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Pray for Paris.

 
  
MessageSam 14 Nov - 16:46
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Date d'inscription : 03/11/2015Nombre de messages : 325Nombre de RP : 91Âge réel : 25Copyright : Air (av) & minori (sign)Avatar daëmon :
Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
(MODO)

+1 pour le discours de Charlie
Je l'ai (ré)écouté ce matin via le journal FB d'un amie, il m'a fait beaucoup (BEAUCOUP) de bien.
  
MessageSam 14 Nov - 17:20
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1341Nombre de RP : 120Âge réel : 22Copyright : Valyrian Steel / Erwan (pour Lewis) / Eriam (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanNothing will be the same...
Je vais sûrement passer pour la méchante, l'insensible de service eh bah tant pis ! ça va peut être choqué certains, mais je n'arrive pas à être réellement choquée. Bon si, ça me choque mais pas au point d'en être perturbée, de me sentir mal. La mort s'est abattue sur Paris hier, j'ai stressée pour mes proches qui sont sur Paris et les alentours. Sur le coup même, j'ai dis à mon ami qu'on attendrait dimanche pour se confirmer qu'on irait lundi voir Spectre. Mais je n'arrive pas à être choquée, vraiment choquée. Moi ce qui me choque, mais qui me choque vraiment vraiment quoi. C'est qu'une petite fille s'est fait sautée dans un marché à Bagdad (ça remonte un peu). Une petite fille merde ! Certes, y a eu des explosions hier, au Stade de France. Attentat un peu raté au passage, parce que s'ils avaient voulu faire beaucoup de morts (bon ok, y a beaucoup de morts mais c'est un total) ils auraient dû attendre la sortie des supporters. Je passerais les détails mais voilà. C'est plus les attentats explosifs qui me choquent vraiment, les fusillades, je n'y arrive pas. Peut-être parce que les fusillades c'est plus générale, on en voit un peu partout, aux USA par exemple, y a des gens qui fusillent. Les fusillades dans les écoles me choquent. Mais les fusillades d'hier, je n'y arrive tout simplement pas. Y a p'tête quelque chose qui déconne chez moi ? Je m'attend toujours à plus de la part des terroristes. Je m'attend aux explosions, aux attaques chimiques (et bio-chimiques), certes aux fusillades. Mais hier, je n'y arrive tout simplement pas ... pourtant, je suis en deuil pour la France, pour Paris. J'envois mon soutien et mes condoléances aux familles, tout mon soutien et je leur souhaite bien du courage pour les blessés qui luttent actuellement pour leurs vies. J'ai été touché de voir que certaines célébrités avaient réagis rapidement :

Spoiler:
 

Ce qui me choque, c'est qu'on est attendu Charlie Hebdo pour vraiment s'engager dans la lutte contre le terrorisme. Ce qui me choque, c'est que y a une mobilisation par rapport aux attentats en France mais que dal pour la gamine qui s'est fait sautée. Ce qui me choque, c'est que les journalistes parlent au final peu des attentats qui se passent à l'étranger, certes ils en parlent mais pas assez à mon goût (je m'en fous de savoir s'il y a un fromager qui a ouvert dans unpetitvillagepomméoùonirajamais). Mais dès que ça frappe la France ou un pays "riche" ohlala mon dieu ! Y a tout le monde qui rapplique et on va en parler pendant des jours et des jours alors que y a des attentats à l'étranger bien plus choquant à mes yeux.

Les terroristes qui ont dit que c'était à cause de la Syrie, ça me fait penser aux Allemands qui bombardaient l'Angleterre (surtout Londres) en se disant on va tellement les bombarder qu'ils vont signer la paix. En soit, ça a une certaine logique, on vous fait chier à un point que vous n'en pourrez plus et vous allez dire "Allez les gars ! Pouce ! Signons la paix, ok ?" mais d'un autre côté, c'est complètement con, si le pays est attaqué tu ne va pas sortir le drapeau blanc, tu vas plutôt sortir les armes et aller te battre pour aller foutre une bonne dérouillée à l'autre qui a osé t'attaquer (et tenter de le mettre plus bas que terre pour lui faire bien passer le message). Je suis quelqu'un de pacifiste, je suis contre la violence, la seule violence que je fais c'est sur les jeux, c'est en écrit ou sur Grepolis. Ce que je veux, comme toute personne saine d'esprit, c'est la paix, pas la guerre. Pas cette putain de guerre qu'on a. Certains disent "Hier nous sommes rentrés en guerre", ouvrez les yeux, on y est depuis un bout de temps et ce n'est pas une simple guerre on est bel et bien dans une troisième guerre mondiale. C'est choquant, c'est perturbant, c'est révoltant, c'est plein de mot en "-tant" et en d'autres trucs, mais c'est comme ça. C'est la guerre, on a les deux pieds dedans. Je plains ces familles qui ont leurs proches qui vont faire le djihad en Syrie, putain que j'aimerais pas être à leur place. Surtout d'apprendre qu'elle ou il est mort. Ils proclament "Dieu est grand" bah leur dieu j'aimerais bien lui toucher deux mots de ma façon de penser de ce qu'il fait faire parce que leur dieu est bien bas, moi je vous dis. Je trouve ça dégueulasse qu'ils prennent une religion qui prône la paix et la transforme pour expliquer leur geste. Aucune religion ne permet ce qu'ils font. Qu'ils arrêtent de dire ça, personne n'y croit sauf eux. Je trouve ça blasant et révoltant de voir des gens qui disent du mal des musulmans qui eux, sont sûrement des gens bien et ne pensent pas mal. Est-ce que pendant la Seconde Guerre Mondiale toutes les Allemands étaient Nazis ? Non ! Allemands n'est pas égal à Nazis. Musulmans n'est pas égal à Terroristes. Y a des gens qui mériteraient bien une bonne paire de baffes moi je vous dis.

Bref voilà ... je pourrais m'étendre encore plus mais je risque de remâcher la même chose

Je finirais juste par : On a commencé l'année dans le sang, on la finit dans le sang.
  
MessageSam 14 Nov - 17:56
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Date d'inscription : 03/11/2015Nombre de messages : 325Nombre de RP : 91Âge réel : 25Copyright : Air (av) & minori (sign)Avatar daëmon :
Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
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Spoiler:
 
  
MessageDim 15 Nov - 11:09
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Date d'inscription : 04/07/2010Nombre de messages : 1520Nombre de RP : 184Âge réel : 25Copyright : Grimestone et Ronron <3Avatar daëmon : cheshire
Wolfgang M. LoewerADMIN-whatever
bad for the greater good
Blackpoodles a écrit:

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«La France incarne tout ce que les fanatiques religieux haïssent: la jouissance de la vie ici, sur terre, d'une multitude de manières: une tasse de café qui sent bon, accompagnée d'un croissant, un matin; de belles femmes en robes courtes souriant librement dans la rue; l'odeur du pain chaud; une bouteille de vin partagée avec des amis, quelques gouttes de parfum, des enfants jouant au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, de ne pas s'inquiéter des calories, de flirter et de fumer, et de faire l'amour hors mariage, de prendre des vacances, de lire n'importe quel livre, d'aller à l'école gratuitement, de jouer, de rire, de débattre, de se moquer des prélats comme des hommes et des femmes politiques, de remettre les angoisses à plus tard: après la mort. Aucun pays ne profite aussi bien de la vie sur terre que la France. Paris, on t'aime. Nous pleurons pour toi. Tu es en deuil ce soir, et nous le sommes avec toi. Nous savons que tu riras à nouveau, et chantera à nouveau, que tu feras l'amour, et que tu guériras, parce qu'aimer la vie fait partie de ce que tu es. Les forces du mal vont reculer. Elles vont perdre. Elle perdent toujours.»

  
MessageDim 15 Nov - 12:10
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 26Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
Àsgard ValdasonNothing will be the same...
J'ai mis un certain temps avant de poster dans ce sujet, surtout après le mot de Tessa qui, même si on a tous le droit de s'exprimer, m'a clairement dérangé, trouvant qu'il n'avait pas sa place dans un sujet dans lequel certains avouent avoir pleuré. Je le trouve carrément déplacé mais ce n'est que mon point de vue. Quoi qu'il en soit, je ne reviendrais pas plus dessus, d'une parce que je n'en ai pas la moindre envie même si j'aurais bien des choses à dire et de deux parce que je trouve que ce n'est absolument pas la bonne période pour débattre stérilement là dessus.

Vendredi soir, j'ai découvert l'horreur sur Skype alors que j'allais partir me coucher. Quelque part, j'aurais peut-être voulu rester ignare. Quelque part, peut-être que comme beaucoup je n'aurais voulu suivre l'affaire que dès le lendemain matin, n'ayant pas toute mon attention vissée sur BFM TV. Mais non, le lien est passé et surprise, pensant qu'il s'agissait d'un échange de coup de feu entre deux fous, je clique sur l'adresse url et découvre amèrement la réalité. J'allume la télé et là, dans ma tête c'est l'hécatombe, un millier de questions fleurissent mais la nausée qui grandit en moi m'empêche d'avoir une réflexion concrète. Jusqu'à ce que les premiers témoignages des témoins arrivent... Mon ventre se retourne et se noue, je crois que j'ai envie de vomir, de pleurer et d'hurler en même temps. J'ai vraiment du mal a comprendre ce qu'il m'arrive, me sentant beaucoup plus concernée dans cette affaire que par l'attaque visant Charlie Hebdo, le crash de l'avion Russe ou je ne sais quoi d'autre. Mon cerveau se fait ses propres films et c'est peut être ce qui me rend malade. Je ne peux pas m'empêcher d'envoyer des messages à mes proches sur Paris, priant pour qu'ils soient restés chez eux ce soir, que leur habituelle sortie du vendredi soir ne se fasse pas aujourd'hui. J'ai peur pour eux, en vrai je suis terrorisée à l'idée qu'ils se trouvent peut-être dans toute cette merde.
On me répond, plusieurs minutes après l'envoie de mes messages. Le temps de me laisser macérer dans mon angoisse. De soulagement je crois que j'ai encore les larmes aux bords des yeux. Eux au moins, ils sont sauvés. Une amie d'un pote a pris une balle, elle est amochée mais vivante. Elle est vivante, c'est le principale. Merci. La copine de ce même amie se trouvait en face du Bataclan, dans un bar lors de l'attaque, coincée pendant des heures interminables, des heures nauséeuses avant de pouvoir rentrer chez elle. J'imagine la peur de mon ami dans cette circonstance et même si les terroristes sont a l'intérieur, j'ai quand même peur aussi. Qui nous dit qu'il n'y en a pas encore dehors après tout ? Quarante morts au compteur qu'ils disent à la télévision. Quarante morts mais les "miens" sont en vies. Punaise je ne suis pas croyante mais dieu merci, je ne sais pas comment j'aurais été s'ils avaient été plus concernés que ça par cette abominable soirée.

Minuit passé, le président passe à l'antenne. Je ne l'aime pas ce président, je ne l'ai jamais aimé. Trop mou, trop peu d'action ou de réaction. Je ne l'ai pas choisi, il n'est pas "mon" président. Pourtant je l'ai écouté, au fond de moi, j'en avais certainement besoin. Et là, je l'ai trouvé beau. Ému, touché par les faits. Il n'est pas que président ce soir, il est avant tout humain. Il est avant tout Français. Son discours, j'arrive à le trouver beau, il me passe un peu de baume au cœur, ô combien meurtri par cette nuit. Je me mets à la place des familles, de ceux qui sont dans l'attente, de ceux qui savent leur proches dans le Bataclan principalement, ce lieux fermé duquel tu redoutes le pire.... Une heure trente du matin, mon conjoint m'accompagne au lit, s'il ne m'avait pas forcé, je n'y serais probablement pas allée. Après tout je travaille demain et il ne me reste plus que quatre heures à dormir. Déjà je sais que la journée sera dure.

Il est cinq heures trente et je suis debout. "Putain quel horrible cauchemar !" J'aurais tellement aimé me dire ça... À la place je découvre que presque une centaine de cadavres se trouve dans le Bataclan. Pourquoi cent cadavres ? Je ne comprends pas ! Hier quand ils avaient fini de lancer l’assaut ils disaient que les gens s'étaient tous couchés à l'arrivée du B.R.I. ! Non... Finalement c'était la première impression dans le noir, mais ils n'étaient pas couchés volontairement. Après quatre heures de "sommeil", je découvre qu'ils ont tous été tué. Ce qui devait être une prise d'otage s'est transformé en boucherie. Je tente de penser à autre chose, pourtant les images et les témoignages, ils sont toujours en moi et je me sens faiblir par une colère sourde.
Le travail, il était pourtant certain que la tuerie d'hier soir allait être le sujet de conversation des collègues. Un chef se permet un trait d'humour vaseux, une collègue le remet amèrement à sa place. On ne rigole pas avec ça, ne leur manque pas ainsi de respect ! Connard. J'ai envie de lui rentrer dans le lard, de lui claquer le fond de ma pensée, mais je me retiens, je me concentre sur ma mise en case. Parfois je m'arrête pour reprendre ma respiration, le stress et l'angoisse de la vieille retombent un peu plus, il faut que je me retienne pour ne pas pleurer. Si je craque je sais que je m'en vais, je quitte mon poste. Alors je résiste jusqu'au départ et finis par m'en aller en tournée. Je me colle un masque, usant de faux-semblants, un sourire mensonger saluant les clients, leur parlant avec une voix joviale alors que je n'en avais pas la moindre envie. Pourtant tu n'as pas le choix... Aujourd'hui, y a pas du tout de travail, j'aurais du terminer à midi, mais je pars de l'entreprise à quinze heures. Mon moral, il est plombé. Dans le regard des gens, aucun n'était meurtrie, touché, compatissant, désolé. Ça m'énerve, dans ma tête ça gronde méchamment. Après la tristesse, la colère et l'incompréhension. Beaucoup d'incompréhension. Je ne comprenais pas pourquoi j'avais pris tant à cœur cette attaque plutôt qu'une autre. Il fallait que je fasse avec, de toute façon il faut surmonter, il faut sourire, il faut vivre ! Hier je ne pouvais pourtant pas, je n'avais pas assez de tripes pour tourner la page. Je pensais que lire les réponses aux RPs me ferait du bien. Quedal, je n'ai eu aucun sentiment en les lisant, mon inspiration s'était faite la malle à cause des actualités. J'essaie le moins possible d'aller sur Facebook, ce qu'il s'y passe, les images qui y circulent sont écœurantes et bien pire encore. À cause d'elles je me rends compte que mon cerveau, c'était bien imaginé les différentes scènes. Mon père m'appelle, connaissant son sujet sur la question, je me dis après coup que je n'aurais certainement pas dû lui répondre maintenant, j'aurais dû attendre que la pilule soit passée...

La journée se termine avec la même couleur dans laquelle elle a commencé. Aux trois fenêtres de l'appartement, je laisse une bougie éclairer la nuit et je les regarde briller, ne pouvant m'empêcher de penser une nouvelle fois à toutes ces familles qui ont perdu leur proche et à toutes ces vies qui ont été si injustement volées... Hier, aujourd'hui et encore pour les jours à venir, mon cœur et mon âme sont en deuils, pourtant je continuerais à vivre, à chanter, à danser, à rigoler. Je ne vivrais pas dans la peur ou dans la crainte, je n'éviterai pas les rassemblements, je ne m'empêcherais jamais de sortir. Je vivrais. Pour moi mais aussi pour eux qui n'auront plus jamais l'occasion de le faire. Parce que nous devons être fort et parce que l'adversité ne doit pas nous faire ébranler. Parce que nous sommes des Français. Voilà tout.
RIP and pray for Paris.

  
MessageDim 15 Nov - 17:41
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Date d'inscription : 10/04/2015Nombre de messages : 472Nombre de RP : 127Âge réel : 22Copyright : © Arya ✗ Tim MyersAvatar daëmon : Sin
Cillian O'SheaA warning to the people
the good and the evil
This is war
Il est difficile de poster un message sur un tel sujet, difficile aussi de mettre de mots quand tout ou presque à été dit. Simplement quelques phrases alors, pour aider à faire cicatriser mes blessures.

Depuis plusieurs jours, j'entends la souffrance et la tristesse des gens, malgré mon refus obstiné d'allumer la télévision (certains y verront une preuve de lâcheté, et c'est certainement le cas quand j'y pense). Je ne peux évidemment que m'identifier à eux tous : je suis Française, et aujourd'hui, c'est cela qui a été attaqué par un groupe de fanatiques surarmés. J'entends des prières et des encouragements venus d'un peu partout. A tous ceux là, je ne peux que dire merci, du fond du coeur. On nous rappelle beaucoup l'attentat de Charlie Hebdo, j'y vois cependant une différence majeure : cette fois, ce n'est pas une querelle d'opinions ou de symboliques. Cette fois, on s'en est pris à l'essence même d'une société et non plus à certaines de ses valeurs (comme l'aura été la liberté d'expression en janvier dernier).

Parce que l'humour, l'amusement et la culture ont toujours été des menaces aux dictatures, voilà que l'on s'attaque à des salles de concert et des stades. Parce que les atrocités dans leur pays d'origine ne suffisent plus, voilà que l'ils s'en prennent aux peuples voisins qu'ils accusent de pervertir le reste du monde. Cette guerre, je crois que nous l'avons commencée il y a des années déjà. Certains la feront remonter en 2003 avec l'opération américaine en Irak. Certains parleront de notre engagement en Libye. D'autres n'en parleront que depuis les attentats de janvier. Ce qui est certain, c'est que nous payons notre résistance morale quand elle n'a pas été physique. Parce que nous avons nos valeurs, notre mode de vie, et que l'intolérance qui les pourris de l'intérieur leur permet les pires folies. Aujourd'hui, nous réalisons plus que jamais combien la guerre civile est proche de nos portes : la tyrannie ne connaît aucune frontière et survient souvent après le chaos engendré par la haine et le désir de vengeance. Comme après Charlie, n'oublions pas la force que nous devons tirer d'une telle épreuve : plus que jamais, nous avons la chance de nous unir autour des mêmes causes à défendre.

A tous ceux qui disent ne pas avoir été choqués par ces derniers attentats, je réponds "prudence" : prudence parce que faire de cet acte une banalité c'est ouvrir la porte à la résignation et mettre à bas la résistance. C'est considérer ces horreurs comme une routine, et favoriser leur réitération, tout comme les massacres dans les universités aux USA sont devenus par certains aspects une terrible "routine" (je vous renvoie au discours de Barrack Obama il y a quelques mois de cela).

Je voudrais également adresser un dernier message à ceux qui sentent cette peur, cette colère, cette inquiétude qui peut nous paralyser jusqu'à tout remettre en question : si c'est notre mode de vie qu'ils ont attaqué, nos traditions et nos valeurs, la réponse la plus forte que nous pouvons leur adresser, c'est de rester nous-même. Car c'est nous qu'ils veulent détruire. Alors sortez, allez boire un verre, alcoolisé si cela vous chante, jouez, aimez, baisez, chantez, dansez, vibrez, lisez, écrivez, vivez... Restez ceux que vous avez toujours voulu être. Et si jamais vous n'êtes pas encore parvenu à cet idéal, battez-vous pour le devenir. Maintenant.
  
MessageDim 15 Nov - 18:51
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Date d'inscription : 02/01/2014Nombre de messages : 347Nombre de RP : 88Âge réel : 23Copyright : Tumblr. & Me. & Deviantart.Avatar daëmon : Utahraptor.
Blue N. Direfly
P'tit Loup de Baphoow'
Franchement, je ne pensais pas devoir répondre à ce sujet. Enfin, ‘devoir’, c’est un bien grand mot, disons que je m’y sens obligé. Non parce que j’ai envie de vous partager mon point de vue, mes idées ou jenesaisquoidautre, mais parce que certains de vos commentaires m’ont interpelés. Principalement pour ton premier paragraphe Wyatt, dans lequel tu dis que les propos de Tessa n’ont pas sa place dans un sujet où certains avouent avoir pleuré. Je ne suis pas d’accord avec tous ses propos, ni même tous les tiens, ni même tous ceux des autres, mais, je pense, que chacun de nous a tout autant le droit de donner son point de vue sur la soirée du 13 Novembre et sur tout ce que cela implique (Sauf s’il s’agit d’applaudir ce qui a été fait, ça serait très mal venu). Très franchement, doit-on simplement laisser ce sujet pour /cry sur les événements, ou faire ce pourquoi ce sujet existe : en discuter. Je ne remets pas en cause ton jugement Bapho (ouais, je te vois venir :D), surtout que je doute bien qu’il est partagé par beaucoup d’autres personnes, je ne fais donc que montrer mon propre point de vue. En parlant de point de vue, il est peut-être temps que je donne le mien, mais autant commencer par ma propre réaction face à l’événement, peut-être que vous serez à même de comprendre mes propos.


Vendredi soir, c’est un pur hasard si j’ai été au courant de la situation. Un lien de l’actualité sur un site a attisé ma curiosité, même si je ne pensais pas découvrir l’ampleur de la vérité. C’est un article du Figaro qui m’est apparu en premier, aux alentours de 23h, peut-être même un peu avant, je ne sais plus. Ma première réaction fut de vérifier les sources. Oui, parce que le Figaro n’est pas sans me rappeler le Gorafi qui, lui, n’est qu’une bonne dose d’humour à la 1er Avril. Mais je me suis rendu à l’évidence bien rapidement : tout le monde en parle, c’est donc vrai, c’est donc véritablement en train de se passer. Passé le premier étonnement du genre ‘ah, il se passe quelque chose d’anormal’, j’ai suivis la suite des événements sans broncher. Traitez-moi de sans-cœur si vous le souhaitez, c’est peut-être vrai, -et je l’assumerais dans ce cas-, mais je n’ai rien ressentit face à chaque progression des médias en direct. Pas de tristesse, pas de colère. Pour moi, c’est arrivé, un point c’est tout. De toute manière, je n’ai aucun pouvoir sur les événements, je ne suis qu’un petit mouton noir perdu dans la population, je ne pouvais donc rien faire. Juste regarder les événements, me tenir au courant de ce qu’il se passait à Paris. Effectivement, ce n’était pas sans me rappeler Charlie Hebdo, et je me suis simplement dit : « encore ». Chaque quart d’heure, une nouvelle chose se produisait, on en savait plus sur la situation, et pourtant, j’avais tout mon temps pour réfléchir. Je me suis souvenu de la compassion mondiale représentée dans un simple #IAmCharlie, un hashtag qui a tourné tout autour du monde pendant quelque temps. Enfin, quelque temps… soyons réaliste, quelques semaines tout au plus. Je me suis souvenu que des mesures anti-terrorisme allaient se mettre en place dans les semaines suivant l’attentat contre la liberté d’expression. Je me suis souvenu des médias qui nous ont rabâché cela pendant de longs jours, que des scientifiques, philosophes, psychologues et j’en passe nous en ont parlé dans plein d’émissions, que ça soit à la radio, à la télévision ou même dans des revues et livres divers et variés. Je me suis souvenu que cela ne fait même pas un an, que c’était en Janvier dernier. Et puis, enfin, je me suis souvenu qu’en Mars, déjà, tout le monde avait oublié.

Ne nous voilons pas la face. Plus personne n’en parlait. C’est vrai que nous en avions beaucoup parlé, les semaines suivant l’évènement, et qu’il fallait peut-être s’arrêter à un moment donné. Cependant, il n’y a pas véritablement eu de suite à toutes les paroles des uns et des autres. Alors, quand j’ai vu ce qui se tramait ce vendredi soir, je me suis dit que c’est peut-être un moyen de raviver la flamme anti-terroriste qui semblait s’être éteinte. Alors oui, c’est sale, mais je me suis simplement dit : « faites le plus de morts possible, dépassez au moins la centaine, peut-être que ça bougera plus qu’auparavant. ». C’est ça, flagellez moi pour mes propos, mais peu importe, j’assume entièrement. Effectivement, je n’ai personne de mon entourage qui a subit réellement ces attentats, mais qu’est-ce que ça aurait vraiment changé ? Je suis du genre à sortir la phrase facile « c’est la vie » quand il s’agit de parler des malheureux qui meurent autrement que par mort naturelle. Pour moi, ce n’est qu’un grand jeu de hasard, une partie de dés dans lequel certains sont plus malchanceux que d’autres. C’est dommage pour eux, c’est triste, mais c’est comme ça. D’autres ont plus de chance. Et, de toute manière, on ne peut rien faire pour changer cela. Ce qui est fait est fait. Si l’une d’entre vous met au point une machine à remonter le temps, je me ferais le plaisir de changer le passé et toutes les mauvaises choses. Mais comme c’est impossible actuellement, alors « c’est la vie ».

Pourquoi je prônais la quantité ? Simplement parce qu’avec l’exemple de Charlie Hebdo, j’ai bien pu voir que toucher la liberté d’expression et tuer quelques personnes, ça ne suffit pas. Il semblerait qu’avec cette centaine de morts, ça a plus de retentissement au niveau mondial. Et encore ! Je ne connais pas le futur, je ne sais même pas si ça va tenir à la longue. Peut-être faudra-t-il un troisième round pour que ça change, qui sait ? Je ne suis pas pour ce qu’ils ont fait, loin de là, mais s’ils restaient passifs, nous –occidentaux-, ne bougerions peut-être encore moins contre cette menace. Mais encore faut-il qu’on bouge maintenant. Des mesures anti-terroristes devaient être mises en place après Charlie Hebdo, mais en réalité, elles n’étaient toujours pas présentes aux derniers attentats, et elles ne le seront pas avant janvier prochain. C’est malheureux non ? Toutefois, je mets quelques réserves à cette critique, ne sachant pas le temps réel qu’il faut pour mettre en place ces mesures.

C’est une guerre asymétrique. Ce n’est pas une simple guerre entre deux états qui se cassent la gueule. Et face à ces actes de terrorisme, je vois bien à quel point la démocratie est faible. Faible pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas répliquer. Parce qu’il y a encore la peur de se salir les mains, de ne pas faire les choses comme il faudrait, de devoir prendre une décision trop hâtive. J’aime la démocratie sur de nombreux points, tout comme je la déteste pour d’autres. Nous privilégions la diplomatie pour répondre à tous les maux. Mais contre ces groupes terroristes, il n’y a aucun moyen de négocier quoi que ce soit. Alors pourquoi s’obstiner à lisser les problèmes ? Parce qu’on est un pays civilisé et démocratique. Ce qui revient à se faire ronger les chairs sans pouvoir éradiquer la maladie. On a fait de sales choses par la passé, parfois pour une bonne cause. Il n’y a aucun mal à réitérer cela de nos jours. Tout cela reste mon avis, bien entendu. Je préfère me répéter, histoire que vous ne pensiez pas que je parle au nom d’une majorité.

Pour revenir à la troisième guerre mondiale de Tessa. Je suppose que dans l’idée, tu n’as pas tort. Mais je ne pense pas que nous sommes déjà dans cette guerre. On est proche, véritablement proche, mais ce n’est toujours pas le cas. Personne ne veut s’impliquer dans une guerre, c’est bien pourquoi elle n’arrive toujours pas. Depuis les erreurs des américains en Irak (et pas qu’eux soit-dit en passant), personne ne veut commettre de nouvelles erreurs. A cause de cela, aucun pays ne se décide à affronter de manière sérieuse ces groupuscules terroristes. L’OTAN ? L’ONU ? Ils ne veulent pas se mouiller, alors qu’ils sont bien les mieux placés pour réagir. N’oublions pas que l’ancienne Organisation des Nations Unies, la Société des Nations (SDN pour les intimes), n’avait pas pu empêcher la Seconde Guerre mondiale. Qui nous dit que la nouvelle plate-forme de dialogue international va mieux faire que son prédécesseur ? L’avenir.

Oui, seul l’avenir nous le dira. Dans tout ce que j’ai exposé ci-dessus, seul l’avenir pourra me donner raison (ou tort). Va-t-il enfin y avoir du changement, du mouvement, des actions menées contre cette gangrène mondiale qui s’étend de plus en plus ? Ferons-nous encore l’autruche comme nous savons si bien faire, voir même faire semblant de s’y intéresser quelques temps pour laisser tout cela retomber dans l’oubli ? Alors oui, je n’amène pas de solution. Disons, pas de véritable solution. Je n’en ai tout simplement pas. Mais moi, je préfère voir mon pays faire quelque chose, même si ce sont des erreurs, plutôt que de le voir sombrer à nouveau dans l’inaction.

Pour répondre à Cillian, me considérant parmi ceux que ça ne choque pas, je ne prends pas cet acte comme quelque chose de banal. Je ne me résigne pas, je n’écarte pas la résistance. Pour ma part, c’est de manière hautaine que je regarde ces actes commis, je regarde cela en me disant « Oui, et alors ? Je vais m’effacer et avoir peur face à ça ? Non, bien sûr que non. » Peut-être n’est-ce pas le cas de tous ceux que ça ne choque pas, mais c’est en tout cas ma réaction. Mais je suis d’accord avec toi, il ne faut surtout pas que ça rentre dans une routine, ce serait vraiment la pire chose qu’il puisse arriver !


Au final, je tiendrais tout de même à dire que je souhaite bien du courage aux familles des victimes, et à leurs proches. C'est sale, c'est dommage, c'est bête, c'est tout ce qu'on veut. Dommage qu'il faille en arriver là pour réagir, peut-être.
Pray for Paris



EDIT BAPHOOW' : On a déjà parlé par SMS de ce qui me gênait dans le poste de Tessa et ce pourquoi je trouvais qu'il n'avait pas sa place ici. Que vous n'ayez rien ressenti vous regarde, ça ne concerne que vous, je n'ai aucun jugement à émettre la dessus. C'est pour d'autres raisons, et tu les connais, que j'ai eu du mal avec ce qu'elle avait écrit, c'est tout ;).
  
MessageDim 15 Nov - 19:39
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Date d'inscription : 10/02/2013Nombre de messages : 630Nombre de RP : 116Âge réel : 21Copyright : Kai'Avatar daëmon : Loup de la Toundra
Kailiana E. Hale
Ange Gardien
Pour ma part, je pense que tout a déjà été dit par les autres, aussi je ne vais pas répéter.
Ceux qui ont fait ça se prétendent hommes. Je ne le pense pas. Même les animaux n'ont pas autant de méchanceté gratuite. Qu'est-ce qu'on peut dire, quels mots peut-on utiliser pour décrire ces horreurs, ces morceaux de cervelle sur les murs, les cadavres empilés les uns sur les autres, démembrés... ? Ils ont du faire appel aux médecins militaires, seuls capables de "réparer" certaines blessures.

Comme plusieurs d'entre vous, je me suis inquiétée pour ceux que je connaissais. La majorité va bien. Quelqu'un que je connais a pris une balle mais heureusement, il est vivant. Mais un autre que je connais, lui, n'a pas eu cette chance, et il fait partie des - très - nombreuses victimes du Bataclan. J'envoie tout mon soutien à sa famille et à ses proches, ainsi qu'à tous ceux qui ont connus des gens décédés ou actuellement entre la vie et la mort. Une bougie a brillé sur ma fenêtre, écho à énormément de monde.
  
MessageDim 15 Nov - 20:49
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Date d'inscription : 26/03/2011Nombre de messages : 956Nombre de RP : 224Âge réel : 23Copyright : Cocopix/TumblrAvatar daëmon :
Jake EvansJ'aime les mikados è_é
Tant de messages, et déjà tant de choses dites...

Pour ma part, j'ai appris la chose sur Facebook, comme beaucoup d'entre vous. Un simple statut, puis des messages d'une amie à Lyon, et enfin des vidéos... J'ai alors réalisé que c'était vrai, que ça se passait maintenant, et que moi, j'étais tranquillement dans mon lit, les yeux plein de larmes devant tant d'atrocité, de lâcheté. Car oui, je considère ça de la lâcheté. Comme le disaient certains témoignages, comme ceux au Bataclan, ils n'ont pas tirer sur des cibles précises, ou sur des personnes fuyant, non. Ils ont tirés sur des personnes couchées, soumises.

Ce n'est même pas mon pays, et pourtant j'ai pleuré. J'ai pleuré en imaginant tout ce qu'ils ont pu ressentir. Ces vidéos où l'ont voit des gens en traîner d'autres par-terre, les cris, la peur. J'ai pleuré car ce n'est pas dans un monde pareil que je veux élever des enfants.

J'ai très mal dormi, entre les messages des amis en France et les réseaux sociaux faisant passer les infos. En me levant je n'avais qu'un sentiment de dégoût en moi. Ils ont passé des infos sur ça toute la journée, même sur nos chaînes suisses. Le soir je devais aller à un match d'improvisation. D'habitude, ils me font rigoler à en avoir mal aux côtes, mais cette fois, je n'ai pas beaucoup rigolé. On est ensuite allé boire une bière dans un bar avec mon meilleur ami, et j'entendais parler de ça autour de moi. L'ambiance était vraiment spéciale, pourtant ce genre d'événements ne bouscule pas beaucoup mon pays d'habitude (sans vouloir dire qu'on s'en fout, loin de ça hein). On est habitués à ne pas trop en parler, à rester discrets.

La Suisse est censée être un pays neutre (enfin bon je vais pas débattre là-dessus) et pourtant je ne me sens pas en sécurité. Je me dis que tout peut arriver. Il ne s'est rien passé par chez nous jusqu'à maintenant, et d'une façon égoïste, j'espère que ça restera ainsi.

Le discours du président m'a touchée. Comme Wyatt, je l'ai trouvé vrai. Je n'ai jamais vraiment apprécié vos présidents, mais sur le coups, j'ai trouvé son discours beau, redonneur d'espoir.

Je ne vais pas plus m'étaler car je ne sais pas comment exprimer mieux mes émotions. Mon cerveau est un fouillis en ce moment, tant de choses bouillonnent. Je suis haine, tristesse, incompréhension, peur.

En tout cas, mes pensées vont vers vous, français, et je vous soutiens de tout mon coeur ! Ne perdez pas courage.
  
MessageLun 16 Nov - 17:35
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InvitéInvité
j'ai lu tous vos messages et franchement, j'en ai les larmes aux yeux. c'est tellement triste, atroce, poignant.
vendredi, c'était mon anniversaire. j'ai passé une petite soirée avec ma famille et en allant me coucher, j'ai reçu un foutu sms m'annonçant la nouvelle.
on en était encore au '18 morts' et rien que là, j'ai pas su me coucher sans y penser. je voulais pas dormir mais j'étais crevée par ma semaine et je me suis dit qu'il était plus sage d'attendre demain, que les choses iraient mieux, qu'on aurait retrouvé le calme.
et là, la panique. le massacre. je me suis levée à 6h00 pour regarder la télévision et j'y suis restée bloquée un long moment avant de décrocher pour arrêter de nous faire du mal et calmer un peu nos nerfs. depuis, et comme tout le monde ici, j'ai du mal à ne plus penser à tout ça. je pense aux victimes, à leur famille et mis à part leur envoyer mon moindre courage et mes condoléances je ne peux rien faire de plus.
samedi soir, j'ai posé des bougies au bord de mes fenêtres en pensant à toutes ces âmes. aujourd'hui, vêtue de noir, je pense encore à elles.
parce que personne ne mérite de mourir en allant s'amuser.
les mots ont du mal à venir, alors, je n'ajouterais qu'une chose :
pray for paris.
  
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