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On the road again for the longest ride

 
  
MessageVen 22 Jan - 4:36
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Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 132Nombre de RP : 53Âge réel : 23Copyright : Azarah14Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
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Un cri. Alors là, si je m’attendais à ça... D’un coup, je reprends conscience de la réalité tandis que mon sang ne fait qu’un tour. Ma respiration se bloque pendant quelques secondes et j’essaie de comprendre ce qu’il vient tout juste de se passer. Le cri n’a duré qu’une fraction de seconde et pendant ce court laps de temps, mon esprit a tenté de trouver une multitude de causes logiques à tout cela. Je suis seulement aller prendre une douche pendant qu’Estelle se la coulait douce avec les daemons... que c’est-il passé pour qu’elle lâche un tel cri ? Cependant, je n’ai pas l’intention de rester dans la douche plus longtemps. Quelques secondes plus tard, je suis de retour dans la chambre avec une serviette autour de la taille, mon cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.

- Estelle !? Qu’est-ce qui s’est passé ? Tout va bien ?

La panique de Praline est contagieuse. Ne comprenant rien à ce qui se passe, je me tourne dans sa direction et je découvre ma moitié dans une drôle de position. Celle-ci s’est visiblement jetée en-bas du lit à cause du cri, car elle se trouve désormais dans un coin de la pièce, toute tendue et le poil hérissé. Ses oreilles sont légèrement tournées vers l’arrière et elle fixe le second lit sous lequel la coupable de tout ce bordel est sur le point de disparaître. Je remarque ensuite que des graines de tournesol sont éparpillées un peu partout dans la pièce et que Cassiel se trouve désormais perché sur la tringle des rideaux. Mais bon sang, que s’était-il passé ici ? Praline ? Qu’est-ce qui... Il y avait une araignée sur les cheveux d’Estelle, c’est pour ça qu’elle a crié. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre. Elle est sous le lit maintenant, faudrait que tu y jettes un œil.

Quoi ? C’est une simple araignée qui a créée tout cette agitation ? L’inquiétude faisant place à l’amusement, je laisse échapper un petit rire, soulagé d’apprendre qu’il ne s’agit que de ça. J’étais rendu au point de penser qu’un voleur était entré dans la chambre pendant que je prenais tranquillement ma douche, mais heureusement, mes pires craintes ne s’étaient pas réalisées. Je peux donc comprendre la réaction de ma cousine, ce n’est jamais plaisant d’avoir ce genre d’animal sur le corps. Par contre, je partage les mêmes craintes que ma moitié et je dois m’assurer que l’araignée en question est bien inoffensive. J’ai grandis sur une terre très hostile où il m’arrivait souvent de rencontrer des veuves noires et d’autres araignées du même genre. Celles qui se trouvent sur ce continent sont non venimeuses pour la plupart, mais je tiens quand même à m’en assurer.

- Oooooh... Estelle a eu peur d’une petite araignée. La pauvre, tu lui a sûrement fait peur en lui faisant faire un tel vol plané, lançai-je à ma cousine pour la taquiner à nouveau, alors que je me penchais vers la dite cachette de la fugitive, toujours avec la serviette autour de la taille. Je n’aimerai pas être à sa place.

Ses craintes sont peut-être fondées, après tout. Impatient de découvrir la vérité, j’écarte les couvertures pendantes qui me bloquent la vue, tout en faisant attention de garder mes mains tout près de moi pour éviter de me faire piquer. Bien vite, je l’aperçois qui rampe péniblement sur le sol. Son corps fauve et ses pattes légèrement picotés me laisse perplexe un instant, mais je finis par la reconnaître. Par chance, il ne s’agit pas d’une espèce dangereuse. Toutefois, ce n’est pas parce qu’elle est inoffensive pour nous que j’ai l’intention de la laisser là, au risque qu’elle se construise un nid dans la chambre.

- Tu n’avais aucune raison d’avoir peur, ce n’est qu’une petite épeire terrorisée. La pauvre, elle voulait juste te faire coucou.

Je tends alors le bras pour la saisir, étant donné que je n’ai rien d’autre à portée pour le faire. Je referme doucement la main sur elle pour la sortir de sa cachette et je sens déjà ses petites pattes qui me chatouille. Je me redresse sans plus tarder, retourne ma main et ouvre à nouveau les doigts pour montrer ma prise à ma cousine.

- Regarde-la un peu, elle est toute gentille. Avoue qu’elle est mignonne.
- Ah, mais c’est dégoûtant. Tu veux pas simplement la faire sortir d’ici au lieu de t’amuser avec elle ?

Un large sourire illumine mon visage et je me dirige vers la porte de la chambre pour que le calme puisse enfin revenir. Praline me fixe avec de grands yeux et n’ose pas bouger, le pelage toujours hérissé. Visiblement, elle a peur de cette toute petite araignée que je tiens dans la main. Mon sourire s’accentue en voyant sa réaction, puisque je trouve cela vraiment ironique. J’ouvre bientôt la porte et m’aventure sur le petit balcon en béton pour y déposer l’araignée traumatisée, ayant complètement oublié ma tenue exhibitionniste. Une fois que ma bonne action de la journée est fait, je referme la porte derrière moi et me retrouve face aux autres. Je croise alors le regard de Praline, qui me fixe toujours et je constate que sa peur s’est transformée en étonnement.

- Bah quoi ? Qu’est-ce qui se passe encore ?
  
MessageDim 1 Mai - 4:42
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Estelle Abernathy△ MIRRORED MAZE ▽
Spoiler:
 

– Je vais bien, je vais bien, répéta Estelle alors que Byron, alerté par son cri, jaillissait en trombe de la salle de bains.

Elle n’avait rien de cassé, elle ne se sentait pas étourdie ni atteinte d’un quelconque symptôme inquiétant. Elle avait seulement laissé une petite frousse la faire réagir plus violemment que de raison. Alors que la poussière retombait, elle constatait avec surprise l’exagération de son cri face à une menace aussi insignifiante, ce qui ne faisait que la rendre encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’était déjà. Son malaise se mua en une moue honteuse et vexée lorsque Byron, que la situation amusait au plus haut point, décida d’ajouter son grain de sel humoristique pour apaiser la tension qui semblait régner sur la petite chambre.

– Je me demande qui d’elle ou de moi a été la plus surprise... grommela la blonde alors que son traître de cousin prenait la défense de la petite bête.

Le coeur de la jeune femme avait lentement repris un rythme normal. Désormais assise en tailleur sur son lit, elle observait avec un brin d’incrédulité Byron, toujours vêtu d’une simple serviette qui tenait étonnamment bien en place, ramper sous le lit à la recherche de la cause de cet instant d’émoi. Il extirpa de sous le meuble la fameuse araignée, qu’il se fit un plaisir de lui remettre sous le nez. Estelle eut un mouvement de recul, partageant sans mal le dégoût que Praline exprimait haut et fort.

– Trop chou, marmonna Estelle sans aucune conviction. Je rejoins l’avis de Praline, cette pauvre petite bête toute mignonne et gentille sera beaucoup mieux dehors.

Là où un oiseau pourra s’en régaler.

Byron ne protesta pas. Toujours à moitié vêtu, il sortit sur le balcon adjacent à la chambre pour y relâcher le monstre. Pendant qu’il faisait sa bonne action de la journée, Estelle attrapa avec méfiance son sac, qu’elle avait laissé choir au sol, pour le fouiller avec précaution à la recherche d’autres intrus potentiels. Le ricanement mental de Cassiel lui fit à nouveau relever les yeux. Son regard suivit celui de Praline en direction de Byron, qui revenait de sa courte escapade extérieure. Avant de détourner les yeux avec une légère gêne, Estelle ne put réprimer un haussement de sourcil qui, combiné à l’air étonné de Praline, laissa croire à l’Australien que quelque chose clochait. Une impression fondée. Cassiel désormais perché sur la tringle des rideaux, il avait une vue plongeante sur le dos de Byron... et sur ce que la serviette ne cachait plus vraiment.

– Bah quoi ? Qu’est-ce qui se passe encore ?
– Je crois que les filles sont un peu surprises de constater que l’une de tes fesses a décidé de dire coucou au Canada, déclara l’oiseau en levant son aile devant son bec pour cacher à sa vue ce troublant spectacle.

La serviette avait en effet glissé sur sa hanche. Si le devant restait - Dieu merci – bien dissimulé, une partie de l’arrière était découverte. C’était prévisible, il était même surprenant que la serviette ait tenu aussi longtemps après que Byron ait attrapé cette araignée sous le lit. Aux paroles de son daemon, Estelle ne put retenir un éclat de rire qui acheva de lui faire oublier les résidus de honte qui s’attardaient encore dans son esprit.

– Tu sais Byron, il y a des façons plus subtiles de draguer.

Chacun son tour de rire de l’autre, n’est-ce pas ?

Estelle laissa son cousin aller se revêtir, attendant patiemment son tour à la salle de bain. Une fois qu’elle se fut assurée qu’aucune autre araignée n’avait élu domicile dans ses bagages, elle reporta son attention sur son téléphone cellulaire, qui n’avait heureusement pas été projeté au loin lors de son élan de surprise. Elle alluma de nouveau l’écran de l’appareil, qui était resté ouvert sur la page web d’un petit resto, et repris ses recherches. Cassiel, de son côté, avait quitté son perchoir et s’affairait à ramasser son sac de graines de tournesol, dont le contenu était éparpillé un peu partout dans la chambre.

– Il semble y avoir plein de jolis restos dans le coin, ça vous tente ?

Elle avait lancé la proposition à Praline principalement, car Cassiel avait déjà lu le fil de ses pensées et Byron, depuis la salle de bains, ne pouvait peut-être pas l’entendre. Avec toutes ces mésaventures, l’heure était presque venue de manger. Leur déjeuner remontait à plusieurs heures déjà et l’estomac d’Estelle commençait à lui signifier que le sandwich qu’elle avalé pendant le trajet n’était plus qu’un lointain souvenir.
  
MessageMer 15 Juin - 14:38
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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Tous les regards sont posés sur moi et malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à comprendre leurs significations. Le rire de Cassiel derrière moi aurait du me faire me retourner et ainsi être en mesure de voir le véritable problème, mais sa réaction n’a pas l’effet escompté. N’y comprenant rien, je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils en guettant les deux filles qui se trouvent devant moi, à l’attente d’une quelconque explication de leur part. C’est finalement l’oiseau qui décide de prendre la parole et mon visage se décompose d’un coup en prenant conscience de l’erreur que je viens de commettre. Grandement gêné, je jette un coup d’œil derrière pour constater qu’il a bien raison. La serviette que je porte à belle et bien glissée sur ma hanche, dévoilant ainsi l’une de mes fesses. Et bah... j’imaginais un départ plus charmant que ça. Notre road trip au Canada risque d’être prometteur si je continue à faire des erreurs comme celle-ci.

- Je... je n’ai jamais eu l’intention de draguer ! Enfin... pas de cette façon en tout cas !

Depuis quand montrer une fesse attire les femmes, hein ? Don juan essaie de nouvelles tentatives de séduction ? Il va falloir mettre tout ça en pratique dès notre prochaine sortie ! Alors là, non. Mes fesses vont gentiment rester cachées pour le moment, je ne tiens pas à avoir l’air d’un exhibitionniste devant les éventuelles Canadiennes que nous allons rencontrer tôt ou tard. Sans perdre davantage de temps, je remonte la serviette pour éviter qu’elle ne retombe de nouveau lors de mon trajet vers la salle de bain. J’espère seulement que personne n’a remarqué ma soudaine prise de couleur en abordant ce sujet plutôt gênant... Je crois que je suis rester dénudé assez longtemps, il est grand temps pour moi de m’habiller. Dans d’autres circonstances, cette situation m’aurait grandement amusé, mais en présence de ma cousine, c’est tout autre chose.

Remise de ses émotions, Praline saute à nouveau sur le lit pour entreprendre un brin de toilette à son tour avant le retour de son daemonien. Son pelage n’en a pas réellement besoin, mais elle tient à se faire belle avant de sortir en ville. D’ailleurs, parlant de ça... Estelle propose d’abord d’aller manger un morceau dans l’un des restaurants du coin, ce qui fige littéralement la lynx sur place. Frappée d’une idée pour taquiner sa moitié, elle se retourne vers la jeune femme avec un regard amusé, tout en espérant que celle-ci accepte de se joindre à elle pour que Byron soit davantage pris au piège.

- Dis... ça serait drôle que Byron découvre les fast foods d’ici. Il n’est pas encore totalement habitué à la nourriture américaine et il fait toujours son possible pour manger santé à la maison, alors...

Alertée par du bruit dans la salle de bain, Praline se tait soudainement et jette un coup d’œil plus loin pour s’assurer que leur cible ne s’approche pas pour découvrir leur plan diabolique.

- Enfin... c’est comme tu veux, mais je crois que ça pourrait être amusant. Le pauvre, il a rarement eu la chance de goûter à ce genre de nourriture, j’ai vraiment hâte de voir la tête qu’il va faire. Mais bon, ça serait quand même dommage de manquer un bon restaurant aussi, surtout s’il y en a tout près d'ici...

Bien manger ou taquiner Byron ? Un choix plutôt difficile. Parlant du loup, je ne tarde pas à quitter la petite pièce désormais humide pour refaire irruption dans la chambre. J’y découvre une cousine sur son téléphone, un oiseau afféré à ramasser son dégât et une lynx faisant comme si de rien n’était. Best trio ever. Praline m’assure mentalement qu’il ne s’est rien passé en mon absence, mais c’est drôle... j’ai du mal à la croire. C’est étonnement venant de quelqu’un aussi honnête qu’elle, j’ai l’impression qu’elle me cache quelque chose. Mais bon, aller savoir quoi... Haussant les épaules, je me tourne vers Estelle pour connaître la suite des évènements. Nous sommes à Toronto pour la soirée, autant en profiter !
  
MessageSam 13 Aoû - 14:17
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Estelle Abernathy△ MIRRORED MAZE ▽
L’expression dépitée qu’arborait Byron, qui se mariait bien avec le rouge qui teintait ses joues, valait de l’or. Le pauvre Australien n’avait jamais eu l’intention de s’exhiber de la sorte, mais malheureusement pour lui sa serviette avait d’autres projets en tête et Estelle, Cassiel et Praline s’en amusaient beaucoup. Alors que son cousin replaçait le bout de tissu en bredouillant qu’il ne comptait pas draguer ainsi, Estelle tentait sans réel succès de réprimer le fou-rire qui lui montait à la gorge.

– Mais évidemment que tu as l’intention de draguer. Même moi j’ai l’intention de draguer. On est deux célibataires en voyage, il faut en profiter un peu quand même! J’ai bien hâte de voir ta technique à l’œuvre, ajouta la jeune femme avec un sourire espiègle.
– Ça promet d’être... intéressant.
– Les canadiennes vont tomber comme des mouches.

Le jeune homme s’enfuit dans la salle de bains pour terminer sa toilette et se soustraire aux moqueries de ses compagnons de voyage. C’était bien dommage, car Estelle et son daemon avaient encore de nombreuses blagues en réserve. Le calme revint rapidement sur la petite chambre, malgré les sourires en coin qui perduraient sur les visages.

Estelle parcourait une liste de restaurants à la recherche de la perle rare lorsque Praline lui proposa un plan pour le moins machiavélique. Byron n’avait jamais vraiment expérimenté la nourriture « bouche-artères » comme Cassiel aimait l’appeler. Estelle fréquentait rarement les fast foods, mais elle ne disait jamais non à un bon burger bien gras. À en croire la liste des nombreux restaurants des environs, ce n’était pas la malbouffe qui manquait. Byron avait déjà eu son quota de moqueries pour la journée, mais Estelle ne pouvait pas résister à la tentation d’en rajouter une autre couche.

– C’est démoniaque comme idée, j’adore!

Elle se tu, de concert avec le lynx, lorsqu’un bruit provenant de la salle de bain se fit entendre. Fausse alerte, la cible n’était pas encore en vue. La jeune femme baissa tout de même le ton pour poursuivre :

– On aura d’autres occasions de profiter des bons restos. Il faut bien initier Byron à tous les aspects de la vie en Amérique.
– Tu veux lui donner envie de retourner en Australie?

Estelle n’eut pas le temps de répliquer, car Byron sortait enfin de la salle de bains. La blonde s’empressa de reporter son regard sur l’écran de son téléphone et Cassiel se remit à ramasser les graines de tournesol éparpillées au sol.

– J’ai trouvé un resto sympa pour ce soir, annonça innocemment Estelle au groupe. Un petit commerçant local, juste au coin de la rue, ça vous dit?

Elle passa bien sûr sous silence le nom dudit restaurant, qui se nommait poétiquement « Le roi de la frite ». Elle fit plutôt comme si de rien était, ignorant candidement le regard suspicieux que leur lançait Byron, signe qu’il se doutait que quelque chose se tramait. Le cousin était perspicace. Subtilement, Estelle effaça l’historique de recherche de son cellulaire, juste au cas où Byron serait prit d’un élan de curiosité imprévu.

La salle de bain enfin libérée, la jeune femme pris le relais de son cousin. Elle s’enferma à son tour dans la petite pièce où flottait une légère buée, le temps de faire un brin de toilette, de se changer et d’attacher ses cheveux blonds en une longue queue de cheval. Elle en ressorti prête pour un souper romantique... dans un casse-croûte miteux avec son cousin.

Ils descendirent dans la rue. Niagara était encore plus bondée en début de soirée. Les touristes affluaient de partout, certains encore trempés de leur croisière près des chutes, d’autres fraîchement débarqués de leur autobus et pressés de découvrir les attraits que la ville avait à leur offrir. Une odeur de friture flottait dans l’air tiède, s’amplifiant alors que les deux daemoniens et leurs daemons approchaient du restaurant.

« Le roi de la frite » était un établissement à l’allure plus respectable que son menu. Une jolie façade inspirée des années 50 accueillait les affamés en quête de gras. Estelle s’arrêta devant le restaurant et se retourna vers son cousin, guettant sa réaction. Un médecin au fast food. C’était presque cruel.
  
MessageDim 28 Aoû - 1:46
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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Je cède la salle de bain à ma cousine, dont ses dernières paroles me perturbent encore. Je lui jette un regard incertain alors qu’elle referme la porte derrière pour se doucher en toute tranquillité. Ah bon, elle a elle aussi l’intention de draguer pendant ce voyage... j’espère qu’elle choisira bien ses amants, car sinon, ça risque de mal se terminer pour elle. De toute façon, je serais là pour veiller au grain s’il le faut. Estelle n’est quand même pas ta fille et vous avez presque le même âge... elle est capable de gérer sa vie comme elle l’entend. Peut-être, mais c’est ma cousine et je ne veux pas qu’il lui arrive malheur. Comme d’habitude, Praline se mêle dans mes pensées et pour cette fois-ci, je ne sais pas trop comment le prendre. Je crois qu’on aura besoin d’une bonne discussion lorsque nous serons seuls.

Derrière moi, j’entends le jet d’eau de la douche se remettre à couler et je m’avance vers mon lit où y est encore allongé ma moitié, sans cacher l’air de découragement qui apparaît sur mon visage. Me voyant approcher, le lynx ne tarde pas à se lever pour me céder sa place, mais à peine pose-t-elle les pattes sur le sol de la chambre qu’elle écrase quelques graines de tournesol sur son passage.

- Pauvre Cassiel. Attend, je vais t’aider à les ramasser.

Après tout, il faudrait bien qu’il ait terminé de nettoyer avant que le petit groupe ne quitte le motel pour aller souper. À l’aide de ses grosses pattes, Praline tente de regrouper les graines dans un coin de la pièce et elle se sent mal de ne pas pouvoir en faire plus pour aider son copain, car malgré ses efforts, il lui est impossible de les saisir avec ses griffes pour ensuite les remettre dans le sac. Bientôt, Estelle est de retour parmi nous et nous quittons la chambre sans plus tarder. Apparemment, elle et Praline ont trouvé un bon restaurant non loin d’ici pendant que j’étais encore sous la douche et c’est en ayant oublié mes craintes vis-à-vis de leur décision que je prends la tête du petit groupe en descendant dans la rue de la petite ville touristique. Derrière moi, ma moitié tourne un regard malicieux à Estelle, impatiente de voir la suite des évènements.

Tout en marchant, je ne prends pas la peine de regarder les autres passants qui défilent autour de nous. Bien vite, je constate que nous avons atteints notre destination, puisque je vois ma cousine et ma daemonne s’arrêter. Intrigué, je fais de même et jette un regard à la façade du restaurant qu’elles ont choisi.

- Non... non, ce n’est pas ?

Le roi de la frite. C’est une blague j’espère ? Dépité, j’observe le fast food d’un air dédaigneux avant de me retourner vers la responsable de ce complot, c’est-à-dire ma chère et charmante cousine.

- Alors là, pas question ! Je suis prêt à faire plein de compromis, mais pour ce genre de nourriture grasse et dégoûtante... non ! C’est juste non !
- Don juan s’énerve à ce que je vois. Tu sais, le stress c’est mauvais pour la santé.

Je me retourne vers ma daemonne pour lui dire ma façon de penser lorsque celle-ci me coupe l’herbe sous le pied en s’avançant vers le restaurant. Pour le coup, je reste figé, incapable de réagir à sa provocation. Le fauve ignore les passants qui se trouve sur son chemin et ne tarde pas à entrer dans le bâtiment, me privant ainsi de toutes possibilités de fuite. Il semblerait bien que je n’ai pas le choix... Aller Byby, rentre. Je suis sûre que tu vas trouver quelque chose à ton goût. Ah... je crois voir sur le tableau qu’ils font de splendides salades ! Découragé, je me retiens de justesse de me faire un facepalm et je tourne à nouveau mon regard vers Estelle pour lui faire comprendre que ma vengeance sera terrible.
  
MessageDim 12 Fév - 3:13
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Estelle Abernathy△ MIRRORED MAZE ▽
Un espace s’était formé autour du petit groupe, comme à chaque fois qu’ils sortaient dans la rue. Les passants qui les contournaient s’écartaient d’un pas supplémentaire dès que leurs yeux se posaient sur Praline. Cet éclairci dans la foule leur permettait de voir la façade du restaurant dans toute sa splendeur. Une vue pittoresque que Byron ne semblait pas apprécier.

Estelle aurait pu deviner, mot pour mot, les vives protestations que formula son cousin. Cela ne l’empêcha pas d’éclater de rire en voyant la tête qu’il faisait.

- Allons, on est en Amérique, tu vas devoir t’habituer à la cuisine locale.
- Don juan s’énerve à ce que je vois, le taquina Praline alors que Byron protestait de plus belle. Tu sais, le stress c’est mauvais pour la santé.
- Pas autant que ce qu’il est sur le point de manger, lança Cassiel depuis l’épaule de sa daemonienne.

Il s’en fallu de peu pour que Byron ne tourne les talons. Heureusement, Praline le devança et prit la direction du fast food, lui coupant toute possibilité de fuite. Elle passa la porte, soulevant une clameur surprise parmi les clients qui attendaient au comptoir. Estelle croisa le regard meurtrier de son cousin. Ses yeux ne mentaient pas : elle allait le payer cher.

- Moi aussi je t’aime, dit-elle avec un sourire.

Elle lui tapota le dos puis emboîta le pas à Praline.

Les clients se pressaient en file devant le comptoir. En attendant son tour, Estelle décortiqua le menu affiché au dessus des caissières. Burgers, frites et poulet frit côtoyaient de tristes salades probablement tout aussi caloriques. Elle laissa Byron choisir le premier, en profitant pour faire un clin d’œil à Praline alors que l’Australien avait le dos tourné. Le pauvre n’allait certainement pas commander ce gigantesque burger au bacon par lui-même, sa fierté de médecin le lui interdisait. Heureusement, le blonde était là pour sauver la situation. Lorsque vint son tour, elle commanda, en plus de son propre repas, un petit « quelque chose » pour son cher et tendre cousin.

- Il n’a jamais mangé au fast food, vous comprenez, avoua-t-elle à voix basse à la caissière potelée. Nous aimerions qu’il ait une expérience… inoubliable.

Son interlocutrice semblait plutôt fatiguée et ne lui servit qu’un sourire poli en pianotant sur le clavier de sa caisse. Estelle paya et rejoignit Praline et Byron en retrait de la file.

Le restaurant offrait le service aux tables, une rareté dans les fast food de la région. Ils partirent donc en quête d’une table. D’un battement d’ailes, Cassiel pris les devants. Il survola les gens, invitant d’un regard Praline à le suivre. Ils décrochèrent le gros lot : une petite table pour quatre coincée entre une fenêtre donnant sur la rue et un vieux jukebox poussiéreux. Le geai se posa en plein centre, décidé à garder leur place jusqu’à ce que tous soient installés et prêts à manger. Et gare à celui ou celle qui oserait tenter de la leur subtiliser…

Lorsque leurs commandes apparurent au loin, dans les bras d’un serveur qui tentait tant bien que mal de se glisser au travers des clients, Estelle constata avec satisfaction que l’énorme burger au bacon qu’elle avait commandé avait été placé sur le plateau de Byron. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres lorsque le monstre fut posé en face de son cousin.

- Bon appétit, lui souhaita-t-elle en levant son verre de boisson gazeuse dans le but de porter un toast.
- Santé! ricana Cassiel.
  
MessageMer 22 Fév - 2:57
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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La réaction puérile de ma cousine ne m’aide pas du tout à ce que je retrouve mon calme. Je n’aurai jamais du l’écouter et la suivre aveuglément comme je l’ai fait. Ça m’apprendra à lui faire confiance. Praline et elle semblent s’êtres alliées pour me faire vivre la pire des tortures qui soit, c’est-à-dire de manger de la nourriture bien dégoutante, pâteuse en bouche, dégoulinante de graisse, remplies de calories en plus d’êtres mauvaises pour le coeur. Si je n’avais pas été devancé par ma moitié, qui est déjà à l’intérieur et complètement obnubilée par le menu, je serais aller manger ailleurs sans me retourner. Mais bon, comme je suis piégé et que j’ai l’air d’un bel imbécile en refusant de manger dans un tel endroit qui s’avère à être le paradis pour bon nombre de personnes qui se fichent de leur santé, je n’ai pas d’autres choix que de suivre Estelle. Et puis, comme la lynx l’affirme, ils y servent des salades. Ça me semble être un bon compromis.

En entrant dans le bâtiment, l’odeur de friture qui flotte dans l’air m’arrache presque un haut-le-cœur. Je me sens rapidement nauséeux, à un point où j’en perds presque l’appétit. Que c’est dégoûtant et la marée humaine qui attend en file indienne accentue mon dégoût. Prochaine étape, essayer de commander quelque chose sans être malade. Quoique, j’y pense... je ne suis pas obligé de manger. Après tout, je peux très bien sauter un repas si aucun des plats écrits sur le menu ne m’inspire. Cependant, en tant que médecin, je sais très bien que la privation de nourriture peut avoir de graves répercussions sur l’organisme, alors autant manger quelque chose de bien gras et difficile pour le foie que rien du tout. Tu oublies que les lipides sont une source d’énergie considérable. Qui sait, tu auras peut-être un regain d’énergie ce soir pour, enfin... tu sais ce que je veux dire. Ah ah. Mouais, c’est ça. Les lipides font surtout engraisser.

Résigné, je commande donc une salade de poulet pour moi, des croquettes et des frites que Praline ne cesse de me réclamer mentalement ainsi que deux bouteilles d’eau que je m’empresse ensuite de payer pour céder ma place au prochain client qui s’avère à être Estelle. En attendant, je m’écarte du chemin tandis que Praline part avec Cassiel à la recherche d’une table libre. Ce dernier ne tarde pas à trouver l’endroit parfait et pendant qu’il se pose au centre de celle-ci, la lynx bondit la chaise froide et métallique collée sur le mur et dos au jukebox poussiéreux. En se faisant, la chaise se met à tourner sur elle-même sous la force de l’impact, ce qui fait sursauter le félin.

- Depuis quand ça bouge une chaise ? lâcha-t-elle, après s’être remise de sa frayeur.

Nous rejoignons bien vite nos daemons en attendant nos commandes et je prends place au côté de Praline qui se retrouve donc coincée entre moi et le mur. Quelques minutes s’écoulent avant que je ne remarque le regard d’Estelle s’illuminer et j’ai à peine le temps de me retourner qu’un serveur s’arrête à notre table pour y déposer nos plateaux avant de repartir. Je jette un coup d’œil à la nourriture qui s’y trouve pour constater que tout ce que j’ai commandé s’y trouve, à l’exception d’un détail. Perplexe, je fronce les sourcils en voyant l’énorme burger au bacon, persuadé qu’il y a eu une erreur quelque part. À mes côtés, Praline guette ma réaction du coin de l’œil et ses pensées finissent par la trahir. Sans bouger, je relève les yeux vers ma chère et tendre cousine pour lui jeter un regard noir.

- Sérieusement ?

Oui, c’est tout ce que je trouve à dire. Praline laisse échapper un rire et me donne un léger coup de patte avant qu’Estelle ne réclame un toast. Grommelant, je soulève ma bouteille d’eau sans me priver d’afficher mon mécontentement.

- Tu sais au moins que je n’ai pas l’intention de manger ça ? ajoutai-je en désignant le fameux big burger de la mort qui tue. Je n’ai même pas l’intention de le toucher du bout de mon petit doigt. C’est vraiment très gentil de ta part, mais non... sans façon. Désolé.
- Ah bah, si tu ne le mange pas... ça en fera plus pour moi !


En voilà une qui se réjouit des malheurs des autres, ça fait plaisir. Levant les yeux au ciel, je pousse l’assiette le plus loin possible sur mon plateau pour rapprocher mon bol de salade. Sans rien dire de plus, je saisis ma fourchette pour prendre une première bouchée des feuilles de laitue bien recouvertes de vinaigrette. Aaah... notre road trip vient à peine de commencer et j’espère sincèrement que le choix d’un restaurant ne sera pas aussi désastreux. Si c’est le cas, je crois que je vais faire une syncope.
  
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