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You're the bait ! I'm the fucking cat !

 
  
MessageDim 25 Oct - 20:41
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Date d'inscription : 28/09/2014Nombre de messages : 257Nombre de RP : 73Âge réel : 28Copyright : gentle heartAvatar daëmon :
Hermione AbramsNothing will be the same...
Dans l'eau, Lumen se laisse bercer par les timides mouvements aquatiques qu'elle provoquait par ses gestes, le silence rassurant d'un endroit sûre, l'odeur agréable du savon, la chaleur de la pièce. Le confort qu'elle pouvait en retirer faisait autant de bien à l'humain qu'au daemonien. Il aurait été humain, qu'il aurait patienté adosser contre le mur à regarder sa protégée. Mais il ne pouvait que rester sur le sol à l'attendre comme un idiot de chien le ferait. Le silence se brise par des bruits de pas. Elle n'a nullement besoin de tourner la tête pour le voir, elle l’aperçoit dans le reflet du miroir. Son visage répond tout seul et lui offre un sourire narquois alors qu'elle s'étire dans la baignoire. Il n'avait pas l'air contrarier et son expression était avenante, la mettant légèrement en confiance. Proposant un petit déjeuné au frais du prince, Lumen baisse les yeux sur Jim Bim qui voulait tant partir. Mais l'animal était un réel estomac sur patte et à la façon dont il se lécher les babines en penchant la tête, elle su qu'elle pouvait accepter.

-J'en veux bien un, merci.

Dernier sourire avant qu'il s'échappe dans la chambre à nouveau, certaine à la recherche du téléphone pour le room service. Lumen passa sa tête sous l'eau une dernière fois et se savonne de la tête au pied, se permet même de se laver les cheveux avec les produits de luxe qu'ils offraient -ou pas-. Elle sort, les cheveux séchés à moitié à l'aide d'une serviette et un drap de bain autour de sa silhouette. S'être brossé les dents lui donnait l'impression de revivre en plus de se sentir mieux dans sa peau. Malgré les restant de gueule de bois qui pulsait dans son crâne, ça l'aidait à survivre.

Petit fantasme personnelle qu'elle s'octroie. Au lieu d'enfiler sa robe qui lui paraissait encore un peu inconfortable un lendemain de soirée, elle enfile cette chemise d'homme, froissée sur le sol, encore taché de la veille d'alcool et de rouge à lèvres. L'homme était si grand à côté de Lumen, que le vêtement lui recouvrait les cuisses et rallongeaient idiotement ses bras. Elle replie les mains pour s'en sortir avec ses mains. Elle croise le visage amusé de Mali et reste très peu perturbée par la situation. « J'espère que ça te dérange pas, je te la rend en partant, t'en fais pas. »

L'australienne avait mis assez de temps pour laisser le temps au personnel de l'hotel de préparer deux petits déj, le monter dans l’ascenseur et frapper à la porte alors qu'elle brossait ses cheveux devant un grand miroir d'une commode complètement vide. Le petit groom laisse le chariot au milieu de la salle et Lumen trottine d'un air enfantin jusqu'aux cloches argentés. « Qu'est-ce que tu as commandé de bon ? » Demande-t-elle, incapable d'attendre la répondre. Elle soulève la première cloche, des fruits de saison, parfaitement présentés et coupés de manière à vous donner faim. Elle choppe un grain de raison et le porte à ses lèvres amusée. Elle avait pas mangés de fruit et légume depuis un moment, le sucre explosait dans sa bouche. « Hmm et c'est quoi là ? » Elle soulève un autre plat et se trouvait des gaufres avec plusieurs petites coupelles de différentes saveurs. Chocolat en sauce, caramel liquide, chantilly. Gourmande, elle passe le bout de son doigt dans la chantilly à sa bouche en lançant un regard taquin à Mali.

« C'est pas mal ici ! »
*Ouai bah, prend pas trop tes aises godiche. *

Elle lance un regard assassin le temps d'une seconde à Jim et l'animal s'en va retrouver la terrasse. Il viendra plus tard.

Sans gêne ni complexe, Lumen se serre et vient s'installer sur l'un des fauteuil de la chambre, les jambes pliées sous elle même, laissant dévoilé ses cuisses, le plus intime caché par le tissu haut de game de Mali.

« Ne t'en fais pas, je ne compte pas m'éterniser... » Commence-t-elle à expliquer en mordant avidement dans la gaufre. Manquant cruellement de classe et lui donnant des airs plus enfantin que la veille. Elle se lèche les doigts plein de chantilly et de chocolat. « En tout cas, j'ai passé une excellente soirée et une très bonne nuit. » Elle lui rend un sourire sincère. Son regard s'attardait à peine sur cette jambe cyborg. Au final, ce n'était qu'une blessure parmi tant d'autre. Lumen avait bien cette cicatrice en son flanc qui lui rappelait les gestes de panique de sa mère. Chacun avait son histoire et il n'y avait rien d'anormal chez Mali, rien qui mérite qu'on s'y attarde en tout cas. Puis, elle n'osait poser la question, qui sait, quels souvenirs cela pourrait ramener à la surface. Lumen n'aimait pas qu'on lui rappelle son passé, pourquoi elle le ferait.
  
MessageLun 26 Oct - 21:24
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L'hésitation de la brune semble toute provenir de Jim Bim. Le russe ne peut pas lui en vouloir : il a daigné confier sa moitié à un homme qu'ils ont connu seulement la veille, pas de quoi rassurer effectivement. Peut-être qu'il est las de voir Lumen s'abandonner dans d'autres draps ou d'autres bras. Peut-être aussi qu'il se fait des scénarios, que Lumen est un agent double venu chercher des informations pendant son sommeil ce qu'il n'a pas vu venir...
Sa main se pose contre son front. Il se fatigue à se faire autant de films. Prenant note de l'assentiment de Lumen face à l'option petit déjeuner, il lui accorde un ultime sourire avant de retourner dans la chambre et prendre le combiné pour passer commande.

« Room Service du Palazzo, j'écoute votre commande.
- Un... Deux petits déjeuner continentaux. [...] Oui. [...] Oui. Deux cafés... je crois. Chambre 305. [...] Merci. »

Mollement, il raccroche le téléphone sur son socle, et se retourne vers les baies vitrées pour jeter un coup d’œil à la ville, levée depuis bien plus longtemps qu'eux. Un coup d'oeil à sa montre qui a serré toute la nuit son poignet puisqu'il a oublié de l'enlever, et il se rend compte qu'il n'est finalement que dix heures du matin. Un luxe pour un diplomate, n'est-ce pas... Mali n'a besoin de lui répondre que par un sourire avant que Lumen ne fasse irruption dans la chambre, vêtue de sa propre chemise pour seul apparat. Et elle ose lui demander si ça lui convient. Son sourire impudique en dit long sur sa pensée avant qu'il ne se prononce à voix haute.

« Si tu la portes trop longtemps je mets ta robe de toutes façons. »

Pas vraiment. Il faudra bien qu'il retrouve ses vêtements s'il veut rentrer un peu plus dignement qu'un lendemain de soirée arrosée. Quoique la tête du chauffeur de taxi pourrait être mémorable.

« Qu'est-ce que tu as commandé de bon ?
- Oeufs, bacon, boissons chaudes, jus de fruits, fruits frais, yaourts, viennoiseries... Ça doit être tout. »

A peine eut-il achevé le décompte de leur petit déjeuner royal qu'on frappe à la porte et que le room service leur dépose au milieu de la chambre la desserte remplie de leurs déjeuners. La chambre s'emplit déjà de l'odeur de café brûlant et des pâtisseries récemment cuites que le personnel sort déjà pour les laisser en tête à tête avec leur gourmandise. C'est un tout autre appétit que la veille qui anime le russe, mais pas moins agréable. Il pioche parmi le plateau pour prendre un sucre avec son café sans se départir d'un sourire naturellement né sur son visage face au comportement presque enfantin de Lumen. Elle est un peu sibylline sur les bords. Complètement. Timbrée, outrageante, et énigmatique. Tout ça dans un si petit corps. Il la suit du regard et l'observe s'installer sur la chaise à son aise. Jim Bim fait la tête ? Dur à dire. La nuit a été courte pour tout le monde, laissons lui de l'air. Mali finit par attraper une crêpe, de la pâte à tartiner à la praline, et va s'asseoir à côté d'elle, sa jambe valide repliée sous ses fesses et la prothèse étendue sous la table.

« Tu me dérange pas » Il mord dans sa tartine et observe vaguement Jim Bim leur tourner le dos, seul sur la terrasse.
« Merci pour la soirée. »

C'était sincère. Presque sorti malgré lui. Ses pensées ont été un peu audacieuses et ont devancé son naturel modéré.

« Vous allez faire quoi de votre journée, après ? »

Parce qu'il y a un après. Et que s'il était tabou auparavant, cet après est aujourd'hui à ses yeux dans l'ordre naturel des choses. Il n'avait pas pu l'envisager la veille, trop... occupé à être entre de bonnes mains. Il attrape le jus de fruit et tend un verre à Lumen avant de la servir puis de se servir.

« 'Fin, si c'est pas indiscret. » rajoute-t-il en sentant posé sur lui le regard insistant de Bambi.

AVENGEDINCHAINS
  
MessageVen 30 Oct - 23:42
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Lumen pouffe de rire à l'idée de voir Mali rentrer dans sa robe. Elle lèche son pouce ou le chocolat avait débordé et lui offre un sourire enfantin. Mine de rien, c'était délicieux et ça faisait un bien fou de manger quelque chose de descend et d'appétissant. Elle remarque la curiosité de Mali pour Jim. Il a fait la tête toute la soirée et continue à bouder dans son coin. Il lui donnait beaucoup de fil à retordre mine de rien. Elle fait la moue et soupire.

-Il est de nature grincheuse, ne t'en fais pas. Il n'aime pas trop les inconnus, en particulier les humains.

Elle se retint de rajouter « mauvaise expériences », n'ayant pas spécialement envie de lui confier son histoire et les détails. Et ça éviterait à Mali d'avoir à se sentir obliger de poser la question. La matinée est paisible et Lumen se sent légère. Bien qu'elle était du genre à s'éclipser, le confort l'avait fait resté et très certainement la gueule de bois. Mais au fur à mesure que son estomac se remplissait, plus son état s'améliorait. Elle ne s'attendait certainement aux remerciements de cette homme. Elle tourne les yeux sur lui, un instant surprise mais reprend vite un air plus certain, plus fier. Elle arque le sourcil.

-Au plaisir !

Elle s'en amuse et croque dans sa gaufre avant de se pavaner dans le fauteuil en soupirant.

*Jim, t'avais pas faim, tête de linotte ?*
L'animal tourne la tête, lui lance un regard entre curiosité et rancœur. Puis il s'approche en silence. N'affublant d'aucune parole, Lumen lui donne le reste de sa gaufre qu'il engloutit sans se faire prier. Elle se tend même pour chopper un autre morceau et lui donne la deuxième entière. Avec son caractère ignorant, son refus de parler et sa façon de se comporter, Jim Bim n'avait pas l'air si différent d'un chien qu'on traîne partout et pendant longtemps Lumen était passé inaperçue. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a pu travailler à Perth sans se faire remarquer.

« Hmm bonne question... »

Elle se mord la lèvre, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait faire. Elle vivait un peu sur le moment présent ces derniers temps et ses soirées étaient plus chaotiques que celle qu'elle venait de passé. C'était d'ailleurs l'un des meilleures matins qu'elle avait eu depuis longtemps. Elle soupire, Mali se sent peut-être trop invasif. Elle secoue la tête, lui sourit même pour le rassurer. La jeune Lumen se fait un peu tactile pour le rassurer et pose sa main sur son bras en plongeant son regard dans le sien.

« non non du tout ! T'en fais pas. » Elle reprend sa main. Plus pour elle qu'autre chose. Il l'électrise, la nuit avait donner sa valeur, elle ne voulait pas se montrer trop gourmande.

« J'avoue que je ne suis pas du genre à tout planifier et je n'ai pas vraiment d'obligation qui m'attendent, donc ma réponse sera un peu décevante, mais pas grand chose en réalité. »

Oui, elle n'allait pas dire qu'elle allait récupérer son sac dans les toilettes d'un restaurant, se changer la bas et finir sa journée dans un énième squatte. Elle aimait bien cette idée d'être l'inconnu élégante et un peu désinvolte qu'il a vu la veille. Pas la pauvre minette qui demande de l'aide à chaque rencontre. Peut-être ira-t-elle faire un tour chez Harlan et se poser quelques heures pour s'y détendre en sécurité avant de retrouver l'extérieur. Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à ronger l'ongle de son pouce, l'idée de retrouver un boulot était aussi à l'ordre du jour. Elle se réveille d'un coup et tourne la tête un peu en arrière.

« Et toi beau russe ? »
  
MessageSam 31 Oct - 15:32
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Ils comprennent parfaitement le comportement de Jim Bim une fois celui-ci expliqué par Lumen, sans gêne. Elle doit en avoir l'habitude. Être accoutumée à des sautes d'humeur qu'il imagine récurrents.

« T'inquiète, on connait »

La fourbe lui fait un signe de têt pour désigner Mali. Jim Bim, c'est un peu Mali après l'accident, c'était celui qui avait du mal à placer de l'espoir en l'espèce humaine et vivait bien mieux seul qu'accompagné. Jusqu'à en rechigner la présence de ses parents et s'enfermer des semaines dans sa chambre sans manger jusqu'à ce que son coach de l'époque lui flanque un coup de pied au cul. Il se pose un instant la question de savoir si Lumen est dans le même cas que lui et si c'est aussi d'un coup de pied au derrière dont elle a besoin, mais la question ne trouve pas sa réponse, vite étouffée par la bienséance qu'offre cette matinée. Normalement, à cette heure, il est déjà occupé à terminer la décoration de la maison et à dessiner avec Louise. Pas à prendre le petit déjeuner avec une femme rencontrée la veille, d'ailleurs. Biche comme russe suivent le dingo du regard qui revient bon gré mal gré dans la chambre, effectivement grincheux comme les avait prévenu Lumen. Mali ne s'en formalise pas, et Nuna prend sur elle pour ne pas le prendre personnellement. Elle a toujours eu cette volonté d'aller naturellement vers les autres qu'elle se retrouve bien bridée et frustrée ce matin de ne pas pouvoir discuter gaiement avec Jim Bim. Elle aurait mille question à lui poser, sur l'origine de son nom, leurs origines à lui et Lumen, ce en quoi il s'est transformé lorsqu'ils étaient petits... Mais elle se tait. C'est plutôt Mali qui prend la parole ce matin, sa main attrapant au passage son café qu'il remue alors distraitement, mais arrêté dans son entreprise par le geste de Lumen. Son regard se voile d'une lueur interrogative qui disparaît l'instant d'après. Fugitive. Il ne se braque pas, même s'il doit reprendre rapidement le contrôle sur un frisson désagréable qui voulait naître.

« Quelle tristesse ! »

Il boit une gorgée de son café et le tient avec les deux mains.

« Le genre de trucs que je rêve de faire depuis des semaines : rien. »

Ce qui ne s'autorise pas depuis trop longtemps. Cela expliquerait son léger burnout et sa propension à s'être jeter tête première dans la gueule du loup. Il repose ses yeux glacés sur elle, et se surprend à observer et détailler la couleur de ses yeux en imaginant deux pointes d'aquarelle cérulée sur un portrait fait au fusain. Des traits doux de matière brute. Il a envie de dessiner.

« Je pense que je vais rentrer, ranger un peu la maison, m'occuper de ma fille... »

Lancé un peu trop vite, il se fige quand Nuna l'interroge sur la raison pour laquelle il a dévoilé comme un sauvage son statut de père. Effectivement, c'est un peu brut de décoffrage, et son premier réflexe est de ne pas faire croire à Lumen qu'il l'a prise pour une idiote.

« Je suis séparé. »

Il n'y a pas vraiment les angles, mais c'est sans doute mieux que de laisser planer le doute. Avant, il n'aurait eu aucun scrupule à lâcher une telle bombe et ne pas s'expliquer dessus, mais avant, justement... il n'était pas père. Ce statut relativement récent au final, lui confère une sorte d'honnêteté presque intuitive. Mali n'a plus la même facilité pour mentir, pas concernant sa paternité.

« Du coup, j'vais peut-être être forcé de faire du coloriage, ou faire un gâteau... » Enfin, il se relâche un peu. « Pas grand chose, en fait. C'est du luxe ! »

Son café terminé, il le repose sur la table et attrape une clémentine dont il enlève la peau. L'odeur se répand rapidement et il a l'impression d'être à Noël. Il faut d'ailleurs qu'il pense à appeler ses parents pour organiser les détails... Le second Noël de Louise pourrait être moins chaotique cette année, et se passer dans la magie scandinave... Si son petit organisme y survit.

« Mh, j'y pense. »

Encore en caleçon (et sans tâche de café, félicitons le), Mali se relève et prend son pantalon par terre duquel il extrait son téléphone de l'une des poches. Il revient sur sa chaise et le tend à Lumen.

« Tu peux mettre un faux numéro, mais si tu veux bien me donner le tien, on pourrait se revoir de façon moins alcoolisée. Et sans mes collègues. D'ailleurs j'me demande comment ils ont fini. »

Et les six messages qui clignotent sur ton téléphone entre les mains de Lumen ne vont pas tarder à lui mettre la puce à l'oreille, sans doute.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageVen 13 Nov - 2:15
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Lumen se demande maintenant ce qu'un homme comme lui peut faire de ses journées. Oh oui, elle l'imagine bien occupé entre son travail et ses amis. Pour Lumen, il doit être le genre sérieux qui ne se laisse aller qu'avec l'alcool. Elle était contente qu'il ne puisse pas savoir qu'elle, c'était avec l'alcool et la drogue qu'elle arrivait à s'amuser. Plus rien n'avait de saveur autrement. Sa vie n'avait aucun but ni sens. Elle se contentait de vivre et de passer le temps, cherchant désespéramment ce qui comblerait le vide dans sa poitrine. Mais elle ne s'imaginait pas qu'il aurait eu une fille. Ses yeux s'agrandirent, curieuse, la voilà encore plus attentive, intérêt cacher derrière la tasse qu'elle apportait à ses lèvres. Séparé, le mot suivit assez rapidement. Mais il avait raison de préciser, Lumen était déjà en train de se demandait s'il était ce genre d'homme à laisser femme et enfant chez soit pendant que papa s'amusait. Et même si l'australienne n'était pas une preuve de sagesse, la place de maîtresse lui déplaisait. Elle n'aime pas la trahison encore moins en être l'outil. Elle lui offre un sourire un peu maladroit. Contente qu'elle ne soit pas encore tombé si bas.

Au ton de sa voix, on peut sentir l'amour transparaître quand il pense à sa fille. Des simples phrases, banales, un quotidien qui sonnait presque ennuyantes. Mais avec le passé de Lumen, ses souvenirs. Elle envie maintenant cette enfant dont le père semble très concerné. Jim Bim ne l'avouera jamais, mais cette simple image venait de faire gagné plusieurs point à Mali. Comme Lumen, il souffre de l'absence de parent et sa seule alliée ne lui montrait plus le même respect qu'avant. Tout comme Lumen, il s'était mis à détester Merkeley pour tout le mauvais qui en est ressortie.

-Chanceuse cette enfant. Je suis sûre que ce n'est pas toujours divertissant, mais pour elle, ça sera des bons souvenirs à garder.

Parce qu'elle n'avait que ceux qu'elle s'était créer dans son esprit pendant son enfance. Peut-être les derniers souvenirs d'un peu inquiet quand elle était malade, mais évincé par l'ignorance de son adolescence. Lumen devient silencieuse. Elle l'observe s'habiller, elle avait encore sa chemise. Il faudra bien qu'elle remette sa robe et ses talons. Le bain l'avait détendu et relaxer mais l'idée de remettre ces horreurs aux pieds la rebutait. Ses baskets usés lui manquait déjà. Elle attrape le téléphone en posant sa tasse sur le plateau et arque le sourcil surpris. Elle regarde le cellulaire perplexe. Elle ne sait pas vraiment quoi en penser. Se revoir. Moins alcoolisé ? Il n'aimerait certainement pas la Lumen sobre. Elle était ennuyante et pleine de regret. L'avantage d'avoir l'alcool joyeux était de se montrer sous son meilleur jour. Et bien sur, elle voyait cette proposition comme un recommencement perpétuel. Logan avait bien commencé ainsi. Même si en cette époque, elle s'était amusé à se créer une vie qui n'était pas la sienne. Ça piquait ses tentations.

*Mets ton numéro, de toute manière il ne rappellera pas. Il est juste poli parce que t'a encore sa chemise. *

Elle se mord la lèvre, si Jim ne l'avait pas dit, sa conscience s'en serait charger. Elle pousse un soupire et finit par écrire son numéro et son prénom dans le répertoire.

« Je parie que tes collègues sont rentrés bredouille après avoir payé des multiples verres à plusieurs nanas différentes. Surtout le français ! Il avait pas l'air très subtile. »

Elle rigole un instant. L'idée de l'imaginer en train de draguer complétement bourré s'était immiscé dans sa tête.

« Hmm c'était quoi le nom de tes collègues déjà ? Car je crois qu'ils se sont inquiété que je t'enlèves pour une rançon. »

Elle échange un sourire narquois. Aussi intrusive qu'elle pouvait être parfois, elle ne se serait pas permise d'ouvrir les messages qui lui sont destinés. Mais ce serait marrant de le faire marcher un peu.

« 17 messages ! Ca c'est de l'amour entre homme. « Ou t'es  mec ? » « Tu t'es fait enlevé par la succube ou quoi ? » « Mec, tu nous manques, triste émoticône » Oooow, peut-être devrais-je leur répondre que je t'ai mangé tout cru non ? »

Elle écarte le téléphone quand il se penche sur elle pour récupérer le téléphone, elle rigole et le tiens en arrière. « Hein hein. Pas si vite. » Mais elle ne garde le jeu pas aussi longtemps qu'elle le voudrait. Encore incertaine du caractère du russe. Elle lui rend sans jouer. « Je rigole. Tu as juste reçu plusieurs messages ».

Elle s'écarte et se lève du fauteuil. Allant près du lit, là ou était tombé sa robe, elle dévoile à nouveau son corps sans vraiment de pudeur. Il l'avait vu entièrement nue la nuit dernière, qui avait-il d'autre à préserver. Ce mystère là était consommé à plusieurs reprises. Elle enfile sa robe en se déhanchant légèrement, rabat ses cheveux sur le côté. Le regard bleu inquisiteur sur Mali, elle s'approche de manière féline et lui tourne le dos. « Tu peux m'aider s'il te plait ? »
  
MessageSam 14 Nov - 11:14
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Il se produit quatre, peut-être cinq secondes pendant lesquelles les regards de Lumen et Mali se croisent dans un silence presque religieux. Lancer Louise comme ça au milieu du repas fait probablement l'effet d'une bombe. Il aurait du se taire, rester évasif, mais dans l'hypothèse où il a envie de revoir cette femme aux yeux glacés, il se dit qu'il ne pourra pas éternellement cacher son statut de père. Surtout qu'il en est fier, après en avoir progressivement adopté les habitudes. Ça lui manquerait, les biberons au milieu de la nuit, les larmes de crocodiles parce qu'un crayon de couleur n'a plus de mine, ou les câlins gratuits, "juste parce que". Cacher Louise, ce serait cacher une grande part de sa personnalité. Donc, ce serait mentir. Comme hier soir aucun d'eux ne s'est menti -il suppose-, aucune raison ne le force à commencer ce matin.

« Je l'espère... »

Forcément. C'est demander la lune à un père que de lui dire de ne pas s'inquiéter de l'avenir de sa fille. Surtout dans un avenir aussi hypothétique et chaotique que celui-là. Le regard de Lumen n'évoque ni l'amertume, ni le regret à l'évocation de Louise, aux dires de Nuna. Elle fait attention à ce genre de choses, Bambi. Elle veille à ce que Louise soit un sujet heureux, et jamais un tabou. Que Louise soit toujours la lumière où Mali ne voit que de l'ombre. Lorsqu'elle lui prend enfin son téléphone, lui comme Nuna s'imaginent qu'elle est déjà en train de mettre un faux numéro, mais il n'aura rien à perdre à avoir un message pour demander si elle est libre. La personne à l'autre bout du téléphone pourra simplement ignorer son message ou lui dire que c'est une erreur. Il s'en remettra ; des erreurs, il en a fait plein. L'ambiance se détend légèrement quand Lumen pianote sur son téléphone et l'interpelle à nouveau. Mali lâche son genou atrophié et se ressert un verre de jus de fruits qu'il tient dans sa main alors qu'il lui répond.

« Surtout lui, c'est sûr ! » Aucun des deux n'était subtil, ceci dit. « Le truc c'est qu'ils vont pas me croire vu qu'il y a pas de preuves. »

Sauf qu'il se voit mal lui demander une photo pour preuve de ses collègues. Lui a passé sa nuit et en a des souvenirs (relativement) clairs malgré l'alcool, c'est tout ce qui importe. Mali porte son verre à ses lèvres et boit quelques gorgées qu'il interrompt quand Lumen commence à lire ses messages. Nuna s'inquiète vaguement de cette intrusion dans leur vie privée, mais la nuit agréable et la bonne humeur de Mali ce matin font qu'au lieu de s'énerver, il en sourit et lève les yeux au ciel en hochant la tête. Ça ne l'étonnerait même pas d'eux.

« Dis leur que tu m'as enlevé et demande leur une rançon, on sait jamais ça peut marcher, ils me doivent de l'argent ces deux cons. »

Même de bonne humeur, il essaie de récupérer son téléphone -mollement- et se confronte à l'indocilité de Lumen. Une nouvelle fois. C'est justement ce qu'il a apprécié cette nuit, d'ailleurs. Une fois le portable en main, il constate effectivement la diode qui clignote et la notification d'une demi-douzaine de messages, qu'il ne lira qu'une fois à la maison, ou sur le chemin du retour en taxi. Il a bien fait de ne pas prendre la voiture, d'ailleurs. Il n'ose pas vérifier tout de suite si elle a bien entré son nom et son numéro dans le répertoire, et n'en a de toutes façons pas le temps puisqu'il se relève pour aller l'aider à remettre sa robe.

« Mais volontiers »

C'est là, qu'il prendrait bien une photo. Une image gravée de ce dos nu à la colonne vertébrale apparente, de cette architecture humaine belle dans son imperfection. Au lieu de ça, ses doigts glissent le long du tissu noir et remontent pour rhabiller ce corps exploré dans la nuit noire.

« Faut toujours que les belles choses aient une fin. »

Nuna ne croit absolument pas en sa mine boudeuse. En se penchant sur le lit avec un sourire, il attrape sa chemise libérée de son geôlier et l'enfile pour aller fermer les boutons devant le seul miroir sur pieds de la chambre. Une fois rhabillé, il prend enfin son téléphone et jette un oeil au message de Kelly parmi les autres messages, qui lui demande des nouvelles. Voilà Nuna qui l'engueule de l'avoir laissée sans nouvelles alors qu'il est bientôt midi.

« J'vais devoir y aller, la babysitter va finir par s'inquiéter. »

Et ça va lui coûter des heures supplémentaires. Sa montre, sa veste de costume et sa chaussure une fois récupérées, il plonge le téléphone dans sa poche de pantalon et s'approche de Lumen, Nuna fin prête à partir.

« T'as pas un gilet, un pull ou quoi, pour mettre par dessus ça ? » Dans l'idée, il lui laisserait bien sa veste, mais comme il n'est pas sûr de la véracité de son numéro de téléphone, il n'ose pas vraiment. « A bientôt »

Dans l'espoir qu'elle ne doute pas de cette intention, il agrémente son salut d'un dernier clin d’œil alors qu'il s'éclipse de la chambre pour se rendre à la réception et payer la nuit. Probablement qu'il ne la reverra jamais, mais ses souvenirs, eux, sont encore intacts lorsqu'il claque la porte du taxi, aussi noir que les vagues de tissu lourds qui ont dansé dans sa nuit.
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