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MessageLun 15 Fév - 11:40
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Date d'inscription : 02/03/2015Nombre de messages : 387Nombre de RP : 136Âge réel : 26Copyright : Mad Hattress & AnaëlleAvatar daëmon :
Azure A. AstrauckasFlightless Bird
Claquement de porte, rire double d'oiseau et d'humaine tandis qu'ils dévalent les escaliers aussi vite qu'ils le peuvent, l'un volant tandis que l'autre saute des marches et manque régulièrement trébucher, main tombant toujours à temps sur la rampe branlante, duo se calmant à la vue de la porte d'entrée, main vérifiant une ultime fois l'état de sa tresse, oiseau l'éventant avec exagération de son aile avant de reprendre les airs. La rue s'ouvre à eux, peu peuplée à cette heure matinale, regard malicieux laissant place à une course folle qui ne cesse que devant le marchand de journaux, curiosité en voyant les gens acheter prenant le pas sur l'excès d'énergie matinal. Ils ne comprennent pas ce rituel du journal du jour, le duo, observant les gens se saisir de leur achat et le déplier aussitôt, entamant leur lecture alors qu'ils s'éloignent, quand ils ne le roulent pas à la place sous leur bras ou ne le glissent pas dans leur sac. Etrange. Il y a t-il seulement de bonnes nouvelles là-dedans ? Ils en doutent, et haussent les épaules avant de repartir. Ils ont un rendez-vous, après tout. Peut-être. Azure a un doute, et Abhay n'a pas écouté, comme souvent, trop occupé à parler. Ah, bien... ils ne peuvent pas l'aider.

Après ce spectacle, le journal délaissé près d'une poubelle, probablement abandonné là par quelqu'un qui se rêvait déjà gagnant de quelque jeu de hasard en dépit des probabilités et déçu lorsque la réalité l'a rattrapé, est simplement irrésistible. Et puis, abandonné là, n'importe qui peut trébucher dessus, à en croire Abhay, daemon mettant un point d'honneur à bâtir tout un argumentaire pour convaincre sa moitié de ramasser l'objet, le déroulant alors qu'ils s'éloignent, journal dépassant du sac à dos. L'objectif se rapproche, la forêt et les arbres, le confort des branches et le silence des daëmoniennenes, ou la conversation des daëmons.

De nouveau la course les reprend, roitelet optant pour se cacher dans une poche du sac plutôt que de voler, hilare tandis que les secousses l'agitent et que ses doigts restent fermement accrochés à l'étoffe, sortant de sa cachette en sentant sa moitié commencer à grimper, branche large et basse lui permettant de s'installer confortablement. Le journal se déploie dans un crissement de papier, Abhay grimpant se nicher au sommet du crâne d'Azure tandis qu'elle se plonge dans sa lecture. Les articles passent, le temps s'écoule, les sourcils se froncent, avant que l'objet ne soit replié avec détermination et replacé dans le sac. Comment les gens peuvent-ils lire ça ? C'est...

"Promets-moi de ne plus jamais lire le journal. Comment ils font pour pas se jeter sous une voiture, les gens, en lisant ça ? A part les pages sportives et les pages culturelles, et encore... Comment les Giants ont fait pour perdre ? Et de quoi je parle moi, j'aime même pas le football américain ! C'est pas drôle à voir, je comprends rien... Tiens, je sais ! T'auras qu'à faire un fish and chips ce soir, on a déjà le journal, ça fera authentique ! Ils le mangent bien dans le journal, les anglais, non ? C'est une vraie bonne idée ça, ils peuvent pas le lire du coup leur journal... ou alors c'est leur punition pour pas donner des bonnes nouvelles, de finir en emballage à frites et poisson frit ?"

Il volette, Abhay, plein d'indignation, tandis qu'Azure rit et rit, renversée sur sa branche, avant d'enfin se calmer et de se laisser basculer en arrière, genoux pliés la maintenant accrochée à la branche. La natte sombre se balance telle une corde, daëmon se faisant un plaisir de s'y accrocher et de se laisser osciller pendant que la cordiste scrute les alentours, sourire illuminant son visage en reconnaissant la silhouette qui approche. Une main se lève et s'agite en guise de bonjour, brièvement, avant de se refermer sur l'écorce, cordiste se redressant sous les protestations de son âme qui n'a pas pensé à lâcher la natte et a fait un looping imprévu.

"Comment allez-vous ?"

Pas besoin de redire bonjour, salut de la main suffisant, et la cordiste et son âme attendent tranquillement la réponse de leur amie et de sa moitié, de nouveau installés correctement, ailes de l'oiseau tressautant d'impatience tandis qu'il se force à rester silencieux un moment encore.
  
MessageDim 21 Fév - 20:08
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Une journée de travail pour nous. Encore… J’avoue qu’il y a ce genre de moments où je resterais bien couché, tranquillement pour profiter de ma journée, pelotonné sur un des seuls meubles qui composent le petit appartement de Blomst. Mais c’est peine perdue. Elle est beaucoup trop énergique pour ça. Oui, elle me fatigue des moments franchement. Et il va maintenant falloir aller couper, tronçonner dans le bruit et la poussière… Bon, vous aurez compris que je n’étais pas très motivé ce matin… Je l’avais regardé s’habiller, enfiler son treillis puis lacer ses chaussures et puis nous étions partis.
La forêt, toujours la forêt. Nuage vert étouffant parfois. Je ne sais pas ce qu’il se passait dans ma tête ce jour-là. J’étais maussade. Je n’avais envie de rien, si ce n’est effectivement de me cacher quelque part. Blomst ne comprenait pas. Elle adorait aller travailler, elle adorait ce calme et plus que tout elle adorait le fait de ne pas être obligée de parler… Le bruit des tronçonneuses et la dureté du métier ne la forçaient pas à parler avec ses collègues. Collègues qui de toute façon ne cherchaient pas spécialement à sociabiliser, vu qu’elle les avait plus ou moins tous rembarrés…
Une matinée était passée. Longue et fatigante donc. Usante je tendrais même à dire. D’autant plus que mon étrange humeur, avait fini par se transmettre à Blomst. Nous étions très liés et la moindre des choses que je ressentais, elle le ressentais aussi.. Ce qui expliquait pourquoi mon humeur avait fini par déteindre sur la sienne. Logique quoi. Elle avait fini sa séance de travail matinale sans un mot, comme toujours mais sans un petit sourire, ce qui était plus étonnant. D’ordinaire, même si elle ne cherchait pas à s’intégrer dans son milieu très masculin elle avait toujours un petit sourire pour ceux qui bossaient avec elle, une sorte d’encouragement peut être ? Même moi je ne le saurais le dire en réalité…
Pause déjeuner donc. Je m’assois sur une pierre et je la regarde. Encore. Drôle de sandwich, elle l’a acheté ce matin, un truc avec une drôle de sauce rouge et des boulettes de viande. Ca ne me met clairement pas en appétit. Puis l’heure du repas se termine. Nous avons encore un moment, et Blomst décide qu’il est l’heure que nous allions nous promener un peu. Elle aime faire ça. Elle aime se promener un peu dans ses bois avant de recommencer à travailler. Cela l’apaise je crois, et lui permet de se concentrer sur le boulot à venir.
Il y a quelques temps, lors de ces balades elle a rencontré quelqu’un. Une amie. Elle n’est pas du genre à laisser n’importe qui l’approcher mais Azure, elle avait quelque chose qui donnait à Blomst envie de lui faire confiance. Peut-être étais ce une sorte de ressemblance ? Leurs métiers se ressemblent beaucoup si on y regarde de près. Et nous aussi, Abhay est comme moi, c’est un parleur. Il aime les mots et il sait les utiliser. Les filles, elles, se ressemblent aussi là-dessus, elles sont peu loquaces. Elles n’ont même pas spécialement besoin de mots pour communiquer ce qui est étrange.
La balade a donc ce but-là, les voir tous les deux. Et, rapidement, nous les trouvons. Dans un arbre. Un geste de main, et nous savons que nous sommes les bienvenus. Blomst ne presse pas le pas, nous avons le temps. Nous grimpons, rapidement et sans aucune difficulté. Je les laisse échanger quelques banalités, avant de me mettre à jacasser.

« Bien. Vous ? »

Comme je le disais, il ne s’agit que de quelques petits mots, ma nordiste ne fait même pas de phrases entières. Mais moi j’en ai marre d’attendre et bientôt je reprends la parole ? Je fais mine de manger Abhay, ça le fait piailler et puis il sait très bien que je ne lui ferais pas mal. Je sais que cela va déclencher une certaine diatribe chez lui, sur laquelle je pourrais rebondir. Alors je donne des coups de pattes.

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MessageLun 29 Fév - 11:14
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Date d'inscription : 02/03/2015Nombre de messages : 387Nombre de RP : 136Âge réel : 26Copyright : Mad Hattress & AnaëlleAvatar daëmon :
Azure A. AstrauckasFlightless Bird
Rien à dire, ni Azure ni Blomst ne sont bavardes, question retournée en un seul mot après une pause, le temps de grimper lestement dans l'arbre. Il n'y a personne autour pour apprécier le spectacle, les deux filles perchées sur leur branche, confortablement installées, silencieuses. La brune ne prend même pas la peine de mettre sa réponse en mots, tête opinant et sourire lumineux indiquant qu'elle va bien, merci. Son âme roule des yeux, avant de piailler et d'esquiver les pattes de l'âme à la forme féline. Il le sait, qu'il n'y a pas de danger, et c'est ce qui lui fait jouer le jeu, piaillant avec une indignation de forme avant de se réfugier plus haut, dans une ouverture du tronc, bec tremblant pointer du nez et billes noires jetant un regard noir. Pour un peu, on le croirait effrayé. Il suffit de le croire un peu pour savoir que ce n'est pas la peur qui le fait trembler, Abhay, tandis que son bec s'ouvre et lâche enfin la tempête de mots, petite voix se faisant perçante.

"Non mais ça va pas la tête, essayer de manger les gens comme ça ! Est-ce que j'essaie de te plumer, le sac de puces ambulant ? Ou de te voler tes croquettes ? Bon, elles sont infectes, mais le point reste, et c'est pas parce que ta pâté te suffit pas qu'il faut croire que je vais te servir de dessert, oh ! Enfin, à part être à moitié mort de faim, tu vas bien ? Blomst t'a mis au régime ? Oh, t'as lu le journal ? On a essayé ce mati, c'est nul ce bout de papier, t'as une bonne nouvelle toutes les trois pages, tout le reste c'est du négatif, je sais que c'est la crise et tout, mais ils pourraient faire un effort franchement, tu m'étonnes que le monde aille mal si tout le monde est persuadé qu'il y a pas d'issue ! Sont bêtes, ces journalistes, non ? Faudrait peut-être leur écrire, les en informer..."

Il y réfléchit sérieusement Abhay, ailes se fermant et huppe s'abaissant méditativement, bien à l'abri au cœur de l'écorce, avant de se décider à ressortir, sautillant jusqu'au bord de sa cachette et s'y perchant, plumes orangées retrouvant leur état ordinaire, hérissées au sommet de sa tête. Sa moitié lui jette un regard, sourire en biais s'échappant à sa vue, avant de s'étirer, dos basculant dans le vide sans crainte, se redressant à la force des jambes. Un sourcil amusé se hausse en direction de son amie, tête inclinée vers les âmes bavardes et yeux se levant au ciel, hilares. Vraiment, il n'y a pas besoin de parler, avec ces deux-là, elles sont presque garanties de savoir tout ce qui est arrivé à l'autre depuis leur dernière rencontre simplement en entendant les âmes bavarder. Ils parlent bien assez pour quatre, vraiment. D'ailleurs, Abhay retourne dans son trou, bavardant de nouveau avec son enthousiasme habituel, ne se souciant pas une seconde de savoir si il a interrompu Vanir ou non. Il sait parler, il pourra se plaindre si c'est le cas, voix étouffée par l'écorce s'en échappant avec difficulté.

"Y'a des trucs bizarres là-d'dans, vous avez pas idée, à croire qu'une pie y a fait son nid ! Des insectes, des sachets de trucs louches, y'a même une lime à ongles ! Quelqu'un la veut ? Vanir ? Une petite manucure, ça pourrait te faire du bien, te retailler les griffes un peu, je pourrais te les limes en amande et les vernir en rose, je suis sûr que ça t'irait bien, et pour le coup, les oiseaux auraient moins peur de toi ! Bon, je garantis pas que grimper aux arbres reste facile, mais c'est qu'un détail ça, t'auras qu'à te planquer dans une poche de Blomst et voilà, problème réglé ! T'as déjà été dans sa capuche pendant qu'elle courrait, tiens ? Az' m'y met parfois, c'est génial, le vent et tout, faut juste bien s'accrocher pour pas risquer de tomber, mais c'est marrant, faudra qu'on retente mais à vélo un de ces jours, je suis prêt à mettre une aile à couper que ça sera encore mieux ! ou plutôt non, j'y mettrais une plume à arracher, parce que voler en rond, bof, ça risque de vite devenir lassant. D'ailleurs, tu penses que je pourrais toujours voler, avec une aile en moins ? Fin, vous avez fait des rencontres intéressantes ces derniers jours ? Y'a eu des trucs marrants qui se sont produits, au boulot ? Raconte !"

Il sautille de nouveau sur la branche, Abhay, "Raconte" étouffé par un petit objet caché dans son bec qu'il glisse rapidement dans une poche d'Azure avant de se se nicher dans ses cheveux, râlant à mi-voix contre la natte qui l'empêche de les emmêler comme il le veut autour de ses pattes et de renoncer à son perchoir habituel, sautillant jusqu'à pouvoir se glisser sous le large col du pull de laine, s'en servant comme d'une tente d'où seule sa tête émerge.

  
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