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A broyer tout le noir, il ne reste que le blanc à la nuit •• Wyatt

 
  
MessageLun 18 Avr - 21:28
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Charlie SabaniSWEET LITTLE DISASTER





Galactiques, les reflets s'étendaient en larmes lumineuses sur les carreaux de la fenêtre du séjour. Il n'avait pas fallu longtemps pour que les nuits tiédissent et que les peaux frissonnent moins sous les longs manteaux, de sombres silhouettes sortaient d'avantage le soir, en silhouettes nébuleuses au pied de son immeuble. Charlie avait cessé de sortir. Elle préférait à la compagnie des hommes celle de ses jurisprudences et de ses dossiers. Les cheveux attachés en un chignon sérieux, elle n'avait cet après-midi que daigné sortir prendre l'air sur le balcon prendre un thé glacé et un peu du gâteau de semoule à la cannelle laissé par sa mère la veille. La rousse était restée pensive, de longues minutes, immobile face à un radieux soleil qui avait rosi la peau de ses joues et de ses épaules tout à l'heure nues, mais maintenant vêtue d'un fin gilet de coton. Les jours s'allongeaient, et profitaient à son travail toujours croissant, toujours plus débordant. Charlie ne se laissait pas faire : avec les semaines, les mois, son assurance se fortifiait, et cela se voyait selon Yraël. A son port d'épaules, à son impassibilité déconcertante, à cette façon qu'elle avait de s'habiller, toujours aussi sobre, mais avec une classe et une élégance qu'il ne lui connaissait pas autrefois.

L'horloge affichait dix-sept heures lorsque le vibreur de son téléphone portable lui fit lever le nez d'un dossier épineux. Une femme violentée par un homme, les cas de violences conjugales n'étaient tristement pas rares. A ceci près que l'homme était un daëmonien, et que c'était lui qu'elle défendait. Son portable vibre à nouveau. Qui peut bien être aussi pressé de lui parler ? Un premier message de sa mère lui disant que son père a oublié son carnet de chèque chez elle. Un second de son père lui disant qu'il a oublié son carnet de chèque chez elle. Elle soupire, une feuille se décolle légèrement de ses sœurs une fraction de seconde. Après avoir posé son téléphone, elle le reprend et tape un nouveau message, sous l'engouement soudain du renard.

« Ça veut dire qu'on sort ce soir ? »

Si Wyatt lui répond, oui. Elle n'a rien proposé d'extraordinaire : boire un coup en terrasse, tant que le soleil est encore de sortie. Seulement, elle s'est contentée de l'allécher en prétextant qu'elle avait du nouveau et que ça risquait de l'intéressait. Fourbe. Féminin.

« Commence à te préparer, on dirait que tu sors du bureau. »

Ce qui est, en soi, le cas. Son miroir n'est pas plus indulgent : son regard est fade, la coiffure trop stricte. Elle abandonne son tailleur beige pour une tenue plus confortable, plus printanière. Jamais elle n'aurait envisagé qu'une robe blanche florale puisse faire l'affaire à ce point ! La réponse de Wyatt positive, elle se dépêche de d'éteindre la lampe de bureau, attrape un sac bandoulière dans lequel elle enfourne le nécessaire, va mettre des chaussures et claque -un peu trop fort- la porte de l'appartement. En descendant les escaliers, elle entend même son voisin du dessous râler, mais ne s'arrête pas. Son sourire n'a pas disparu : elle pense à la photo petit format qu'elle a gardé du tatouage que lui a fait Cillian. Elle repense à sa discussion avec Andie, et à toutes les probabilités que cette nouvelle va apporter. Si elle avait su !

« Qu'est-ce que ça aurait changé ? Tu l'aurais défendu différemment ? »
Installés dans le taxi, ils ignorent le regard curieux du conducteur.
« Différemment non. Plus tôt, sans doute ? »

Un silence léger se glisse entre eux. Loin d'être pesant, il leur permet de partager leurs pensées en s'épargnant les oreilles aussi curieuses que son regard du conducteur. Il est dix-huit heures trente lorsqu'ils arrivent près de la rue piétonne où se trouve le bar où elle doit retrouver Wyatt. Le redoux des soirées de printemps fait sortir les gens dans les rues. Les conversations ricochent sur les murs sales de la ville, s'épuisent à se rencontrer d'un groupe de personnes à l'autre. Cillian doit tenir en horreur ce genre de lieux. Tu souris comme une idiote. Elle ne sourit plus, prise sur le fait. Longtemps, elle a pensé à l'effet qu'aurait sa nouvelle sur Wyatt, et a imaginé tous les scénarii possibles, de la surprise à la satisfaction, en passant par la colère. Le monde est si petit, les possibilités immenses. La main dans la poche de sa petite veste beige, elle hésite un moment à envoyer un message à Cillian, mais se ravise rapidement. Elle n'a rien de spécial à lui dire. Ou trop. Debout près d'un buis taillé en carré, elle observe le monde défiler. Les groupes rire aux éclats, comme si rien ne s'était passé ces dernières semaines. Comme si personne n'avait de plaie. Son regard ne glisse pas vers son bras, pourtant elle redessine parfaitement la légère cicatrice blanche qui orne son poignet lorsqu'elle s'est coupée. Ou les écorchures à ses genoux. Tout ça valait terriblement le coup. Bien des choses avaient changé, et personne autour d'eux ne pouvait s'imaginer une seconde du potentiel que ce chaos avait réveillé chez elle. Charlie venait de prendre conscience des capacités de la toxine, et ne savait elle-même pas si c'était bon ou mauvais. Yraël s'inquiétait ; elle, s'obstinait à ne pas y penser. Les possibilités étaient effrayantes.

« Wyatt ! »

Elle le salue en secouant le bras, au dessus des têtes des passants pour qu'il l'aperçoive. Comment veux-tu qu'il te loupe? Avec une chevelure pareille, elle a tôt fait d'être remarquée.

« Si tu préfère un autre endroit, dis moi. »

L'enseigne d'un pub irlandais pouvait ne pas l'intéresser plus que ça. Pourtant, son petit doigt -Andie- lui disait qu'il risquait fort de ne pas passer à coté d'un tel message.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageDim 8 Mai - 17:42
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Wyatt S. OrdwiganADMIN-JVAISPASFAIREUNPAVE...OUPS! ♥|| èé
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Wyatt & Charlie


Le plus important n'est pas de savoir si on est vivant après être mort, mais d'être vivant avant d'être mort.

Punaise ! Ça me saoule ! Et en plus de me faire mal à la main je suis en train de perdre ma table basse. Arrêtes de jouer et va prendre l’air, t’es en train de devenir un con qui s’énerve dès que quelqu’un est meilleur que toi. Ma mâchoire se crispe à son commentaire alors que la partie reprend de plus belle. Ca suffit Âdhya ou je te transforme en descente de lit ! Elle roule des yeux et traverse la baie vitrée pour aller s’installer dans le jardin. Et les minutes pas encore et toujours et plus elles s’écoulent et plus je monte en pression à la manière d’une cocotte-minute. Un coup d’œil rapide sur la barre a mine que j’ai oublié de ranger, un coup d’œil sur la manette et ma main se crispe sur cette dernière. La tigresse rentre en trottant jusqu’au salon, posant sa large patte sur la face de la console de jeu qui s’éteint par la faute de ce geste. Mes yeux s’écarquillent immédiatement et elle écarte ses babines au maximum, simulant un sourire du mieux qu’elle pouvait. Course poursuite enclenchée et elle m’entraine sur notre terrain de plusieurs milliers de mètres carrés. Oui, quelque part, travailler pour le gouvernement daëmonien a du bon, il faut dire que le salaire qui arrive à chaque fin de mois et plus qu’intéressant et ça c’est sans parler de la satisfaction personnelle de faire ce que l’on peut faire. Cependant, à la vue du temps magnifique que la météo prévoyait pour la semaine, je n’ai pas su résister à l’appel d’une prise de vacance.
La daëmon s’arrête et regarde en direction de la villa, oreilles se couchant sur son crâne pendant que je viens la rejoindre. Ton téléphone. Je ne réponds pas et hausse les épaules, je savais que j’aurais dû l’éteindre, ça fait déjà trois fois que Christian cherche à me joindre et m’imaginant qu’il puisse encore s’agir de lui, je n’ai même pas dans l’idée d’aller chercher l’appareil au pas de course.

Charlie. Un sourire s’étire au coin de mes lèvres. Sortie de l’avocate tirée par quatre épingles qu’il lui arrive d’être, il est clair qu’elle est une fille que j’apprécie sans mal. Intéressante, cultivée et gentille. J’accepte sa proposition de la rejoindre et même si je ne connais absolument pas l’endroit où elle me demande de la retrouver, j’arrive à lui faire suffisamment confiance pour savoir que ça ne sera pas un trou à rat. Je quitte mon jogging et mon marcel pour enfiler un short et un tee-shirt propre. Des baskets, les clefs du pick up et nous voilà partie pour la retrouver au cœur de Perth Amboy.
Cette tranquillité dans les rues, l’absence de tension… Tout cela était à la limite du reposant si on ose comparer à l’ambiance qu’il y avait l’année dernière. Enfin trêve de réflexion une rousse se met à gesticuler à plusieurs dizaines de mètres de là où nous nous trouvons et Âdhya en rit. Entre les bruit de la ville et les discussions des diverses personnes présente, je ne l’avais pas entendu me nommer mais nullement besoin de ça pour la repérer de loin. Pressant un peu le pas, nous nous avançons vers elle la saluant et levant les yeux vers l’enseigne de l’établissement. J’esquisse un sourire en secouant la tête.

J’espère seulement qu’ils n’ont pas que le nom d’Irlandais.

Des pubs aux mêmes origines que les miennes, il y en a autant que l’on veut y croire, seulement des bars de qualité avec de vrais et bons alcools, ça ne court absolument pas les rues. Pour ce que j’avais pu voir aux USA en cinq ans de cohabitation avec elle, c’est que ce genre d’endroit sont plus truands que sincères… Mais j’accepte de tester, après tout, ça ne coutera pas grande chose de le faire.

Comment allez-vous tous les deux ? Ça fait quelques temps maintenant qu’on n’a pas pu se voir.

Je me doute que de son côté comme du mien, elle a dû être pas mal prise. La vie professionnelle prend toujours plus de temps que l’on aimerait mais c’est ainsi. Poussant la porte et laissant Charlie passer devant, j’ai mon regard qui glisse jusqu’à Yraël qui au soleil à vraiment une couleur resplendissante. Âdhya me bouscule en passant après eux, jalouse de ma pensée. J’en rigole intérieurement mais ma belle, tu resteras toujours la plus jolie, seulement tu ne peux pas non plus nier l’indéniable. Fermant la marche, je laisse la porte de l’établissement se fermer derrière nous et le barman nous saluer d’un signe de la tête pendant que nous nous dirigeons vers une table. S’asseoir, commander, se décontracter. Au final, ça faisait bien le temps que je n’avais pas pris un moment pour ce genre de choses même en compagnie de Cillian et sans pour autant le dire, je remerciais Charlie d’avoir pu penser à moi pour partager son après-midi. Sans que nous ayons le temps d’ouvrir la conversation, un serveur nous rejoint dès à présent pour noter nos désirs de boissons.

Une Guinness pour moi s’il vous plaît.

Une des quelques bières qui se fait exportées et qu’ils sont contraint d’avoir à vouloir se faire passer pour un pub mais qui ne sera jamais aussi bonne qu’au Pays… Non, ce n’est pas de la mauvaise foi ! En direction des autres pays, elles sont obligatoirement plus alcoolisées pour pouvoir tenir le coup durant le trajet… C’est toujours très décevant, surtout lorsqu’il y a quelques mois de ça, en retrouvant mes parents, j’ai pu avoir l’occasion de reprendre goût aux vrais produits de l’Irlande. Mais bon, je me tairais là-dessus, promis, je ne ferais aucune remarque désobligeante. Enfin… Mais bref, quoi qu’il en soit je ferais tout pour essayer, pour faire un effort sur le sujet…

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MessageDim 12 Juin - 19:05
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Sa main redescend mollement le long de son corps lorsque Wyatt l'aperçoit enfin. Curieusement, elle se met à craindre qu'il s'agisse d'une mauvaise idée que de lui partager la nouvelle qu'elle a apprise ce weekend quand ses parents sont passés. Le temps que Wyatt (ou Cieran, elle n'était plus sûre de savoir comment l'appeler) s'approche d'eux en fendant la foule, Charlie se met à douter comme une adolescence qui s'apprête à envoyer un message de confidence à un ami. La façon dont Andie lui a expliqué les choses est encore floue, mais la rousse n'a pas raté une miette de la fadeur qu'avait son regard ne trompait ni son mari, ni son époux : quelque chose clochait. Quelque chose de grave, que sa mère avait désiré taire mais que ses yeux avaient confié. Sa tante n'avait rien fait pour épargner ses enfants, et les circonstances de la pseudo-disparition des frères était floues. Andie avait quitté la table en bredouillant qu'elle les aurait gardés près d'elle, si elle avait su plus tôt. Cette culpabilité affligeante n'avait pas quitté l'esprit de la rousse depuis hier.

Heureusement, la bonne humeur de Wyatt parvint à l'extirper de ses pensées. Yraël, se voulant rassurant, fait sentir sa présence contre les jambes couleur porcelaine de Charlie. Dans tous ces corps bronzés aux épaules dénudées, elle ne pouvait pas passer inaperçue.

« Crois-tu que je choisis le bar au hasard ? »

C'était à Wyatt qu'elle devait cette idée saugrenue. A tout ce qu'elle savait de lui, alors que lui ne sait finalement pas grand chose d'elle. Charlie a eu le droit de lire son dossier avant, elle connait son identité, ses hobbies, ses derniers déplacements avant son emprisonnement, ses opinions politiques, son parcours de vie à Merkeley. Elle n'imaginait pas qu'il y avait un Wyatt d'avant, et un Wyatt de maintenant. Un Cieran et un Wyatt. Deux hommes en un seul. Elle se reprend, redresse à peine ses épaules, et sourit parmi une cascade de boucles rousses.

« Les journées sont chargées. »
La réputation de l'affaire Ordwigan-Conseil l'avait suivie.
« On a toute la soirée pour en discuter ! »

Son engouement ne passera pas inaperçu. Ravie qu'il la laisse entrer la première -un acte gentleman qu'elle appréciait largement sans jamais le requérir toutefois- Charlie s'engouffre dans le bar, et plisse à peine le nez face aux odeurs de bois mouillés et de bière brune. Sans se démonter, elle essuie volontiers quelques regards curieux avant de se diriger vers une table près d'une baie vitrée fumée. Les oreilles tournées vers l'arrière, sa moitié s'installe sur la banquette près de la vitre, pour ne pas être gêné des passages et des serveurs qui filent à vive allure. Un stress qu'il s'épargne volontiers.

« Un jus de tomate »

Sans se soucier de l'air défait que lui adresse le serveur avant de partir, Charlie ramène sa pochette sur ses cuisses et appuie ses avant-bras sur la table de bois.

« Comment vous allez depuis la dernière fois ? »

Pas besoin de préciser qu'il s'agissait d'un instant qu'aucun d'eux ne voulait se remémorer. Pourtant, la seule mention de ce moment la met mal à l'aise. Elle s'est découvert un trait de sa personnalité qu'elle aurait préféré ignorer : elle avait adoré faire du mal à ceux qui les avaient trahis. Ils sont rapidement servis, ses mains peuvent alors s'occuper en triturant un peu la condensation sur la bouteille en verre de son jus de tomate. Yraël, allongé sur la banquette, jette un oeil à la smilodon, qu'il a l'impression de redécouvrir également.

« J'ai rencontré quelqu'un qui vous connait bien »

Le coin de ses lèvres s'étire en un sourire radieux. Inconsciente de fixer intensément Wyatt, elle s'amuse à repenser à Cillian. En les prenant à part, on ne se rend pas compte de la facilité avec laquelle leurs deux caractères s'accordent. Une fois qu'on a pu avoir un extrait de l'un comme de l'autre, tout semble si évident. Une sorte d'aura secrète les enveloppe tous les deux, et c'était précisément ce qui la poussait à vouloir les fréquenter. Comme elle, ils vivaient dans le secret. Proches du mensonge, sans jamais tomber dedans véritablement. Elle fixe sa bière brune avec un peu de dégoût, s'imaginant le goût amer que pouvait avoir la bière. Aussi amer que la voix de sa mère lorsqu'elle avait évoquée sa propre soeur.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageMar 14 Juin - 17:45
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Wyatt & Charlie


Aussi loin et différent que soit l'autre, l'autre est un autre moi-même.

J’hausse les épaules et joue l’innocent à sa première question. Je ne me porte pas responsable de ce choix, et encore moins si leurs boissons ne valent pas le prix qu’elles semblent coûter. Oui j’ai rapidement jeter un coup d’œil aux quelques montant qui étaient affichés à la craie blanche sur un tableau noir. Pas que je sois radin, mais je suis devenu méfiant de ce type d’établissement, préférant, et de loin, rentrer dans un bar bien américain. Au moins je suis sûre de ne pas être déçu ! En parlant de déception… Du jus de tomate ? Vraiment ? J’arque un sourcil, surpris, mais reste silencieux face à ce choix, un sourire s’étirant pourtant sur mon visage. Moqueur, taquin, j’avais seulement envie de lui dire que c’était une boisson de bébé. Je me retiens et ne dit rien. Après tout sortie de l’affaire et de la guerre, nous ne nous connaissions pas du tout. Enfin moi surtout. Avec un dossier gorgé d’informations, on ne pas vraiment cacher grand-chose à un avocat. L’humain, pas le fruit !
Je m’arrête de penser devant ma connerie et Âdhya m’observe avec deux yeux plus gros que des soucoupes. Tu n’avais pas le droit ! Oui je sais je suis à fond aujourd’hui, c’est les jeux vidéo qui sont probablement en train de me liquéfier le cerveau. Du moins j’espère. Je passerai tout cela sous silence, ça vaudra certainement mieux pour ma réputation, pour ma personne.

Pas mal débordé aussi de mon côté, les moments de détentes ne sont pas forcément les plus communs ces derniers jours. Et le soleil est arrivé et il m’a forcé à poser une semaine de congé. Il m’a fait des menaces, du coup j’ai abdiqué.
Hum… Effectivement en voyant la météo il a posé une semaine de vacance… Sauf que ce qu’il ne dit pas c’est qu’il reste bloqué devant les jeux vidéo, en jogging, presque toute la journée.
J’ai horreur quand cette peste dévoile ma vie privée. En plus ce n’est pas vrai, c’était juste aujourd’hui…

La Smilodon ne commente pas verbalement, son regard se suffit à le faire tout seul. Elle soupire et se couche, tentant de se faire la plus petite possible pour ne pas gêner plus la circulation dans l’établissement que ce qu’elle est déjà en train de faire. C’est ça cache toi, mauvaise fille ! Elle fait pression sur ma jambe, glissant volontairement son crâne presque d’un coup sec, mes poils se faisant tirer par sa masse. Je n’en ai pas énormément sur les pattes, mais ça me met toujours la petite larme à l’œil de les sentir se faire malmener. Surtout par un chat obèse. Dans un râle elle se redresse et tape le dessous de notre table sans le vouloir et d’un coup je suis mitigé entre le fait de mourir immédiatement de rire ou d’attendre encore un peu. Aller, on va dire que je me contiens.

Oh, ce n’est pas vraiment un scoop je pense. Avec toute les médias qui me tournent autour depuis que je suis dans la rébellion active, c’est à peine s’ils ne savent pas à l’avance de quelle couleur mon boxer sera demain. Plus sérieusement, il y a ceux qui me connaissent, et ceux qui me connaissent vraiment. Curieusement dans le second groupe, ils sont beaucoup moins nombreux que dans le premier. Ta personne, groupe un ou groupe deux ?

Groupe un m’arrangerait un peu plus que le deux. Il faut dire que pour savoir qu’une personne me connait vraiment comme il se doit, c’est probablement qu’ils ont dû parler d’autre chose que de la Rébellion. J’ai assez confiance en ces quelques personnes pour savoir que jamais aucune d’elles ni diraient quelque chose que je refuserais que d’autre sachent. Et principalement sur mon passé. Jade, Cillian, Grace, mes ‘‘parents’’ le tour de ceux en qui j’ai une confiance aveugle est très vite fait. Sans dire un mot de plus et sans le remarquer, j’agis de la même manière qu’elle est en train de faire face à ma bière. Clairement, je suis en train de dévisager son jus de tomate. Dans ce genre de nectar, le pourcentage de fruit est tellement ridicule en plus que j’ai de la peine à croire que certaine personne puisse encore en consommer. Qu’ils le fassent eux même, j’approuve à fond, mais que ce type de produit puissent être acheter… Enfin, au final je n’ai pas vraiment de leçon à donner lorsque l’on sait que j’aime bien de temps en temps me manger des Kebabs. Il faut dire que leur sauce est certainement pire que ce fameux jus de tomate.
  
MessageDim 19 Juin - 16:25
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L'amusement se lit sur son visage lorsqu'elle capte l'air hébété de Wyatt face à son choix de boisson. Elle aurait pu honorer les origines d'Andie -celle-ci aurait d'ailleurs été la première a gentiment soutenir que sa fille n'avait d'irlandais que sa mère- mais les habitudes restent difficile à décrocher. L'éducation de son père en terre sainte, sans doute, qui répugnait toute consommation d'alcool, surtout pour une fille. La rousse se contente de sourire, plus occupée à écouter la raison pour laquelle Wyatt semble plus serein, plus apaisé qu'elle ne l'a jamais vu l'être. En même temps, leur rencontre à proprement parler s'était faite entre les murs d'une prison. Rien de conventionnel, comme le soutient Yraël.

« Mais c'est que ça geeke ! Je ne t'imaginais pas comme ça... » L'irlandaise feint l'amusement, mais lui adresse un léger signe de menton. « Vous méritez bien un peu de repos, tous les deux. D'ailleurs, je reste étonnée que vous n'ayez pas pris un aller simple pour un endroit au hasard dans le monde. »

Son regard est fuyant, elle boit une gorgée de son jus sans se douter un instant que le renard allait enchaîner.

« Parce que c'est ce qu'elle aurait fait. C'est un truc qu'elle tient de sa mère, à chaque fois qu'elle le pouvait, pour n'importe quelle occasion, elle prétextait une mission humanitaire à l'autre bout du monde pour aller se ressourcer. Et parfois, elle emmenait Charlie. »

N'avait-il pas plus long comme laïus personnel sur leur vie privée ? Yraël essuie un regard sévère de Charlie, qui a reposé le verre sur la table de bois un peu plus durement que prévu. Yraël ne se démonte pas pour autant : selon lui, c'est équitable, après tout ce qu'ils savent sur la vie privée de Wyatt. Et plus encore : ce qu'ils savent de sa vie d'avant. De ce qu'elle en a supposé et deviné après sa discussion évasive avec sa mère. Charlie sourit, néanmoins, penchée sur le côté de la table pour vérifier si Âdhya ne s'est pas trop durement cognée avec leurs bêtises. Elle commence à redouter de les avoir fait venir pour ce qu'elle a appris. Peut-être qu'ils ont eu assez à encaisser pour les dix prochaines années.

« T'as mis le boxer rouge, aujourd'hui ? »
Charlie lève ses deux mains en l'air.
« JE NE VEUX PAS SAVOIR ! »

Ce qu'elle veut savoir, c'est vérifier si la version de Cillian colle avec tout ce qu'elle sait de Wyatt. Elle reprend son verre entre les mains sans toutefois le boire immédiatement, et son visage réadopte son air sérieux.

« Une personne qui n'a pas besoin des médias pour en connaître beaucoup sur toi. Donc, je dirais groupe numéro deux. »

Conscience de laisser traîner le suspens, elle reprend une gorgée, puis repose son verre. Yraël est d'accord avec elle : il est temps de cracher le morceau. Un sourire agrippé au coin de ses lèvres, Charlie fouille dans son sac à main et en ressort son téléphone portable, pour fouiller parmi les dernières photos qui s'y trouvent. Lorsqu'enfin elle tombe sur la photographie que Cillian lui avait envoyée de son tatouage pour tout souvenir, elle tourne l'écran vers Wyatt et lui laisse son téléphone entre les mains, joignant les siennes en liant ses doigts.

« C'est Cillian qui m'a tatoué ça. Tu connais ce nom, n'est-ce pas ? »

Tout comme Cillian connait son nom, et comme Andie connait le sien. Le vrai. Ses mains se délient, elle triture distraitement une de ses longues mèches de cheveux venant dégouliner devant ses épaules dénudées, mordues de tâches de rousseur. Comme sa mère.

« Pour quelle raison pense-tu que je t'ai amené dans un bar irlandais ? Tu auras remarqué que je ne bois pas de bière et que ce n'est définitivement pas la Saint Patrick. »

AVENGEDINCHAINS
  
MessageLun 27 Juin - 5:06
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Wyatt & Charlie


Il y a toujours dans notre enfance un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir.

J’étire un sourire sans commenter quoi que ce soir lorsque l’on mentionne mon attrait pour les consoles de jeux. Sans y passer ma vie, j’ai toujours aimé jouer. C’est un peu comme regarder un match sportif entre ami, ça a une saveur qui ne peut être connu que si c’est pratiqué. Je secoue la tête et lève les yeux vers Charlie, acquiesçant du regard. Oui, effectivement, du repos, je pense aussi que nous l’avons plutôt bien mérité. En accord avec elle, je ne relève rien jusqu’à ce qu’elle parle de voyage. Je penche la tête, ouvre la bouche pour répondre avant que le renard ne me coupe dans mon élan. Finalement, je ne dirais rien, ne sachant pas trop ou me placer alors que la rousse accuse son daëmon du regard. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il y avait de mal dans ses mots. Peut-être suis-je trop bête, peut-être que je parle souvent trop de moi-même lorsque cela ne me semble pas être une information importante… Je ne sais pas. Puis personnellement, de ma vie, je pourrais sans doute parler de tout. De tout sauf de mes premières années. De tout sauf de Owen et Deyn. De tout sauf de cette mère dont le prénom n’a jamais voulu venir marquer ma mémoire. Puis finalement, j’ouvre la bouche, tant pis pour les humeurs que l’âme a pu causer à sa daëmonienne.

À la fin de tout, si, j’ai beaucoup cherché à être loin. Par peur ou par méfiance de l’humanité, je n’en ai aucune idée. Je voulais être seul, c’était un souhait, un désir que je suis allé me chercher ne sachant plus trop ou étaient mes attaches sur ces terres américaines. J’avais l’argent pour partir plus loin, pour m’isoler de tout, mais finalement je ne pense pas que ça m’aurait vraiment servi. Je n’ai pas une nature d’ermite…

Puis j’ai fini par accepté que j’avais vraiment encore une personne sur qui je pouvais compter. Cillian. Le fameux. Je n’avais plus Grace, je n’avais plus Jade. J’avais mon frère et finalement ce n’est que maintenant que personne n’aurait pu être plus apte que lui à gérer cette situation. Ma situation. Une esquisse de sourire étend mes lèvres en repensant à l’Irlandais. Tiré de mes songes je prends un air plus grave quand les mots de la demoiselle vinrent à la rencontre de mes tympans. Deuxième catégories… Je ne sais pas si je dois être heureux d’apprendre qu’elle a, pour le coup, rencontré quelqu’un qui me connait bien. J’attends la suite, parce qu’une suite, il y en aura forcément une et si ce n’est pas des gestes que j’attendais, ce fut pourtant ce qui m’est servi en premier lieu. Très bien, je m’en contenterai. Je saisis le téléphone portable pour regarder la photo qui est affiché sur l’écran et bien que je ne connaisse pas les talents de Cillian dans le milieu du tatouage, je sais que si elle me donne cet indice, c’est qu’il ne peut y avoir que lui et personne d’autre dans mon entourage à avoir pu lui parler de moi.
Quelque part j’inspire profondément, je suis soulagé qu’il s’agisse de lui plutôt que de quelqu’un d’autre. J’ai une confiance aveugle en tous ceux qui peuvent connaitre l’intégralité de mes années de vie, mais lui, lui c’était encore différent, c’était encore plus puissant. Alors je me détends et je sens que tous ces nœuds qui s’étaient noués dans mon dos étaient en train que relacher la pression. Il n’y aurait pas de règlement de compte ce soir, je sais que Cillian sait tenir sa langue lorsque cela est nécessaire. Il ne dira jamais plus qu’il ne faut entendre.

Je connais ce prénom et les facettes de ce personnage mieux que n’importe qui je pense. Tu es tombé sur quelqu’un d’extraordinaire. Je lui rends son portable et relève les yeux sur elle. Il y a des gens dont il ne faut jamais se séparer, Cillian il fait partie de ces gens qui changent vos vies quand son chemin croise le vôtre.

Je ne prête pas attention à ses gestes, buvant plutôt une gorgée de bière, une moue indécise s’affichant sur mon visage. Ni bonne, ni mauvaise. Sans surprise c’est peut-être la même marque mais pas la même bière. Et elle reprend la parole et j’étouffe un rire en m’enfonçant dans ma chaise pendant qu’Âdhya écrasait tranquillement une bulle, ne demandant rien à personne. Apparemment le coup qu’elle a pris sur la tête ne semble pas si douloureux que ça.

Tu m’as amené ici parce que tu sais que même bourré, on reste toujours d’excellente compagnie, on est toujours joyeux, toujours heureux. Un jour une touriste plutôt âgée m’a dit le plus jolie des compliments, gonflant encore plus ma fierté que ce qu’elle ne peut déjà l’être. Elle m’a dit : vous savez monsieur, les Irlandais sont les gens les plus gentils qu’il m’ait été donné de rencontrer, vous en avez de la chance pour être né sous ce si beau pays. Quand je vois les peuples autour de nous, je suis persuadé qu’elle a raison sur toute la ligne.

  
MessageLun 11 Juil - 20:24
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Quelque part, la sédentarité de Wyatt la rassure. Tout le monde n'a pas les ailes pour s'envoler dès que le monde ne tourne pas rond : tout le monde ne fuit pas ses responsabilités en la laissant toute seule, elle qui n'a pas d'ailes. Elle a cessé d'en avoir quand elle a arrêté de croire en l'espèce humaine. Par plumes, d'abord. Puis elle est restée à terre, ensuite. Définitivement. Ses lèvres fines se pincent par à-coups, imperceptiblement. Elle se surprend à imaginer Wyatt restreint, véritable baroudeur capable de partir un mois avec un seul sac à dos, mais se forçant à rester pour... pour quoi, au juste ? Les autres, qui lui ont montré tant d'ingratitude avant d'être forcés à admettre qu'il n'était pas quelqu'un de mauvais ? Ceux qui l'ont toujours soutenus et qui ont clamé haut et fort que la rébellion ne ferait que s'embraser de cette injustice ? Qu'est-ce qui le tenait debout, après tout ça ? Avec tout ce qu'elle sait de lui, l'israélienne est impressionnée. A côté de ça, les missions humanitaires avec Andie, les bombes et les attentats dans les cafés étudiants lui semblent s'étouffer de honte. Sa vie a été triste. Pas éclatante et vibrante, comme lui, qui a su transformer son enfer en combat.

Un sourire anime le visage de Charlie. Sa peau de porcelaine se creuse de deux fossettes timides, ses dents blanches étincellement fugitivement entre deux lèvres rosées.

« Je te comprends. »

Il est triste de voir à quel point elle n'envisage plus de partir aussi facilement à l'autre bout du monde. Pourtant, ses parentes comme Yraël savent très bien qu'elle rêve des plaines sèches de l'Argentine, du désert de sel de Bolivie ou des montagnes humides de la Suisse. Mais elle reste. Happée par son travail, subjuguée par le pouvoir qu'il est possible d'avoir entre les mains simplement en jouant sur des articles de lois mal rédigés. La rousse s'amuse et s'en veut à la fois. La seule fois où elle n'avait pas souri, c'était lors du dossier de Wyatt. Le ton n'était pas aussi léger. Charlie avait réellement eu peur pour son espèce : et avait commencé à détester l'espèce humaine. Ses deux parents, daëmoniens, n'avaient pas su la contredire. C'est aussi pour ça qu'elle admire véritablement Cieran -ou Wyatt, qu'importe à présent. Parce qu'il n'a pas l'air d'avoir perdu tout espoir en l'espèce humaine. Son optimiste la dépasse. Surtout maintenant qu'elle sait d'où il vient. C'était donc ça, le blanc de son dossier pour ses plus jeunes années. Personne n'avait su lui raconter son enfance.

Son soulagement lui ôte un poids. Charlie aurait cru qu'il pourrait lui en vouloir, pour d'obscures raisons. Elle craignait de dévoiler son début de relation avec Cillian et de l'entacher avec un lien de famille trop envahissant. Elle ramène le téléphone portable vers elle, et verrouille l'écran pour ne pas être gênée par d'agréables souvenirs -si on oublie la douleur de l'aiguille sur la peau.

Extraordinaire.
C'était donc ça, son qualificatif, pour décrire Cillian ? Si Yraël n'a pas de mal à trouver d'autres adjectifs, elle peine à le décrire dans sa globalité. Singulier, peut-être. La seconde partie de sa réponse l'effraie. Charlie craint qu'il ne prenne de l'importance dans sa vie, car la dernière personne extraordinaire qu'elle a fréquenté a mal vécu le contact avec la Toxine. Malgré tous les efforts. Malgré toutes les contraintes. Et tout l'amour qu'elle ne pensait pas mériter. Peut-être un peu brusquement, elle retourne l'écran de son téléphone face contre table et ne le regarde plus.

« C'est quelqu'un d'intéressant. »

Yraël pouffe. Postillonne, même, sans le vouloir. Intéressant ? Sérieusement. T'as trouvé que ça. Autant je le porte pas dans mon coeur, autant je t'ai connue avec un vocabulaire plus approprié ou élaboré. Charlie l'accuse du regard, mais ne trouve pas les mots pour se rattraper aux branches. Elle n'allait assurément pas qualifier Cillian de canon devant Wyatt. Ni maintenant, ni jamais. Ni même en rêve. Elle préfère largement s'attarder sur l'Irlande que sur le tatoueur -et ne manque pourtant pas de mots pour décrire l'un comme l'autre.

« Ça, c'est vrai ! » Elle rit de bon coeur, quoiqu'un peu tendue à l'idée de lui avouer la véritable raison de son choix. Le doute l'envahit : et si ce n'était pas le bon moment ? Et s'il n'y avait jamais de bon moment ? « Et je te signale que c'est difficile à croire, mais ma mère est irlandaise. Alors je fais à moitié partie des meilleures personnes de ce monde ! »

Après avoir terni, son sourire s'étire à nouveau. Elle n'a plus tellement le choix.

« Mais non, c'est pas tout à fait pour ça. »

Si elle a réussi à placer sa mère dans la discussion, c'est pour une bonne raison.

« Attends, avale ta gorgée de bière avant, je voudrais pas que tu me crache dessus, je me suis lavée tout à l'heure. Et OUI ça arrive. » l'accuse-t-elle du regard avant qu'il ne se mette dans l'idée de la croire malpropre.

Elle même pose son verre, dans lequel elle a puisé une gorgée pour se donner du courage (même s'il y a mieux que la tomate pour ça).

« Je crois que ma mère te connait. » Le missile est lancé. Innarrêtable. « Avant que tu me prennes pour une folle, je te jure que j'ai cru qu'elle disait une connerie aussi. Même aujourd'hui, je suis pas sûre qu'elle ait raison à cent pour cent. »

C'est pour ça qu'elle vient s'en assurer auprès du concerné directement.

« Je vais tourner ça autrement. » Elle passe nerveusement une main dans ses cheveux. « Est-ce que tu connais un Cieran ? »
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MessageLun 18 Juil - 2:50
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Je mords!..



Wyatt & Charlie


Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.

Son comportement, il ne passe pas inaperçu. Réactions aussi imperceptibles soient elles, mon regard les capte. Adhya tout aussi attentive vis-à-vis de l’attitude du renard. Tout n’est pas dit, quelque chose est dissimulé en rapport avec Cillian et je me sens mitigé entre la mise sous tension en m’imaginant le manque de respect fait à l’égard de mon frère ou le fait de passer à autre chose. Laisse Wyatt, si c’était négatif, Cillian n’aurait pas parlé de toi à Charlie. Effectivement, c’est en lui que je dois avoir confiance, c’est la Smilodon qui a raison. Alors je me tais et accepte le fait qu’il ne puisse être qu’intéressant pour elle. Il est tellement plus pourtant… Malheureux sont ceux qui ne cherchent pas plus à savoir qui il est. J’inspire doucement et ne m’attarde pas sur le sujet non plus. Si elle ne veut pas en dire plus, je respecterai son choix et si un doute subsiste, je sais vers qui je pourrais me tourner afin de connaitre le fin mot de l’histoire. Peut-être est-ce aussi pour cette raison que j’accepte si facilement de passer à autre chose alors que cela concerne mon frère. M’étirant, je la laisse continuer et esquisse un sourire en entendant que sa mère avait les mêmes origines que moi alors qu’Âdhya se redresse à cette remarque. Le sixième sens, quelque chose ne lui plait pas dans la tournure de ce rendez-vous. Elle m’observe alors et fixe finalement Charlie qui reprends la parole.

Je décide d’ignorer son comportement combien même elle sent qu’il faille me prévenir de ce qu’il peut se passer. Quoi, elle n’en a cependant pas la moindre idée, seulement son instinct qui lui faire sentir que tout pourra vite roussir si cette voie est encore empruntée. Je fais ce qu’elle me dit de faire, en profitant même pour me descendre mon verre. On ne sait jamais, on est jamais trop prudent ! Cracher de la bière ? Y a peu de risque, peut être que je préfèrerai même m’étouffer avec, allez savoir ! J’étire quand même un sourire à sa remarque, levant les mains pour afficher mon innocence, JAMAIS je n’aurais pu penser à une telle chose voyons.

Ma mère te connait. Je fronce les sourcils, curieux. Pourquoi pas après tout, l’Irlande n’est pas le plus grand des pays non plus et je n’ai pas grandi dans une ville digne de Dublin. J’accepte l’hypothèse sans me mettre en garde. Âdhya, elle par contre, continue de se méfier. La suite arrive et la Smilodon l’attend avec prudence. Je ne lève aucunement le son de ma voix, patientant plutôt de savoir ce qui parait la mettre dans un étrange état. Cieran. Une chose m’attire vers le bas et Âdhya qui a tourné immédiatement la tête vers moi, cherchant à trouver mon regard. Non, je ne le connais pas ce gamin, je ne sais même pas qui il est vraiment. Je ne sais rien de lui alors que tout me rapproche de cette figure faible et chouineuse que j’ai dû mal à croire qu’il a pu s’agir de moi à un moment donné. Lui et moi sommes tellement différent… Regard perdu sur le verre vide je passe involontairement une main sur mon cou, glissant le long de ma nuque pour atteindre le haut de mon dos. Les souvenirs brulent les marques et je grimace face à cette bassesse de leur part. Je reconnais au touché chacune des cicatrices, leur emplacement et l’objet qui a pu les provoquer. Camoufler sous des tatouages, elles sont invisibles à qui ne les connait pas. Je ne sais même pas si Jade avait su les trouver, les voir ou si elle a seulement eu la décence de ne jamais m’en parler alors que ses doigts courraient sur ma peau noircit d’encre. Je déglutis, arrête le mouvement de ma main pour la ramener sur la table. S’il n’y avait que le cou, que la nuque, que le dos… Mais c’est aussi les bras, les cuisses, les jambes, le torse. Tout ce qui pouvait être caché par des vêtements avait été pris pour cible. Et déjà qu’une écharpe en été était louche, elle n’avait pas poussé le vice jusqu’à la tête et les mains…

Plus depuis longtemps non.

Et c’est loin d’être un mal. Visage un peu trop fermé, j’ai du mal à me rendre compte que l’air et même l’ambiance se sont inévitablement refroidit. Ce n’était plus bon enfant, c’était sérieux, c’était grave. Un soupire glisse entre mes narines et je lève une main au serveur pour qu’il se rapproche de nous. Je reprendrais la même chose. Quoi que j’aurais peut-être pu enchainer avec quelque chose de bien plus costaud qu’une simple bière. J’ai comme l’impression que je vais sacrément en avoir besoin. On peut toujours partir, rien ne nous raccroche à elle. Aucun intérêt de fuir ce genre de fait, je refuserai seulement d’en discuter si elle se trouve trop insistante sur la question. S’il y a bien des sujets que je refuse d’aborder avec des gens que je ne connais pas. Parce que non, Charlie, je ne la connais pas et pire encore, je n’ai pas spécialement de confiance envers sa personne. Elle m’a sauvé, je lui en suis reconnaissant. C’était son métier, ça a certainement dû lancer sa carrière, point. Nous n’avons aucune relation autre que celle-ci. Ce n’est pas une amie, à peine plus qu’une connaissance et je ne parle pas de ma vie avec des amis ou des connaissances. Jade, Cillian, Grace ne sont pas des amis, ils sont au-dessus de tout cela même si j’ai perdu les deux tiers d’entre eux…

  
MessageDim 24 Juil - 19:26
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Il va te prendre pour une cinglée.

Yraël n'a pas tord. En une seconde, elle a vu le visage de Wyatt passer par toutes les émotions possibles, dont elle n'a pu déchiffrer qu'une partie. De l'étonnement mal dissimulé, peut-être un peu de colère, mais surtout une énorme vague sombre qui est venue refouler tout ce que ses lèvres pincées ont refusé de céder à la parole. Les mains de Charlie sont moites. L'habitude a été prise avec Wyatt de ne jamais céder à la panique, et c'est tristement que le rôle de l'avocate reprend la situation. Ses épaules mordues de tâches de rousseur se redressent, son menton se relève pour un peu plus d'assurance, même si la chaleur du corps d'Adhya près de ses jambes pourrait faire trembler n'importe qui n'ayant pas eu l'habitude de côtoyer la smilodon depuis des mois.

Wyatt n'a jamais été facile à déchiffrer. C'est un homme taciturne, à l'humeur changeante et avec quelque chose de brisé dans la voix qui trahit quelque chose de brisé en lui. Mais de tu. Elle n'a jamais cherché à le révéler, malgré toutes les informations en sa possession. Son dossier n'est jamais allé bien loin, elle n'a jamais cherché à fouiller son passé plus loin que ce que l'affaire l'exigeait, et s'en est sortie avec suffisamment d'informations pour le sortir de ce pétrin. Sauf qu'elle a rendu son dossier au juge et que l'affaire a été classée sans suites. Pas assez de preuves contre lui, trop d'incidents de procédure pour se risquer à se frotter à son avocate, qui bien que jeune avait les dents dures. Elle a les épaules pour ça, elle en est convaincue. Mais avait-elle les épaules pour porter ce qu'elle savait désormais à Wyatt ?

Et surtout : en avait-il besoin, là maintenant ?

Sa réponse la désarçonne. Charlie ne sait pas ce qu'elle doit en tirer. Avait-il connu ce garçon et sa mère s'était trompée sur son compte ? Andie avait pourtant eu l'air si émue en sortant les photos des petits à l'époque où un repas de famille l'été était encore possible. Et ce gamin lui ressemblait tellement lorsqu'elle était petite. Charlie n'avait pas poussé le vice jusqu'à lui sortir une photo d'elle petite.
Sa bouche est sèche. Elle passe sa langue entre ses lèvres.

« C'était son neveu. »

Attentive, elle lui laisse le soin de digérer l'information. Est-ce qu'Andie en est seulement certaine ? T'as vu sa tête... Oh ça, oui. Et même Neil avait semblé perturbé par la photo de ce jeune garçon qu'ils ne voyaient que très rarement. Sa soeur les empêchait de passer souvent, trouvait toujours une excuse... Et ils n'ont su que trop tard pourquoi. Charlie repousse doucement son verre.

« Vous faites ce que vous voulez de cette information, je vous retiendrais jamais. De ce que j'ai compris, Cillian te connaissait depuis longtemps comme il avait vécu en Irlande, et quand Andie m'a parlé de ce garçon, Cieran... ça paraît énorme pour que ce soit vrai, n'est-ce pas ? »

Sa question n'attend pas de réponse particulière. Ses chevilles se croisent sous la table. Elle fait toujours ça lorsqu'elle est nerveuse.

« Mais elle a été formelle quand elle t'a vu à la télévision. On ne sait pas trop quoi en penser avec Yra', mais si quelque chose est vrai dans cette histoire de fou, Andie t'a vraiment connu. Pas longtemps, c'est vrai. Je t'ai jamais posé de questions sur ton passé parce-qu'à l'époque du procès j'en voyais pas tellement l'intérêt, et tu as toujours été évasif... Le pire des clients! » Son rire est bref, presque triste. Elle craint qu'il ne prenne ses affaires et ne s'en aille. « Ça devrait être à elle de te raconter tout ça, mais tu aurais vu sa tête quand je lui ai dit... On aurait dit qu'elle avait vu un fantôme. »

Sa mère s'en voulait terriblement d'avoir raté le coche. Naim a eu un mal fou à la consoler.

« Si jamais ce petit garçon existait vraiment, tu crois que tu as pu avoir un lien avec lui ? Parce que si c'est vrai, c'est que ma mère a encore toute sa tête et que tu es son neveu. »

Elle aurait juré sur la surface lisse de son jus de tomate avait tremblé.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageMar 2 Aoû - 22:53
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Je mords!..



Wyatt & Charlie


Les secrets de famille sont de noires araignées qui tissent autour de nous une toile collante. Plus le temps passe, plus on est ligoté, bâillonné, serré dans une gangue. Incapable de bouger, de parler. D'exister.

Nouvelle bière amenée, je la saisis et remercie le serveur d’un signe de la tête, reportant mon attention sur Charlie sans lui répondre. Lui dire quoi de toute façon ? Savoir qu’elle peut-être ma cousine ne me réagit absolument pas, je ne veux pas que quelqu’un puisse me relier à ce passé. Je suis contraint de l’accepter mais rien ne m’oblige à vouloir de ces gens qui me rappelleront par leur simple présence que ce couple chez qui j’ai grandi n’est pas vraiment ma famille. Une union dans laquelle les liens du sang sont inexistants. Si cette femme n’est pas ma mère, cette gamine ne pourra jamais être quelque chose de plus à mes yeux.
Finalement Charlie n’aurait pas dû chercher à comprendre. Comment a-t-elle pu s’imaginer, avec tout ce temps à discuter ensemble, à être toujours un peu plus évasif sur la constitution de mon propre passé, que je la laisserai mettre son nez dans mon histoire ? J’esquisse un sourire me demandant si cela dépend du courage ou de la naïveté. Âdhya s’imagine que ça touche presque les frontières de l’imbécilité de souhaiter s’aventurer sur ce genre de chemin. Mes yeux glissent sur la Smilodon alors qu’elle relève ses deux billes d’or. Secouant la tête, j’inspires, clos mes paupières et joue à faire passer le petit cendrier en plastique entre mes doigts, ouvrant finalement mon regard sur la rousse.

Ça ne t’apporterait rien de le connaitre. Vraiment. Si j’ai souhaité couper les ponts avec lui depuis des années ce n’est certainement pas pour avoir à en reparler ici et encore moins maintenant. Je ne veux plus rien avoir à faire avec lui.

Je n’avais rien à lui dire de plus et avec tout le respect que je pouvais avoir pour cette tante dont je n’ai plus aucun souvenir, je me fichais de savoir qu’elle avait pu être ému en apprenant je ne savais quelle nouvelle. Personne n’a eu le courage de nous sortir de cet enfer. Ils nous ont tous laissé là-bas, acceptant de fermer les yeux sans aller voir aucune autorité. Si ce couple de daëmonien n’était pas venu me chercher, je ne sais même pas si je serais encore en vie aujourd’hui. Je sais qu’elle faisait tout pour nous garder en vie, il fallait que le jouet ait une durée de vie la plus longue possible. Elle nous aurait poussé jusqu’à l’usure, mais quand est-ce que cette limite aurait pu être atteinte. Personne ne le saurait jamais de toute manière.

En quoi avoir un lien avec ce gamin ferait de moi son neveu ? Et sincèrement, pour tout t’avouer, Andie, ce prénom, ça ne me parle absolument pas.

Impossible de dire que je ne savais pas où j’avais peut-être pu la voir étant donné qu’elle était supposément ma tante. Cependant, j’avais beau essayé chercher au plus profond de mes souvenirs, je n’arrivais pas à mettre un visage sur cette personne. Elle me paraissait être simplement une inconnue. Elle tout comme Charlie. Etait-elle seulement née pendant ces années de souffrance ? je n’en avais vraiment aucune idée et quelque part, savoir la réponse ne me semblait pas réellement primordial. J’hausse une épaule et bois une gorgée de bière. Peut-être m’attendais-je à pire, je ne saurais trop le dire, j’espérais seulement qu’elle n’ait pas l’idée d’aller appeler sa mère en visiophonie pour se décider à me la montrer. Cette illumination de sa part m’arracherait un soupire. Je n’ai pas envie de cette famille. Qu’elle continue de se boucher les oreilles comme elle si bien su le faire jusque-là. Je me souviens que des fois, rarement certes, mais des fois, quelqu’un nous venait en aide pour une journée de temps et temps. J’arque un sourcil et tourne la tête vers la Tigresse que se secoue après la réflexion. Elle cherche à se souvenir, je sens son esprit trier jusque dans le mien pour trouver une réponse, une assurance à tous ces mots. Elle ne comprend pas pourquoi elle, en ayant rien perdu de notre enfance, n’arrive pas à se rappeler. Ça aurait pourtant dû la marquer de ce qu’elle en dit. Nous étions jeunes et particulièrement traumatisés Âdhya… Ça n’a pas d’importance ne t’inquiète pas. Et si ils savent où se trouve Owen et Deyn ? Mes yeux glisses sur elle sans que je ne sache quoi lui répondre. Sa question, que pouvais-je bien lui dire… Je sais ce qu’elle pense et ce qu’elle aimerait… J’inspire profondément et regagne le regard de Charlie.

On sait que ce mec avait un frère disparu. Âdhya appréciait énormément son âme et s’est toujours inquiété de sa disparition. Ta mère, en ayant perdu de vue Cieran, aurait-elle eu des nouvelles de l’autre ?

Se détacher de cette histoire, ne pas faire preuve de sentiment. Tout cela n’était finalement pas si difficile : je ne ressentais strictement rien pour cette famille que j’ai bien du mal à me rendre compte qu’elle est la mienne…
  
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