Et si l'amour était une drogue ?

 
  
MessageMer 24 Juin - 18:25
Groupe
avatar
Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
Réalité ou illusion ? Évènements à venir ou déjà produits ? Tant de question qui me tourmente. Cette fois-ci, alors que je me croyais allonger bien confortablement sur mon lit, je me retrouve dehors, entouré par une foule de gens, tous autant pressés les uns que les autres de se rendre à leur destination. Je n’y comprends rien, où suis-je ? À Perth ou bien à Merkeley ? C’est difficile à dire, comme je viens tout juste d’emménager dans la région je ne reconnais pas encore très bien les bâtiments qui se trouvent aux alentours. Tout ce que je sais, pour le moment, c’est que la personne que j’incarne est une femme. En tout cas, c’est ce que sa démarche me laisse croire. Celle-ci est accompagnée d’un magnifique cheval noir, un daemonienne peut-être ? Probablement.

Maintenant que j’ai la conviction qu’il s’agit-là d’une vision, je sens mon estomac se serrer en sachant que quelque chose est sur le point de se produire. C’est bien cela la conséquence de mon pouvoir, mes visions me montrent toujours un moment manquant, important, voir même dangereux, qui est sur le point de ce produire, mais dans quel but ? Je n’en sais rien, mais ce futur est inévitable et j’attend avec une nervosité grandissante la suite des évènements. La jeune femme continue de marcher sans se soucier de rien, elle pénètre dans le parc du coin, toujours suivie par son daemon. Alors qu’elle contourne un buisson à sa droite, une ombre apparaît à ses côtés et le geste qui suit est si rapide qu’elle ne peut intervenir. Aussitôt apparu, le voleur disparaît avec son butin, soit le sac à main de la jeune femme.

- Byron ? Est-ce que ça va ? Tu es tout pâle. C’est encore une nouvelle vision ? Décidément, elles ne te laisseront jamais dormir tranquille.

Si j’avais à définir la vision que je venais de voir, je l’aurai décrite comme étant tout simplement horrible. Comment peut-on faire du mal ainsi ? Comment des gens peuvent-ils êtres aussi méchants ? Tout en grommelant, je me redressai et hochai la tête pour répondre à ma daemonne, allongée tout près de moi. Encore une fois, cette révélation inattendue allait se produire au courant de la journée, mais il m’était impossible de savoir quand exactement. Que pouvais-je bien faire pour porter secours à cette jeune femme ? Difficile de la reconnaître d’ailleurs, je n’avais pas été en mesure de voir son corps. Soupirant, je me retournai pour voir mon réveil, qui indiquait six heures et quelques poussières. C’était l’heure de se lever, une nouvelle journée venait de commencer.

Sans pour autant oublier cet événement, j’avais tout de même l’intention de profiter de cette journée de congé. Avec un peu de chance, peut-être tomberai-je directement sur ce moment si je passais le plus clair de mon temps dans le parc le plus près pour m’y détendre un peu. Praline semblait être enchantée par cette idée, mais je n’avais pas non plus envie de passer toute ma journée assis sur un banc à attendre le moment venu pour me transformer en héros. Si j’étais témoin de cette scène horrible, tant mieux, mais si ce n’était pas le cas... et bah tant pis. J’allais simplement prier pour qu’un bon samaritain aide cette jeune femme si jamais je n’étais pas présent. Dans tous les cas, je mis le pied à l’extérieur en début de matinée pour aller faire quelques courses au centre-ville, rapidement suivi par la lynx.

Si j’avais partiellement oublié les évènements de ce matin, ceux-ci me revinrent brusquement quelques heures plus tard. Alors que je sortais de la boucherie dans laquelle j’avais acheté quelques charcuteries, j’aperçu sur le trottoir d’en face une jeune femme aux cheveux noirs, accompagnée d’un cheval noir. La dame ne me disait rien au premier coup d’oeil, mais le daemon était clairement celui-ci que j’avais vu en vision. Sur le coup, je me figeai, ne sachant pas quoi faire. Cette daemonienne allait poursuivre sa route jusqu’au parc, où un voleur était prêt à lui sauter dessus pour lui dérober ses biens, je ne pouvais donc pas rester là sans rien faire. Sentant mon hésitation, Praline se tourna dans ma direction, préférant suivre le plan de sa moitié plutôt que d’agir sur un coup de tête.

« Qu’est-ce que tu comptes faire ? »
« Je ne sais pas. Ma vision est inévitable et j’aimerais qu’il en soit autrement. Que j’intervienne ou non, le voleur obtiendra son sac. »
« Et si tu la suivais ? Tu dis que tu ne peux rien y changer, mais tu peux essayer de la protéger, non ? »

Cette idée ne passa pas dans l’oreille d’un sourd. Sans perdre davantage de temps, je me lançai à la poursuite de la jeune femme, car celle-ci avait pris un peu d’avance sur nous à cause de mon hésitation. Même si ma tentative échouait face au voleur, au moins j’aurai essayé quelque chose et je ne pourrais plus m’en culpabiliser par la suite. Tout en essayant de ne pas perdre de vu la daemonienne, je tentai d’être le plus subtile possible, pour ne pas éveiller de soupçon. Alors que la nervosité augmentait, j’espérais être en mesure de repousser cet éventuel agresseur. Qu’allait-elle penser de moi si j’intervenais pour la sauver, mais qu’au final, le voleur me foutait la pire raclée de ma vie ? Oula, il valait mieux ne pas y penser, je ne voulais pas avoir l’air d’un imbécile.

Finalement, le parc apparu devant nous. J’étais prêt à passer à l’action.
  
MessageJeu 23 Juil - 21:25
Groupe
avatar
Date d'inscription : 22/11/2012Nombre de messages : 3106Nombre de RP : 149Âge réel : 22Copyright : Air (C'EST MALI) (avatar) ; .TITANIUMWAY (signature) + Nora Roberts & Victor Hugo (citations)Avatar daëmon : Tatouage de phénix sur l'omoplate gauche. Un phénix qui s'enflamme.
Kayla P. LaneFire burns into me
It consumes me




« La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. La reprendre à zéro est impossible... On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. »
Pierre Bottero

Il fallait que je m'éloigne un moment. Trop c'était trop. Je me sentais glisser, je me sentais partir d'une certaine façon. Il fallait que je fasse quelque chose, que je me défoule. Que toute cette colère, cette tristesse, cette haine s'en aille un peu ; du moins pendant quelques heures. Difficile de ne pas penser à tout ce qui s'est passé ces derniers mois. Je ne me sentais pas trahie, ce n'est pas le mot. On ne peut pas se faire trahir par quelqu'un qu'on estime pas. C'était un sentiment difficile à décrire mais je ne voulais surtout pas que ma fille le ressente. C'est pour ça qu'il faut que je m'éloigne aujourd'hui. Décidée, je me lève subitement pour aller prendre une douche bien chaude dont j'ai le secret. Même ça ça ne me détend pas. Je râle intérieurement en m'habillant. Que vais-je bien pouvoir faire ? Du sport ? De toute façon, que puis-je en effet faire ; pas de travail pour l'instant, pas d'argent. J'ai rien et je dépends des autres et ça, mon dieu, ça m'agace. Du coup, comme je me suis levée tôt, je vais voir Elyana qui dort toujours et passe un moment à la regarder. Non je ne regrette pas, mais c'est si difficile en ce moment ... Je caresse tendrement sa joue et m'enfuis de la maison, Altaïr derrière moi. Il ne dit rien et ne tente pas de me résonner non plus. Il sait que ça ne sert à rien pour le moment.

J'ai erré une bonne partie de la journée, perdue dans mes pensées, évitant le plus de gens possible. Je n'ai aucune envie de voir des gens. Entre ceux qui pensent toujours que je suis une criminelle et ceux qui ont l'air de m'encourager, je ne sais plus où donner de la tête. En plus, j'ai du mal à contrôler mon don ces temps-ci. Avec toute cette colère, je suis constamment sur les nerfs et afin d'éviter de cramer tout et n'importe quoi, je m'isole. Si seulement j'avais encore les bêta bloquants qu'Eva utilisait ... Mais je n'ai pas d'argent pour ça, alors ça devra attendre. Je serre les poings et continue de marcher sans but. Je n'ai pas non plus envie de faire les magasins, ni même les regarder. Je ne pourrais rien acheter de toute façon. Il serait peut-être temps que je trouve un job. Je secoue la tête. Plus tard. Toujours plus tard. Je m'imagine me retrouvée coincée avec des gens, des inconnus qui vont me dévisager parce que j'ai fais la une de pas mal de journaux. J'en tremble rien que d'y penser !

Je devrais peut-être faire quelque chose pour me défouler, évacuer toute cette tension. No way d'aller voir un psy ; jamais ils me verront ceux-là. Les idées germent dans ma tête, mais sérieusement, je n'en vois aucune qui soit possible. Et je commence légèrement a désespérer. Pourtant je suis jeune, ma vie n'est pas complètement fichue, si ? Et tout ce désespoir fait que je me relâche subitement, relâchant par la même occasion mon contrôle précaire sur mon don. Ma main s'enflamme comme du papier et je m'arrête pour regarder, sentant la douleur monter petit à petit. Ais-je la force pour arrêter ces flammes ? Ma main se met à trembler, et la douleur est de moins en moins supportable. Je me force à me calmer, ralentir mon pouls et peu à peu, le feu s'éteint. Laissant ma main tremblante. Serrant les dents contre la douleur, je me remets à marcher. Je ne sais pas trop ce que j'ai fait pendant tout ce temps, mais c'est déjà l'après midi. J'ai encore plusieurs heures devant moi avant de rentrer chez Mali. Ma fille me manque bien sûr, mais je sais qu'elle est en sécurité là bas. Plus qu'avec moi et ma perte de contrôle. Je ne veux pas lui faire du mal, ni à Louise, ni à Mali ni à quiconque. Incendier une maison ou tout autre chose est si facile ..

Je ferme les yeux et souris en imaginant un brasier. J'adore la chaleur des feux, des braises encore rouges qui n'ont qu'une envie, c'est d'être réanimées. C'est douloureux mais tellement beau ... Mais pourquoi je pense à ça moi ? Il faut que je me ressaisisse ! Altaïr est bien d'accord avec moi et semble un peu plus joyeux à cette idée. Finalement, je pense que nous allons passer nos dernières heures de la journée dans ce parc. J'y ai quelques souvenirs, même s'ils ne sont pas tous bons. Je marche tranquillement, les mains dans les poches quand Altaïr se met à ma hauteur. « Nous sommes suivis. » Je fronce les sourcils et lui faisant parfaitement confiance (même si un peu parano de temps en temps), je ralentis. J'accroche mon sac à deux mains. Pour une fois que j'ai un sac avec moi, on voudrait me le voler ? Parce que je vois que ça ! Il n'a pas l'air imbibé d'alcool donc, c'est soit pour ça, soit pour une raison que j'ignore. Néanmoins, il est mal tombé. C'est un homme (avec des courses apparemment, vu le bruit de sac) avec un lynx. Qu'importe. J'aime pas qu'on me suive. Subitement, je me retourne, lui lançant mon sac à la figure histoire de le frapper. Heureusement pour lui, mon sac n'est pas si lourd que ça. La prochaine fois, j'y mettrais des cailloux tiens.

« Cessez de me suivre ! Qu'est-ce que vous voulez ? Mon sac ? »

Voleur de pacotille ! Mal tombé, c'est bien ce que je disais. En plus, je ne suis pas d'humeur. J'observe l'homme devant moi, serrant mon sac contre mon épaule. Il n'a pas l'air d'avoir besoin d'argent -que je n'ai pas. Il a intérêt d'avoir une bonne explication. Le feu menace de resurgir, trop content que je m'énerve ..
  
MessageMer 19 Aoû - 22:58
Groupe
avatar
Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
Toujours prévoyante et discrète, Praline suivait en silence son daemonien sans pour autant lâcher la demoiselle des yeux. Elle n’avait relevé aucun signe de sa part quant à leur présence derrière elle, ce qui était plutôt bon signe. Jusqu’à présent, la vision du jeune homme s’avérait être exacte, comme d’habitude, et le voleur n’allait pas tarder à se montrer. La lynx était sur le point de bondir sur le criminel lorsque la jeune femme se retourna vivement dans leur direction en les menaçant de son sac qu’elle tenait fermement dans ses mains. Plus que surprise par se retournement de situation, Praline s’immobilisa. Le fauve sentit alors son poil s’hérisser et l’idée que le cheval vienne la piétiner pour porter secours à sa daemonienne lui traversa l’esprit. Effrayée, elle serra les dents et fit quelques pas en arrière, prête à fuir à tout moment. Cependant, la présence de Byron l’empêchait d’agir ainsi, elle allait donc devoir faire face au danger.

La réaction de la jeune femme fut loin d’être douce et prévisible, d’autant plus que son geste brusque dans ma direction me figea littéralement sur place. Le coup qu’elle me porta par la suite était assez douloureux, malgré la légèreté du sac et je la remerciai mentalement de ne pas y avoir mis des trucs plus lourds que ça, comme des pierres ou des briques par exemple. Par reflexe, je portai ma main sur ma joue douloureuse et je reculai de quelques pas pour rester hors de portée de cette tigresse, me doutant bien qu’elle n’hésiterait pas à me frapper une seconde fois. Apparemment, elle se sentait menacée par ma présence, même si j’ignorais le pourquoi du comment. Pour le moment, la chose la plus importante que je devais faire était de m’expliquer à cette jeune femme pour ne pas prendre le risque de recevoir un nouveau coup de sac dans la gueule.

- Attendez ! Il y a simplement un malentendu ! Je ne cherche pas à voler votre sac, au contraire, je vous suivais seulement pour vous prévenir que...

C’est à ce moment qu’un détail important me frappa de plein fouet, me coupant ainsi dans mes explications. La dernière vision qui m’avait frappé la nuit dernière ne s’était pas du tout dérouler de cette façon. Mon pouvoir m’avait permis de voir cet événement à venir pour que je puisse être en mesure d’aider cette jeune femme et voilà que je me retrouvais coincé, accusé d’avoir tenté de voler son sac. Les rôles avaient carrément été inversés. Pourtant, lors de ma vision, j’avais été en mesure d’apercevoir le visage du voleur un bref instant, certes de profil, et j’étais persuadé qu’il ne s’agissait absolument pas de moi. Malgré les lamentations et les supplices que Praline m’envoyaient pas télépathie, je ne pouvais me résoudre à quitter cet endroit sans avoir éclairer ce mystère qui me perturbait au plus haut point.

Alors... pourquoi ce retournement de situation ? Mes visions s’étaient toujours avérées exactes jusqu’à aujourd’hui, pourquoi celle-ci était-elle différente ? Pourquoi ce voleur ne s’était-il pas pointé entre temps ? Tant de questions auxquelles il m’était impossible d’y répondre. Pour le moment, du moins. Mon attention se porta ensuite sur cette jeune femme. J’ignorais si c’était vraiment le cas, mais j’avais l’impression qu’elle était, en quelque sorte, responsable de ce changement. Était-elle en mesure de neutraliser mon pouvoir d’une quelconque façon ? Peut-être que son propre pouvoir lui permettait de changer l’avenir, voilà ce qui expliquerait bien des choses. Dans tous les cas, cette demoiselle m’intriguait énormément, car c’était bien la première fois que mon pouvoir échouait.

- Je... je suis vraiment désolé, je vous ai confondue avec quelqu’un d’autre, madame, toutes mes excuses. Pour me faire pardonner, ça vous dirait d’aller prendre un petit café ? Je connais l’endroit parfait et ce n’est qu’à quelques pas d’ici.

De plates excuses, mais j’espérais qu’elles seraient efficaces. Comme la menace du voleur était écartée, il me tardait d’apprendre à mieux la connaître. J’avais fait une longue pause avant d’ouvrir la bouche à nouveau et le large sourire que je lui offrais allait peut-être m’aider à me faire pardonner. À mes côtés, Praline m’interrogea mentalement à propos de ce que je venais de dire, puisqu’elle ne comprenait pas très bien mes intentions. Alala... une si belle femme, je ne pouvais pas la laisser partir comme ça.
  
MessageMar 1 Sep - 23:46
Groupe
avatar
Date d'inscription : 22/11/2012Nombre de messages : 3106Nombre de RP : 149Âge réel : 22Copyright : Air (C'EST MALI) (avatar) ; .TITANIUMWAY (signature) + Nora Roberts & Victor Hugo (citations)Avatar daëmon : Tatouage de phénix sur l'omoplate gauche. Un phénix qui s'enflamme.
Kayla P. LaneFire burns into me
It consumes me




« Il suffit d'un instant. Un regard. Une rencontre.
Pour bouleverser une existence. »

Anna Todd

D'accord, je n'y avais pas été de main morte. Forcément, je ne suis pas dans un bon jour et il faut avouer qu'en partant, je n'étais déjà pas de bonne humeur. Alors le fait qu'on me suive et qu'on tente de me voler ... Du moins, c'est ce que je pensais. L'homme a l'air surpris et porte sa main à sa joue. Quoi, il n'a pas l'habitude qu'une femme se rebelle ? Je hausse les sourcils, étonnée mais tiens mon sac tout près de moi. Pourquoi ne recule-t-il pas, pour prendre la fuite au lien de rester là ? Son daemon ne semble pas très rassurée non plus, je l'ai vu regarder Altaïr. Pourquoi le regarde-t-elle ? Tout ça ne rime à rien et je secoue la tête pour me remettre les idées en place. Ils ne semblent pas très à l'aise tous les deux, comme s'ils étaient pris par surprise, comme s'ils ne s'y attendaient pas. Tant mieux. Je me demande pourquoi je reste là, sans bouger. Je devrais partir, prendre la fuite, non ? Ce n'est pas ce qu'une victime ferait ? Mais non, cet homme m'intrigue. Je n'avais plus ressenti ça depuis un moment. Néanmoins, c'est à mon tour de me tenir sur mes gardes. Qui sait ce qu'il va inventer pour se justifier ? Et peut-être essayer de me berner ? Altaïr me signifie que je vais trop loin et que c'est probablement un malentendu. Malentendu mon œil oui ! L'homme se dépêche de s'expliquer. Du moins, il tente de le faire. - Attendez ! Il y a simplement un malentendu ! Je ne cherche pas à voler votre sac, au contraire, je vous suivais seulement pour vous prévenir que... Pourquoi est-ce qu'il ne continue pas sa phrase ? D'ailleurs, ce qu'il dit n'a aucun sens. Il ne veut pas voler mon sac mais me prévenir. De quoi donc ? Je n'ai pas besoin de baby-sitter moi. Je sais me défendre. Ne sait-il pas qui je suis ? Ne regarde-t-il pas les journaux ? Je finis par croiser les bras sur mon torse, à attendre que monsieur daigne sortir de sa rêverie.

« Me prévenir de quoi ? »

Dis-je sur un ton un peu plus sec que je ne l'aurais voulu. Je grimace une seconde avant de me reprendre. Pourquoi est-ce que je me sens désolée de lui parler sèchement ? Après tout, c'est lui qui me suivait pour ... pour je ne sais pas quoi. Je reste campée sur mes positions tandis que son regard était sur moi. Je fronce les sourcils, un peu gênée. Pourquoi ne détourne-t-il pas son regard ? Altaïr est aussi perplexe que moi, mais pas pour la même raison. Lui, il se demande toujours pourquoi ces deux là nous suivaient. Bon, d'accord, c'est tout aussi important que le regard de cet homme. Mon dieu qu'il a de beaux yeux ! Mais pourquoi je dis ça moi ?! Je fronce les sourcils, étonnée par moi-même avant de me reprendre. Lui, il est toujours en mode 'pause', du coup, j'ai tout le loisir de le détailler. Il n'a pas l'air d'un voleur, au fond. Mais les apparences sont trompeuses, non ? Il a l'air d'un homme banal qui était en train de faire ses courses. Sauf qu'il à eu l'idée de me suivre pour je ne sais quelles raisons. Raisons qu'il n'a l'air d'avoir envie de me donner. Je pourrais bien lui tirer les vers du nez, ce serait assez facile. Mais son visage plutôt ... sympathique m'arrête. J'enquêterais plus tard.

Le voilà qui ouvre finalement la bouche après cette longue pause où je me suis sentie observée. D'ailleurs, j'ai fais pareil. Que va-t-il me sortir cette fois ? La suite de l'excuse, peut-être ? Je ne sais toujours pas pourquoi il me suivait. - Je... je suis vraiment désolé, je vous ai confondue avec quelqu’un d’autre, madame, toutes mes excuses. Pour me faire pardonner, ça vous dirait d’aller prendre un petit café ? Je connais l’endroit parfait et ce n’est qu’à quelques pas d’ici. D'accord, celle là je ne m'y attendais vraiment pas. Il m'invite vraiment à prendre un café ? Je regarde Altaïr pour voir si il a entendu la même chose que moi. Et il prétend s'être trompée de personne ? Soit. Je ne sais pas si je dois le croire, mais il s'excuse. Je hausse les épaules. Que dois-je faire dans ce cas là ? Je me sens un peu désemparée. Personne ne m'a jamais invitée comme ça, de but en blanc. Ah si, Mali, mais c'était pour une tout autre raison. Je me pince les lèvres tout en réfléchissant. Le feu en moins se calme tandis que mes pensées tourbillonnent à mille à l'heure. L'étalon ne sait pas non plus s'il faut accepter et observe la féline. Il a toujours eu un regard bienveillant, plus que moi. Et il est beaucoup moins têtu que moi. Normal, je gagne tout le temps. Il lève les yeux au ciel tandis que je me décide enfin. Mon cœur bat à cent à l'heure, mais je n'ai rien à perdre à le suivre. A moins d'être un très bon acteur, il ne me fera pas de mal. Son grand sourire en dit long et je me sentirais presque rougir. Non, je ne céderais pas. Ce n'est pas parce que monsieur à une belle gueule qu'il devrait avoir tout ce qu'il veut. Quand il se rendra compte qu'il n'est pas tombé sur la plus facile ... il va le regretter. C'est bien ; il doit fuir. Je ne suis pas une bonne personne. En attendant, prendre un café avec un inconnu devrait être ... distrayant.

« D'abord, ne m'appelez plus madame. C'est moche et ça fait vieux. » Et je suis encore jeune. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ajoute : « Kayla. Et Altaïr. » tout en regardant l'étalon noir qui pose un regard plus chaleureux que moi sur nous deux suiveurs.

C'est toujours mieux que madame de toute façon. Mon regard se pose à nouveau sur l'homme et je lui réponds enfin, après cette attente, un sourire énigmatique aux lèvres.

« Va pour le café, alors. »

Murmurais-je, comme si j'allais le regretter. Un café et puis je pars. On ne se reverra jamais de toute façon. Et puis, quand il comprendra à qui il a à faire, il prendra ses jambes à son coup, et ce ne sera pas plus mal. Je fais un pas de côté pour qu'il ouvre le chemin.
Cela me stresse, tout à coup.
  
MessageLun 12 Oct - 18:49
Groupe
avatar
Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
J’étais tellement absorbé par mes pensées que je n’avais aucunement pris conscience de l’embarras que j’avais causé suite à mon long silence. En tant normal, j’aurai été d’accord sur le fait que c’était devenu plutôt gênant, mais avec cette femme tout juste devant moi, j’étais complètement dépourvu de mes moyens. Je tenais à ce que notre première rencontre se déroule bien, puisqu’elle avait accepté de venir avec moi. D’un autre côté, je me trouvais stupide de ne pas lui avoir proposé quelque chose de plus intéressant que de venir boire un café, mais sur le coup, c’était la première chose qui m’était passé par la tête. Ce n’était pas le genre de rencontre que j’étais habitué de faire lorsque je rencontrais une femme, mais bon... c’était bien de faire quelque chose de différent pour une fois.

Okay, déjà une première règle à respecter ; ne plus l’appelez madame. D’accord m’dame, je tâcherai de faire attention. J’étais plutôt habitué à ce genre de truc, car la plupart des femmes que je rencontrais se donnaient un malin plaisir à me nommer toutes leurs restrictions à l’idée de débuter une nouvelle relation. Pas de sexe avant le premier soir, garde tes mains près de toi, ne m’appelle pas après tel heure ou encore ne te pointe pas chez moi ce weekend... Donc bon, si cette Kayla n’avait qu’une seule règle à me faire respecter, il s’agissait bien de la moins exigeante que j’avais eu la chance de connaître jusqu’ici. Euh... une seconde, avais-je bien entendu ? Elle s’était bien présentée sous le nom de Kayla ? Sur le coup, je me disais que je l’avais peut-être confondue avec une autre, car après tout ce n’était pas un prénom très rare, mais le nom de son daemon me fit comprendre qu’il s’agissait bien d’elle.

Madame Lane, une ancienne chef rebelle. De toutes les femmes que j’aurai pu croiser aujourd’hui, il avait fallu que je tombe sur elle ! Du coup, je regrettais un peu la proposition que je venais de lui faire, mais il était trop tard pour revenir en arrière. Praline se pointa alors dans mes pensées pour me faire remarquer que je prenais le verre à moitié vide. Elle avait raison sur le fait qu’il ne s’était encore rien passé entre nous deux, je n’avais donc rien à craindre. Pour le moment, du moins. D’ailleurs, ma daemonne me fit voir l’autre côté de la médaille. En tant que rebelle, c’était une opportunité pour moi de discuter avec l’un des miens et ainsi espérer obtenir quelques informations sur ce qui se déroulait ailleurs, étant donné que Perth était assez tranquille pour le moment et que je me tenais loin de toute agitation qui pouvait avoir lieu.

- C’est un honneur pour moi de faire votre connaissance, Kayla et Altaïr. Je suis Byron et voici Praline.

Celle-ci, comme par réflexe, se raidissait dans l’attente d’entendre quelques moqueries de la part des deux autres en ce qui concernait son prénom. La lynx commençait à être habituée de ce genre de réaction lorsque sa moitié procédait aux présentations, mais elle n’y pouvait rien, puisqu’elle ne l’avait pas choisi. Cependant, Praline savait que son nom avait une grande signification pour son daemonien, elle n’avait donc jamais eu l’intention de le changer même si elle en avait les moyens. Mais bon, passons. Avant de me mettre en route vers le café le plus proche, je jetai un rapide coup d’œil au lynx en haussant les épaules, ne sachant quoi lui dire de plus. Le bâtiment ne se trouvait pas bien loin, mais je devais tâcher de trouver un sujet de conversation pour ne pas ennuyer davantage la jeune femme.

- Je m’excuse encore pour ce qu’il s’est passé tout à l’heure, je ne voulais pas vous effrayer.

J’ignorais si j’allais être capable de lui parler de mon pouvoir un peu plus en profondeur plus tard, surtout qu’elle savait que j’en possédais un, étant donné que j’étais daemonien. Quelques minutes de plus nous furent suffisante pour atteindre le café, qui je le savais pour y avoir déjà été par le passé, servaient d’excellents breuvages et quelques trucs à manger. Je laissai donc Kayla et les daemons commander ce dont il voulait avant de choisir un café latte accompagner d’un croissant frais et de payer l’addition de tout le monde. Sous les recommandations de Praline, je me dirigeai vers une table qui se trouvait tout près de la fenêtre pour m’y installer.

- Alors... dites-moi, est-ce que vous venez d’ici ou bien vous êtes originaire d’ailleurs ? demandai-je, sans avoir perdu mon large sourire.
  
MessageVen 25 Déc - 23:51
Groupe
avatar
Date d'inscription : 22/11/2012Nombre de messages : 3106Nombre de RP : 149Âge réel : 22Copyright : Air (C'EST MALI) (avatar) ; .TITANIUMWAY (signature) + Nora Roberts & Victor Hugo (citations)Avatar daëmon : Tatouage de phénix sur l'omoplate gauche. Un phénix qui s'enflamme.
Kayla P. LaneFire burns into me
It consumes me




« Si nos chemins se sont croisés c'est parce qu'à ce moment là l'un de nous avait besoin d'une épaule pour pleurer, et l'autre de quelqu'un sur qui s'appuyer. »
Sara Lusitana

Mais qu'est-ce qui me prenais au juste ? Accepter de prendre un café avec un inconnu n'est pas dans mes habitudes (quoique). Peut-être que je fais une erreur. Peut-être qu'il va s'enfuir en courant dans quelques minutes ? Visiblement, cet homme était un peu fou. Fou de rester à mes côtés, surtout maintenant. Je ne voulais causer de problème à personne. Surtout pas à lui. Il semblait si innocent, si étranger à tout ce que j'avais dû affronter ces derniers mois. Peut-être que c'est ce qui me fait hésiter à le suivre. Je suis un aimant à danger, un aimant à problème. Il finira par être blessé et j'aimerais autant éviter les frais. Pourtant, c'est une bouffée d'air frais, un air nouveau et peut-être que je devrais simplement en profiter. Après tout, ce n'est qu'un café. Un café ne tue pas.

Altaïr est bien d'accord avec moi. C'est même lui qui me pousse à accepter, à sortir, à faire autre chose que de tourner en rond. Je ne suis pas faite pour rester dans une maison à rien faire. Il faut que je bouge. Rencontrer des gens ne faisait pas partie de mon plan pour la journée, mais pourquoi pas. Soudain, je le vois se tendre, se figer plutôt. Il réfléchit ? Ses yeux se posent sur moi et je crois comprendre qu'il a compris qui j'étais. Je me tends, dans l'attente qu'il me tourne le dos, prétextant je ne sais quelle excuse pour partir. Je suis plus que l'ancienne leader. Je suis une criminelle, ne l'oublions pas. Mais non, il reste là, devant moi. Aurait-il pris sa décision ? L'homme se présente enfin. Byron et Praline. Deux noms étranges mais qui font certainement tout leur caractère. Byron, c'est original et rien que pour ça, j'aime son prénom. Quant à Praline ... Oui, ça fait enfantin, mais c'est leur choix. Je n'ai rien à dire. Je remets mon sac en bandoulière et hoche la tête.

« Enchantée. »

Je ne sais pas encore si je le pense vraiment. Je suis trop stressée, un peu tendue et plus vraiment sûre de vouloir le suivre. C'est Altaïr qui me décide, me pousse doucement pour que je me remette à marcher. Il m'encourage mentalement. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire. Je ne suis pas forte dans ses choses là, je préfère donc me taire. Si jamais je disais quelque chose de mal ? Et pourquoi je m'en préoccupe tout à coup ? Tandis que je marche à côté de Byron, je l'observe du coin de l’œil. Ok, il est plutôt pas mal. Mais je me méfie maintenant. Ne pas me précipiter ; ne plus me précipiter. Rester prudente. Ce sont mes maîtres mots. Ainsi que de rester à l'écart. Je détourne bien vite mon regard. Faut pas qu'il me voit le regarder comme ça. Et le voilà qui s'excuse encore ! Pourquoi donc ? Une fois ne suffit-il pas ? Ais-je l'air si aigrie ? Puis il ajoute qu'il ne voulait pas m'effrayer. Il ne voulait pas m'effrayer ... Je ris de bon cœur. C'est la meilleure !

« Il m'en faut plus pour m'effrayer, vous savez. »

Ironisais-je, un grand sourire aux lèvres. Beaucoup plus. A moi d'ajouter quelque chose.

« Vous avez eu de la chance de n'avoir reçu que mon sac en pleine figure. »

Je choisi de jouer l'innocente. J'aurais pu le brûler ! J'aurais pu utiliser mon don contre lui si j'avais eu de meilleurs réflexes. Heureusement pour lui, j'étais un peu rouillée.

Finalement, l'établissement n'était pas si loin. Le reste du trajet se déroula en presque silence. Je ne m'étais jamais arrêtée ici, ni même à aucun autre café. Plus le temps pour toutes ces choses là. Je respire un grand coup et m'assois en face de lui. Nous sommes près d'une fenêtre et heureusement, il y a assez de place pour Altaïr. Je ne peux m'empêcher de jeter des coups d’œils à gauche et à droite, remarquant quelques regards. Difficile de ne pas y faire attention. Il faut que je commande quelque chose. Finalement, je me décide pour un chocolat chaud et un croissant au beurre, comme Byron. Et il paie l'addition. C'est une gentille attention. Je n'ose pas toucher à ce qu'on m'apporte. Il me demande d'où je viens.

« Je viens du Tennessee. »

Lui dis-je, tout simplement, en souriant. Je me souviens des prairies à perte de vue, des champs, de la ferme de ma mère, de ma liberté. Je finis par déchirer le bout du croissant et de le manger, passant également un morceau à Altaïr. Le croissant est très bon, d'ailleurs. J'en reprends un bout tandis que j'observe un nouvel fois cet homme. Ce sont ses yeux qui m'attirent indéniablement. Je dois arrêter. Parler pour éviter de l'observer comme ça.

« Et vous, vous venez d'où ? »

La question qui tue. J'ai envie de me frapper, sérieusement ... Une autre question, et vite ! Je me pince les lèvres avant de boire une gorgée du chocolat chaud. Très chaud, d'ailleurs.

« Et vous faites quoi dans la vie ? »

Qu'est-ce qu'un homme comme lui peut bien faire comme métier ? J'ai une soudaine envie de tout savoir. Je baisse les yeux et je rougis. Je suis vraiment nulle pour parler, moi.
  
MessageVen 8 Jan - 0:53
Groupe
avatar
Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
J’ai l’impression que tu la rends un peu nerveuse, don juan. Elle est toute tendue, la pauvre. Tu ne crois pas que tu devrais faire quelque chose pour la rassurer ? S’en suivit un clin d’œil subtil de la part de ma daemonne. Ah bon ? Et tu veux que je fasse quoi, au juste ? La rassurer... je veux bien, mais la rassurer de quoi ? De ma présence ? Comment je suis censé m’y prendre ? Depuis Sarah, soit depuis plusieurs années maintenant, je ne cherche qu’à rencontrer des femmes déjà chaudes et prêtes à passer directement à l’action, alors j’ai un peu perdu la main en ce qui concerne la séduction. Commencer tout depuis le début, quoi. J’ai mis du temps avant de sortir du placard et Sarah est bien la première femme que j’ai réussi à séduire au beau milieu de mes études en médecine. J’ignore si j’en serai à nouveau capable.

Praline me jette un regard malicieux et tente de me faire cracher le morceau, mais je m’empresse de lui affirmer que je ne tiens pas à me rendre aussi loin avec celle-ci. Je l’ai simplement invité à boire un café, ça ne veut rien dire et il ne faut pas grimper aux rideaux pour si peu. Je n’ai tout simplement pas le droit d’inviter une femme en espérant passer un peu de bon temps avec elle ? N’essaie pas, je sais qu’elle te plait. À ce que je sache, je ne l’ai pas invité à coucher, alors ne te mets pas d’idée dans la tête. La lynx n’ajoute rien et se contente de retenir un petit rire amusé. Au plus profond d’elle-même, elle sait très bien que son daemonien, en plus de la trouver très attirante, ressent quelque chose de plus envers cette femme, quelque chose qui l’intrigue au plus haut point. Et elle sait qu’il ne lâchera pas le morceau avant d’avoir complètement apaisé sa curiosité.

- Ah, le Tennesse... ça doit vraiment être magnifique comme endroit. Il y a des prairies, des montagnes, des lacs ? Désolé, je ne connais pas encore très bien le pays, faudrait vraiment que j’aille faire un peu de tourisme.

Encore fallait-il que j’obtienne quelques jours de congé pour me permettre de partir en voyage. Bien entendu, la question que je viens de lui poser me retombe assez rapidement sur le nez. D’où je viens. Une question toute simple mais qui m’arrache un petit sourire. J’ai envie de lui faire faire un petit jeu de devinette, car je suis curieux de savoir ce qu’elle pense à ce sujet. Avec ce que je viens de lui répondre, elle peut déjà écarté la possibilité que je sois américain comme elle. Canadien, Britannique peut-être ? Je résiste néanmoins à la tentation, car j’ignore tout de sa réaction et je ne voudrais pas paraître plus stupide qu’actuellement.

- Je suis Australien. Les plages de sable blanc, la mer turquoise à perte de vu, les vagues, le surf, la grande barrière de corail...

Phrase à laquelle je m'empresse d'ajouter, tout en continuant de sourire ;

- Mais malheureusement, je suis loin d'être un surfeur, puisque je n'en ai jamais fait.

Je me tais soudainement, considérant que j’avais assez cité de chose qui caractérisait bien l’image que la plupart des gens avaient à l’égard de ma nationalité. Un autre sourire apparu sur mon visage à cette idée, car c’est loin d’être mon cas. Je n’ai aucunement l’âme d’un surfeur et je n’ai eu que très peu d’occasion de me rendre à la plage pour m’y baigner lors de mon enfance. J’ai grandi sur une ferme en aidant ma famille d’accueil à prendre soin des animaux de façon quotidienne, autant lors des journées d’orage où il peut pleuvoir des tonnes d’eau que des journées de sécheresse intense. Depuis mon plus jeune âge, je sais que Cameren et Selena ne sont pas mes vrais parents, mais j’ai fait plus de chose avec eux qu’avec ma mère biologique. Avec eux j’ai appris à respecter la nature en m’occupant des divers animaux de la ferme et je leur en suis énormément reconnaissant. De ce fait, je ne corresponds pas du tout au stéréotype que les gens peuvent avoir sur les Australiens et je trouve cela plutôt marrant.

- Tiens, pour le métier je vais vous donner quelques pistes, mais vous devrez trouver ce que je fais par vous-même. Prête à relever le défi ? ajoutai-je avec un sourire malicieux. Certaines personnes croient que je suis fou parce que je m’intéresse à cet organe en particulier. Il est capable de synthétiser et de sécréter plusieurs types d’hormones. C’est d’ailleurs lui qui assure la coordination de nos actions envers notre environnement. Mon métier me permet de réparer cet organe lorsque celui-ci est blessé ou malade. Alors, qui suis-je ?

Je t’ai conseillé de la rassurer, pas de l’effrayer davantage ! Alala... décidément, il va falloir que tu révises tes notions de séduction depuis le tout début. Praline n’a probablement pas tord, mais je ne peux m’empêcher de jouer à ce petit jeu pour tenter de détendre l’atmosphère. J’ai été capable de résister par rapport à ma nationalité, mais pas pour mon métier. Il ne me reste plus qu’à attendre avec impatience la réaction de la jeune femme. Comment réagira-t-elle après la brève apparition de mon cœur d’enfant que je garde, la plupart du temps, bien caché au plus profond de moi ?
  
MessageDim 24 Jan - 1:00
Groupe
avatar
Date d'inscription : 22/11/2012Nombre de messages : 3106Nombre de RP : 149Âge réel : 22Copyright : Air (C'EST MALI) (avatar) ; .TITANIUMWAY (signature) + Nora Roberts & Victor Hugo (citations)Avatar daëmon : Tatouage de phénix sur l'omoplate gauche. Un phénix qui s'enflamme.
Kayla P. LaneFire burns into me
It consumes me




« Le bonheur est comme les palais des îles enchantées dont les dragons gardent les portes. Il faut combattre pour le conquérir... »
Alexandre Dumas

Du chocolat chaud, vite ! Il faut que je fasse passer tout ce rouge qui me monte aux joues. Pourquoi est-ce que je rougis, d'abord ? C'est pas comme si je ne pouvais pas mater un homme. Je peux faire ce que je veux. Qui plus est, cet homme n'est pas mal du tout .. Je ne devrais avoir aucune honte ! Et pourtant si. Ce n'est pas dans mes habitudes de faire ça. Ce sont surtout ses yeux qui me font un drôle d'effet. Et puis son sourire ravageur. Il ne semble pas se soucier le moins du monde de l'effet que ça peut faire aux femmes. Ou peut-être qu'il ne s'en rend pas compte. Bref, je bois une gorgée de chocolat pour tenter de me redonner contenance. Il y a des prairies, des montagnes, des lacs ? Le voilà qui s'intéresse à mon pays natal. Je souris rien qu'en y repensant. Toute cette verdure, ma ferme, les animaux, l'équitation, ... Et tant d'autres choses. J'avais une vie insouciante, quand on y pense. Je vivais au jour le jour, aidant ma mère quand elle avait besoin de moi. Je montais à cheval dès que je le pouvais ; je partais faire des balades avec Altaïr. Je sors soudainement de mes pensées. J'ai l'impression d'avoir rêvé les yeux ouverts, oubliant Byron.

« Des prairies à perte de vue. »

Confirmais-je en hochant la tête. C'est ce qu'il y a de plus beaux là bas : les paysages. Toute la verdure, les collines et surtout l'espace.

« Peut-être qu'un jour je pourrais vous faire visiter. »

J'ai dis ça très vite, sans trop réfléchir. Je ne le connais pas bien et voilà que je lui propose de lui faire la visite d'un pays. Tout va bien ! Je ne sais plus du tout ce que je suis en train de faire. Peut-être derais-je le laisser en plan ? Et partir en courant ? C'est le meilleur plan que j'ai pour l'instant. Altaïr m'en dissuade m'affirmant que ce n'est pas poli et que Byron n'a rien fait de mal. Je ronge mon frein et ne tente donc rien. Pour l'instant.

Byron me révèle qu'il est Australien. Tiens donc. Je n'y avais pas pensé mais maintenant qu'il le dit ... Plutôt pas mal dans son genre, effectivement. Ce dernier me rajoute qu'il ne sait pas surfer. Plus atypique pour un australien, mais je n'en fais pas une maladie. Effectivement, en le voyant, je ne pense pas qu'il serait doué au surf. Mais qui sait, il pourrait encore me surprendre.

D'ailleurs, le voilà qui veut me faire deviner son métier. Il est sérieux lui ? Je déteste les devinettes ! Altaïr me suggère que Byron aime peut-être les devinettes. Et alors ? Je suis nulle pour ça. Je vais être ridicule .. Je finis par hocher la tête. Si je ne sais pas, je lui dirai. Surtout que ça m'a l'air bien compliqué. Il est capable de synthétiser et de sécréter plusieurs types d’hormones. C’est d’ailleurs lui qui assure la coordination de nos actions envers notre environnement. Je me cale contre le dossier de la chaise tout en réfléchissant. Je vois toutes sortes de possibilités et à vrai dire, j'ai du mal à trouver. Je ne veux pas répondre n'importe quoi, c'est pourquoi je me tais, réfléchissant, tout en grignotant un bout de croissant. C'est un genre de médecin je pense. Il parle de pouvoir réparer un organe. Mais lequel ... 'Coordination de nos actions' ... Cette phrase retient mon attention. Finalement, je me redresse.

« Chirurgien ... Plutôt neurochirurgien ou quelque chose comme ça ? »

Je n'étais pas sûre de ce que j’avançais mais tant pis.

« Moi qui déteste les piqûres ... »

J'ai horreur de ça. Je crois que je préfère qu'on me tire dessus. Je frissonne rien qu'en y repensant. Si je peux les éviter, je le fais.

« Et tu as toujours voulu faire ça ? »

Question idiote, mais ça m'intrigue. Quel enfant rêverait d'opérer dans des cerveaux ? D'ailleurs, je suis passée au tutoiement assez naturellement. Comme je suis à peu près sûre qu'on ne se reverra jamais, autant le faire. Il m'oubliera bien vite. Juste un café et puis on oublie. C'est mieux pour tout le monde.
  
MessageMer 2 Mar - 4:18
Groupe
avatar
Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
Des prairies à perte de vue. Cela doit vraiment être merveilleux de vivre dans un tel endroit. Pour ma part, je n’ai connu que la poussière, la chaleur, les plaines arides, les animaux venimeux et les déserts. Ah oui, et les kangourous. J’ignore si elle est vraiment sérieuse quand elle parle de me faire visiter sa terre natale, mais il est vrai que j’aimerai bien l’accompagner pour contempler ces magnifiques paysages. Surtout qu’il n’y aura pas que les paysages de beaux là-bas, si tu veux mon avis. Gêné et à la fois soulagé que ma daemonne ait préféré faire ce commentaire par télépathie seulement et non à voix haute, je donne un léger coup de pied sous la table, non pas pour lui faire mal, mais pour lui faire clairement comprendre de se la fermer. Nah mais oh, je suis en plein acte de séduction là, ce n’est pas du tout le moment de me déranger, surtout que ma daemonne est impatiente à l’idée que je me fasse une nouvelle copine après tout ce temps. Elle doit donc me laisser gérer ça !

Par la suite, je croyais que le jeu de devinette serait une bonne idée pour détendre un peu l’atmosphère, mais je me suis trompé, apparemment. À peine avais-je prononcé mes dernières paroles que je les regrettais aussitôt en apercevant la réaction de la jeune femme assise en face de moi. Et merde... comment faire une gaffe dès la première rencontre. Bravo don juan, ce n’est pas tout le monde qui a encore son cœur d’enfant, tu sais. Oui bon, je sais, j’ai merdé. T’as pas une idée à me proposer pour que je puisse rattraper mon erreur ? Euh... je sais pas moi, change de sujet ou bien demande-lui la même question. Changer de sujet. Plus facile à dire qu’à faire. L’idée de lui demander son métier me semble un peu redondant et je n’ai pas envie de l’ennuyer davantage.

- Je vois que j’ai affaire à une pro, dis-je en lui adressant un sourire taquin avant de prendre une gorgée de café. En effet, je suis bien neurochirurgien.

N’ayant pas l’intention de parler davantage de moi-même pour ne pas risquer d’avoir l’air prétentieux, je préfère me taire et cela semble inciter la jeune femme à prendre la parole en retour. Je laisse échapper un petit rire à propos de son commentaire sur les piqûres. Il est vrai que la plupart des gens détestent les seringues et tout ce qui va avec, mais c’était compréhensible. Un objet long, pointu et qui fait mal en général. Pour ma part, en y réfléchissant bien, je m’y suis habitué plutôt rapidement. Le fait de travailler dans un hôpital et de voir souvent des prises de sang, des transfusions et bien d’autres choses encore, m’a en quelque sorte désensibilisé. Je songe alors au dernier don de sang que j’ai fait avant mon déménagement et je me demande soudainement si celui-ci a pu sauver une vie depuis mon départ. Je remercie en silence le ciel de ne pas avoir peur des aiguilles, sinon ces petits plaisirs de la vie seraient impossibles.

- Non, pas vraiment. Même lorsque j’étais petit, j’ai toujours voulu sauver des vies, mais à cette époque je rêvais plutôt d’être ambulancier. C’est lorsque je suis entré à l’université que j’ai décidé d’aller en chirurgie. Jamais je n’aurais pu me douter que j’atterrirais dans ce domaine et surtout que je m’y plairais.

Bon, autant suivre le conseil de Praline désormais. Ça casse ou ça passe, en espérant que cela soit la deuxième option qui se produit.

- Et vous, que faites-vous dans la vie ?

Pour une femme aussi belle que vous. J’ai tout entendu. Peu importe. Elle doit bien avoir un métier à part jouer le rôle de l’ancienne chef rebelle. Je suis peut-être aller un peu trop loin en lui posant une telle question, mais il m’est impossible de revenir en arrière. Ne sachant plus quoi penser, je prend une nouvelle gorgée de café tout en jetant un coup d’œil subtile à ma montre. Je suis surpris de constater que cela fait près d’une heure que nous sommes ici, à se restaurer et à discuter tranquillement. Je n’ai pas envie de jouer le rabat-joie, mais je n’ai pas non plus envie de lui prendre tout son temps. Avec mes charcuteries qui sont toujours dans mon sac et qui risque de pourrir, je dois vraiment me rendre à l’évidence. Dommage, vous auriez pu aller plus loin tout les deux, si tu vois ce que je veux dire... Après tout, cette première rencontre c’est vraiment bien passée. Arrête Praline, ce n’est pas le moment.

- Bon, et bien... je suis désolé, mais je vais devoir vous laisser. Praline et moi avons... des trucs à faire. Ce fut vraiment très agréable, je suis heureux de vous avoir rencontré.

Et voilà, comment faire mauvaise impression. Néanmoins, en sortant du bâtiment quelques minutes plus tard, je ne pense qu’à une seule chose et c’est de la revoir prochainement. Je serais alors un homme comblé si cela se produisait.
  
Message
Groupe
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1