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Et si on brisait la glace ? [Pv Apolline]

 
  
MessageLun 14 Mar - 23:07
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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Je suis sur le point d’éclater de rire suite à propos de sa remarque sur mon air grognon lorsqu’une puissante rafale vint percuter la fenêtre qui se trouve non loin de la table où nous sommes installés, me coupant ainsi dans mon élan. Je dois dire que cette soudaine bourrasque m’a surpris et j’observe maintenant la fenêtre avec une certaine inquiétude, comme si la vitre qui nous protège actuellement de ce vent glacial était sur le point de se briser en mille morceaux. Les sourcils froncés, je constate malgré moi que le temps semble s’être considérablement dégradé dehors. J’avais remarqué que la pluie s’était transformée en neige quelques minutes plus tôt, mais le vent semble vouloir se joindre à la partie désormais. Si ça continue comme ça, je vais devoir songer à rentrer chez moi plus tôt pour ne pas risquer d’avoir un accident sur la route qui aurait pu être facilement évité. C’est tout de même étrange, la météo n’annonçait pas de tempête de neige aujourd’hui...

- On pourrait me surnommer Grognon si ça me va si bien que cela, ne puis-je m’empêcher d’ajouter sans cesser de sourire.

Sauf que Grognon, je l’oublie peut-être, mais c’est un nain à la base. Un nain obligé de partager sa magnifique femme aux cheveux noirs avec six autres nains et ce à temps plein. Ouais, je suis vraiment en train d’oublier un détail assez important. C’est charmant comme surnom. Hmm... Grognon Blight. Je crois que je pourrais presque m’y habituer. Le ton amusé de ma daemonne me fait sourire davantage et j’échappe alors un petit rire. Il ne faut pas plus de temps à mon interlocutrice pour deviner le nom de mon métier qui est presque aussi long que mon bras. Oui, mon bras, et non pas une autre partie de mon corps, bande de pervers. Elle est plutôt forte à ce jeu, l’agente immobilière. Je vais devoir faire gaffe si l’occasion de rejouer avec elle se présente un jour.

- Euh, et bien... je ne sais pas, en fait. Tu gagnes ce que tu veux. Tu n’as qu’à me dire ce qui te ferait plaisir.

Danger, danger ! Mais où ai-je la tête ? Alors là, don juan... c’est la meilleure façon de dire à une fille qu’elle peut profiter de ton corps. Enfin, surtout dis comme ça, il est possible qu’elle le prenne dans ce sens. Merde, mais je n’étais pas du tout préparé à ce retournement de situation ! À quoi pensait-elle à me demandant ce qu’elle avait gagné ? Pour une fois, je regrette de ne pas être télépathe au lieu d’être voyant. Toutefois, lorsque mon regard croise le sien, je crois comprendre le fil de ses pensées. La bibliothèque ne semble pas être l’endroit approprié pour la suite des évènements et Apolline s’empresse de me demander si je travail ce soir. Cette question confirme un peu plus l’idée que je m’étais fait de ses intentions. J’hésite un moment avant de lui répondre, conscient des conséquences que cela pourrait apporter.

- J’ai travaillé la nuit dernière et ce matin, mais je suis libre ce soir.

Suivi d’un autre moment d’hésitation. J’ai envie de l’inviter quelque part, d’apprendre à mieux la connaître, mais d’un autre côté, j’ai peur qu’elle me prenne pour un gars avide de plaisirs charnels. Tu sais bien que ce n’est pas le cas. Aller, invite-la donc à faire quelque chose. Pourquoi te priver alors tu as l’occasion de t’amuser ? Merci pour tes conseils, Praline. Après tout, je me fais probablement des idées, comme d’habitude.

- Ça vous dirait de sortir, peut-être ?

Un peu maladroit certes, mais au moins je serai fixé.
  
MessageLun 28 Mar - 11:14
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Date d'inscription : 03/11/2015Nombre de messages : 325Nombre de RP : 91Âge réel : 25Copyright : Air (av) & minori (sign)Avatar daëmon :
Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
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Mon Monsieur Grognon de la soirée a plutôt l'air de se dérider facilement. Entre son boulot prenant et les multiples soirées que je l'ai vu passer dans cette bibliothèque, sa vie ne doit pas être simple tous les jours. Le poids sur ses épaules, bien qu'invisible, transpire par la ride de concentration entre ses sourcils dès qu'il se met à lire, et aux gestes précis de ses doigts lorsque de temps en temps je le vois tourner un stylo entre ces derniers. Sa main ne tremble pas, les gestes sont aussi précis que lors de ses opérations, je suppose. Il doit être fascinant de constater qu'il est probablement un tout autre homme une fois revêtu de sa blouse et avec des gants en silicone sur ses mains pourtant si parfaites. De vraies mains de chirurgien. Rien à voir avec l'homme volontiers taquin qui me fait face ce soir. J'ignore ce que je préfère, entre le fantasme et la réalité.

« Faites gaffe je pourrais vous prendre au pied de la lettre. »

Les surnoms idiots, la spécialité du couple français. Enfin, c'est surtout Léon qui excelle dans ce domaine. Ma moitié grogne vaguement, me jette un regard, mais ne répond pas. Plus souvent sociable dans nos pensées que verbalement, Léon ne se prive pas de ses nombreuses remarques et idioties à l'égard des personnes que nous rencontrons ; et encore, ce soir, mon compagnon de bibliothèque s'en sort plutôt bien. Très bien même : il a le toupet de ne pas répondre à ma question et me propose de choisir moi-même le prix de ma victoire.

« Oh-oh... »
Il n'aurait jamais dû me laisser choisir.
« C'est dangereux de lui laisser son libre-arbitre » maintien le grizzli en fixant le neurochirurgien. Il se permet même de me faire la remarque mentale qu'il l'espère plus malin devant une table d'opération que devant moi. Très intéressée par la tournure que prennent les choses, je remets à plus tard le rangement de mes affaires, pose mon petit tas de feuilles volantes et remet mon menton sur mes mains jointes.

« L'écoutez pas »

Je suis d'humeur clémente ce soir.
Puis il est libre ce soir, ça change la donne non ?
Tu parles. T'en f'rais qu'une bouchée. Sois sympa avec lui, il a pas l'air trop méchant.

Mes yeux se reposent sur les fenêtres qui subissent les assauts du vent. La neige ne semble pas d'humeur aussi clémente que moi ce soir. Est-il sage de programmer une soirée alors que le blizzard fait rage ? Est-ce qu'il y a au moins encore des taxis à cette heure là ? Avec le pick-up en réparation pour le moment, il était hors de question de me risquer à une autre panne au milieu de nulle part. Et merde, j'ai foutrement envie d'un bain chaud maintenant. J'observe à nouveau l'homme qui me fait face. J'ai envie de lui répondre que ça dépend s'il me donne son prénom ou non, mais le mystère n'est pas désagréable.

« J'ai peur que le programme soit vite restreint avec ce temps. » Mais je ne me laisse pas abattre par une petite tempête de neige. « Cela dit... »

Mes affaires rassemblées, je prends un de mes stylos, me lève et fais le tour de la table pour le rejoindre. Sous le regard de Léon qui me supplie d'être un peu délicate pour une fois, je prends de force l'une de ses mains pour écrire sur son avant-bras mon numéro de téléphone. Sous le regard surpris -jalouses?- des deux autres femmes à la table d'à coté.

« C'est mon numéro. »
Il n'avait pas deviné peut-être.
Chut

« Si vous vous sentez trop seul ce soir. Ou un autre jour d'ailleurs. Entre deux opérations. Je réponds assez rapidement en général, sauf quand je suis avec les chevaux. »

Oui j'ai des chevaux. Ça va lui faire beaucoup d'informations à ingurgiter d'un coup, mais ça doit être mon côté renversant.

« Et c'est Apolline mon prénom. Pour enregistrer le contact. »

Ou pas d'ailleurs. Il peut aussi très bien frotter au savon le numéro écrit au stylo sur son bras dès qu'il rentre chez lui ce soir.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageLun 30 Mai - 3:22
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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L’avertissement de l’ours me fait hésiter un moment et je regrette presque d’avoir contourné la question de la jeune femme pour ne pas y répondre directement. De toute façon, avec le mauvais temps qui court dehors, je crois que nous avons la même idée en tête pour terminer cette journée en beauté... D’un côté, je n’ose pas le lui demander à voix haute, de peur de paraître d’un gros pervers dégueulasse et aussi de me faire entendre par les quelques personnes qui sont assises non loin de nous. Elle me regarde droit dans les yeux, son menton posé sur ses mains jointes. Comment suis-je censé résister à cette femme ? Sans la quitter du regard non plus, je hausse un sourcil pour démonter mon amusement face à cette situation qui pourrait avoir un tout autre dénouement que ce que j’avais prévu au départ. Une soirée plutôt chaude en perceptive... pourquoi pas !

- Si le mauvais temps nous empêche de faire certaines choses plaisantes...

Je suis soudainement coupé dans mon élan en voyant la jeune femme s’empresser de ramasser ses affaires pour seulement garder un stylo avec elle. Je me questionne sur l’utilité de cet objet alors qu’elle s’approche de moi. Qu’a-t-elle l’intention de faire ? Je suis surpris lorsqu’elle me saisit la main pour la retourner, dévoilant ainsi mon avant-bras sur lequel elle se met à écrire quelques chiffres. Je dois avouer que je ne suis pas que surpris, mais bien stupéfait par son geste. Intrigué, je fronce les sourcils en penchant la tête sur le côté pour tenter de lire ce qu’elle écrit. Tiens, son c’est son numéro de téléphone, intéressant. Elle semble être partante pour passer aux choses sérieuses un autre jour, moi qui était persuadé qu’elle était autant chaude que moi pour ce soir... Je suis tristesse et déception.

- Pourquoi pas ce soir ? Je suis entièrement libre, vous savez, ajoutai-je en parcourant rapidement son corps du regard, incapable de résister à la tentation. Enfin, c’est comme vous voulez. On pourrait se rendre chez moi, je n’habite pas très loin d’ici et les routes ne doivent pas êtres trop enneigées à cette heure-ci.

Apolline. C’est un charmant prénom. Tu l’as dit. Vous semblez partager la même passion en plus, puisqu'elle a des chevaux. L’enthousiasme de Praline est contagieux, apparemment. Le fait qu’elle ait des chevaux éveille ma curiosité, d’autant plus que je possède mon propre étalon depuis tout récemment, mais je préfère aborder ce sujet plus tard, par précaution. Si je veux passer un peu de temps au lit avec elle ce soir, il vaut mieux que je ne change pas trop de sujet. Toujours souriant, je jette un regard à la jeune femme avant de sortir mon portable de mon sac pour y entrer mon nouveau contact. Très chère Apolline, j’ai vraiment hâte d’apprendre à mieux te connaître.

- Je vais le garder précieusement si une autre occasion se présente, si vous voyez ce que je veux dire... dis-je en lui faisant un petit clin d’œil.

Maintenant, il serait logique que je fasse de même avec mon propre numéro, non ? Ouais, je crois que c’est la meilleure chose à faire. Elle acceptera peut-être plus facilement de te suivre jusqu'à la maison... Ou pas, on verra. Tout en ramassant un peu mes choses pour ensuite les ranger dans mon sac, impatient de quitter cette foutue bibliothèque, je garde un morceau de papier pour y inscrire mon propre numéro. Avec un petit sourire en coin, je le tends ensuite à la jeune femme, ignorant si elle a l’intention de m’ajouter dans ses contacts ou non.

- Au fait, je m’appelle Byron.

Un prénom peut commun qui va sans doute éveiller sa curiosité, mais là n’est pas le plus important. Pas dans l’immédiat, du moins.
  
MessageSam 18 Juin - 14:44
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Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
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Le regard de Léon se fait sentir dans mon dos. Il est ra-vi de voir qu'il me faut faire face à quelqu'un qui n'a pas froid aux yeux. Le fourbe : c'est censé faire fuir une femme aussi rentre-dedans, c'est quoi qu'il a pas compris ? Tu vas bouder ? Tu vas finir en carpette devant le feu de cheminée si tu continues. T'as de la chance que j'ai les mains occupées à écrire stupidement mon numéro de téléphone sur son bras. Et qu'il sait occuper mon esprit.

Les yeux jusqu'à maintenant rivés sur son bras, concentrée comme je l'étais à inscrire de jolis chiffres plutôt qu'un brouillon incorrect sur son avant-bras, je m'arrête avant le dernier chiffre, son bras toujours tenu dans mes mains, et l'observe longuement, une petite moue glissée au creux des lèvres.

« Vous avez pas peur, vous. »

Vous. L'insistance subtile se tenait dans sa singularité à accepter qu'une tornade brune entre ainsi dans un petit coin tranquille de sa vie et même de tisonner les flammes avec quelques piques bien placées. Peut-être que les recherches immobilières peuvent attendre un peu ? J'ai un appartement à visiter, d'après ce qu'il dit. Le dernier numéro écrit sur son bras, je le libère enfin, m-figue mi-raisin. Rageuse d'avoir été prise à mon propre jeu, mais ravie de la suite qui se profile.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Tu me demande à moi ? C'est à toi que Docteur Mamour a proposé, moi je te suis si tant est que je rentre dans la voiture. Tu devrais regarder Grey's Anatomy plus souvent, c'est plus qu'une piste d'aéroport qu'il te fait, là.
Si ça se trouve il va m'attacher à une table d'opération et faire des expériences sur moi.

C'est tellement ridicule que le grizzli se cogne la tête sous la table à avoir voulu se cacher pour rire. De loin dans la salle, l'on entend des "chhhhst".

« On gêne, je crois. »

Mon plus beau plaisir serait de passer devant les gamines de la table plus loin avec le beau chirurgien à mon bras, juste pour voir la tête qu'elles font. Mais cela impliquerait de ne pas me contenter d'être raccompagnée à la porte de la bibliothèque. On dirait une adolescente qui prépare un mauvais coup.

« Byron. » Intéressant. Elle fixe le petit bout de papier. « Je vous raccompagne ? Les routes sont peu sûres, on ne sait jamais qui on pourrait croiser. »

Est-ce qu'à lui aussi, il lui faut une piste d'autoroute avec des néons lumineux pour le guider, ou est-ce qu'il comprend rapidement ? J'ai un petit sourire victorieux, mes dossiers sous la main, en attendant qu'il s'apprête à se lever également pour sortir affronter le blizzard. Ma tenue n'avait rien d'adapté -les hivers américains sont nazes. Il faut se couvrir pour aller dans un endroit où l'on va finir par se dévêtir.

J'attrape mon manteau resté pendu à la chaise, et le glisse sous mon bras avant de l'emporter avec moi le long des allées silencieuses. Non sans un regard vers les trois enragées obligées au mutisme. J'ai le médecin sous le bras, jalouses. Je sais pas trop ce que je vais en faire, mais j'ai tout le trajet pour trouver une idée à lui proposer. Et ça vient vite.

« Où est-ce que vous m'emmenez ? »

Joker. Je lui laisse les cartes en main, quelques secondes, qu'il en profite. Après, une fois dans la tempête de neige, il sera difficile de changer d'avis.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageMar 12 Juil - 15:18
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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Je n’arrive pas encore à en croire mes yeux, surtout après l’audace que je viens d’avoir envers cette femme. Je ne suis pas du genre à pousser la chose à ce point normalement, mais avec elle... je ne sais pas, c’est différent. J’ai poussé ma chance un peu plus loin pour voir ce qui se passerait et elle ne semble pas avoir décliné mon offre une seule fois... Enfin, je me trompe peut-être, mais pour qu’elle prenne la peine de me donner son numéro de téléphone, ça doit vouloir dire qu’elle est forcément intéressée. En y repensant bien, je n’aime pas me montrer si entreprenant avec une dame pour ainsi parvenir à mes fins, étant donné que j’ai presque l’impression de lui tordre un bras pour qu’elle accepte de me suivre jusque chez moi. Ce n’est sans doute qu’une impression et malgré le fait que je n’ai pas l’intention de le dire à voix haute, je ne me suis pas sentit moi-même lors des précédentes minutes.

Dans tous les cas, il est grand temps pour nous de quitter les lieux. Au diable les recherches, j’ai quelque chose de bien plus amusant qui se profile à l’horizon et je n’ai pas envie de manquer ça. Après avoir terminé de ramasser mes affaires sous les regards noirs des gens aux alentours, je me tourne vers Apolline qui ne tarde pas à saisir mon bras lorsque je le lui présente. Tiens, ça fait longtemps que je ne me suis pas retrouvé dans cette même situation... et le fait de recommencer n’est pas pour me déplaire. Mon sourire s’élargit alors que je me dirige finalement vers la sortie de la bibliothèque où nous attend une bonne rafale de vent glacial accompagnée de neige et de d’autres trucs insupportable pour un Australien comme moi peu habitué à l’hiver.

Tu sais attirer l’attention, don juan. Il semblerait que ça plait à certaines filles et pas à d’autres... ajoute-t-elle mentalement tout en étouffant un petit rire en pensant aux pimbêches non loin de là qui n’avaient pas arrêter de nous demander le silence. J’ignore où l’on se dirige comme ça, étant donné qu’elle n’a pas sembler chaude à l’idée de me suivre jusqu’à chez moi en attendant que la tempête se calme. Du coup, je ne sais plus trop quoi faire. Je suis prêt à la ramener chez elle en cas de besoin, mais si elle habite loin, ça risque d’être compliqué sur le chemin du retour avec toute cette neige qui s’accumule rapidement... C’est à ce moment que la jeune femme me demande notre destination et, interrompu dans ma réflexion, je me tourne vers elle en lui souriant.

- Chez moi, comme convenu.

Comme je ne sais pas sur quel pied danser, je préfère m’en tenir à ma première idée. Si Apolline ne désire vraiment pas me suivre, elle va forcément me le dire. En tout cas, j’essaie de mon mieux de l’observer pour tenter de connaître la moindre de ses pensées, mais pour le moment, c’est sans succès, le néant total. J’ouvre finalement la porte de la bibliothèque pour ainsi nous exposer à la tempête. La lynx, qui nous suivait tranquillement jusque là, accélére le pas une fois dehors pour s’approcher le plus rapidement possible de la voiture pour s’y mettre à l’abri de la neige. Alors que nous avançons vers les véhicules, je suis impatient de connaître le verdict de la situation. Malgré ma subtilité, j’ai hâte de voir si elle a bien compris mes intentions pour terminer cette soirée en beauté.
  
MessageMar 19 Juil - 20:05
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Il doit avoir envie de se changer les idées, ton docteur Mamour. Beurk, pitié. Entre le pauvre type de la série télévisée et 'mon' docteur à moi, y'a pas photo. L'autre est gominé jusqu'au crâne, son sourire pue l'hypocrisie et il ne sait même pas s'il aime la femme de sa vie ou s'il lui préfère son métier. J'imagine que je préfère que Byron préfère son métier à moi : moi on m'oublie vite, c'est plus facile comme ça, l'éphémérité me réussit mieux, alors que son job, ça doit être sa vie. Il suffit de le voir au milieu de la bibliothèque à s'infliger encore de l'anatomie sur papier au lieu d'essayer la vraie anatomie. C'était si triste que tu t'es sentie obligée de lui proposer un cours magistral, du coup, ricane Léon dans mon esprit, tout à coté de nous le long de l'allée qui mène à la sortie. Pscht, sors de ma tête toi.

Oh allez, la pioche n'est pas si mauvaise. Byron doit savoir y faire avec ses mains pour être neurochirurgien. On rigole pas avec ces choses là. Le cerveau et ses capacités exploitées à minima parce qu'on n'en connait pas tous les recoins. Est-ce qu'il a déjà opéré un daëmonien ? Si oui, est-ce que son cerveau était différent ? Une fois au chaud -qu'importe la manière- il faudra que je lui pose la question. J'excelle dans l'art des tissus, pas dans la science. Peut-être qu'il a pas mal de choses à m'apprendre. Sauf ce soir. L'un aura beaucoup à enseigner à l'autre. La soirée qui se promettait ennuyeuse et studieuse s'avère en fait bien plus intéressante que prévue. Les recherches immobilières peuvent attendre : je vais visiter un appartement, ça compte non ?

La température qui se rafraîchit dans le hall de l'entrée ne faiblit pas notre inspiration. C'est Léon, avec son épaisse fourrure, qui me tient chaud. Ben te gêne pas, accuse moi ! La pochette de l'ordinateur coincée entre mon coude et ma taille, je secoue ma veste -pas parée à de tels froids, mais il parait que j'aurais pas froid longtemps- avant de l'enfiler par un bras, puis me débrouiller pour enfiler l'autre sans faire tomber l'ordinateur. Gagné.

Je répète, sur un ton curieux.
« Chez toi. »

C'est direct, au moins. Il a même le droit à un haussement de sourcil, agrémenté d'un petit sourire en coin. Juste de quoi faire vibrer les tâches de rousseur. On se demande qui raccompagne qui. J'espère qu'il ronronne aussi bien que ce que le gros chaton à ses côtés le laisse présager.

« J'espère que vous avez le chauffage chez vous. »

Ma tenue a rien d'adaptée pour un blizzard. J'avais pas prévu la tempête. Ni de rentrée accompagnée. Enfin : d'accompagner quelqu'un. Il faudra prévoir d'appeler un taxi une fois... ouais non. Je suis mauvaise pour prévoir des trucs. J'avais prévu de bosser ce soir, pas exemple. Pas de me laisser emmener par Docteur mamour chez lui et me risque à être une expérience de scientifique fou. L'idée me fait frissonner : j'ignore si c'est d'excitation ou de terreur.

Les portes vitrées automatiques s'ouvrent à notre approche. Mes cheveux s'envolent immédiatement en claquant contre mes oreilles, et ces dernières sifflent de protestation sur le chemin menant à sa voiture. Il n'y en a pas énormément sur le parking, rares sont les fous venus travailler à la bibliothèque, et il a l'air de savoir où il va. Bon point.

J'espère qu'il a un radiateur. Du bon vin. De la bonne musique (et des sujets de discussion plus variés que l'anatomie).

« C'est mon carrosse ? »

Pas trop de gêne : j'ouvre la portière passager et m'y engouffre pour éviter que la neige n'envahisse l'habitacle, et j'attends patiemment que Léon daigne monter -comme il peut, le pauvre- et de ne plus être seule. Si ça se trouve, c'est un psychopathe qui va nous emmener sur un chemin de forêt. C'est plus pour lui que je me fais du souci si c'est le cas. Et s'il y a un souci, je donne pas cher de la tôle de sa voiture. Rester maître en cas de pépin a un coté rassurant. Ça me permet d'accepter les avances à demi-mot d'un inconnu en pleine bibliothèque. Ce qui me fait penser qu'on aurait pu faire ça dans la bibliothèque, en fait.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageMer 3 Aoû - 16:58
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Byron BlightBouffeur de cerveau
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- Ne vous inquiétez pas. J’ai tendance a avoir froid depuis mon déménagement et le chauffage est toujours élevé dans la maison. Sinon, j’ai des tonnes de couvertures et je pourrais même faire un feu.

Je tente de rassurer ma compagne tout en m’avançant vers mon et c’est à cet instant que je prends soudainement conscience d’un petit problème. Enfin... c’est plutôt Praline qui me le fait remarquer. Ma voiture est beaucoup trop petite pour nous accueillir tout les quatre et je songe rapidement à une solution. Pour que Léon puisse monter, je suis obligé d’abaisser les sièges arrière et de garder ma daemonne sur les genoux tout au long du trajet et encore, je doute que l’ours y soit confortable. Au moins, le trajet ne sera pas très long et je n’aurai pas à endurer le poids de ce gros chat trop longtemps. C’était ton idée de les inviter à la maison, alors arrête de chialer. Tu savais dans quoi tu t’embarquais. Peut-être, mais j’avais oublié ce détail. Au final, tant que tout le monde est à l’intérieur et que la voiture a encore assez de force pour rouler malgré la tempête, c’est tout ce qui importe.

Quelques minutes plus tard, l’engin se gare dans le garage. Le moteur se tait finalement et je dois avouer que je suis grandement content d’être de retour, surtout avec la météo qui ne cesse d’empirer. Les routes sont encore praticables, mais je sens que cela ne sera plus le cas en fin de soirée. Sans perdre davantage de temps, j’ouvre la portière pour permettre à Praline de sortir, ce qu’elle fait rapidement. Je fais de même ensuite pour ouvrir la porte de la maison et ainsi inviter Apolline à y entrer. Ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux d’être ici que dehors avec ce mauvais temps qui laisse présager l’arrivée imminente de l’hiver. Sans cesser de sourire, je m’avance vers l’entrée pour y déposer mon manteau et celui de ma chère invitée.

- Si la température ambiante ne vous convient pas, n’hésitez pas à me le dire. Surtout, faites comme chez vous.

Praline doit se retenir de rire en me voyant parader comme ça, mais elle en a déjà vu bien d’autres. Pour ne pas risquer de nous importuner, elle s’éloigne rapidement vers le salon où l’y attend son confortable petit panier. De mon côté, je fais faire une rapide visite du rez-de-chaussée à la jeune femme en espérant qu’elle puisse s’y sentir plus à son aise. Pour l’étage, je crois que ça peut attendre un peu. Je l’emmène ensuite vers la cuisine en espérant qu’elle n’ait pas de doute quant à la propreté des lieux. Il m’est impossible de quitter la maison si tout n’est pas bien nettoyé et rangé.

- Alors, vous désirez quelque chose ? J’ai du vin, de la bière, de la vodka... un chocolat chaud, peut-être ?

Pourquoi ne pas lui proposer ton corps ? Je suis sûre qu’elle aimerait ça. Gêné par son commentaire, j’essaie de me changer les idées tout en gardant mon éternel sourire. Je tiens à ce qu’Apolline se sente bien, surtout si elle accepte de dormir ici, ce qui serait plus prudent selon moi avec la neige recouvre déjà la grande majorité des routes. En attendant sa réponse, je me demande si je ferais mieux d’aller faire un feu même si, selon moi, la chaleur est déjà bien agréable dans la maison.

Spoiler:
 
  
MessageJeu 4 Aoû - 20:28
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Les paysages défilent tristement. C'est fade, l'hiver, ça n'a pas de couleurs, ça ne possède ni l'éclat de l'été, ni la fraîcheur tendre du printemps. Le froid mord, vif et puissant. Je rêve de la chaleur du Roussillon, des abricots qui dorent sous la caresse du soleil et des feuilles de vigne qui vibrent sous le mistral. Le genre de trucs qu'un américain dans son genre ne doit pas connaître, et je parie que tu vas lui faire découvrir ? C'était dans l'idée. Pourtant, je n'ai pas la prétention d'avoir cette faculté. J'en ai d'autres, certes, qui me permettraient de rentrer chez moi sans encombres s'il s'avère mal intentionné. Comment ne pas tomber dans le traquenard comme une adolescente avec cette gueule d'ange, aussi ? Merci les séries télévisées qui aiguisent et précisent le fantasme du docteur. C'est ce qu'on va faire, non ? Jouer au docteur. Pitié...

Rien ne sert d'observer à travers la fenêtre. Le blizzard grandissant occulte la vue. Je me demande comment il peut conduire avec autant d'assurance, en omettant le fait qu'il connaisse probablement le chemin jusqu'à chez lui par coeur. On n'y voit pas à vingt mètres.

« Un feu ? »

Elle le fait répéter avec le sourire, son imaginaire rendant délicieuse l'idée de grosses couvertures près d'un feu. Il compte réaliser combien de fantasmes, ce soir ? Entre les peaux de bêtes près du feu et le docteur... Manquerait plus qu'il ramène une copine pour me faire plaisir. Ce qui devait être un rire de la part du grizzli devient un grognement saccadé, mais heureusement pour eux, le quatuor sort à nouveau dans le froid et claque les portes de la voiture une fois à destination. Le grizzli s'étire en sortant et prend son temps pour rentrer, nullement gêné par les épais flocons qui tourbillonnent.

Ma veste trop fine et moi, par contre, on entre volontiers chez Byron. Je sens mes joues me brûler de la différence de température, mon corps entier accueillant cette tiédeur avec bonheur. Je lui tends ma veste inutile et secoue mes cheveux à l'aide de mes mains pour en sécher le plus possible. Léon nous a enfin rejoint et demeure dans l'entrée, ne voulant pas risquer de déplacer ou briser quoi que ce soit avec sa grosse carcasse. Tu sais ce qu'elle te dit ma-

« C'est déjà bien mieux que dehors, on va pas se plaindre. Puis j'ai un radiateur ambulant là -je fais un signe de tête vers Léon qui marmonne un truc en réponse-J'ai jamais vraiment froid. Enfin, faut dire qu'ici les hivers sont plutôt rudes. En France on avait quelque chose de plus doux. »

Mes yeux glissent sur les détails de l'appartement. C'est rangé. Trop rangé. Trop propre, trop soigné. On va y mettre un peu de bazar, ça me détendra. Mes doigts glissent le long de l'îlot central dans la cuisine. Plus spacieux et rangé qu'au chalet. Mais moi aussi j'ai un tapis avec un coin de cheminée. D'abord.

« Du vin ?
- Attention terrain miné ! prévient Léon.
Byron parle à une française, il le sait maintenant.
- Tout me va, je suis pas très difficile ! Après... c'est vrai que vous m'avez vendu du rêve avec la cheminée, alors un bon verre de rouge près du feu me paraît pas trop mal pour commencer. »

Pour commencer quoi ? Je pince mes lèvres entre elles pour ne pas sourire, profitant qu'il ait le dos tourné ; même si Léon, dans son pragmatisme éternel, rappelle que le gros chat Praliné veille au grain quand même. Nous sommes dans sa demeure, après tout. J'aime l'idée de la chasse gardée. A part elle, il ne semble pas y avoir de présence féminine dans cette maison ; rassurant. Je serais pas l'amante qui brise un couple. C'est dur pour leur conscience, pas pour la mienne, mais cela reste gênant d'interférer dans des histoires de couples. Les deux mains appuyées sur l'îlot de la cuisine, je l'observe sortir une bouteille, sourcil arqué en attendant de voir le goût plutôt que de me fier au verre opaque d'une bouteille. Ça peut être trompeur : une belle bouteille peut cacher de la piquette. Comme les paquets cadeaux. Comme les hommes. Cela dit, le paquet est sacrément sympa. Surtout de dos.
Surtout, rester sérieuse. J'attrape le verre rempli qu'il me tend.

« Pas de garde, ce soir ? Pas de risque de bipeur incongru ? »

Ça pourrait être marrant de se rhabiller en quatrième vitesse et de devoir partir aussi vite que lui... ou de rester à parfumer ses draps quelques minutes et repartir comme si de rien n'était.
Il a ton numéro.
T'imagines, entre deux gardes ?
Tu regardes TROP Grey's Anatomy. Beaucoup trop.

AVENGEDINCHAINS
  
MessageSam 27 Aoû - 22:16
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Date d'inscription : 14/06/2015Nombre de messages : 136Nombre de RP : 55Âge réel : 23Copyright : AKI' ♥Avatar daëmon :
Byron BlightBouffeur de cerveau
(ʘ︿ʘ)
Je n’ai plus d’incertitude à avoir. Les désirs d’Apolline sont clairs et je n’ai pas à m’en plaindre. Ça fait plaisir, sérieusement. Combien de fois ai-je côtoyé des femmes qui n’osaient jamais me dire ce qu’elles voulaient de peur que je les trouve trop exigeantes ou que je les juge d’une quelconque autre façon ? Je dirais que c’est arrivé un peu trop souvent. Praline a raison, comme toujours d’ailleurs. Avec celle-ci, j’ai l’impression d’en avoir moins lourd sur les épaules et je lui en remercie. Une coupe de vin rouge près d’un bon feu, que demander de mieux avec une telle soirée où il fait mauvais dehors.

Évidemment, notre visite s’est terminée dans la cuisine. Je sens l’esprit de ma daemonne frôler le mien à cette remarque, mais étrangement, elle se retient d’ajouter quelque chose. Elle doit en avoir dit suffisamment depuis le début de la soirée et je suis bien content qu’elle n’ait pas profiter de la situation pour me gêner davantage. J’esquisse un sourire à Apolline avant de me détourner de l’îlot principal pour ouvrir la dite bouteille et ainsi lui servir un verre, malgré l’avertissement du grizzli. J’espère qu’elle aimera ce vin importé d’Australie, soit l’endroit d’où je suis originaire, même si elle vient d’affirmer qu’elle aime tout en matière de vin. Intrigué par ce qu’elle vient de dire, je l’observe d’un regard malicieux avant de prendre une première gorgée de cette boisson rouge alcoolisée.

- Et bien, j’ignorais que vous étiez française. Je suis ravi d’en apprendre un peu plus sur vous, enfin... Vous avez d’autres petits secrets comme celui-là ?

Puis, après une petite pause, je réponds à sa question.

- Non, je ne suis pas de garde ce soir. Je suis libre comme l’air jusqu’à demain.

Une française qui travaille dans l’immobilier et un australien qui farfouille les cerveaux. On forme vraiment un beau duo. Ou une belle paire de bras cassés. Merci Praline, c’est gentil. Du coup, j’observe de nouveau la jeune femme avec davantage de curiosité à son égard, tout en essayant de me souvenir des quelques mots français que je connais. Cela fait longtemps que je n’ai pas eu de cours de langue et j’ai peur de prononcer un truc qui serait mal interprété par mon invitée. Après quelques secondes d’hésitation, je finis enfin par me lancer avec ce simple mot francophone tout en levant ma coupe dans sa direction.

- Santé !

Suivi d’une seconde gorgée. C’est pathétique, je sais, mais difficile pour moi de faire plus dans les circonstances. Ah bon ? Tu penses trop à ta fin de soirée, c’est ça ? Quand l'ambiance sera plus chaude ? Bon, passons au feu maintenant, ça vaudra mieux. Ignorant le lynx, je guide Apolline jusqu’au salon et où je me met désespérément à chercher la télécommande. À mon plus grand soulagement, je réussis à la trouver au milieu des cousins présents sur le canapé et je la pointe ensuite vers le foyer pour allumer ce dernier. Oui, bon... j’ai oublié de mentionner qu’il s’agissait d’un foyer électrique. La chaleur et la lumière diffusée ne sont pas les mêmes que sur un véritable feu avec des bûches comme on peut le voir dans plusieurs autres maisons, mais il va falloir faire avec pour ce soir.

- Je suis désolé que ce ne soit pas un vrai foyer... est-ce que je suis pardonné ?

Autant en rire, non ? D’un geste de la main, j’invite la jeune femme à prendre la meilleure place du canapé blanc en forme de L qui prend presque tout l’espace de la pièce. Enfin, presque... j’exagère un peu. Je prends place à ces côtés sans cesser de sourire. Je suis vraiment content d’avoir de la visite à la maison.

- Vous venez de quelle région en France ?

Je ne connais pas beaucoup le pays, mais je suis curieux et impatient d’en apprendre davantage sur le sujet.
  
MessageSam 10 Sep - 12:37
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Date d'inscription : 03/11/2015Nombre de messages : 325Nombre de RP : 91Âge réel : 25Copyright : Air (av) & minori (sign)Avatar daëmon :
Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
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En plus des entrevues chuchotantes dans les bibliothèques par temps de blizzard, on peut supposer sans mal qu'il apprécie aussi le côté exotique de la langue française. J'ignore pourquoi ça marche à peu près avec tous les américains : qu'est-ce qu'ils ont pu entendre sur les françaises pour s'enorgueillir d'un rencard avec elles ? Du nombre de préjugés entendus -même en France-, je sais qu'elles sont réputées pour être particulièrement libertines, bonnes en French kiss et poilues. Mais ça c'est à cause de Léon, si c'est le cas. Je t'ai entendue.

« Plein d'autres, mais j'en garde un peu pour plus tard, sinon c'est pas drôle. »

Regard entendu avec Léon, puis avec Byron. Il doit bien se douter que je ne vais pas lui tomber toute cuite entre les mains (physiquement c'est moins sûr) et qu'après être repartie il n'aura eu droit qu'à la face visible de l'iceberg. Le grand verre rempli dans ma main, j'observe la robe rouge du vin glisser dans le récipient et y dessiner quelques vagues transparentes, avec le reflet de Byron déformé à travers l'objet. Je dois l'abaisser pour l'observer grandeur nature - et ce que j'y vois me plait. Ce que j'entends également. Rien ne presse, donc.

« Ravie de l'entendre »

Cela veut conséquemment dire que j'y ai le droit pour moi toute la nuit jusqu'au matin. Ce qui me laisse pas mal de choix pour occuper toute la nuit. Il doit bien y avoir quelques pièces sympathiques à explorer en plus du feu de cheminée. Je lève mon verre à sa santé, un sourire aux lèvres en essayant de trouver toute une liste d'occupations pour la nuit.

« Cheers »

Le pas nonchalant, je le suis jusqu'au coeur du séjour, et ôte mes chaussures avant de poser les pieds sur le tapis histoire de ne pas l'abimer. J'ai bien moins de considération pour les choses matérielles au chalet, mais n'importe qui pourrait s'offusquer de mon manque de savoir-vivre. Et je compte pas donner d'occasions à n'importe qui de rajouter encore des préjugés sur les français.

« Vous m'aviez menti pour le feu » Mes yeux longent le foyer électrique, mais je finis par sourire. La prochaine fois -s'il y a prochaine fois- je l'amène au chalet, il verra ce que c'est un vrai feu. « Je sais pas encore si j'vous pardonne, je vais en discuter avec mon avocat et je vous dis ça rapidement. »

Pliant une jambe sous mes fesses, je m'assois à mon tour sur le grand canapé, le buste tourné vers lui et le coude posé sur le dossier pour tenir mon verre, auquel je prends une autre gorgée avant de répondre à sa question.

« La région Occitane, c'est vers la Méditerranée et tout proche de l'Espagne. Les gens y sont bien plus chaleureux que Paris, mais je sais pas pourquoi tous les touristes s'obstinent encore à aller à la capitale. Même moi en y ayant fait mes études pendant 5 ans, j'attendais qu'une chose, c'était de retourner dans le sud. »

Les gens y vivent plus sereinement, s'octroient des siestes, vont à la plage après le boulot, dorment sous les oliviers, jouent à la pétanque sur la place de Castelnou et s'aiment comme des enfants. Pas de non-dits. Un petit côté un peu sauvage, aussi, mais ça seuls les parisiens me le disaient. Ça devait être juste toi, pas tous les sudistes.

« Je vous ferais bien visiter, mais il parait que les jurons le pastis et les nudistes sur la plage font un peu peur aux touristes. »

Je bois une autre gorgée et penche la tête sur le côté, les yeux rivés sur lui. Il a le visage éclairé par les (fausses) flammes, c'est agréable. Ça lui rajoute un petit côté chaud -qu'il avait déjà pour partie, certes.

« J'vous laisserai probablement un aperçu de ce que c'est, avant que vous y mettiez vraiment les pieds. »

AVENGEDINCHAINS
  
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