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Swing life away ♠ Rose

 
  
MessageMer 21 Déc - 17:58
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Date d'inscription : 26/02/2016Nombre de messages : 249Nombre de RP : 33Âge réel : 22Copyright : Aki (sign) & angel dust (av)Avatar daëmon :
Jack L. WildeI'm not after fame and fortune
    I'm after you


« La vie est courte. Commencez par le dessert. »
Les nausées recommencent, tordant mon estomac et m’obligeant à me redresser pour ne pas tout rendre dans le frigo. Fichue vodka. Mais elle ne m’empêchera pas de manger ! Rien n’a jamais pu me retenir d’engloutir de la nourriture de toute manière, pas même la colère maternelle. J’observe Rose, chantilly toujours tenue de manière triomphale dans ma main gauche tandis que ce stupide sourire semble prendre racine sur mon visage. Je m’en rends pas forcément compte. Je suis ravi, possédé par cette joie naïve et toute enfantine qui m’accompagne quand je m’apprête à faire une connerie. Et puis j’aime bien cette fille, sans raison aucune. Ou peut-être est-ce parce qu’elle est un tantinet folle, juste assez pour prendre le risque de faire à manger avec moi. Elle ne sait pas ce qu’elle risque, en fait. Mais si ça se trouve… Eh, si ça se trouve elle est pire que moi. Syb m’assure que c’est impossible, mais je maintiens ma version, les yeux toujours rivés sur la silhouette chancelante de mon assistante du jour.

« J'aime bien le saucisson moi ! »

J’éclate de rire. Ça se voit et pas qu’un peu, vu qu’elle s’est déjà enfilé à elle seule la moitié de la dite charcuterie. Je pense même qu’elle ne prendra bientôt plus la peine de le couper avant de le manger – si ce n’est pas déjà fait. Je n’ai pas les yeux partout, contrairement à ma moitié. Sans compter que je vois limite flou.

« Alors monsieur le cuisto' ? Qu'est-ce qu'il vous ferait plaisir ? »

Je fais mine de réfléchir, mais mon cerveau s’embrouille avant même d’aligner deux idées cohérentes. Je promène mon regard sur les placards qui nous entourent, puis sur la table avant de revenir vers le frigo. Y a quoi là-dedans ? Pas grand-chose en fait. Fin je suis plus sûr. Pas moyen de me souvenir de la dernière fois où j’ai fait les courses ni de ce que j’ai acheté ou consommé. Va falloir innover – improviser, surtout. Et je suis presque sûr, malgré moi, que Rose va adorer ça.

« J’sais pas moi… Plutôt salé ou sucré ? »

Elle me laisse à peine le temps de finir ma question, apparemment plus inspirée que moi quant à ce qu’on pourrait se concocter à une heure pareille. Revenue sur mon épaule, j’entends Syb se mettre à prier. J’ai l’impression qu’elle supplie le monde de ne pas nous faire jouer avec le feu ce soir. Je ne comprends pas pourquoi, après tout nous sommes parfaitement capables de nous en sortir à deux si la recette choisie n’est pas trop compliquée… Non ?

« Owh, tu as pas dit que tu avais de la glace ? J'ai toujours rêvé de faire une méga coupe de glace comme dans les grands restaurants ! »

Je papillonne. De la glace, ah oui c’est vrai. Ça j’en manque jamais, surtout maintenant que j’en ai récupéré du boulot. Y a que des avantages à travailler avec des enfants – Sybelle s’étouffe à moitié à cette pensée – bon ok, presque que des avantages. Le sourire sur mes lèvres s’élargit jusqu’à me barrer le visage et j’acquiesce vivement. Je me détourne avant de voir Rose vaciller et se rattraper à la chaise, mais cette perte d’équilibre n’échappe pas à Sybelle.

« Rose ? T’es sûre que ça va ? »

Mais la demoiselle ne répond tout d’abord pas, trop pressée de pouvoir céder à sa gourmandise.

« Alors emballé ou tu as une autre idée ? Je suis pas difficile quand il est question de chantilly en général. »

Je m’accroche à la porte du congélateur pour ne pas tomber à mon tour, ce qui tire une grimace à l’étourneau. Lorsque je retrouve mon aplomb et tout en plongeant les mains à l’intérieur du compartiment à glace, je fais part de mon enthousiasme à la jeune fille.

« Tu m’as conquis dès que t’as prononcé le mot glace. Je lui fais un clin d’œil et finis par sortir trois boites (donc trois senteurs à savoir fraise, vanille et chocolat) du congélateur, que je balance sur la table de la cuisine. D’ailleurs, ton histoire de resto, ça m’a donné une idée. Finalement les prières de Sybelle n’auront pas été totalement vaines. T’aimes les bananes ? »

Bon ok, dit comme ça, c’est un peu étrange mais dans l’état actuel des choses, je crois qu’on peut dire que la bizarrerie fait partie intégrante de la soirée. Je ferme le congélateur et ouvre la porte d’un des placards, cette fois. J’ai toujours pas lâché ma chantilly, plus par oubli que par crainte que Rose ne me pique ma bombe.

« Tu connais les Banana Split, j’imagine ? Ça te tente ? »

J’attrape enfin le chocolat noir et l’agite sous le nez de Rose. T’as vraiment l’air d’un gamin. Ouais, je sais. Gamin d’un soir. D’une nuit. Pour une fois, elle ne devrait pas s’en plaindre… Je m’échappe finalement en direction de la table de la salle à manger, attrapant quatre bananes dans le plat qui trône dessus avant de revenir vers la cuisine.

« Eh Rose ! »

Crie pas comme ça bon sang ! J’ignore le ton bougon de ma moitié, poursuivant.

« Tu connais pas la chanson qu’il y a sur ce dessert là ? »

Je déboule comme un forcené dans la pièce, dépose les bananes devant elle et attrape mon téléphone dans la poche arrière de mon jean.

« Mais si ! Tu sais… Avec la brunette là. Bon ok elle est en français mais… »

Je fais – difficilement – la recherche internet et pose l’iPhone sur le plan de travail alors que les premières notes de Banana Split résonnent. Je commence même à danser et à chanter, même si les paroles ressemblent plus à un gros marshmallow qu’autre chose, vu ma maîtrise plus qu'approximative du français. Qu’importe. Je reviens finalement vers Rose, délaissant Lio un moment pour m’occuper de notre activité culinaire, chantilly toujours sous le bras.

« Bon alors, tu préfères faire quoi ? T’occuper de la fondue de chocolat ou de l’épluchure des bananes ? »

Il ne m’est même pas venu à l’esprit qu’elle pourrait ne pas aimer ça… Non, même pas en rêve. Je pars du principe que tout le monde aime ce dessert-là. Je crois que l’alcool me fait définitivement perdre la tête…



CREDIT → OSWINWHO

Blabla bis:
 
  
MessageMer 8 Fév - 16:31
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Date d'inscription : 13/02/2016Nombre de messages : 119Nombre de RP : 36Âge réel : 18Copyright : © electric elegyAvatar daëmon :
Rose M. BakerNothing will be the same...

« Kids at the park
Slurping down slushies and
Eating ice cream.
 » — Suzy Kassem

Je ne sais même plus si j'ai encore la capacité d'avaler quoi que ce soit.
L'alcool a déjà pris possession de la totalité de mon estomac je crois. J'ai chaud et j'ai la tête qui tourne. J'ai l'impression que mes yeux ne sont pas capable de fixer un point pendant plus de trois secondes et qu'ils vont se fermer. Mais bordel que cette sensation est drôle. Rose mais qu'est-ce que tu as fait .. ? Je ne sais pas. Je rigole encore toute seule en y repensant. J'sais plus ! Aha, je sais plus ! Quand Sybelle m'a demandé si ça allait, je lui ai souris. Mais Jason a dit que j'avais un sourire de débile qui n'arrivait même plus à étirer ses lèvres correctement.

Jack semble emballé par mon idée. Nos idées fusionnent et se connectent. T'aimes les bananes ? Je perds mon sourire niais pour me concentrer sur sa question. Quand les mots s'assemblent correctement dans ma tête et que je comprends le sens de leur cohésion, je fixe Jack avec un petit air malicieux. Puis je réponds avec un grand owh ouii. Jason se tape la tête contre le pied de la chaise devant lui. En temps normal, je ne réagis jamais à ce genre de pensée tordues parce que j'en comprends trop peu vite le sens, voire pas du tout – beaucoup disent que je suis encore trop enfantine dans ma tête pour saisir la chose puis peut-être aussi parce que je... –. Je n'ai pas le temps de me perdre dans le reste de souvenirs clairs qu'il me reste, Jack agite du chocolat noir sous mon nez en me demandant si j'aime les Banana Splits. Je fais un grand oui de la tête, louchant sur le chocolat.

Il s'éloigne ensuite de moi évoquant la chanson française plutôt connue sur ce dessert, toujours en hurlant. Jason a tout de suite les paroles en tête, moi il me faut un peu plus de temps. Notre hôte va mettre ensuite la chanson pour danser et chanter dessus. Je me mets à rire et lui crie à mon tour – c'est fou comme les mots sortent plus naturellement en cri quand on a de l'alcool dans le sang – :
Bah bien sur que je connais !
Je me mets ensuite à parler en français :
J'ai grandi en France !
Mais au lieu de dire France avec mon bel accent français, je dis Fraanche avec un reste d'accent américain. Puis je me laisse emporter par la musique, sautant – oui car je saute plutôt que de danser, c'est moins ridicule – et chantant les quelques paroles que j'arrive à articuler. Qu'est-ce qu'elle parle vite la madame !

Toujours chantilly sous le coude, Jack propose que je choisisse la répartition des tâches. Je n'ai pas envie de réfléchir et regarde Jason qui me conseille de partir sur les bananes. Tu as moins de risque de faire une connerie en épluchant une banane je pense. Je ne cherche pas à savoir s'il a raison ou non, je m'assieds – encore plus maladroitement que d'habitude – sur la première chaise à ma disposition et attrape les quelques bananes posées sur la table. Dans un grand sourire, je lui montre mon petit tas pour lui faire comprendre que pour moi ce sera les bananes.

La musique en bruit de fond, je me dandine gaiement sur ma chaise en épluchant mon fruit jaune. Nanananaaaa, nananananaaaa ! Banana Split ouh ! Quelques fois je chante avec elle, quelques fois non – parce que je me souviens plus des paroles et que j'arrive pas à parler aussi vite et bien qu'elle en même temps –.
Je ne sais plus quand est-ce que c'est que j'ai mangé une Banana Split, mais je devais avoir 15 ans !
Je ris dans mon coin. D'un point de vue extérieur, on pourrait dire que je suis plusieurs dans ma tête je crois. Non, non, je te confirme que oui. Et parle en anglais, Jack va encore moins bien comprendre ce que tu dis ! Effectivement, sans m'en rendre compte, j'ai continué à parler français. C'est la musique aussi ! Les langues se mélangent trop vite.
Voilà, 'ai fini ! je reprends dans un américain presque correct.
Je tends à Jack les bananes épluchées et coupée en deux – enfin si ce n'est plus car je n'ai pas coupé très droit à certains endroits –. Mon regard louche, se perd puis tombe sur une horloge juste au-dessus. Il est aux alentours de minuit. Déjà ! La musique bat encore dans mes oreilles et cette chaleur ne quitte pas mes tempes. Pour rire – même si ce que je dis n'a rien de drôle car je suis pas si drôle de que ça moi, je crois, enfin –, je lance à Jack :
J'espère que tes voisins sont indulgents ! Prévois une coupe de glace en plus au cas où il faille en amadouer quelques uns !
Peut-être que comme pour moi, manger une glace à minuit après avoir dansé sans savoir le faire, donnera à leur soirée un goût qu'il n'aurait même pas pu imaginer. Et dire que je l'ai rencontré dans un état déplorable tout à l'heure et que nous sommes maintenant en train de se perfectionner dans les coupes glacées. Et que tu as une bouteille de rhum dans le nez.. La vie est vraiment bien faite !
  
MessageMer 7 Juin - 21:03
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Date d'inscription : 26/02/2016Nombre de messages : 249Nombre de RP : 33Âge réel : 22Copyright : Aki (sign) & angel dust (av)Avatar daëmon :
Jack L. WildeI'm not after fame and fortune
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« On peut mesurer l'influence et la force d'un esprit à la quantité de bêtises qu'il fait éclore. »
Trois minutes pour me rendre compte que je me trimballe avec la glace au caramel et pas celle à la fraise, une erreur capitale qui m’oblige à replonger la tête dans ce fichu congélo. Tes propos sur les bananes peuvent être pris à double sens, tu sais. A double quoi ? Je ne comprends rien. Surpris par les propos de Syb, et incapable de tourner la tête dans sa direction puisque coincé entre la bolognaise et le sac de petits pois, je ne trouve rien de mieux que de me relever d’un coup… M’assommant évidemment contre la paroi gelée de ce stupide congélateur. C’est toi qui es stupide. Je ne réagis même pas à l’insulte, trop heureux d’avoir finalement trouvé mon précieux – autrement dit la glace à la fraise – pour me formaliser d’une telle attaque.

Je reviens vers la table, où Rose a déjà choisi de s’occuper des bananes – et en dépit de ce que Syb peut penser, aucune de mes pensées ne dévie à cette vision – et je m’installe tant bien que mal à côté d’elle pour poser ma boite sur la table. Ouais, bon. J’ai oublié les cuillères, éventuellement les bols, et la chantilly est toujours posée sur le comptoir MAIS on a les bananes, le coulis de chocolat et les glaces, donc c’est déjà pas mal. En soupirant, je me relève – dieu que le monde tangue – et m’accroche au tiroir à couverts pour trouver ce que je cherche.

C’est là que le drame arrive. Il y a deux minutes, lorsque je dansais comme un abruti dans le salon au rythme de Banana Split, je pensais n’avoir rien compris de ce qu’elle me racontait parce que 1) la musique aurait pu réveiller un mort, y compris le presque macchabée qui me sert de voisin 2) je chantais, tout à fait juste selon moi, bien que du point de vue de Sybelle, cela ressemblait plus à une série de beuglements incompréhensibles qu’à une célèbre chanson. Bref, quoiqu’il en soit, je crois que mon cerveau disjoncte – ou qu’il se noie dans la vodka – puisque je ne comprends pas un traitre mot de ce que Rose me sort à cet instant.

« Je ne sais plus quand est-ce que c'est que j'ai mangé une Banana Split, mais je devais avoir 15 ans ! »

Je me détourne de mes cuillères pour l’observer une courte seconde mais, obnubilée par la découpe des fruits, elle n’aperçoit pas les yeux exorbités que je lui offre. C’est du français, Einstein, pas un langage d’Alien. Ouais, bah de mon point de vue et à une heure pareille, ça y ressemble bien.

J’attrape enfin tout ce qui me manquait et m’étale de nouveau sur ma chaise, souriant lorsque la jeune fille tend vers moi ses bananes découpées, qu’elle accompagne de quelques mots – américains, cette fois-ci. Ou presque. Mais je peux pas trop juger, moi qui n’ose pas parler de peur de m'emmêler les pinceaux. Une douleur au sommet de mon crâne me signale une seconde durant l’état d’ébriété dans lequel je me trouve, juste avant que mon estomac ne me rappelle à l’ordre et m’incite à passer à l’action. Ni une, ni deux, je m’empare des bols puis commence à disposer les boules de glace dans chacun d’eux.

« J'espère que tes voisins sont indulgents ! Prévois une coupe de glace en plus au cas où il faille en amadouer quelques uns ! »

Je pouffe de rire comme un enfant, les yeux toujours rivés sur ce que je suis en train de faire – il faut dire que viser un bol qu’on voit en double exemplaire n’est pas tâche aisée, mais je ne suis pas du genre à me laisser déboussoler aussi facilement hein, j’suis quelqu’un de fort moi, ouais ouais, j’ai pas dit mon dernier mot ! Jack tu craques… Suivi d’un soupir éloquent de ma moitié, qui s’est posée sur mon épaule pour me surveiller et éviter les catastrophes. Tant que possible, du moins.

« Je crois que le papy d’à côté n’a pas le dentier adapté pour manger de la banane… Mais la glace et la chantilly ouais, ça peut passer ! »

Je ris en attrapant l’assiette de banane et en dispose un peu partout dans les bols, avant de recouvrir le tout d’une copieuse couche de chantilly. Je suis sur le point d’arroser nos desserts à coup de coulis de chocolat quand une idée amusante me traverse l’esprit… Et ce ne sont pas les piques du bec de Sybelle contre mon oreille qui m’empêcheront de mettre mon plan farfelu à exécution.

« Tu aimes la chantilly j’espère ? »

D’un geste rapide – quoique peu précis – je serre la bombe de chantilly entre mes doigts et presse de toutes mes forces sur l’opercule en direction de Rose, l’aspergeant copieusement de crème fouettée. Il en est de même pour la table, le sol et même mon t-shirt puisque dans ma hâte, j’ai appuyé un chouilla trop tôt. En voyant sa tête, j’explose de rire, ignorant Syb qui m’engueule, le sommet de son minuscule crâne devenu brutalement blanc, lui aussi.

« Te voilà servie ! Aïe ! »

Sybelle vient de planter son bec dans ma barbe pour me rappeler à l’ordre, chose compliquée vu que j’ai un mal de chien à m’arrêter de rire. Dans la pagaille, j’ai lâché ma bombe sur la table et je tente à présent de me cacher derrière les bols pour échapper à l’éventuelle vengeance de mon invitée du soir. Elle n’osera pas risquer la vie de nos desserts… si ? Au cas où, je m’agrippe à la bouteille de coulis de chocolat, et profite d’un court moment de pause pour arroser la chantilly et les boules de glace. Je reporte finalement son attention sur Rose, méfiant quant à son prochain mouvement, et ramène la bouteille contre mon torse comme s’il s’agissait d’une arme de combat.

« Attention hein ! Je suis armé ! »

Un vrai gosse, vous dis-je.



CREDIT → OSWINWHO

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