une odeur de café ☼ ryan

 
  
MessageJeu 2 Juin - 15:07
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Karolinja Pawloski
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un point rouge sur ton coeur

Il y a des personnes que l'on ne peut oublier. Des actes que l'on ne peut effacer. Et malgré les trous noirs causés par une soirée passée dans l'ivresse, il reste toujours quelque chose de persistant. De fort. Qui s'accroche, s'agrippe et vient vous torturer. Lentement. Karolinja avait fini par se faire à l'idée, que boire ne lui ferait pas oublier. Y'a que toi Karolinja, toi qui peut te forcer à oublier, à l'enterrer loin, très loin de ton coeur encore trop fragile pour le quitter. Mais tu persistes à noyer tes troubles dans un verre. T'y arrives pas hein Karolinja ? T'arrives pas à effacer son visage, pas encore, pas maintenant.

Quelques jours avaient passé déjà depuis que la rouquine avait arrêté de prendre ses anti-dépresseurs et elle ressentait leur absence. Elle s'y était habituée à ces cochonneries. La nuit dernière avait été agité. La polonaise était rentrée tard après avoir traîné dans un pub. La mésaventure qu'elle avait vécu avec Kyllian ne lui ayant pas même servi de leçon. A son souvenir, Karolinja rougit un peu. Pourquoi fallait-il que cela soit toujours compliqué ?

Les cernes bleuies, le regard vitreux et l'allure un peu fatiguée Karolinja avait bien triste allure ce matin. La rouquine avait remédié à cela en se maquillant ; soulignant le vert émeraude de ses yeux et rafraîchissant son teint. Elle avait l'habitude de faire semblant maintenant. C'était devenu une seconde nature, un geste quotidien de paraître plus vivante qu'elle ne l'était. Elle se reconstruisait, elle allait d'ailleurs déjà mieux mais ce n'était pas facile. Elle replongeait souvent dans ses souvenirs et y coulait à moitié. C'était encore trop présent, encore un peu douloureux.

* * *

"Encore tout pile à l'heure Karolinja." Sa patronne l'accueillit par un sourire bienveillant avant de lui tendre un dossier, recouvert d'un protège document gris où y était inscrit le mot « urgent »
Tout en enlevant sa veste en cuir, Karolinja commença à consulter le dossier. Elle lisait attentivement les premières remarques que sa patronne avait noté au sujet de la construction de ce nouvel hôpital dans la ville voisine. "Je voudrais que tu jettes un oeil sur les différentes problématiques du projet, il me faudrait un rapport complet et des solutions concrètes d'ici cinq jours."

* * *

Karolinja avait passé toute la matinée à étudier ce nouveau projet, la fatigue n'aidant pas elle pataugeait complètement. Les architectes commis d'office pour cette réalisation avait abandonné le chantier et maintenant elle se retrouvait avec un boulot monstre sur les bras... Trouver des fournisseurs qui respectent les normes écologiques, assurer l'utilité du bâtiment tout en le rendant le plus économe possible, régler le problème du parking qui gênait la tranquillité des patients et rendre meilleur leur séjour en leur offrant une vue agréable et de grandes chambres tout cela sur un espace restreint étaient des problèmes auxquels elle devait apporter une solution rapide. "Ils n'ont vraiment pas choisi le meilleur endroit ni les bons professionnels et maintenant c'est à nous de réparer les pots cassés." Karolinja avançait d'un pas délicat vers le centre ville. Elle avait bien besoin d'un café maintenant, son esprit était encore un peu tout embrouillé par les verres d'alcool de la veille et la fatigue.

Karolinja avait pris l'habitude d'observer discrètement les passants, elle aimait à s'imaginer la vie qu'ils menaient, eux et leurs daemons. Cette histoire, la grande révélation, était pourtant un événement lointain mais sous l'emprise de Viktor elle avait été coupé du monde extérieur. A son souvenir, son poing se serra et les traits de son visage, pourtant si doux habituellement, se montrèrent plus fermés. "Pense y plus Karo..."
Après quelques minutes à marcher le long des commerces, son choix se porta sur un café qui marquait l'angle d'une rue. La devanture était peinte d'un bleu marine un peu vieilli et abîmé par les ravages du temps. La terrasse n'était presque pas occupée, pourtant le soleil ne manquait pas d'étendre ses bras et de réchauffer le monde aujourd'hui.

Karolinja y entra. L'ambiance était chaleureuse. Elle aimait les cafés. Pour elle, ils étaient l'endroit où les gens se rassemblaient le plus naturellement pour passer de bons moments. Quelques brides de conversations lui venaient, elle lisait sur le visage des gens un bonheur certain, d'autres semblaient plus inquiets en lisant les journaux, quelques-uns se montraient rêveurs. Un petit sourire habilla ses lèvres alors qu'elle commanda un café noisette.

Une fois installée dans le fond du café, un peu plus au calme que face au comptoir, Karolinja sortit de son sac le porte document gris et replongea son attention dans son dossier. Décidée à trouver rapidement des solutions. Une moue concentrée se glissa sur son visage...
  
MessageSam 4 Juin - 21:32
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Une odeur de café
FEAT. RYAN FARELL & JAY ▬ KAROLINJA PAWLOSKI



FAKE IT UNTIL YOU MAKE IT




Dans la lumière légèrement oblique du matin, quelques grains de poussières dansent dans l'atmosphère de la petite pièce. Tout est silencieux, sinon un simple bruissement de pages de papier que l’on tourne à un rythme régulier. Entre les montagnes de paperasses et de dossiers ouverts sur le bureau, une tête vient soudainement s’écraser sur le bois avec un petit bruit sourd rompant le silence et le calme de la pièce. Le visage écrasé contre une page d’une quelconque importance dans un dossier portant le numéro 548, Ryan pousse un soupir en laissant échapper d’un ton bourru :

▬ Je meurs.

La chienne au pelage noir et feu couchée sur le tapis juste derrière lui redresse la tête. Elle prend le temps de bailler, non chanlate, avant de répondre à cette déclaration dramatique.

▬ Toujours rien ?

Ryan se redresse, se laissant lourdement adosser contre le dossier de sa chaise. Il se passe frotte les yeux à deux mains avant de pousser un nouveau soupire et de fixer le plafond avec dépit.

▬ Autant espérer attraper une truite en pêchant dans le désert.

Ryan y a pourtant passé la nuit. Épluchant les différents documents reliant deux individus ayant battus plutôt violement deux daemonien à Perth Amboy au crime organisé, visionnant différents bouts de vidéo de caméra de surveillance, retraçant l’historique de leur carte de crédit… Mais rien. Absolument rien ne laisse présager qu’il s’agit d’un crime haineux relier à une organisation plus grande. Ces deux types ne doivent être que des cas isolés, que deux brutes en ayant eu après un autre homme, peut-être sans aucun rapport avec sa qualité de daemonien, donc pas un crime haineux.

Ryan doit se rendre à l’évidence : il suit une fausse piste, l’organisation extrémiste anti-daemonien qu’il croyait avoir trouvé n’existe pas. Du moins… ces deux suspects n’en font pas parti.

▬ Tu devrais essayer de dormir.

Ryan lance une moue dubitative à Jay avant de répondre :

▬ Nan. Si j’arrives à m’endormir, je vais être impossible à lever avant demain matin, et j’ai un appel conférence avec Garry à une heure. Déjà que je n’ai rien de nouveau à lui donner, si en plus j’ai encore des plis d’oreillers sur le visage…

Ryan se lève, referme d’un geste un peu brusque le dossier devant lui et le jette au sommet d’une pile derrière les autres. Il s’étire, faisant craquer ses épaules endolories d’être resté trop longtemps assis, puis quitte le bureau. En trois pas, il traverse le corridor de son petit appartement puis entre dans sa chambre. Il vire le t-shirt qu’il porte, un vieux truc délavé avec un logo à peine reconnaissable de Marvel sur le devant, en l’envoyant voler à travers la pièce jusque dans son panier à linge sale. Il enfile une chemise propre, noire rayée de gris, puis tente rapidement de donner un semblant de sens à sa chevelure.

Lorsqu’il se dirige vers l’entrée, Jay passe la tête par la porte du bureau en penchant une oreille de côté en signe d’interrogation.

▬ Si tu ne peux pas dormir, il n’existe qu’une seule solution.

Jay lève les yeux au ciel en secouant négativement la tête. Elle s’avance tout de même vers son daemonien qui enfile ses souliers afin de pouvoir le suivre, mais réplique tout le même, avec le ton de la voix de la raison :

▬ Tu bois beaucoup trop de café, Ryan.

Il tourne ses yeux verts vers sa daemonne, pointant un doigt accusateur vers elle puis rétorque sur un ton beaucoup trop sérieux :

▬ Jamais trop de café, Jay. Jamais.
▬ Avec l’énergie que tu te trimballes en temps normal, te donner du café reviens à donner de la potion magique à Obélix, tu en es conscient au moins?
▬ Entièrement. Et c’est quand qu’Obélix il déviant le plus badass et sauve tout le monde d’un labyrinthe dans une foutue pyramide ? Bha voilà. Quand il a bu de la potion magique. Alors, arrête de t’en prendre à mon expresso, espèce de Panoramix velu, et laisse-moi me droguer en paix.

Jay ne peut s’empêcher de rire en secouant la tête alors qu’elle suit Ryan à l’extérieur de l’appartement. Ryan est une machine à références pop culture, mais se comparer à Obélix dans Asterix : Mission Cléopâtre pour justifier une mauvaise habitude, c’est une première.

Une fois dans la voiture et sur la route, plutôt que de prendre le chemin du centre-ville de Merkeley, Ryan se dirige vers la voie rapide menant à Perth Amboy. Captant mentalement les intentions de son daemonien, Jay tourne la tête vers lui, un peu inquiète.

▬ Ryan, je sais bien que tu n’aimes pas abandonner, mais ce dossier est définitivement une fausse piste. Pourquoi vouloir retourner parler au type du bar?

▬ Tant qu’à sortir, aussi bien rendre l’action utile. Et je veux savoir si les deux types sont retournés au bar ou non. Je ne fais pas confiance à ce barman pour me lâcher un coup de fil s’ils se pointent, alors me pointer en personne devrait être un peu plus efficace et persuasif. Mais promis, si je n’ai rien de nouveau, je laisse tomber le dossier, alors arrête de t’inquiéter.

Il lui lance un sourire rassurant et Jay tente de suivre son conseil. Depuis un an, elle s’inquiète beaucoup pour lui. Déjà qu’elle est du genre à s’en faire en temps normal, c’est devenu maladif depuis l’incident. Depuis la mort de Felix.

Elle a peur pour lui, Ryan le sait, le récent. Lui-même ne sait pas très bien comment il va, en réalité, mais continuer d’avancer en défonçant tout sur son passage sans regarder derrière est la seule méthode qu’il connaisse et qui fonctionne. Alors tant pis si ses réelles émotions sont écrasées au passage, car là maintenant, il va bien.

Ryan ne sait plus comment la rassurer, sinon être encore plus exubérant et démonstratif qu’à l’habitude. Étrangement, cela semble plutôt faire l’effet contraire, comme si Jay voyait dans ses réactions excessives le témoignage d’un jeu de théâtre que Ryan met en place pour barricader la douleur et le deuil quelque part caché. Elle n’a pas entièrement tort d’ailleurs. Fake it until you make it, qu’ils disent, non ?

Une vingtaine de minutes plus tard, ils arrivent enfin devant un petit café qu’ils commencent à bien connaitre. Ils l’apprécient autant pour la qualité du café et de la nourriture qu’ils servent que pour l’ambiance de l’endroit. La caissière le reconnait lorsqu’il entre et l’accueille avec un large sourire. Ryan commande un thé vert pour Jay, un café, noir, pour lui-même, et ne peut résister à ajouter à sa commande un croissant aux amandes. Ces trucs sont scandaleusement bons, après tout, et sa vie manque un brin de scandales ces derniers temps.

Il songe un instant à aller s’installer sur la terrasse, mais il n’a pas envie d’entendre le bruit des voitures. La petite musique du café est plus attrayante. Il prend donc la direction du fond de la salle, lieu moins occupé et surtout le plus éloigné possible de cette table de quatre adolescentes un peu trop bruyantes.

Ryan s’assoit puis tire la seconde chaise de sa petite table pour permettre à Jay d’y grimper et d’être au même niveau que lui. Il perçoit aussitôt son contentement et sourit. Si la révélation de l’existence des daemoniens à apporter une seule bonne chose dans la vie de sa daemonne, c’est de ne plus devoir se concentre du sol dans les lieux publics comme un vulgaire chien domestique.

Après deux gorgées de café trop chaud, Ryan lance un regard alentour pour repérer un journal. Le seul disponible se trouve délaissé sur le coin de la table voisine, ou une jeune femme aux cheveux roux est penchée avec concentration sur un document. Ryan se redresse à moitié, se racle la gorge pour attirer l’attention de la demoiselle, puis demande en pointant le journal :

▬ Je peux vous emprunter ceci ? J’ai l’étrange et inexplicable habitude de me torturer en lisant la section politique.

Sur sa blague idiote, il lui offre un large sourire faisant apparaitre quelques petites pattes d’oie au coin de ses yeux, ajoutant à son charme naturel. Jay, derrière lui, lève les yeux au ciel. Ryan lui envoie une petite vanne mentale tout en se disant pour lui-même que la jeune femme est particulièrement jolie. Avec des traits fins, des yeux vert intense et cette impressionnante couleur de cheveux, il serait fou de penser le contraire. Plus que la simple apparence, la jeune femme dégage quelque chose de particulier. Peut-être que cette ride de concentration sur son front alors qu’elle lit son document y est pour quelque chose, mais Ryan est curieux d’en apprendre davantage sur elle.

▬ Tu es beaucoup trop curieux pour ton propre bien. Tu vois pas qu’elle est occupée ?
▬ Justement, ça ne fait jamais de mal de faire une petite pause pour se changer les idées, non ?

Il se rassoit sur sa chaise, mais avant que la jolie rousse inconnue ne puisse se replonger dans son document, Ryan lui adresse la parole de nouveau.

▬ Si vous voulez prendre une pause, essayer les croissants. Ils devraient pas être légaux tellement ils sont bons. Et je vous promets que je ne bosse pas ici ni ne reçois de commission.

Sur ces dernier mots, Ryan lève la main, tel un témoin à la barre jurant de ne dire que la vérité, puis lui lance un clin d’oeil. Jay ricane mentalement.

▬ Tu as la subtilité de Chuck Norris dans une convention de ballerines lorsque tu dragues, Ryan.




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MessageJeu 25 Aoû - 19:28
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Absorbée par son travail, enveloppée dans une bulle de silence, des rides de sérieux au creux de ses yeux, la rouquine ne s'aperçoit qu'une seconde après que l'inconnu de la table d'à côté lui parler. Elle se redresse, son menton posé dans le creux de sa main. Ses doigts se glissent dans sa chevelure désordonnée alors que son regard se pose sur l'objet convoité. Un petit sourire habille la finesse de ses lèvres et elle pousse un léger soupir à défaut de fournir une réponse immédiate.  « Je vous conseille plutôt la section où ces quarantenaires racontent leurs vies.. fous rires garantis. » Et tout en glissant le journal au bout de la table pour qu'il puisse l'attraper, son attention replonge sur ses plans de bâtiments et autres croquis.

Une pause ? Karolinja esquisse un sourire aimable. Elle baisse les yeux sur son document, ses yeux glissant sur les notes qu'elle avait prise quelques instants plus tôt. Elle était face à un mur qu'elle savait ne pas pouvoir escalader sans de longues heures de travail acharné mais elle n'arrivait pourtant pas à se résigner à prendre une pause. Un peu trop nerveuse face à l'idée de perdre du temps elle ne parvient qu'à moitié à se calmer face à la taquinerie de l'inconnu. Il lui offrait pourtant une trêve, une main tendue vers elle sans arrières pensées.

 « Je tacherais de m'en souvenir pour la prochaine fois. » Un sourire se dessina sur ses lèvres rosées. Puis elle passa ses doigts sur la courbe de sa joue pale. Retraçant les traits de son visage du bout des doigts, la tête incliné sur le côté, le regard teinté d'un ennui face à ce dilemme. C'est le silence de la réflexion. Elle tourne son visage vers l'inconnu.
 « Je m'accorderais bien 5 petites minutes… C'est vrai que ça ne me ferait pas bien mal. » Et sa voix s'élève au plafond sans même l'effleurer, s'enroule sur elle-même dans un dernier écho désordonné. Ses mèches ne masquent pas son visage, ils le voilent.

Et Karolinja le savait bien au fond d'elle. Elle aurait beau se plaindre, pesté, maudire ; l'inconnu avait l'air bien décidé à rester là, lui faisant la conversation sans qu'elle n'est bien pu dire quelque chose.

Karolinja ferait toujours partie de ceux qui aiment le travail bien fait et elle se sentait un peu embêtée face à la pochette grise qu'elle refermait, laissant son travail de côté. Sa silhouette se dirigea alors vers le comptoir. C'était un endroit charmant. Les gens semblaient heureux. Ils discutaient tous sans aucune gêne, partageant leurs journées. Elle aimait les cafés pour ça Karolinja. Ils étaient un lieu d'échange et de rendez-vous. Un endroit dans lequel chacun trouvait sa place. N'importe qui pouvait trouver son compte ici, le café respirait la tranquillité. Comme un petit cocon dans lequel il faisait bon de s'y réfugier. Karolinja aimait les cafés. Elle les aimait car ici elle n'avait pas l'impression d'endosser tous ses souvenirs comme un fardeau trop lourd à porter. C'était comme si ses démons n'avaient pas pu entrer. Elle n'avait pas besoin de lutter.
Lutter. Cet acte brutal auquel on devait s'employer pour se défendre. Défendre son corps, son intégrité, physique ou morale, ses idées. Lutter, c'est souvent trouver des ressources insoupçonnées, que l'on n'imaginait même pas posséder. Combattre, faire preuve de violence, dans le verbe ou dans les actes. Contre quelqu'un, pour quelque chose. C'était souvent une action égoïste que de lutter.

De retour avec deux croissants et une friandise pour la daemonne de l'inconnu (elle avait fini par réussir à les différencier des simples animaux), Karolinja se rassit. Aussi silencieuse qu'à son habitude, pas habituée à faire la conversation et préférant ces moments de calme pour se ressourcer après s'être trop creusé la tête. Et inconsciemment, Karolinja se mit à son tour à étudier le visage de l'inconnu. Il était plutôt beau garçon, elle ne pouvait pas le nier et semblait aussi sûr de lui. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Mais elle ne pouvait lui en tenir rigueur, elle qui n'avait aucune estime pour sa personne.

 « Vous aviez raison. Ces croissants sont vraiment délicieux ! Vous devriez enfiler l'un de ses costumes ridicules et en faire la promotion devant le café. » Elle était un peu moqueuse Karolinja. Peut-être parce qu'elle n'avait pas assez dormi, encore, peut-être parce que son travail lui tapait sur les nerfs, peut-être parce que ses anti-dépresseurs lui manquaient, maintenant qu'elle affrontait la réalité sans calmants ou peut-être parce que Kyllian ne lui donnait plus aucun signe de vie depuis quelques jours.

L'émeraude de ses yeux se posèrent sur le berger allemand.  « Karolinja Pawloski. Enchantée. »
Il y avait bien une chose dans laquelle Karolinja n'était pas douée : les relations humaines. Pour n'avoir que connu Viktor. Ne s'intéresser à personne, c'était ce qu'il lui avait appris, lui assurant que c'était le meilleur moyen pour avoir une vie paisible. On ne supporte alors pas les souffrances de l'abandon, du dédain, de la tristesse. On n'a pas à faire ces efforts. D'être courtois. D'être poli. 
Mais aujourd'hui ce n'était plus d'actualité.


[hors rp] ; c'est pourri désolée je ferais mieux à la prochaine réponseee, dis moi si tu veux que je change quelque chose ♥
  
MessageSam 3 Sep - 4:19
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Une odeur de café
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La jeune femme finie par adhérée à l’idée d’une petite pause dans son travail, au plus grand bonheur de Ryan, et va sa cherché un croissant. Un sourire victorieux sur les lèvres, Ryan hausse un sourcil en direction de sa daemonne.

Tu vois, j’avais raison, ça lui fera du bien qu’elle a dit.
Tu es certain qu’elle n’en profite pas seulement pour s’éclipser en douce et échapper à ton charme de vieille palourde ?
C’est ta tête la vieille palourde.

Malgré la blague et sa confiance, Ryan lance tout de même un bref regard en direction du comptoir où s’est éloignée la jeune rouquine. Juste pour être certain. Elle est bel et bien à la caisse et ne s’est pas sauvée en courant, c’est un point de gagner.

Tu devrais pourtant savoir que je suis irrésistible.
Essai de ne pas trop la jouée, Roméo, la demoiselle à l’air vraiment préoccupée par son travail.
Raison de plus pour lui changer les idées.
Non, raison de plus pour la laisser tranquille et ne pas te prendre un café sur la tête.

Avant que Ryan ne puisse répliquer, la rouquine revient avec non pas un, mais deux croissants et une friandise pâtisserie. Voyant que cette dernière est pour elle, Jay redresse les oreilles avec un enthousiasme et un intérêt tout nouveau.

Ok, c’est bon, drague la autant que tu le souhaite, je l’aime déjà.
Et c’est moi l’estomac sur pattes ?

Amusé et particulièrement heureux de la tournure des évènements lui aussi, Ryan remercie la jeune femme. Jay, avec sa politesse habituelle, penche la tête de côté et en fait de même.

▬ Merci à vous, c’est trop aimable. Et vous avez l’oeil, ces pâtisseries sont excellentes également.

L’inconnue goute finalement aux croissants.

▬ Vous aviez raison. Ces croissants sont vraiment délicieux ! Vous devriez enfiler l'un de ses costumes ridicules et en faire la promotion devant le café.

Jay éclate de rire.

▬ Quelle excellente idée. Tu ferais une remarquable mascotte, tu sais. Une reconversion ne t’intéresse pas ?
▬ Je suis déjà forcé de porter une cravate qui me fait ressembler à un Blues Brothers lorsque je vais au Bureau, ça me suffit comme costume.

Il sourit néanmoins, amusé par l’idée et particulièrement enchanté de l’humour de la jeune femme. Rire d’à peu près tout, y compris –et surtout d’ailleurs – de lui-même fait littéralement parti de son quotidien. La note moqueuse dans le ton de la rouquine l’enchante donc plus qu’autre chose. Si elle a de l’humour, ils vont encore mieux s’entendre.

▬ Karolinja Pawloski. Enchantée.

Ryan lui tend la main avec chaleur et assurance pour se présenter à son tour, son plus beau sourire accroché aux lèvres.

▬ Ryan Farell, tout le plaisir est pour moi, Mlle Pawloski.
▬ Enchanté également. Appelez-moi Jay.

Ryan boit une nouvelle gorgée de café et en profite pour observer un peu mieux Karolinja. Au premier coup d’œil, elle était déjà plus que jolie, mais ce sont réellement les détails qui font son charme. La manière dont ses cheveux retombent sur ses épaules, la retenue dans ses mains et ses regards, regards d’ailleurs, particulièrement intéressant puisqu’elle semble tout observer de derrière un voile de cils cuivrés.

C’est particulièrement ce regard et cette retenue générale dans l’énergie de Karolinja qui retient l’attention de Ryan. Malgré son ton léger, elle est visiblement préoccupée. S’il n’avait pas passé sa vie à observer les gens pour les décoder jusqu’à en faire son métier, Ryan n’aurait peut-être pas décelé cette note de doute, voire de craintes derrière le voile de ses iris. Ce n’est pas qu’elle a peur de lui ni de qui que ce soit, mais plutôt comme si c’était l’air même autour d’elle qui était responsable.

Ce détail pique la curiosité de Ryan. Pourtant, même s’il est une grande gueule, il a un minimum – et uniquement un minimum – de tact, surtout avec quelqu’un qu’il vient à peine de rencontrer. Aussi, il n’aborde pas directement la question, mais ne peut s’empêcher de s’en rapprocher.

▬ Vous semblez particulièrement préoccupée. C’est votre travail qui est si exigeant ?

Il se doute que non. Ou du moins, pas entièrement. Ce qui émane d’elle dépasse le simple stress qu’on peut avoir vis-à-vis un dossier pour le boulot. Une idée lui passe alors par la tête et distraitement, d’une main, il fouille la poche de sa veste. Ses doigts rencontrent le carton un peu fripé des billets qu’il cherche et il sourit mentalement, satisfait.

Mauvaise idée.
Je n’ai encore rien dit!
Et c’est une chance. Il y a des étapes avant d’inviter quelqu’un à sortir. Plus qu’une phrase échangée après s’être présenter, par exemple.
Je prévois, c’est tout. Toi qui me reproche de ne jamais rien planifier d’avance…

Jay ne peut s’empêcher de rouler subtilement les yeux au ciel avant de lorgner sévèrement Ryan. Ce dernier grogne mentalement, mais laisse les billets dans sa poche. Elle n’avait pas besoin de le lui rappeler pour qu’il sache que le moment n’est pas encore le bon, cela peut bien attendre au moins la fin du croissant. Mais Jay est toujours fidèle au poste à tenter d’éviter à Ryan de mettre trop souvent les pieds dans les plats… Adorable et énervante boule de poil.

S’il s’était douté qu’un jour vivre l’outrage de se faire couper le dernier film de Tarantino après à peine une heure de visionnement lui permettrait d’obtenir l’excuse parfaite pour inviter quelqu’un, il ne l’aurait pas cru. La semaine dernière, en allant voir une diffusion au cinéma du centre-ville, la projection éprouva plusieurs difficultés. D’abord le son fut désynchronisé avec l’image, puis l’image elle-même décida de prendre congé. Pour se faire pardonner, le gérant du cinéma avait offert une paire de billets gratuits pour le visionnement n’importe quel film. Ryan a bien tenté de demander un coupon pour un pop-corn gratuit également – un petit bol à 12$, c’est du vol –, mais la générosité du gérant s’arrêtait aux billets.

Jay penche la tête de côté, laissant l’histoire du cinéma dormir dans la poche de Ryan, et avec sa politesse habituelle ajoute :

▬ Ne vous gênez pas pour dire à Ryan de vous laisser tranquille d’ailleurs, nous ne voulons pas vous déranger.

Ryan garde une expression avenante, mais demande mentalement à la chienne :

Pourquoi juste moi ?
Parce que je te connais trop bien.

Ryan prend une gorgée de café en lançant un regard noir à sa daemonne qui se retient pour ne pas éclater de rire.



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