elle sait si bien le faire et fait demi-tour pour s'éloigner de Logan et de sa Daëmone. Je la regarde s'éloigner de quelques mètres puis me retourne vers Logan en particulier :
Navré de même, mais moi je n'ai pas d'excuses pour elle. Voici ce qu'elle est.
Je jette ensuite un regard rapide sur la panthère noire. Je peux voir le même feu et le même désir hardent qui anime ses yeux. Elles ont plus de points communs qu'elles ne le croient. Erwan, viens on se casse ! m'appelle-t-elle. J'ignore totalement son appel. J'ouvre à nouveau la bouche :
Vous comptez rester longtemps ici ?
Question futile, mais qu'importe, je n'ai rien à faire aujourd'hui et c'est certainement la seule personne que je rencontrerais. Puis, je n'ai pas envie de me coltiner l'humeur exécrable de ma moitié. J't'emmerde !


Plouf :
 
  
Message
Groupe
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1