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I put a spell on you

 
  
MessageMar 29 Sep - 1:21
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Il n'y avait plus rien qu'une idée qui brillait dans l'esprit de Léo comme une étoile dans un ciel sans lune. Celle de la survie. Il avait à peine aperçu Milo qu'une saveur âpre et amère commençait à envahir son palais. Lorsque Bridget apparu, ce fut à peine s'il tourna de l'oeil, sentant cette saveur encore plus forte, plus prégnante. Comme enveloppant tout l'intérieur de sa gorge dans l'étau étrange et froid d'un souvenir mauvais. Celui de corps empilés, empoisonnés. Le poison, c'est facile. Facile à donner, facile à découvrir. Mais la mort, la mort elle-même est difficile. On se tort, on hurle, on brûle et on fond. Ce que Léo sent, en fixant le couple qu'il devait soigner, c'était la mort qu'ils avaient semée à travers les rangs alliés comme ennemis pendant la guerre.
C'est lui, vraiment lui, qu'il devait sauver ? Il l'avait déjà fait pour elle. Et elle avait été sa plus grossière et mortelle erreur. Un couple d'assassins. Dans son monde.

Léo avait mal. Malgré tout. Il ne pouvait pas tenter de diminuer sa douleur, c'était le meilleur moyen de lui faire perdre tous ses réflexes. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir les mains qui tremblent ou l'esprit embrumé par les drogues médicamenteuses. Il ressortit du camion. Dans ces yeux, il y avait une certaine froideur. Il ne savait plus vraiment pourquoi il faisait ça. Un autre monde. Il se le martelait dans la tête comme un crédo. C'est un autre monde, avec d'autres enjeux. C'est le début de la guerre. Il y avait encore de l'espoir. Il était là. Il devait aider. Il pouvait encore aider. Rien n'était totalement mort. Alors qu'il sortait du camion avec le matériel, il vit les autres. Les autres, c'était peut-être encore pire que son couple d'assassins. Il ne reconnaissait personne dans ce tas de gens aux mines folles, sauf Maël.

Mais ce n'était pas lui. C'était quelqu'un, quelque chose d'autre. Il ne ressemblait pas à celui qu'il avait vu à Merkeley, pas à celui qu'il avait dans sa dimension. Il était… Autre chose. Et alors l'attaque. Léo aurait pu rester, tel le bon civil qu'il était, totalement démuni face à cette violence inouïe et rapide. Mais Léo n'était plus aussi innocent depuis longtemps.

Derrière ces yeux se distillait le fin et cassant cristal de celui qui a vu le monde mourir. Il aurait aimé ne pas voir ce qu'il avait déjà vu, mais c'était trop tard. Il ne tremblait pas, il ne voyait que ce Nouveau Monde. Vibrant, beau et plein d'espoir.

Il lâcha les affaires qu'il avait prises pour soigner Milo. Les autres étaient perdus, lui, il voyait tout. Il avait l'impression d'être à nouveau chez lui, dans cet état d'esprit habituel du médecin militaire. Tout allait plus lentement, les muscles se tendaient, plus rien n'était hors de son champ de vision. Il se replia, ouvrant la porte du camion et brisant la vitre pour en faire un barrage de dernier instant. Il prit quelques secondes pour réfléchir derrière cet abri de fortune. Milo avait une balle dans le genou, c'était le plus facile à atteindre. Anja ne savait pas se battre. Il faisait confiance à Aaron et l'autre foldingue nommée Bridget pour savoir quoi faire. Il pensa à Anja. Puis au couteau qu'il avait volé pour faire des bandes de tissu et retirer les balles. Il le chercha un moment à côté de lui, sur le siège conducteur et le trouva.

Il se retourna brusquement, faisant jouer la lame devant lui. Maël souriait, comme il n'avait plus souri depuis des mois. Léo tentait de détacher son esprit de celui qu'il connaissait. Il tentait tant et si bien, dépendant de cette arme stupide. Maël ne savait pas se battre. Il lui faisait trop confiance. Ce Maël, face à lui, il secouait légèrement la tête en ouvrant ses bras à une étreinte. Étreinte qui sera mortelle. Léo le sait bien. Le médecin hésite. Mourir dans les bras de son meilleur ami, c'était presque agréable. Ils auraient été dans l'autre monde. Il l'aurait fait. Il se serait jeté sur lui et ils se seraient poignardés l'un l'autre dans un ensemble magnifique.

C'était son Maël. Celui qui savait qu'il n'avait rien à craindre de lui.

"Tu es mort."

Léo avait le regard froid. Mais pourtant, humide. Ce n'était qu'une illusion. Il savait. Il en avait entendu parler.

"IL EST MORT ! MENTEUR !"

Ce Maël lui fonça alors dessus, le regard plein de meurtres. Le pauvre médecin se laissa tomber au sol. Brusquement. Ce qui lui arracha un cri de douleur. Et le couteau coupa par deux fois, rapidement. Les deux tendons d'Achille. Précis, chirurgical. Le "clone" s'effondra au sol. Léo laissa son couteau, lame vers le haut, s'enfoncer dans le dos, au niveau du coeur, alors que le clone tombait.

Le médecin hurlait et chialait de toute son âme. Il n'entendait plus Aquila. Il sentait à peine les griffes de Cheshire qui réduisait pourtant sa jambe en lambeau. Lorsqu'il se releva, le chat respirait tout aussi difficilement que son maître. Léo regarda ce qui devenait le corps de Maël, un peu mort à l'intérieur. Il pleurait toujours, toujours, et encore.

"Combien de fois. Je vais devoir. Subir.
- Léo !"

Il l'entendait à nouveau. À nouveau. Aquila. Il se précipita vers elle, qui était perchée sur la porte, et la prit contre lui.

" Aquila. Je l'ai tué. Ce n'était pas lui. Je l'ai tué.
- Léo, ils ont besoin de toi. Tu sais quoi faire. Tu sais.
- Soigner, défendre. Être utile. Je connais. La Guerre.
- Léo, tu peux y arriver. Ce nouvel avenir. Avec eux. Avec moi, avec cette Iris, avec ce Maël, avec cet Aaron.
- J'ai mal partout, Aquila.
- Ça prouve que tu n'es pas mort. "

La réalité revint à lui. Le heurta brusquement avec cette phrase. C'est vrai. Lui. Il n'est pas mort. Il ne jeta pas un regard au cadavre maintenant au sol et regarda la situation. Mauvaise. Sa jambe vint lui rappeler les dégâts que le chat avait provoqués. Il grimaça en sentant l'adrénaline redescendre légèrement. Bridget avait empoisonné les deux autres. Aaron prenait en charge le sien -en se moquant manifestement de ses blessures, comme d'ordinaire-, il ne connaissait pas les autres, mais il savait exactement qui était le plus en danger à ses yeux. Il vit les fusils non loin, ceux des policiers. Il courut alors vers les corps assommés des forces de l'ordre. Grimaçant un peu plus à chaque pas, priant les étoiles de ne pas tomber dans les pommes. Il en attrapa un et souffla. Regardant qui était encore debout parmi les autres. Il tira sur le vieil homme au regard totalement fou. Un peu au hasard, un peu à la chance. Aucune idée s'il réussissait son coup. Il espérait. Car la situation n'était vraiment pas bonne.
  
MessageJeu 1 Oct - 20:27
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Date d'inscription : 14/01/2015Nombre de messages : 213Nombre de RP : 57Âge réel : 28Copyright : Avatar by The Road, Daemon & Codes by DNGAvatar daëmon : Zora - Cacatoès Noir
Milo Kovac%$_d3f4lt_//
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I Putt A Spell On You
Intrigue n°2
L’approche d’une Cosima furieuse tira presque Milo de son état de choc alors qu’il observait, à moitié sonné, la charge de Michigan sur la pauvre voiture qui avait amené leur petit groupe d’espions rebelles probablement démasqués à l’heure qu’il est, jusque dans un lieu qu’il ne savait pas si proche du rassemblement de pro-conseil militaires, ni si dangereux. Il avait vu le wapiti s’approcher lentement, puis s’ébrouer avant de lancer une charge vers l’endroit où sa daëmonne et celui de Bridget se trouvaient. Et malgré son cri pour les alerter, malgré le fait qu’il ne ressentait aucune douleur, juste de la peur, alors que l’énorme bête à corne venait de faire exploser la vitre avant du véhicule, alors que Bridget, sa Bridget, se trouvait là aussi et qu’elle avait évité miraculeusement l’attaque… Il ne pouvait juste pas y croire. Pourquoi Michigan attaquerait-il Zora ou Dylan ? Pourquoi Cosima lui foncerait-elle dessus avant d’envoyer un coup de pied bien placé vers son visage déjà trop défoncé pour son propre bien ? Miracle ou réflexes durement acquis par une enfance où les coups du genre pouvaient être comparés à une habitude… il réussit tant bien que mal à bloquer le coup par ses avant-bras redressés à temps, et à faire tomber Cosima par la même occasion.

Sauf qu’elle lui tomba dessus et ça n’était pas mieux que de la savoir à portée de coups de pieds. Elle en profita pour s’accrocher à lui avec une force qu’il ne lui connaissait pas. Ce n’est qu’après l’avoir bloqué sous elle et sous son poids qu’elle se mit à utiliser ses poings contre les parties de son pauvre corps à l’agonie qu’il n’arrivait pas à protéger à temps.

« Cos’ !... Bordel, arrête, qu’est-ce qui… te prend ! Arrête ! »

Dans un élan d’énergie, il réussit à choper ses petits poignets dans les siens et à la bloquer quelques secondes, mais la demoiselle semblait en pleine forme et se tortilla comme une anguille pour se libérer de sa poigne à lui qui manquait clairement de conviction. Où avait-elle soudainement appris à se battre comme ça ? Aux dernières nouvelles, elle n’était pas plus douée pour ce genre de rixe qu’une gamine qui tire les cheveux de sa copine de classe qui lui aurait fait un sale coup. Du moins, c’est ce qu’elle avait fini par lui révéler, une fois. Aurait-elle menti ? Pourquoi mentir ? Pourquoi le frapper aujourd’hui ? Il tenta un coup d’œil autour de lui, après un coup en pleine tempe qui le laissa un peu étourdit sur le sol. Et au travers de sa vue floue et dérangée par un équilibre précaire, le monde semblait tourner au chaos de tous les côtés… Wyatt essayait de battre Cillian à mort alors qu’Anja s’apprêtait à l’assommer… Khalan mettait la misère à Aaron… Ou était-ce le contraire ? Et Bridget…

Il eut un sursaut en la découvrant à quelques centimètres du sol, maintenue par la gorge par sa propre chair.

« Bridg… »

Mais si cette vue eu assez de pouvoir pour lui faire le choc de sa vie et lui rendre un peu d’énergie combattive, il ne put rien faire d’autre qu’attraper une nouvelle fois les poings de la rousse qui le chevauchait et de lui faire perdre assez l’équilibre pour la virer de son estomac. Du moins, c’est ce que Milo crut tout d’abord, avant de voir sa collègue de mission se tordre sur le sol, essayer de se redresser… avant de vomir ses tripes dans la poussière. A l’instar du père de Bridget, à quelques mètres.

Milo était pas loin d’avoir envie de vomir, lui aussi. Tout se passait trop vite et il ne pouvait rien faire. Alors plutôt que de se prendre la tête sur comment essayer de jouer au héros avec un genou mort et un manque flagrant de force probablement dû à la perte de sang qui avait repris de plus belle depuis qu’il avait essayé, il ne savait comment, de marcher à nouveau… Il retomba sur le dos et essaya juste de reprendre son souffle.

Dis-moi que ça va…
Non… Non !! Ca ne va pas !


Il se redressa, au même moment où Michigan s’ébrouait violemment. Le wapiti essayait tant bien que mal de faire reculer la voiture pour atteindre Dylan et Zora, bien planqués en dessous, merci à Dylan d’ailleurs, d’avoir tiré sa pauvre moitié terrorisée en sécurité. Et Zora elle-même était sceptique quant au fait qu’il aurait assez de force pour faire reculer le véhicule ou même le retourner. Mais Dylan n’avait visiblement pas été d’accord avec elle. Et il venait de mordre le daëmon rendu fou par elle-ne-savait-quoi.

« Dis-moi que t’as pas… » Qu’elle se mit à paniquer, planquée sous la voiture, tassée sur elle-même, un frisson remontant son échine alors qu’elle voyait la patte du wapiti se rétracter sous la douleur. Le poison des serpent-tigre était une neurotoxine assez puissante. Elle espérait juste qu’il n’avait pas fait de mal à Michigan sous prétexte que quelqu’un ou quelque chose l’obligeait à les attaquer. Car il ne pouvait pas y avoir d’autre explication que la possession, pas vrai ? Ils n’étaient pas volontairement meurtriers juste pour le plaisir, pas vrai ?

Sauf que le pire de toute cette histoire semblait juste « à venir ». Perché sur ses coudes, Milo observa avec une sensation malsaine Michigan commencer à reculer, et à trembler. A côté de lui, Cosima n’était pas mieux. Il se força à se retourner, et même si elle semblait toujours prête à vouloir lui mettre un pain dans la gueule, il posa la main qui ne le supportait pas sur son épaule, pour … Il ne savait pas pourquoi. Son daemon s’écroula au sol, tremblant de plus en plus fort. Cosima s’écroula dans la poussière, la respiration sifflante et irrégulière et tout ce qu’il pouvait faire, c’était regarder, impuissant, totalement… paumé.

« Qu’est-ce qui leur arrive ? » Demanda-t-il, paniqué, à la seule personne qui pouvait lui répondre : Bridget. « Cosima ? Hey ! »

Zora sortit lentement le bec de sous la voiture, l’attention totalement dirigée sur Michigan, avant de se tourner vers Dylan, perdue, un tas de question dans ses petits yeux noirs, avant de revenir au wapiti en train d’agoniser sur le sol.

« Mich’ ? »

Et dans une dernière exaltation difficile, le wapiti… disparut. Le corps de Cosima cessa de bouger. Et le frisson glacé de la réalisation de l’impossible, de ce qui ne devait pas arriver, … de ce qui ne pouvait pas arriver, glissa vicieusement le long des colonnes vertébrales de la même entité qu’ils étaient, Milo et Zora.

Cosima et Michigan n’étaient plus. Il n’y avait plus que le corps de l’italienne, toujours sous sa main, toujours là, mais sans… Sans Mich’. Sans vie. Sans elle.

« Non, non… »

Non, c’était trop là. Sa main se resserra autour de cette épaule inerte. Et il la secoua. Comme si ça allait servir à quelque chose. Comme si ça allait la réveiller.

« Ne… Cos’, probudite se… Što… Qu’est-ce que t’as fait ?! »

La dernière phrase dénotait avec les suppliques murmurées à l’oreille d’un cadavre. Le ton respirait la colère, la peur, la rage qui commençait à remplacer lentement son impuissance totale. Elle n’était pas dirigée contre Bridget. Son père était toujours en vie, lui. Il vomissait toujours le contenu de son estomac vide mais il était toujours en vie. Non, et c’était grâce à la conscience totalement ouverte et choquée de Zora qu’il savait contre qui faire déferler sa colère : le petit serpent qui lui servait de daëmon, et qui avait mordu Michigan. Zora observait d’ailleurs Dylan, avec un regard choqué, toujours paumé, comme si elle ne savait pas quoi penser de cet acte stupide, héroïque mais surtout meurtrier.

Zora ne percutait pas encore de la gravité de la situation. Le choc se contentait de la figer sur place avec un regard un peu fou. Très fou, même.

Autour d’eux, le monde continuait de se battre dans une cacophonie étouffante.
Le père de Bridget se relevait.
Et Milo craquait. Enfin.

Ses forces l’abandonnèrent et il se retrouva le front posé contre l’épaule d’une morte – MORTE ! – la rage lui brûlant le regard et les joues. Ou alors, c’était des larmes, mais de toute façon, le monde avait autre chose à faire que de le regarder pleurer celle qui était sans doute sa meilleure amie.
Même si elle avait tenté de le tuer.
  
MessageDim 4 Oct - 16:15
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together

I put a spell on you

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L’erreur est humaine, le pardon divin.Alexander Pope


Je pensais que ça n'arrivait que dans les films. Cette impression que quelqu'un a coupé le son et où seuls les battements de votre cœur contrastent avec ce sifflement oppressant alors que le temps semble avoir ralenti. Je vois Dylan mordre férocement la patte du Daëmon qui tentait de le déloger de la voiture pour le piétiner avec Zora.

Figée, j'observe Dylan se replier sous la voiture. Il ne faut pas longtemps pour que le poison fasse son effet. Je le connais tellement bien ce poison et ses effets. Je sais que Dylan pensait bien faire, protéger Zora et lui-même mais tout d'un coup je me posais la question qu'on ne s'était pas encore posé, trop occupés à ne pas se laisser tuer. Toutes ces personnes semblaient être proches de chacun de nous mais ils nous agressaient. Serait-il possible que ce soit des illusions ? Des clones ? De vraies personnes sous la contrainte ?

Je sens Dylan se recroqueviller sous le regard de Zora. Il se sent honteux mais on est comme ça : deux serpents dont la seule défense est d'infliger la mort. Notre propre survie a un coût qui fait des ravages.

« Je... Je... »

Il est perdu et n'ose rien dire. J'entends un vague désolé être pensé par ma moitié mais avant qu'il ne puisse le dire Milo le regarde avec un regard tellement haineux qu'il se fige. Qu'est-ce qu'il avait fait ? Lui-même n'était pas sûr de ce qu'il venait de faire. Tuer quelqu'un à qui Zora et Milo tenaient ? Sauver leurs vies respectives ? Sauver la notre ?

Bridg' je voulais pas... Je...

Il me regarde avec un air perdu mais je ne sais pas quoi lui répondre. Je voudrais lui dire que c'est rien mais c'est important, c'est grave ce qu'il a fait. Les autres continuent respectivement de se battre contre leurs propres adversaires. Je reste impuissante à observer Milo serrer ce corps sans vie. C'est de notre faute. Je sais que je pourrais dire ce que je veux ça n'arrangera rien voir même aggraverait les choses.

Bridget...
Pour une fois tais-toi avant d'empirer les cho...

Pendant que je parle il se dirige vers moi mais le temps qu'il parvienne à ma hauteur je comprends pourquoi il semblait si angoissé. On m'attrape les cheveux et les tire violemment en arrière. Je griffe tout ce que j'arrive à avoir à portée de main mais ça ne semble pas spécialement l'affecter.

« Viens par là petite garce. »

Dylan me suit, il parvient à m'atteindre jusqu'à pouvoir s'accrocher à mes vêtements pour s'enrouler autour de ma jambe. Tim finit par me lâcher mais c'est juste pour mieux revenir à la charge. Je le sais, ça ne va pas être joli à voir.

On ne peut pas...
Ça suffit !

Il n'est pas question que je tue mon père aussi. S'il est manipulé je ne supporterais pas l'idée de... Sauf que Tim n'est pas déterminé à me laisser continuer sur mon choix. Je vois des étoiles quand son poing atteint ma tempe. J'entends vaguement Dylan appeler le Daëmon de Tim, pour qu'il ramène sa moitié à la raison mais ce n'est qu'un silence qui lui répond.

Je lutte dans la poussière pour éloigner Tim au mieux mais mes gestes sont désordonnés parce que je cherche en même temps à retenir le poison qui cherche à se frayer un chemin contre ma volonté. Mais faut croire que mon don a plus de force que moi. Je le sens qui s'échappe de mon corps. Mes yeux se noient dans les larmes quand je sens Tim se faire moins agressif avant de s'effondrer. J'ai juste le temps de le repousser pour éviter qu'il ne m'écrase. Je me redresse sur un coude en observant le corps sans vie de mon père.

« Non... Pas encore... »
« Bridget, c'est pas Tim... Enfin c'était... Il y avait aucun Daëmon ! »

J'ai du mal à le croire. Et si justement ce daëmon était muet... Et si... J'en sais rien et je m'en fiche, j'aurais peut-être jamais la réponse à cette question.

« Je crois qu'on a un plus gros problème Bridg'. »
« Je m'en fiche... »

Je contemple la dernière pièce de ma famille qui vient de s'éteindre. Qu'est-ce qui pourrait empirer les choses ? En plus la dernière chose qu'il ait eu le temps de me dire c'est que j'étais une petite garce...

« T'as empoisonné tout le monde ! »
« Quoi ? »

J'ai mal partout mais je me redresse tant bien que mal pour observer les dégâts que j'ai causé. Heureusement le poison qui les a atteint n'était pas mortel ou du moins pas encore. Tim avait du succomber parce qu'il s'agissait du deuxième empoisonnement en peu de temps.

Code by dev nerd girl



Dé poison : Intensité a écrit:
Résultat : 2 (+1 Instinct de survie)
1-2 : Peu nocif, juste de quoi rendre nauséeux
3-4 : Agressif mais non mortel
5-6 : Mortel

Dé poison : Portée a écrit:
Résultat : 5
1-2 : 100m
3-4 : 300m

5-6 : 500m

Dé poison : Maniabilité a écrit:
Résultat : 1 (-1 Confusion)
1-2 : Incontrôlable
3-4 : Bridget parvient à peu près à le diriger
5-6 : Il va là où elle veut uniquement

HJ a écrit:
A vous de voir si vous êtes dans le rayon ou non. Les symptômes possibles : troubles de la vue et des autres sens, une perte du contrôle moteur (paralysie générale), éventuellement suivie d'une paralysie des muscles de la respiration.

Dites pas merci c'est cadeau.
  
MessageJeu 8 Oct - 0:01
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Date d'inscription : 10/04/2015Nombre de messages : 473Nombre de RP : 127Âge réel : 22Copyright : © Arya ✗ Tim MyersAvatar daëmon : Sin
Cillian O'SheaA warning to the people
the good and the evil
This is war
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Perth Amboy ~ début juin 2015

Je ferme les yeux, attendant le coup. Je sais qu'il va venir. Tous les muscles de Wyatt se tendent alors qu'il demeure enragé au-dessus de moi, comme aveuglé par je ne sais quel sortilège. Intérieurement, je prie pour qu'Anja arrive à temps pour l'arrêter avant qu'il ne m'assène un mauvais coup. Ou du moins, un plus mauvais que les autres. Malgré l'engourdissement qui me prend tout le visage, je me force à entrouvrir les yeux pour croiser de nouveau ne regard furibond de mon frère. Mais alors qu'il s'apprète à faire se rencontrer de nouveau ma figure et son point, c'est une silhouette frêle que je vois passer devant le soleil, et un bruit sourd qui frappe mes tympans. Brutalement, l'Irlandais tombe sur le côté, assommé d'un seul coup, et je mets quelques secondes à retrouver mes esprits pour distinguer Anja, tremblante, postant dans ses mains une grosse pierre dont un côté rugueux est désormais taché de sang. Un regard vers Wyatt m'assure qu'il respire encore, ce qui me rassure malgré la folie qui semble s'être emparé de lui. Mais bientôt, ce sont des pas précipités venant de tout juste quelques mètres qui attirent mon regard à ma droite, juste derrière Anja.

Il ne se passe pas plus de quelques secondes, mais tout se déclenche à une telle vitesse que je réalise à peine la portée de mes actes. Face à moi se dresse un homme d'apparence assez costaud pour me casser en deux plus facilement encore que Wyatt, et comme l'Irlandais, son regard brûle, comme habité par une folie meurtrière. Mais ce n'est pas à moi qu'il est destiné. Sa cible n'est autre qu'Anja. Aucune réflexion ne m'est permise : il sera sur elle en une fraction de seconde. D'instinct, je me redresse immédiatement sur un genou et empoigne mon pistolet à la ceinture de la Danoise. Du bout des doigts, j'enlève la sécurité et pointe mon arme sur l'homme qu n'est plus qu'à quelques pas. Et j'appuye sur le détente. La détonation m'arrache les tympans, mais je ne faiblis pas. La balle atteint son épaule, le faisant tituber, mais sans stopper sa course. Et je tire une seconde fois. Le projectile se dirige droit vers son cou et déchire sa carotide. L'homme s'effondre sur le dos en un hoquet sinistre.

Complètement désarçonné, à peine conscient de ce que je viens de faire, je mets de longues secondes à réaliser que je viens de tuer un homme, ou plutôt qu'il se vide seulement de son sang à quelques mètres de moi. Soudainement, sa main se met à trembler et un frisson glacial me parcourt l'échine. J'entends Anja pousser un cri mais ne parviens même pas à détourner le regard de ce corps secoué de soubresauts.

*- Qu'est-ce que j'ai fait... ?
- Cillian ! Retourne-toi !

Seule la voix de Sin parvient à me faire retrouver assez de force pour me retourner et bientôt, je perçois les grondements d'Âdhya qui reprennent derrière le van : la smilodon se réveille, ce qui signifie que Wyatt retrouve lui aussi ses esprits.

Immédiatement, je termine de me mettre debout et je lève de nouveau mon arme pour être prêt à tirer. L'Irlandais se hisse difficilement sur ses jambes, encore sous le coup de l'attaque d'Anja. Je recule de quelques pas, imposant entre nous une distance qui m'apparaît plus salvatrice que jamais. Mais lorsqu'il relève son regard vers moi, je ne découvre encore que deux yeux fous, enragés, effrayants. Alors que ses jambes tremblent quelque peu, à l'image des miennes, il termine de se relever, sans plus me lâcher du regard, et entreprend alors d'avancer vers moi d'un pas faible, mais déterminé.

- Wyatt, arrête...

Ma voix résonne comme une supplique, mais mon frère continue sa marche pénible en ma direction. Ma main se crispe sur le pistolet, renforçant le tremblement de mes muscles.

- Arrête, putain !

Mais aucun cri ne semble l'atteindre et il continue de se rapprocher. Je sais que je devrais tirer, tout comme j'ai tiré sur cet homme pour protéger Anja. Mais je réalise alors combien il est plus facile de tuer lorsqu'aucun nom n'affuble sa cible. Je reste ainsi immobile, le regard fixé sur mon frère, cet abruti que j'ai laissé à Drogheda il y a six ans et que je ne suis jamais parvenu à oublier... Je sais que je devrais tirer. Il faut que je tire. Mon doigt tremble sur la gâchette, glissant sur le métal sans jamais presser assez fort pour actionner la détente. Et Wyatt avance. Avance. Avance...

*- Je peux pas...
*- Cillian !
*- J'y arriverai pas...
*- Cillian, je t'en supplie ! Il va te tuer !

Mais je sais déjà que j'ai perdu...
Dans mon esprit n'existent plus que le bruit des pas de l'Irlandais qui se rapprochent inexorablement. Et mon bras, toujours tendu en sa direction, n'est plus qu'une menace vide, car je serai incapable de tirer.

Soudain, je sens mes jambes devenir plus faibles encore qu'elles ne l'étaient déjà. Alors qu'un tressaillement me fait faire un pas en arrière, j'abaisse brutalement mon bras, comme s'il était devenu trop lourd. Péniblement, je cherche un point de repère autour de moi pour conserver mon équilibre, mais ma vue se brouille et tout mon corps semble me lâcher d'un coup. Je tombe, genou à terre. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Mais j'entends un bruit un peu plus loin et comprends que Wyatt vient de chuter à son tour. Complètement désorienté, forçant sur mes yeux pour voir ce qui m'entoure, je parviens difficilement à trouver un semblant de forme qui m'évoque un d'entre nous. Et ce n'est que lorsque j'aperçois sa chevelure blonde que je fais le lien avec ce qui m'arrive.

- Bridget !

Mon appel est désespérément faible, comme si tout mon corps croulait sous une fatigue écrasante. Mais je sais les effets du poison de Bridg', et je ne vois aucune autre explication plausible sur ce fléau qui nous terrasse. Il faut qu'elle nous sorte de là.

Ou nous risquons tous y passer.

Et qu'est-ce qu'on dit ? :
 
lumosmaxima
  
MessageDim 11 Oct - 0:56
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Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 246Nombre de RP : 63Âge réel : 25Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
Je voudrais crier. Lui dire d’arrêter, de se reprendre, l’attraper, faire quelque chose. Courir peut-être, dans l’autre sens, pour vivre encore un peu. Mais mon instinct de survie m’a lâchée je crois, je ne lui ai jamais vu un tel regard. Ce n’est pas lui. Ce n’est pas mon père. Il n’a jamais eu ces yeux, pas même lors de nos pires disputes à Naestved avant de prendre l’avion pour Merkeley. Ce n’est pas lui et pourtant qui d’autre ? Un scénario atrocement logique se monte en un clin d’œil. Ils ont capté mon appel, ses indications de déplacement, ils l’ont intercepté, drogué, et envoyé ici. Le Conseil n’aime pas les dissidents, n’aime pas les rebelles, n’aime pas ce qui lui échappe. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé. Quoi qu’ils puissent en dire. Ils ont envoyé mon père pour me faire taire. Pour lui rappeler qu’il a encore un enfant ici et qu’il ne doit pas suivre le chemin de sa sœur.

…pour me tuer. Et moi je n’arrive même pas à bouger, à parler, à respirer. Klodevig non plus je crois, je n’entends plus rien dans notre lien. J’oublie que je l’ai coupé. J’oublie de garder mon esprit fermé. J’oublie d’avoir mal. J’oublie tout. J’oublie même de voir ma vie défiler devant mes yeux. Je pense juste « non », « papa » et « c’est de ma faute », ça tourne en boucle, à m’assourdir. Logique que je n’entende aucun "bang".

Lancer de dé a écrit:
Résultat : 2

1-2 : La fléchette de Léo atteint le père d’Anja
3-4 : Elle atteint Anja
5-6 : Elle atteint quelqu’un d’autre (le premier à la mentionner) ou se perd

Il marque un temps d’arrêt, ralentit une seconde avant de reprendre de plus belle. Il m’a reconnue ? Je crois. Je me réveille. J’ouvre la bouche pour lui parler, essayer de le ramener à lui…

Pfiout.

Il recule. Du sang. Du sang. Son sang. Sur son épaule. Il avance encore, et moi j’ai toujours la bouche ouverte, mais je ne pense même plus à en faire sortir le moindre son. On a tiré sur mon père. Qui a tiré sur mon père ? Qui ?

Pfiout.

Du sang, comme pour le genou de Milo mais tellement, tellement plus, une fontaine j’ai l’impression, et un hoquet – Seigneur, ce hoquet, j’ai le même je crois – et je le vois qui tombe. Je me réveille encore, je me jette sur lui pour le retenir – comme si je pouvais le retenir avec mes petits bras ! – mais il a toujours ce regard enragé quand il tombe. Il essaie de m’attraper. C’est normal. Il tombe. Il saigne. Des litres. Son bras est rouge, sa chemise s’imbibe. C’est moi. Papa, c’est moi, ça va aller, parle-moi, dis quelque chose… ses mains essaient d’aller vers mon visage, et moi j’essaie d’aller vers ses yeux, d’y voir quelque chose, n’importe quoi de vivant, pour me prouver que c’est mon père… et je la vois l’étincelle, le quelque chose, la douleur quand son regard se vide et que ses bras retombent. Papa, papa, papa, dis quelque chose… j’ai encore les mains pleines de sang, encore… je fouille, j’arrache presque le pendentif où il abrite Greta, j’essaie de l’ouvrir en tremblant, parce que j’ai perdu du sang moi aussi, que mon père vient d’essayer de me frapper avec le regard d’un fou, que j’ai peur de ce que je n’y verrai pas… et il est vide. La photo de mes grands-parents, de nous sept, et entre les deux… rien, rien, rien, même pas un peu de poussière, vide comme au premier jour. J’y vois plus rien, pourtant j’ai les yeux secs. Quand je relève la tête je vois Cillian, un pistolet dans la main, juste là où j’étais un peu avant. C’est lui. C’est lui qui a tiré. C’est lui. Les livres parlent d’un voile rouge sur les yeux, moi j’ai juste une zone terriblement nette autour de l’Irlandais et du flou tout autour. Ca fait mal, ça brûle.

« Cillian. »

Le mot est à peine articulé, à peine soufflé entre mes dents. Je me relève comme je peux, je tiens à peine sur mes jambes en fait. Il a tiré sur mon père. Ca me donne de la force. Il a tiré sur mon père. Il a tiré sur mon père alors qu’il m’avait reconnue. Je revois son hésitation. Il m’avait reconnue… j’aurais pu… il m’avait reconnue… papa !

« CILLIAN ! »

Wyatt est là aussi, je m’en fous, je m’en fous, pourquoi l’ai-je assommé, j’aurais dû le laisser lui régler son compte à cet enfoiré de tatoué ! Je lui fonce dessus, il tombe avant que j’arrive, je m’en fous, je me jette sur lui et je commence à le bourrer de coups en hurlant, je m’en fous qu’il soit déjà amoché, qu’il soit par terre, que sa sale gueule soit déjà pleine de bleus. Il a tiré sur mon père, il a tiré sur mon père, il a tué papa ! Je ne sais même pas en quelle langue je hurle, sûrement un mélange de danois et d’allemand avec quelques "you killed him" et "I’ll kill you", juste pour qu’il comprenne bien. Mais ma vue se trouble à nouveau, je sens que je le rate de plus en plus, j’ai l’impression d’être dans du coton, quand par hasard mes coups arrivent à destination je crois qu’ils sont quasiment inoffensifs, et je finis par m’effondrer sans même me demander pourquoi, moitié sur lui moitié par terre. Je veux juste le frapper, encore, encore, quitte à y laisser mes dernières forces. « Seigneur, laissez-moi lui faire la peau avant de mourir… »

Spoiler:
 
  
MessageMer 14 Oct - 16:06
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6423Nombre de RP : 339Âge réel : 24Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
Aaron Dwayne☷ ADMIN-BREIZH ☷
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Tempest in a Bottle
Spoiler:
 



qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu pour mériter ça

Son épaule le lançait dangereusement et il n'allait pas tarder à lâcher sa prise. Comme si elle l'avait compris, Kalhan essaya encore une dernière fois de se dégager mais Aaron raffermit sa prise en grognant, ignorant le cri de douleur qui s'échappa des lèvres de la brune. Il devait prendre une décision, et vite. Là bas il pouvait voir Wolf prêt à attaquer Léo, et s'il ne connaissait pas le médecin il avait comme l'impression que le combat était inégal. Il ne pouvait pas laisser Wolf faire du mal à quelqu'un, c'était hors de question.

Tu me laisses pas le choix Kalhan. lâcha-t-il entre ses dents.

D'un coup sec il remonta le bras de la jeune femme dans un angle improbable, et l'os craqua. C'était un bruit terrible. Mais pas aussi terrible que d'entendre la femme qu'il aimait crier d'une douleur non feinte. Cela le conforta dans sa décision: elle n'était pas elle même et devait être mise hors d'état de nuire. Aaron la relâcha, remonta vivement sur ses jambes alors qu'elle était toujours à terre et lui assena un violent coup de point sur le front. Non seulement la tête de Kalhan amortit difficilement le choc - ça aurait été complexe étant donné sa position - mais elle vint taper brutalement sur le bitume, laissant l'italienne K.O pour un moment. Aaron se redressa en grimaçant, accusant toujours le contrepoint du coup dans son épaule pourtant valide, la dévisagea un instant pour s'assurer qu'elle était hors d'état de nuire et serra les dents. Il n'avait pas eu le choix. Elle ne lui avait pas laissé le choix. Et il était heureux de s'en être plutôt bien sorti, si ce n'était cette fatigue qui commençait à plomber ses épaules et sa nuque. L'écossais reprit comme il pouvait son souffle et se dirigea vers le reste du groupe.

* Tu crois que t'as cogné assez fort ? *demanda l'oiseau en regardant Ashkane tomber mollement à terre, groggy mais pas totalement assommé.
* Garde un œil sur lui.*

La dernière chose dont il avait besoin maintenant c'était d'un Ashkane en furie et inarrêtable, mais apparemment le ligre avait eu sa dose d'émotions à encaisser. Prochaine cible: Wolf. S'il avait pu il aurait couru, mais ça dépassait ses capacités sur le moment. A la place, il se dépêcha comme il pouvait, à la recherche d'une arme, d'un truc qui pourrait lui donner la consistance qu'il n'avait pas, sale et meurtri, et qui l'aiderait peut être à raisonner Wolf. L'américain sauta sur Léo bien avant qu'il ne puise arriver à leur niveau, mais le cri d'alarme d'Aaron n'eut pas d'utilité. Bien plus rapidement que ce qu'il n'avait imaginé, Léo plongea à terre, sectionna les tendons de Wolf et lui planta le couteau dans le dos. Diagnostic: aucune chance. Wolfgang s'écroula à terre. La bouche et les yeux grands ouverts Aaron s'arrêta net, élan et souffle coupé.

No... No, no, no.. No. NO ! son murmure se transforma en cri de rage. Et sa voix désenfla de nouveau en un gémissement apeuré alors qu'il se rapprochait du corps. No... please no...no, don't, no...

La vue brouillée par les larmes, il s'agenouilla en tremblant, retourna doucement le corps de Wolf qui ne bougeait plus. Mort. Tout à coup ce n'était plus son épaule qui lui rappelait ce que le mot douleur veut dire. Il plaqua une main sur sa bouche, respira difficilement entre ses doigts et se força à détourner les yeux. Later. Repousser toute forme de deuil était la meilleure chose à faire pour le moment et il savait qu'il ne pouvait pas rester planté là, immobile, inutile, alors que les autres bataillaient encore pour leur survie. Aaron ferma les yeux, ferma la porte à tout ce qui aurait pu le faire craquer, ravala les sentiments qui lui déchiraient la gorge et se releva. Ne surtout pas regarder Léo. Ne surtout pas le regarder. Ne surtout pas regarder le type qui venait de... Aaron enfonça le peu d'ongles qu'il avait dans sa paume et serra les dents. Retour à la réalité.

Il eut le temps de faire trois pas en direction de Cillian qui était en mauvaise posture quand le monde tangua de nouveau, mais pas comme la dernière fois. Son ouïe ne percevait plus rien d'autre qu'un long et monotone bourdonnement, l'odeur âcre de son propre sang dans sa bouche disparut et il cligna difficilement des yeux, désorienté. Une seule chose restait encore présente dans son esprit: Wyatt attaquait Cillian et il fallait l'arrêter. Ses pas étaient hasardeux, il pensait aller dans la bonne direction mais il aurait tout aussi bien pu marcher en crabe pour tout ce qu'il savait, il était complètement perdu. Lorsqu'il réussit enfin à voir de nouveau clair, il se rendit compte qu'il était tout prêt de Cillian, que lui et Wyatt étaient à terre, et surtout qu'Anja - qu'il n'entendait toujours pas crier - se jetait à présent sur l'irlandais, furieuse, incroyablement menaçante pour la taille qu'elle faisait. Son cerveau localisa l'arme qui était tombée de la main de Cillian et il se pencha pour la ramasser. Quand enfin il eut réussi, il réalisa qu'Anja avait cessé de s'acharner sur son ami et s'était affaissée sur lui, saignant abondamment. What a mess... Comment tenait-il encore debout ? C'était un pur miracle considérant l'étant dans lequel tout le monde était. Tous les agresseurs avaient été arrêtés - ou pire - sauf une, la blonde de Liberty qui se trouvait non loin de lui. Aaron prit une grande inspiration et pointa l'arme à feu sur la blonde qui était à terre, l'air déterminé. I fucking hate guns.

* Fais pas ça putain! T'es incapable de viser dans ton état, Aaron, non ! You'll shot Liberty, Aaron, don't !*La voix terrifiée de Gaïa envahit son esprit et il rabaissa son arme, le souffle court. Elle avait raison. Suffisamment de morts pour aujourd'hui.
I'm so fucking tired Gaïa...

Il s'appuya contre la voiture dans son dos et se laissa glisser gentiment au sol, évitant soigneusement du regard le corps sans vie de Wolf qui gisait à quelques encablures. Il n'entendait toujours rien, sa tête tournait et il n'allait pas tarder à se sentir nauséeux. C'est l'alerte maximale dans tout le corps de Gaïa qui lui fit ouvrir les yeux au bon moment.

Comment Ashkane était-il arrivé aussi vite ? Quand était-il sorti de son état léthargique ? Était-ce sa taille gargantuesque qui lui avait épargné les effets du pouvoir de Bridget ? Ou était-ce simplement l'assaut de la dernière chance, là, quand tout le monde était à terre ou presque ? La gueule grande ouverte du ligre s'ouvrit à quelques mètres de lui et le daëmon se rassembla pour un dernier saut assassin. Le temps s'arrêta, son cœur s'arrêta, il cessa de respirer. Son bras droit se tendit par automatisme, et ignorant son haut-le-cœur son doigt se referma sur la gâchette. La détonation fut la première chose qu'il put entendre de nouveau. Le corps massif du ligre s'effondra, glissa dans son élan et vint s'arrêter lourdement à vingt centimètre de son visage.
Le trou rougeâtre qu'il venait de percer dans le crâne d'Ashkane perla deux gouttes de sang, au même niveau que ses yeux gris.
Et il disparu, laissant Aaron regarder fixement dans le vide, incapable de bouger, incapable de réagir, incapable de trouver la volonté de revenir dans ce monde qui venait de voir disparaître deux des personnes les plus importantes de sa vie.


made by roller coaster
  
MessageVen 16 Oct - 4:55
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1447Nombre de RP : 148Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Même avec toute la colère, la haine du monde, Liberty ne pouvait concevoir l'idée que sa sœur, sa grande sœur veuille la tuer. C'était tout simplement impossible pour la miss Seagard. Et pourtant, celle-ci semblait clairement avoir l'intention de lui faire passer un mauvais quart d'heure voir plus. Surtout plus. Si seulement elle pouvait la résonner. Non, ce n'était pas possible, vraiment pas possible que ça soit Helena. Même si Helena ne pouvait plus la voir depuis que Liberty était allée prendre – voler – de la nourriture – surtout – elle ne pourrait tout de même pas tuer sa sœur, elle restait tout de même sa petite sœur et ça, rien ne pourrait l'effacer. On ne tuait pas des membres de sa famille, même avec toute la colère du monde, Helena ne pourrait la tuer, Ajet ne pourrait faire du mal à Canaö. Et surtout, Liberty serait incapable d'ôter la vie à sa très chère grande sœur. Soudain, un coup de feu se fait entendre et la jeune fille à la chevelure colorée sursaute et déporte son attention de l'autre Finlandaise vers la provenance du coup de feu, cherchant qui avait pu tirer. Mais c'était tellement le foutoir à quelques mètres d'elle … alors que la miss Seagard va reposer son regard sur son aînée, elle sent un coup, Helena qui vient de se relever et de la faire tomber au sol, lui faisant lâcher prise sur sa barre de fer. Canaö, lui, refuse de lâcher Ajet, il sait que c'est le seul moyen d'affecter la daëmonienne alors il le fait même si ça le révulse, il connaît Ajet depuis toujours et là, il le blesse, il est tout petit lui par rapport à Ajet, mais il sait qu'il a des atouts qui peuvent tout de même blesser le griffon, des crocs et des griffes alors il s'en sert coûte que coûte et s'accroche, s'accroche refusant de lâcher :

* Liby relèves-toi ! *

Mais la jeune fille commence à avoir la vue qui se trouble, les détails disparaissent peu à peu pour laisser place uniquement aux formes et aux couleurs. Mon Dieu, qu'est-ce qui lui arrive ? En tout cas, ça la conforte que cette situation est des plus anormales ! Pas la peine d'avoir une vue parfaite pour voir qu'Helena a ramassé la barre de fer et s'apprête à l'enfoncer en elle pour la tuer. Putain ! Elle va la tuer ! Non non non ! C'est impossible ! Pas Helena ! Si elle meurt Canaö disparaît. Les larmes roulent sur ses joues. Pas ça ! Pas ça ! Ses mains se referment sur l'extrémité de la barre de fer pour empêcher le clone de faire ce qu'il a l'intention de fer. Maintenant il faut qu'elle renverse la situation. Son cerveau carbure, allez vieux ! T'es un cerveau avec un QI plus élevé que tout le monde, alors rends-toi utile ! Son cerveau cherche à calculer, il cherche, il cherche une fichue solution et en à peine quelques secondes, Liberty arrive à faucher les chevilles de la blonde qui tombe sur le sol. De nouveau la barre de fer passe dans les mains de Liberty. Mais Helena ne semble pas réagir, pourquoi ? Pourquoi ne bougeait-elle plus ? Sait-elle ressaisit ? A-t-elle un sursaut de conscience ? Comprend-elle qu'elle allait la tuer ? Qu'elle allait tuer Canaö . La bio-kinésiste papillonne des paupières, cherchant désespérément à retrouver une vue complète mais rien n'a faire, elle ne voit que des formes et des couleurs. Serait-ce une dégénérescence de la macula précoce et surtout fulgurante ? La surdouée repousse cette hypothèse, ce n'est pas possible, pas comme ça. Il n'y a pas d'antécédent dans la famille. C'est le pouvoir de quelqu'un qui l'affecte :

« Helena, tu ne peux pas faire ça. Je suis ta petite sœur, merde. Si c'est bien toi, ressaisis-toi ! » (En finlandais)

Elle est de nouveau dominante, la barre brandit comme une batte de base-ball, bon sang qu'elle n'a pas envie de lui faire du mal. Mais ça se voit comme le nez en plein milieu de la figure que la blonde n'hésitera pas à le faire, elle ! Mais il n'y a aucune réaction de la part d'Helena, celle-ci ne bouge pas et à cause de sa vue qui flanche, Liberty ne peut pas voir que sa grande sœur – ou tout du moins ce qui y ressemble – affiche une mine frustrée d'être dans l'incapacité de bouger. Alors, le fait qu'Helena ne bouge pas, Liberty se dit qu'au fond, c'est peut-être elle même si une petite voix dans sa tête – qui n'est pas celle de Canaö – lui souffle que ce n'est définitivement pas elle. En parlant du panda roux, celui-ci sent ses muscles se contracter, devenant à son tour immobilisé, impossible pour lui s'il le voulait de lâcher sa « proie ». Voilà qu'il reçoit le même sort que l'autre Finlandaise. Il panique, ne comprenant pas ce qui se passe et Liberty ressent la panique de son daëmon. Elle veut lui demander oralement ce qu'il y a, mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle fronce les sourcils et voilà qu'elle ne peut plus parler. Ça confirme son hypothèse qu'elle est confrontée à un pouvoir alors elle décide de poser la question mentalement :

* Qui y a-t-il ? *

* Liby je ne peux plus bouger ! Je peux plus bouger ! *

Soudain, Ajet s'ébroue plus fort, plus violemment, assez fort pour réussir à faire tomber Canaö même si celui-ci ne peut pas bouger. Il voit horrifier depuis le sol Ajet presque au-dessus de lui, mais celui-ci semble le chercher, ayant perdu à son tour la vision. Ressentant la panique et la peur du petit panda qui s'amplifie, Liberty cherche une solution. Elle voit mal, elle ne peut se défaire de sa barre de fer qui est une arme pour elle. Alors qu'elle avance d'un pas vers le griffon, comme si cela pouvait l'effrayer, elle arrive à entendre un son, une canette ! En tout cas quelque chose qui y ressemble. Son regard se baisse et tombe sur une forme rouge. Coca-Cola. Un détail futile. Pas la peine d'avoir une vue parfaite pour deviner que c'est une canette de coca qu'elle vient de percuter avec son pied. Elle la ramasse, tenant de son autre main la barre et voilà que des petits éclairs galopent sur l'objet. Il faut qu'elle arrive à bien viser, il faut qu'elle ne blesse pas Canaö. Inspiration, son regard cherche Ajet. Expiration, elle l'a trouvé. C'est le gros machin qui est non loin de la forme rougeâtre de son daëmon. Ça va, ça ira, pas trop dur de viser, la forme et grosse, imposante. Elle ne veut pas le tuer, elle ne peut se résoudre à le tuer, même si ce n'est sûrement pas le véritable Ajet, l'idée de tuer révulse Liberty. Inspiration, son poing se serre sur la canette et les éclairs s'intensifient. Tu vas voir mon gros ce que tu vas prendre ! Expiration, la Finlandaise a son cerveau qui a calculé – plus ou moins – comment elle va pouvoir bien viser pour que la canette atteigne sa cible. Inspiration, celle-ci vole dans l'air et atterrit juste en dessous du griffon. Une explosion tonitruante se fait entendre et le griffon vole dans les airs et va s'écraser loin du panda roux. Un trou s'est formé dans le sol. Osef, ce qui compte c'est que Canaö n'est rien. Ajet a été assommé peut-être par l'explosion peut-être à cause de sa chute, mais ce qui compte c'est qu'en étant assommé, Helena est aussi hors d'usage. La jeune fille à la chevelure colorée arrive à aller s'agenouiller près du panda flamboyant, déposant ce qui lui sert d'arme à côté d'elle, ses mains se posent sur Canaö et elle esquisse un maigre sourire :

* Ça va aller Canaö ... * dit-elle, ne faisant même pas attention aux deux coups de feu qui viennent de se produire, cherchant surtout à rassurer le petit panda comme elle-même
  
MessageDim 18 Oct - 13:17
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♣ ♣ ♣ ♣ ♣


Sous les yeux amusés de cette folle, les malheureux survivants luttent contre leurs proches. D'abord la stupeur, les interrogations, la peur. Puis la douleur. Ça fait mal, ces coups qui tombent, mais surtout ces choix à prendre. Ces décisions inévitables pour survivre. Il faut supprimer ces autres. Ces parents, amis, amants. On ne sait pas en quoi ils sont faux, on espère juste qu'ils le sont à 100%, mais c'est trop douloureux. De leurs mains, ces clones sont terrassés - non sans avoir fait du dégât.
C'est un carnage. Une boucherie. Je détourne un moment le regard quand la chef d'orchestre me fait part de la suite du programme.

Elle veut que j'entre en scène.
Je parviens à retenir Alix juste à temps. Je ne veux pas qu'elle la voie. Elle peut sans mal lire ma frustration, mon désaccord. Mais je ne veux pas que mon Daemon nous trahisse davantage. Et puis je ne veux pas qu'elle prenne un risque inutile, il ne s'agit que d'un petit et fragile papillon.

Elle veut que j'entre en scène, par la grande porte. Elle veut que j'achève ces têtes de mule pour mettre un terme au spectacle avec un bouquet final. Histoire que ça vaille la peine. Elle a envie que les coups de feu retentissent et que les cœurs s'arrêtent de battre.
Je glisse les yeux sur les fusils abandonnés est me surprends à espérer. Je ne suis pas des plus optimistes. Mais là, c'est carrément utopique. Et pourtant il faudrait que ces pauvres gens trouvent la force de prendre un dernier risque. Au point où ils en sont me direz-vous…mais la moitié ne tient plus debout.

Je pense à Yaaba, quelque part en ville. Pas de nouveau message. Que peut-il bien se passer de l'autre côté ?
Je pense à Celeste, probablement coincée entre ses avis puérils et son instinct de survie. Menacée par le Conseil ? Ou exploitée par les Rebelles ?
Je pense à ces connaissances futiles, ces collègues, ces non-recensés que j'ai menacé, ceux qui ont cogné. Ces gens que j'apprécie presque, ceux que je déteste fortement.
Je pense à Wanda. Au rôle foireux qu'elle m'a confié.

Mes oreilles bourdonnent, ma vue déconne. Comme pour la plupart des personnes ici. L'utilisation maladroite d'un don de poison me fait voir des étoiles et le sol trembler.
Malgré le fort dérangement, il faut que je joue.

Tic tac.
La fille va m'envoyer. Je vais prendre le premier rôle pour quelques sanglantes secondes et il n'y a rien que je puisse faire pour changer ça. A moins que.

J'active mon don en essayant de le rendre à la fois discret mais précis. Fin, habile, quasi invisible et pointu comme jamais. Il se faufile pour anticiper, il frôle. Se contentant des mimiques et de l'intonation, mon pouvoir me donne une marge de vérité dans les intentions de cette criminelle.
Les hypothèses, les possibilités, les choses envisageables et les stupidités. Il faut tout trier. Faire le point. Ce que me confirme ou infirme ma capacité ne me donne pas la solution. Je dois juste savoir. A quel point se méfie-t-elle de moi ? A quel point a-t-elle confiance en ses pouvoirs ? Sa supériorité ?
Je dois agir avant que ses ordres susurrés ne soient exécutés.

Tic tac.
Je sors mon flingue et accepte de me plier à ses désirs. Puisque j'agis, elle prend le contrôle. Elle n'a pas confiance, je joue son jeu. Mes gestes sont ceux qu'elle a choisi. L'arme se charge. Bridget. C'est sur sa tête qu'est pointée le canon.
L'autre sourit. Je suis trop faible, trop facilement manipulable.
Ça y est. Je l'ai ! Cette minuscule vérité, à l'instant t. Elle pense avoir gagné parce que je le lui ai donné la vérité qu'elle voulait ressentir, alors elle me relâche pour juste savourer le spectacle.

Je me retourne brutalement pour lui loger la balle entre les deux yeux.

Dé a écrit:

1.2 : Elle reprend le contrôle avant que je ne puisse me retourner complètement, la balle frôle Bridget
3.4: Elle a juste le temps de me faire lever le bras, je manque ma cible mais offre une seconde de répit aux autres
5.6: Surprise, elle n'a pas le temps de me faire échouer, juste de se jeter sur le côté. Elle se prend la balle dans l'épaule
  
MessageLun 26 Oct - 23:06
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Date d'inscription : 22/06/2010Nombre de messages : 600Nombre de RP : 167Âge réel : 98Avatar daëmon :
The eyeL'OEIL QUI VOIT TOUT †||
Chacun de vos gestes sont... : maîtrisés !
I PUT A SPELL ON YOU

Aaron, Léo, Milo, Anja, Cillian, Bridget, Sebastian, Liberty & Noah


Hey Noah.
Hey l'ami.
Qu'est-ce que t'as fais là Noah ?
T'as essayé de te retourner contre la main qui t'a nourri ?
Noah…
Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?

Elle est en rage Noah. En. Rage.

Le MJ t'offre un choix.
Tu peux fuir, et dans ce cas tu rejoins nos amis plus bas, et tu devras te défendre avec eux.
Ou tu ne réagis pas assez vite et tu restes et là Noah, là … N'espère plus trouver une faille parce qu'elle t'aura à sa merci.
Et elle t'enverra dans la fosse au lion, sans ton arme, et tu as vu ce qu'ils ont fait aux personnes soi-disant proches d'eux ?
Elle t'enverra comme on envoie un steak au lion affamé.
Tu seras obligé de te battre contre eux, ton corps ne t'écoutera plus et eux … Eux c'est possible qu'ils t'achèvent.

Enfin ça c'est bien sûr, s'ils se remettent du poison.. regard appuyé sur la femme enceinte
Le MJ se demande à quoi ça peut bien lui servir de vous envoyer des problèmes, vous vous débrouillez tellement bien tout seul pour vous fichtre dans la mouise .
Still, comme votre MJ n'est qu'amour, il ne va bien sur pas vous laissez uniquement avec le poison de la belle blonde.
Grâce à notre ami Noah, vous allez tous pouvoir relever les yeux et apercevoir la demoiselle.
Est-ce que vous allez faire le lien avec les corps gisants de vos amis et de votre famille ?
Peut-être. Peut-être pas.
Sachez juste une chose, après la trahison de monsieur Trave, elle a perdu le sourire, elle n'a plus envie de s'amuser.. Plutôt envie de massacrer.
Le MJ vous conseille d'activement chercher un moyen de la mettre hors d'état de nuire au lieu de pleurer sur vos morts comme des petites fiottes !
Avec amour et bien sûr en vous souhaitant bonne chance.
Love <3.

Oh et puis au fait Liberty, Helena va revenir à la charge tant qu'elle ne sera pas morte, donc … t'as le choix entre revenir vers notre petit groupe de tueur de pote qui vont probablement t'aider ( à coup d'empoisonnement mal dosé par exemple ) à régler le problème de la sista' énervée… ou alors tu peux la finir toi-même… Mais le MJ te conseille de ne pas trop laisser trainer le problème. Il paraît que les griffons ça bouffe les panda roux au petit dej'.

ORDRE DE PASSAGE - n'oubliez pas vous avez 3 jours pour répondre - : Sebastian, Bridget, Liberty, Noah, Milo, Aaron, Léo, Anja et Cillian.

LES CLONES SONT :
- Cosima Catanzaro & Michigan pour Milo - Empoisonné par Bridget x2 - morte.
- Kalhan Xenia & Ashkane pour Aaron. - morte -
- Sigmund Müller & Greta ( fourmi légionnaire ) pour Anja - mort -
- Tim Johnson pour Bridget - Empoisonné par Bridget x2 - - mort -
- Maël ( Wolfgang ) Loewer & Cheshire pour Léo
- Helena Seagard & Ajet pour Liberty - ding ding we have a winner. -
- Hugh Johnson pour Sebastian - Mort -
- Wyatt Ordwigan & Âdhya pour Cillian - Assommé par Anja et empoisonné par Bridget ( ENCORE ) - mort



  
MessageMer 28 Oct - 20:59
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Sebastian ouvre les yeux et il ne voit d'une ville tranquille et sans histoire. Il voit un champ de bataille et jamais il n'aurait cru jouer ce rôle encore une fois, sur son propre territoire, se retourner contre ceux pour qui il bosse, pour ceux en qui il croyait. Hugh l'aide à se relever et l'échange est bref. Il sait que son frère d'arme n'a pas le temps de s'appitoyer sur son sort, il avait déjà troquer sa veste de costard contre une arme et pris part à la fête. Mais l'enjeu pour lui était plus qu'une simple réclame pour sa race, il y avait sa sœur, sa famille, il ne pouvait choisir entre les deux, il n'était plus militaire, sa famille en premier. Alors Sebastian ne le retient pas quand il souhaita s'éclipser, faisant peut-être trop confiance à l'homme qu'était l'anglais aujourd'hui. Il lui remet le fusil entre les mains cependant. Il s'attarde à peine sur un Hugh qui s'éloigne en lui tournant le dos, il se tourne plutôt vers sa complice de toujours.

-T'es prête à te défouler.
La tigresse se secoue, se dandine, elle n'attend que ça, et revoir Seb avec plus de couleur la rassurait.

Il rentre dans l’arène, sort de son repli, l'arme en joue, il avance, il vise sa cible. Celle-ci est assommé avant qu'il n'appuie sur la gâchette, il tourne le regard sur le responsable. Une petite brune. (Anja) Un coup de feu le surprend et remarque l'animal qui s'écroule au sol, si similaire à Siham qu'une sueurs froide traverse sa colonne vertébrale. Mais l'instant est vite remplacé par la douleur, ses jambes qui lâche, le fond tombées comme un vulgaire cadavre, sa vue qui lui fait déjà et ses sens pourtant si développé qui agissent de manière incontrôlés, des acouphènes dans ses oreilles, stidents et irritables. Siham s'en débat tout autant, et le militaire n'y comprend rien.

-Arme chimique ? Demande-t-il à la tigresse qui râle à côté de lui.
-Non, ta boite à polichinelle derrière !

Il se retourne sur Bridget surpris.

-Elle va finir en passoire, siffle Siham, toujours aussi agacée.

Il voit l'arme porté par le camp adverse, il la pointe comme il le ferait s'il était avec lui. Il se contracte, force sur ses muscles mais c'est à peine si il bouge. Il pousse un râle de rage, il détestait la sensation de paralysie plus que ses oreilles qui lui faisait gonfler la tête comme une pastèque. Au bout d'un énorme effort, il avait l'impression d'avoir soulever des kilos et des kilos de fonte depuis des heures et s’essoufflait vite. Ses côtes le tirailles.

Ce qu'il voit de la part du soldat (Noah) est incompréhensible, personne n'aurait rater une cible aussi facile. Pas si vous êtes entraînés. C'est le moment d'intervenir. Pour Seb, la menace le plus direct était celui qui les pointait avec leur armes. Il n'était ni devin, ni malin pour le coup. Bien qu'il comprenait que les ordres venait de la femme au au loin. Il tira deux balles, sans pour autant se résoudre à vouloir les tuer.

La lancé de dés dit 3 a écrit:

1-2 Touche Noah à l'épaules et frôle la folle !
3-4 Effleure Noah, ne lui fait qu'une égratignure mais atteint la folle.
5-6 Ne touche ni l'un, ni l'autre.

Il se lance sur la première personne qu'il trouve, le fameux petit jeune avec le genou péter (Milo). Il le soulève, malgré son propre manque d'équilibre. Le forçant à se bouger en ignorant ses râles de douleurs.

-Mettez vous à couvert et vite !

Il tire le pauvre garçon derrière le fourgon qui les avait amener. Il fallait trouver d'autre tout aussi doué pour tirer et surtout viser.

-Y en a encore des gars valides qui sachent tirer ? Mes balles sont pas illimitées.

Spoiler:
 

edit : Je n'ai pas précisé comment était blesser la demoiselle. J'ai pas osé terminer le jeu maintenant. A vous, de vous faire plaisir :)
  
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