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I put a spell on you

 
  
MessageJeu 3 Sep - 16:54
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Date d'inscription : 22/06/2010Nombre de messages : 600Nombre de RP : 167Âge réel : 98Avatar daëmon :
The eyeL'OEIL QUI VOIT TOUT †||
Chacun de vos gestes sont... : maîtrisés !
I PUT A SPELL ON YOU

Aaron, Léo, Milo, Anja, Cillian, Bridget, Sebastian, Liberty & Noah


Deux policiers qui partent, c'est d'un ennui, tous ces gens sont trop faciles à mettre sous son contrôle, c'est qu'elle s'ennuie un peu notre fille du conseil.
Cela dit, ça ne l'empêche pas de sursauter quand deux gros boums se font entendre. Hum.

« Noah. Va voir. »
As-tu le choix ?
Nah. Pas vraiment.
Ce « va voir » il résonne dans ta tête, tes muscles se mettent en route tout seul. Elle te l'ordonne, tu obéis, c'est aussi simple que cela.

L'esprit de Jenning et Highman ? Elle l'avait déjà piraté il y a quelques heures, elle ferme les yeux pour voir à travers les leurs, hum. La gamine tombée entre les tôles ne serait pas utile. Le groupe là-bas par contre … Oh y'avait du beau monde.
Du beau monde qu'elle se devait de se mettre dans la poche, alors finalement, elle rappelle son garde du corps. « Reviens Noah. »
Encore une fois, difficile de résister à l'ordre de la sorcière.
« Dis-moi. Es-tu prêt à donner ta vie pour moi ? »
C'est une question rhétorique, bien sûr, ton corps lui appartient, il agira contre toi et ton propre instinct de survie pour la sauver en cas de faux pas.
Autrement dit, tu devrais supprimer les menaces, avant qu'elles ne te suppriment.

Elle avait beaucoup de monde sous son contrôle, dont certains avec des dons remarquables. Cet homme par exemple, Edward Dwyar. Il est capable de créer des clones tout en ayant un pouvoir de shapeshifter. N'est ce pas merveilleux .. ?

Non.
Non ça ne l'est pas.

Vous allez tous sans exception ressentir un mal de crâne x10 000.
Comme une intrusion, quelqu'un qui vient griffer votre mémoire pour s'accaparer vos souvenirs.
La belle a décidé que vous alliez être son entertainment pour l'après-midi. Vous regrouper n'était peut-être pas une si bonne idée que cela finalement, parce que là maintenant y'a huit clones qui arrivent vers vous.
Enfin d'abord, elle vous laisse reprendre votre souffle après cette intrusion, histoire que tout cela ne soit pas trop louche et passe juste pour un échec de prise de contrôle sur votre personne. D'ailleurs, plusieurs d'entre vous auront bouger sans le vouloir durant cette « crise. »
Surtout toi mon brave Milo, grâce à elle t'as pu te mettre debout, mais ça fait mal hein quand on a le genou défoncé ? Aller va, ton ami le sol sera toujours là pour te rattraper.

À peine le temps de vous remettre de vos émotions qu'au loin vous voyez s'approcher un groupe de huit personnes. Huit personnes, certaines avec daemon, d'autre non, si au début vous pensez à d'autres militaires, vous allez vite avoir le choc de votre vie.
Parce que ces personnes, vous les connaissez. Famille, amis, amour. Il y en a un dans le lot qui représente quelque chose de très fort pour vous. Mais quid des câlins et des retrouvailles.
Cette personne qui vous est si cher et qui arrive droit sur vous, elle a les yeux fous, comme si elle était contrôlé par quelqu'un d'autre. D'ailleurs, vous comprenez rapidement que quelque chose ne va pas avec elle quand elle vous saute dessus pour vous démolir la tronche.
Bien sûr, se sont des clones .. Mais comment pourriez-vous le deviner ? Avec tout ce que le conseil fait en ce moment…



Et bien sûr que la belle a envie de se rapprocher pour en voir plus, Noah, elle te donne même son bras. « Allons voir ce spectacle, ça ne peut qu'être drôle. » Parce qu'au conseil on sait s'amuser, vous voyez.

XOXO.

ORDRE DE PASSAGE - n'oubliez pas vous avez 3 jours pour répondre - : Milo, Sebastian, Noah, Léo, Liberty, Bridget, Aaron, Cillian & Anja.

LES CLONES SONT :
- Cosima Catanzaro & Michigan pour Milo
- Kalhan Xenia & Ashkane pour Aaron.
- Sigmund Müller & Greta ( fourmi légionnaire ) pour Anja
- Tim Johnson pour Bridget
- Maël ( Wolfgang ) Loewer & Cheshire pour Léo
- Helena Seagard & Ajet pour Liberty
- Hugh Johnson & ??? pour Sebastian
- Wyatt Ordwigan & Âdhya pour Cillian



  
MessageDim 6 Sep - 0:06
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Date d'inscription : 14/01/2015Nombre de messages : 213Nombre de RP : 57Âge réel : 28Copyright : Avatar by The Road, Daemon & Codes by DNGAvatar daëmon : Zora - Cacatoès Noir
Milo Kovac%$_d3f4lt_//
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I Putt A Spell On You
Intrigue n°2
La sortie avait été difficile. Se poser sur sa jambe valide avait été encore plus difficile. L’autre jambe, celle en vrac, serrée dans son garrot de fortune, n’était plus qu’une fourmilière douloureuse et gênante. Le sang avait cessé de couler, mais il ne tenait qu’à un tout petit rien qu’il recommence à se déverser le long de son mollet pour terminer, inutile, dans la poussière. Se lever n’était certainement pas une bonne idée, d’ailleurs. Mais il n’allait pas rester là, à moitié mort dans la voiture, même si Zora était plutôt pour l’idée de s’y planquer jusqu’à ce qu’on décide de l’emmener dans un véritable hôpital. Aaron et un certain Léo venaient d’arriver, et il voulait voir de ses propres yeux pourquoi Cillian et Anja semblaient si paniqués tout d’un coup. Ce qu’il vit ne le rassura pas plus. Pas du tout d’ailleurs. Mais au moins il était vivant. Le soupir que le croate poussa en s’appuyant un peu plus sur la portière était sans pareil.

Zora se faisant lourde sur son épaule, il la posa sur la portière, en équilibre sur le rebord d’acier. Elle ne sembla pas s’en plaindre, d’ailleurs, profitant de la vue pour analyser la situation. Elle croisa le regard de Gaia qui semblait soudainement inquiète de ne pas les voir approcher. Mais, pour l’heure, il ne fallait surtout pas demander à Milo de marcher. Rester debout était déjà une assez mauvaise idée comme ça. Mais le hacker avait la tête dure avec ses idées à la con parfois.

« Non il peut pas… » Qu’elle répondit néanmoins au chardonneret élégant perché sur l’épaule de son daëmonien. « Il s’est dit que ce serait cool de s’en prendre plein la gueule encore une fois. »

« Zora, ferme-la… »

Sa gueule était blanche, ouais, et bleue aussi un peu, d’un côté, celui que ceux qui étaient arrivés ne pouvaient pas voir tout de suite. Bref, il resta là, appuyé contre la voiture, la fatigue s’abattant sur lui comme une enclume. Ils étaient dans la merde, et il n’allait plus pouvoir aider grand-chose dans l’état où il était. La douleur irradiait, et exacerbait son envie de morphine. Mais s’il prenait de la morphine maintenant, même en petite quantité – ce qu’il n’espérait pas – ça risquait de mettre son don totalement hors d’état de nuire (ou d’aider, selon le point de vue) et ce n’était pas bon non plus. God… Un tas de question se bousculaient dans sa tête – Qui était ces types ? Qu’est-ce qu’ils voulaient ? Qu’est-ce qu’ils allaient faire de Merkeley ? – mais il n’arrivait pas à se concentrer pour ne serait-ce qu’utiliser le téléphone de Cillian pour se connecter et essayer d’en savoir un peu plus sur les évènements actuels via les réseaux sociaux et internet. Bridget avait parlé d’un évènement aux portes. Qu’est-ce qui se passait bordel ?

« Tu devrais vraiment te rasseoir, tu sais ? »

Zora insistait. Il allait finir par obéir lorsqu’il entendit une voiture approcher. Bridget ? Il se redressa, observa la fourgonnette s’arrêter non loin d’eux, tout le monde aux abois. Une femme en descendit. Une femme blonde et visiblement enceinte. Et visiblement indemne. Dieu merci ! Même si Milo avait envoyé ce fameux dieu se faire foutre toute sa vie, c’était le genre de moment où il ne pouvait pas couper à ce genre de remarque instruite par son éducation catholique. Même si remercier le gars qui est sensé le haïr lui et tous les suppôts de Satan dans son genre restait totalement ironique…

De loin, il observera Bridget sortir et faire le tour du véhicule pour aider quelqu’un, sans doute le militaire, à sortir à son tour et s’asseoir. Il avait pas l’air bien non plus, mais le tigre qui l’accompagnait ne lui disait rien qui vaille… Mais s’il avait sauvé la vie de Bridget, il méritait au moins le bénéfice du doute, qui qu’il soit. Finalement, l’australienne le laissa à son sort, pour se jeter dans les bras de la première personne à portée, un irlandais tatoué. Et franchement, Milo était actuellement trop claqué pour en être jaloux. Ce n’était qu’un câlin, et ils n’étaient pas ensemble, techniquement, hein ? Il jeta un coup d’œil à Zora, qui cherchait Dylan, le regard fixé sur le sac. Tous les deux avaient un peu oublié les autres, d’ailleurs, même le docteur, sensé transporter le nirvana que Milo attendait tant…

Puis Bridget lâcha Cillian, après que l’espion ait jeté un regard vers lui, et elle s’approcha alors que lui ne pouvait pas bouger. Il était tellement content de la savoir saine, sauve et ici que ça n’avait aucune importance de toute façon. Elle était là ! Et puis… Et puis… Il sentit son souffle se couper. Il sentit un poids sur son torse. Il sentit des bras entourer sa nuque et des lèvres se poser sur les siennes. Il ne fallut pas trois secondes pour que son inconscient à lui prenne aussi le dessus sur sa conscience qui sonna dans le vide. Son bras gauche lâcha la portière pour venir entourer Bridget, la main droite glissa vers le visage de la jeune femme, tout contre le sien, alors qu’il perdait pied avec la réalité. C’était tellement inattendu, tellement … Il sentit son cœur faire un bond et il eut l’impression de tomber lorsqu’elle le laissa enfin respirer, si bien qu’il resserra sa prise sur elle avant même de se rendre compte qu’il était toujours debout, toujours soutenu par la voiture.

Il inspira longuement, les yeux toujours clos alors qu’elle venait poser son front contre le sien, ses doigts glissant de sa joue à sa nuque, comme par peur de la laisser partir tout de suite. Lorsqu’il ouvrit les yeux, ce fut pour tomber devant deux billes brillantes, embuées de larmes. Ses propres yeux ne devaient pas en mener plus large, d’ailleurs. Il en sourit presque, de soulagement alors qu’un mouvement plus bas vient le perturber une seconde, assez pour ne pas comprendre tout de suite le murmure qu’elle vint souffler en retenant un hoquet de… peur ? Il ne voulait pas lui faire peur…

« Je suis désolé… » Répondit-il, s’interrompant en la sentant s’écarter de lui, et relâchant de ce fait, un peu à contre cœur, son étreinte pour la laisser s’échapper. Son regard tomba sur son genou, et il grimaça à voir la tête qu’elle faisait devant le massacre.

« Ils m’ont eu… Je sais pas comment. J’ai réussi à m’échapper grâce à Cillian et Anja mais… »

Pas besoin d’en faire un dessin. Juste un mouvement vers sa jambe avant de se raccrocher à la portière. Zora, elle, y est toujours accrochée. Elle a observé toute la scène, les yeux aussi écarquillés que ceux de Dylan. Peut-être un peu moins. Elle a fini par se résigner à voir Milo se rapprocher de Bridget. Et maintenant qu’elle peut voir Dylan, la tête sortie du sac de la blonde, tout va mieux. Si mieux qu’elle tenta un regard derrière elle, pour voir une assistance plutôt choquée. Surtout Cillian en fait. Qui semblait prêt à perdre sa mâchoire dans la poussière. C’était un regard intrigué qu’elle lui lança alors, avant de reposer son attention sur Milo. Enfin plutôt, juste derrière Milo, sur le sac posé sur le toit de la voiture et Dylan qui en sortit rapidement pour s’approcher d’elle. Elle tenta un mouvement, juste un, pour passer de la portière au toit, mais elle se sentit tomber tout d’un coup… avant de se faire rattraper par la main de son daëmonien.

« Zora… » Qu’il grogna, de douleur, avant de reposer l’oiseau sur le toit juste à côté de Dylan, dans – encore – un soupir. « Fais gaffe… »

Elle lui jeta un regard reconnaissant avant de se poser contre Dylan.

Fais mal. Qu’elle répondit simplement. Mais ça va. On survivra.

Bridget posa une super question. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Milo n’en savait strictement rien. Et il avait un peu envie de dire « fuck » et de se tirer d’ici avec Bridget. Mais il ne pouvait pas laisser les autres, même s’il était blessé et juste un boulet pour l’heure. Mais il n’eut même pas le temps de penser ne serait-ce qu’à une réponse à donner à Bridget qu’un bruit sourd résonna entre les entrepôts, pas loin.

« Qu’est-ce que c’était ça ? »

Pas le temps non plus de tendre son don vers n’importe quoi d’utile dans les environs, comme une caméra de surveillance encore en état de marche. Il en aurait presque cru que c’était sa faute, que la fatigue le condamnait maintenant à faire une pause dans sa cyberpathie qui pourtant ne s’arrêtait jamais, mais le mal de crâne qu’il ressentit tout à coup n’avait rien – strictement RIEN – à voir avec ceux qu’il pouvait ressentir d’habitude. Il hurla. Et il ne s’en cacha pas. De douleur. Tout devint noir une seconde, ses mains lachèrent la portière, s’accrochèrent à son crâne, puis une autre douleur presque aussi forte sembla chasser la première et il tomba. Pour de vrai cette fois.

Comment il avait fait, il n’en savait rien. Mais il était à plusieurs pas de la voiture, allongé dans la terre, conscient mais complètement sonné, le corps tremblant sous les sueurs froides qui lui remontaient l’échine. Sa blessure saignait à nouveau et il se sentait mentalement mal. Comme si quelque chose avait tenté d’entrer dans son crâne, tenté de tout mettre à sac… avant d’en sortir avec autant de délicatesse qu’un troupeau d’éléphant.

Zora ?... Qu’il tenta, essayant au moins de se redresser pour vérifier qu’elle n’avait rien. Mais sa vision trouble ne put lui dire qu’une chose : elle n’était plus sur le toit de la voiture.

Ca… ça va.

Il retomba sur son dos en la sentant à nouveau. Elle était par terre. Avec Dylan. Sur Dylan, en fait. Le serpent avait essayé de rattraper sa chute et était tombé avec elle, amortissant son atterrissage. Il chercha Bridget, mais un élan de panique de la part de Zora retint son élan de soulagement lorsque la silhouette de la future maman entra dans son champ de vision.

M… Milo !
Quoi ?


C’était fichtrement dur de se redresser quand on était étalé comme une crêpe avec un genou encore plus blessé qu’il ne l’était. Parce que faire quelques pas sous son poids sans être aidé, « grâce » à une étrange influence qui n’y était pas allé de main morte, n’avait pas amélioré l’état de sa blessure, au contraire… Lorsqu’il y arriva, ce fut pour voir des personnes approcher… Et pas de simples soldats venus leur casser la gueule. C’était Cosima qui venait vers lui ?

A nouveau du soulagement, lorsqu’il vit qu’elle n’avait rien. Elle semblait même être en pleine forme, Michigan marchant rapidement à côté d’elle. S’il avait eu les idées claires, peut-être qu’il aurait eu un léger pincement au cœur de la voir apparaître maintenant, juste après avoir embrassé Bridget. Il se demanda quand même depuis combien de temps elle était là. Peut-être qu’elle avait vu quelque chose ? Et si…

MILO !!!
Quoi ? Oui, c’est Cosim…


Mais il n’y avait pas que Cosima qui s’approchait. Là-bas, c’était… Khalan ? En tout cas ça ressemblait bien à Ashkane. Puis il y avait d’autres personnes… Visages connus et inconnus, mais qu’il avait du mal à fixer avec sa vue qui semblait partir en vrille, comme s’il s’était pris un coup derrière la tête. C’était peut-être le cas… Il y avait Loewer et… le père de Bridget ? Et là-bas c’était…

Tout sembla tout d’un coup aller trop vite pour le petit croate étalé. Le regard fou de Cosima sembla tout d’un coup prendre toute la place, puis il y eut le début de charge de Michigan, droit vers la voiture, droit vers Zora…

« ZORA, DYLAN !... » Les mots suivant auraient dû être « Planquez-vous », mais pas le temps de les prononcer. Une rousse en furie lui tombe dessus alors qu’un wapiti en colère fonce vers la voiture pour se fracasser contre la vitre d’une portière fermée qui éclate dans un bruit de verre assourdissant.
  
MessageMer 9 Sep - 14:58
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La main se tenant irrémédiablement les côtes, Seb se laissait aller contre le rebord du camion. Ses yeux étaient distraits un instant par la sautillante Bridget, qui passait d'un Jules à l'autre avec une expression changeante à chaque fois. Ce qui laissait perplexe le militaire, se demandant qui était responsable du polichinelle qu'elle a dans le tiroir. Autant, il s'en détourna vite, il en avait pas vraiment à foutre quelque chose et avoir mal le rendait un peu grincheux sur les bords. Nan ce qui retenait l'attention maintenant de l'ancien sous fifre du conseil c'était la présence d'un visage trop connu pour être ignoré. Aaron Dwayne, sans parler du type qui le dévisageait comme s'il était un monstre, à ses côtés. Il regarde Siham et lui fait signe en arrière de récupérer l'arme qu'il avait lâcher plus tôt dans le fourgon. Alors qu'elle le lui déposait dans les mains, non sans sentir quelques tensions à ce geste, un bruit sourd réveil tout le monde et Seb resserre sa prise sur la crosse de sa mitraillette et regarde Siham. « Va voir ! »

La tigresse ne discute même pas, elle connaît les impératifs, le côté autoritaire de Seb, c'est comme avant, comme à l'armée. Il était très directif et sec mais Siham ne s'en est jamais vexée. Elle partit en arrière à la recherche du bruit. Pour voir au loin le corps qui était tombé au milieu de tôle et des deux hommes armés qui regardait par dessus la pauvre femme au cheveux bien étranges. La tigresse avait plus l'impression de voir une milice que la police. C'était à vomir, elle n'avait pas combattu des dictatures pour en voir naître une sur le sol où elle vivait. Elle contourne et saute où elle le peut, le long de l’entrepôt, restant cachée dans l'ombre tel le prédateur qu'elle représente, elle se met à rugir le plus fort possible pour effrayer les deux policiers. Ils se retournent avec surprise, elle ne se rend même pas compte de son imprudence à s'exposer ainsi. Elle attrape dans sa gueule une barre métallique et plonge sur le plus près, l'assommant en atterrissant sur ses pattes. Le deuxième homme s'enfuit, sans attendre son coéquipier. Ce qui l'arrange. Elle se penche pour voir la jeune femme. « Tu peux te lever ?  Si oui, c'est le moment de fuir ma grande ! »

Un cri l'interpelle et l'alerte. Elle tourne sa tête, cette même douleur semble affecter la fille aux cheveux colorés, mais c'était la voix douloureuse de Sebastian qui l'inquiéta bien plus. Elle ne se préoccupe alors plus de l'innocente et cours rejoindre sa moitié qui était allongé dans le fourgon en train de se tordre et se prendre la tête. Comme tout les autres. « Seb ! SEBASTIAN ! » Rugit-elle.

L'homme n'avait jamais eu de mal de crâne aussi violent et plus il se tordait, se contractait, plus la douleur dans son abdomen le poussait à hurler de douleur. « Par Allah qu'est-ce qui se passe ! Aargh... » La douleur s’apaise, ou plutôt disparaît dans son crâne, le laissant essoufflé et vide, le sang dans sa bouche se faisait plus présente. Il toussa douloureusement et c'est Siham qui l'aida à se redresser. Sebastian regarde un des blesser (Milo) car c'est le premier qui apparaît dans son champ de vision et l'homme regardait au loin, comme perturbé. Il suit le chemin de son regard et voit très bien la petite troupe arrivée. Accompagné de Hugh son frère de toujours et de Camille, la meilleure prédatrice après Siham. Un sourire sardonique étire ses lèvres quand il pense avoir enfin la rescousse arriver. Mais il était entouré de bien trop d'inconnu pour que cela lui paraisse normal, sans parler de ce manque de vie dans son regard, ce manque d'arrogance. Hugh avait l'air bien trop en colère pour être celui qu'il connaît. S'était-il passé quelque chose. Le groupe fond sur les pauvres rescapés qu'ils étaient et Sebastian en fut le premier surpris. Il tenta de se lever mais le coup de poing qui l’Aurillac le surpris et le renversa au sol. Siham avait beau aimé Camille comme une sœur, elle ne s'en demanda pas plus pour lui sauter à la gorge et rentrer dans une bagarre rageuse avec le varan. Elles furent féroces et leurs cris s'entendirent dans tout l’entrepôt.

Hugh avait l'avantage sur Sebastian et il frappa l'homme encore à terre avec un sourire fou. Jamais il ne l'avait vu comme ça. Entre deux quinte de toux douloureuse, il essaya de le raisonner. « Hugh... Arrête... ce n'est pas toi... » Car à aucun moment le militaire pensait qu'il puisse s'agir de quelqu'un d'autre que son ami, non, il avait opté plus pour l'hypnose ou la manipulation mentale comme tout ces pauvres gens à l'entrée de Merkeley, qu'un clone. Mais l'homme frappait encore et encore. Jusqu'à ce qu'une balle explose et vienne traverser le front de Hugh. Le temps s'arrête, Seb tourne désespéramment la tête pour comprendre d'où ça venait. Il ne vit que la queue d'un lézard détaller et fondre sur Siham et Camille en train de se battre. Le dragon attrapa la gorge du premier varan et la secoua de toute ses forces jusqu'à la déchiqueter. Le spectacle fut si surprenant que Siham s'en était reculer avec incrédulité, n'y comprenant plus rien. Le premier daemon meurent à l'instant ou le cadavre de Hugh s'étale au sol. Seb était encore en pleine panique. « Franchement, je suis largement plus beau et charmant que ça, tu me vexes Sebastian ! » Le soupire qui s'en suivit, l’intonation de la voix. Seb était complètement perdu. Hugh n'était pas l'homme mort à côté de lui, non Hugh se trouvait au dessus de lui et avait ce sourire qu'il lui connaissait bien. « Une petite sourie rousse m'a appris beaucoup de choses, notamment le pourquoi du comment, tu trouves toujours le moyen de finir en plein milieu des ennuis. Un jour je vais te faire signer une reconnaissance de dettes crois-moi. »

Siham en avait la gueule grande ouverte. Elle n'y croyait pas ses yeux. Une queue écailleuse vint lui frapper le sommet du crâne et une voix sifflante résonne près d'elle. « tu vas gober les mouches à force. » La tigresse regarda alors sa vieille amie, tout aussi perplexe. Si Camille pouvait sourire, elle l'aurait fait. « Alors même pas on hésite avant de m'attaquer ? » Siham un instant hésitante, reprend vite son aplomb légendaire. « Tu aurais fait pareille de toute manière, tu rêves de te mesurer à moi. »

Hugh passe le bras de Sebastian autour de son épaule et l'aide à se lever. Le geste est douloureux et le militaire grogne. Ils s'écartent du champ de bataille. « Bloody Hell Wayland, tu sais ce que me réserve ta famille si tu meurs en Amérique ? ». Les deux daemonnes sont charger de monter la garde pendant que les deux hommes s'étaient un peu cacher à l'écart. Juste le temps que Hugh intervienne pour remettre Seb sur pied. Le contact est suffisant, l’entraînement aussi, Hugh avait fait ça des milliers de fois. Il lui donna l'énergie qu'il avait volé plus tôt à un policier pour l'assumer, Seb retrouve des couleurs, mais il n'a pas l'air encore très en forme. Il soulève alors son t-shirt et remarque la marque violacé qui bande son ventre. Il soupire inquiet. « Ok, il va falloir un peu de rab pour tout ça. » L'énergie se transforme en quelque chose de lumineux et de chaud, passant de sa peau à celle de Sebastian, la chaleur qui le traverse est rassurante, bienfaisante et sa respiration douloureuse s'efface pour laisser l'air se gonfler librement dans ses poumons. Hugh fléchit ses genoux, les deux hommes s'écroulent au sol. Mais Seb se sent revivre, malgré les courbatures qui agitaient tout son corps, ça n'avait rien à voir avec tout à l'heure. Hugh en revanche, avait l'air plus fatigué. « Merci. » « Blablabla, dans trois jours, je te retrouve dans le même état je paris ! » « Aide moi. » Hugh regarde les clones s'agitaient dans tout les sens, il soupire, il est beaucoup plus faible et même son arme ne suffirait pas à tout détruire. De plus, quelque chose de plus urgent l'inquiétait. « Tu te souviens quand je t'ai dit que ma sœur allait débarquer bientôt ? » Seb avale sa salive. « Bah je crois qu'elle est arrivée trop tôt. Il faut que je la retrouve Sebastian. » Le militaire regarde les inconnus se battre et il se sent partagé entre devoir et loyauté. Hugh pose une main sur son épaule. « Aide les, rejoins moi quand tu peux. »
  
MessageJeu 10 Sep - 12:55
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♣ ♣ ♣ ♣ ♣


« Noah. Va voir. »

Alors j’obéis. Alix est furieuse, mais je ne l’entends pas. En fait, elle n’articule rien. Pas parce qu’elle redoute d’être entendue, mais parce qu’elle ne peut pas. Notre lien est ébranlé. De nouveaux fils sont tissés. Mes gestes sont dirigés par une source extérieure et autoritaire.
Elle ordonne, j’exécute. Je m’approche du petit groupe repéré par les flics et jette un regard précis, attentif. Encore épargné par son contrôle, ils sont aux aguets. Mais ça ne saurait tarder. Je ne vois pas ce qui peut les sauver.

« Reviens Noah. »

Oui. Ce groupe l’intéresse. Elle l’a vu, sondé, deviné, trahi. Qui sait ? Avec tous ces dons à sa portée. Il lui suffit de piocher dans le tas, de s’amuser avec les uns ou les autres.
Je me replace à ses côtés, sans broncher. Alix continue d’émettre frustration, colère et angoisse. Rien n’est possible cependant. J’attends. J’observe aussi méticuleusement que possible, comme si tant d’analyse pouvait me permettre de m’en sortir.
Peut-on seulement se défaire de son emprise ? Il faut sans doute qu’elle soit blessée, mais qui pourrait l’atteindre ? Maitresse de ces nouveaux et sanglants jeux, elle dicte et jubile.

Brave petit pion, je n'ai d'autre choix que me soumettre à ses désirs.

« Dis-moi. Es-tu prêt à donner ta vie pour moi ? »

« Oui. »

Dis-je simplement. D’un ton ferme mais calme. Comme toujours. Mon attitude ne change pas. Dans les formes, je suis le même. Sauf que dans le fond, des tas de choses ne me sont pas permises quand d’autres me sont imposées. De nouveaux principes, l’absence de doute et d’hésitation. Elle parle, je fais.
Alors oui, je pourrais donner ma vie pour elle. La question n’est pas de savoir si j’en ai envie, si c’est par allégeance ou pour le Conseil : je mourrai pour elle, si il le faut. Elle peut bien se servir de mon don contre moi, je ne mens pas. J’en suis incapable sous son joug.

Mon attention est de nouveau attirée par les rescapés.

…Qui sont ces daemoniens ? D'où viennent-ils ? Y a-t-il des gens que je connais ? Ma mâchoire se contracte d’impuissance, de colère.
J’admire son manège, parfaitement orchestré. Les pouvoirs s’animent sous ses ordres, sans même qu’elle émette un son. Des clones apparaissent, si réels, si parfaits. De nouveaux pions. Tout frais. Ils prennent la direction du groupe. Menaçants.
Ça va commencer.

Je glisse mon bras dans le creux du sien pour la laisser s’appuyer et la guider, courtois, galant, jusqu’au carrefour qui sert de théâtre. D’arène.
Tandis que nous prenons place – à une distance respectable – je lis le sms laissé par Yaaba. Ce pourrait être dangereux de lui répondre, et puis, que lui dire ? Je garde le téléphone dans la main.

« Pourquoi ne pas simplement les mettre à genoux, avec les autres ? »

Dis-je en indiquant le troupeau de soumis dans notre dos, restés sous bonne surveillance et visiblement toujours assommé par le pouvoir de la Daemonienne. Son envie de se divertir pourrait lui faire baisser sa garde, dans son intérêt, j'interroge. Le regard qu'elle me rend suffit à me faire oublier cette crainte.
Elle gère.
Arme à la main, je veille à ce que rien ni personne ne menace sa sécurité.

Quand les coups tombent enfin, que les cris de stupeur, de douleur et d'effroi glacent l'atmosphère, elle semble se divertir assez. Je pianote distraitement :

sms a écrit:
Perth Amboy. Le Conseil craque. Ils nous tiennent d'une main et frappent les rebelles de l'autre.

Ils me tiennent ? Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas mieux dans ce camp ? Elle comprendra ce qu’elle voudra. Je réponds dans l’urgence, sous surveillance. Je confirme ses propos et lui donne ma position mais à quoi bon ? Elle ne devrait pas pouvoir sortir si elle est encore à Merkeley, ni entrer si elle est dehors…

J’esquisse malgré moi un sourire amusé.
Nous n’sommes rien l'un pour l'autre.
Mais j’envoi le message à Yaaba comme s'il était mon dernier signe de vie.
  
MessageJeu 17 Sep - 3:54
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1427Nombre de RP : 145Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Le rugissement suffit à lui glacer le sang, à leur glacer le sang car c'est aussi valable pour Canaö. Liberty est toujours sur les plaques de tôle parce qu'au fond une minute à peine a dû s'écouler entre le moment où elle s'est écrasée lamentablement et le moment où se retentissant rugissement s'est fait entendre. Ses yeux cherchent son origine mais d'où elle est elle ne voit pas aussi bien que Canaö qui est non loin d'elle et qui voit très bien une tigresse avec une barre de fer dans la gueule assommer l'un des policiers alors que l'autre fuit sans demander son reste. En faites, si elle a vu la scène mais il est sûr que Canaö, lui qui n'est pas allongé mais bien sur ses quatre petites pattes est bien mieux placé que sa daëmonienne pour voir ce qui vient de se passer. Cette tigresse s'approche d'eux et Canaö frémit, se rapprochant un peu plus de Liberty, son pelage effleurant les doigts de la belle Finlandaise, même si elle les a aidés sa forme est imposante et Canaö se sent tout petit face à la femelle, un peu intimidé ? Oui. Mais c'est qu'il est un simple panda roux contrairement à elle qui est un réel prédateur. Et même si elle vient de les aider et surtout de leur sauver la vie, il ne peut s'empêcher de ressentir en elle une menace par la forme qu'elle a prise. Pourtant, elle a l'air gentille, ou en tout cas pas dans l'intention de leur faire du mal. Surtout quand elle semble s'inquiéter du sort de Liberty en lui demandant si elle peut se lever et lui conseillant de fuir. Ça sent le roussie par ici. Du côté de Liberty, la miss ouvre grand les yeux, ce n'est pas tous les jours qu'elle peut voir un tigre aussi prêt et ça a de quoi l'impressionner, alors elle se contente juste de hocher un peu la tête pour lui dire que oui oui elle peut se lever, ça va aller. Dans sa chute elle a eu plus de peur que de mal, peut-être aura-t-elle quelques ecchymoses demain au réveil au niveau des jambes mais rien de bien grave. Allez, il faut se lever, elle le fait lentement – mais pas trop quand même – ayant peur de toucher la daëmone, parce qu'évidemment c'est une daëmone, on ne croise pas à chaque coin de rue une tigresse qui parle et agit de cette manière, elle bredouille un « merci », parce que c'est la moindre des choses de la remercier pour ce qu'elle a fait pour eux. Alors qu'elle se retourne vers Canaö pour lui demander comment il va, elle sent un violent mal de crâne la prendre, bien sûr qu'elle en a déjà eu auparavant mais pas d'aussi fort, elle grimace et porte ses mains à sa tête comme si ça pouvait l’apaiser, en vain bien sûr. Le petit panda le ressent aussi et il se met à trembler, tend la douleur est forte il sent les larmes lui viennent aux paupières sans pour autant couler alors que Liberty se met à genoux et enlève l'une de ses mains de sa chevelure pour la placer dans le pelage roux et doux de son daëmon dans une tentative de les apaiser tous les deux, même un peu. Et puis finalement, la douleur s'envola les laissant ainsi reprendre leurs esprits. Canaö s'ébroua, tentant de reprendre une respiration plus calme alors que Liberty tentait pour sa part de reprendre contenance. La main dans le pelage du panda roux se mit à le caresser :

« Ça va mon Cana' ? »

« J'ai connu mieux … c'était très désagréable … et toi ma Liby, ça va ? »

« Ça va ... dit-elle dans un soupir tout en se relevant

Le petit panda la rejoignit rapidement, grimpant sur elle pour leur octroyer ce contact qui leur faisait tant de bien. D'un coup, ils se sentaient tout de suite beaucoup mieux. Liberty poussa un second soupir et fourra ses doigts dans le pelage de son daëmon alors qu'elle regardait les environs, plus de tigresse, le policier assommait, ils étaient seuls ou presque. Tout d'abord, la belle Finlandaise s'approcha de l'homme et s'accroupit à ses côtés, cherchant son pou, bon ça allait, il était vivant, elle culpabilisait moins de le laisser là. Lorsqu'elle releva le regard elle remarqua la porte ouverte d'un entrepôt mais surtout la forme qui s'y tenait dans son encadrement, Helena. Et merde, ils allaient se faire engueuler ! C'était bien son jour. Rapidement alors qu'Helena s'avançait vers eux Ajet apparut à ses côtés, Liberty poussa un soupir ça n'allait pas aider leurs relations. Mais ce n'était pas de leur faute s'ils s'attiraient des ennuis. Le policier évanoui à ses pieds n'allait sûrement pas être en leur faveur :

« Écoutes Lena, je peux tout t'expliquer. Ce n'est qu'un malentendu, nous sommes perdus et y a eu ses policiers, enfin tu ne peux pas voir le second il a fui. Je te jure je n'ai rien fait, ni même Canaö ... »

« Ouais, on te le jure ! »

« Je suis tombée sur les plaques de tôle, ils braquaient leurs armes et y a eu cette tigresse qui s'est pointée et ... »

Bam ! Elle reçut le point de celle qui était censée être sa grande sœur en plein dans la figure, Canaö tomba au sol, ressentant la même douleur que la Seagard, sonnait Liberty ne put esquiver le second coup en plein dans l'estomac qui la plia en deux, alors qu'elle se redressait un autre coup suffit à la mettre à terre. Sonnait, perdue, ne comprenant pas pourquoi sa sœur s'en prenait ainsi à elle, ayant le nez en sang, elle la vit approcher ses mains de son cou, Liberty empoigna ses poignets tentant ainsi de la repousser :

« Helena … qu'est-ce qui t'arrive ? C'est moi, Liberty, ta petite sœur ! »

Était-elle possédée ? Ce qui était sûr c'est qu'elle n'était pas dans son état naturel. Liberty ne reçut aucune réponse de la part d'Helena qui luttait toujours pour pouvoir approcher ses mains du cou de la Finlandaise et ainsi pouvoir l'étrangler, le regard de la Seagard alla de droite à gauche, cherchant un objet à saisir pour pouvoir repousser sa grande sœur. D'un côté la barre en métal qu'avait utilisé la féline qui avait volé à leur secours et de l'autre le pistolet du policier. Elle aurait pu prendre sans mal l'arme à feu mais elle ne voulait pas blessé gravement sa sœur ni même la tuer, alors elle prit la décision de lâcher l'un des poignets de sa sœur pour tenter d'attraper l'objet qu'elle avait choisi. Pendant ce temps Ajet avait avancé vers Canaö qui avait reculé, ne pouvant aider sa daëmonienne, paniqué il avait grimpé sur une poubelle espérant être ainsi mit à distance de tout danger, mais ce n'était sans compter la taille du griffon qui n'avait qu'à lever la patte pour attraper le petit panda. Sans vraiment réfléchir, une fois que la réplique d'Ajet fut à portée du panda roux celui-ci sauta sur lui et planta ses griffes dans sa peau et décida de le mordre, bien sûr, il le faisait à contre cœur et espérait qu'Ajet ne lui en voudrait pas, mais tous deux semblaient bel et bien ne pas être dans leur état normal et il fallait qu'il défende comme il le pouvait sa daëmonienne. Au même moment, Liberty arrive à saisir la barre et l'abat sur la tête de sa sœur qui essayait de l'étrangler à une main ce qui suffit à la renverser sur le côté et à la faire lâcher son poignet, d'un coup de pied la miss Seagard réussit à éloigner quelque peu l'arme à feu de son aînée pour éviter tout dérapage, empoignant à deux mains la barre de métal elle la brandit comme une batte de base-ball :

« Je suis désolée Lena … je ne sais pas ce qui t’arrive mais ce qui est sûr c'est que tu n'es pas dans ton état normal. Ne me forces pas à être de nouveau violente, je ne veux pas te faire du mal. »

Ce fut à ce moment-là qu'un coup de feu retentit et détourna l'attention de Liberty alors que Canaö sursautait mais ne lâchait pas sa prise sur Ajet, espérant que ça affecterait Helena mais que ni l'un ni l'autre ne lui en voudraient d'avoir agi comme il agissait. Les mouvements du clone étaient ralentis à cause de l'action qu'entreprenait le petit panda mais cela ne l'empêcha pas d'essayer de nouveau d'attaquer Liberty, la faisant ainsi revenir au moment présent, elle rentra le ventre et recula d'un pas, assénant un violent coup qui fit tomber le clone :

« Helena je t'en prie arrête ... » dit-elle les larmes aux yeux, faire du mal à sa grande sœur la révulse et la blesse intérieurement
  
MessageJeu 17 Sep - 7:57
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
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I put a spell on you

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La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus Antoine de Saint-Exupéry


J'aurais voulu dire merde à tout et que cet instant dure parce que là dans ses bras j'avais l'illusion d'une sécurité, que finalement tout était terminé mais je ne pouvais pas simplement rester là. Parce que j'avais fait ça sans même m'en rendre compte et que je me disais que même si ses gestes faisaient écho aux miens il devait juste être dans un état second pour réagir autrement. Et puis Dylan avait d'autres plans pour la suite : rejoindre Zora et pour me ramener à la réalité après le choc il était devenu suffisamment ordurier pour que je l'écoute. Sans compter que Cillian était là, il devait nous observer. Moi qui lui avait toujours dit des méchancetés au sujet de Milo du temps où il vivait à côté...

D'ailleurs ils se connaissent d'où les deux ?

La question de Dylan n'était pas totalement stupide, l'Irlandais ne m'avait jamais parler de Milo ou de la moindre entente entre eux. Ils se connaissaient assez pour que Cillian lui sauve la vie comme il l'expliquait mais le silence sur cette relation ajoutait un peu de mystère dont je me serais passée présentement. Mais le lien se fit doucement avec le fait que l'autre militaire soit convaincu que je puisse avoir un lien avec la rébellion depuis qu'on était arrivé ici, le fait que je sache que Cillian faisait effectivement parti du mouvement et le fait qu'ils se connaissent. J'aurais du poser plus de questions à ce moment là j'aurais peut-être évité de passer pour une cruche.

Je m'éloigne à contre cœur de Milo, parce que d'un coup tout ça est devenu gênant. Visiblement tout le monde ici ou presque se connaît au moins via une connaissance d'une connaissance. Alors lorsque j'évite le regard choqué de Cillian et que je tombe sur les mêmes expressions à peu près partout où je pose le regard je décide de fixer le bout de mes chaussures, une main sur ce ventre qui s'arrondit et qui semble tout agité.

Pendant ce temps-là Dylan m'ignore totalement pour se concentrer sur Zora qu'il retrouve fatigué. Il amorce un geste pour la rattraper mais il est devancé par Milo et lorsqu'elle vient se poser contre lui il s'enroule doucement autour d'elle pour garantir d'éviter une nouvelle chute. Il ne serre pas pour éviter qu'elle ne prenne peur sur ses véritables intentions. C'est une Daëmonne intelligente elle sait qu'il est censé manger des oiseaux et sa dernière envie là maintenant c'est qu'elle s'imagine qu'il a une petite fringale. Il ne dit rien alors qu'elle lui répond d'un ton lasse qu'ils survivront. Pas le choix parce que le karma a décidé de ne pas les laisser en paix. Du bruit se fait entendre. Pas n'importe quoi, quelqu'un est dans le secteur et a du se prendre les pieds dans un tas de fournitures pour le chantier vu le boucan.

Mais l'un comme l'autre il nous est impossible de se concentrer sur quoi que ce soit. Une migraine, soudaine et violente nous percute de plein fouet. Impossible de voir ce qui se passe autour. Je me laisse doucement glisser contre la voiture alors que la douleur est étouffante. La tête dans les mains j'essaye de retrouver comment respirer de nouveau mais c'est comme si mon cerveau était occupé ailleurs et me faisait un beau doigt d'honneur en mode : « débrouille toi toute seule ma grande. »

Heureusement quand je commence à avoir la tête qui tourne en plus de cette douleur insoutenable je la sens repartir comme elle est venue. Je respire de nouveau et quand je rouvre les yeux c'est pour découvrir que je ne suis pas la seule à avoir souffert mais je ne sens plus Dylan sur le toit de la voiture, lorsque je le cherche je finis par le trouver à terre sous Zora. Heureusement qu'il la tenait à moitié, il l'a sentie glisser et a tenté de retenir sa chute mais il a glissé sur le toit lisse sans la moindre prise pour ses écailles. J'amorce un geste dans sa direction lorsque je découvre Milo bien plus loin que prévu s'il s'était simplement effondré.

« Je gère Zora, occupe-toi de... Tim ? »

J'hésite quelques secondes à lui demander s'il a bu ou s'il commence à avoir des hallucinations mais alors que je me relève je vois ce dont il parle. Tim est là, parmi un groupe plutôt hétéroclite. Wyatt ? Serait-ce Wolfgang aussi ? Il y en a d'autres mais je ne les connais pas ou j'ai pas vraiment le temps de réagir. Parce que les choses se précipitent sans le moindre signe avant coureur. Dylan réagit en voyant l'animal charger, son instinct de trouillard prend le dessus sur mon incapacité à bouger. Il traîne tant bien que mal Zora en tentant de ne pas l'étouffer au passage. Ils se réfugient sous la voiture alors que le Daëmon charge sur l'avant de la voiture.

Quand je me retourne vers Milo il y a cette fille sur lui, complètement tarée mais avant que j'amorce un geste dans sa direction ou celle de ma moitié qui est tout paniqué je sens une prise se refermer sur mon bras, je fais face et je tombe nez à nez avec Tim.

« Pa... Tim ! Faut qu'on parte... Qu'est- ce que tu fous là ? »

Il ne dit pas un mot, son visage reste hermétique à toutes mes réactions ou mes mots. Il me regarde comme s'il voulait me voir morte. De la haine ? Parce que je ne lui ai rien dit encore au sujet de...

Je suis incapable de réagir lorsqu'il m'attrape par la gorge et me soulève presque tout en m'étouffant par la même occasion. Je sens mes pieds quitter le sol, pas très haut mais tout de même. Je m'accroche à ses avants bras pour me soulever moi-même et tenter de retrouver un peu d'air mais ses doigts s'accrochent autour de mon cou pour empêcher que cela n'arrive.

DYLAN !

Non je ne veux pas que ça recommence pourtant je la sens cette vague de chaleur m'envahir. Je veux que Dylan me rassure pour faire partir tout ça mais il ne répond pas. Pas deux fois. Je ne peux pas être à l'origine du meurtre de mes deux parents...

Si tu ne le fais pas il va te tuer.

Il n'a pas ouvert le bec avant d'être certain que je ne puisse pas retenir le poison qui se dégage. Mais il n'a pas tort dans le fond. Qui mérite le plus de vivre ? Lui ? Moi ? Cette troisième vie qui n'a rien demandé à personne ? Trop tard pour se poser trop de questions, le lion est sorti de sa boite.

Fais comme au restaurant, concentre-toi et dirige le.

Dylan ne le voit pas ce poison mais moi si alors que je sens la prise de Tim se desserrer je me concentre sur ces particules dans l'air. Je ne veux pas le tuer, juste qu'il me lâche. C'est ce qu'il fait. Mes jambes ne me portent plus lorsque je touche de nouveau le sol. A genoux je n'ai pas fini je dirige les particules uniquement sur la rouquine qui s'en prend à Milo. Confiante je sais que je peux l'éviter lui. Elle va probablement se retrouver dans le même état que Tim : vomissant ses tripes alors que la paralysie gagne quelques muscles. Je ne peux pas faire plus, à quatre pattes dans la poussière je lutte pour ne pas juste m'effondrer alors que la transpiration me colle à la peau et que j'ai l'impression d'avoir couru un marathon.

Mon Daëmon quant à lui laisse de côté son instinct de trouillard pour lâcher Zora, en sécurité pour l'instant sous la voiture et il se jette sur l'une des pattes qu'il voit près de la voiture. Ses crochets s'enfoncent dans la chair dure de cette patte toute fine et pour la première fois de toute sa vie il crache le venin qu'il stocke. Pendant quelques secondes je me demande si ce venin est toujours actif vu qu'il n'en fait jamais usage mais je m'en tamponne, je veux surtout pas qu'il soit blessé.

Code by dev nerd girl



Dé poison : Intensité a écrit:
Résultat : 4
1-2 : Peu nocif, juste de quoi rendre nauséeux
3-4 : Agressif mais non mortel
5-6 : Mortel

Dé poison : Portée a écrit:
Résultat : 1
1-2 : 100m
3-4 : 300m
5-6 : 500m

Dé poison : Maniabilité a écrit:
Résultat : 6
1-2 : Incontrôlable
3-4 : Bridget parvient à peu près à le diriger

5-6 : Il va là où elle veut uniquement
  
MessageSam 19 Sep - 11:06
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6393Nombre de RP : 339Âge réel : 24Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
Aaron Dwayne☷ ADMIN-BREIZH ☷
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Tempest in a Bottle


je suis l'estomac retourné de Jack

Aucun lien avec la rébellion hein ?
Je vous ai dit la vérité, s'ils en font partie on m'a rien dit.

L'écossais leva un sourcil, conscient que la petite remarque du brun qui venait de s'assoir dans le coffre de leur fourgon le concernait directement. Il n'avait jamais vu ce type, mais ne doutait pas un instant que son visage soit connu d'un plus grand nombre de personne qu'il ne l'aurait souhaité. Il ignora consciencieusement cette attention momentanée et porta sa main à son épaule, tâtant la plaie fraichement recousue doucement. Ça faisait un mal de chien mais ça restait supportable. Il doutait que leur petite réunion ne passe inaperçue. De toute évidence ils avaient eu les mêmes problèmes que lui, Léo et Louve et si un seul d'entre eux avait été suivit ils étaient cuits.

Non il peut pas… Il s’est dit que ce serait cool de s’en prendre plein la gueule encore une fois. Aaron fronça des sourcils, piqué par l'acidité dans le ton de Zora qui était encore une fois furieuse contre sa moitié.

Ils avaient l'air tous les deux mal en point, mais pas à l'article de la mort. Aaron jeta un œil à Léo qui s'affairait dans le camion, apparemment à la recherche de quelque chose pour soigner le Croate. Perchée sur son épaule valide, Gaïa accrocha le regard de sa moitié et dans une conversation silencieuse qui n'eut pas eu besoin de durer plus de trois secondes, elle le convint de se diriger vers Milo pour se rendre compte de son état. Il avait vaguement entendu parler de genou. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale et il serra les dents, repoussant les images qui lui venaient à l'esprit. De toute façon il en aurait très prochainement, des images. Mentalement, il fit le tour de l'état de chaque personne présente. Ils s'en tiraient pas mal, surtout en voyant l'état des véhicules brisés qui les avaient pourtant amené jusqu'ici, mais aucun d'entre eux n'était prêt à faire un 200m contre Usain Bolt.

On ne peut pas rester ici longtemps, on est trop exposés et en mauvais état pour tenir le coup s'il y au un second round. lâcha-t-il à voix haute sans viser personne en particulier.

Checker Milo, laisser Léo rafistoler qui il voulait, et déguerpir d'ici. Vite. Simple et efficace.

Aaron s'arrêta brusquement lorsqu'il réalisa une chose. Depuis le début il ne voulait qu'une chose, rentrer au camp pour faire le point et s'occuper de tout le monde - dont le nombre semblait apparemment augmenter de minute en minute - mais une sombre idée lui caressa l'esprit. Qui sait ce qu'il allait trouver au campement avec toutes ces attaques qui visaient clairement des sympathisants rebelles. Shit. They'll be all right. You know Kalhan, souffla la petite voix de Gaïa dans sa tête, et il opina brièvement du chef. Sans pour autant perdre la petite boule qui venait de se former dans son ventre. C'est à ce moment là que son crâne explosa.

On lui griffait l'âme. Quelqu'un étirait un long trait blanchâtre, poisseux et crissant sur un tableau noir. On laissait courir et frotter ses dents sur une planche de bois brut. Quelque chose raclait les parois intérieures de sa boite crânienne, vrillant ses oreilles et rendant sa vision momentanément trouble et pénible. Aaron attrapa sa tête entre ses deux mains en criant et tomba à genou, incapable de faire quoi que ce soit hormis attendre que le supplice passe. Et il passa. Si rapidement qu'il eut l'impression de l'avoir rêvé, mais les visages grimaçants des autres lui montrèrent que ça n'était pas le cas. L'écossais secoua la tête et se releva difficilement avec l'impression d'avoir été souillé par il ne savait quoi de visqueux. Et puis son regard accrocha une silhouette familière et qui n'aurait pas du être là. Et une deuxième. Et une troisième. Accompagnées de cinq autres qu'il ne connaissait pas. Ils semblaient tous émerger du même endroit, mais à des vitesses différentes et avaient toutes une cible. Le châtain se figea en reconnaissant Kalhan, Wyatt et Wolf. Wyatt qui n'aurait pas du être là, Wolf qui ne pouvait pas décemment marcher à côté de Kalhan sans tenter de s'éloigner au maximum d'elle. Quelque chose n'allait pas. Ça puait le piège. Ça puait la manipulation ou l'illusion. Sauf que ces visages connus étaient trop vrais pour être un simple tour de l'esprit. Et sauf qu'une illusion ne peut pas défoncer une voiture avec ses bois. Un wapiti aux yeux fous venait de se jeter contre la voiture qui abritait Milo qui... s'était déplacé, malgré toute logique, malgré son genou en bouillie, et qui se faisait maintenant attaquer par une rousse en furie.

What the fuck... lâcha-t-il dans un souffle.

A peu près au même moment, tous ces nouveaux venus se mirent en action, chacun se dirigeant vers l'un des neufs, avec des intentions assez claires. La bouche entrouverte, Aaron regarda Wolf marcher résolument vers Léo - bon sang mais qui était ce type ! -, l'air d'être un peu sorti du même genre de situation qu'eux, cheveux en bataille et vêtements salis. Il ne comprenait pas ce qui se passait, rien de tout ça n'avait de sens, pourquoi est-ce qu'on les attaquait...

Aaron cessa de regarder le chaos qui commençait tout autour de lui et croisa un regard bleu océan, et froid. Bien trop froid. Toujours immobile là où elle était apparue, Kalhan le fixait, le visage blanc et inexpressif. Tranquillement, elle se mit à marcher vers lui, assurée, détendue, résolue, définitivement mortelle. Aaron déglutit. Si quelque chose contrôlait Kalhan et qu'elle relâchait son pouvoir ils étaient tous morts. Purement et simplement. Y'avait pas de bataille à prévoir, ça serait la simple désintégration pour tout ce qui se trouvait à deux cent mètres à la ronde, et encore, si elle ne poussait pas. La montagne de muscle et de poils qu'était Ashkane se releva, secoua sa crinière, fixa de ses yeux jaunes Gaïa, ouvrit la bouche un instant et se mit à respirer rapidement, oreilles aux aguets. Oh boy.
C'était l'heure de la chasse.
Aaron tendit son bras droit devant lui, comme pour lui dire de s'arrêter, et recula doucement, voyant que sa posture n'avait strictement aucun impact sur la brune qui se rapprochait de plus en plus.

Okay Key, je sais pas ce qui t'arrive mais j'aime pas beaucoup ça, et je sais que tu l'aimerais pas non plus si t'étais clairement en possession de tes moyens. Alors on va juste essayer de pas faire trop de dégâts, okay ? Aucune réponse. Autour la castagne avait déjà commencé. Okay.
* Aaron on est dans la merde, si elle relâche son pouvoir c'est même pas la peine. *
* Elle a pas besoin de son don pour me démonter Gaï, si c'est ça qui t'inquiète. * railla-t-il mentalement.
* J'vais divertir Ashkane, avec un peu de chance ça l'influencera. *
* Fais gaffe. Ils sont pas eux même. *

L'oiseau s'envola de son épaule, fit une boucle pour éviter Kalhan et voleta juste au dessus d'Ashkane qui levait les yeux vers elle, étrangement silencieux. Ne pas recevoir une blague pourrie ou un compliment à son approche brisa le cœur de Gaïa qui se mit à faire des petits cercles autour du fauve qui la guettait, gueule ouverte et yeux pleins d'envie.

Allez mon gros, je sais que tu peux sauter quand t'as le courage de décoller cet énorme cul du sol. Fais gaffe à pas coincer une dread puante dans cette grille d'aération. lâcha-t-elle du ton le plus mordant qu'elle connaissait.

Le ligre gronda et d'un coup s'élança à la verticale, comblant bien trop vite la distance entre lui et le chardonneret. Elle esquiva à la dernière seconde les crocs tranchants qui se refermèrent dans le vide dans un claquement sinistre. Gaïa se fendit d'un rire moqueur et vint frôler les vibrisses tremblantes du fauve. Feulant comme un tigre, sa queue fouailla l'air et il se lança à la poursuite de l'oiseau coloré.

Elle marchait toujours avec l'assurance tranquille de celui qui sait qu'il n'a rien à craindre. Et Aaron reculait, ses yeux gris plongés dans ceux de Kalhan, et il ne cessait de lui parler, tentant vainement de faire remonter à la surface - si c'était possible - la Kalhan qu'il aimait tant. Mais rien ne lui parvenait d'autre qu'un froid paisible et terrifiant. Il l'amenait loin des autres. Là où elle ne pourrait pas faire plus de mal et s'en vouloir après. Aaron serra les poings en pensant qu'elle regretterait peut être de l'avoir déchiqueté après coup. Pas question de lui infliger ça. Et sauver sa peau était aussi quelque chose de potentiellement intéressant. Il savait cependant que l'issue de cette petite fuite était inévitable et finit par s'arrêter dans un espace ouvert à une centaine de mètres des autres. L'écossais fit craquer sa nuque, souffla longuement, tenta de ne pas penser qu'il n'avait aucune chance sur le long terme et fit un petit signe du doigt à Kalhan. Un sourire résolu vint étirer le bout de ses lèvres et il ignora la sueur qui commençait à se déposer sur ses tempes. La brune resta de marbre.

C'mon then. Let's do this.

Il s'était déjà battu avec Kalhan, un nombre incalculable de fois, et il pouvait compter sur les doigts de la main celles qu'il avait vraiment remporté. Il le savait. Elle le savait. Et son épaule le lançait et l'empêchait de bouger convenablement. Lorsque enfin elle arriva à son niveau et lança sa jambe en l'air pour le frapper aux côtes il para l'attaque et se déplaça vivement sur le côté. Elle enchaina les coups, et il continua d'esquiver de son mieux, attendant une opportunité. Quand enfin elle laissa sa garde tomber, il en profita pour venir écraser son poing sur sa joue. La tête de Kalhan partit violemment sur le côté, mais l'écossais se rendit compte qu'elle avait tout prévu quand elle prit avantage de sa position pour lui rendre la pareille. La mâchoire douloureuse, Aaron fit un bond en arrière et porta sa main à ses lèvres, essuyant la petite quantité de sang qui s'écoulait de sa bouche. Kalhan lécha indifféremment sa propre lèvre ouverte et se jeta à nouveau sur lui. Ça ne pouvait plus durer, il ahanait sans pouvoir se reposer alors qu'elle gardait le même air impassible. Épuiser un adversaire déjà faible n'était pas bien complexe et elle allait jouer avec lui pendant encore un moment. Jusqu'à ce qu'il craque.

* Aaron tiens toi prêt. * chuchota la voix de Gaïa dans sa tête.

Une diversion. Une ouverture, c'est tout ce dont il avait besoin face à la garde parfaitement verrouillée de Kalhan qui parait et renvoyait ses coups comme un adulte maîtrisant sans peine un enfant. Le chardonneret élégant évita un coup de patte qui aurait pu la faire valser à vingt mètres et se mit à voler droit et plus rapidement que jamais devant le nez du ligre enragé. Ashkane n'était pas au plus haut de ses facultés de réflexion mentale puisqu'il était obnubilé par cette petite boule de poils colorée qui l'agaçait depuis un moment, sans qu'il ne réussisse à briser ses petits os. Il la voulait et il l'aurait. Et voilà qu'elle volait au niveau de son nez en plus ! Le daëmon accéléra la cadence, yeux rivés sur sa proie, prêt à bondir pour clore le spectacle. Et puis d'un coup elle remonta vers le ciel. Dans sa lancée, le ligre freina des quatre fers la gueule pointée vers l'oiseau qui s'enfuyait, mais pas assez pour éviter la suite. Il s'éclata dans le mur de béton en miaulant comme un matou bafoué. Kalhan vacilla. Et sans attendre une seconde Aaron se jeta sur elle, attrapa son bras comme elle le lui avait appris, tourna sur ses talons, la plaqua au sol et réussit à lui faire une clef de bras assez solide pour qu'elle ne puisse se dégager sans se démettre l'épaule. A bout de souffle, il sécurisa sa prise et maudit son épaule qui lui criait grâce. Lorsqu'il reprit la parole sa voix était entrecoupée de longues pauses car il tentait vainement de reprendre son souffle.

Bon... Kalhan se débattit mais il tordit un peu plus son bras. Poussant un grognement de douleur, la brune cessa de bouger, comme si elle réfléchissait à un moyen de sortir de là. On va pas y aller par quatre chemins Key, j'sais pas ce qui t'arrive, mais si tu bouges encore j'te casse le bras. Arrête Ashkane. Et reste tranquille.

Les yeux bleus de Kalhan étincelèrent de rage mais Ashkane posa lourdement son postérieur au sol, la langue pendante et l'air sonné. Comme il commençait à se sentir coupable, Aaron cessa de la regarder et chercha Gaïa qui était perchée sur un toit et observait le ligre immobile.

* Hey, y'a Liberty dans le coin aussi, elle est en train de se battre avec une blonde qui a un griffon. Z'ont pas l'air commode. Faut qu'on se sorte de là. Hey putain, y'a un groupe de gens derrière là bas... ils sont tous à genou, sauf quelques ... gardes... oh bordel Aaron, la nana là. * Elle lui envoya une image mentale bien précise d'une des trois têtes du Conseil en personne. S'il ne savait pas quel était son pouvoir, elle avait forcément quelque chose à voir avec tout ça.
On est pas dans la merde.

Et comme pour acquiescer, l'italienne se mit à rire et lâcha un petit cri de douleur quand Aaron tordit un peu plus son bras. Ça aussi c'était bizarre. Kalhan n'avait jamais mal. Elle n'aurait pas hésité une seconde à se casser le bras pour se sortir de cette impasse, son pouvoir aurait fait le reste. Mais là elle restait au sol, tentait de temps en temps d'échapper à sa prise mais rien de plus. Et ça n'était pas plus mal.
Aaron baissa les yeux sur son t-shirt et serra les dents en voyant que l'auréole rouge sur son épaule recommençait à s'étendre. Il fallait faire quelque chose, et vite.

made by roller coaster
  
MessageSam 19 Sep - 22:47
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Perth Amboy ~ début juin 2015

- Rassure moi Cil', tu fais cette tronche là parce que le sang et la terre se marient carrément bien avec mes yeux ? You're all right brother ?

Au moins assez en forme pour faire des blagues à la con, voilà qui me rassure. J'ai un sourire fatigué et lui réponds en attrapant sa nuque à mon tour :

- Je n'ai rien, et j'te jure que je sais même pas comment c'est possible vu tout ce qui vient de nous arriver. Mais il faut croire que nous ne sommes pas les seuls à nous être faits surprendre, ajouté-je en jetant un oeil à son épaule visiblement amochée.

Mais c'est ce fameux « Léo », notre médecin de fortune, qui nous explique enfin ce qu'il s'est passé.

- Aaron s'est fait attaquer. On n’était pas loin avec une autre dëamonienne. Elle est sérieusement blessée, je ne peux rien pour elle de plus. Il faudra l'emmener dans un hôpital, vite, elle.

Mon regard se pose un instant sur le van dans lequel cette femme demeure certainement inconsciente, ou du moins trop blessée ne serait-ce que pour en sortir. Je soupire.

- J'imagine que celui avec le genou en vrac est celui qui ne peut pas se lever. Si vous êtes sûrs du coin, je vais voir ce que je peux faire. Et après, on verra ce qu'on peut pour ton bras, Anja.
- Sûrs du coin, c'est un grand mot, soufflé-je. Disons que c'est le seul qui nous avons pour le moment. Mais plus vite nous reprendrons la route et mieux ce sera. Une bonne partie d'entre nous feraient clairement mieux de s'éloigner le plus possible de cette ville tant que les choses ne se calment pas. Vu notre état, s'ils nous tombent dessus, on est mort.

Il est trop tard pour avoir peur des mots. Le Conseil nous a déjà prouvé à tous à quel point la situation est critique, et la retraite est parfois le seul moyen de préparer une contre-attaque. Pour le moment, c'est l'unique solution que je vois se profiler pour nous tous. Il faut retrouver les rebelles, soigner tous ceux qui en ont besoin, mettre les blessés à l'abri, regrouper tous ceux prêts à nous suivre, et alors, seulement, il nous sera peut-être possible de répondre à ces salopards.

Soudain, j'entends un nouveau véhicule approcher, un peu avant tout le monde, et je me retourne, le dos tendu, pour voir si cette visite est de bonne ou de mauvaise augure. Seigneur, pourvu que ce soit Bridget... Je vous en supplie. Je ne quitte plus la direction du bruit de moteur et quand enfin son origine apparaît, je vois une blonde au volant d'un espèce de fourgon, et je ne mets même pas une seconde pour la reconnaître.

- La voilà... soupiré-je.

Je crois n'avoir jamais été aussi heureux de la voir. Bridget s'arrête et fais le tour du véhicule pour ouvrir à quelqu'un à l'arrière, mais je n'attends pas une seule seconde de plus pour me rapprocher d'elle en pressant le pas pour la prendre enfin dans mes bras et m'assurer qu'elle n'est pas qu'une hallucination provoquée par un trop plein d'émotions qui me ferait perdre pied. Avant d'arriver à sa hauteur, j'entends cependant les mots d'un homme que je suis quasiment certain de ne pas connaître.

- Aucun lien avec la rébellion hein ?

Immédiatement, je me fige et fronce les sourcils. Je ne sais pas qui est cet homme. Bridget a seulement parlé de militaires qui l'auraient aidée à éviter le piège des pro-co, et vu la carrure du gars, il pourrait tout à fait être le profil. Mais c'est davantage la question qu'il vient de poser qui me confirme cette hypothèse : non seulement il a tout l'air d'un soldat, mais pour être capable de reconnaître le visage d'un d'entre nous comme faisant partie des rebelles, il doit certainement être employé par le Conseil... Il ne me regarde pas directement et semble plus intrigué par la présence d'Aaron, et, d'une manière complètement égoïste, je préfère qu'il en soit ainsi. Mais sa présence amène beaucoup de questions avec elle, et la première qui me vient, c'est pourquoi il a retourné sa chemise ? Les partisans du Conseils se rendent-ils compte eux-mêmes des abus de leur organisation, ou n'est-il qu'un infiltré qui a joué le rôle d'un preux chevalier servant dans le seul but que Bridget le mène directement à nous ?

*- Putain, mais regarde-le, Cil'. T'as pas l'impression qu'il est assez amoché pour qu'on ait pas à douter de ses intentions ?

Sin n'a pas tout à fait tort. Mais quatre ans à espionner les chiens du Conseils m'ont appris à me méfier de tout, et surtout de ce qui semble trop simple, particulièrement un jour comme aujourd'hui.

- Je vous ai dis la vérité, s'ils en font partis on m'a rien dit.

Je réprime un sourire en entendant le mensonge de Bridget et répond au salut du militaire par un simple signe de tête. Puis, je regarde la fille de Tim me rejoindre finalement, presque en courant. Sans la quitter des yeux une seule seconde, j'ouvre les bras et les referme autour d'elle pour ne plus la lâcher avant un bon moment. Je prends une grande inspiration, travaillant à faire ralentir mon cœur alors que je me répète en boucle qu'elle est là, que tout va bien, et que je ne la quitterai plus une seconde avant de la savoir absolument à l'abri.

- J'ai eu tellement peur Cil. Ils ont dit qu'ils t'avaient capturé et... 
- Chhhhhht...

Je laisse ma tête reposer doucement sur la sienne, renforçant mon étreinte, et je lui murmure :

- Je suis là, Bridget. Je suis là...

Et je la berce tout contre moi avant d'ajouter avec un grain de malice :

- Il en faut plus que ça pour capturer un phasme.

Je lui souris alors que je sens Sin descendre de mon oreille pour vérifier que Dylan va bien et tient le choc. Sous ses airs de prédateur, notre sac-à-main national n'a jamais vraiment brillé par son caractère intrépide, et nous savons tous qu'au vu de ce qu'ils ont traversé, il doit être complètement paumé. Mais visiblement, même lui s'accroche, et j'en ressens comme une drôle de fierté. Lentement, je libère Bridget qui me souffle :

- Milo...

J'entends Dylan soupirer sans bien comprendre, tout comme je ne comprends pas bien cette soudaine obsession de Bridget pour son ancien voisin qu'elle m'a décrit plus d'une fois comme le pire des connards. Sans réfléchir, je me retourne vers la voiture où il est toujours bloqué, en train d'attendre que Léo s'occupe de sa jambe. Et doucement, je sens Bridget me glisser entre les doigts pour aller rejoindre le Croate, ignorant le reste du groupe. Je ne la quitte pas des yeux, et je me sens presque coupable de l'observer ainsi, comme si c'était elle que je me mettais à espionner. Pourtant, je ne parviens pas à détourner le regard, et je demeure ainsi immobile, jusqu'à ce qu'elle le rejoigne et que...

- What the f... !?

J'ai murmuré mon juron en un souffle presque inaudible uniquement perçu par Sin qui se hâte de remonter sur son perchoir pour comprendre ma réaction. Les yeux écarquillés vissés sur la vision qui s'offre à moi, je découvre Bridget enlacée dans les bras du hacker qui lui rend un baiser bien moins chaste que celui que j'imaginais possible entre eux. Nom de Dieu, mais qu'est-ce qu'il se passe ?

Je reste ainsi abasourdi de très, très longues secondes, mon cerveau ayant fait un arrêt sur image. Je ne parviens plus à réfléchir, ni même à penser à quoi que ce soit, et ce n'est que ma daemonne qui parvient à me tirer de ma stupeur.

- Eh bien ! Je crois qu'on sait qui est le père.
- Le père ?!

Le mot n'est pas prononcé fort, mais le ton est presque horrifié. Doucement, la phasme redescend sur mon épaule et je la regarde enfin pour qu'elle m'aide à comprendre.

- Je sais que Bridget n'est pas une none, Cillian. Mais ce genre de baisers, on ne le donne pas à n'importe qui.

Non. Impossible. Pas lui. Pas Milo. Pas le hacker avec qui je me suis retourné la tête à coups de whisky et de poudre blanche ? Pas celui qui trafique mes ordonnances sur sa bécane pour me fournir ma dose en cas de manque ? Pas le rebelle avec son accent croate qui joue avec le feu dès qu'il allume un écran d'ordinateur ? Pas celui qui vient de se faire exploser le genou parce qu'il était un prisonnier de choix pour les pro-co ?

- Ose dire que t'aurais préféré Logan Osborne ?
- Nan, mais c'est pas pareil...

Non. Ce n'est pas pas pareil. Milo est quelqu'un que j'apprécie et qui m'a tiré de la merde plus d'une fois. Mais les bons amis ne font pas forcément les bons pères, et j'ai juste énormément de mal à croire le hacker capable de gérer un gosse. Non pas que j'en sois capable moi-même mais... Mais merde ! On parle quand même d'un daemonien toxicomane qui passe son temps à craquer les systèmes de sécurité du Conseil, parfois juste pour s'amuser ! C'est pas vraiment le modèle du paternel accompli, bordel ! Et clairement, il doit savoir que c'est lui le père, non ? Je ne comprends même pas pourquoi il n'a pas emménagé avec Bridget, vu qu'apparemment les anciens voisins semblent s'apprécier beaucoup plus depuis qu'ils ne sont plus dans le même immeuble... Quoique, son hangar n'est certainement pas l'endroit le plus recommandé pour une femme enceinte. Putain... Est-ce qu'il sait seulement qu'elle habite chez moi depuis tout ce temps ?

- Hey, tu te calmes deux minutes,
- Mais non ! Je me calme pas ! Comment tu veux que je me calme ?
- Cillian... On dirait un môme de huit ans qui se rend compte que sa grande sœur n'est plus vierge !
- Mais on parle pas d'un coup d'un soir ! Il l'a mise en cloque, putain !
- Et alors ?
- Et alors il fait partie de sa vie maintenant, et de celle de son môme ! Et il va falloir qu'il assure !
- Tu prétends qu'il pourra pas assumer ?
- Je prétends qu'il va devoir changer pour... ARGH !

La douleur est fulgurante, inattendue, comme un étau qui se referme sur mon crâne et sert jusqu'à le faire exploser. Je ne parviens pas à contenir le cri qui déchire ma gorge alors que je me recroqueville sur moi-même, posant un genou à terre. Sur mon oreille, je sens ma daemonne qui lutte elle aussi contre cette douleur inexplicable. Qu'est-ce qu'il se passe, bordel ?

Et soudain, la douleur s'en va, libérant mon corps de toute crispation. Le regard embrumé par le choc, je mets un moment à me relever pour me rendre compte sur je ne suis pas le seul à en avoir été victime. Immédiatement, je me tourne vers Bridget et crie dans sa direction :

- Bridget, ça va ?

Mais je la vois se relever et passe tout de suite mon regard sur le reste du groupe pour m'assurer que tout le monde va bien. Milo semble s'être éloigné de la voiture sans que je ne comprenne bien comment et son genou doit le faire souffrir plus que jamais. Je me retourne pour découvrir le militaire dans le même état que nous tous, et il m'apparaît de plus en plus difficile de le prendre pour un infiltré du Conseil. Et cette attaque qui vient de nous tomber dessus ne me semble pouvoir venir que d'une seule chose : le pouvoir d'un daemonien.

- Nous ne sommes pas seuls ici... murmuré-je, plus pour Sin que pour qui que ce soit d'autre.

Et au moment où ma phrase s'achève, je perçois les pas déterminés d'un groupe qui se rapproche droit devant nous. Fronçant les sourcils, je me redresse lentement, encore sous le coup de la douleur qui vient à peine de me quitter et fais quelques pas en direction du reste de mes compagnons d'infortune qui se sont désormais tous tourné vers ces hommes qui nous rejoignent, ou devrais-je dire ces daemoniens, compte tenu des silhouettes animales qui les accompagnent. Et alors qu'elles continuent d'avancer vers nous, l'une d'entre elle attire davantage mon attention tant elle est imposante au milieu des autres. En seulement quelques secondes, je le reconnais.

- Tim ?

Putain, mais qu'est-ce qu'il fout là ? Sont-ils déjà au courant à New-York du bordel qui se prépare ici ? Est-ce pour Bridget qu'il est revenu ? Est-il venu la chercher pour la mettre à l'abri ? J'avoue sans honte que je préférerais la savoir avec lui : la force de Tim lui permettrait de la protéger certainement bien mieux que moi. Puis, c'est un autre homme que je reconnais, ou plutôt l'imposant daemon qui avance à ses côtés, et le voir ici me retourne le cœur.

- Wyatt...

Comment peut-il être ici ? L'ont-ils enfin libéré ? Et comment nous a-t-il retrouvés ? Et tous les autres ? Je tente de les reconnaître les uns après les autres, et si certains me semblent complètement étrangers, je ne mets pas très longtemps à distinguer d'autres rebelles, et Wolfgang Loewer.

- Putain, mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?

Et soudain, tous accélèrent l'allure, ce qui fait se tendre mon dos.

*- Cil' ?

Mais je demeure immobile, complètement désorienté.

*- Cil', insiste Sin d'une voix tremblante. Je n'aime pas ça...

Et lorsque je recroise le regard de Wyatt, celui-ci se met à courir dans ma direction, les yeux bouillant d'une rage que je ne lui ai encore jamais connue. A côté de lui, la smilodon s'élance en avant, poussant sur ses muscles pour gagner en amplitude, et ce n'est plus un gros chat, mais bien un immense prédateur que je vois courir sur nous. Un instant, je les observe sans bien comprendre. Ce n'est pas nous qu'ils attaquent, n'est-ce pas ? C'est impossible. Mais lorsqu'Âdhya lance un grognement rauque et fait un bond pour atteindre sa vitesse de pointe, le doute n'est plus permis.

- Sin ! Dégage !

D'un geste, je m'empare de la phasme sur mon oreille et la jette sur le toit du van dans lequel sont arrivés Aaron, Léo et la femme qui reste inconsciente à l'intérieur. Elle est trop fragile pour que je la garde avec moi une seule seconde de plus : au moindre faux mouvement d'Âdhya ou Wyatt, elle se fait écraser, et je meurs avec elle. L'instant d'après, la smilodon se précipite sur le véhicule et se jette dessus, plantant ses griffes dans la tôle. Mais le van est haut et dans sa folie, le fauve ne parvient pas à atteindre le toit. Je regarde ma daemonne prise au piège, mon cœur affolé tambourinant dans ma poitrine. Mais alors que cette vision d'horreur m'empêche de quitter Sin des yeux, j'en oublie l'Irlandais qui courait vers moi avec la même hargne et lorsqu'il me percute à pleine vitesse, ce sont mes deux pieds qui sont décollés du sol sous la force du coup.

Je retombe lourdement en arrière, le souffle coupé par le choc, alors que Wyatt se redresse immédiatement sur ses genoux pour venir écraser un premier poing sur ma pommette. Puis un deuxième. D'instinct, je fais barrage de mon avant-bras pour contrer le troisième coup et c'est moi qui lui rend la pareille. Mais c'était comme s'il ne ressentait pas la moindre douleur. Alors qu'il cherche à m'attaquer de son poing gauche, j'attrape son poignet, puis le deuxième, et je l'immobilise quelques secondes, le temps de de lui crier :

- Wyatt ! Qu'est-ce que tu fous, bordel ?!

Ses yeux me fixent, gonflés d'une rage terrifiante, et le temps d'une seconde, j'ai l'impression de retrouver le regard qu'il m'avait lancé ce soir-là à Drogheda il y a six ans, lorsque tout s'est brisé. Ce pourrait-il que cette journée à la prison n'ait été que poudre aux yeux ? Que tout ce que j'avais cru reconstruit n'était bâti que sur des fondations de sable ? Que Wyatt n'ait cherché qu'à me faire croire à son pardon pour mieux me faire regretter chacun de mes mots une fois dehors ? Je n'arrive pas à y croire. Je ne peux pas y croire.

Mes bras tremblent sous l'effort, Wyatt a toujours été plus fort que moi. Et alors que cette colère qui l'anime continue de le consumer, il finit par se défaire de mon étreinte pour attraper mon cou entre ses deux mains et le serrer comme un forcené.

- Cillian !

La voix affolée de ma daemonne réveille mes instincts les plus bestiaux, et je décoche un mon poing dans la tempe de l'Irlandais, ce qui le fait lâcher prise et perdre l'équilibre un instant. Je me force alors à chercher Sin du regard, mais tout ce que je peux distinguer est le corps massif d'un fauve de la Préhistoire qui continue de bondir sur la carrosserie du van pour attraper cet insecte de malheur qui lui glisse entre les pattes. Je me surprends à penser à cette pauvre femme coincée à l'intérieur, et je prie pour qu'Âdhya demeure incapable d'y pénétrer, avant qu'elle ne fasse des ravages bien plus importants encore. Mais bien vite, je ne pense plus qu'à ma daemonne prise au piège sur le toit d'un van, qui lutte pour éviter chacune de ses offensives, car elle sait que son gabarit ne lui permet pas la moindre erreur.

- Sin ! Planque-toi !
- Cil' !
- Ecoute-moi, Sin ! Dégage de là !

Et la phasme n'insiste pas. Tous ses sens aux aguets, elle attend un dernier mouvement de la smilodon pour d'élancer vers le pare-brise et passer sous le capot pour se cacher dans les recoins du moteur. Noyée dans sa folie, Âdhya n'a même pas vu l'insecte lui filer entre les griffes et la smilodon continue de bondir pour atteindre le toit du véhicule. Son aveuglement me rassure, car j'ai le maigre espoir de voir Sin tirée d'affaire. Mais bien vite, la main de Wyatt qui se referme sur mon col me ramène à la réalité.

D'un geste, il me relève pour reprendre la lutte là où nous l'avons laissée. De nouveau, j'attrape son poing avant qu'il ne vienne rencontrer ma mâchoire et reviens croiser son regard en furie.

- Arrête, Wyatt ! Qu'est-ce qu'il t'arrive, putain ?

Mais l'Irlandais ne semble rien entendre, comme si rien n'existait hormis sa colère. Et je sais que je suis incapable de le vaincre seul. En désespoir de cause, je regarde autour de moi pour découvrir un chaos terrible, chaque membre du groupe étant pris à parti par un daemonien enragé. Des yeux, je cherche Tim et Bridget, mais je dois être trop éloigné pour les voir. Et finalement, c'est Anja qui me semble la plus proche. L'idée me vient en une fraction de seconde, et je hurle dans sa direction :

- Anja ! Le flingue !

Qu'elle me le jette ou qu'elle tire, cela n'a plus d'importance. Tout ce qui importe c'est qu'elle se souvienne de cette arme qui doit être coincée quelque part dans sa ceinture et qu'elle n'oublie pas d'enlever la sécurité cette fois. Car, alors que le poing de mon frère se fracasse à nouveau contre ma lèvre, j'ai bien peur que sa folie l'aveugle jusqu'au bout. Le regard embrumé par les chocs à répétition, je force ma voix pour lui souffler alors :

- M'oblige pas à faire ça, Wyatt. Arrête...

Mais son bras s'élève à nouveau et je sens tous ses muscles se crisper avant le coup. Fais vite Anja, je t'en supplie.
lumosmaxima
  
MessageMer 23 Sep - 4:33
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Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 246Nombre de RP : 63Âge réel : 25Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
C’est à peine si je remarque que Cillian et Milo téléphonent successivement, quand je vois Léo émerger de la camionnette je ne remarque pas non plus son état de fatigue ni la tache rouge sur son ventre, je vois juste un visage même vaguement connu, du renfort, et un – soi-disant – médecin. C’est une erreur, une grossière et terrible erreur, je crois que la tension qui retombe un peu en est responsable, mais je n’ai pas vu, simplement pas vu. Moi qui me vante de toujours voir ce qui doit l’être… je m’écarte de Léo en le sentant se crisper et ce n’est qu’alors que je remarque à quel point il a l’air exténué, à quel point il a du mal à rester debout… à quel point il est blessé. J’ai à peine le temps d’avoir honte avant de voir Aaron blessé et la femme inconsciente à côté de lui. Le choc, l’inquiétude croissante, la fine plaisanterie du géokinésiste qui me donne envie de mordre – je réponds sèchement que mon haut est autour du genou de Milo et que moi aussi je pisse le sang, tout en pensant très fort si je me fais appeler Aloisia ce n’est pas pour le plaisir du dédoublement de personnalité, imbécile ! –, et enfin l’explication claire et concise de Léo ne laissent que peu de place à la honte. Ils ont attaqué Aaron. Ils ont enlevé Milo. Ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin. A qui d’autre ont-ils pu s’en prendre ? Je baisse le nez quand Léo insiste sur mon prénom. Oui j’ai menti, mais à quoi t’attendais-tu ? Un trentenaire inconnu qui commence à m’aborder dans la rue a déjà de la chance que je ne l’envoie pas balader à coups de pouvoir avant d’éviter le quartier pendant les trois mois à venir, surtout quand il commence à me raconter des histoires à coucher dehors…

Klodevig m’annonce l’arrivée d’un nouveau véhicule et je me tends. Ont-ils été suivis..? La porte conducteur s’ouvre et une blonde va farfouiller à l’arrière avant de se jeter sur Cillian. Je mets bien deux secondes à reconnaître "Ivy"… Bridget. J’ai l’impression d’avoir passé les six derniers mois à croiser cette fille, je suis à cran rien que de la voir. Ce n’est pas normal… qu’elle fonce sur Cillian ainsi ne fait que raviver mes craintes le concernant – ce qui est totalement illogique compte tenu de la journée de folie que nous venons de vivre et dont nous n’aurions jamais pu nous tirer s’il avait été un agent double. Mais qu’elle aille ensuite se jeter sur Milo pour lui rouler une pelle… les bras m’en tombent. Moi qui croyais qu’il était gay… mais cette fille… et en plus j’ai l’impression qu’elle a pris du ventre depuis la dernière fois que je l’ai vue… oh bon sang, ne me dites pas que Milo va être papa ?! Et Cillian dans l’affaire alors… est-ce une… histoire à trois ? Je n’y comprends plus rien ! Quand je lui jette un coup d’œil il a l’air aussi choqué que moi pourtant. Je me rapproche pour essayer de demander des informations… et je le vois s’effondrer en même temps qu’une douleur horrible me prend la tête. C’est comme si elle avait été enfermée dans un étau serré à fond, je crie, je hurle, ou peut-être que j’ai la voix coupée, je ne sais pas… je suis par terre, j’ai mal au bras, mal au dos, mal au crâne surtout, j’ai quelque chose d’ouvert sur la tempe je crois et l’impression que mon cerveau est passé dans une essoreuse. Klodevig. « Ahrum, je crois n’avoir eu que les collatéraux. Une chance tout de même que j’aie migré dans un arbre, rrrou, sinon je finissais en miettes sur le sol… »

Je me redresse lentement, m’appuyant sur mon bras valide. Pourquoi, comment cette douleur ? Tout le monde a l’air dans le même état à quelque chose près… une attaque de groupe ? Mais pourtant nous avons tous l’air entiers…vivants…

« Ma douce, il y a du mouvement devant et il me semble en voir derrière vous également. Je suis trop loin, tu devrais aller voir. »

J’ouvre la bouche pour prévenir les gens, mais Klodevig intervient à nouveau :

« Laisse Léo faire son possible et les autres se remettre. Tu es une des plus en état. Va voir. Je vous informe de ce que je vois de mon côté. »

Quelque chose sonne faux. Je ne sais pas quoi, mais quelque chose sonne faux. Notre lien est troublé, instable. Mais c’est Klodevig, je lui fais confiance, et la force de l’habitude et des innombrables situations similaires que nous avons déjà connues fait que je lui obéis sans discuter. Je m’éloigne un peu, mais je ne vois rien. Klodevig insiste, je m’éloigne encore un peu, je fouine entre les piles de gravats, les engins de chantier et le reste, mais toujours rien, je commence à me demander si mon doux n’a pas eu une hallucination après être tombé de sa branche sur une autre.

Soudain des bruits, des voix, des cris, du côté des autres. Je me retourne, inquiète.

« Klodevig, que se passe-t-il ?! »

Il ne répond pas. Je commence à paniquer.

« Klodevig ! »

« Tu ne peux rien faire ma douce… mets-toi à l’abri. »

Quoi ?! J’en perds l’équilibre et me rattrape à un mur. « Qu’est-ce que tu racontes..? »

Il finit par lâcher le morceau. Il a vu des gens arriver, des gens au regard fou, des gens que nous connaissons pour la plupart, des gens qui n’ont rien à faire là… des gens suivis d’une femme au bras d’un policier, et des gens qui se jettent sur les nôtres, daemon et poings au clair – mais sans pouvoir, ils n’utilisent pas leur pouvoir pour l’instant, ils doivent nous vouloir vivants. Et moi quelqu’un me cherche, quelqu’un que je connais, qui me connaît, et qui n’est pas en état de s’empêcher de m’éclater la tête s’il me trouve. Papa !

« Anja, tu ne peux rien faire, rien ! Reste tranquille et évite-les comme nous l’avons toujours fait, cela nous a toujours bien réussi non ? »

Non, non, non, je peux pas, je peux pas !

Peur, panique, rage. Si je ne peux même plus me fier à Klodevig, à qui pourrai-je faire confiance désormais ?! Je me ferme comme une huître, j’ai l’impression d’avoir du coton dans la tête, et je regagne la zone d’où viennent les cris. J’entends Cillian qui m’appelle, qui demande le flingue, je le vois par terre en train de se faire tabasser par Wyatt. Je n’ai rien contre Wyatt, vraiment, mais je n’ai aucune espèce de scrupule à ramasser un caillou de la taille d’un bon livre et à me traîner pour le fracasser sur son crâne. J’ai la tête vide, je crois que je suis un monstre. Âdhya ne disparaît pas mais arrête de vouloir éventrer la voiture, je l’ai juste assommé, mais quand je vois le regard de Cillian, que je lève la tête et que je vois mon père sur le point de se jeter sur moi, je me dis que j’aurais peut-être dû écouter Klodevig et rester à l’écart. Parce que si Cillian attrape l’arme à ma ceinture, j’ai peur qu’il fasse feu sur mon père.
  
MessageDim 27 Sep - 0:37
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Date d'inscription : 22/06/2010Nombre de messages : 600Nombre de RP : 167Âge réel : 98Avatar daëmon :
The eyeL'OEIL QUI VOIT TOUT †||
Chacun de vos gestes sont... : maîtrisés !
I PUT A SPELL ON YOU

Aaron, Léo, Milo, Anja, Cillian, Bridget, Sebastian, Liberty & Noah


Le MJ peut voir que pour la plupart d'entre vous, vos clones vont vous tenir occuper encore un petit moment.
Il a essayé de vous mettre dans un ordre qui débloquera la situation pour la plupart d'entre vous.
Vous commencez à remarquer que quelque chose cloche chez ses personnes qui prétendent être votre famille ou vos amis.
Allez-vous cependant avoir le sang-froid pour les abattre ?
Parce que oui, ils ne s’arrêteront pas à une blessure physique…
Ils se relèveront toujours si la blessure n'est pas mortelle.

Tiens d'ailleurs, n'est-ce pas Wyatt et Âdhya qui reprennent du poil de la bête là-bas ?
Et Bridget, le poison était une bonne idée, et le MJ te conseille d'achever ses deux clones avant qu'ils reprennent leurs esprits. Allez c'est rien, juste ton papa et une sale rousse qui est un peu trop proche du Croate si tu veux l'avis de l'ami MJ.

Noah, ton rôle d'observateur va bientôt toucher à sa fin.
En effet, ta question a fait se tourner la belle vers toi. Pourquoi ne pas les mettre à genoux, tu dis ?
« Mais parce que ce n'est pas drôle. Regarde-les Noah. » Son sourire est dément. « Regarde comme ils hésitent et pourtant, ils tueraient jusqu'à leurs parents pour leur propre survie… » Elle rit, un peu. « C'est la jungle ici. » et ça l'amuse beaucoup.

Toi par contre, tu ne l'amuses plus vraiment.
Prépare-toi, elle va te jeter dans la fosse au lion quand ils en auront fini avec leurs clones. Comment tu le sais ?
Son esprit caresse et envahi le tien, elle te murmure les actes horribles qu'elle va te faire faire. Tu vas massacrer pour elle. Gamine enceinte, homme blessé, fille en pleurs, elle s'en fiche. Elle veut qu'ils soient éradiqués dès lors où ils ne l'amusent plus.

Son père lui a dit de faire le ménage dans Perth Amboy, elle le prend au pied de la lettre et elle a déjà bien assez de zombie à sa botte pour ne pas avoir à s'entacher l'esprit avec cette bande de bras cassé.

Oh et comme ça au passage, les policiers qui ont été assommés, ils ont des fusils anti don à leurs pieds.
À vous de jouer les amis.

Le MJ ne vous relance pas vraiment, c'est fait exprès, vous avez déjà pas mal à gérer.
Cela dit si vous vous sentez bloqués, n’hésitez pas à MP Wolfgang.

ORDRE DE PASSAGE - n'oubliez pas vous avez 3 jours pour répondre - : Léo, Milo, Bridget, Cillian, Anja, Aaron, Liberty, Noah et Sebastian

LES CLONES SONT :
- Cosima Catanzaro & Michigan pour Milo - Empoisonné par Bridget -
- Kalhan Xenia & Ashkane pour Aaron. - Tenu en clé de bras par Aaron -

- Sigmund Müller & Greta ( fourmi légionnaire ) pour Anja
- Tim Johnson pour Bridget - Empoisonné par Bridget -
- Maël ( Wolfgang ) Loewer & Cheshire pour Léo
- Helena Seagard & Ajet pour Liberty
- Hugh Johnson pour Sebastian - Mort -
- Wyatt Ordwigan & Âdhya pour Cillian - Assommé par Anja -



  
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