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I put a spell on you

 
  
MessageDim 13 Mar - 21:17
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1419Nombre de RP : 143Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Ils pouvaient entendre Helena vociférer sans pour autant voir qu'elle était prise par terre par le pouvoir d'Aaron, mais ils pouvaient deviner qu'elle n'était pas prête de recommencer à les menacer. D'où ils étaient, cachés derrière le véhicule, ils ne pouvaient rien voir, juste deviner ce qui se passait. Ils ne pouvaient donc pas voir qu'Helena était bloquée par terre. Ils avaient pu ressentir le tremblement de terre lorsque Gaïa avait pris la parole, ni voir que les deux instigateurs de leur situation actuelle étaient à présent eux aussi immobilisés après que la fille est ordonnée à l'homme à ses côtés de tous les tuer. Certes elle n'avait pas prononcé le mot « tous » mais il était clair dans sa phrase de « Tue les Noah » qu'elle voulait que tout le monde meure. C'était bien plus rassurant d'être caché derrière ce véhicule que de retourner de l'autre côté en plein sur le lieu de l'action où on pouvait se prendre des balles et où on voulait leur mort. Faites que ça se finisse et vite ! C'était une pensée commune qui leur traversait l'esprit. Oui, que ça se finisse pour qu'ils puissent rentrer à Merkeley. Parce que Merkeley rimait avec sécurité et au moins là-bas, ils n'auraient pas à risquer leur vie. Et si ça leur chantait, alors ils resteraient cloîtrés dans leur petit studio où ils cohabitaient avec deux autres daëmoniennes, ou peut-être dans leur chambre avec un paquet de marshmallow, une bouteille de coca et de jus de fruit devant un bon film – un Disney – et n'en ressortiraient pas avant que le choc de ce qu'ils étaient entrain de vivre actuellement soit passé. Pourtant, même s'ils étaient cachés et qu'ils ne pouvaient pas voir ce qui se passait de l'autre côté, ils purent tout de même observer cette étrange illumination qui ne dura que quelques instants avant de disparaître. Qu'est-ce qui s'était passé ? Liberty remarqua que les quelques douleurs qu'elle avait venaient de disparaître. Étais-ce lié ? Peut-être … sûrement … la belle à la chevelure colorée n'en savait rien et elle n'allait pas faire le tour pour demander « Eh ! Vous avez vu cette lumière ? Elle était bizarre … vous savez ce qui s'est passé ? Juste après je me suis sentie mieux et vous ? » Pas question !

Se fut Canaö qui prit son courage à deux pattes pour sortir et aller voir ce qui se passait. Il contourna donc le véhicule, il était bien content d'être petit maintenant car c'était bien pratique même si la couleur de sa fourrure était tout de même bien visible. Il put donc voir les corps sans vies, les blessés, le sang, les balles, Helena coinçait au sol, Aaron qui lui tournait le dos. Helena, Aaron, ils étaient les deux seuls daëmoniens qu'il connaissait dans le lot. Alors qu'il tentait de réfléchir à quoi faire face à ce carnage le panda roux ne remarqua pas que la Finlandaise s'était levée et l'avait rejoint. Non, il remarqua sa présence lorsque Liberty poussa un cri quand elle vit la pierre rentrer dans le crâne de la daëmonienne. Elle était arrivée à l'instant et avait eu droit à cette vision qui avait suffi à la tétaniser. Le petit panda sursauta en entendant le cri de la Finlandaise et se retourna brusquement. Et voilà qu'il pouvait voir – et ressentir – que les larmes lui montaient aux yeux. Oh non, il ne voulait pas qu'elle pleure. C'était horrible quand elle pleurait parce que lui aussi était affecté. Il détestait quand sa daëmonienne pleurait, il détestait quand elle était triste ou qu'elle avait peur. Quand elle avait peur, il savait comment la rassurer mais maintenant, il était désemparé. Il prit une décision et grimpa sur la miss Seagard, le contact lui ferait déjà du bien. Il se posa sur son épaule et colla sa tête contre sa joue, son poil se mouillant au contact des larmes qui coulaient :

* Ça va aller ma Liby, je suis là. * lui dit-il en espérant vainement que ça la calmerait un peu

« Je veux rentrer … je veux rentrer ... » déclara-t-elle d'une voix tremblante en Finlandais

Restant sur l'épaule de sa daëmonienne car de là on le verrait mieux et il verrait mieux lui aussi, il promena tout d'abord son regard sur les environs, voyant Aaron sombrer dans les limbes et les cadavres, il avait lui aussi envie de pleurer mais il prit sur lui. Il détestait la violence, la méchanceté et tout ce genre de choses – en plus de Maléfique dans la belle au bois dormant – mais il fallait qu'il soit courageux pour Liberty et lui parce qu'il voyait bien que sa daëmonienne était en état de choc. Et surtout, il ne fallait pas rester là, qui sait ce qui pourrait leur arriver encore s'ils restaient ici :

« Faut qu'on bouge, qu'on s'en aille. Surtout qu'y a d'autres méchants qui peuvent arriver. Et faut qu'on appelle … euh … je sais pas … la police ? L'hôpital c'est bien comme endroit pour aller ? AARON RÉVEILLES-TOI C'EST PAS L'HEURE DE DORMIR !!! »

En tout cas, si eux souhaitaient rester – par exemple pour poser des questions à cet homme bloqué par la terre – libre à eux ! Mais lui et Liberty ne resteraient pas. Il voulait vraiment s'en aller et il fallait qu'il prenne les décisions à la place de la jeune fille qui continuait de répéter en boucle qu'elle voulait rentrer, fermant et ouvrant ses mains sans vraiment s'en rendre compte. Voyant que le véhicule derrière lequel ils s'étaient abrités était entrain d'héberger déjà des personnes, il sauta de l'épaule de la Finlandaise pour s'en approcher :

« Euh … on peut venir avec vous, s'il vous plaît ? Ma Liby elle ne va pas très bien ... »
  
MessageLun 29 Aoû - 11:13
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Date d'inscription : 10/04/2015Nombre de messages : 472Nombre de RP : 127Âge réel : 22Copyright : © Arya ✗ Tim MyersAvatar daëmon : Sin
Cillian O'SheaA warning to the people
the good and the evil
This is war
I put a spell on you


Perth Amboy ~ début juin 2015

La main toujours tendue vers Bridget, j’attends qu’elle me revienne, qu’elle abandonne ce désir de vengeance qui la consume et qui la détruira si jamais elle y cède. Je voudrais avoir le pouvoir de revenir en arrière, de ne jamais l’avoir emmenée jusqu’ici. Mais tout ce que je peux faire, c’est éviter qu’elle ne s’inflige une nouvelle blessure qui ne guérira jamais : la mort de deux autres êtres humains, même les plus pourris qui soient. Alors, elle se retourne, lentement. Elle me regarde un moment, les larmes lui montant aux yeux, et je ne la lâche pas du regard, la main toujours tendue vers elle. Et doucement, elle me revient, murmurant des bribes de phrases confuses qui me retournent le cœur, puis elle se blottit dans mes bras, laissant éclater ses sanglots. Je la serre contre moi et pose une main à l’arrière de sa tête. La toxine qui reste sur son corps m’assaille une fraction de seconde, mais se désagrège ensuite, à mesure qu’elle abandonne son agressivité. Je respire de larges bouffées d’air pour garder les idées claires le temps que mon corps se débarrasse du poison.

- C’est fini, Bridget. C’est fini.

En disant cela, je rouvre les yeux pour observer les deux pro-conseils que tient Aaron à moitié sous terre. La petite a les joues ruisselantes de larmes, et hurle pour obtenir l’aide de son père. Qu’est-ce que ça fait d’être la proie ? D’être à la merci d’un daemonien ? Qu’est-ce que ça fait d’être trahi par sa propre race ? Je n’ai pas le temps de lui poser cette question. Gaïa émet un cri en sursautant, attaquée par quelque chose que je suis incapable de voir, et dans la seconde, Dwayne envoie son projectile de roche se ficher dans la crâne de la gamine. Sa tête part vers l’arrière avant de revenir s’écraser vers l’avant. Je raffermis inconsciemment ma prise sur Bridget : je ne veux pas qu’elle regarde. Elle a assez donné. Bien assez. De longues minutes s’écoulent dans un silence glaçant. Un silence de mort.

- FUCK !

Le cri d’Aaron déchire l’atmosphère, enragé, animal. Je ferme les yeux, contiens ma propre colère pour Bridget que j’ai peur de voir couler. Lentement, les derniers remous du sol cessent, le pouvoir de Dwayne se tait. J’ai l’impression que le monde entier se tait. J’aimerais rejoindre Aaron, lui apporter mon soutien tout de suite comme je le fais avec Bridget. Mais alors qu’elle s’échappe de mes bras et me prends par la main, mon attention ne se porte plus que sur elle. Doucement, je la suis jusqu’à Milo que je découvre inerte sur le sol. Immédiatement, mon sang se glace. Est-ce qu’il est… ?

- J’ai trouvé Zora sous la voiture.

L’appel de Dylan me fait pousser un long soupir de soulagement. Il est vivant. Alors que Bridget s’occupe de récupérer l’oiseau dans sa veste de survêtement, je me rapproche de Milo et passe une main à l’arrière de sa nuque pour essayer de le réveiller.

- Hey, Milo. T’es avec moi, vieux ?

Pas de réponse. Le temps est compté. La flaque de sang qu’a répandu son genou est de plus en plus impressionnante.

- Tiens bon, mon gars… je murmure en passant son torse par-dessus mon épaule. Puis je pousse sur mes jambes en émettant un grognement tant l’effort me coûte, et je le soulève pour le porter jusqu’à la camionnette. On va te sortir de là.

Avant de partir, je tends la main au militaire qui s’est retrouvé dans cet enfer avec nous pour l’aider à se relever. Lui aussi est salement amoché, mais je crois qu’il peut marcher.

- Tu pourras aller jusqu’aux places avant ?

Il me fait oui de la tête, et je pars sans tarder avec le Croate sur l’épaule que je tente de bouger le moins possible tant j’ai peur d’abîmer son genou encore davantage. Lorsque j’arrive à la camionnette, je fais signe à Bridget de rentrer la première pour m’aider à le faire glisser à l’intérieur. Alors que je fais en sorte qu’elle puisse le tenir à peu près confortablement, elle dépose Zora sur le torse du hacker, murmurant quelques paroles de réconfort qui semblent lui être terriblement douloureuse. Sans un mot, je passe une main sur la joue de Bridget pour qu’elle me regarde, juste un instant, qu’elle sache que je suis là et qu’elle garde confiance. Puis je recule pour faire le tour de la camionnette et ouvrir le coffre. La jeune femme qu’avaient emmenée Aaron et le doc avec eux est toujours inconsciente à l’arrière. Un paon est couché à côté d’elle. Leur respiration est faible. Je souffle, puis entreprends de la décaler le plus possible sur le côté en lui trouvant une position un peu plus naturelle qui tirera moins sur ses muscles. Léo arrive déjà avec Anja dans les bras et grimpe dans la camionnette avec elle. On sait tous quel sera le prochain arrêt. Ils ont tous besoin de soins, et quand j’y pense, la douleur qui irradie mes côtes me convainc que j’en aurais certainement besoin aussi.

- Ca va aller ? je lui demande.

Il me répond d’un signe de tête encourageant. Je sais qu’il fera ce qu’il peut pour maintenir tout le monde en vie jusqu’à l’hôpital. Après m’être assuré une dernière fois que Bridget tient le coup et que le militaire est parvenu à se hisser sur une des trois places avant, je retourne sur mes pas pour aller chercher Aaron. Ce n’est que lorsque je lève les yeux vers lui que je remarque sa tête pendant faiblement sur le côté et le petit panda roux qui lui crie de se réveiller. Mon cœur rate un battement.

- Merde !

J’accours jusqu’à eux et m’accroupis immédiatement à côté de Dwayne. Son cœur est si faible que je l’entends à peine au milieu des sons qui se répondent tout autour de moi. J’attrape sa nuque, pouce sur sa pommette pour lui redresser la tête.

- Aaron ? Hey, Aaron ! Réponds-moi !

Je pose une main sur son cœur comme pour m’assurer que c’est bien lui que j’entends.

- Aaron !

Mes yeux se posent sur Gaïa qui reste tout aussi inerte, blottie dans le cou de son daemonien.

- Tu me lâches pas maintenant, Dwayne, tu m’entends ? Lâche pas !

Et dans la foulée, j’ôte mon t-shirt pour attraper doucement le chardonneret et l’envelopper dans le tissu que je garde dans ma main gauche pendant que je fais basculer Aaron sur mon épaule droite. Alors que je ne fais encore que le stabiliser, la petite voix du panda s’adresse à moi, me demandant de les emmener avec nous. La question ne se pose même pas.

- Grimpez à l’arrière, tous les deux. Je laisse personne ici, dis-je en soulevant le corps de mon frère d’arme.

Personne, sauf cet agent toujours bloqué sous terre qui me regarde avec des yeux hagard. Il se fera cueillir par les autorités à un moment ou à un autre de toute manière, et je n’en ai absolument rien à foutre.

Haletant comme un bœuf, je parviens tout juste à porter Aaron jusqu’au véhicule tant je puise dans mes dernières réserves. Je le hisse à l’avant avec l’aide du militaire auquel je demande de faire en sorte qu’il bouge le moins possible. Son épaule pisse le sang, j’en ai plein l’épaule et le haut du dos. L’inquiétude me serre la gorge comme un étau, mais pas le temps de réfléchir davantage. Je grimpe sur le siège conducteur et passe un bras à l’arrière pour demander à la jeune fille aux cheveux flamboyants de prendre soin de Gaïa, toujours emmitouflée dans mon t-shirt. J’ai entendu son daemon prononcer le nom de Dwayne, je suis sûr qu’ils se connaissent et qu’ils en prendront soin. Après un dernier regard au doc pour m’assurer qu’il est opérationnel et une main sur l’épaule de Bridget qui caresse les cheveux de Milo, je démarre la camionnette et nous sors de cet enfer.

₪ ₪ ₪

- J’AI QUATRE DAEMONIENS DANS UN ETAT GRAVE ET TROIS AUTRES BLESSES DONT UNE FEMME ENCEINTE ! S’IL-VOUS-PLAIT, FAITES APPELER QUELQU’UN !

Les yeux des médecins et infirmiers de l’hôpital débordé se sont longtemps posés sur moi, cet immense tatoué torse nu et maculé de sang, venu crier son besoin d’aide au milieu du hall des urgences. Je crois que ce n’est qu’une fois que j’ai réitéré mes hurlements qu’ils se sont enfin réveillés et ont accouru avec des brancards pour emmener tout le monde. Immédiatement, la jeune femme au paon, Aaron, Anja et Milo sont débarqués les premiers et partent en urgence avec les médecins. Puis, un à un, les autres sont pris en charge, parfois uniquement par des infirmières lorsque leurs blessures semblent moins importantes. J’accompagne Bridget jusqu’à ce qu’on m’interdise l’accès à un dernier couloir. Je pose un baiser sur sa main alors qu’ils l’emmènent.

- Je viens te voir très vite, je te le promets. Je te dirai pour Milo.

Et elle disparait derrière les portes battantes, me laissant seul de l’autre côté. Ils sont tous partis. Tous sont en de bonnes mains. Et la fatigue m’envahit alors comme un coup de gourdin, comme si les savoir tous pris en charge m’ôtait du seul poids qui me tenait en éveil. Manquant de tomber, je me rattrape au mur derrière moi, et une infirmière accourt en me voyant soudain aussi faible.

- Monsieur, vous allez bien ?

Elle pose une main sur mon épaule nue et commence à m’observer avec attention pendant que je lutte contre mes vertiges. Mes côtes… Qu’est-ce que j’ai mal…

- Vous êtes blanc comme un linge, asseyez-vous.

Elle me guide jusqu’à un banc où attendent déjà plusieurs blessés, faute de lits en nombre suffisant, et s’accroupit devant moi. Elle remarque enfin l’ecchymose qui bleuit sur mon torse et s’assure que le sang sur mon épaule n’est pas le mien.

- Il vous faut une radio. Attendez-ici, je vais chercher des calmants.

Et alors qu’elle repart, je laisse ma tête partir en arrière et se reposer sur le mur. Je ferme les yeux, cherchant à entendre les commentaires des médecins sur tous ceux que j’ai emmenés jusqu’ici. Lentement, je sens Sin grimper sur ma main et je bouge légèrement les doigts pour lui signifier que je sais qu’elle est là et que tout va bien. Je respire lentement. Je crois que nous sommes tous en sécurité.

Enfin.




The End ?:
 
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