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I put a spell on you

 
  
MessageVen 30 Oct - 17:02
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together

I put a spell on you

Event

Aucune victoire ne vaut un mortAnonyme


Qu'est-ce que je fais ? Tout le monde s'écroule, il fallait bien que ça finisse par arriver un jour. Je tue tout le monde et le pire c'est que je ne parviens même pas à arrêter ce poison. J'entends Cillian prononcer mon nom lorsqu'il comprend que c'est de ma faute s'il ne parvient plus bouger. Les larmes envahissent mes yeux et je ne fais que deviner la suite où tout le monde s'écroule doucement.

« Brig'... Regarde-moi... Respire ! Fais le vide... Tu sais le faire ! »

Les encouragements de Dylan m'incitent à penser à autre chose que le fait qu'ils sont peut-être en train de mourir à cause de moi. Je fais ce qu'il me dit, je fais le vide dans mon esprit. Dans notre lien il a plus de place, plus de liberté pour essayer d'instaurer un sentiment de paix et arrêter ce maudit don que je ne contrôle qu'à moitié malgré mes efforts de ces derniers temps. C'est en train de marcher, je le sais, je le sens, l'air se purifie doucement pour laisser place à un oxygène non toxique pour le reste du monde jusqu'à ce que...

BANG !

Il y a déjà eu des coups de feu tout autour de nous mais celui-là sort du lot. Parce que je ne l'ai pas vu venir et que la seconde qui suit la détonation je sens mon bras me brûler comme si on venait de m'entailler la peau. J'ai ce réflexe stupide de me replier sur moi-même pour me protéger mais je reprends mes esprits en découvrant que la brûlure, bien que toujours présente comme si on venait de me taillader à coup de papier de façon déchaîné, n'était pas aussi grave que ce que j'aurais pu penser sur le coup.

Dylan...
On nous tire dessus ! REAGIS !

C'est un électrochoc, la peur de mon propre Daëmon me force à observer la scène avec un peu plus d'attention. Je vois, au loin, ce type que je n'avais pas encore vu dans les parages, il tient une arme dans sa main et je parie qu'il n'y ait pas pour rien dans ce qui vient de se produire surtout que l'arme est pointée sur moi.

Maintenant que j'en ai pas trop besoin j'ai l'impression que les choses ralentissent. Des coups de feu retentissent mais cette fois ce n'est pas moi qui suis visée mais le duo au loin. Parce que l'homme qui vient de me viser n'est pas seul, une femme se tient derrière lui. Milo est secoué par le militaire, je crois qu'il lui dit de se mettre à couvert.

Bridget ! Soit tu lâches les gaz soit tu te barres ! BOUGES !

Sa peur continue de se déverser sur moi, je perçois ses craintes pour l'instant présent. On nous tire dessus, on meurt – je ne suis pas encore certaine que ce soit un dommage que beaucoup de gens pleureront vu nos exploits – mais si on meurt, le petit pois aussi. Je le sais mon regard se durcit alors que je fixe toujours le duo étrange au loin.

Qu'est-ce que...

Mais je n'écoute pas ma moitié qui est figé par ma propre attitude. Je me redresse, finis de patauger dans la poussière ou de pleurer sur ce que j'ai fait. Cette fois je veux leur montrer ce dont je suis réellement capable. J'en ai assez de subir mes propres compétences que je ne maîtrise pas. J'en ai assez de me cacher parce que je ne partage l'opinion d'autres. Ces deux-là nous ont pris pour cibles... Tout un groupe de personne qu'on aimait nous a pris pour cible... Même si je n'étais pas paranoïaque et adepte de a théorie du complot je trouve ça trop énorme pour qu'il s'agisse d'une simple coïncidence.

Alors comme dit Dylan je lâche les gaz tout en m'avançant sur mes deux cibles. Merde à la fin, si tu veux me tuer faut pas s'attendre à ce que je m'étale comme une victime en attendant la fin. Je suis un nuisible, je continuerais de vivre jusqu'à ce qu'on mette un terme à mon existence, en attendant je survivrais coûte que coûte.

Je le sens, le poison n'est pas mortel mais c'est un détail peu important, je veux juste qu'ils nous foutent la paix. Ce qui est le plus important pour le moment c'est que ces deux là qui semblaient observer le spectacle soient les seuls à souffrir de ces particules empoisonnées. Alors bon il y aura peut-être un peu de résidu dans l'air pour les autres mais rien de grave je pense, je suis presque sûre que cette fois je parviens à maîtriser ce que je fais.

On fait quoi s'ils tirent encore ?
On n'a qu'à espérer que quelqu'un saisisse l'ouverture qu'on leur laisse pour les neutraliser.

Ou qu'ils décident de laisser tomber mais je compte pas trop sur ce point. En attendant je continue d'avancer pour être certaine de les atteindre et d'être le plus nocive possible.

Code by dev nerd girl



Dé poison : Intensité a écrit:
Résultat : 2 (+2 Instinct de survie + poison déjà présent dans l'air)
1-2 : Peu nocif, juste de quoi rendre nauséeux
3-4 : Agressif mais non mortel
5-6 : Mortel

Dé poison : Portée a écrit:
Résultat : 3
1-2 : 100m
3-4 : 300m
5-6 : 500m

Dé poison : Maniabilité a écrit:
Résultat : 1 (+2 Colère dirigée envers deux personnes en particulier)
1-2 : Incontrôlable
3-4 : Bridget parvient à peu près à le diriger
5-6 : Il va là où elle veut uniquement
  
MessageMar 3 Nov - 5:07
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1419Nombre de RP : 143Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Il y a des jours où il aurait mieux valu rester au lit, comme aujourd'hui. Tout dérapé. Liberty se disait qu'elle aurait mieux fait de rester à Merkeley ou mieux encore ! dans son studio ! Au moins, elle était sûre qu'elle ne se serait pas attirée d'ennuis, à moins de provoquer des catastrophes au sein même de son logement comme une inondation ou un incendie. Elle se maudissait intérieurement d'avoir eu l'idée de venir, en plus, elle n'était pas au bon endroit ! Comment pouvait-elle se perdre ? Sérieusement … et puis, il y avait la situation qui dérapait de plus en plus. Helena cherchait à la tuer, mais cela ne semblait pas logique à la Seagard, même si ses relations avec sa grande sœur étaient réduites à néant ce n'était pas possible pour elle de penser que sa sœur veuille la tuer. Non, elles restaient sœurs malgré tout et rien ne pourrait effacer leur passé. Les bons et mauvais moments qu'elles avaient passés ensemble. De toute manière, tout dérapait. Il y avait ces policiers qui avaient été menaçants envers elle, il y avait eu cette tigresse qui l'avait sauvé, ces coups de feu. Rien n'allait plus. Tout allait de travers et à chaque seconde qui passait la Finlandaise se maudissait un peu plus d'être sortie aujourd'hui. Même si Liberty a un pouvoir destructeur, elle reste tout de même quelqu'un d'assez pacifiste qui préfère avoir recours à la parole et non à la force. Faites l'amour pas la guerre. Sauf que tout le remue-ménage du moment lui fait un peu penser à une sorte de guerre, quelque chose comme ça. Elle n'a pas eu l'occasion de vraiment voir les autres daëmoniens présents de voir se défendre contre leurs proches, mais la seule idée qu'Helena veuille la tuer ne lui semble tout simplement pas logique. Mais une petite voix dans sa tête lui répète tout de même que c'est bel et bien sa grande sœur qui est non loin d'elle, en tout cas l’enveloppe charnelle y ressemble comme deux gouttes d'eau mais l'intérieur il n'en est rien de tel ! Alors qu'elle est auprès de Canaö, la jeune fille à la chevelure colorée entend un coup de feu. Encore. Quand est-ce que cela cessera ? Ses paupières se ferment et elle inspire un bon coup, garder son calme. Helena et Ajet sont hors d'état de nuire, pour le moment. Surtout pour le moment car la jeune fille sait pertinemment que ce n'est que provisoire. Il faut qu'ils s'éloignent, qu'ils mettent de la distance :

« Je sens l'odeur de Gaïa et d'Aaron. Ils ne sont pas loin ! »

Elle rouvre brusquement les paupières. Attendez ! Elle vient bien d'entendre Canaö qui vient de s'exprimer oralement et non mentalement. Et puis, elle a l'impression que ses sens lui reviennent. Hormis un mal de tête qui s'est installé elle semble aller de mieux en mieux. Même le panda roux se remet sur ses petites pattes, tout contant d'être de nouveau capable de se mouvoir à loisir. La surdouée se relève donc, il n'y a pas besoin de mots, le panda roux sait ce qu'il doit faire. Il va guider Liberty vers Aaron. C'est un peu la seule personne qu'il connaisse ici hormis Helena. La jeune fille n'a pas oublié la barre de fer qu'elle avait posé au sol, ça lui fera une arme même si très rudimentaire. Ça reste pourtant un objet qui pourrait l'aider à se défendre, à les défendre. Oui, se défendre car elle se voit mal attaquer, sauf si bonne raison, voire même excellente raison. Alors qu'elle rejoint le groupe, la Finlandaise ne peut que remarquer cette femme qui se tient en retrait avec à ses côtés un homme. Elle fronce les sourcils. Serait-elle à l'origine de l'étrange comportement de sa grande sœur ? Quelque chose lui dit que oui. Son attention revient vers les autres, cherchant du regard son patron. Soudain, un nouveau coup de feu retentit qui fait sursauter Liberty comme Canaö. Le panda roux se fige, regarde d'où provient le bruit et voit que la femme – qu'il vient de remarquer – a été atteinte par le coup. C'est dangereux par ici. C'est à ce moment-là que choisit le clone d'Helena pour se réveiller. Les poils de Canaö se dressent, il sent le danger, mais ne sont-ils pas déjà en plein dans un endroit dangereux ? Voilà qu'Helena saisit l'une des armes des policiers. Tuer Liberty, voici son objectif. Et pour tuer Liberty elle peut très bien s'en prendre à sa petite boule de poils rousse. Cible plus petite mais qui à coup sûr pourra la tuer. Ajet lui aussi se réveille. Alors que les deux Finlandais peuvent entendre un « Mettez-vous à couvert et vite !» on ne peut plus clair, une balle manque de toucher le panda flamboyant qui pousse un cri aigu. La jeune fille à la chevelure colorée fait volte-face pour voir qui a osé tirer sur son daëmon même si elle a déjà une idée. Helena ne lâchera vraiment pas le morceau. Elle sent les larmes lui monter aux yeux. Elle se retourne, choppe le panda roux et se met à courir en direction d'un abri, le fourgon. Les balles ne pourront pas passer à travers :

« AARON !!! » s'égosille le panda roux * Gaïa, il faut qu'Aaron se cache. *

Qu'il réagisse ! Qu'il se mette à l'abri ! Helena pourrait lui faire du mal, le tuer et Canaö ne pourrait alors plus jouer avec Gaïa. Les voilà derrière le fourgon, oh ! Tiens ! Ils ne sont pas seuls ! Le petit panda reste collé contre sa daëmonienne, les yeux bien fermés alors que celle-ci a fini par planter son regard sur l'un des deux hommes (Sebastian) qui vient de parler. Sait-elle tirer ? Non. Elle ferme aussi les yeux et s'autorise à souffler, mais elle les rouvre brusquement lorsqu'elle entend Canaö qui prend la parole d'une petite voix, se remettant tant bien que mal du choc qu'il a eu lorsque la balle a manqué de le toucher :

« Ma Liby elle sait pas tirer, mais elle a un super-pouvoir qui peut faire exploser des trucs. Il lui suffit d'avoir un objet, puis y a des petits éclairs qui sont dessus et il lui suffit de balancer l'objet et quand il atterrit bah ça fait bam ! Ça explose. Ça peut aider ? »

« Canaö ... »

Liberty ne sait pas si c'est une bonne idée. Pas qu'elle ne sait pas contrôler son don, elle sait parfaitement le contrôler, mais elle n'ose pas imaginer qu'aujourd'hui elle pourrait tuer avec sa bio-kinésie.
  
MessageLun 9 Nov - 0:14
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Date d'inscription : 14/01/2015Nombre de messages : 213Nombre de RP : 57Âge réel : 28Copyright : Avatar by The Road, Daemon & Codes by DNGAvatar daëmon : Zora - Cacatoès Noir
Milo Kovac%$_d3f4lt_//
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I Putt A Spell On You
Intrigue n°2
Le monde qui s’écroulait autour de lui… Semblait empreint d’une douleur infinie… Une jolie phrase pour dire que pour Milo, aujourd’hui, c’était une putain de mauvaise journée ! On ne va pas refaire tout le récit, mais bordel, il avait l’impression que sa tête allait exploser. Ses yeux voyaient des étoiles, ses membres avaient du mal à bouger. Il était ankylosés, et ne sentait que des tambours de douleurs, disséminés un peu partout dans son corps : là où Cosima l’avait frappé, le côté droit de son visage qu’un mercenaire avait claqué au sol lors de son arrestation musclée, son genou… qu’il espérait être encore opérationnel pour le restant de ses jours, car il n’avait aucune envie de se faire amputer. Et sa tête. Sa tête qui le lançait si fort qu’il était difficile de voir, même s’il n’était pas en train de pleurer comme une loque qu’il était.

Milo avait pris cher. Et il n’en pouvait plus. Le cadavre de sa meilleure amie sous son corps recroquevillé et plus inutile encore que le boulet qu’on se traine au pied, ne rendait pas le tout plus facile à accepter. Au contraire. Il n’acceptait plus rien.

Milo !
Ca suffit Zora…


Il n’avait plus de force. Elle ne pouvait pas comprendre ça ? Il n’en pouvait plus. C’était pas comme leurs croisades contre leur père, quand il battait son fils et qu’ils se réfugiaient dans un coin juste pour ne plus avoir mal. Il était lessivé. Il ne pouvait plus bouger. Il lui restait à peine de quoi réfléchir… Et une drôle de nausée qui commençait à lui prendre les tripes. Sa tête qui commençait à tourner… Et des étoiles qui s’infiltraient dans sa vue déjà brouillée. Même la voix de Zora lui parvenait sous forme d’un étrange écho.

L’eau !... Milo !... Bridget !

Les bribes d’information auraient pu paraître bizarres pour n’importe qui. Mais à travers leur lien, il comprit très bien ce qu’elle voulait dire. Bridget était en train d’empoisonner tout le monde. Tous ceux qui l’entouraient. Et Zora se souvenait d’un passage de Dylan qui disait « Il faut l’arroser, pour empêcher le poison de s’étendre ». Alors oui… L’eau…

Mais c’était déjà tellement dur de se concentrer pour l’entendre… Alors faire exploser une conduite d’eau… utiliser son pouvoir… Il grogna de douleur, rien que d’essayer d’atteindre cette partie de son cerveau, qui faisait des étincelles et des feux d’artifices en même temps dans son crâne. Rien que d’essayer de localiser la conduite d’eau, et surtout le minuscule mécanisme qui permettait de réguler la pression… Ca lui prit quelques temps. Et beaucoup d’effort. Trop d’effort.

Il y était presque. Presque ! Il n’y avait plus qu’à dire à cette petite vanne d’y aller à fond, et de laisser les choses se faire. Presque, et on aurait entendu un gros « BOUM » et tout le monde aurait pu prendre une douche, le temps que l’idée fasse diversion. Mais un coup de feu le fit sursauter. Et perdre pied.

On venait d’essayer de toucher Bridget. Info qu’il tint de Zora, étant donné que son corps était presque totalement HS et qu’il s’époumonait à essayer de régler le problème du poison. Cette fois, il allait réussir. Il allait tourner cette vanne… Il allait… Un autre coup de feu le surprit, mais il ne lâcha pas la vanne. Encore… Juste… Un petit effort…

On l’attrapa soudainement par le bras, pour le remettre sur ses jambes, qui protestèrent bien évidemment. La douleur lui vrilla le corps. Il grogna, incapable de dire quoi que ce soit, perdit la vanne, perdit l’accès à son pouvoir… L’effort qu’on lui demanda soudainement pour se redresser lui en demanda juste trop, et tout ce qu’il put faire fut de tomber dans un brouillard… presque réconfortant, au final.

Zora, quant à elle, restée sous la voiture à l'abris des coups de feu, se laissa choir dans le même réconfort que son daëmonien.


(Milo est HS now, démerdez vous \o/)
  
MessageMer 11 Nov - 22:18
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6380Nombre de RP : 341Âge réel : 23Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
Aaron Dwayne☷ ADMIN-BREIZH ☷
←☸ →
Tempest in a Bottle



tick tick tick. that's the sound of your life running out

Tic. Tac. Les secondes passent.
Tic. Tac. Immobiles.
Tic. Tac. Il respire, mais à peine.
Tic. Tac.

Sa vue est floue, sa bouche agitée de tics nerveux. Tics. De tics nerveux. De tics. Aaron aspire lentement l'air qui filtre entre ses dents jusque dans sa bouche pâteuse. Tente de déglutir mais manque de s'étouffer. Essuie vaguement la commissure de ses lèvres et réalise que son cœur bat si vite qu'il réclame de l'oxygène à grands cris. Ou est-ce une envie de vomir ? De crier ? De s'enfuir ? De se réfugier quelque part, n'importe où, dans un endroit où il n'aurait pas à craindre un autre malheur, une autre catastrophe, un nouveau tremblement de terre.
Respire.
C'est l'instinct qui l'anime derechef et il souffle longuement, retenant à grand peine le gémissement qui glisse le long de sa gorge. Ses yeux s'abaissent lentement sur ses deux mains qui tiennent encore l'arme à feu, tremblantes.
Et si crispées qu'elles en sont blanches.
Il ne peut pas la lâcher.
Lâcher, ça serait donner plus de vie à ce moment, lui donner raison d'exister puisqu'il passe et que le temps continue son ouvrage sans faire cas des événements. Wolf. Kalhan. De ce qu'il a vu, probablement Wyatt. Et trop d'autres qu'il ne connait pourtant pas. Et ce putain de flingue d'un noir mat et sombre qui reste entre ses paumes moites de peur.
Les gens qui bougent autour de lui l'obligent à réaliser que le temps passe. Que l'action continue sans lui. Il voudrait leur dire d'arrêter de crier, de continuer. De mourir. Rien n'échappe pourtant à ses lèvres entrouvertes. Rien que ce souffle qui l'empêche de tomber dans les pommes et laisser tout ça derrière lui.
BANG

Aaron sursauta comme jamais au premier coup de feu et chercha frénétiquement des yeux la source du bruit. Il était toujours en danger. La scène n'était pas finie. Son épaule le tuait et il abaissa ses bras meurtris en grognant. Fermant les yeux, il laissa tomber l'arme à terre et ne la ramassa pas. Il sentait sa colère monter, annulant progressivement toute forme de culpabilité ou de chagrin. Ou de raison. Quelqu'un continuait de les attaquer et il allait payer. Et d'un coup le champ des possibles s'ouvrit à lui, lui montrant enfin ce qu'il avait négligé de voir durant tout ce temps. La terre, sa terre, elle était tout autour d'eux, à 10 centimètres sous un bitume déjà caillouteux et fragile. La ville avait peut être économisé en mêlant asphalte et graviers, mais elle fournissait également de quoi dépenser cette rage qui bouillait en lui. Pour la première fois depuis des années, il ne retint rien et libéra instantanément son pouvoir, ce don qu'il avait renié, détesté, puis apprivoisé et réduit au rang d'animal de compagnie bien élevé. Aaron posa ses mains à terre. Animal de lave, bouillonnant, fumant, crissant de colère et de puissance, capable de mouvoir des continents entiers. Le simple piaf céda sa place au phoenix.
Aaron ouvrit deux yeux noirs et vides comme un puits sans fond.
Et le sol se mit à gronder.


AARON !!!

Cette voix criarde lui était familière. Il l'avait entendue trop de fois crier après Gaïa, réclamant jeux et chamailleries sans fin. Canaö. La blonde s'était relevée et suivait Liberty et son panda roux à la trace, toujours aussi agressive. Personne ne l'avait mise hors d'état de nuire. C'est là qu'il vit l'arme dans sa main, pointée vers Canaö qui s'enfuyait à toutes pattes. La détonation fit bondir Aaron sur ses jambes. Et la rage prit toute la place disponible dans son esprit.

Posée sur le toit d'en face, Gaïa n'avait pas bougé, les yeux résolument secs. Ashkane était mort. Il s'était évaporé, nuage de Poussière. Elle avait perdu Ashkane. Son petit cœur se serra et elle regarda, impuissante, son humain refuser de se laisser aller au malheur et sauter sur ses pieds. Elle ne connaissait que trop bien ces yeux entièrement noirs et savait quelle allait être la suite des événements. Elle sentit immédiatement le mur qu'il dressa entre elle et lui, coupant net toute forme de communication. Étrangement, son aile la fit moins souffrir. Il allait tout labourer à deux cents mètres à la ronde et vu l'état dans lequel la plupart de ses camarades de misère étaient elle n'espérait pas un grand nombre de survivants. Mais quelque chose avait changé, Aaron avait plus de contrôle sur ce don aujourd'hui, et il arriverait peut être à ne pas se laisser totalement submerger. Elle devait l'en empêcher. Mais comment faire ? Le guider, oui, c'était ça. L'ombre de ce qui restait de sa moitié lui jeta un œil froid et elle frissonna, puis reporta son attention sur ce qui se déroulait autour d'eux. La blonde canardait toujours Canaö et Liberty, il fallait l'arrêter. Elle laissa donc Aaron se diriger vers elle, poings serrés, et le poussa à déclencher l'attaque avant qu'il ne soit trop visible et menacé. Près de la blonde le sol se fissura et une langue de terre vint attraper son pied, la clouant au sol. Son arme échappa à ses mains et elle tenta de ramper, mais plusieurs pans de terre virent la recouvrir presque entièrement, laissant seulement sa tête vociférante dépasser. Serrant les deux poings, Aaron consolida cette terre jusqu'à ce qu'elle devienne une roche trop coriace pour la maigre force de la blonde qui cessa presque de bouger.

Gaïa poussa un profond soupir, les cris de la jeune femme visiblement énervée montraient bien qu'elle était toujours en vie. Aaron crissa des dents et continua de serrer doucement ses poings, les yeux braqués sur sa proie, esprit blindé et fermé à double tour.


* Arrête. Elle est immobilisée. Aaron. Stop. * souffla l'oiseau à l'esprit de sa moitié. Mais il ne l'écoutait pas. Ne la laissait pas entrer. * Aaron ? Aaron, arrête, elle est hors d'état de nuire. * Voyant bien qu'il n'arrêtait pas elle fusa vers lui et s'arrêta au niveau de ses yeux. Le gris leur manquait encore.
Aaron. Sa voix était déjà plus ferme, et elle réussit à capter son attention. Il cessa de resserrer les roches et la fixa, immobile. Jusqu'à ce qu'il tende la main vers elle et qu'elle s'y pose. Enough, dit-elle doucement à voix haute.


Quelques secondes passèrent et il ouvrit la bouche mais ne dit rien et fronça les sourcils. Elle ne comprenait donc pas ? Les pigments de terre qui recouvraient ses bras de tatouages glissèrent sous sa peau jusqu'à sa main et touchèrent les plumes colorées de Gaïa, l'envahirent totalement et laissèrent un petit oiseau devenu complètement noir. Le chardonneret sourit doucement et passa son bec sur les doigts de sa moitié qui eut l'air interloqué. Ses yeux restaient résolument sombres.


It's okay, I get it. You're not ready yet. Elle capta son regard et ne le lâcha pas. Mes yeux sont déjà noirs. J'peux pas te suivre aussi loin. Mais t'es pas tout seul Aaron. I'll get you through this. Let me in.


Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale de l'écossais, et il se contenta d'un léger hochement de tête. La présence de Gaïa calmait sa colère, et il sentait par dessus tout qu'il devait la laisser prendre les décisions maintenant.

La copine de Milo, les coups de feu du super-soldat qui venait de les rejoindre, tout semblait être dirigé vers un seul et même point: les deux personnes encore debout qui les observaient de là bas. Un homme et une femme, plus en retrait. Bridget focalisait toute son attention sur eux, et ils commencèrent à être pris de maux assez différents. Gaïa fit rapidement le lien entre la vague de malaises dont ils avaient tous été victimes et plissa les yeux. Elle était dans quel camp ? Maîtrisait-elle au moins ce qui semblait être son pouvoir ? Une chose était sure, les deux là bas n'étaient pas nets et il fallait les immobiliser au minimum. Profitant de la confusion, elle les montra à Aaron qui détourna les yeux de la blonde pour une nouvelle cible. Il ajouta sa sauce à l'attaque de l'empoisonneuse. Deux trous se formèrent à leurs pieds et ils tombèrent sur près d'un mètre vingt avant que le sol ne se referme sur leur torse. Coincés.
Désarme le, fit la voix de Gaïa dans sa tête. Un pignon de terre sortit violemment du sol et vint frapper la main de l'homme qui tenait encore l'arme et la fit valser plus loin. Le sol trembla lorsque la voix claire du chardonneret s'éleva.


Ça suffit ! On reprend le contrôle de la situation. Elle n'avait pas le souvenir d'avoir été aussi autoritaire de toute sa vie, mais devoir prendre en charge l'épave qu'était son humain ne lui laissait pas le choix. Ils firent quelques mètres dans la direction de Bridget en fixant l'homme et la femme.


Une idée de Gaïa fit son chemin jusqu'à la conscience d'Aaron et deux boules de cailloux et de bitume brisé se formèrent devant leurs adversaires du moment. Elles fusèrent jusqu'à leurs yeux et se stoppèrent à dix centimètres de leur crâne, tournoyant sur elles mêmes, menaçantes. Perforer une boite crânienne à cette distance était facile.


Tu bouges, t'es mort.
Tu bouges, t'es morte.


Lâchèrent-ils à l'unisson.


made by roller coaster
  
MessageMar 17 Nov - 4:52
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Blanc. C'était comme une fin trop prévisible. Car c'était une fin. N'est-ce pas ? Une autre. Lorsqu'on vient d'un pays en guerre, il n'y a rien de plus douloureux que de se souvenir que là-bas, les flammes brûlent encore sans que l'on puisse ne rien y faire. C'est aussi horrible de voir cette dimension aussi brûler comme un linge qu'on enflamme. Léo avait les joues ravagées par un sel âcre. Il ne savait plus vraiment où il était, il se contenta de lâcher son fusil, son arme ? Le truc qui lui avait servi à tirer. Il marcha vers ceux qui restaient. Il ne comprenait plus où étaient les ennemis.
L'odeur mauvaise du poison arriva vers lui sans qu'il fût touché. Il se contenta de marcher vers le groupe comme un zombi, sa jambe traînante le faisant souffrir horriblement, pour lui rappeler qu'il était vivant.

Noir. Tout semblait sombre dans ce monde aussi. Il avait senti Aaron devenir le sien, il avait senti l'assassin perdre son identité dans la vague mortelle de son pouvoir. Lui, il s'était oublié, il avait oublié qui il était. Il avait besoin d'être toujours rassuré. Il était perdu dans l'écho de ce qu'il était ailleurs. Cette bataille, c'était le miroir de celle qu'il avait déjà vécu. Il garderait ces histoires à tout jamais enfermées en lui, plus personne n'a besoin d'entendre l'ailleurs quand le présent est en passe du chaos.

Rouge. Il était médecin. Il pataugeait pourtant si souvent dans un sang qui n'était pas le sien. Ce n'était pas le moment de s'oublier. Aaron était face aux ennemis. Iris était en arrière ligne. Au sol. Il manqua de tomber en la voyant. Putain. Non. Il se traîna vers elle, inconscient à nouveau de ce qui se passait autour de lui. Elle, c'était la seule avec Tallulah à l'avoir cru, rien qu'un peu. Il la prit contre lui, mesurant son pouls près de sa carotide. Le poison. C'était tellement lent. Bien trop lent. Il ne pouvait rien faire contre du poison. Il tenta de nettoyer le sang en murmurant : "Non non nonononon." Car il y avait bien pire que de le croire, il y avait cette idée si bête et prégnante que peut être l'amour. Combien de fois s'était-il retourné sur elle ? Combien de fois avait-il un peu détesté Maël pour être celui qu'elle dévorait des yeux ? Elle n'avait jamais été faite pour la guerre. Un peu comme lui. Ils avaient été jetés dans un champ de mine, se demandant combien de temps ils devraient marcher ici, malgré leurs coutures lâches du fil de la volonté. Il aurait voulu tellement qu'ici, elle lui donne cette chance qu'il n'avait pas eue.

De ce monde, combien de nuits avait-il attendu seul sur ce banc près de la ville ? Chaque nuit, espérant la voir un peu plus longtemps. Retenant chacun de ses gestes. Il ne voulait pas lui faire peur. Il n'avait pas voulu lui montrer combien il avait désespérément besoin d'elle. Parfois il espérait un peu qu'elle était revenue près du banc lorsqu'il était parti vers Perth, puis il trouvait son espoir égoïste.

Il la serra doucement contre lui. Aquila murmura quelque chose à Léo au milieu de ce brouhaha de combat et de blessés. Il l'entendit de loin, sans vouloir le comprendre. Pourtant, il leva les yeux au ciel. Il les voyait comme au plus profond de la nuit. Elles veillaient sur lui comme des mères sur un enfant trop turbulent. Ce qu'il ne savait pas, c'est que ses propres pupilles se couvraient doucement du noir opaque d'un plafond céleste. C'est lentement que vinrent à lui les étoiles. Les yeux grands ouverts, la galaxie dans le regard, Léo fit un souhait. Le premier vraiment consciemment voulu. Le premier comme détenteur de ce pouvoir.

"Soignez-la. Soignez-les."

Ses joues creuses couvertes de sel redevenaient humides. Cela brûlait horriblement. Il tenait Anja contre lui, sa main se perdant dans ses cheveux tandis qu'il la soutenait contre son torse. Il se sentait si vulnérable et si puissant en même temps. La présence d'Aquila à ses côtés, comme une amie complice dans ce premier essai, le rassurait plus que jamais.

"Je sais que vous en êtes capables !"

Du côté des étoiles (d6 + sentiments) a écrit:

Dé : 5.
Sentiment : Amour +3

1-2 : "UMADBRO ?" L'état d'Anja devient encore plus critique.
3-4 : Rien ne se passe.
5-6 : "Aidons-le." L'état d'Anja passe au stable.
7-8 : "Ce combat ne se gagnera pas sans ça." L'état d'Anja passe stable, les alliés présents ressentent comme une accalmie dans leurs douleurs.
9-10 : "Nous irons plus loin que son simple désir." Tous les états passent stables, les blessures ouvertes cessent de saigner.
11-12 : "C'est une parcelle d'infini." Les inconscients peuvent se réveiller, les os se ressoudent et les blessures les plus graves passent sous le seuil critique.
[...]
30-32 : "Azy, BG." Wolfgang n'est plus alcoolique et Aaron peut danser la Carioca avec Milo.

Les étoiles avaient été aimables avec lui. Il le sentit, il sentit ses yeux le brûler comme jamais. Jusqu'à sa gorge, ce fut un flot de lumière iridescente aux reflets dorés qui s'échappa durant juste un instant. Ces mains se crispèrent tandis qu'il supportait les effets secondaires. Il perdit conscience juste pour quelques secondes ensuite, tombant sur Anja comme une poupée désarticulée avant de se réveiller et relever son torse. Il se sentait vide. Comme désincarné. Il prit le pouls d'Anja, il était redevenu stable. Il soupira. À présent, la suite du combat était pour les autres. Il avait fait son miracle. Sans doute le dernier avant un moment. Silencieusement, il fixait le dos d'Aaron.

À toi, mon vieux, pensait-il tout bas.
  
MessageVen 20 Nov - 10:24
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Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 246Nombre de RP : 63Âge réel : 25Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
D'ordinaire je ne suis pas quelqu'un de violent. Mais je suis jusqu'auboutiste. Quand j'ai décidé que je haïssais quelqu'un je ne change pas d'avis. Jamais. Presque. Pas à moins d'un miracle. Je crois que je n'ai jamais autant haï qu'en cet instant, trop faible pour frapper encore l'assassin. Je crois que je n'ai jamais prié si fort. N'est-ce pas triste quelque part de se prétendre croyante et de ne prier avec tant d'ardeur que pour la vengeance ? Peut-être devrais-je changer d'optique avant de décoller pour un monde meilleur, me dis-je quelque part entre deux sanglots qui me soulèvent sans doute à peine mais qui me donnent l'impression d'être les plus violents qui m'aient jamais parcourue. Je crois que je manque d'air. De force. De tout. De sang peut-être, je ne vois plus grand-chose mais le peu que je vois est rouge. Klodevig essaie de paniquer je crois, quelque part dans mon esprit, mais j'ai tout verrouillé. J'ai perdu la clé. Il m'a menti, mon moi m'a menti alors que tout le monde avait besoin d'aide, c'est comme si je m'étais menti, comme si cette part de moi qui s'est incarnée sous la forme d'un pigeon guindé mangeur de kebab avait soudain fait sécession, comme si la seule chose que je contrôlais un peu en ce monde avait soudain décidé de me trahir au pire moment possible. Je regarde distraitement la tache rouge s'élargir peu à peu, comme si ce n'était pas ma vie qui s'enfuyait, et je me dis que je suis vraiment quelqu'un d'horrible. Je me coupe de mon âme, je veux tuer Cillian, je prie pour sa mort. N'est-ce pas en temps de crise que les gens se révèlent ? Je ferais mieux de voir ma vie défiler devant mes yeux, comme dans les livres. Je pourrais en profiter pour demander pardon pour toutes mes erreurs. Mais rien ne défile. Je n'ai plus de force pour tout faire défiler. Le monde est une scène, pas un livre. Je pense à peine à ma famille survivante, un peu. Le Danemark est si loin, ils sont si humains. Ca ira. 'tit frère est toujours à Merkeley par contre. En classe sûrement. J'espère que ça ira. Je peux rien y faire. Au moins je n'aurai pas à lui annoncer la nouvelle. Il y aura bien un voisin pour s'occuper de lui... je suis tellement lâche. Une vraie horreur. C'est peut-être aussi bien que ça se passe comme ça. On n'a pas besoin de gens comme moi ici.

Je crie quand on me soulève. J'essaie. Je renonce. Je n'ai pas mal, je me demande pourquoi. Peut-être que je suis déjà à moitié partie. Je devrais paniquer, mais au fond à quoi bon. De toute façon dans mon état ma main a dû être la seule à broncher. Nerveusement, comme un tic, une perte de contrôle. J'ai peut-être gémi, je crois que c'était ma voix oui. Quelle fin pitoyable. Même ma main je la contrôle plus, elle fait sa vie avant la mort. Puis j'entends que ça parle. Ca résonne quelque part contre mon oreille, je réalise que quelqu'un m'a prise dans ses bras. C'est chaud, une seconde. Comme un cocon. Ca me fait comprendre que j'ai froid. Ca pue aussi, la sueur et la trouille. Ca murmure toujours, ça me touche le cou. On dirait presque une berceuse, c'est répétitif, c'est doux. J'écoute un peu en attendant de partir. C'est joli. Puis j'ai l'impression que c'est complètement paniqué en fait. Pourquoi ? Je sens vaguement qu'on me touche le bras à répétition, mais toute cette partie de mon corps est engourdie, je rêve peut-être. J'ai les yeux ouverts mais j'y vois à peine, je cligne un peu. Je crois que c'est Léo. Je crois qu'il est encore assez vivant pour pleurer. Pour moi ? Faut pas mon Léo, faut pas. J'ai pas mal. J'en mérite pas tant. Je veux tuer Cillian qui a voulu me défendre et qui a tué mon père. Je crois que je suis pas quelqu'un de bien. Pleure pour papa plutôt... lui il voulait juste que des gamins soient à l'abri. Et ils l'ont tué ici. Papa. J'y vois encore moins, je pleure encore. Rien de mieux à faire de mes dernières forces sûrement.

« Pleure pas. » Je sais pas trop à qui je parle, à lui sûrement. Moi je pleure toujours. Pour papa, pour moi, pour mon frère, pour les autres autour. J'ai peur, je réalise. Pas la force d'être terrifiée, mais j'ai peur. Je n'ai jamais vraiment, sérieusement, envisagé de partir à vingt ans. J'attrape un bout de tissu, j'essaie de serrer. « Tu restes ? »

Tu restes avec moi Léo ? C'est un peu comme un de ces soirs à Perth, sur le banc, où tu me parlais de ton Ailleurs, de tes guerres, de Shakespeare. Je répondais César, Euripide et banalités. Trop méfiante pour parler de ma guerre à moi, puis y avait pas de sang, pas vraiment. Pas trop. Je sais toujours pas pourquoi je t'ai écouté, encore moins pourquoi je suis revenue. Il y avait ce quelque chose dans tes yeux, on aurait dit que tu avais vu le monde tomber. Tu y croyais à tes histoires, dur comme fer. Moi j'ai fait semblant. Je ne voulais pas y croire. Qui aurait voulu ? Tu as toujours été une sorte de doux dingue, très doux même, très gentil, mais dans son monde. Avec des étoiles dans les yeux. Des fois. Souvent du noir. Je devrais te le dire je crois. Que je t'ai pas cru, pas vraiment. Que je l'ai pris comme un possible, lointain, mais pas comme un fait. Que je suis vraiment ignoble. Mais tu pleures déjà. Je veux juste voir les étoiles dans tes yeux, celles qui te font ressembler à mon frère à Disneyland. Elles sont jolies. Comme là. Mais lève pas la tête... regarde-moi... me laisse pas Léo. Me laisse pas ! Puis tu commences à briller et à faire de la lumière. Ca y est, je pars. Le délire et la fameuse lumière blanche. J'crois qu'elle est un peu dorée, c'est joli. Ca brûle, mais c'est joli. Je ferme les yeux. J'crois que j'ai pas eu le tunnel avant. Pas grave. On va pas faire un procès pour vice de forme.

C'que tu brilles quand même. T'es un ange Léo ? Un de ceux qu'on voit pleurant sur les tombes, sur les monuments aux morts portant le soldat expirant ? Où tu m'emmènes ?

Tu vois Léo. Si on se revoit. Si le Seigneur est assez grand pour me pardonner et qu'on se retrouve après.

Je t'écouterai. Pour de vrai.

Promis.

...

...

...tiens. Ca ressemble drôlement à ce terrain vague, l'antichambre du Paradis. Le ciel est de la même couleur, ça sent toujours la terre, la sueur et les larmes. J'ai un peu moins froid.

« ...Léo. Tu m'étouffes. »
  
MessageLun 23 Nov - 23:31
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Date d'inscription : 10/04/2015Nombre de messages : 472Nombre de RP : 127Âge réel : 22Copyright : © Arya ✗ Tim MyersAvatar daëmon : Sin
Cillian O'SheaA warning to the people
the good and the evil
This is war
I put a spell on you


Perth Amboy ~ début juin 2015

Le monde tangue autour de moi alors que le poison qui brûle dans mes veines absorbe lentement toute mon énergie. Je déglutis, respire par la bouche, tente de trouver un point d'équilibre sur cette surface instable que je sens sous mes pieds. Mais mon esprit ne s'accroche à rien et je pose bien vite un genou à terre. Tous mes repères sont brouillés, et je vois plus au loin que la chevelure blonde de Bridget qui me fait comprendre ce qui m'arrive à moi et à tous les autres. Les deux mains posées à plat sur l'asphalte, écarquillant les yeux comme si cela pouvait leur rendre toutes leurs facultés, je lutte pour ne pas sombrer dans l'engourdissement qui emprisonne progressivement tous mes membres. La sensation n'est pas si désagréable, tentante par certains aspects, alors que tout autour de moi n'est que violence et chaos. Mais je ne peux pas flancher maintenant, pas alors que nous avons l'air de toucher au but. Cette voix de femme que j'entends au loin, ces ordres glacials et méticuleux qu'elle formule sans soulever la moindre objection... Ce ne peut pas être une soldate ordinaire, un simple pion sur l'échiquier du Conseil. Ce pourrait-il que nous faisions face à l'une des plus hautes têtes pensantes de l'organisation ? Est-elle...

J'ai à peine le temps de tourner la tête sur ma droite lorsque l'on hurle mon prénom que le choc me percute de plein fouet, me faisant immédiatement basculer sur le côté. Mon flanc s'écrase sur le sol, me brûlant la peau, alors que le corps frêle d'Anja me surplombe, poings levés, prêt à continuer ce que Wyatt a commencé. Avant que je n'aie eu le temps de réagir, un premier coup m'atteint en plein visage. La force de la colère d'Anja me surprend tellement que je ne pare pas non plus le deuxième, et ce n'est qu'au troisième coup que mon avant-bras s'interpose.

- ANJA !

Mon cri se perd sans lui tirer la moindre réaction. Sa rage lui donne tellement de puissance que je peine à être assez rapide pour éviter ses attaques. Je ne parviens pas non plus à riposter : ce n'est qu'une gamine de vingt ans, bordel ! Peinant à atteindre mon visage, la Danoise se met à frapper mes épaules, mes côtes, mes bras, chaque parcelle de peau qui semble à sa portée. Les coups atteignent toutes mes blessures déjà existantes : ma bosse au-dessus de l'arcade, ma pommette fracassée par Wyatt, les nombreuses ecchymoses qui me parcourent le corps, là où l'Irlandais a déjà frappé. Dans un éclair de lucidité, je parviens à attraper ses poignets. Je sers si fort pour lutter contre sa résistance que j'ai peur de lui faire mal et je l'appelle de toutes mes forces pour la faire revenir à la raison. Mais rien ne semble pouvoir atténuer sa rage hormis toute cette colère qu'elle déverse sur moi. Jusqu'à ce que ses gestes se fassent plus faibles, moins précis, la fatigue prenant le pas sur tout le reste. Et Anja perd pied au-dessus de moi, se laissant lentement tomber sur le côté, ne marmonnant plus des fragments de phrases. « I'll kill you... You killed him... Cillian... You killed him... »

A moitié assommé, tant par les coups que par les restes de poison qui continuent de circuler dans mes veines, je force mon corps endoloris à se soulever, tout en essayant de bouger Anja le moins possible. Mais chacun de mes mouvements semble la faire souffrir tellement qu'un cri terrible s'échappe de ses lèvres et me déchire le cœur. Un gémissement vient du fond de ma gorge alors que je mène ma main sur mon flanc gauche pris d'une douleur atroce. Elle a dû m'achever une côté déjà abîmée par l'accident de voiture lorsque nous tentions de faire s'échapper Milo. Ce n'est qu'à ce moment-là que je remarque mes paumes rougies de sang, mais pas du mien. Immédiatement, mes yeux s'écarquillent alors que je me redresse péniblement pour examiner Anja. Ses vêtements sont déjà imbibés d'un rouge sombre et son dos entaillé par les serres du pygargue a recommencé à saigner de plus belle. Je la regarde impuissant, tétanisé par la peur. Je ne peux rien faire. Je ne peux que la regarder sombrer lentement devant moi.

- Anja ! Anja, reviens, je t'en prie !

J'attrape son poignet, me rapproche, secoue faiblement son épaule, comme pour réveiller un enfant. Mais c'est dans un sommeil bien plus noir qu'elle s'enfonce, et je ne suis que le spectateur de l'horreur.

- Anja !
- Cillian ! Ecarte-toi !

Je lève les yeux pour enfin retrouver l'image de Sin qui s'avance difficilement vers moi : elle aussi a subi les assauts des deux rebelles, et cette côte cassée qui irradie mon corps de douleur l'affecte tout autant que moi. Mais une autre silhouette se dégage, que je peine à reconnaître d'abord, jusqu'à ce que je distingue le toubib qui explique notre venue à tous ici. Une fois mes idées remises en place, je recule docilement, grimaçant de douleur, et le laisse s'occuper d'Anja que je continue de couver du regard, le cœur battant. Lentement, ma daemonne me rejoint, et je ne lui tend qu'une main faible pour renouer enfin le contact avec elle. Immédiatement, sa présence m'apaise, mais mon esprit demeure fixé sur la Danoise que le médecin tient désormais dans ses bras. Sauve-la, vieux. Je t'en prie...

Je le regarde alors qu'il la berce lentement contre lui. Mon cœur se serre tant cette image ressemble à un adieu plus qu'à une tentative de la sauver. Je remarque ses larmes et ai peur de ce qu'elles signifient. Non... ça ne peut pas être cela. Elle ne peut pas mourir. Pas si vite. Pas avec la haine comme dernier sentiment. Je reste pourtant pétrifié, incapable du moindre mouvement, de la moindre parole, obnubilé comme si cette scène était la seule qu'il m'était donné de voir malgré la guerre qui fait rage tout autour de nous. En cet instant je ne pense plus qu'à une seule chose : à cette jeune rebelle de vingt ans qui dépérit devant moi.

Alors, j'entends les mots qu'il formule, et mes yeux dévisagent le médecin qui lève la tête vers le ciel. Mes sourcils se froncent imperceptiblement lorsqu'il murmure ce qui ressemble à... une prière ? Je clique des yeux, complètement désarçonné face à cet homme assez désespéré pour s'en remettre au bon vouloir d'une entité supérieure. Tout est donc fini ?

Soudain, je vois l'impensable se produire juste sous mes yeux : comme habité par une lumière divine, le toubib se met à briller, tenant toujours Anja contre lui. Je le regarde, les yeux écarquillés, comme si j'assistais à un miracle. Mais alors que les rayons lumineux disparaissent aussi vite qu'ils sont venus, une impression de chaleur se diffuse dans tout mon corps, m'effrayant d'abord, puis calmant mes douleurs, soulageant mes muscles. Je ferme les yeux devant cette sensation, profitant de cette paix éphémère qui détend mon corps entier. Lorsque je les rouvre enfin, ma main droite vient immédiatement contre mon flanc et malgré une douleur qui persiste, je sens comme elle s'est adoucie et je sais déjà que quelque chose a arrangé mon état. Une fois mon regard posé sur le médecin que je fois s'effondrer sur Anja, je comprends que tout vient de lui.

Instinctivement, je me rapproche d'eux, le regard fixé sur la Danoise. Et soudain, tous mes espoirs se réalisent lorsque je la vois rouvrir les yeux. Mon soulagement est tel que je soupire sans la moindre retenue alors qu'un franc sourire écarte les coins de mes lèvres. Je réalise que malgré le peu d'affection que m'inspire Anja, je suis sincèrement heureux qu'elle aille bien : elle demeure une de mes alliées – même si mes bleus auraient tendance à crier le contraire – et c'est une femme trop jeune pour mourir dans cette guerre.

Une fois mon inquiétude pour elle passée, je sais que je peux la laisser aux bons soins de notre médecin qui semble prêt à tout pour la protéger. Parfait. Je peux voir la fatigue dans ses yeux, mais les impératifs de notre situation me reviennent maintenant que la mort d'Anja n'est plus imminente. Il faut que je bouge, même si eux deux restent en arrière. Avec le petit miracle du toubib, je suis encore en état de faire quelque chose.

Je m'octroie une dernière seconde de répit pour prendre le temps de regarder par-dessus l'épaule de ce « Léo », d'après les derniers murmures d'Anja, afin de chercher la silhouette de Wyatt que j'ai entendu tomber tout à l'heure. Je ne mets qu'une seconde à le trouver, face contre terre. Je cherche à entendre sa respiration, mais bien vite, je remarque la poussière lumineuse qui s'élève dans son dos, faisant progressivement disparaître le corps d'Âdhya. Je ferme les yeux, serrant les dents, luttant contre les larmes que je sens naître dans les coins de mes yeux. Tant de colère. Tant d'incompréhension. Je ne voudrais qu'un moment, qu'une seconde pour pleurer la perte de mon frère. Mais la détonation qui me déchire les tympans vient bien vite me ramener à la réalité.

Je tourne vivement la tête vers le reste du groupe un peu plus loin alors que mon cœur s'emballe. Grâce au pouvoir du doc', j'ai quasiment retrouvé entièrement la vue et je bouge enfin normalement. Mais surtout, je distingue au loin la pire vision qu'il m'ait été donné de voir : au loin, un agent du Conseil tient une arme au canon fumant, et celui-ci est pointé sur une toute jeune femme dont l'enfant arrondit déjà son ventre. Et tout s'écroule autour de moi...

- BRIDGET !

Immédiatement, de nouveaux coups de feu fusent à travers le terrain vague, mais mon regard reste vissé sur elle. Mon cœur bat tellement fort que j'ai l'impression de le sentir frapper contre mes côtes. Il faut qu'elle recule, qu'elle se cache, et que je la mette à l'abri jusqu'à ce que tout cela soit terminé. Sur mon épaule, Sin manque de tomber plusieurs fois, trop faible pour s'accrocher comme elle le fait d'habitude. D'un geste, je l'attrape et la garde à l'intérieur de ma main, n'ayant plus de veste où la protéger.

- Bridget ! Sauve-toi !

Je hurle à m'en déchirer la gorge alors que mes pas me rapprochent d'elle. Mais soudain, je la vois faire volte face et se dresser contre ses agresseurs. Cette fois, mon cœur fait un rebond si fort qu'il me force à stopper ma course, et je la regarde avec toute l'impuissance du monde se jeter contre les forces armées du Conseil. Le temps s'arrête. Tout s'arrête.

- NON !

Quelle que soit la portée de son poison, il ne la protégera pas des balles ! Je reprends ma course comme un fou, comme si je pouvais la rattraper alors qu'elle n'est qu'à quelques mètres d'eux, sa toxine certainement libérée, prête à se défendre.

- Cillian, arrête !

Je ne ralentis pas. Plutôt mourir.

- Tu vas nous faire tuer !

Mais je n'entends rien, plus rien que les balles qui fusent autour de moi sans que je ne dévie de ma trajectoire. J'entends un gémissement de femme après une nouvelle détonation, et un désir sombre me fait espérer qu'il s'agisse de la femme du Conseil, car ce n'est pas la voix de Bridget. Il faut que je la rejoigne. Il faut que je sois là !

Soudain, alors que je ne suis plus qu'à une dizaine de mètres, je sens le sol se mettre à trembler sous mes pieds. La rapidité de ma course est telle que ce simple déséquilibre suffit à me faire tomber au sol et j'atterris sur mon avant-bras qui s'écorche sur le gravier. Un grognement s'échappe de ma gorge alors que je relève les yeux, et je découvre l'origine de tout ceci : Dwayne. Je réalise alors que c'est la première fois que je le vois utiliser ainsi toute la capacité de son pouvoir. Je peine à distinguer ce qu'il se passe exactement, mais les deux pro-conseils sont désormais à moitié sous terre, seul leur buste dépassant du sol, et une étrange masse rocailleuse et affûtée tourne sur elle-même tout près de leurs crânes, menaçante. Je reste quelques secondes abasourdi par la puissance du pouvoir d'Aaron que je découvre pour la première fois, jusqu'à ce que mon attention revienne toute entière à Bridget. Je retrouve la sensation du poison qui s'insuffle en moi : mes muscles s'affaiblissent et mon regard se brouille. Je me redresse difficilement et me rapproche d'elle encore de quelques pas. Puis je l'appelle en me forçant à garder la voix la plus calme possible.

- Bridget...

Elle se retourne et je tend doucement ma main vers elle, l'incitant à revenir à moi alors que je lutte toujours contre la toxine qui imprègne l'air.

- Arrête la toxine, Bridget. C'est terminé.

Il est clair qu'avec les deux soldats sur le point de se faire perforer le crâne, nous allons tous avoir le droit à un peu de répit, assez pour qu'elle stoppe son pouvoir et libère tout le monde de l'emprise de son poison. Et plus que tout au monde, je ne veux pas qu'elle ait d'autres morts sur la conscience. Elle a déjà bien assez souffert.

- Ils ne peuvent plus rien faire.

Je cligne des yeux, luttant contre le brouillard qui trouble ma vue. Dans ma main gauche que j'ai relâchée, Sin grimpe sur mes phalanges pour arriver en haut de mon poignet, épuisée. Et mon regard plonge dans celui de Bridget, plus intense que jamais.

- Me force pas à ajouter deux tatouages pour eux, Brioche.



VOILA !:
 
lumosmaxima
  
MessageMer 30 Déc - 18:18
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Date d'inscription : 22/06/2010Nombre de messages : 599Nombre de RP : 166Âge réel : 98Avatar daëmon :
The eyeL'OEIL QUI VOIT TOUT †||
Chacun de vos gestes sont... : maîtrisés !
I PUT A SPELL ON YOU

Aaron, Léo, Milo, Anja, Cillian, Bridget, Sebastian, Liberty & Noah


Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard monstre. Je n'ai pas d'excuse si ce n'est une vie IRL plutôt bien rempli et un gros gros manque de motivation couplé au syndrome de la page blanche. J'vous remercie pour votre patience, j'vous fais des gros bisous et vous avez le droit de faire sonner la cloche de la honte sur mon passage pour les 15 prochains jours. * SHAME *

Bien sûr, elle s’attendait à ce que vous réagissiez, mais de là à ce que vous lui tiriez dessus à l’aveugle … non ça on peut dire qu’elle ne s’y attendait.
Après tout malgré son air un peu fou, ça ne se lit pas forcement sur son visage qu’elle contrôlait tout ce bazar – bon ok un peu quand même, mais regardez Noah ! Il fait tellement plus vilain qu’elle ! –
Alors quand une balle l’atteint à l’avant-bras, elle hurle à la mort. Parce qu’elle n’a pas l’habitude d’avoir mal, elle n’a pas l’habitude qu’on la contredise, et elle a bien du mal à supporter cette douleur nouvelle. « TUE LES NOAH. » Sont les mots qui sortent de sa bouche alors qu’elle tient son bras meurtri et commence à pleurer à chaude larme. Faut dire que ça pique, ça lance, et derrière, comment ça re-pique trop !
Sauf que Noah n’a le temps de rien faire vu que le sol se retrouve labouré – sympa, t’as pensé à te lancer dans l’agriculture qu’est-ce qui se passe ? - et elle se retrouve enfoncé jusqu’à la taille dans le sol. Et alors là s’en ai trop … elle pleure, hurle et appelle son père. Père qui est bien trop loin pour entendre les cris désespérés de sa fille à son plus grand dam.
Quand tu t’approches Aaron, elle se reprend, ou du moins elle essait.
Elle te fixe Aaron. A-t-elle peur de toi ? Oui. Tu peux lire la terreur dans ses yeux ambrés, comment peux-tu oser lui faire du mal ? Après tout ce n’est qu’une gamine ! Une gamine qui n’a rien demandé et qui a l’air aussi perdu que le reste du monde. Alors oui, elle vous a regardé mais tu attendais quoi d’elle Aaron ? Qu’elle vous aide à vous battre ? Comment tu peux être certain qu’elle est à l’origine de tout cela ?
Le problème ne viendrait-il pas de l’homme à ces côtés ? C’est lui qui porte l’arme, c’est lui qui a cherché à la tuer. Elle.
Alors comme tu lui as demandé .. Elle ne bouge pas.
Tu connais son daemon Aaron ? Non ?
J’te le présente. Elios. Elios est une puce.
Tu ne l’as probablement pas senti, Gaïa non plus mais il vient de sauter dans son cou, elle, elle garde un visage de marbre mais elle est paniqué. Elios doit agir et vite. S’il peut distraire Gaïa, elle pourra tenter d’entrer dans ton esprit. Quand la puce s’installe dans le cou du chardonneret, les yeux de la gamine qui jusqu’alors semblait perdu passe à noir et dans la seconde qui suit son attaque sur ton cerveau te frappe à la puissance maximum.
Elle veut te contrôler, toi et ton pouvoir si puissant.
Aurait-elle eu le temps de faire de toi un esclave avant que tu répliques Aaron ?

Pour la suite, vous avez le temps pour répondre au moins 5 jours chacun. Concernant l’ordre, je vous laisse décider entre vous, n’hésitez pas à me le donner une fois que vous l’avez établie que je puisse l’afficher ici.
Et encore une fois, je m’excuse pour ce retard monstrueux, vous êtes des anges <3 .



  
MessageMer 6 Jan - 22:20
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6380Nombre de RP : 341Âge réel : 23Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
Aaron Dwayne☷ ADMIN-BREIZH ☷
←☸ →
Tempest in a Bottle



Basically, run.

Tu bouges, t'es mort.
Tu bouges, t'es morte.

....

La ptite, elle pleure. Non en fait elle pleure pas, c'est trop simple, elle fait son show. Elle crie, elle hurle des insultes, elle observe son bras, yeux grands ouverts et remplis de larmes de crocodile, elle crie encore. Quoi, t'as une égratignure et c'est la fin du monde ? Pauvre meuf. Père, père. Mais il est pas là papa, il va pas te sauver la mise. Arrête de chialer, t'es ridicule. Tu vas mourir, et puis c'est tout. Ça c'est simple, la mort. C'est simple parce que tout s'arrête d'un coup, ce qui est avant ne compte pas, et ce qui est après... Qu'est ce qu'on en sait. Et si on allait voir ? Sauter de l'autre côté de la barrière, ça peut être sympa comme expérience, non ? Allez, pour me faire plaisir. Non ?

Quand Aaron s'approche elle tente de reprendre contenance, mais elle tremble de tout son être et un peu de morve coule de son nez de gamine poudrée. Enfin, elle se stabilise, préfère l'immobilité à l’apitoiement. Dans les yeux complètement noirs d'Aaron elle n'est qu'une cible, qu'une chose à surveiller et qui, au moindre mouvement suspect, sera touchée. Ou plutôt frappée de plein fouet. Gaïa quant à elle tentait de mesurer l'importance de cette fille. Elle avait quoi, la vingtaine, était au mauvais endroit au moment moment... avait donné des ordres au soldat à côté d'elle quelques minutes plus tôt. Donc pas la gamine ordinaire. Elle n'avait pas un physique particulier, aurait même pu être plutôt mignonne si ce n'était qu'elle suintait la cruauté. Elle lui faisait penser à l'un de ces gamins des rues. Au premier regard elle avait un visage normal, elle ne donnait pas de signes directs d'agressivité, mais Gaïa sentait qu'elle dégageait une chose malsaine. A l'école elle avait du être une brute. A l'échelle d'une enfant, mais une brute. Quelque chose lui disait qu'elle appréciait voir les autres souffrir dans une certaine mesure. Mais elle ne bougeait pas. Donc pas besoin de mettre la menace à exécution.

Gaïa détourna une seconde son regard d'elle et fixa de ses petits yeux noirs son humain. Aucune expression n'émanait de lui, il était comme vide, ou presque. A cet instant Aaron était réduit au rang d'enveloppe qui maintenait tant bien que mal la tempête qui faisait rage en lui. Les petits projectiles tournaient toujours sur eux mêmes, mais ça n'était pas assez, trop d'énergie coulait dans ses veines électrifiées par le pouvoir qui s'était réveillé en lui. Doucement, Gaïa poussa sa moitié à utiliser cette surcharge, et son don s'étendit dans le sol autour d'eux. Contrôler plus pour ne pas laisser de marge à une catastrophe. Ils étaient en périphérie de la ville mais Gaïa n'était pas certaine que les banlieues avenantes survivraient à un tremblement de terre de niveau... Oh bordel, 5. Doucement encore, elle lui suggéra par images de se focaliser sur d'autres petites choses et son pouvoir opéra tel un radar autour de lui. Cillian s'était rapproché d'eux, avait arrêté sa course au niveau de Bridget. Léo et Anja bougeaient toujours, Liberty et l'autre mec aussi, là bas, plusieurs masses immobiles pesaient sur le bitume zébré de craquelures. Wolf. Kalhan. Aaron resserra doucement son poing, le sol gronda et l'oiseau entendit la blonde qu'il avait à moitié enseveli plus tôt gémir un peu. Elle laissa courir gentiment ses griffes sur la peau de l'épaule d'Aaron, traversant le tissu de ses petites serres. Je suis là. Il se détendit. Un peu.

Pas de conneries ou vous y passez, préféra-t-elle préciser aux deux enterrés. Qu'est ce qui se passe ici ? Pourquoi on nous a pourchassé dans Perth, c'est une ville en dehors de l'emprise du Conseil, on a le droit d'être ici. Noire comme la nuit, elle gonfla légèrement ses plumes, tentative ridicule de se faire paraître plus imposante. Qui est responsable de tout ce merdier.

Elle n'eut jamais sa réponse. Une minuscule tâche noire - qu'elle ignora complètement sur le moment - sauta jusqu'à elle et se fourra dans son cou. Une seconde passa, et la tâche mordit dans la chair. L'oiseau lâcha un cri surpris, sauta sur elle même, et le visage de la gamine changea du tout au tout. En un instant elle passa de banale à monstrueuse, les traits déformés par la rage et la concentration, fixant Aaron de ses yeux fous. Au millième de seconde où elle frôla sa conscience, Aaron desserra violemment son poing et la pierre qui voletait encore vint se ficher dans son crâne, le traversant de part en part. Ça fit un petit bruit d'air qui s'échappe d'une bouteille, et puis plus rien. Elle s'écroula au sol, sans vie. Not quick enough.

Oh putain, merde... murmura Gaïa tout en grattant son cou, mais la puce avait disparu. Aaron se mit à respirer difficilement. Okay, okay calme toi, c'est rien, c'est pas... Grave ?

Il venait de tuer la gamine comme il avait tué Ashkane, mais tout allait bien. Aaron recula d'un pas chancelant, le caillou qui virevoltait toujours en face du soldat tomba à terre. Haletant, l'écossais serrait la mâchoire à s'en péter les zygomatiques, l'air passait dans son nez, allait, venait, de plus en plus vite, et la trop grande quantité d'oxygène commença à lui faire tourner la tête. Inquiète, Gaïa décolla et tournoya autour de lui, tentant de le rassurer comme elle pouvait. Ses yeux restaient résolument noirs mais sa conscience commençait à revenir, et rien de ce qu'il voyait ne l'aidait à se calmer. Il venait de faire quoi ?

Oh fuck no.. no, no, no..fuck.. no... Ses yeux hagards tombèrent sur le corps étalé de Milo, une petite mare de sang auréolait son genou et le Croate ne bougeait plus. Aaron gémit, saisissant enfin l'ampleur de ce que venait de se passer. Oh fuck, no... FUCK !!!

Son hurlement déchiré acheva de résorber sa colère et son don cessa de le harceler. Sa vue vrilla une seconde et ses yeux reprirent leur couleur naturelle, prunelle noire, iris gris cendré, liseré noir, blanc, et un peu de rouge puisque plusieurs vaisseaux sanguins avaient claqué à cause des multiples chocs qu'il venait de vivre. C'était pas tant la mort de cette fille, elle suintait de cruauté et elle l'avait attaqué, mais plus le carnage qu'il savait se trouver toujours dans son dos. Il osait à peine se retourner pour confirmer ses craintes. Aaron ouvrit lentement la bouche, regarda autour de lui, paumes ouvertes, comme s'il essayait encore de comprendre. Mais rien de tout ça ne faisait sens. Gaïa se secoua et une poudre noircie tomba de sa queue, lui rendant ses couleurs qui semblaient pourtant moins chatoyantes que d'habitude. Elle tenta de s'approcher de lui, voltigeant devant son nez.

It'll be okay... lâcha-t-elle tout en sachant que sa propre verve commençait à retomber. Elle était fatiguée de lutter et Aaron avait repris le contrôle.
How the fuck would you know, oh fuck...

Il ne s'était même pas rendu compte que plusieurs regards étaient à présent braqués sur lui. Il se mordit la lèvre inférieure, secoua la tête de droite à gauche et se laissa descendre au sol et s'assied, cherchant à tâtons un endroit moins tanguant que l'équilibre de ses deux jambes. Gaïa fondit sur lui et se blottit dans son cou, fébrile. Aaron resta quelques secondes comme ça, regard fixé sur le bitume, et puis sa blessure à l'épaule se rappela à lui, foudroyante. L'auréole de sang sur son épaule allait grandissante et imbibait silencieusement le tissu de son pull. Grognant, il s'allongea, ferma les yeux, souffla longuement et ne réalisa même pas qu'il se laissait sombrer dans un état si léthargique qu'il en perdit connaissance.

Ça allait être sympa le réveil.


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MessageJeu 14 Jan - 16:22
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
Bridget JohnsonLet's be alone together

I put a spell on you

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C’est tuer pour rien, parfois que de ne pas tuer assezAlbert Camus


Je sens toujours cette brûlure sur mon bras mais plus j’y pense et plus je pense à ce type qui est toujours là debout à nous observer. Si j’avais eu tout mes esprits à cet instant j’aurais peut-être compris que quelque chose clochait, il semblait lutter contre quelque chose mais pour dire la vérité elle s’en fichait pas mal. Contre sa volonté ou non il aurait pu la tuer s’il avait visé au bon endroit.

J’entends Cillian m’appeler au loin mais je prends le parti de l’ignorer tout comme j’ignore Dylan qui tente de faire machine arrière comme un trouillard. Mais alors que je continue d’avancer en ignorant tout le monde je sens le sol trembler. Plantée sur mes deux pieds je garde mon équilibre tant bien que mal, le poison doit perdre de son intensité car je perds légèrement le contrôle sur lui mais il est toujours présent et surtout mes deux cibles sont immobilisées, ensevelies de sorte à ce que seules leurs têtes dépassent du sol. J’aurais pu saisir cette opportunité pour finir le travail déjà entamé par un autre mais je ne peux pas ignorer plus longtemps Cillian qui m’appelle et Dylan qui m’incite à arrêter.

Je soupire en me retournant vers celui qui m’héberge, que je considère comme un frère et qui me demande d’arrêter. C’est terminé. Si ces deux-là disparaissent combien viendront prendre leur place ? Soyons honnêtes c’était comme de couper les différentes têtes d’une hydre.

Alors quoi ? Tu vas te pointer à Merkeley et tenter de tuer le cœur du problème ?

Je soupire alors que Cillian en rajoute une couche, je le vois qui lutte contre le mal que je répands dans l’air. Ils ont raison, je ne ferais rien de plus. Je ferais mieux de me concentrer sur lui, sur Milo que je cherche du regard lorsque Cillian avance son dernier argument : ne pas rajouter des tatouages pour ces deux imbéciles. Il va déjà avoir du travail à cause de ce que j’ai fait. Tim… Cette femme qui s’en prenait à Milo… Les autres…

Doucement je reviens vers l’Irlandais en prenant soin d’effacer autant que possible les traces de poison qui émanaient de ma petite personne. Je me glissais alors dans ses bras, les larmes venant noyer mes yeux alors que je voyais le désastre auquel j’avais momentanément tourné le dos pour continuer à l’agrandir.

« Tim… Pas d’autres choix… Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Les sanglots me secouaient, rendant mes phrases tellement peu compréhensibles mais je me contentais de m’accrocher à Cillian dans l’espoir futile d’entendre que tout ceci n’était qu’un cauchemar, que j’allais me réveiller, que c’était pour de faux. Mais Dylan était amer, il ne voulait pas percer cette bulle d’espoir vain et me ramener à une réalité beaucoup trop dure.

Je renifle bruyamment en essayant de me reprendre. Dylan me parle de Zora qu’il ne voit pas et je m’écarte légèrement du tatoueur pour chercher Milo du regard. Il est là-bas, allongé, il ne bouge plus et c’est la douche froide : tout est bien réel et tout le monde s’écroule. Je n’ai pas le moindre regard pour Aaron et les deux malades mentaux qui s’en sont pris à nous. Tout ce qui importe c’est de s’assurer que Milo va bien, parce que Cillian a pas l’air trop amoché même s’il a une sale tête qui ferait probablement pâlir sa mère. Je l’attrape par la main pour l’entraîner dans mon sillage alors que je rejoins Milo. Dylan lui saute – véridique, je l’avais jamais vu faire une chose pareille – de mon sac pour fouiller les environs à la recherche de Zora.

« Faites qu’il ne soit pas mort, s’il vous plait. »
J’ai trouvé Zora sous la voiture. J’aurais besoin de ton aide.

J’en pleurerais presque de soulagement mais ce n’est pas le moment. Il est peut-être encore en vie mais sa situation n’est pas brillante du tout. Alors je rejoins Dylan qui a réussi à traîner Zora de sorte à ce qu’on puisse la saisir sans avoir à ramper sous le véhicule. Je retire ma veste de survêtement et avec une douceur extrême je saisi cette petite âme comme si elle était faite de cristal. Je la dépose sur le torse de Milo une fois qu’il a été transporté dans la camionnette, car il est évident que la prochaine étape est de se rendre à l’hôpital quoi qu’il en coûte au niveau des problèmes avec les autorités.

« Promis ça va aller. »

Elle s’était glissée à côté de lui et de Zora, toujours dans son nid improvisé, Dylan nous avait rejoints aussi et j’essayais vraiment de me convaincre que tout irait mieux. En attendant je passais un bras autour des épaules de Milo en attendant que tout le monde qui devait venir se pointe et que l’on puisse s’assurer auprès de professionnels que toute l’équipe va bien. Pour ma part les deux personnes les plus importantes étaient à peu près saufs, le reste je m’en fichais.

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