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You're my family ✩ Bridget Johnson

 
  
MessageDim 29 Nov - 22:47
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Kyle JohnsonNothing will be the same...

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Une mutation, c’est toujours très excitant. Du moins, généralement, à l’annonce d’une telle nouvelle, je ne tenais pas en place les jours précédents. J’aimais me dire que ma vie allait quelque peu changer, que je ferai de nouvelles rencontres, que je devrais former de nouvelles têtes dans une brigade inconnue… Aujourd’hui pourtant, ce n’était pas le mot « excitant » qui me venait à l’esprit en premier. Perplexe. Je pense que c’était le mot approprié à ce renouveau. J’appréhendais ce déménagement, ne sachant pas ce que j’allais bien pouvoir trouver dans cette ville…Qui j’allais bien pouvoir trouver avant tout. Les choses s’étaient apaisées, certes, mais ces gens, cette population, je ne les connaissais pas et ma confiance envers eux mettra sûrement du temps avant de s’installer. Me voilà donc, Capitaine Kyle Johnson, fin prêt à intégrer ce monde de daemoniens. 

Mon avion était arrivé avec une heure de retard. Lorsque j’avais posé le pied sur le sol du New Jersey, le soleil avait déjà décliné depuis quelques minutes, laissant place au crépuscule. Suite à mon déménagement, mes supérieurs m’avaient laissé quelques jours de répit afin que je trouve mes marques et surtout que je déniche un appartement convenable. Oui, étant assez « Road trip » dans l’âme, j’avais décidé de commencer mes recherches une fois sur place. Pour cette nuit donc, j’avais réservé une chambre dans un petit hôtel en plein centre ville de Merkeley. Un taxi m’attendait devant l’aéroport, m’amenant tout droit à mon « foyer » du soir provisoire. J’ouvrai la porte arrière du taxi et passais la tête par l’encadrement:

    « Bonsoir. Voilà j’ai un chien avec moi, est-ce qu’il peut…monter ? »




Au fur et à mesure que je m’adressais au taximan, je le voyais m’observer avec un air à la fois interrogateur et médusé. Mon regard se porta alors sur le siège à ses côtés, sur lequel était assis un petit panda roux, me regardant du même air que le conducteur. Ok. Je suppose que c’est un oui. Je fis monter Doug en lui montrant du doigt la banquette arrière et je le suivis, m’installant à ses côtés sans piper mot. Les deux êtres vivants face à moi échangèrent alors un long regard, comme s’ils semblaient communiquer, et je fus certain de voir un rictus s’installer sur l’animal. Passant une main dans mes cheveux, je fis tomber ma tête contre le siège arrière tout en lâchant un soupir… Ca allait être long ce changement de vie. Et ce n’était que le début. Tout le long du trajet, ni le conducteur, ni moi, ni…l’animal, ne dirent mots. Une fois devant l’hôtel, le véhicule s’immobilisa et je tirais un billet de ma poche que je tendais à l’homme, et qu’attrapa le panda tout en utilisant ses cordes vocales:



    « Merci Monsieur ! Et, Bienvenue dans le New Jersey ! »




Médusé, je m’empressais de sortir de la voiture sans répondre et claquais la porte. Putain. Où suis-je ? Dans le monde de Babe le petit cochon ? J’avais un instant l’impression d’être le Docteur Dolittle en personne. Trottinant dans l’escalier qui me menait au hall, j’entrais dans l’hôtel et me présentais. On me donna alors le pass de ma chambre, m’expliquant le chemin à emprunter pour y accéder et m’indiquant au passage que mes bagages s’y trouvaient déjà. Je le remercie d’un simple signe de tête et m’empressais de monter les trois étages d’escaliers, ne prenant même pas la peine d’appeler un ascenseur afin d’arriver le plus vite possible. Face à la porte, j’ouvrais avec hâte et me jetais dans la chambre, suivi de Doug, avant de me diriger vers la terrasse. Là, je fouillais dans la poche de mon jean pour attraper mon paquet de cigarettes. J’en tirais une du paquet avec mes lèvres, et l’alluma d’un geste habituel. Bonheur.

J’avais l’habitude de gérer des situations de stress, lors de mission au front par exemple, mais des situations comme celles là…c’était vraiment très perturbant. Imaginez vous un instant plongé dans le monde d’Alice au Pays des Merveilles. Vous sortez de votre petite vie, tranquille, et atterrissez dans un endroit surnaturel. Dans mon cas, pas de lapin blanc qui m’avait demandé l’heure, juste un panda qui avait empoché mon billet et m’avait souhaité la bienvenue. Normal. Je tirais une seconde barre sur ma clope et soufflais la fumée dans un long soupir. L’émotion passée, je revenais à ma première préoccupation du moment: ma soeur. Cette mutation avait quand même du bon. Elle me permettait de me rapprocher de Bridget. Nous n’avions jamais été très proche, ne se connaissant que depuis notre adolescence, mais j’avais toujours eu un besoin irrésistible de vouloir la protéger. Je l’avais pourtant haïe jadis, elle qui était le fruit du pêché de mon père, mais je ressentais à présent le besoin de la voir et de savoir ce qu’elle devenait. Je recevais régulièrement de ses nouvelles, mais voilà bien longtemps que je ne l’avais pas vu en chair et en os. D’ailleurs, en parlant de nouvelles, je tirais mon portable pour relire le message qu’elle m’avait envoyé un peu plus tôt dans l’après-midi, alors que je me trouvais dans mon vol pour le New Jersey. Elle m’avait proposé de se retrouver ce soir autour d’un verre dans le bar « Ye Old Cheshire », situé dans le centre étudiant de la ville. Un petit tour sur Google Map m’informa que ce bar ne se trouvait qu’à vingt minutes de marche de l’hôtel dans lequel je me trouvais. Parfait ! Ce sera l’occasion de me défouler un peu et de prendre l’air. Elle m’y attendait pour 20h, et il n’était que 19h20. Je décidais néanmoins de partir tout de suite, quitte à attendre un petit peu sur place. J’écrasais la cigarette que je tenais entre mes doigts et tournais les talons. Le froid ayant pris place, je dénichais une doudoune bleue marine de ma valise et m’habillais un peu plus chaudement que je ne l’étais. J’appelais Doug, en sifflant deux petits coups, et sortais de la chambre, claquant la porte dans mon dos. 

Dehors, les lumières artificielles éclairaient les rues et projetaient ainsi les ombres des passants sur les pavais. Ils n’étaient pas nombreux, mais chacun d’eux en imposaient. Là, une femme avec un énorme félin, ici, un homme avec un boa autour du cou, et là un jeune garçon discutant avec son chiot. A la vue de ce dernier, Doug, dans la fleur de l’âge, aboya en appel au jeu et se mit à bondir vers eux. D’un ton sec, je le rappelais d’une voix rauque:

    « DOUG ! Au Pied, de suite ! ». Je marquais un arrêt et repris d’une voix plus posée. « Désolé, il n’est pas méchant, il est jeune c’est tout. »




L’enfant et le chiot me regardèrent de haut en bas, les yeux écarquillés, et s’en allèrent en courant. Une question s’immisça alors dans mon esprit. Les daemoniens pouvaient-ils savoir d’un seul coup d’oeil que j’étais différent d’eux ? Ils pourraient très bien prendre Doug comme étant mon animal-âme… Un monde bien étrange quand même. Chassant toutes ces interrogations, je poursuivis mon chemin, enfouissant mes mains nues dans les poches de mon manteau, les cachant de la fraicheur de l’air. Absorbé par mes pensées, j’arrivais rapidement au lieu de rendez vous. Dehors, on entendait déjà une musique électro tendance battre en rythme avec le clignotement de l’enseigne luminaire au nom du bar « Ye Olde Cheshire ». Sans plus attendre, j’entrais dans le bâtiment. Je jetais un rapide coup d’oeil aux alentours et ne distingua pas le visage de Bridget. Etant en avance, je ne cherchais pas plus et me dirigeais vers le comptoir en jouant des épaules avec les personnes figées aux devants.

    « Un Gin tonic s’il vous plait. »




Récupérant mon verre, je m’empressais de sortir de cette foule et m’installais un peu plus à l’écart, de manière néanmoins à pouvoir voir les entrées et sorties des personnes.
  
MessageLun 30 Nov - 8:42
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La famille est un archipelMaurice Chapelan


« Et merde… »
« Quoi ?! Quooiiii ?! C’est les contractions ! Tu peux me le dire, on va à l’hôpital maintenant et… C’est pas ça hein ? »

J’étais dans la chambre quand j’ai reçu le message de Kyle pendant que Dylan profitait de quelques rayons de soleil dans le salon. Kyle, mon demi-frère d’un an mon aîné, que je ne voyais que très rarement ces dernières années et qui ignorait tout de ma situation actuelle. En fait il ne savait pas grand-chose à mon sujet, on avait été proche uniquement à partir du moment où on était éloigné. Il venait de m’annoncer qu’il était muté à Merkeley.

« Bridget… Je crois qu’on devrait vraiment mettre à plat tout ce qu’il y a à savoir à notre sujet et faire un coming out. Tu vas finir comme Tim à force. »

Je soupire en regardant Dylan qui me fixe d’un air sérieux que je suis la seule à pouvoir deviner sur son visage figé. Il a raison j’ai gardé tant de choses secrètes mais maintenant je n’ai plus besoin de mentir même par omission. Les Daëmoniens sont reconnus, j’ai eu le droit de voyager avec une carte d’identité où c’était clairement indiqué que je ne suis pas vraiment humaine selon les standards actuels. Je dois juste régler ce détail auprès d’une cour par rapport à l’incident qui a causé la mort de Maman et deux autres personnes.

Je réponds donc à Kyle qu’on peut se voir ce soir à 20h à Merkeley dans un bar où j’avais l’habitude d’aller avant d’être interdite d’entrée en ville. Une fois le message envoyé je soupire en me disant qu’il faut que je me prépare mentalement à cette confrontation mais aussi que je trouve un truc à enfiler. Les derniers mois étaient compliqués pour le tour de taille mais il n’était pas question de débourser des millions en fringues. J’avais déjà mis pas mal la main au porte-monnaie pour le voyage en Irlande et j’avais toujours mes réserves à faire pour Beth.

Je porte la main sur mon ventre rond comme un ballon de football en repensant à ce moment où le médecin nous a annoncé que c’était une petite fille. Cillian n’a rien voulu savoir et se bouche les oreilles en hurlant dès qu’il est question de ce sujet. A cause de lui et de son idée fixe de vouloir garder la surprise je ne peux même pas devenir une guimauve devant les habits tout mignon que j’ai déjà acheté.

Je me laisse tomber sur le lit en broyant du noir pendant les dix minutes que m’accorde Dylan avant de devoir remédier au problème vestimentaire du jour. Je me lève péniblement… Ok je l’avoue j’ai dû rouler sur le côté pour parvenir à le relever mais le dites à personne. Je finis par enfiler un leggin et un pull qui était assez large à l’origine mais qui se retrouve être plutôt moulant maintenant, 16 kilos plus tard.

« Maman O’Shea t’as trop gavé… En deux semaines là-bas t’as pris cinq kilos… »

Je lui adresse un regard suffisamment noir pour qu’il n’insiste pas sur le sujet. Surtout que dans le fond les kilos ne sont pas si mal répartis…

« Plus de nibards, un cul moins plat, des joues bien remplies et un ventre bien rond… C’est vrai qu’il y a pire. Mais s’il te plait mais un truc pour cacher ce décolleté. C’est indécent… »
« Pardon mère Theresa… Là ça va mieux ? »

J’ajuste le cache décolleté, l’une des rares choses pour lequel j’ai fait un petit effort financier parce que même si je me moque de ma moitié il a raison sur le fait que c’est indécent vu que j’ai dû prendre deux tailles de soutif et que je n’ai aucune envie d’acheter de la lingerie à ma taille juste pour cette période même à bas prix. Enfin bref… Je suis en train de buller à penser à rien quand Dylan me rappelle que je ne suis pas en avance si je veux être à l’heure au rendez-vous que j’ai fixé.

J’attrape en vitesse ma parka à capuche, la seule que je puisse encore fermer parce qu’elle n’a qu’une ceinture en guise de fermeture. J’enfile une paire de basket à talons compensés et j’embarque Dylan dans mon sac à main comme toujours. Il ne dit rien, la tête posée sur la fermeture éclair ouverte il se laisse bercer par le mouvement du sac. Il ne me faut pas longtemps en voiture pour rejoindre le bar mais trouver une place s’avère plus compliquée mais pas impossible. Après plusieurs tours du quartier je finis par trouver le précieux sésame. Dans mes souvenirs…

C’était il y a longtemps et en prime tu n’y allais pas en voiture.

Un point pour le serpent. Mais qu’importe ce n’est pas le sujet. Je me dirige tranquillement vers le bar. Enfin pas si tranquillement, je m’angoisse toute seule en imaginant la réaction de Kyle. Dylan tente de me calmer d’abord en me disant que le stress c’est pas bon pour l’enfant, ensuite en m’envoyant des ondes positives. Mais finalement c’est autre chose qui me fait oublier mon angoisse.

ESQUIVE LE BAR ! Il y a Molly…

J’ai presque mal à l’oreille tellement il a pensé fort mais je me fais pas prier et je vire de sorte à éviter le bar. Molly c’était la fille populaire à la fac à l’époque et j’ai aucune envie de la croiser et de parler du bon vieux temps ni même de ce que je deviens. Avouez que dire à ses anciens camarades que vous êtes en cloque, pas mariée ou même vraiment en couple, que vous faites du téléphone rose pour payer les factures c’est pas le pied.

Mais du coup dans ma fuite du passé mon regard tombe sur un autre visage du passé mais celui-là je suis venue le chercher. Je souris en me frayant un chemin pour le rejoindre. Quand finalement j’arrive à son niveau j’hésite une demie seconde avant de le prendre dans mes bras.

« Avant que tu dises quoi que ce soit… Tu m’as manquée ! »

Je lève les yeux vers lui avec un sourire légèrement angoissé. Cette discussion va être longue et périlleuse mais avec l’ambiance autour j’ai peut-être un peu de chance de faire passer certains sujets à la trappe.

C’est pas ce qu’on avait dit.
Je le ménage c’est tout !

Je tente de ne pas laisser croire que je suis sur la défensive mais je sais que c’est perdu d’avance. Bien sûr que je ne veux pas tout raconter d’un bloc pour ne pas faire de peine à mon grand frère. Il faut dire qu’il a loupé tellement d’épisodes que si je lui raconte tout d’un coup au mieux il refuse de m’adresser la parole à nouveau. J’inspire profondément avant de le libérer et de commencer à retirer ma parka pour éviter que je meurs de chaud tout de suite.

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MessageMar 1 Déc - 12:28
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La lumière tamisée du lieu et les néons clignotant par intermittence faisait apparaître mon verre alcoolisé de manière entrecoupé irrégulièrement. Je fixais le contenu, l’air songeur, avant de porter le verre à mes lèvres, avalant une gorgée du liquide. Autour de moi, il y avait un brouhaha permanent, encore plus perturbant que dans les bars que j’avais l’habitude de fréquenter lorsque je vivais dans ma ville simplement peuplée d’humain, de chien ou de chat. Disons que le nombre d’humains était à peu près le même que la population normale d’un bar, sauf qu’à chaque humain s’apparenté un animal qui parlait également. Je me mis à fixer un petit groupe de personnes, rigolant avec leur daemons. Ils se regardaient, se racontaient des blagues, et même les animaux riaient aux éclats. Ca donné un rire gutural pour le loup présent, et une sorte de petit crissement pour le rongeur posé sur l’épaule de son humain. C’était quand même impressionnant. Machinalement, je posais une main sur le crâne de Doug, lui gratouillant la base des oreilles -chose qu’il adorait- pour l’apaiser un peu. Cette musique bien forte pour lui et le nombre d’odeur animales qu’ils devaient humer le faisait piétiner depuis le début. De temps en temps, il couinait d’excitation, et je me devait de lui indiquer de rester à sa place pour ne pas qu’il bondisse vers ces gens.

J’orientais mon poignet de façon à pouvoir voir l’heure sur le cadran de ma montre. 20h02. Bridget ne devrait pas tarder à arriver. D’ailleurs, à cette pensée, je sentis un petit frisson me parcourir le ventre. De l’angoisse ? Non, plus une sorte d’adrénaline créée par l’excitation -camouflée- de la revoir. Nous n’avions jamais été très proche physiquement tous les deux. Disons que nous ne trainions jamais ensemble étant plus jeune, chacun ayant sa bande de pote, et nos discussions restaient softs et abrégées. Néanmoins, je m’étais créé un rôle de grand-frère protecteur dont elle ne s’était jamais douté, et dont même moi je ne m’étais jamais trop rendu compte. Tout cela s’était instauré naturellement. Enfin, une silhouette apparut dans l’encadrement de la porte d’entrée. Malgré la faible luminosité, je la reconnue immédiatement. Un sourire se fixa sur mon visage et je levais la main, attirant ainsi son attention. La voyant alors s’approcher, je me levais pour l’accueillir. Elle avait l’air bizarrement changée depuis la dernière fois que je l’avais vu. Je ne savais pas ce qui avait changé, mais physiquement, il me semble que certains détails de son visage avaient….mûris. Une fois face à moi, elle me prit dans ses bras. Je ne fis rien paraître mais cela me surpris. Rares étaient les fois où nous nous étions permis des moments comme celui là, peut-être trop pudique envers nous deux. Ce rapprochement me fit esquisser un nouveau sourire et à mon tour je resserrais mes bras autour de sa taille et prolongeais notre étreinte. 



    « Avant que tu dises quoi que ce soit… Tu m’as manquée ! »




Voyant ses petits yeux me fixer, je cru y desceller un soupçon d’angoisse, certainement du à nos retrouvailles. Je lui rendais son sourire, me décrochant d’elle.



    « Tu m’as manqué aussi ! »






Peu habitué à ces élans de démonstration sentimentale, je décrochais mes yeux de son visage et l’invitais à s’asseoir face à moi. J’étais heureux de la retrouver, elle dont le sang qui coulait dans ses veines était semblable au mien. Mon sourire était toujours présent sur mes lèvres, et je continuais de la regarder se déshabiller et enlever son manteau. Mes yeux virèrent alors de son visage à son ventre, instinctivement, comme si quelque chose m’y avait attiré. A la vue de la forme arrondie se dessinant devant moi, mon regard se força à rester le même mais mon sourire se pinça et disparut. Relevant les yeux sur son visage, tentant de ne rien laisser paraître face à ma stupeur, je tentais de sourire à nouveau, difficilement cette fois. Un môme ? Non, elle ne serait pas enceinte quand même ?! Non pas que je n’étais pas heureux pour elle mais … je n’étais pas certain que sa situation était posée. Enfin, je ne connaissais pas beaucoup de chose d’elle mais … Mes pensées s’accumulèrent, et je passais machinalement une main dans mes cheveux, geste que je faisais chaque fois que je me forçais à garder mon calme. Je sentais alors que cette soirée ne serait pas qu’une simple soirée de retrouvailles, mais surtout de révélations inattendues. Bon, après tout, elle avait peut-être pris beaucoup de poids…mais ce ventre tendu trahissait le petit être qui se cachait dans son corps. Il fallait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. La question me brûlait les lèvres mais les mots butèrent.




    « Tu veux boire quelque chose ? Ils font un super gin tonic. Je te commande la même chose ? »




Au moins, ce serait clair. Si elle prenait un coca ou un jus de fruit, j’aurai automatiquement la réponse à ma question. J’aurai été ravis d’être tonton, mais je craignais que sa situation soit compliquée, genre « tel père, telle fille ». Ou pire ! Le père serait l’un de ces daemoniens…et ce gamin sortirait de son ventre accompagné d’un animal velu et d’un don fabuleux. Mon dieu. L’angoisse commençait à monter au fin fond de mes entrailles, produisant un frisson venant parcourir mon échine, mais je m’efforçais de ne rien laisser paraître. Allez, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, et l’important était que je la retrouvais, qu’importe ce qu’elle allait pouvoir m’annoncer…ou pas.
  
MessageMar 1 Déc - 17:54
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Le bonheur, c’est d’avoir une grande famille, soudée, attentionnée et protectrice… dans une autre ville.George Burns


C’est bizarre de voir comme c’est facile d’être proche de quelqu’un après une longue séparation. Ca l’est d’autant plus lorsqu’avant cette séparation on sait qu’on n’a jamais été du genre à se prendre dans les bras. Je crois qu’on a été obligé de le faire un jour pour Noël mais les suivants personne n’a voulu réitérer le fiasco que ça avait été. Pourtant là tout de suite en le voyant j’en avais ressenti le besoin.

T’es en train de devenir une guimauve c’est tout…

Je l’étais déjà de base mais si je commence à le devenir avec tout le monde ça va devenir chiant. Enfin non je l’étais qu’avec ma famille et mes amis proches les autres c’était devenu une autre histoire. Mon radar paranoïaque était à son level maximal et menaçait même de faire éclater la jauge. Mais je suis contente de pas me prendre un vent et de sentir qu’il me rend le geste affectueux même si j’étais angoissée à l’idée qu’il tique tout de suite sur mon énorme bide que j’essaye de réduire au maximum pour donner l’illusion quelques secondes de plus. Petite, si tu remues maintenant t’es punie à vie pendant les cinq premières années de ton adolescence !

Mais finalement ça se passe sans encombre Kyle ne dit pas un mot en tout cas et m’invite à m’assoir en face de lui. Je retire mon manteau et du coin du regard je le vois changer de couleur. Vraiment, je vous jure on dirait qu’il est tout blanc maintenant, encore plus que d’habitude. Je lui laisse le temps de digérer, faire des suppositions ou imaginer ce dont il a besoin parce que je n’ose tout simplement pas briser le silence. Au lieu de ça je fuis son regard et finis par poser les yeux sur une petite boule de poil. Je fronce les sourcils en voyant l’animal qui semble ultra nerveux.

Lui aussi ?
Il s’est peut-être caché comme toi jusqu’à présent. Et puis la dernière fois qu’on l’a vu c’était quand en vrai ? Comme t’as pas le droit de changer de sujet je vais faire connaissance.

Je me force à respirer calmement en remontant le regard jusqu’à mon demi-frère, jouant nerveusement avec une mèche de cheveux lorsqu’il finit par me proposer de commander un gin tonic. C’est mieux d’essayer de nier l’évidence visiblement.

Tous pareils dans cette famille mais n’empêche qu’il te préfère grosse que enceinte. Mon Dieu vous allez me tuer dans cette famille d’handicapés de la communication.

Il est tout simplement mort de rire. Il n’en peut plus, je l’entends presque s’étouffer pendant qu’il pleure de rire ou ce qui s’en rapproche le plus vu qu’il ne peut pas pleurer pour de vrai.

« Je voulais t’appeler pour te le dire… » Tu vas vraiment lui raconter ces salades ?! « Il s’est passé plein de choses ici ces derniers temps et… » Accouches… Enfin pas pour de vrai, hein !? Tu m’as compris. « Je suis enceinte, c’est pas une prise de poids fulgurante cheloue. »

Voilà c’est dit on ne va pas tourner autour du pot toute la nuit. Quoi que à la réflexion j’aurais peut-être dû lui dire avant mais je pensais avoir encore un peu de temps. Bon ok, je me trouvais toujours des bonnes excuses mais quand on abordera le reste du sujet n’importe qui comprendra pourquoi je n’ai pas franchement envie qu’on en parle. Je sens ma moitié s’énerver dans le fond de son sac mais je n’y prête pas vraiment attention, trop occupée à désamorcée une bombe qui va probablement m’éclater à la tronche ou me filer entre les doigts, va savoir.

« Pour de vrai je voulais t’appeler. Avec ce qui s’est passé en Juin j’ai mis un peu de temps à me remettre les idées au clair et puis c’est compliqué avec le père… »

Je baissais les yeux honteusement en songeant que j’étais bien la fille de mon père. Parce qu’il était clair d’après ce que je disais que je n’étais pas vraiment en couple avec le fameux géniteur. Milo… Si Dylan n’avait pas été si en colère j’aurais sans doute pris une minute pour réfléchir à nos derniers revirements. Après tout c’était sur de bons rails. Mais je fus brusquée dans mes pensées par l’irruption d’un Dylan en pétard.

« T’es vraiment un sauvage ! Tu pourrais au moins répondre et dire que tu veux pas me parler au lieu d’essayer de te faire passer pour un chien normal. »

Je regarde alors Kyle avec un air gêné, Dylan avec un froncement de sourcils parce que je voulais y aller en douceur mais il mettait encore les pieds dans le plat comme toujours, enfin façon de parler vu son anatomie et pour finir je jetais un coup d’œil à la boule de poil avec une idée de ce qui pouvait se passer : ce chien n’était qu’un chien normal justement et Kyle un humain. Je sentis le serpent tigre se ramollir et se coller à moi, il regardait toujours le chien mais son regard était moins sévère voir confus.

Oups ?
T’es chiant…

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MessageMar 1 Déc - 20:16
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Kyle JohnsonNothing will be the same...
Quand j’étais môme, je rêvais d’avoir une famille unie à vie, d’avoir une femme et de la chérir, et de jouer à « A dada sur mon bidet » avec mes neveux sur les genoux. Et puis j’ai appris en grandissant que la vie n’était pas un compte de fée, que les familles se divisaient et que les enfants nés de ces unions finissaient fâchés avec leurs parents. C’est peut-être pour cela que je ne voyais ma vie qu’entouré de femmes sans engagements pour l’instant, et que j’étais à mille lieux d’imaginer que ma soeur était sur le point de devenir mère.

    « Je voulais t’appeler pour te le dire…Il s’est passé pleins de choses ici ces derniers temps et… »




Elle marqua un arrêt, et je vis dans ses yeux une certaine panique de me dire les choses. C’est surtout ça qui m’inquiétais le plus. C’était son angoisse. Elle aurait été dans une situation sereine, aimée et chérie par son mec, cette annonce n’aurait qu’était une explosion de joie ! Elle aurait été un peu gênée de me le dire si tardivement, peut-être, mais dans le cas présent, ce n’était pas que de la gêne. Allez, crache là ta valda.

    « Je suis enceinte, c’est pas une prise de poids fulgurante cheloue. »




Un sourire en coin apparut au coin de mes lèvres. Sans blague ?! Mais encore ? J’attendais plus. Elle ne pouvait pas simplement me dire qu’elle était en cloque. Elle ne l’aurait pas annoncé comme ça, presque tremblante et certainement appréhendant ma réaction. Nous n’étions pas très proche, mais elle me connaissait un peu et savait que j’étais impulsif, et parfois cinglant dans mes paroles quand j’avais quelque chose à dire sur un sujet qui ne me plaisait pas plus que ça. Je pense d’ailleurs que c’était ça qu’elle appréhendait. Promis, je serai me tenir pour nos retrouvailles. Après tout, le père ne pouvait pas être à la fois daemoniens et fortement dépendant de drogues dures par exemple. Ce serait trop gros pour être vrai. Je répondais néanmoins d’un voix peu expressive mais conservant un petit sourire en coin.




    « Bah…Félicitation ! »




Elle me coupait alors presque la parole et enchaînait, semblant toujours plus soucieuse à chaque fois qu’elle dévoilait un nouveau mot de ses phrases.

    « Pour de vrai je voulais t’appeler. Avec ce qui s’est passé en Juin j’ai mis un peu de temps à me remettre les idées au clair et puis c’est compliqué avec le père… »






Oh putain. Venons en aux faits. Ce gosse n’aurait pas de père, je le sens. Voilà qu’elle reproduisait pratiquement les mêmes erreurs qu’avait produit son père. C’est con de Johnson. Oui bon, j’en étais un aussi…mais merde ! Eux battaient vraiment des records ! Serrant l’un de mes poings pour calmer la colère qui commençait à s’emparer de mes entrailles, j’attrapais mon verre de l’autre main et bu le contenu d’un trait. Je le reposant ensuite en le faisant claquer contre la table et en recommandais un autre en suivant. 



    « Putain Bridget… »

, j’inspirais profondément, me concentrant pour une fois sur mes paroles pour ne pas quelles sortent tel quel de mon esprit, trop frappantes. « C’est qui le père ? C’est quoi cette situation merdique ? Parc’qu’elle est merdique ta situation hein, on est d’accord … »





    

«T’es vraiment un sauvage ! Tu pourrais au moins répondre et dire que tu veux pas me parler au lieu d’essayer de te faire passer pour un chien normal. »






Le temps s’arrêta. Je fus si surpris, choqué, interloqué par cette apparition soudaine que je portais une main machinale à ma ceinture comme je le ferai pour attraper une arme face à une menace imminente. Par chance…je n’étais pas armé ce soir. Analysons la scène. Je n’avais même pas fini mes paroles qu’un serpent venait de sortir du sac de Bridget et engueuler mon chien, assis à mes côtés. D’ailleurs face à cette apparition, Doug avait bondit en arrière, encore plus surpris de moi, et s’était mit à aboyer vers l’animal en montrant les crocs. Mais que faisait ce serpent sur Bridget ? Ce pouvait-il qu’elle ait volé l’animal…enfin, l’âme d’un autre daemonien ? Ou bien …. ou bien … oh bordel de m*rde … ne me dites pas ça. Ne me dites pas que ma chère soeur était l’un des leurs ? Ne me dites pas qu’il y avait du sang de daemoniens dans ma famille ?! Non, cela venait sûrement de son côté à elle, pas de celui que nous avions en commun. Mais Pourquoi ? Pourquoi elle n’avait jamais rien dit ? Je bouillais intérieurement et la fixait du regard, me refusant de regarder le serpent qui lui servait de daemon. Le petit sourire que j’arborais quelques temps auparavant avait complètement disparut et avait laissé place à une expression fermée de mon visage. Mes poings se serrèrent et je les posais sur la table, de façon à ne pas malencontreusement taper dans quelque chose.



    « OK. Va p’t’être falloir que t’arrête de t’foutre de ma gueule et que tu m’dises clairement les choses maintenant non ?! C’était pour ça à la base que tu voulais me revoir alors ARRETE de tourner autour du pot, ça me gave fortement, surtout que t’as l’air d’en avoir des choses à me dire ! »




Non mais merde quoi ! Je savais très bien qu’on naissait daemon et qu’on ne le devenait pas au fil du temps. Depuis le début de notre rencontre, elle avait gardé ce secret, en pensant qu’il n’y aurait aucune répercussion à le dévoiler plus tard. Et ben mon con, si elle avait su qu’elle allait à la fois m’annoncer qu’elle n’était pas humaine et qu’en plus elle se trouvait en cloque dans une situation compliquée…je pense qu’elle m’aurait dévoilé certaines choses bien plus tôt. A ce moment là, je me sentais presque blessé en fait, voire humilié, de n’être au courant que maintenant de certains de ses secrets.
  
MessageMer 2 Déc - 9:38
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Date d'inscription : 24/12/2014Nombre de messages : 511Nombre de RP : 143Âge réel : 27Copyright : Avatar by Schizophrenic / Signature Code by crackle bones // Gif by Unknow // Text : R-City ft Adam Levine - Locked AwayAvatar daëmon : Dylan
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Les pires histoires sont des histoires de familles.Jovette-Alice Bernier


Dans le fond pourquoi je me justifiais aux yeux de Kyle ? Parce que lui il savait pas que je racontais des insanités à d’illustres inconnus pour de l’argent, que mes mœurs étaient aussi légères que celles de notre père parce qu’on n’avait eu que lui comme modèle. Enfin en ce qui me concerne c’était les deux extrêmes et bizarrement devenir abstinente n’avait rien au de drôle quand il était l’heure de s’éclater à la fac. Je voulais qu’il me voit comme il m’a toujours vu : une fille un peu casse-couille mais simple.

Son « Félicitation » semblait forcé par les coutumes. Et il y avait tellement de choses qui manquaient à mon explication que je ne pouvais pas en rester là sans qu’il ne me questionne lui-même. Alors je le prenais de court et m’enfonçais plus qu’autre chose dans le fond. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à vrai dire, Kyle n’a jamais été mon confident… Pour preuve je lui ai quasiment rien dit de vital. Je le vis vider son verre d’une traite avant de jurer les dents serrées.

Je tentais de dire quelque chose mais les mots qu’il utilisait pour décrire ma situation me coupaient le sifflet pendant que je baissais les yeux sur mes ongles. Comment lui dire que je tentais de réparer ce bordel ? Enfin ça c’était ma préoccupation avant que Dylan ne sorte de son sac en hurlant. Pour rien en plus, il était parti bille en tête que Kyle était Daëmonien alors qu’en fait il avait juste un chien normal.

Kyle ne cherchait même plus à faire d’efforts pour cacher son choc ou son malaise. J’étais mal et pour cause là j’étais juste la fille de Tim, la même en couleur. Le jour où je lui dirais que Tim était encore plus semblable à moi que ce qu’il pouvait déjà imaginer. Il aurait pu hurler ou me frapper ça m’aurait fait le même effet. Je fais signe à une serveuse de s’approcher pour lui commander un coca-cola avant de me tourner vers lui. Les doigts sur les tempes, accoudée à la table je lui lançais un regard en coin en soupirant.

« Tu veux tout savoir ?! Tu n’as même pas idée du quart de ce dont il s’agit… »
« On a dit plus de secret… Après ça on ne fait plus de demi-mesure en termes de famille. »

Je soupire en me disant que Kyle va juste me dire d’aller me faire voir et partir tout simplement. Mais Dylan a raison plus de secrets, je l’ai promis et quelque part j’ai pas le choix. C’est mon frère, je ne pourrais pas lui mentir toute ma vie, je n’ai aucune envie de le faire. La serveuse m’apporte le fameux coca que je ne touche pas dans un premier temps parce qu’à ce stade c’est pas de la caféine dont j’ai besoin mais plus m’est interdit.

« Commençons par le début. Si je t’ai rien dit au sujet de Dylan Kyle c’est parce que ma mère nous a élevé dans la crainte qu’on nous découvre. J’ai passé douze ans enfermée chez moi sans voir d’autre chose que la télé… »

Je sens Dylan m’encourager mais je ne peux pas réellement lui avouer toute la vérité, même Tim n’est pas au courant que c’est moi qui suis à l’origine de l’accident qui a conduit à mon arrivée dans leur famille. Parce qu’avouer que je suis daëmonienne et enceinte d’un autre avec qui ce n’est pas la plus belle romance c’est une chose, avouer trois meurtres et le fait que je suis un danger public c’est autre chose. Surtout que ces affaires-là vont être jugées un jour vu qu’ils fouillent dans le passé de chacun pour faire ressurgir les choses étranges qui peuvent être en lien avec le pouvoir de chacun. J’ai accepté de me recenser, je devais me douter que ça finirait par arriver ce genre de choses.

« Quand je suis arrivée chez vous j’avais peur, j’étais en colère et ta mère et toi vous me détestiez parce que j’avais le culot d’exister et d’envahir votre famille. Je sais que c’était normal mais tu pourrais comprendre que j’allais pas me pointer comme une fleur et dire qu’en plus j’avais mon âme qui se baladait avec moi ! »

Je fronce les sourcils en plantant mon regard dans le sien. Je ne lui avais jamais reproché l’accueil que j’avais reçu en arrivant il y a des années en Amérique mais il fallait qu’il comprenne aussi qu’à l’époque sans même parler du poison j’avais largement de quoi avoir la trouille sans en rajouter une couche.

« Une fois que le mensonge était lancé c’était tellement plus simple de continuer. Surtout qu’on a fini par bien s’entendre. »

Je lâche ma dernière phrase entre mes dents non pas que ça ne me faisait pas plaisir de pouvoir parler à Kyle, au contraire, mais je n’étais plus sûre que ce soit toujours le cas. Je me souviens de l’époque où on vivait ensemble et où je voulais lui parler de problèmes de l’école dont je ne pouvais clairement pas parler avec sa mère ou avec Tim. Ces fois-là j’avais fini par me taire et me débrouiller toute seule même si des fois les choses s’arrangeaient beaucoup plus facilement que ce que j’aurais pu penser, comme si quelqu’un avait déjà amorcé la solution avant que j’arrive.

Tu comptes lui parler de Milo ? Parce que tu as superbement éludé la question du père !
Chaque chose en son temps.

J’attends de voir surtout si Kyle tourne les talons pour ne pas s’embêter avec un phénomène similaire à Tim. Mais j’aimerais tellement qu’il reste parce que c’est la famille et que j’ai envie que ma fille connaisse au moins un de ses oncles. Je serre donc les poings en observant les tranches de mes index sur lesquels sont tatoués les noms de Liam et Kyle. Même si cette conversation tourne mal c’est le genre de choses que je ne pourrais même pas regretter en termes de tatouage.

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MessageJeu 3 Déc - 22:50
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Cela ne faisait que quelques minutes que nous nous étions retrouvé, et voilà déjà un froid qui s’installait entre nous. Je ne voulais pas les choses tournent mal. Nos débuts avaient été difficiles, mais je la considérais à présent comme une véritable soeur, qu’elle était d’ailleurs. J’avais grandit seul, en fils unique, et même si son arrivé à la maison nous avait chamboulé à ma mère et moi, j’étais heureux de me dire que j’avais une petite soeur. Petite soeur que j’avais toujours voulu. J’avais toujours dis à mes parents, que je voulais être grand-frère. Finalement, s’était Bridget qui avait réalisé mon voeux. Maintenant que nous nous étions retrouvé, je ne voulais pas tout gâcher. En y réfléchissant bien, je ne connaissais rien de sa vie, comme elle ne connaissait rien de la mienne et jamais nous ne nous étions confiés l’un à l’autre. Je ne pouvais pas lui en vouloir à présent de m’avoir caché autant de chose. Je ne pouvais au contraire que me réjouir qu’elle se dévoile enfin à moi. Si seulement je n’étais pas butté à ce point et si impulsif.

    « Tu veux tout savoir ?! Tu n’as même pas idée du quart de ce dont il s’agit… »


    

« On a dit plus de secret… Après ça on ne fait plus de demi-mesure en termes de famille. »




Pour la première fois, j’osais un regard sur l’animal qui l’accompagnait. Alors voilà son âme. Un serpent. Plutôt étrange comme animal, mais bon, si cela avait été son souhait. Je ne connaissais rien de cette race nouvelle, je ne savais pas comment elle fonctionnait, et de nouvelles questions à leurs sujets vinrent butter dans mon esprit. Pour le moment, j’avais des choses bien plus importantes à régler. La serveuse s’approcha de notre table et déposa un verre de coca devant Bridget avant de me servir le deuxième Gintonic que j’avais commandé. Machinalement, je remuais les glaçons avec la touillette à cocktail, plongeant mon regard dans le liquide tourbillonnant. Quand de nouveau la voix de Bridget s’éleva, je levais les yeux vers elle, les sourcils toujours froncé mais les lèvres déjà moins pincées qu’auparavant.

    « Commençons par le début. Si je t’ai rien dit au sujet de Dylan Kyle c’est parce que ma mère nous a élevé dans la crainte qu’on nous découvre. J’ai passé douze ans enfermée chez moi sans voir d’autre chose que la télé… »




Elle avait l’air stressée de me raconter tout cela. Voilà 15 ans que nous nous connaissions, et il n’y avait que maintenant qu’elle osait enfin se dévoiler et me parler un peu de son passé et de sa vie d’avant. Me regard se figea un peu plus dans le sien et je tentais de radoucir mes traits de visage comme pour l’inciter à m’en dire plus.

    « Quand je suis arrivée chez vous j’avais peur, j’étais en colère et ta mère et toi vous me détestiez parce que j’avais le culot d’exister et d’envahir votre famille. Je sais que c’était normal mais tu pourrais comprendre que j’allais pas me pointer comme une fleur et dire qu’en plus j’avais mon âme qui se baladait avec moi ! »




Le jour de son arrivé était un jour dont je me souviendrai toute ma vie. Cela avait causé beaucoup de chagrin à ma mère, elle qui n’avait d’yeux que pour mon père, lui, qui l’avait trompé et avait fait naître une fille avec une autre femme qu’elle. C’est vrai que les premiers jours n’avaient pas été faciles. Maintenant que j’y repense, ça n’avait pas du être facile pour elle non plus. Elle venait de perdre sa mère et atterrissait chez des gens qu’elle ne connaissait pas. Même son géniteur au final lui était tout autant inconnu. Elle avait été adoptée en quelque sorte par une famille qui, à la base, n’avait rien demandé de cela.

Une fois que le mensonge était lancé c’était tellement plus simple de continuer. Surtout qu’on a fini par bien s’entendre. »

Et encore, elle ne connaissait pas les trois-quart de ce que je faisais pour elle, pour la protéger. Je m’étais parfois battu pour elle, tentant de l’éloigner de certaines mauvaises personnes. Ca elle ne le savait pas, et je ne voulais pas me venter de ce que je faisais à cette époque, parce qu’il n’y avait que mon coeur qui parlait dans ces moments là.




    « Ouai…mais au final, plus un mensonge mûrit, et plus il fait mal. »






Cette phrase, je la dédiais à Tim. S’il avait pu m’entendre cette enflure. Un silence d’immisça entre nous. Je ne savais plus quoi dire. J’étais à la fois choqué, outré et compatissant. J’avais mille et une questions à lui poser, à propos de son pouvoir par exemple, puisque je suppose qu’elle devait en détenir un. Mon esprit divagua alors et je me surpris à repenser à la mission qui nous avait été délivrée, en temps de guerre contre les daemoniens. J’avais tué des gens comme elle, et eux avaient tués certains de mes hommes. Je n’avais toujours pas digéré cela, et je m’en méfiais énormément. Mais voilà que ma soeur, ma propre soeur, avec qui j’avais passé toute mon adolescence me dévoilait cela ? Et dire que je n’avais rien vu. Etaient-ils peut-être moins différent de nous que ce que je le pensais ?



    « Ecoute… Ca me fait chier d’apprendre ça que maintenant. Tu sais, j’ai pas toujours été copain avec les daemoniens, et voilà que tu m’annonces ça… »






Ce serait peut-être la seule raison qui me permettrait de remettre mon jugement en question. Songeur, j’attrapais mon verre et bu une gorgée du liquide alcoolisé. Maintenant, il fallait passer aux choses bien plus sérieuse. Le bébé. Son annonce était passé comme une lettre à la poste et elle avait brouillé les pistes en me dévoilant sa nature daemonienne. Je n’avais néanmoins pas oublié son ventre si rond né d’une situation soit disant « compliquée ». Je passais mon pouce sur mes lèvres, réfléchissant à la tournure que devait prendre mes mots. Je n’avais jamais été doué pour cela.



    « Et donc, ta situation compliquée, c’est qui ? »






En fait, j’avais plus envie de lui demander qui était le mec ? Comment s’était arrivé ? Est-ce qu’il allait assumer le môme ? Est-ce que j’allais devoir aller lui péter la gueule ? Mais j’avais freiné mes ardeurs.
  
MessageSam 19 Déc - 16:35
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Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?Jean-François Marmontel


J’ai l’impression que Kyle s’adoucit quand je lui raconte ma version de mon arrivée au sein de la famille Johnson. Je ne l’ai jamais fait parce que je savais que pour lui c’était un souvenir douloureux et que je ne voulais pas enfoncer le clou déjà que tout ceci était de ma faute, enfin non c’était celle de Tim mais j’aurais pas tué ma mère j’aurais passé ma vie en Australie gardant avec moi ce vilain secret.

Les secrets… C’est ce qui gangrénait notre famille d’ailleurs. J’avais joué le même jeu que mon père. J’étais encore plus stupide que lui parce que j’avais bien vu l’effet que faisait un mensonge qui éclate des années après. Alors je prends mon air de chien battu quand il finit par dire que plus le mensonge dure plus il fait mal quand il est révélé. Parce qu’on sait tous que la vérité finit par éclater.

Oui enfin il pourrait comprendre que t’as eu peur.
Dylan…
Non mais je ne dis pas que tu as raison. Je dis juste que vous avez tous les deux raisons. Et puis c’est quoi cette histoire de problème avec les daëmoniens ?! Pourquoi tu m’en as pas parlé ?

Je tourne les yeux vers ma moitié à temps pour voir qu’il est irrité que j’ai pu lui cacher un truc. En fait j’ai surtout oublié cette histoire, j’ai suffisamment de problèmes pour ne pas penser à ça. Mais je n’ai pas le temps de me justifier, je me fais fouetter le bras par mon Daëmon qui en est dépourvu. L’enfoiré. Mais j’ai un sourire mesquin en le sentant grimacer du propre coup qu’il s’est plus ou moins infligé.

« Kyle… Les Daëmoniens c’est comme les humains. Tu ne peux pas dire que tu ne les aimes pas juste parce que certains ont fait du mal. C’est tellement complexe… Qu’il s’agisse de moi ou d’un autre tu ne peux pas le haïr juste parce qu’il n’est pas totalement humain. »

Comment lui expliquer que certains Daëmons étaient totalement indépendants de leurs moitiés ? Que les pouvoirs de chacun n’étaient pas forcément offensifs et quand ils l’étaient que ce n’était pas toujours facile de les contrôler ? Qu’on avait tous une part d’ombre en nous à cause de ce que nous représentons aux yeux du reste du monde ?

Tu plaides ta cause, là ?
Non… Enfin si… Mais tu me vois lui dire que j’empoisonne littéralement la vie des gens mais que je le fais pas exprès ?
Il va finir par être au courant donc il va falloir que tu craches le morceau.
C’est peut être pas vraiment le moment, non ?
Bridget ! C’est écrit sur ta f*ckin’ carte d’identité et tu viens déjà d’essuyer les effets d’un secret gardé trop longtemps.

J’ai réussi à masquer mon débat intérieur avec ma moitié en buvant largement de mon coca dont je n’ai pas réellement envie mais il faut bien combler les blancs. Parce que je n’avais pas envie qu’il pense qu’on était en train de comploter contre lui pour lui monter un nouveau mensonge qui durerait une dizaine d’années. Non cette fois on jouait franc jeu. Mon coude glissa de la table quand il revint brutalement sur un sujet que je pensais classé. Qui était ma situation compliquée ? Dylan ricanait pendant que moi je me raclai la gorge en cherchant la meilleure approche.

« Un crétin à qui Bridget aurait même pas dû donner une seconde chance. Mais pour ce que ça vaut il a dit qu’il assumerait. Enfin ça c’est s’il reste dans le paysage… »
« Dylan ! »
« Quoi ? Il te prenait pour une fille facile, tu le détestais et maintenant qu’il t’accorde un peu de respect tu l’aimes ? Ca va durer aussi longtemps que ton crush pour Justin Timberlake… »

Soit deux ans et demi selon lui. C’était déjà pas mal. Mais en attendant j’étais rose, voir rouge tomate selon les angles. D’une part parce que j’allais devoir expliquer à Kyle pourquoi on pouvait penser que j’étais une fille de petite vertu. D’autre part cet épisode de Justin Timberlake était vraiment embarrassant même Kyle devait se souvenir comment j’avais massacré les chansons sous la douche, dans ma chambre et combien de fois j’avais séché les cours pour aller le voir passer à son hôtel. Je me souviens que Tim était vraiment hors de lui à cette époque que je traverse la ville juste pour un petit blondinet. Je suis prête à parier que si ça avait été un rockeur à l’ancienne il n’aurait même pas sourcillé.

« T’avais promis de plus en reparler. Enfin qu’importe. Ma situation compliquée et moi on était voisin il y a quelques temps et on ne s’entendait pas vraiment parce qu’à cause de son don je l’empêchais de dormir mais depuis on s’est recroisé et on avait décidé de reprendre un nouveau départ en toute amitié mais une soirée un peu trop arrosée a poussé les choses bien plus loin que ce qu’on pensait. Bref, il va assumer, on travaille à notre relation et t’as pas besoin de t’en occuper. »

Je suis à la fois gênée mais extrêmement sérieuse, surtout quand il est question de ne pas s’en occuper. Parce que je le vois venir avec sa tête de constipé on dirait qu’il va commettre un meurtre dans la seconde si ce que je lui dis ne lui plais pas. Je ne pense pas que notre relation ait été à ce stade un jour : Kyle me protégeant du reste du monde… Enfin pas que je sache. La communication n’est pas notre fort dans la famille alors je lui prends simplement la main avec un sourire.

« Et même s’il n’assume pas j’ai des amis fiables et une famille un peu bizarre mais qui saura m’aider, non ? »

Je cherche la réponse dans son regard sans lâcher sa main. Qu’est-ce que je ferais si mon propre frère me tourne le dos parce que je suis enceinte ou daëmonienne ? Dylan me réconforte en me disant qu’on fera comme on a fait ces dernières années mais lui aussi espère que ce ne sera pas le cas, qu’on pourra compter sur Kyle pour construire cette famille que l’on projette pour cette petite vie qui arrivera bientôt.

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MessageLun 21 Déc - 11:59
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L’ambiance autour de nous n’était pas vraiment en accord avec nos sentiments. La musique techno pulsait toujours des différentes enceintes de l’établissement, certaines personnes se laissaient aller à danser sur la piste et d’autres groupes riaient à gorges déployées en se racontant des histoires drôles. Nous, nous nous regardions dans le blanc des yeux, lâchant quelques phrases incisives parfois, tournant nos pouces d’autres fois en réfléchissant aux mots délicats que nous pourrions employer sans être trop blessant. Bridget était ma seule famille, avec ma mère. J’avais renié mon père, je n’avais aucun rapport avec mes grands parents, et je n’avais pas d’âme soeur non plus. Elle faisait donc partie sans le savoir des deux personnes les plus importantes à mes yeux. Et pour rien au monde je voulais qu’elle disparaisse de mon existence, malgré la tension apparente qui menaçait parfois de nous faire exploser. Néanmoins, même si je ne voulais pas me fâcher avec elle, je ne pouvais retenir ma nervosité et certaines pointes de colère envahir mon être. Surtout quand elle tentait de tenir un petit discours moralisateur sur mon appréhension sur les daemoniens.

    « Kyle… Les Daëmoniens c’est comme les humains. Tu ne peux pas dire que tu ne les aimes pas juste parce que certains ont fait du mal. C’est tellement complexe… Qu’il s’agisse de moi ou d’un autre tu ne peux pas le haïr juste parce qu’il n’est pas totalement humain. »




Et comment lui expliquer que j’avais été programmé à l’armée pour me défendre contre cette nouvelle espèce qui faisait peur aux autorité et que j’avais participé à de nombreux conflits visant à les détruire ? Les coudes sur la table, je plongeais ma tête dans mes mains en un soupir. Je n’avais jamais parlé de mes missions à qui que ce soit. Je disais où j’avais été, mais jamais je ne parlais de ce qu’il se passait sur le terrain. Je n’abordais jamais le sujet des armes et je n’avais jamais dis explicitement que j’avais tué des gens. Je savais qu’il devait y avoir des daemoniens bien moins cons que d’autres, comme pour les humains, mais le fait est que depuis 2011, j’étais surentraîné pour pouvoir défendre la population contre des rébellions de ce nouveau genre. A présent, j’étais monté en grade. J’avais donc d’énormes responsabilités et plus que jamais mon rôle était de gérer les prochains conflits, s’ils devaient y en avoir. Relevant la tête vers elle, je me mordais un instant la lèvre.




    « Effectivement, c’est complexe. C’est pas une question de racisme des daemoniens. C’est mon boulot, Bridget. J’ai été entraîné pour lutter contre les conflits rebelles daemoniens qu’il y a eut en nombre. Je suis programmé depuis 2011 pour faire parti de l’élite de l’armée de terre en guise de guerre contre nouvelle espèce… »




Je marquais un temps d’arrêt, baissais un instant le tête avant de fixer ses prunelles intensément, la gorge un peu nouée et les dents serrées.




    « … j’ai fusillé des daemoniens, qui ont eux même abattu bons nombres de mes hommes. »




Je reprenais un peu ma respiration que j’avais coupé pendant cette courte phrase et reprenais d’une voix plus calme.




    « Tu vois, c’est compliqué. J’ai besoin de temps. »




Je sentais que l’air été chargé d’électricité et que l’un comme l’autre pouvait disjoncter d’un moment à l’autre mais qu’aucun de nous n’osait pour ne pas gâcher ce moment de retrouvailles. Oui, il ne fallait pas l’oublier, ce devait être un moment jovial initialement. La voix de son daemon retenti alors, et j’observais le serpent avec attention, la mâchoire serrée dès lors qu’on reparlais de « l’heureux évènement ».




    « Un crétin à qui Bridget aurait même pas dû donner une seconde chance. Mais pour ce que ça vaut il a dit qu’il assumerait. Enfin ça c’est s’il reste dans le paysage… »

. Il marqua un temps d’arrêt, s’adressant ensuite à Bridget.

 « Quoi ? Il te prenait pour une fille facile, tu le détestais et maintenant qu’il t’accorde un peu de respect tu l’aimes ? Ca va durer aussi longtemps que ton crush pour Justin Timberlake… »




La dernière allusion sur Justin Timberlake aurait pu me faire sourire, mais j’étais si tendu qu’il n’y parvient pas et que les muscles de ma mâchoires vinrent se tendre de nouveau en même temps que mes poins se serrèrent. Je n’avais jamais voulu m’occuper des affaires de fesses de Bridget. Elle était majeure et vacciné, et je n’étais pas un bon moralisateur dans cette histoire, étant moi-même très volage. Mais apprendre qu’elle avait pu être prise pour une fille facile me faisait bouillir intérieurement. Des filles faciles, j’en avait croisé des tas. Vous savez, ce genre de nanas qui roulent un peu trop des fesses, à l’air angélique et qui savent faire battre ses cils bien plus vite qu’elles n’ont la capacité de réfléchir. C’était le genre de fille que tu étais certain de mettre dans ton lit et que tu étais certain de quitter le lendemain. Le genre de fille un peu idiote aussi. Bridget, une fille facile ? Et le connard qui avait pensé ça été cet enc*lé de père ?!

    « T’avais promis de plus en reparler. Enfin qu’importe. Ma situation compliquée et moi on était voisin il y a quelques temps et on ne s’entendait pas vraiment parce qu’à cause de son don je l’empêchais de dormir mais depuis on s’est recroisé et on avait décidé de reprendre un nouveau départ en toute amitié mais une soirée un peu trop arrosée a poussé les choses bien plus loin que ce qu’on pensait. Bref, il va assumer, on travaille à notre relation et t’as pas besoin de t’en occuper. »




Pendant son discours, j’avais bu une gorgée de mon liquide et avait manqué de m’étouffer avec les mots qu’elle employait. Toussant en ayant avalé de travers, je reposais mon verre sur la table, gardant ma main serrée contre le récipient. Attend, quel don ? Me dis pas qu’en plus d’être un enfoiré, c’est un daemonien ?! J’eux envie de me lever, de jeter ma chaise contre un mec, et foutre un coup de boule au premier gars qui oserait répliquer. Sentant que son serpent de daemon semblait être sur la même longueur d’onde que moi, il était le seul que je regardais. Je n’osais même plus regarder Bridget de peur d’exploser instantanément. Je sentais pourtant sa main se poser sur le mienne crispée.

    « Et même s’il n’assume pas j’ai des amis fiables et une famille un peu bizarre mais qui saura m’aider, non ? »




Soupirant, je réfléchissais encore une fois aux mots qui pouvaient sortir de ma bouche. Je laissais ma main sous la sienne, sans pour autant lui prendre. Mais qu’elle merde bon sang. Dans quoi c’était-elle fourrée ! Bien sûr que je ne la laisserai pas tomber et que je serai là pour elle. J’étais peut-être trop timide pour lui avouer, et trop énervé. Sur ce, je me levais sans dire mot libérant ma main de son étreinte, et tirais mon paquet de cloque de ma poche. Il fallait que j’oxygène mes poumons de nicotine. Je laissais néanmoins mon blouson sur ma chaise pour lui faire comprendre que je revenais. Doug me suivait en trottinant et une fois la porte franchie, je m’empressais de porter ma cigarette à mes lèvres et de l’allumer. Je repensais à cette soirée riche en émotions et en rebondissement. Petit récapitulatif. Ma soeur était daemonienne et enceinte, d’un daemonien également, qui était juste un plan cul banal et dont elle n’était pas certaine qu’il assume son rôle de père entièrement. Putain, faites des gosses ! D’ailleurs je ne savais même pas si Bridget avait un boulot ou non, preuve que l’on ne se connaissait pas si bien que cela. Et si aucun des deux n’avaient de situation ? Qu’allait devenir cette petite ? Je tirais un peu plus sur la cigarette, insensible au froid qui me fouettait le visage et les mains, trop préoccupé par toutes ses révélations.

Quelques courtes minutes défilèrent. Je les utilisais pour me calmer et relativiser. Jetant mon mégot sur le trottoir, je revenais dans le bar et me rasseyais face à elle, l’air plus posé qu’auparavant.




    « J’te jure qu’il assumera par contre. Il aura pas le choix. Comment il s’appelle ? J’irais pas le voir promis, je veux juste m’assurer qu’il a pas de casier et qu’il a de quoi payer une pension. »




Je marquais un temps d’arrêt et tentais un sourire en coin qui ne parvenait pas à franchir le cap de mes lèvres, mais qui se faisait ressentir dans ma voix.




    « Et…hum…comment tu vas l’appeler ? »


  
MessageLun 4 Jan - 9:23
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Je retiens mon souffle en voyant l’état dans lequel il se met alors qu’il envisage de me répondre. Quoi ? Il va nous annoncer que sa petite amie s’est fait tuer par un Daëmonien incontrôlable ? Qu’il a failli y passer lui-même ? Je pense à respirer quand même un peu avant de devenir toute bleue. Je m’attendais à autre chose que la réponse : « C’est mon boulot. » Je suis suspendue à ses lèvres alors qu’il semble lutter pour expliquer les choses. Dylan pour sa part se rapproche de moi parce que comme moi il craint la suite.

On se crispe tout les deux lorsque la vérité éclate et résonne à nos oreilles. Fusillé… Je me sens nauséeuse en pensant à ça alors que des tas de questions se bousculent dans nos têtes. Mais qui a véritablement commencé le massacre ? Est-ce que si Kyle n’avait pas été conditionné, l’aurait-il fait ?

J’ai du mal à assimiler la vérité et Kyle en profite pour changer de sujet et parler de Milo. J’essaye de rattraper le coup après que Dylan ait lancé une bombe en parlant mal de Milo mais j’ai l’impression qu’en fin de compte j’enfonce plus le clou qu’autre chose dans cette histoire. Je vois Kyle se tendre comme un string trop petit et j’ai peur qu’il ne finisse par imploser et me traiter de grande malade avant de partir.

Je reste de marbre quand je le vois se lever. J’ai le cœur lourd et presque envie de pleurer mais je le vois sortir un paquet de cigarette avant de sortir en laissant sa veste sur la chaise. Dylan profite de ce moment pour glisser sur la table et me fixe dans les yeux alors que je me sens larmoyante.

« Laisse lui le temps de tout assimiler. Je crois que Kyle refuse de l’avouer mais il tient beaucoup à toi. Ca expliquerait des choses… »
« Quoi ? »
« Tu te souviens de Jordan ? Il s’est passé un truc avec lui. Tu te souviens comme il insistait pour que tu sortes avec lui un soir ? Du jour au lendemain il ne t’a même plus adressé la parole. »
« Où est-ce que tu veux en venir ? Tu crois que Kyle est allé le voir pour le remettre à sa place ? »
« Crois-le ou non mais je suis persuadé qu’il fait des choses pour toi quand t’as le dos tourné. Vous êtes pareils tous les deux, vous êtes comme Tim. Trois têtes de mules. »

Je reste perplexe mais je sais que ma moitié n’a probablement pas tort au sujet de nous trois. On est pareil et même si on refuse de l’admettre et qu’on a horreur de s’en rendre compte on s’aide tous dès qu’on le peut. Bon c’est peut-être pas le cas avec Kyle et Tim, le vieux a trop déconné aux yeux de son fils pour mériter de l’attention.

Je la sens pas ton idée de génie. Kyle revient…

Je me redresse en lançant un regard assassin à Dylan alors que j’essayais de songer à un moyen de rabibocher les deux hommes de ma famille. Mais je suis coupée dans mon élan par Dylan ainsi que Kyle qui m’annonce solennellement que le père n’aura pas d’autre choix que d’assumer ses responsabilités. J’ai presque peur alors qu’il me demande le nom du malheureux qui va devoir me supporter ainsi que toute ma famille de cinglés. Je tente de gagner des petites secondes en buvant une gorgée alors qu’il promet de ne pas aller casser la figure de l’heureux vainqueur que je désignerais. Je sens la déception de Dylan alors que mon grand frère change de sujet de manière radicale en parlant du nom de l’enfant.

« Ce sera Beth pour le prénom. »
« Johnson, histoire d’élargir un peu plus cette belle et heureuse famille. »

Et surtout parce que techniquement Milo a refusé de se recenser une nouvelle fois et du coup il ne peut pas reconnaître Beth comme étant sa fille. Je sais que Kyle risque de voir ça s’il fait des recherches, il va forcément se dire qu’il a quelque chose à cacher. Sans compter que je suis persuadée que quoi qu’il trouve ça lui donnera une raison de lui casser la tronche comme il semble le vouloir. Sauf que je ne peux pas me taire sans que ça ne devienne suspect et que Dylan me trahisse.

« Ecoutes, je m’en fiche de l’argent et tu sais un casier judiciaire ça ne veut rien dire… Quoi que tu trouves tu me promets de rien dire et de pas en tirer des conclusions hâtives ? »
« Milo Kovac »
« Dylan ! P*tain t’es chiant ! »
« Quoi ? Kyle trouvera rien. On trouve rien sur les hackeurs, surtout ceux comme Milo… »

J’ai envie de l’étrangler mais ce serait me tirer une balle dans le pied. Mais il n’a pas tort dans le fond, cela dit ça ne joue toujours pas en la faveur de Milo. Il ne me reste plus qu’à espérer que Kyle ne trouve rien pour de vrai.

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