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I put a spell on you

 
  
MessageDim 16 Aoû - 20:55
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Date d'inscription : 22/06/2010Nombre de messages : 600Nombre de RP : 167Âge réel : 98Avatar daëmon :
The eyeL'OEIL QUI VOIT TOUT †||
Chacun de vos gestes sont... : maîtrisés !
I PUT A SPELL ON YOU

Aaron, Léo, Milo, Anja, Cillian, Bridget, Sebastian, Liberty & Noah


Le hasard est une chose bien étrange. Une force aléatoire et incontrôlable, qui décide tout bonnement, un jour, de faire pencher la balance d’un côté plutôt que de l’autre. Il vous plonge dans des situations terribles sans aucun regret, vous mets dans un incroyable pétrin d’un claquement de doigts et s’amuse à vous voir vous débattre contre sa volonté. Il est puissant, le hasard. Mais parfois, il peut aussi se montrer clément. Il faut le dire, il arrive que le hasard fasse bien les choses. Comme aujourd’hui, par exemple. Le hasard va bien s’amuser, ça je vous le dis.

Anja, Cillian, Milo, votre évasion du parking s’étant déroulée sans encombre, vous avez tous le loisir d’aller retrouver Léo. Intelligente initiative, quoi de mieux qu’un médecin pour soigner vos blessures? Sauf que ce médecin est aussi en cavale, blessé comme ses propres compagnons. Heureusement, Aaron et lui ont pu s’extirper des griffes de cette bande de mercenaires qui voulaient leur peau (et qui a bien failli l’avoir). C’est en banlieue de Perth Amboy que vos deux groupes se rencontreront. Peut-être qu’Anja sera parvenue à rejoindre son ami médecin pour lui donner rendez-vous. Sinon... eh bien un point pour le hasard, un. Pour peu on croirait que c’était arrangé avec le gars des vues.

On pourrait facilement croire que la banlieue est un lieu calme et paisible, où vous pourrez vous reposer en toute quiétude. Mais les temps sont durs pour les optimistes à la recherche de la paix. Quelque temps plus tôt, dans un camion étrangement familier à Milo, deux hommes discutaient d’un rassemblement à Perth Amboy. En cherchant à fuir vos poursuivants respectifs, vos pas vous ont menés aux abords de ce fameux rassemblement. Deux points pour notre ami le hasard.

À quelques pâtés de maisons de votre position attend un groupe de mercenaires entraînés, les mêmes qui tentaient d’enlever certains daemoniens, quelque temps plus tôt. Plusieurs n’ont pas eu la chance de Milo, c’est sous bonne surveillance qu’il attendent patiemment le traitement de faveur qu’on leur réserve. Et quel traitement, mes amis, car c’est sous le joug d’une jeune femme au pouvoir bien particulier qu’ils se retrouveront bientôt. Elle n’a pas l’air bien méchante, malgré cette lueur un peu folle dans son regard. La soif de pouvoir et de destruction. Déjà, son frère est à l’oeuvre, dans Merkeley, à mater les quelques résistants qui tentent de s’opposer aux décisions d’un Conseil agonisant. Elle, elle s’occupe de l’extérieur. Des rebelles, des pauvres âmes daemoniennes qui avaient le malheur de se retrouver dehors à la fermeture des portes. Déjà, son pouvoir s’étend sur la foule de prisonniers comme une marée de tentacules sournois. La manipulation mentale à grande échelle. Le pouvoir de contrôler une foule par la simple force de sa pensée. Un don ravageur, boosté grâce à une mystérieuse substance dont vous ne savez encore rien. Quelle capacité fascinante.

À ses côtés se trouve également une petite troupe de policiers daemoniens et d’agents du Conseil dont tu pourrais bien faire partie, Noah. Je parie que, lorsque tu as signé pour devenir recruteur, tu n’imaginais pas devoir faire ce genre de boulot. Mais les ordres sont les ordres, n’est-ce pas? Assister et protéger cette jeune femme tout en conservant un oeil sur la foule de pauvres bougres devant toi. Le Conseil doit avoir une sacrée confiance en toi pour t’offrir ce genre de boulot plutôt payant. Il serait dommage de trahir te employeurs pour quelques petits problèmes de conscience, n’est-ce pas?

Milo, Anja, Cillian, Aaron, telle est la situation que vous avez sous les yeux. Vous avez la chance d’être encore à l’écart. Cela vous donne un avantage très mince : celui d’échapper pour l’instant au pouvoir de cette femme. C’est le moment idéal pour de tenter de l'arrêter, vous ne trouvez pas? Mission suicide, si on considère cette armée de mercenaires, de policiers et de daemoniens hypnotisés qui l’entoure. Il serait tentant de fuir, de braver le champ de mines en espérant échapper à l’explosion. Mais il serait aussi tentant de chercher à vaincre cette jeune femme et de sauver tous ces pauvres gens qui finiront bien vite à l’abattoir. Pourquoi rassembler des troupes, sinon pour les jeter dans la bataille par la suite ?

C’est d’ailleurs du champ de bataille dont arrivent tout juste Sebastian et Bridget. Vous avez tenté d’atteindre Merkeley et, mine de rien, vous y êtes presque parvenus. Vous avez donc vu le carnage, près des portes, et avez entendu les clameurs venant de l’intérieur. La guerre est déjà commencée là-bas et les citoyens effrayés que vous avez rencontrés sur votre route sont parvenus à vous convaincre de faire demi-tour. Les pauvres, ils ignoraient que la situation était aussi critique, ici. En vérité, vous n’êtes plus en sécurité nulle part. Mais au moins, vous n’êtes pas seuls. Dans votre retraite, il vous semble apercevoir des visages plutôt connus. Pour Bridget, en tout cas. Dis-moi, ma belle, ne serait-ce pas tes charmants Cilian et Milo?

Et un troisième point pour le hasard. C’est un tour du chapeau.

ORDRE DE PASSAGE - n'oubliez pas vous avez 3 jours pour répondre - : Noah, Anja, Cillian, Milo, Aaron, Léo, Sebastian, Bridget & Liberty


  
MessageLun 17 Aoû - 13:46
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♣ ♣ ♣ ♣ ♣


Planté à moins de trois mètres d’elle, je pose sur la foule un regard sévère, arrogant. J’ai presque pitié de ces gens. Amassés aux pieds de la jeune femme, les rebelles et autres fuyards attendent péniblement que le destin lâche le verdict. Il n’y a rien qu’ils puissent tenter contre le don incroyable de leur tortionnaire. Je n’éprouve aucune compassion.
Ce serait si dangereux de devenir faible.
On m’a donné une mission et je n’ai pas l’intention d’échouer même si aujourd’hui, les règles sont très différentes. Dans l’atmosphère plane une lourde et puante angoisse, mêlée à une culpabilité qui n’épargne personne. Les choix émis des années plus tôt retombent sur les habitants de Merkeley qui, de l’autre côté, subissent un mal presque aussi violent que ce que nous imposons ici. A l’extérieur.

Mais il n’y a pas d’autres solutions. Les dés sont jetés, nous devons tenir les rangs.

Un flic à ma gauche se met à beugler. Tiré de mes pensées, je pose sur lui un œil aussi froid que sur le reste de la masse. Si j’assume le travail effectué pour le Conseil, je ne considère aucun de ses agents comme des collègues, ni une équipe. Je dois protéger cette fille pour qu’elle mène à bien sa mission. Le rôle de ces pions m’importe peu. La façon dont-ils agissent également…
Je prête alors une attention toute relative à ce qu’il dit. Il aurait aperçu du mouvement un peu plus haut. Que croit-il ? Que les quelques dizaines de gus devant nous représentent l’intégralité des rebelles ?

« Jenning, Highman, allez voir. S’ils s’éloignent ne les poursuivez pas, il s’agit simplement de supprimer le danger. On a besoin de vous ici. C’est clair ? »

Je leur indique la direction avant de replacer mon attention sur ma mission. Droite, concentrée, presque habitée, elle parvient à soumettre à sa volonté une cinquantaine d’esprits. Vaincus sans même avoir pu lutter, ils attendent, et je reste scotché.
La distribution de cartes à donner au Conseil plus d’Atouts que je ne pensais.

Jouant nerveusement avec le flingue à ma ceinture, je continue de surveiller. Les alentours, le lieux où j'ai envoyé deux policiers mais aussi ces impuissants devant nous.
Le danger peut venir de partout.
  
MessageLun 17 Aoû - 22:26
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Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 246Nombre de RP : 63Âge réel : 25Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
Citation :
Suite immédiate, directe et sans temps mort d’aucune sorte de ce topic.

Nous finissons par atteindre la zone résidentielle au nord-ouest de Perth Amboy, tout près de la zone industrielle en cours de démolition. Je me bats toujours avec les menottes de Milo, Cillian a beau rouler sans à-coups, c’est une serrure complexe, même avec le bon outil – par chance je l’avais dans mon sac, sinon nous étions bons pour chercher des tenailles – et je suis loin d’être une experte. Ai-je déjà mentionné que mes nerfs étaient dans un état absolument pitoyable malgré le coup de fil à mon père, et que cela n’aidait en rien ?

Finalement, alors que Cillian arrive dans la zone industrielle et se gare derrière un bulldozer, l’anneau de métal finit enfin par se desserrer et je pousse un petit cri de victoire en me redressant. Mon bras et mon dos me brûlent, je suis contente de ne plus rien avoir à faire…

« Ca va Milo ? Cillian ? » j’ajoute pour me donner bonne conscience – et peut-être, je réalise avec un brin de surprise, parce que ça m’intéresse réellement de savoir comment va Cillian. J’imagine que sauver un ami commun et fuir une troupe de dingues armés jusqu’aux dents ça crée des liens… « Léo devrait bientôt arriver… » j’ajoute pour rassurer tout le monde, moi avec.

« Ahrum, navré de cette interruption mais je crois avoir vu des hommes armés et un attroupement suspect un peu plus loin… si vous le voulez bien j’irai jeter un œil en attendant que Léo arrive, rrrou. »

« Comment ?! » je m’étouffe en lui jetant un regard paniqué. « Klodevig, tu es dans le même état que moi, tu ne vas pas arriver à… »

« Mais si, tu as bien réussi à crocheter deux serrures et à passer deux appels. »

Je le regarde, effarée. Il est sérieux en plus.

« Ca n’a rien à voir ! Klodevig, ce n’est pas le moment de te faire bien voir, si tu ne peux pas ne… »

« Je te dis que je peux. » lâche-t-il sèchement.

Si un pigeon pouvait froncer les sourcils, ils seraient sans doute froncés à quarante-cinq degrés présentement. Je le sens bien qu’il est déterminé… je secoue la tête, résignée, et ouvre la porte pour sortir et lui permettre de s’envoler. J’ai peur qu’il s’effondre comme une masse sur le bitume, mais il tient bon, assez longtemps en tout cas pour aller se poser sur un fil électrique de l’autre côté de la rue en se lissant les plumes. Il n’y a qu’une cinquantaine de mètres entre nous et j’ai l’impression qu’il est déjà au bout du monde. J’ai peur qu’un rapace ou un félin arrive comme tout à l’heure…

Je grappille un peu de place sur la banquette aux pieds de Milo pour surveiller la rue, même si je sais que Klodevig le fait déjà. Il y a des gens, des rebelles, beaucoup de rebelles, des visages connus, des policiers aussi, tous daemoniens, et une femme. Elle est protégée par les policiers visiblement. Elle semble faire quelque chose aux rebelles. Quoi ? Impossible de voir, impossible d’entendre, elle est trop loin, et s’approcher serait dangereux même pour lui, avec autant de daemoniens assemblés au même endroit. Nous ne pouvons rien faire de toute façon, Milo et moi sommes blessés et quand bien même nous ne nous en prendrions jamais à autant de monde en même temps.

« Cillian, Sin, que disent-ils..? » je murmure.

Klodevig m’annonce l’arrivée d’un van, je plisse les yeux pour reconnaître Léo.

« Ils sont là ! » je lance, le cœur battant.

Je sors de la voiture, je vois Léo émerger par la portière conducteur, et je crois que je n’ai jamais été aussi contente de voir quelqu’un. Il a l’air entier et en pleine possession de ses moyens.

« Léo ! »

Je me jette littéralement sur lui, en gilet et soutien-gorge que je suis, et je le serre très fort de mon bras valide – l’autre me fait trop mal, je le laisse pendre mollement. Ca fait très enfantin, mais je suis tellement soulagée de les voir, lui et sa minuscule chouette. Ils vont pouvoir…

« …Aaron ?! Et… et qui est-ce à côté ? »

Je recule d’un pas, choquée, et regarde Léo sans comprendre.

« Que s’est-il passé bon sang..? »

Quelque part dans mon esprit, Klodevig m’indique que deux policiers se sont détachés du groupe et se dirigent dans la direction opposée à notre position. Je suppose que Cillian le sait déjà, mais je préviens quand même Sin. On ne sait jamais.
  
MessageMer 19 Aoû - 23:16
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Date d'inscription : 10/04/2015Nombre de messages : 472Nombre de RP : 127Âge réel : 22Copyright : © Arya ✗ Tim MyersAvatar daëmon : Sin
Cillian O'SheaA warning to the people
the good and the evil
This is war
I put a spell on you


Perth Amboy ~ début juin 2015

Les vibrations douces de notre nouveau carrosse m’apparaitraient presque agréables si je ne passais pas mon temps à regarder dans chacun de mes rétroviseurs en cherchant à y voir un animal légèrement trop exotique, un véhicule légèrement trop rapide ou un homme légèrement trop armé. Mais les choses semblent s’être calmées depuis que nous avons quitté le parking souterrain, et il semblerait que ces salopards aient perdu notre trace. Mon cœur ne parvient cependant pas à ralentir, peut-être aussi parce que j’ai l’impression d’avoir sur les épaules la responsabilité de notre survie à tous les trois : Milo a le genou en vrac et a déjà bien assez à faire pour gérer la douleur, quant à Anja, elle m’inquiète peut-être encore plus que lui, d’une certaine manière. Je la regarde de temps à autres par le rétroviseur intérieur, j’écoute malgré moi sa conversation téléphonique avec son père, même si je n’y comprends absolument rien. Mais inutile de parler allemand pour voir qu’elle est terrorisée. Pour la première fois depuis que je la connais, j’ai vraiment l’impression de voir en elle la plus normale des réactions face à une situation pareille. Ce n’est qu’une jeune fille de vingt ans qui n’avait même plus de contact avec sa famille depuis visiblement plusieurs mois, et qui se retrouve à crocheter les menottes d’un rebelle croate au genou explosé sur la banquette arrière d’une voiture volée qui s’enfuit jusqu’à une zone industrielle désaffectée avec toute une armée de pro-cos au cul. Nom de Dieu…

Pendant tout le trajet, je ne dis pas un mot, uniquement concentré sur ma conduite et les sons autour de nous. Conduire vite tout en se fondant parfaitement dans la masse : tout un art. J’espère que le toubib d’Anja sera bien au rendez-vous, car je ne sais même pas ce que nous allons vraiment foutre là-bas. Pitié, dites-moi au moins que c’est un vrai médecin… A l’approche de Woolbridge, mon cœur accélère une dernière fois. Je ralentis, simplement le temps de vérifier une dernière fois que nous ne sommes pas suivis, et nous enchainons les dernières ruelles jusqu’à la zone industrielle qui ressemble davantage à un putain de chantier. Je n’aime pas ça, mais c’est certainement notre seule chance de trouver quelqu’un pour rafistoler Milo. Doucement, je gare la voiture à l’abri des regards derrière un bulldozer. Au moment où je tire le frein à main, j’entends Anja pousser un soupir heureux et je lève les yeux pour découvrir Milo enfin libéré, ce qui dessine un sourire rassuré sur mes lèvres.

- Ca va Milo ? Cillian ?

La question d'Anja me fait cligner des yeux car elle me prend de court. C’est certainement la première fois qu’elle s’en soucie. Mais c’était sans doute la première fois aussi que je prenais soin d’elle dans ce parking sous-terrain. Je la regarde alors à travers le retroviseur intérieur et hoche la tête en lui lançant un sourire rassurant, puis je sors de la voiture et fais le tour pour ouvrir la portière du côté où se trouve Milo.

- Léo devrait bientôt arriver…
- J’espère… soufflé-je simplement, sans aucune animosité.

Puis, alors qu’elle se met à discuter avec Klodevig, je me tourne vers Milo et pose une main sur mon épaule.

- Ca va ? Tu tiens le coup ?

Il est pâle, mais garde l’oeil vif, ce qui tend à me rassurer. J’observe un instant sa jambe, puis je l’entends me demander mon téléphone. Je sors machinalement l’appareil de ma poche, et ce n’est qu’à ce moment là que j’aperçois le message affiché sur l’écran :

Citation :
Appel manqué :
vous avez un nouveau message vocal.

Je fronce les sourcils et murmure à l’attention de Milo :

- Attends une minute…

Je colle le téléphone à mon oreille et attends que cette connasse électronique veuille bien me passer ce message. Et soudain, sa voix me parvient.

« - Cil… »

Mon sang ne fait qu’un tour alors que mes yeux s’écarquillent et que mon coeur s’emballe.

« - C'est Bridget. J'ai des problèmes... La police est après moi, j'ai réussi à fuir pour le moment mais je sais pas quoi faire. Rappelle pas sur mon portable, je te rappellerai d'une cabine téléphonique. »
- Et merde !

Je martèle l’écran de mon téléphone pour qu’il rappelle immédiatement son numéro. Comment est-ce que j’ai fait pour ne pas l’entendre vibrer ? Comment moi j’ai pu faire pour rater ce putain d’appel ? Ma daemonne sur mon épaule ne dit rien, mais je sens son inquiétude monter en même temps que la mienne. Mais qu’est-ce qui se passe dans cette putain de ville, nom de Dieu ?!

Jamais une connexion ne m’a paru si longue à s’établir, et je prie pour que le téléphone de Bridget soit en marche, contrairement à ce qu’elle m’a dit. J’attends, mon cœur tambourinant dans ma poitrine. Et enfin, une première sonnerie retentit. Chaque répétition est une torture à elle seule alors que personne ne répond.

- Bridget, je t’en supplie, décroche…

Et enfin, je l’entends.

- Bridget !?
- T’es où ? Tu vas bien ?!T ’as vu des gens chelous ?! T’as rien ?!
- Putain, Bridget… Dis moi que tu vas bien !?
- Ca va, j’ai rien…
- Merci Seigneur…
- C’est le bordel et… T’es blessé ? Enfermé dans un truc et on a essayé de nous obliger à nous rendre, c’est ça ?!
- Je suis avec Milo et Anja. On cherche un toubib dans une zone désaffectée, un chantier, je sais pas trop… Milo est touché à un genou. Je sais pas vraiment ce qui se passe, mais je crois qu’ils cherchent à fermer Merkeley et à en faire une putain de prison à ciel ouvert.
- Quoi ?! Mais toi, ça va ? C’est le bordel aux portes, Cil. Vous êtes où ? Passe-moi Milo !

Je fronce légèrement les sourcils en l’entendant demander ainsi à ce que je lui passe cet ancien voisin qui, si je ne me trompe pas, n’est pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier comme un de ses amis. Mais je suis trop déboussolé pour relever la chose…

- Hey, hey, Bridget, calme-toi. Je vais bien, je n’ai rien. On est sur une zone industrielle au Nord de Perth, vers Woolbridge. Est-ce que tu peux nous y rejoindre ? J’ai Milo juste à côté de moi…
- J’arrive.

Et je laisse échapper un profound soupir de soulagement.

- Passe-moi Milo, s’il-te-plaît.
- D’accord. Je te le passe… Hey ? Fais attention à toi, Bridget. Tu m’entends ? Promets-moi que tu vas faire attention.

L’inquiétude éraille ma voix plus encore que je ne l’aurais voulu. Mais après quelques secondes, c’est une voix tout aussi faible qui me répond :

- Promis.

Et je souffle, décidé à ralentir mon palpitant bien trop sollicité depuis déjà plusieurs heures.

- A tout de suite alors, ma belle…

Et je passe le téléphone à Milo, presque à contrecœur.
Je m’éloigne pour les laisser discuter tous les deux, bien que toute leur conversation me soit entièrement accessible. Mais bientôt, la réalité revient se rappeler à moi, et mon répit ne durera pas une minute de plus. Klodevig a visiblement toujours assez de cran pour jouer son rôle de sentinelle et j’avoue sentir de plus en plus d’admiration pour ce pigeon extraordinaire. Il semblerait que beaucoup d’animation se tienne autour d’une mystérieuse femme un peu plus loin, et je fronce les sourcils, perdu dans le flot d’informations.

- Cillian, Sin, que disent-ils..?

Certaines bribes de phrases me viennent, mais trop opaques pour que je puisse les comprendre sans me concentrer davantage. Je ferme alors les yeux, prêt à faire le vide autour de moi pour enfin comprendre ce qui se passe. Mais le crissement de pneus sur le sable est le premier son qui me parvient, et il est proche.

- Ils sont là ! s’écrie la Danoise.

Enfin une bonne nouvelle !
Un van arrive à notre hauteur et le conducteur est accueilli en héros par Anja qui l’appelle « Léo ». Voilà donc notre toubib. Mais, alors que je me rapproche, c’est un visage bien plus familier et bien trop pâle qui attire mon attention.

- Aaron ?!

Merde !
J’accours jusqu’au van pour les rejoindre alors qu’Anja pose la seule question qui me vienne à l’esprit juste avant moi.

- Que s’est-il passé bon sang..?

A peine quelques seconds plus tard, Sin me murmure qu’il y a des mouvements suspects un peu plus loin, mais je veux comprendre ce qu’il se passe ici avant de me concentrer sur la suite. Une minute pour comprendre. Juste une seule minute…
lumosmaxima
  
MessageJeu 20 Aoû - 19:56
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Date d'inscription : 14/01/2015Nombre de messages : 213Nombre de RP : 57Âge réel : 28Copyright : Avatar by The Road, Daemon & Codes by DNGAvatar daëmon : Zora - Cacatoès Noir
Milo Kovac%$_d3f4lt_//
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I Putt A Spell On You
Intrigue n°2
Descendre d’une remorque et se balader dans un parking soutenu par un irlandais tatoué, les bras menottés, avec pour seules tâches de rester debout et d’ouvrir une de ces putains de voiture de luxe sans déclencher d’alarme… avait sans doute été la tâche la plus rassurante de la journée. La voiture fut ouverte en quelques secondes, sans trop de difficultés, avec Zora qui murmurait dans sa tête « concentre-toi, fait pas de conneries », histoire de pas répéter de fiasco et d’ameuter encore toute la ville à leur poursuite. Le stress n’avait pas aidé, mais au final, Milo est venu poser ses fesses sur les sièges arrières de la voiture discrète et silencieuse, sans vraiment de remord pour les beaux sièges presque immédiatement aspergés de son sang tandis qu’il laissera sa jambe reposer à l’horizontale, avec un soupir de douleur. Le dos appuyé contre la portière, il observa Anja se glisser entre sa jambe et le siège avant, se faisant une place comme elle pouvait histoire de profiter du voyage, sans doute, pour lui ouvrir ses fameuses menottes. Il grimaça à la voir ainsi, blessée au bras, à devoir encore s’exécuter à une tâche qui n’avait sans doute rien de facile vu la bestiole qui lui entourait les poignets, toute tordue entre les sièges, mais il n’avait pas vraiment la force de lui faire plus de place pour le moment. Il s’obligea néanmoins à se redresser un peu pour qu’elle n’ait pas à se tendre vers lui pour réussir à atteindre ses mains et, avant qu’il n’ait pu penser à autre choses qu’à ces simples faits, la voiture conduite par Cillian démarrait doucement et quittait le parking.

Zora avait grimpé sur le dossier de la banquette arrière et observait la route qu’ils laissaient derrière eux, l’œil alerte malgré la douleur qu’elle ressentait elle aussi. Milo la sentait fatiguée. Lui aussi était fatigué. Mais il ne pouvait pas dormir maintenant. Il n’avait pas de morphine non plus pour atténuer la douleur… qui ne cessait d’augmenter, lentement, très lentement. Mais il devait tenir. Il fallait qu’il tienne. Ne serait-ce que le temps qu’ils soient en sécurité, qu’il appelle Bridget, et la retrouve si jamais elle avait des problèmes.

Tu vas pas pouvoir faire grand-chose dans ton état… Pourquoi ça tombe toujours sur toi ce genre de connerie ? On dirait que t’as un don… pour te mettre dans la trajectoire des objets tranchants, lourds ou mortels.

Il ne répondit pas à cette remarque. Il se contenta de soupirer, se concentrant sur les efforts d’Anja autour de ses bracelets métalliques. Ses poignets étaient rouges à force d’être maltraités par ces choses, surtout depuis l’accident où il avait dû se dépatouiller de ses menottes pour faire repasser ses bras à l’avant de son corps. Ça aussi ça faisait mal. Mais par rapport au reste de son corps, c’était une douleur qu’il pouvait encore ignorer.

Profitant un peu du calme alors que Cillian conduisait la voiture « tranquillement » hors de la ville, il tendit son don vers le GPS intégré au tableau de bord. L’écran se mit à suivre ses indications, passant très vite de la belle carte routière à un écran plus barbare, noir, avec des lignes de code incompréhensibles à l’œil d’un non initié. Le système derrière le GPS était restreint, néanmoins, il disposait d’une connexion satellite et d’une connexion 3G qui lui permit de se connecter en ligne assez facilement. Le temps qu’il fasse ça, Anja avait sorti son téléphone et avait composé un numéro. Il tendit vaguement son don vers ce numéro, mais ce n’était pas le moment de gaspiller son énergie à traquer un téléphone qu’ils étaient censés rejoindre. Il laissa Anja faire pour cette fois, enfin, jusqu’à ce qu’elle semble totalement désarmée face au fait que l’endroit où elle pensait le trouver n’était visiblement pas l’endroit où il se trouvait réellement, ni même l’endroit qu’il comptait rejoindre.

A l’aide du GPS, il trouva vite fait les coordonnées d’un lieu dont il avait vaguement entendu parlé récemment. Un chantier, une zone industrielle en cours de démolition juste à côté d’une zone résidentielle. L’endroit allait servir à construire d’autres jolies baraques, mais en attendant, ils restaient quelques restes d’une ancienne usine complètement désaffectée. Peu de chance d’y trouver quelqu’un, selon le site de la société de démolition. Endroit parfait pour se cacher quelques heures… Il passa l’info à Anja, à mi-voix, mais assez fort pour qu’elle entende. Zora tourna la tête vers le GPS. Si elle avait pu froncer les sourcils, elle l’aurait fait.

Ça me semble proche de l’adresse qu’on a trouvée dans le camion.
Mh ?


Quelle adresse ? Ah merde. L’adresse ! L’adresse de « livraison », à laquelle ils devaient – remplacez ici "ils" par les salauds qui voulaient l’enlever et qui avaient finis étalés sur le bitume – l’emmener pour … dieu sait quoi. Certes, c’était proche. Mais selon les images satellites, le chantier restait désert. Qui sait, une fois requinqués, ils pourraient aller faire un tour à cet endroit étrange… En attendant, il retira son don du GPS après avoir programmé le parcours vers l’endroit indiqué pour Cillian. Puis, il ferma les yeux, posa la tête contre le dossier de la banquette et se reposa cinq minutes, écoutant vaguement Anja hurler en allemand sur son père, et s’énerver au téléphone. Pauvre Anja. Petite Anja. En la recrutant dans la rébellion, il ne s’imaginait pas la mettre un jour dans cette fichue position. C’était la merde, c’était de sa faute…

Milo. Déconne pas. C’est pas le moment.

Il rouvrit les yeux sur sa daëmonne et soupira de nouveau. Il avait mal. Il avait juste mal. Il devait appeler Bridget. Il devait la retrouver. Mais Anja était occupée avec son téléphone et Cillian conduisait. Damn. Pourquoi il n’avait pas pris le temps de récupérer son sac dans ce putain de camion ?

Parce que c’est pas une balle dans le genou que t’aurais reçu, mais un gnon et une double dose d’anti-don qui t’aurait assommé pour une semaine.

Repenser à l’anti-don n’aidant en rien, il se contenta d’un haussement d'épaule devant l'évidence énoncée, avant de se concentrer sur la route. Ils étaient en vue du chantier. Et soudain, alors qu’il commençait presque à ne plus y croire malgré tout le talent incontesté d’Anja… Clic ! Il sentit la pression sur ses poignets disparaître et la douleur de sa peau rougie diminuer tandis que ses bracelets non-désirés se laissent choir, sans vie, sur la banquette.

« Oh god, merci Anja. »

Ses mains étaient libres ! Enfin libres ! Et la voiture se garait tranquillement derrière un énorme véhicule à l’arrêt. Cillian se retourna vaguement, pour voir Milo se frotter doucement les poignets, comme si ça allait effacer les marques autour de ses mains. Elles finiront par disparaître, de toute façon, ce ne sont que des bleus.

« Ca va Milo ? Cillian ? »

« Ca va. Ca ira. Et toi Anja ? »


Cillian descendit et ouvrit la portière, pour libérer sa pauvre libératrice toujours coincée dans une position inconfortable. Anja, libérée. Léo devrait bientôt arriver, qu’elle dit. Oui, sans doute. Lui-même se redressa alors, histoire de prendre un peu l’air et de sortir de la voiture, malgré sa jambe. Mais Cillian lui barrait le passage, l’air soucieux qui vogue de son visage vers sa jambe en sang. Milo pouvait comprendre ce regard, qu’il croisa vaguement d’ailleurs… Il devait avoir une tête à faire peur, avec ses bleus, les yeux rougis par la douleur… et surtout le manque de sa précieuse morphine. Damn this. Il en voulait tellement, et c’était certainement pas ici qu’il allait en trouver. Le « doc » en aurait peut-être ? Sans doute pas, vu comment il semblait dire qu’il n’avait pas les « instruments » sur lui, puis un doc qui bosse dans un bar, ça doit pas transporter assez de morphine pour calmer un éléphant sur lui. Damn again. Il sonnait comme un foutu junkie de bas étage.

« Ca va ? Tu tiens le coup ? »

La main posée sur son épaule le surpris un peu, mais il se contenta de lever un regard fatigué sur l’irlandais avant d’acquiescer vaguement. Non, il ne tenait pas le coup. Mais c’était pas la peine d’en rajouter une couche dans l’immédiat.

« Hey Cillian, j’peux t’emprunter ton téléphone ? »

Le gars sortit l’appareil de sa poche, avant de se figer en mouvement. Et de revoir son geste en remarquant quelque chose. Deux minutes… Milo se force à ne pas soupirer. Ca a l’air urgent. Ca a l’air grave. Mais même… Les minutes qui le séparent de cet appel… Ca fait déjà longtemps que Bridget l’a appelé, et son ton paniqué n’aidait en rien à temporiser encore plus, même si quelqu’un d’autre était en danger. Maintenant qu’il pouvait l’appeler, il voulait l’appeler. Il attendit, néanmoins, parce qu’il n’avait pas le choix, avant se sursauter alors que Cillian marmonnait un « Bridget, je t’en supplie, décroche… ». Et Milo tourna un regard tout aussi paniqué vers l’irlandais qui s’éloignait de quelques pas de lui, stressé par son appel. Bridget ?! Que son esprit fait écho en même temps que la voir du tatoué. Oh god, elle a décroché !

Il écouta malgré lui la conversation téléphonique de Cillian, alors que Zora s’intéressait plus à Klodevig et Anja. Il semblait avoir remarqué un attroupement au loin, mais… Une chose à la fois ! Milo faillit intervenir quand Cillian parla de lui. Et de son genou. Super… C’était LA chose à dire au téléphone, là tout de suite ? Voilà qu’elle stresse, la jeune femme, de l’autre côté de la ligne. Milo soupira, avant de sortir un peu plus de la voiture, tendant sa jambe blessée hors du véhicule et prenant appuis sur l’autre, toujours à moitié assis sur la banquette. Il approuva néanmoins silencieusement le rendez-vous donné à l’endroit où ils se trouvaient. La savoir saine et sauve n’était pas suffisant. Si elle pouvait venir… Elle serait toujours en danger, mais avec eux, au moins…

Grave bonne idée.

Il leva les yeux au ciel, près à répliquer, avant de se tourner vers Cillian qui lui tendit le téléphone, un peu à contre cœur, et sans nul doute confus de se voir échanger contre lui. Il ignorait ce que Bridget lui avait dit ou non. Il tenta un regard un peu inquiet vers Cillian, sans savoir que dire à part se saisir du portable et de le coller à son oreille. L’irlandais s’éloigna comme pour lui faire de l’air, même s’il savait très bien qu’il entendrait chacun des mots prononcés, ici ou de l’autre côté de la ligne. Il s’en fichait bien pour le moment. Le secret n’allait pas être éternel et il avait déjà pris sa décision. C’était pas le moment de polémiquer là-dessus, certes, mais il n’allait pas s’amuser à prononcer ses phrases à demi-mot juste pour laisser s’épaissir un mystère. D’où il connaissait Bridget lui d’abord ? Bref… Pas le moment pour ça. Sa voix avait baissé d’une octave et semblait fatiguée, lorsqu’il parla enfin.

« Salut Bridget, désolé j'ai pas pu prendre ton appel... »

« C'est tout ce qui te vient à l'esprit là ?! C'est quoi cette histoire de s'être pris une balle ?! »


Merci Cillian… vraiment… Il soupira, légèrement.

« C'est... C'est rien, je vais... Bon, okay, ça fait mal mais ça va, je t'assure. T'es où là ? Il s'est passé quoi ? »

« Je suis pas loin, Cillian m'a dit où vous retrouver. Ils ont essayé de nous kidnapper avec Dylan et après ils ont dit qu'ils avaient ma famille en otage donc que je devais me rendre si je voulais que rien ne leur arrive donc je les ai suivi mais des militaires m'ont aidé à leur échappé et d'ailleurs il y en a un qui est blessé, Merkeley est fermée genre verrouillée et je sais pas ce qui s'est passé mais il s'est passé un truc aux portes. C'est un putain de bordel, j'en ai marre je veux juste rentrer chez moi Milo… »


Il l’entendit renifler. Il entendit sa voix se briser. En plus du flot de paroles un peu trop rapide pour qu’il puisse tout analyser tout de suite, la dernière chose qu’il voulait c’était qu’elle pleure à l’autre bout du téléphone.

« Oui je sais... Hey, hey, pleure pas... Okay? Ça va s'arranger. Rejoins nous et on... »

« Ils sont là ! »


Un bruit de voiture attira vaguement son attention, avant qu’il ne se reconcentre sur Bridget.

« On trouvera une solution. C'est qui ces militaires ? Ils sont toujours avec toi ? »

« Okay... Oui, enfin il y en a une qui est restée à Merkeley pour aider les gens et là je suis avec le deuxième mais il est blessé. » Sa voix baissa tout d’un coup, étrangement. « Tu me promets que tu fais attention ? »

Il jeta un coup d’œil vers une Anja qui se précipitait dans les bras d’un homme inconnu, et qu’il ne pouvait pas bien voir de là où il se trouvait. Il comptait pas se lever juste pour accueillir des gens, lui, pour le moment. Il était très bien assis là.

« Okay » Qu’il répondit, baissant un peu la voix lui aussi. « Oui, promis, et toi aussi. De toute façon, j'irai plus bien loin. »

Tu devrais éviter l’humour noir dans ce genre de situation.

Bon, okay, c’était peut-être pas la phrase la plus intelligente à dire alors qu’elle venait d’apprendre qu’il avait une balle qui était passée très près de lui exploser la rotule.

« Le doc est l… »

Deux « Aaron ?! » successifs l’obligèrent néanmoins à sursauter et à vraiment se tourner vers les nouveaux arrivants. Aaron était sorti de la voiture, blessé, couvert de terre et de sang, l’air de sortir d’une zone de guerre dont il n’avait pas été totalement vainqueur, Gaia sur l’épaule, et pas dans les airs comme à son habitude.

« Oh m… »

« Quoi ?! Tu bouges pas sinon... Bref, j'arrive et fais attention à Cil s’il te plait. »

« Cil », hein ? Mh… Un mystère pour un autre jour… Ça commençait à devenir trop là.

« Rien... Oui, okay, t'inquiète pas, on bougera pas. A très vite... »

Il avait envie de lui dire de se dépêcher… Mais il savait qu’elle ferait aussi vite qu’elle pouvait. Alors il se tut et s’apprêta à raccrocher, quand elle prononça à nouveau son nom.

« Ok ok... Euh Milo ? ... »

« Oui ? »


Un instant en suspend, un peu comme dans ces films étranges. Il n’attendait rien, pourtant, le croate. Pas là tout de suite en tout cas. Son esprit était trop occupé entre l’arrivée future de Bridget, l’attroupement pas très loin, l’arrivée d’Aaron et d’un inconnu au bataillon qui semblait tout aussi sorti d’une zone de guerre que leur pote commun debout à côté.

« Euh... J'arrive... Je raccroche... »

Et elle raccrocha. Et Milo fronça les sourcils. Perdu. C’était la deuxième fois qu’elle lui faisait ce coup-là aujourd’hui. Il soupira, la frustration volant une minute la place vedette de la fatigue, avant de ranger le téléphone dans la poche de sa veste, parce que « Cil » était trop loin pour qu’il lui rende immédiatement, et qu’il comptait bien se lever finalement, aidé de la portière, curieux lui aussi de savoir ce qu’il s’était passé dans cette damnée ville...
  
MessageVen 21 Aoû - 21:28
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6393Nombre de RP : 339Âge réel : 24Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
Aaron Dwayne☷ ADMIN-BREIZH ☷
←☸ →
Tempest in a Bottle
Spoiler:
 


Je suis médecin.

Eh bah, faut croire que la chance était de son côté aujourd'hui. Il ne préférait pas penser à ce que le destin lui aurait réservé si ces deux là n'étaient pas intervenus pour lui sauver la mise, maintenant il fallait que le blond, l'inconnu, celui qui lui connaissait son nom, soit médecin. Trop de coïncidences pour qu'Aaron soit totalement à l'aise mais il devait faire avec, point. Et pourquoi ne pas laisser l'autre lui rafistoler un peu l'épaule, histoire de ne pas mourir d'hémorragie, ça serait cool ça, non ? Aaron s'enfonça dans son siège et serra les dents autant que sa main contre son épaule.

---

Un répit, c'est un minuscule répit que le sort leur offrit au détour d'une ruelle. Jetant un œil à l'arrière Aaron jura entre ses dents.

Bordel Léo arrête toi, faut absolument s'occuper d'elle là, et je crois qu'on les a semés, il serra les dents. Et j'crois qu'elle est dans les vapes. Louve ? Louve, hey!

La course poursuite avait été presque inexistante, puisque leur petit van s'était rapidement mêlé à la circulation et aucune voiture suspecte ne les suivait. Le blond évalua la situation et acquiesça, garant le van entre deux poubelles dans une ruelle déserte. Gaïa toujours cramponnée à son épaule, Aaron ouvrit la portière de son bras valide en retenant un grognement, et balaya d'un signe de tête le regard que Léo lui lança.

Ça va, ça va, je presse, occupe toi d'elle, lâcha-t-il en grimaçant et joignant les mots à la parole il appuya le bout de tissu maintenant imbibé de sang sur son épaule.

Fuck. Pendant que Léo s'occupait de la blonde, Aaron se glissa contre le mur jusqu'à la rue, passant rapidement la tête pour voir si quelque chose lui indiquait une éventuelle arrivée de renforts, mais rien ne bougeait autour, les gens continuaient leur vie. Cependant il remarqua qu'au loin quelques voitures klaxonnaient dans ce qui commençait à ressembler à un bouchon. S'il y avait eu un accident la circulation ne tarderait pas à être invivable, mais l'image de la jambe de Louve le hantait trop pour qu'il ne le fasse remarquer à Léo. Pas encore. En essayant de ne pas chanceler il rejoint la voiture. Léo avait l'air d'avoir fait tout ce qu'il pouvait pour l'instant, et si la blonde avait bien meilleure mine à peine un quart d'heure auparavant, elle semblait maintenant dormir d'un sommeil fiévreux. Léo releva la tête vers lui. Le médecin n'avait pas non plus l'air au mieux de sa forme, même si ça se voyait que sa blessure était minime elle devait lui faire un mal de chien. Le bas de son t-shirt était d'un rouge sombre qui contrastait avec sa peau. Aaron coupa court, il fallait agir vite et surtout s'économiser.

Va falloir qu'on bouge à nouveau, y'a des bouchons vers le centre de Perth et si on ne se dépêche pas on va être coincés comme des rats. Et il remonta donc dans la voiture.

---

Ils roulaient à nouveau vers l'extérieur de la ville quand le portable de Léo se mit à sonner. Il décrocha en jurant et Aaron n'entendit qu'une partie de la conversation, concentré qu'il était à garder sa vision nette. Bon sang cette épaule lui faisait un mal de chien. Qui était Aloisa? Mystère, mais Léo avait l'air agacé. Bad timing ? Dernière option, hôpital, guerre, Aaron. L'écossais rouvrit les yeux à son nom et tourna la tête vers Léo qui lui expliquait où ils devaient aller, apparemment y'avait des gens là bas et peut être du matos pour l'aider à les rafistoler. Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait fermé les yeux. Et il n'était pas en état de batailler pour savoir qui ils rejoignaient. C'était peut être un piège, mais Léo avait de la bonté dans le regard.

Woodbridge, je vois où c'est, suit la route c'est la troisième à gauche, il va falloir... et Gaïa expliqua la route à Léo, le guidant au fur et à mesure. Aaron ! fulmina l'oiseau en le voyant fermer les yeux à nouveau.
Ça va ça va j'suis là, c'est bon, c'est bon, grogna-t-il en se réinstallant dans le siège, déglutissant avec peine.
* Si tu cannes j'te défonce. * l'écossais eut un sourire moqueur.
* Tu la sens l'adrénaline qui redescend là ? Moi ouais en tout cas. Ça aide pas à rester réveillé. *
* Okay, okay. Tu veux que j'te réveille ? A ton avis, c'est le genre de qui d'envoyer des pros pour te tirer ? Qui connait tes allées et venues, ta moto, tes habitudes ? Qui connait ton don, combien de gars il faudrait pour te descendre ? Parce que crois moi Aaron si ces deux là n'avaient pas été là on serait morts à l'heure qu'il est. *
* Le Conseil. * lâcha Aaron en fronçant les sourcils. Le rire mental de Gaïa lui fit froid dans le dos.
* Le Conseil... qu'est ce que tu veux que ça leur foute que tu sois encore en vie, on sert à rien au campement, la rébellion est presque morte Aaron, tu le sais. *
* Tais toi. *
* Qui voudrait redorer son blason en coupant tous les liens qu'il a ou a pu avoir avec la rébellion ? Après tout, on est une jolie tâche sur le CV de quelqu'un qui voudrait monter en grade. *
* Gaïa ta gueule! * prévint Aaron en serrant les dents, sentant la rage commencer à lui remonter l'échine.
* That's right. Qui aurait bien pu fomenter un coup pareil, subtil, qui se fout des dommages collatéraux et voudrait bien voir une épine enlevée de son pied —
Enough ! le cri d'Aaron et le regard furieux qu'il braqua sur sa moitié lui tira un sourire vainqueur et satisfait.
Bien. Maintenant que t'es bien réveillé on passe à la suite. Ah, on y arrive. l'oiseau ignora l'humain qui grondait de colère sous ses pattes et regarda autour d'eux, l'endroit était vide. Y'a personne Léo, peut être qu'ils sont plus loin ? Si on est en avance t'as bien cinq minutes pour regarder son épaule et ton ventre, non ?

---

Quand l'étape rafistolage fut finie, ils reprirent la voiture pour faire un tour de la zone industrielle, pas certains de ce qu'ils cherchaient, jusqu'à ce qu'ils repèrent une voiture garée près d'un bulldozer. Près de la voiture et tout fraichement sortie, une blonde à moitié à poil semblait se remettre de ses émotions, et pas n'importe quelle blonde: Anja. Shit. Manquait plus que la parano. Elle se dirigea vers eux alors que Léo se garait et sortait également du véhicule, elle se jeta dans ses bras.

* Tell me you didn't believe a word of what you said earlier... * demanda Aaron à Gaïa qui était restée silencieuse depuis leur léger accrochage.

L'oiseau lui fit un clin d’œil et il lâcha un soupir, conscient que les minutes à tenter de peser le pour et le contre de ses arguments l'avaient définitivement aidé à ne pas tomber dans les pommes quand Léo avait touché à son épaule. Il descendit à son tour de la voiture pour être accueillit par deux "Aaron ?!" surpris. Cillian était là lui aussi, et mis à part quelques éraflures il était en bien meilleur état qu'Anja ou que leur voiture. Ou que... bordel, le type qui venait d'apparaitre au dessus de la portière c'était bien Milo... l'air plus cadavérique que jamais.

Sup' ? demanda Aaron en lâchant un sourire à Cillian, retenant à grand peine le rire nerveux qui lui secouait la gorge. Bon sang cette situation était ridicule. Ridicule. Il n'avait aucune idée de ce qui pouvait bien se passer et n'y comprenait rien.
Que s’est-il passé bon sang..?
Ça c'est une bonne question Anja, j'en ai une autre pour toi: le soutif à l'air c'est pour bien nous montrer que t'es heureusement pas dans le même état que nous ? Ou c'est juste parce que t'es contente de nous voir ? Parce que si elle avait bien du sang un peu partout il n'avait pas l'air de lui appartenir. Il fit quelques pas vers Cillian et attrapa sa nuque de sa main valide, scannant méthodiquement le tatoué de bas en haut pour s'assurer qu'il allait bien. Un petit sourire fatigué étira la commissure de ses lèvres et il braqua son regard gris dans celui de l'irlandais. Ses traits étaient tendus par la douleur mais ses yeux riaient bien.Rassure moi Cil', tu fais cette tronche là parce que le sang et la terre se marient carrément bien avec mes yeux ? You're all right brother ? Toujours de son perchoir et ignorant l'humour que son humain tentait de faire passer pour un "je vais bien" général, Gaïa chercha Zora des yeux pour la trouver à côté de Milo.
Qu'est ce qu'il se passe, Milo ne peut pas sortir ? demanda-t-elle, inquiète mais incapable de voler jusqu'à eux pour vérifier l'état du Croate.
  
MessageDim 23 Aoû - 19:55
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Est-ce que les étoiles existent vraiment ? Vous avez deux heures. Léo regarda Louve, arrêtée. Il regardait ce qui les attendait derrière le café. Sage précaution, il en fallait autant que possible, surtout quand il s'agissait d'une question de vie ou de mort. Comme c'était actuellement le cas. Un van était là et il semblait les attendre. Léo avait demandé que personne ne meure, il se mordit légèrement la lèvre inférieure en soutenant la jeune fille vers la porte. Il jeta un regard en arrière pour voir Aaron utiliser son pouvoir. Un homme de terrain, comme le sien, comme celui qu'il connaissait. Il se sentit un peu rassuré. Il pouvait sauver ce monde. Il y avait encore de l'espoir, comme demandé.

Léo aida les deux blessés à s'installer dans le van et monta à la place conducteur. Il claqua la porte avec un grognement. Il s'échappa rapidement de l'endroit et fila dans la circulation sans sembler être suivi. Aaron lui parlait comme l'aurait fait celui de son monde, il se sentait assez rassuré et oublia rapidement sa blessure. On lui rappela l'état de Louve, il alla se garer dans une ruelle. Il ne pouvait pas sciemment extraire une balle de cette cuisse sans opérer, mais il fallait absolument qu'il le fasse pourtant. Aaron décida d'aller prendre l'air tandis que Léo fouillait l'arrière du van pour y trouver un kit de survie basique. Bon.
Bonbonbon.

Ça ferait l'affaire. Il fouilla le kit en dépliant la couverture de survie sur le sol pour y déposer des instruments sans les salir de trop et déchira le jean de la jeune femme partiellement dans les pommes pour commencer "l'opération", autant avouer que le manque d'anesthésiant eut vite fait de l'envoyer encore plus profond dans l'abîme de l'inconscience. Il grimaça longtemps tout en opérant, ce n'était pas une situation qu'il n'avait jamais rencontrée, mais il aurait voulu éviter de la rencontrer de nouveau. Peu importe. "Heureusement", la balle n'avait touché aucun os et avait presque traversé, il ne suffirait que d'un léger coup de couteau de l'autre côté pour extraire. Léo désinfecta du mieux qu'il put, stabilisant la blessure. Un vrai hôpital dans les 24 heures et une transfusion sanguine seraient l'assurance d'une survie. Il ne pourrait pas retirer une balle ici. Il posa un large bandage, priant pour que la pauvre ne se réveille pas avant qu'il ait trouvé de la morphine.

Ils firent de la route à nouveau. Aaron fixa trop longuement le tee-shirt de Léo qui se souvint de sa blessure. Il eut un rictus de douleur en se remémorant la chose. Le docteur n'était pas causant, ce n'est pas dans ses habitudes lors de ce genre de cas. Il réfléchissait à toute vitesse. Voyant qu'Aaron s'était évanoui, il gara le van près d'une pharmacie avant de quitter la ville et fit un… Braquage ?
Léo était chanceux dans son malheur, il savait que la police était sur les lieux de la fusillade. Il savait comme fonctionnaient les pillages. Les flics là-bas, l'action ici. Il n'avait pas vraiment le temps de s'amuser. Il entra dans l'endroit, prit les médicaments qu'il cherchait avec l'habitude de la survie qu'il avait et repoussa brusquement le pauvre commis qui tenta de l'arrêter. Il se fit même l'honneur d'attraper une trousse d'outils stérilisés. Surtout de seringues, pas moyen de trouver un scalpel ici. Il attrapa un couteau à vendre près de la caisse de l'endroit.
En dix minutes, il avait un stock minime de morphine et d'antiseptique. Pour trois, pour vingt-quatre heures. Ça pourrait le faire. Oui. Il remonta dans la van, les "courses" ne lui avaient pas pris plus de dix minutes et comme prévu, toutes les alarmes de polices allaient vers la zone de fusillade. Des coups de feu se faisaient encore entendre. Il redémarra, réveillant quelque peu Aaron dans une accélération brusque.

Léo commençait à fatiguer. Franchement. Il avait une concentration qui nécessitait du café, des médicaments, des aides. Il ne tenait pas sans ça. Sans nicotine. Il devait avoir un paquet dans la poche. Pas le temps. Pas le moment. Il lui fallait un endroit pour opérer. Il entendit son téléphone sonner, il répondit sans réfléchir. C'était Iris. Aloisia. Peu importe. Qu'est-ce qu'elle voulait ? Elle allait bien ? Elle ne savait pas. Elle prenait son temps. Léo n'avait pas l'habitude qu'on prenne son temps. Il savait qu'Iris pouvait paniquer facilement. Il n'aimait pas ça. Il cala le téléphone entre son épaule et sa joue. Des compétences de médecine. Ils étaient blessés eux aussi. Léo avait un déjà-vu horrible. Un de ceux dont on ne veut pas.

" Damn you, Aloisia. Je suis ta dernière option, non ? Tu ne m'aurais pas appelé sinon ! Fais-moi confiance ! "

La discussion file. Léo sent Aquila trembler contre lui, elle supporte moins la douleur.

" Aaron, on va tenter d'aller vers Woodbridge… Tu peux m'aider ? "

Aaron commença à le guider avec difficulté, mais au bout d'un moment, ils arrivèrent dans la zone déserte dont Aloisia lui avait parlé. Il eut un rictus, à présent : l'espoir que la jeune ne les ait pas envoyés dans un piège. Mais il voulait croire que non.

" Y'a personne Léo, peut être qu'ils sont plus loin ? Si on est en avance, t'as bien cinq minutes pour regarder son épaule et ton ventre, non ?
- Jamais le temps de souffler, hein. "

Léo se mit de nouveau au travail, soignant l'épaule d'Aaron, extrayant la balle de la pointe d'un couteau après avoir stérilisé celui-ci avec son briquet. Il avait eu l'extrême amabilité d'anesthésier la zone avec les produits empruntés à la pharmacie plus tôt. La balle n'était pas entrée très oin contrairement à Louve. Il fit ensuite une injection anti-inflammatoire et remit un bandage en prévenant les infections par un badigeonnage appliqué des produits nécessaires. Aaron devait reprendre quelques couleurs.
Il se soigna lui même assez rapidement, il risquait bien moins que les deux autres. Après un nouveau tour de l'endroit, ils trouvèrent Aloisia et le reste des personnes qui l'accompagnait. Il se gara et tomba du van plus qu'il n'en sortit. Il était tellement fatigué qu'il eut même du même à profiter que la jeune fille lui saute dessus à moitié dévêtue. Aaron répondit à ses questions par une blague. Comme toujours.

" Aaron s'est fait attaquer. On n’était pas loin avec une autre dëamonienne. Elle est sérieusement blessée, je ne peux rien pour elle de plus. Il faudra l'emmener dans un hôpital, vite, elle. "

Il se retourna vers le van pour chercher les outils nécessaires.

"J'imagine que celui avec le genou en vrac est celui qui ne peut pas se lever. Si vous êtes sûrs du coin, je vais voir ce que je peux faire. Et après, on verra ce qu'on peut pour ton bras, Anja. "

Elle lui avait menti, mais il n'était pas réellement étonné. Et de plus, il n'avait pas encore reconnu Milo. Heureusement pour lui, quelque part.
  
MessageMar 25 Aoû - 21:55
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Les remouds du van permet à Seb de rester en vie. Trop conscient pour tout ressentir, trop faible pour agir. Après avoir laissé Kath aux portes de Merkeley, forcé de réaliser que le régime auquel il croyait, venait encore une fois de l'utilisé. Par cette petite fenêtre à l'arrière du fourgon, il avait la masse de gens fuir et se faire encercler. Il n'avait pas vu ça depuis... l'image de touareg fuyant pour sa vie dans le désert lui décoche une douleur autant physique qu'émotionnelle. Siham l'a senti et grogne à sa manière sa désapprobation. Il décoche un sourire à sa moitié de toujours avant de regarder avec mépris le paquet cadeau qu'ils avaient ligoté et placé à l'arrière avec lui. Il comptait bien l'interroger et de manière indélicate.

-Je pense qu'on va devoir oublier Merkeley princesse. Tu as une idée brillante ?

Jusqu'ici, il avait un peu voulu garder la situation sous son contrôle sans franc succès. Et si au début, il la pensait cible pour une raison particulière. Ce qu'il avait vu aux portes de sa propre ville, lui avait bien fait comprendre qu'il se trompait. Elle lui réponds quelque chose qui le laisse dans l'attente alors qu'elle répond à son téléphone tout en conduisant à l'opposé de la direction qu'ils s'étaient rendus. Seb se détend, profitant de ce moment de répit pour soulever son t-shirt.

« Seb... » Avait soufflé inquiète Siham.

Il lève les yeux sur elle, tout autant préoccuper. Il pourra difficilement la rassurer sur son état. Son abdomen avait changé de couleur, tirant sur le violacé et bleu en divers endroits. Il saignait à l'intérieur. Et la chaleur qui augmentait en lui, n'était pas là, l'expression de sa colère mais possiblement une réaction de son corps face à cette blessure.

« Ça va aller Siham, on a vu pire non... »
« J'ai rarement vu des coups de poings supersonique darling. »

Il tend l'oreille pour suivre la conversation de la gosse. Son visage perdait lui en couleur et le confort venait à disparaître plus le temps passait, si bien que Siham vient s'installer derrière lui pour lui servir de dossier, allonger contre la tigresse, ces moments lui rappelle cruellement ceux en Iran et Irak. Il serre l'arme entre ses mains et quand leur prisonnier lève les yeux sur lui, il pointe le canon vers sa tête.

« On reste tranquille et tout se passera bien... »

Entre chaleur et froid, son corps ne savait à quel saint se vouer, Siham en perdait patience. La tigresse n'avait rien perdu de la conversation de la future maman et souffle ses dents son agacement.

« Bon maintenant que t'es rassurée, peux-ton trouver un endroit sûr, Seb arbore de drôle de couleur... »

Le militaire se met à rire jaune, se faisant même mal dans l'exercice. Il ne prend pas la peine de tourner la tête vers la grille qui séparait la conductrice du blessé.

« Ne t'en fais, elle a toujours tendance à dramatiser. »
« Et toi minimiser ! »

Il pouffe légèrement avant de sentir ses forces l'abandonnaient doucement, si bien qu'il lâcha l'arme entre ses jambes et plaqua sa tête contre le corps du félin. Il ferma les yeux, un instant, juste un petit instant.

Un rugissement se fait sonore et ses yeux s'ouvrent dans la foulée, Siham fit même peut-être peur à Bridget ou alors elle venait d'éviter un obstacle ? Il ne pourrait le dire.

«  Je t'interdis de t'endormir sinon je te bouffe l'oreille ! »
« T'as jamais été fan du cartilage. »

C'était douloureux de respirer et de tenir. Le premier coup l'avait séché mais il n'avait rien arrangé à courir et s'agiter dans tout les sens. A combien de kilomètres heures courrait cette tarée que Kath avait tué. Le visage de la rousse s'était décomposé lorsqu'elle avait réalisé ce qu'elle avait fait. Même pour des personnes très entraînés, prendre une vie n'était jamais facile. Pourtant, l'envie d'exécuter cet enfoiré de mercenaire l'avait tenté comme le diable.

De ce qu'il comprend et entend en usant de ses dons, il comprend qu'elle allait rejoindre les siens dans un endroit à l'écart du peuple. Avant de hurler comme un taré parce qu'un klaxon, à plusieurs centaines de mètres, venait de retentir dans son crâne. Il bouche ses oreilles et son ouïe fait des vas et viens sans qu'il puisse le contrôler. Sa condition physique y étant pour quelque chose. Seb abandonne la partie contre ses sens et se laisse perdre conscience avant de se réveiller de douleur lorsque Siham lui mord réellement l'oreille.

« Je t'avais prévenu ! »
« Ça fait combien de temps que j'ai fermé les yeux ? » 
« Juste assez longtemps pour que la blondinette nous ait amenée dans un endroit étrange et inquiétant... » « T'aurai pas peur tout de même ? »
« Les femmes sont effrayantes, sache le ! »
« T'en es pas une ? »
 « Je me corrige, les humaines darling ! »

Il pousse un rire fatigué et grimace aussitôt. Les portes arrière du fourgon s'ouvre dans la volée et il aperçoit le joli minois de Bridget. Dont il avait appris le prénom en écoutant aux portes. Enfin, à son téléphone. Derrière, il remarque le reste de son équipe. La vue est trouble mais il se redresse, aidé par la force de Siham. Tous daemoniens, il n'en doute pas une seconde, les animaux qui les précédaient n'avait en rien besoin d'être voyant pour qu'il le comprenne. Il se lève péniblement et grogne la douleur. Il avait une sale tête en plus de transpirer, mais pour le moment, il avait l'air mieux que certains d'entre eux.

Aidé de la blondinette, il pose sa main sur son épaule et descend, son visage trahis la douleur que ça lui inflige un tel mouvement. Il est maintenant persuadé de s'être pété une côte, voir plus.

« On appelle Hugh ? »
Seb fronce les sourcils et se tourne vers Siham d'un air perplexe.
« Pas tout de suite, je suis pas sûre de savoir à qui j'ai à faire... » Finit-il par conclure en laissant ses yeux traînés sur Aaron.

S'ils ne s'étaient jamais rencontrés, son visage lui, lui était très familier. Il ne sait pas trop quoi en penser. Ça lui rappelle vaguement une impression de déjà vu. Il regarde Bridget et affiche un sourire jaune et moqueur.

« Aucun lien avec la rébellion hein ? »

Il s'assoit dans le coffre du fourgon et lève la main.

« Salut ! » Dit-il bêtement, sentant une certaine tension dans le regard de certain et peut-être sa présence. Ou alors, était-ce peut-être l'otage que Kath et lui avait saucissonné à l'arrière en fuyant. Il ne sait trop quoi dire.
  
MessageMer 26 Aoû - 12:37
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together
C'était juste l'enfer. Les portes avaient été le terrain d'une bataille perdue pour beaucoup de vies. Ok j'ai vu quatre morts dans ma vie mais les miens sont propres ou presque, là c'était juste ignoble. J'ai du me retenir de vomir et je me suis contentée de détourner le regard pour en garder le moins de souvenirs possibles. Je savais que j'aurais du rester chez moi ce matin. J'ai presque envie de continuer de harceler le portable de Cillian en me disant à chaque fois qu'il a juste oublié son portable ou qu'il est sur silencieux et qu'il a réussi à s'endormir dans le canapé ou encore qu'il est juste en train de bosser et du coup il se concentre sur autre chose. Jamais il n'a loupé un appel pourtant, sauf faute de batterie. Et Milo qui ne répond pas non plus... Je sens l'angoisse monter d'un cran. Le milicien disait probablement la vérité et maintenant j'allais en chier pour remettre la main sur eux.

Oublier Merkeley ? Je ne dis rien parce que je l'avais prévenu que de base c'était une mauvaise idée même sans prendre tout ça en compte. Mais il faut que je réfléchisse, la militaire nous a abandonné pour aller aider à l'entrée de la ville. Résultat je me retrouve avec un homme blessé sérieusement et un prisonnier milicien saucissonné à l'arrière. Je conduis en direction de Perth parce qu'au pire des cas j'abandonne mon blessé là-bas avant qu'il ne décède. Je sais c'est pas joli mais je peux pas non plus laisser l'autre homme sans surveillance et prendre le risque qu'il raconte je ne sais quoi à je ne sais qui. Dylan me souffle qu'on va trouver une solution, qu'on trouve toujours une solution mais j'ai envie de lui dire qu'on n'a jamais connu une situation pareille. J'ai presque envie d'appeler Tim et de pleurer sur son répondeur ou de lui dire de venir me chercher s'il répond. J'en sursaute lorsque mon téléphone que j'ai posé sur mes genoux se met à sonner. Je ne réfléchis même pas une seule seconde à qui peut bien être de l'autre côté du téléphone, je veux parler à quelqu'un qui saura me rassurer ou me donner une solution même si ce n'est pas la bonne.

« Bridget !? »
Mon cœur fait un bond en reconnaissant cette voix entre milles.
« T’es où ? Tu vas bien ?!T ’as vu des gens chelous ?! T’as rien ?! »
« Putain, Bridget… Dis moi que tu vas bien !? »
« Ca va, j’ai rien…»
« Merci Seigneur…  »
« C’est le bordel et… T’es blessé ? Enfermé dans un truc et on a essayé de nous obliger à nous rendre, c’est ça ?! »
Je délire peut-être mais ça fait des heures que je l'imagine attaché comme un saucisson et qu'on le martyrise. Dans le fond je veux être certaine qu'à cause de ma fuite je ne lui ai pas causé d'ennuis.
« Je suis avec Milo et Anja. On cherche un toubib dans une zone désaffectée, un chantier, je sais pas trop… Milo est touché à un genou. Je sais pas vraiment ce qui se passe, mais je crois qu’ils cherchent à fermer Merkeley et à en faire une putain de prison à ciel ouvert. »
Pardon ? Je manque de lâcher le volant. Ça fait trop d'un coup pour moi. Milo blessé, Merkeley qui devient une prison... Heureusement Dylan est là. Il parvient en partie à me calmer. En partie seulement.
« Quoi ?! Mais toi, ça va ? C’est le bordel aux portes, Cil. Vous êtes où ? Passe-moi Milo ! »
Je m'en fiche s'il comprend pas pourquoi je veux parler à Milo présentement alors que je lui en ai toujours dis du mal depuis des années. Je m'en fiche de cacher les choses pour éviter que les choses ne deviennent compliquées. J'ai le cœur qui bat douloureusement alors que Dylan tente de dédramatiser la situation mais il ne parvient à rien parce que tout ce qu'il fait c'est rappeler qu'il aime pas Milo. Jusqu'à ce qu'il fasse le lien et ne commence à s'inquiéter pour Zora.
« Hey, hey, Bridget, calme-toi. Je vais bien, je n’ai rien. On est sur une zone industrielle au Nord de Perth, vers Woolbridge. Est-ce que tu peux nous y rejoindre ? J’ai Milo juste à côté de moi…  »
Dylan m'aide à faire le tri dans les informations importantes. Cillian va bien – je me détends légèrement. Woolbridge – c'est noté. Milo est avec lui et visiblement conscient – donc il est pas encore mort, ou il ne le sera peut-être jamais. Faites que Cillian dramatise et que ça ne soit qu'une toute petite égratignure.
« J'arrive. Passe-moi Milo, s'il-te-plait. »
« D’accord. Je te le passe… Hey ? Fais attention à toi, Bridget. Tu m’entends ? Promets-moi que tu vas faire attention.  »
« Promis. » dis-je dans un souffle.
« A tout de suite alors, ma belle… »

J'ai la gorge serrée mais au moins là j'ai un objectif et je tente d'ignorer l'agitation à l'arrière, consciente qu'ils ne doivent pas se gêner outre mesure pour m'écouter débiter comme une gamine effrayée. Mais je m'en fiche. Je suis inquiète j'ai le droit, non ? J'attends en retenant mon souffle que Milo reprenne la communication.

« Salut Bridget, désolé j'ai pas pu prendre ton appel... »
Je vais le tuer... Dylan ricane en entendant mes pensées mais il ne dit rien parce qu'il se souvient qu'on veut savoir s'ils vont bien. Mais je sais pas j'étais tellement inquiète pour lui de l'imaginer tout seul, enfermé et sous le joug de méchants mercenaires avant de l'imaginer à l'agonie derrière Cillian que j'ai l'impression qu'il me prend pour une truffe à parler d'avoir raté un stupide appel. Je sais qu'il veut sans doute pas m'inquiéter mais cacher la vérité n'est pas non plus une solution. Et puis je sais pas j'ai besoin de relâcher la pression qui me pesait depuis quelques heures dessus.
« C'est tout ce qui te vient à l'esprit là ?! C'est quoi cette histoire de s'être pris une balle ?! »
On s'en fout demande pour Zora!
« C'est... C'est rien, je vais... Bon, okay, ça fait mal mais ça va, je t'assure. T'es où là ? Il s'est passé quoi ? »
Ma colère disparaît aussi vite qu'elle est venue. Je ne en voulais pas à lui personnellement mais je sais pas j'avais besoin de me mettre en colère un tout petit peu. Et puis bon je peux lui en vouloir de minimiser les choses pour éviter que je m'inquiète ou que je stresse, si ? Je prend une inspiration avant de répondre j'essaye de rester calme et cohérente mais repenser à ce qui s'est passé depuis que je suis sortie ce matin c'est un peu trop pour moi. Alors je parle sans m'arrêter parce que je sais que si je prends la moindre pause ma voix déjà tremblotante risque d'éclater et je vais vraiment pleurer comme une madeleine. Dans le fond je pourrais, personne ne m'en voudrait et c'est ce qui arrive un tout petit peu.
« Je suis pas loin, Cillian m'a dit où vous retrouver. Ils ont essayé de nous kidnapper avec Dylan et après ils ont dit qu'ils avaient ma famille en otage donc que je devais me rendre si je voulais que rien ne leur arrive donc je les ai suivi mais des militaires m'ont aidé à leur échappé et d'ailleurs il y en a un qui est blessé, Merkeley est fermée genre verrouillée et je sais pas ce qui s'est passé mais il s'est passé un truc aux portes. C'est un putain de bordel, j'en ai marre je veux juste rentrer chez moi Milo… »
Je m'en veux de paraître aussi faible. Dylan se redresse pour essuyer du bout de son museau les quelques larmes qui glissent sur ma peau. Je me cramponne à mon téléphone en espérant entendre que tout ira bien que c'est fini maintenant. Je sais que ce serait un mensonge mais je veux juste y croire ne serait-ce qu'une seconde et me dire que je pourrais rentrer, dormir sans lâcher Cillian une seule seconde pendant que Milo... La réalité me frappe sans remord, il est blessé au point qu'il avoue avoir mal, le tatoueur a parlé de Merkeley et de son avenir peu glorieux si tout le monde laisse les choses faire comme je voudrais le faire.

« Oui je sais... Hey, hey, pleure pas... Okay? Ça va s'arranger. Rejoins nous et on... »
« On trouvera une solution. C'est qui ces militaires ? Ils sont toujours avec toi ? » « Okay... Oui, enfin il y en a une qui est restée à Merkeley pour aider les gens et là je suis avec le deuxième mais il est blessé. » Je jette un coup d’œil rapide derrière moi avant de reprendre la route.
« Tu me promets que tu fais attention ? » dis-je en baissant d'un ton.
J'étais en train de pleurer comme une gosse depuis tout à l'heure mais bizarrement l'idée que l'on puisse entendre que je m'inquiète vraiment pour Milo me pousse à parler plus bas. Comme si ce genre de conversation avait quelque chose d'intime. Dylan risque un coup d’œil vers moi en me rappelant que j'ai pas parlé de Zora. Mais c'est implicite si Milo fait attention Zora aussi, bref.

« Okay » répond-il sur le même ton. « Oui, promis, et toi aussi. De toute façon, j'irai plus bien loin. »
Je soupire, c'est pas vraiment le moment de faire de l'humour mais au moins ça veut dire qu'il va bien, non ? Et puis étrangement ça me rappelle que Dylan serait capable de faire le même genre de réflexion dans cette situation. J'ai presque le sourire quand la situation prend de nouveau une tournure angoissante.

« Le doc est l… »
« Oh m… »
« Quoi ?! Tu bouges pas sinon... Bref, j'arrive et fais attention à Cil s’il te plait. »
J'en peux plus de cet ascenseur émotionnel. Je dois les rejoindre et m'assurer moi-même que tout ira bien. Je ne suis pas sûre que je sois une véritable aide mais de toute façon j'ai pas d'autres projets en tête. Surtout que derrière ça semble pas aller très bien.

« Rien... Oui, okay, t'inquiète pas, on bougera pas. A très vite... »
« Ok ok... Euh Milo ? ... »
« Oui ? »

Ça fait deux fois aujourd'hui que j'ai envie de dire un truc que j'ai sur le cœur mais non ça ne veut pas sortir. Tant pis. Une prochaine fois parce que là ça commence à devenir urgent, je dois conduire correctement et appuyer sur le champignon. Après tout les voir tout les deux et m'assurer de leur état moi-même c'est plus important qu'un sentiment exprimé. Dylan est étrangement silencieux parce qu'il sait pourquoi j'essaye de mettre des mots sur ce que je ressens.

« Euh... J'arrive... Je raccroche... »
T'es une dégonflée... Enfin de toute façon on s'en fout on va les rejoindre. Si je me souviens bien le nord c'est par là.

Je raccroche avant d'observer la direction donnée par ma moitié. C'est pathétique de constater qu'il n'a aucun sens de l'orientation. Mais je ne dis rien et je me contente de prendre la direction que je connais avant de le laisser nous perdre. Je sers les dents quand la Daëmonne intervient à l'arrière. Je peux aussi les éjecter du véhicule et me barrer toute seule aussi s'ils me font suer. Moi je lui avais rien demandé et c'est de sa faute si ça a tourné au drame comme ça pour lui. Je m'en veux de penser ça parce que dans le fond s'il n'était pas intervenu avec cette femme j'aurais peut-être reçu de l'anti-don à haute dose et serait en train de voir flou dans une camionnette, menottée et bâillonnée.

« On a des connaissances qui sont au Nord de Perth. Ils ont eu des pépins aussi et un médecin les rejoint normalement. Vous avez plus qu'à tenir le coup nous on s'occupe de vous amener à bon port. »

Dylan essaye de se faire rassurant et je souris légèrement en sentant qu'il est pas mécontent d'avoir la grille qui nous sépare de cette Daëmonne un peu revêche. Ça me fait mal de l'entendre gémir à l'arrière et j'essaye de me dépêcher. Ok dans le fond c'est pas que pour soulager sa peine que je dépasse les limitations de vitesse mais j'ai pas envie de m'encombrer avec la culpabilité de ne pas être irréprochable moralement. J’accélère peut-être un peu trop ou alors c'est le rugissement qui résonne à mes oreilles qui me fait sursauter mais toujours est-il que j'évite de justesse un piéton qui n'avait pas eu le temps de finir de traverser.

Derrière il n'y a plus beaucoup de bruit et je n'essaye pas de faire la conversation je reste concentrée sur la destination à rejoindre. Quand je freine je guette les lieux et repère deux véhicules. Ça s'agite mais ce que j'ai remarqué c'est surtout la grande tige de Cillian. Je me gare, enfin j'arrête le véhicule en plein milieu, pas trop loin d'eux. J'ai presque envie de me jeter à la rencontre de mon colocataire et de Milo mais Dylan me rappelle que l'homme à l'arrière ne pourra pas sortir si je ne l'aide pas.

Je traîne presque des pieds quand je sors pour contourner le véhicule et ouvrir la porte arrière. Je tente un faux sourire, mais ça ne doit pas être très convaincant enfin qu'importe. Lui il a une tronche à faire peur à un mort donc on ne m'en voudra pas trop. Je l'aide comme je peux à descendre. Enfin pour être exact il s'appuie sur moi sans que je ne demande rien à personne. Je les observe quelques secondes alors qu'ils parlent d'appeler quelqu'un.

On aurait peut-être pas du les emmener...
C'est toi qui a insisté. On avisera s'il appelle.

Je redresse la tête quand il revient sur la rébellion. Insinuant que je lui ai menti. Ok c'est vrai je lui ai menti. Je me retourne pour observer les personnes présentes. Je reconnais Anja que j'ai vu en boîte avec Maxence et après mes deux crétins préférés. Les autres sont inconnus au bataillon.

Hmm... Peut-être bien qu'il y en a un qui est connu comme étant un rebelle.. Là-bas au fond, le vieux là!
« Je vous ai dis la vérité, s'ils en font partis on m'a rien dit. » grognais-je à moitié.

Je suis sur les nerfs parce que voilà je vais pas non plus lui tenir la chandelle toute la journée sous prétexte qu'il s'est mêlé de mes affaires. Quand il finit par s’asseoir je me dis que je peux le laisser tout seul. Sa tigresse fait bien le boulot pour lui et j'ai des choses à faire. Je cours à moitié pour rejoindre Cillian. Quand je le serre dans mes bras j'essaye de voir si tout va bien mais à part une tête décomposée et une bosse il a l'air d'être en forme. Je le serre un peu plus en me disant qu'il va bien, qu'il n'a rien.

« J'ai eu tellement peur Cil. Ils ont dit qu'ils t'avaient capturé et... »

Depuis mon sac Dylan me fait remarquer qu'ils ont parlé de ma famille. Ils n'ont jamais donné le moindre nom. Mais comme j'avais pas réussi à le joindre j'en avais déduit qu'il faisait partie du lot et mon imagination s'était emballée. J'ai trop d'imagination, surtout quand il est question d'imaginer le pire. Je me cache tout contre mon tatoué préféré parce que j'aurais pu faire l'erreur de ma vie. Et bordel je m'en fiche dans le fond l'essentiel c'est qu'il aille bien. J'en ai presque les larmes aux yeux mais je tente de me retenir jusqu'à ce que je repense à ce qui ne m'a pas rassuré du tout malgré le coup de fil. La raison pour laquelle j'étais toujours aussi angoissée... Milo.

« Milo... » murmurais-je sans même me rendre compte que j'avais parlé à voix haute.
« Pfff... »

Je le frapperais volontiers mais j'ai pas le temps, pas l'envie tout de suite, ça attendra plus tard. Je suis le regard de Cillian, presque involontaire en direction d'une des voitures garées. Je m'en voudrais presque d'ignorer de la sorte tous les autres mais en fin de compte je m'en fiche.

Zora est là-bas, sur la portière.

Faut pas trop lui en demander à mon petit Dylan surtout que je vois la tête de Milo, appuyé contre la voiture, se tenant à la portière sur laquelle est accrochée Zora. Je lâche instantanément l'Irlandais pour rejoindre le Croate. Il a l'air tout blanc mais au moins il est debout, il est pas sur le point de décéder. Enfin j'ai pas vraiment le temps de réfléchir à ce que je vois, ce que je pense, ce que je veux. Mon cerveau s'est mis en pilotage automatique et quand j'arrive à hauteur de Milo j'ignore encore pourquoi, comment mais quand je reviens de ces trois secondes d'absence j'ai passé mes bras autour de son cou, mon corps collé au sien alors que mes lèvres sont posées sur les siennes.

Dylan est en état de choc et ne dit pas un mot depuis le sac dans lequel il est transporté. Sa tête est sortie pour ne pas manquer une miette des retrouvailles. Enfin il était bien loin de se douter que ça allait se passer ainsi et je l'avoue moi aussi. Mais même en prenant conscience de ce que je fais bizarrement je ne suis pas mal à l'aise, pas encore. Je recule ma tête juste assez pour lui libérer les lèvres alors que je pose mon front contre le sien et lève les yeux embués vers lui. Je me sens plus légère, plus sereine alors que mon cœur menace de faire un bond sur le bitume. Je sens aussi le petit vermisseau remuer comme s'il comprenait ce qui était en train de se passer.

« J'ai eu tellement peur Milo. Ils ont dit qu'ils vous avaient kidnappé et tu répondais pas au téléphone et... » Je ravale un hoquet en repensant à ça. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Je me souviens alors que son genou est blessé et quand je m'écarte de lui pour observer l'étendue des dégâts je dois me mordre la lèvre pour ne rien dire.

Encore heureux qu'il soit aussi grand que toi sinon tu lui aurais vachement mal. Bon... T'as fini ? Je crois que Cillian va faire une attaque là... Et puis moi j'étais venu pour saluer Zora et voir si elle allait bien. Lui on s'en fiche.

Voilà, maintenant je suis mal à l'aise. Je m'écarte vraiment de Milo pour déposer Dylan sur le toit de la voiture. Il fait sa vie, moi tout d'un coup je me sens mal. J'évite soigneusement le regard de Cillian, je savais que j'aurais du lui en parler avant mais bon j'ai pas eu le temps, il a pas demandé non plus et j'ai pas eu de vraies occasions d'aborder le sujet. Dylan lui pour sa part se rapproche de Zora, ignorant royalement mon malaise et tout ce qui peut se passer autour.

Hey... Toi, ça va? demande-t-il d'une voix toute douce que je ne lui connais que lorsque je suis malade ou qu'il veut obtenir un truc.

Je l'avoue je serais presque jalouse de Zora mais pas au même point que Dylan envers Milo. Je lui fais légèrement sentir mais je sais qu'il en a rien à battre et après avoir essayé d'essuyer le maquillage qui a du couler sous les yeux je me plante là, les mains dans les poches, appuyée contre la voiture aux côtés de Milo.

« On fait quoi maintenant ? »

Bridget « #3366FF »
Dylan « #FF3300 »
  
MessageJeu 27 Aoû - 22:40
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Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
 « On est où ? »

« Franchement, je n'en sais rien Canaö ... »

« Ça veut dire qu'on est perdu ? »

« Je crois bien que oui. »

« Et on fait quoi maintenant ? »

« On tente de retrouver notre chemin mon Cana', on tente ... »

Ouais, surtout tenter parce que pas sûr qu'ils réussissent. Voilà près d'une demi-heure qu'ils cherchent en vain la rue où ils voulaient aller, une rue avec des magasins et des bons petits restos. Et ils doivent être loin très loin du lieu en question. Ils ne sont pas dans ce qui ressemble bien à une zone en chantier. Fais chier. Elle aurait dû vérifier le chemin sur Mappy, pensant bêtement qu'elle connaissait vaguement l'endroit où ils voulaient se rendre. Fais chier, fais chier. Elle va avoir les pieds en compote en rentrant chez elle, dans ce studio où ils habitent en colocation avec une daëmonienne et son daëmon. Y a intérêt que les magasins soient bien et que les restaurants soient bons ! Il n'y a pas intérêt à ce qu'elle ait fait tout ce chemin pour rien. Canaö ne se plaint pas de la marche qu'ils ont faite, ça lui dégourdit les pattes et au fond il aime bien marcher – quoique ce soit plus trottiner pour rester à plus ou moins la hauteur de la Seagard – il ne sent pas fatiguer et Liberty ne semble pas trop souffrir de la marche forcée qu'ils viennent de faire. Mais la question reste où sont-ils ? Ils sont dans une zone en chantier, ça c'est sûr, mais où à Perth Amboy ? Et dire qu'elle a un bon sens de l'orientation, ses yeux vont de son portable qui lui sert de GPS à la rue où ils sont. Il n'y a personne. Ils vont être bien eux, avec personne pour demander leur chemin. La Finlandaise pousse un soupir. Ils sont dans une zone industrielle, loin des zones commerciales de la ville. Mais bon sang, ils ont fait comment pour atterrir ici ? Au moins, ils ont la chance qu'ils fassent beau, faire tout ce chemin sous la pluie aurait miné le moral de plus d'une personne. Quoique, s'il avait plu ils ne seraient pas sortis de chez eux, ça n'aurait pas valu la peine. Il fait beau et pas trop chaud. Un temps parfait pour marcher des kilomètres. Youpi ! Liberty n'arrive pas à croire qu'elle s'est perdue, elle qui arrive facilement à trouver son chemin n'y arrive pas aujourd'hui. Elle a sûrement dû prendre la mauvaise rue ou bien c'est son portable qui se fout de sa gueule. Un nouveau soupir passe la barrière de ses lèvres. Ok, il faut qu'ils trouvent quelqu'un et vite parce qu'elle commence à en avoir sérieusement marre de ne pas arriver à destination, un peu plus et elle va tenter de retrouver le chemin de Merkeley ! La belle à la chevelure colorée s'est arrêtée au milieu de la ruelle pavée, d'un côté il y a un chantier et de l'autre aussi, de la tôle les délimites tous les deux et il y a bien un ou deux barils qui traînent ainsi que quelques éléments pas encore utilisés. Quand elle se paume, elle se paume ! Canaö a continué à marcher, ou plutôt trottiné, souhaitant voir ce qu'il y a au bout, peut-être trouvera-t-il quelque chose ou quelqu'un qui pourra leur indiquer le chemin. S'ils interrogent quelqu'un, ils vont être ridicule, parce qu'ils sont loin très loin de l'endroit où ils veulent aller. Oh ! Il y a des gens, tout plein de gens ! Quelque chose lui dit dans sa tête qu'il ne faut pas qu'ils s'attardent trop dans les parages, pourtant, s'il y a des gens ça veut dire qu'ils peuvent bien trouver quelqu'un pour leur indiquer le chemin à suivre, non ? Revenant vers sa daëmonienne, il lui indique l'attroupement à l'autre bout. À elle de choisir la marche à suivre. Au moment où elle ouvre la bouche pour lui répondre elle entend une voix, une voix masculine :

« Eh ! Vous là ! fais le policier

« Ah, bonjour messieurs ! Ça tombe bien que vous soyez-là nous avons perdu notre chemin et ... » dit-elle en s'avançant vers eux, sourire aux lèvres

« Ne bougez pas ! l'interrompt abruptement son collègue

« Hein ? Quoi ? Mais on a rien fait. Je vous dis qu'on est perdu, on allait rien volé ! Et puis si on voulait voler on aurait prit un ou des véhicules pour ! Et nous ne serions pas seuls ! »

« On est gentils nous ! »

Les deux policiers portèrent leurs mains à leurs armes, chose qui fit esquisser un pas de recul de la part de la Finlandaise. Elle n'aimait pas les armes et d'un coup, elle ne se sentait pas du tout rassurée par la présence policière. Elle rangea tout d'abord son portable dans une poche de son jean puis leva les mains, pas bien haut mais assez haut pour montrer qu'elle n'avait rien et qu'elle ne leur voulait aucun mal. Sérieux, c'était quoi ce foutoir . Pourquoi ces hommes ne voulaient pas croire qu'elle était tout simplement perdue ? Pourtant c'était la stricte vérité. Ok, elle était loin des zones touristiques, commerciales ou résidentielles, mais elle n'y pouvait rien si elle s'était trompée de chemin. Elle sentait l'angoisse qui grandissait en Canaö qui avait reculé à la vue des armes prêtes à être sorties et à servir. Elle, ça allait encore, elle restait calme, mais le petit panda roux était au bord de la crise de panique. Bon sang, pourquoi étaient-ils sortis aujourd'hui ? L'un d'eux finit par sortir son arme de son holster, ce qui finit par faire réagir Liberty. Putain, mais vas-y quoi ! Elle, elle veut juste retrouver son chemin ! Et puis, elle n'a rien de menaçant, elle montre même qu'elle ne va rien leur faire en leur montrant ses mains. C'est bon quoi, elle est bio-kinésiste, rien ne sortira de ses mains tant qu'elle ne touchera rien et surtout tant qu'elle ne l'aura pas décidé. Son collègue vient de faire de même. La miss Seagard finit par faire un pas en arrière, se sentant menacée par les deux hommes :

« On vous a dit de ne pas bouger ! »

« Ne me dites pas que c'est la procédure de sortir vos armes, je ne vous crois pas un instant ! »

« Vous n'avez rien à faire ici. Que faites-vous là ? »

« Je vous ai dis, on s'est perdu ! On cherche une rue et je me suis gourée. Ça peut arriver ! Rangez vos armes et aidez nous à trouver notre chemin, s'il vous plaît. » * Canaö, je n'aime pas ça du tout. Si ça tourne mal, soit prêt à te mettre à l'abri. *

* Non ! Je ne veux pas te laisser ! *

* Je n'ai pas dis ça, mais tu n'as pas à discuter, tu fais ce que je te dis. De toute manière, je serais derrière toi. *

Et voilà que les deux hommes viennent de pointer leurs armes sur elle, ne prêtant nulle attention à la petite chose rousse qui prêt de la jeune fille et qui recule, tout comme elle. Ça se voit qu'ils ne croient pas ce qu'elle leur a dit et pourtant, c'est la stricte vérité ! Soudain, alors que Liberty recule, elle sent qu'elle heurte quelque chose et la seconde d'après elle se retrouve à brasser de l'air avec ses bras pour finalement … s'écraser sur plusieurs couches de tôle. Et BAM ! Le bruit est assourdissant et Canaö sursaute sur le coup, se retournant vivement vers sa daëmonienne alors que les bras viennent heurter à leur tour la tôle. Et de nouveau BAM !
  
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