Les pâtisseries c'est la vie ♥ # Evelyne

 
  
MessageMar 21 Juin - 16:46
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1423Nombre de RP : 143Âge réel : 23Copyright : fassylover / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Voilà près de quinze jours que le Butterfly était fermé. Pourquoi ? Parce que Tessa et Lewis avaient eu la mauvaise idée d'aller dormir chez une de leurs amies qui avait des matelas bourrés de punaises de lit, qui avaient fait un festin d'eux. Ils s'étaient réveillés avec des piqûres sur une bonne partie de leurs corps et de là, l'enfer avait commencé pour eux. Tout d'abord, lorsqu'ils étaient rentrés, ils avaient pris une douche, puis une autre, puis encore une autre. Ils avaient nettoyé tout l'appartement, vaporisé de quoi tuer toute punaise survivante et avaient recommencé à se gratter. Il était donc hors de question pour eux d'aller travailler tant que les démangeaisons n'auraient pas disparu. Tessa avait dû annoncer avec regret à son employée qu'elle n'avait pas à venir travailler, pas qu'elle la renvoyait, loin de là même ! Mais il lui était tout simplement impossible d'ouvrir le Butterfly dans ces conditions. Au moins, Rose avait su se montrer compréhensive. Même s'ils ne travaillaient pas, ils n'oubliaient pas qu'ils avaient des commandes pour dans le mois. Comme cette commande pour une fête dans le service pédiatrique de l'hôpital à Perth Amboy et ils espéraient tous les deux d'être en état pour la faire. Avec chance, leurs démangeaisons finirent par disparaître plusieurs jours avant la date pour la livraison de la commande. Et puis, les piqûres commençaient elles aussi à disparaître. Ce matin-là, la belle rousse décida donc qu'il était temps pour eux de retourner au salon de thé, sans pour autant l'ouvrir car elle le savait, elle serait incapable d'allier la commande à celles des clients qui venaient d'habitude.

L'Irlandaise avait donc travaillé toute la journée avec l'aide de son daëmon à préparer la commande pour dans la soirée. Avec satisfaction, ils finirent deux heures avant la fête qui était prévue et laissèrent les livreurs prendre les plateaux pour les emmener à l'hôpital. C'étaient leurs livreurs habituels alors Tessa savait qu'elle pouvait leur faire confiance et qu'aucune de ses pâtisseries ne serait abîmée. Elle avait déjà testé plusieurs entreprises de livraisons mais seule une avait su la satisfaire. Après avoir nettoyé la cuisine du salon de thé, le duo put rentrer chez eux, se laver et se préparer à la soirée à laquelle ils avaient été invité. Parce que ce qui était bien dans cette commande, c'est qu'on les avait invité à participer à la fête. Certes, en soi ça ne serait pas très gay. Être entouré d'enfants malades, certains même cancéreux n'avait rien de sympa, mais avoir la possibilité de manger et regarder un film étaient agréable en soi et elle ne pouvait pas refuser. Et puis, ça faisait toujours plaisir de voir un sourire heureux sur les lèvres d'un enfant, surtout quand il va mal. Meadow ne venait pas, Tessa avait donné l'autorisation à l'adolescente de passer la soirée avec une amie, d'après ce que la daëmonienne avait compris les filles iraient au cinéma et Meadow passerait la nuit chez son amie. Tant que celle-ci lui envoyait un sms une fois arrivée au cinéma et quand elle sortirait puis quand elle serait arrivée, tout irait bien.

Les deux Irlandais prirent un taxi pour aller jusqu'à l'hôpital, ils ne leur fallut pas beaucoup de temps pour y arriver. Après avoir payé et souhaité une bonne soirée au chauffeur, ils rentrèrent dans le bâtiment. D'un rapide coup d'oeil ils trouvèrent l'ascenseur qui ne tarda pas à ouvrir ses portes. Une fois que les personnes à l'intérieur furent descendue et avoir laissé rentré un lit avec un infirmier qui le poussait ils eurent la possibilité d'y rentrer. Lewis pressa le bouton menant à l'étage du service des enfants. Il aimait les enfants et espérait au fond de lui qu'un jour Tessa deviendrait maman, il savait qu'il serait l'épauler. Pas qu'il appréciait les changements de couches, c'était plutôt répugnant en fait … mais être en présence d'enfants et/ou de bébés lui donnait toujours le sourire. Les beaux jours allaient se faire plus présents et la possibilité d'aller en Irlande s'affirmait. L'Irlande leur manquait, leur famille leur manquait, cela faisait depuis plusieurs années qu'ils n'y étaient pas allés. En fait, depuis qu'ils étaient arrivés à Merkeley ils n'y étaient pas retournés et Tessa y pensait depuis un bout de temps déjà. Elle voulait aussi présenter Meadow à sa famille. Ils avaient passé de tellement bons moments dans leur pays natal et peut-être qu'au fond ça leur ferait du bien de retrouver leur famille. Ils ignoraient si dans ce service il n'y aurait que des enfants humains ou bien il y aurait des petits daëmoniens, c'était triste de dire que de si petits êtres pouvaient être atteint de maladies si graves que cela leur gâchait leur enfance.
  
MessageSam 16 Juil - 20:49
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Date d'inscription : 04/05/2016Nombre de messages : 88Nombre de RP : 28Âge réel : 29Copyright : Aki *-* Avatar daëmon :
Evelyne FraserNothing will be the same...
La maladie ne répondait à aucun concept de justice. Elle frappait sans crier gare sans distinction entre les bons ou les mauvais. Avec les avancées médicales du dernier siècle, nous arrivions de plus en plus à déjouer cette sélection naturelle. L’évolution n’était pas nécessairement garante du succès. Toute personne exerçant en médecine avait à y faire face, tôt ou tard. Dès que j’apercevais un enfant qui entrait en oncologie, cette réalité me revenait en pleine figure. Mon cœur se serrait chaque fois que je voyais ces petits êtres affaiblis par le cancer. Dans leur fragilité, ils avaient une force insoupçonnée, une volonté de vivre qui dépassait l’entendement. La maladie leur spoliait leur jeunesse, les obligeant à murir plus vite, devenant presque des adultes dans un corps d’enfant. Pour eux, la vie était un cadeau qu’il fallait savourer, le moindre bonheur se transforme ainsi en un don inestimable. Ces petits guerriers dans l’âme s’avéraient être une source d’inspiration pour moi. Je ne pouvais m’empêcher de m’attacher à ces jeunes qui combattaient la maladie et ils me le rendaient bien.

Pour les jeunes humains, la présence de Cayan était l’objet d’une admiration et une curiosité insatiable. À chaque visite, j’avais droit à un interrogatoire sur ce gros ours qui m’accompagnait. Quant aux rares enfants daemoniens qui fréquentaient l’unité d’oncologie, ils se sentaient rassurés d’être en présence d’une de leur semblable. Il n’y avait pas d’hôpital à Merkeley, donc les patients nécessitant des soins spécialisés devaient se rendre à Perth Amboy. De ce fait, certains étaient des daemoniens originaires de la ville voisine. La présence de l’ours kermode mettait un petit baume sur leur cœur. Le calme et l’humour de Cayan en faisaient le chouchou de mes patients mineurs. Avoir un daemon exubérant ou trop sérieux aurait surement eu tout l’effet contraire. Il m’aidait à établir rapidement un lien avec ces jeunes qui n’avaient que peu de divertissements.

C’est dans le but de leur créer un peu de distraction qu’une idée avait germé dans la tête de plusieurs médecins du département. Faire une petite fête, avec quelques confiseries, pour sortir les enfants de leur monotonie. La préparation de cet évènement empiéta beaucoup sur le temps libre du personnel. Il y aurait des jeux, des animations et des pâtisseries, ce qui normalement leur était interdit. L’annonce de cette fête avait été accueillie dans un tumulte d’exclamations de joie. Les jours précédents le jour fatidique, l’atmosphère dans le département était survoltée. Les enfants attendant avec impatience le jour J, alors que tout le personnel était mobilisé durant leur pause pour s’assurer que tout soit parfait. Même Cayan avait mis la main à la pâte, sortant de bonne grâce de ses siestes pour me hisser sur ses épaules pour que je puisse accrocher les décorations en hauteur. Le matin même, nous peinions à contenir l’excitation de nos jeunes patients qui redevenait pour quelques heures des enfants. La maladie ravageait peut-être leur existence, mais elle ne pouvait voler indéfiniment leur enfance. Cette dernière reprenait ses droits à la moindre occasion.

La matinée commençait par la démonstration d’un magicien. Les enfants seraient distraits pendant assez longtemps pour que l’on puisse mettre la table lorsque la traiteuse viendrait livrer les pâtisseries tant attendues. Ils ne se firent pas prier pour quitter leur chambre afin de se rendre dans la salle préparé à cet effet. J’accompagnais un jeune daemonien pour lequel je m’étais rapidement prise d’affection pour sa vivacité d’esprit et sa franchise enfantine. Le petit Samuel était toujours particulièrement content lorsque c’était moi qui entrais dans sa chambre pour l’examiner. Il ne se gênait pas pour me dire que j’étais sa préférée. Il était atteint d’une leucémie aigüe lymphoblastique, une leucémie qui affectait plus couramment les enfants. Il réagissait très bien à ses traitements. D’ailleurs, il devait prochainement retourner à la maison, alors cette fête tombait à point nommé pour lui.
- Même si je suis content d’être guéri, je suis aussi triste, m’avoua candidement le jeune garçon.
Je baissai un regard interrogateur vers l’enfant qui serait bientôt en rémission. Il rougit un peu sous mon expression insistante.
- Ce qu’il essaie de te dire, c’est qu’il t’aime beaucoup et qu’il va s’ennuyer de toi, s’écria la voix haute perchée de sa daemonne juchée sur son épaule. D’ailleurs, il a dans l’idée de t’épouser quand il sera plus grand.
- Tamina, tais-toi, tu n’étais pas censé lui dire, s’écria le pauvre Samuel dont le visage prit une teinte écarlate.
- Ce n’est pas en te cachant que tu vas conquérir ta belle, renchérit l’âme qui avait pris la forme d’une souris blanche.
Je me retins de rire fort pour ne pas humilier davantage le pauvre garçon trahi par sa daemonienne. Celle-ci, à l’instar de Cayan, avait une propension à taquiner Samuel, les deux daemons s’entendaient comme larrons en foire. D’ailleurs, l’ours kermode ne tarderait pas à ajouter son grain de sel à la plaisanterie. Je lui souris doucement, attendrie par son admiration débordante.
- Quand tu seras assez grand pour te marier, je serai surement trop vieille pour t’intéresser, lui répondis-je amusée. Un beau garçon comme toi va assurément faire l’objet de beaucoup d’attention féminine, alors à ce moment-là tu vas avoir oublié ton médecin préféré.
- Jamais je ne t’oublierai, je vais même devenir docteur moi aussi, pour sauver des enfants comme toi, rétorqua le jeune avec vigueur, toute sa timidité s’étant envolée.
- Mon garçon, il ne faudra pas que tu traines, parce que Evelyne est très convoitée par les messieurs, ajouta Cayan.
Je levai les yeux au ciel à la taquinerie de mon daemon. Ce n’était certes pas les bels hommes qui manquaient dans mon entourage, mais ma priorité n’était pas la chasse aux soupirants. D’ailleurs, aucun de ces hommes n’avait trahi leur intérêt pour ma personne, Cayan ne faisait qu’extrapoler des conclusions tirées de son imagination débordante. Ma vie sentimentale ressemblait plutôt au désert du Sahara.
- Arrête de dire n’importe quoi, je n’ai pas de copain.
- C’est toi qui es aveugle, dans ce cas, ricana Cayan sans passer par la télépathie juste pour le plaisir de m’embarrasser. Il y a le charmant neurochirurgien qu’on a rencontré dans un pub, il ne te dirait pas non.
- Cayan, cesse d’étaler ma vie privée sur la place publique devant un enfant, m’écriai-je. Byron c’est seulement un ami et il ne me perçoit pas autrement qu’une collègue de travail.
- Tu dis ça parce que tu ne vois pas les regards qu’il te jette quand tu as le dos tourné, m’enfonça mon daemon sans pitié. Crois-moi, il est grandement intéressé par ta personne. Il est un peu donjuan, mais c’est quelque chose qui se corrige. J’oubliais, il y a l’indien qui grimpe aux arbres, il est légèrement bizarre, mais il ne me semble pas bien méchant. D’ailleurs, son charmant petit poney est tellement d’une agréable compagnie. Alors mon garçon, la compétition va être féroce, mais je pense que tu peux gagner malgré ton retard en âge.
Je me passai la main sur le visage, découragée par l’ursidé à l’esprit mal tourné. Tamina ne se priva pas de rire à gorge déployée avec son comparse. Le petit Samuel fixait Cayan, les yeux écarquillés. Il sembla se ressaisir lorsque nous arrivâmes devant l’entrée de la salle ou se trouvait les autres enfants. Il se détourna vers moi, un regard déterminé.
- Ça ne me fait pas peur, quand je serai assez grand je serai le meilleur docteur pour être digne de toi, m’assura candidement l’enfant.
Sur cette déclaration solennelle, il rejoignit les autres. Le magicien invité pour distraire les jeunes commença son spectacle, accaparant l’attention des patients. Samuel ne tarda pas à oublier les taquineries de mauvais gout de nos daemons. Pour ma part, mon attention n’était pas aussi versatile, je n’étais pas près de chasser ce souvenir de ma mémoire. Je me tournai vers l’ours kermode, le regard torve.
- Je me demande ce qui me retient de t’étriper et de faire de toi mon nouveau tapis de salon. Tu n’avais pas à raconter ces âneries à un patient.
- Je te manquerais bien trop, je te suis indispensable. Sans moi, ton existence serait d’un ennui.
Je levai encore les yeux au ciel. J’allais répliquer quelque chose, mais l’attention de Cayan fut accaparée par les portes de l’ascenseur qui s’ouvrait. Le visage du daemon changea du tout au tout alors que la sonnerie annonçait l’arrivée du buffet. Les narines frémissantes en raison de l’odeur des pâtisseries, l’ours kermode ne tarda pas à rejoindre la traiteuse. Je savais que son empressement était motivé par la possibilité de dérober plus que sa part de nourriture. Je fis discrètement signe à mes collègues d’accueillir la traiteuse qui semblait avoir mon âge. Je rattrapai l’estomac sur patte qui me servait de daemon.
- J’espère que tu ne comptais pas profiter de l’occasion pour subtiliser plus que ta part de pâtisserie parce que tu vas attendre ton tour comme tout le monde, avertis-je Cayan avant de me retourner vers la nouvelle venue. Bonjour, je suis Evelyne Fraser, si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer où vous pourriez mettre les pâtisseries. Une fois que le magicien aura terminé sa démonstration, ils ne devraient pas tarder à nous rejoindre. Si je me souviens bien vous avez un salon de thé et de pâtisserie à Merkeley. Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y arrêter, c’est vraiment un gros manquement de ma part. Il faut dire qu’avec la bibitte à sucre qui me sert de moitié, entrer dans une pâtisserie est synonyme de désastre financier pour moi.
- Ce qu’Evelyne ne comprend pas c’est seulement que j’ai un bon appétit, il faut bien nourrir convenablement ce corps tout en muscle.
J’éclatai de rire à la référence de Cayan à son organisme athlétique. Le regard pétillant d’amusement, l’ours kermode ne se faisait pas d’illusion sur le fait qu’il n’était pas un modèle en matière d’alimentation équilibrée. Il affectionnait bien trop la nourriture pour s’en priver. Il aimait seulement plaisanter avec moi à ce sujet.
- Nous n’avons évidemment pas la même notion d’appétit vorace, quant à ton corps bien découpé nous n’avons pas la même définition de muscle, le taquinais-je. Ne faites pas attention à nos joutes verbales, c’est une mauvaise habitude que nous avons. Sinon ça fait combien de temps que vous exploitiez votre salon de thé ?

HRP:
 
  
MessageSam 30 Juil - 12:32
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1423Nombre de RP : 143Âge réel : 23Copyright : fassylover / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
C'était assez étrange d'entendre en rentrant dans un hôpital un interne dire à un autre interne « Je te le rembourserai pas. Je le considère comme un impôt sur la connerie. ». Mais ni Tessa ni Lewis n'avaient tourné la tête pour regarder les deux intéressés, c'était mal poli et ils pouvaient peut-être s'attirer des ennuis. Mais « la connerie » n'était jamais rassurante dans un hôpital. Mais bon, tout le monde pouvait faire des erreurs, des bêtises, ne pas se montrer très intelligent. Même les surdoués pouvaient faire des erreurs. Et puis, pour être arrivé en médecine cette personne ne devait pas être si bête que ça. De toute manière, cette affaire ne les concernait pas. Une fois que le lit fut sorti et les portes refermaient sur eux, Tessa prit la parole, sortant quelque chose typiquement d'elle « Si tu as faim, essaye de ne pas manger trop de pâtisseries. C'est comme se masturber dans un avion, c'est plutôt mal vu. » Ce qui fit décocher un regard à Lewis vers sa daëmonienne, surprit malgré tout par ce qu'elle venait de dire. Parce que même s'il la connaissait, ce genre de phrase avait le don de le mettre dans le désarroi. Il n'avait pas si faim que ça et savait tout de même se contenir. Bon ok, avec ces petits qui allaient se précipiter sur la nourriture ça pouvait aussi donner facilement l'envie de faire la même chose. Mais il n'avait pas si faim que ça. Est-ce qu'au final c'était plutôt une phrase que s'était dite la belle rousse pour se forcer à ne pas trop manger ? Elle aimait ce qu'elle pâtissait et il lui était arrivé plus d'une fois de s'en gaver, mais Tessa savait elle aussi se tenir. L'Irlandaise n'était pas au régime, elle n'en avait jamais eu besoin de toute façon même s'il avait sans doute quelques kilos en trop sans pour autant que cela se voit. Leurs yeux étaient fixés sur les étages qui défilaient et bien vite ils eurent atteint celui de la pédiatrie.

Dès que les portes de la cage métallique furent ouvertes, ils purent apercevoir des dessins enfants – en même temps on était dans le bon service pour voir ça – ça donnait un peu de gaîté, au moins ça essayait. Tessa n'était pas fan des couleurs, trop de jaune, trop d'orange, trop d'essayer de donner du positif et de la couleur à ce lieu que ça en donnait limite envie de vomir. Après, ce n'était que son point de vue, les goûts nous sont propres. Un petit sourire apparut sur les lèvres de la daëmonienne en voyant qu'elle n'était pas la seule à l'être et elle put ressentir la joie de Lewis de voir l'un de ses semblables ici. La jeune femme qui les accueillit lui sembla trop jeune pour être un médecin confirmé, sans doute encore entrain d'étudier mais ce n'était pas bien grave, on venait de les accueillir et elle n'allait pas chipoter sur qui était venue les voir. Quelque chose lui disait que cette jeune femme n'était pas la seule daëmonienne dans le service. Bon en même temps, à Merkeley il n'y avait pas d'hôpital alors peut-être se trompait-elle et cette Évelyne était la seule daëmonienne dans le service que ça soit médecin ou patient. « Bonjour, oui oui nous avons bien un salon de thé à Merkeley. Au fait, je suis Tessa et voici Lewis. » « Bonjour ! » déclara joyeusement le lièvre de Mars « Nous essayons d'avoir des prix abordables, mais j'imagine bien … nous avons des clients voraces et c'est pour cela – aussi – que nous essayons de ne pas être trop cher. » « On espère bien vous voir un jour franchir notre porte ! » Parfois, il arrivait que Tessa offre une pâtisserie à l'un de ses clients réguliers, ça faisait toujours plaisir et c'était un peu comme pour le récompenser de sa fidélité, ou plutôt le remercier. Et puis, ça faisait toujours plaisir de se voir offrir l'un de ses mets favoris. « Au moins, vous aurez l'occasion d'en goûter aujourd'hui ! » gratuitement « J'espère qu'elles plairont. » même si Tessa savait que cela plaisait à ses clients – qui pouvaient être des enfants et des ados – il y avait tout de même cette petite angoisse lorsqu'elle avait une commande pour des gens qui ne les avaient pas goûter que cela ne plaît pas.

Arrivé dans la salle, Lewis ne put s'empêcher de passer son regard sur les enfants qui étaient tous réunis autour du magicien. Son attention s'attarda quelques instants sur ledit magicien, observant son tour avant de la reposer sur l'autre duo. Donc, il y avait des petits daëmoniens ici. C'était triste de se dire que certains pouvaient être gravement malades. Pas que le lièvre de Mars ne trouva pas sa triste que des humains le soient aussi, mais il se représentait un peu trop bien la mort d'un daëmonien et de son daëmon. C'est ce qui leur arriverait un jour à lui et Tessa. Elle s'éteindrait et il deviendrait poussière. Il y avait pensé déjà quelques fois et ça l'avait déprimé. Il ne voulait pas être poussière, il ne voulait pas mourir et il ne voulait pas que Tessa meure aussi. Il voulait qu'elle vive, qu'elle vive une belle vie, qu'elle tombe amoureuse, se marie et est des enfants, devienne grand-mère. Le mieux serait de vivre éternellement mais selon lui, vivre – malgré tout - trop longtemps devait finir par devenir ennuyant. La mort était un sujet bien trop déprimant pour y penser ici, même si ça n'en restait pas moins une réalité, surtout dans un hôpital. Un peu avant la chute du Conseil, lorsqu'ils s'étaient retrouvés dans cet entrepôt, il avait peur pour la vie de la belle rousse, peur qu'on leur fasse du mal. Bien sûr, ça n'aurait pas été le même mal que celui qu'on leur avait déjà fait lorsqu'ils avaient servi de cobayes, mais là-bas, ils auraient pu y laisser leur vie. Ils avaient pu voir afficher qu'une daëmonienne et son daëmon étaient morts, c'était triste, trop triste, ça en donnait les larmes aux yeux.

« Depuis deux mille onze, en fait, à peine quelques mois après que nous soyons arrivés à Merkeley. Vous êtes ici depuis combien de temps ? Vous êtes spécialisée en pédiatrie ? » C'était eux qui avaient commencé à poser des questions alors autant continuer dans la lancée. Lewis avait son attention qui vagabondait, n'écoutant que d'une oreille ce qui se disait à ses côtés, il avait donc pu entendre – sûrement – un médecin dire à l'un de ses confrères que le spectacle serait bientôt fini, d'ici quelques minutes. Il finit par regarder pleinement la représentation sans soucier de ce qui l'entourait et lorsque celui-ci fut fini, il trouva que cela avait été bien trop rapide à son goût. En même temps, ils étaient arrivés à la fin du show, alors c'était normal. « Dis-donc, elles sont rapides leurs minutes, on dirait des secondes. » dit-il surtout pour lui « Hein ? » « Non, rien ... » dit-il en venant de remarquer qu'il avait pensé tout haut. Voilà que les enfants se mouvaient vers les tables qui avaient été dressés pour accueillir le buffet et un interne dire à un petit garçon en fauteuil roulant « Allons-y, Alonso ! » prénom que n'apprécia pas Lewis, si Tessa avait un fils, il était hors de question qu'elle le nomme ainsi ! « Je reviens, tu veux un petit quelque chose ? » autant avoir quelque chose à déguster et puis, c'était surtout qu'il avait remarqué l'un de leurs jeunes clients dans la masse des enfants qui étaient au buffet et avait bien envie de discuter un peu avec lui. « Ce que tu veux. » Il s'éloigna donc du trio, direction le buffet où il réussit à s'approcher de l'enfant en question qui était en pleine conversation avec l'un de ses camarades « Comment veux-tu que je le sache ? J'suis pas rechercheur. » « Chercheur, on dit chercheur et non pas rechercheur. » ne put-il s'empêcher de dire tout en posant un muffin aux pépites de chocolat dans une assiette en carton. Belle façon de se faire remarquer de l'enfant – ainsi que de sa daëmoniene lapin nain – et de son ami. Il voulait à la base lui dire bonjour, mais ce qu'avait dit le petit garçon avait fait tilter le lièvre de Mars. L'enfant émit une exclamation de joie en voyant le daëmon Irlandais, bien content de le voir ici car il l'appréciait lui aussi.
  
MessageJeu 8 Sep - 4:22
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Date d'inscription : 04/05/2016Nombre de messages : 88Nombre de RP : 28Âge réel : 29Copyright : Aki *-* Avatar daëmon :
Evelyne FraserNothing will be the same...
La nouvelle venue ne tarda pas à me confirmer qu’elle possédait bien un salon de thé à Merkeley. Elle se présenta à son tour suivi de son daemon, un lièvre aux poils hirsute. Il me rappelait vaguement celui de Alice au pays des merveilles. À bien y regarder, c’était bien son sosie en version daemon. Lewis nous salua joyeusement, puis sa daemonienne nous vanta les prix abordables de leur commerce. Apparemment, ils avaient plusieurs clients particulièrement voraces, pour cette raison ils ne chargeaient pas trop cher. Cette information ne passa pas inaperçue, puisque Cayan poussa un grognement appréciateur. Je n’allais surement pas tarder à me faire harceler par l’estomac sur patte qui me servait de daemon. Ce n’était pas une mauvaise idée, mais je connaissais la propension à l’exagération de l’ours kermode en matière de nourriture. L’ursidé avait deux péchés mignons, la nourriture et les tapis, il devenait déraisonnable lorsqu’il voulait l’un et l’autre. En diapason avec les souhaits de ma moitié, Lewis ne tarda pas à ajouter qu’il espérait nous voir bientôt. Les stocks de la daemonienne allaient en prendre pour son grade quand Cayan allait mettre une patte dans le salon de thé. Le lièvre de mars se réjouit que nous puissions y gouter aujourd’hui. Je devais avouer que j’étais moi-même curieuse. Je n’étais pas amatrice de sucreries, mais un regard aux pâtisseries me faisait monter l’eau à la bouche. J’allais assurément faire une exception à mon régime draconien qui consistait à manger le plus sainement possible. Tant que je n’abusais pas, ce ne me ferait pas vraiment de mal de faire une entorse à mes habitudes.

Tessa sembla soudain parcourue d’un doute puisqu’elle émit le souhait que ses gâteaux plaisent. Je le comprenais, j’étais toujours nerveuse lorsque je recevais chez moi. Je n’osais imaginer l’angoisse de préparer un buffet pour un département d’hôpital. Ça avait beau être son métier, ça ne l’empêchait pas d’être humaine et d’avoir des incertitudes.
- Je n’ai aucun doute que ça plairait autant aux enfants qu’aux plus grands, la rassura aussitôt Cayan. Ils semblent fort succulents, je suis impatient d’y gouter.
Ensuite, sur ces encouragements, nous rejoignîmes la salle. Cayan salivant déjà devant les plateaux placés sur la table, je surveillais l’ours du coin de l’œil. Je pouvais ressentir son empressement à déguster les délicieux desserts. Le lièvre de mars porta son attention sur le magicien et le groupe d’enfants. Leur état de santé semblait le rendre mélancolique. L’humeur du daemon n’était pas sans rappeler mes propres réflexions quelques instants plus tôt. Il y avait des journées où l’injustice de leur situation me revenait en plein visage. Dans ces moments, je trouvais difficile de gérer mes émotions. Je pouvais m’insurger, pleurer ou crier, ce n’était pas ces débordements de sentiments qui allaient me permettre de soigner mes patients. Chaque fois que me sentais submergé ainsi, je me rappelai cela, m’efforçant de garder la tête froide. Pour quelqu’un d’extérieur au domaine ce pouvait sembler insensible, mais nous n’avions pas le choix de mettre une certaine distance entre la vie de nos patients et la nôtre. Trop s’impliquer n’était pas vivable à long terme. Parfois, notre travail acharné payait, comme c’était le cas avec le jeune Samuel qui était en rémission. Un patient en convalescence de plus constituait une petite victoire sur la maladie qu’il fallait apprécier. Cela nous motivait à continuer. J’avais choisi la médecine pour faire une différence, aider les gens. Certes, la réalité du métier était très loin de ce que j’imaginais à mon entrée à l’université. Je chassai mes réflexions lorsque me parvint la réponse de Tessa à mes questions. En vérité, elle exploitait son commerce depuis 2011, soit quelques semaines après son arrivée dans la région. Elle m’interrogea à son tour concernant le début de mon séjour ici, ainsi que ma spécialisation.
- Ça fait quelques semaines, voire plus d’un mois que je suis arrivée à Merkeley, lui répondis-je. J’ai un peu perdu la notion du temps depuis que je travaille, le temps passe tellement vite. Je ne suis pas spécialisée en pédiatrie, je souhaite plutôt m’orienter vers l’oncologie. C’est une branche de la médecine qui s’intéresse aux cancers.
Je ne pus continuer mes explications, puisque le magicien termina sa prestation. Les jeunes ne tardèrent pas à découvrir la table de désert. Ils ne trainèrent pas à la rejoindre pour se servir allègrement. Les yeux brillants d’émerveillement, c’était émouvant de les voir se réjouir pour si peu. Ils avaient rarement l’occasion de vivre une véritable enfance, alors le buffet constituait un pur trésor. Je sentais ma gorge se nouer devant tant de bonheur. Le regard suppliant de Cayan amena une touche ludique à la situation. Un sourire carnassier étira mes lèvres tandis que je fis pâtir encore quelques instants le daemon.
- Bon tu peux aller te prendre deux pâtisseries, lui permis-je alors qu’il me faisait la moue. Si tu pouvais m’en apporter un, ce serait très gentil. N’essaie pas de le garder pour toi, je vais t’avoir à l’œil.
- Seulement deux, protesta l’ours kermode. Elle veut m’affamer cette femme !
- Tu sais très bien qu’il faut en conserver pour les enfants en priorité, peut-être que s’il en reste, tu pourras en avoir d’autres.
Je fis un clin d’œil à mon daemon qui se dirigeait déjà vers la table avec un empressement qui lui était peu commun. J’avais l’impression d’être une mère lorsque je devais régir les portions de ma moitié. Il était impénitent, mais je ne le changerais pour rien au monde. Je me tournai ensuite vers Tessa, dont le daemon s’était éloigné à son tour.
- Ce daemon est vraiment incorrigible, dès qu’il y a de la nourriture il devient un pur gamin, plaisantais-je. Je suis contente que nous ayons pus organiser cette fête, les enfants ont peu d’occasions de se réjouir. La maladie les transforme en petits adultes avant le temps. C’est dans des moments comme ça qu’ils redeviennent des enfants. Certains réussissent à vaincre la maladie, nous avons un jeune patient qui va bientôt retourner chez lui. Ça met un peu de baume au cœur. D’ailleurs, merci d’avoir bien voulu préparer les pâtisseries.
Je chassai mon humeur mélancolique d’un mouvement de tête.
- Je me demandais pourquoi avez-vous créé votre salon de thé, interrogeais-je pour changer un peu la lourdeur de mon précédent discours. Je n’aurais jamais le courage de me lancer en affaire comme vous l’avez fait, alors j’admire cela. À vrai dire, je n’ai pas vraiment le sens des affaires. J’ai cru comprendre que vous n’étiez pas de la région, cela a dû être encore plus difficile. Pour ma part, je suis Écossaise et ç’a été un défi de m’adapter à mon nouveau métier bien que j’aie pratiqué dans mon pays.
  
MessageSam 22 Oct - 3:11
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1423Nombre de RP : 143Âge réel : 23Copyright : fassylover / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Si Lewis n'avait pas tant insisté, s'il ne lui avait pas tant tenu tête au point qu'elle en avait eu des maux de crâne pendant plusieurs jours, Tessa aurait ouvert une pâtisserie et non un salon de thé. Mais Lewis aimait le thé et il aimait faire partager cette petite passion qu'il avait développée auprès de leur grand-mère buveuse de thé. Alors, si ça pouvait lui faire plaisir comme ça lui faisait plaisir, autant le faire c'était elle dit. C'était sûrement égoïste de sa part d'avoir voulu tant tenir tête à son daëmon, s'obstinant dans l'idée d'ouvrir une simple pâtisserie. Aujourd'hui, c'était bel et bien du passé et elle ne pensait plus à ce moment de sa vie qui leur avait été, au fond, décisive. Le salon de thé marchait à merveille, elle ne pouvait pas s'en plaindre. Elle avait largement de quoi payer le loyer, comme de pouvoir nourrir quatre bouches et se payer régulièrement des extra sans pour autant être sur la paille. Finalement, le lièvre de Mars avait eu une bonne idée. Mais même si cela faisait plusieurs années à présent qu'elle tenait la boutique, la belle rousse avait toujours cette angoisse lorsqu'un nouveau client goûte ses pâtisseries ou qu'elle doit faire une grosse livraison. Est-ce que ça plaira ? Telle était la question. Mais avec des enfants, il était facile de les satisfaire lorsqu'il est question de sucré. L'Irlandaise avait tout de suite tenu à proposer dans ses ventes des pâtisseries moins fournies en sucre mais tout aussi bonnes que celles avec beaucoup de sucres, qu'elle met elles aussi en ventes. Il y a un peu de tout, et ça satisfait tout à fait leur clientèle. Il y a quelque temps déjà, dans la boîte à idées, elle avait pu lire une suggestion d'une cliente, faire des pâtisseries végétaliennes, après discussion avec l'inconnue qui avait fait cette proposition, Tessa s'était essayée à en faire quelques-unes et cela fut quelque chose de bien, car ça lui apporta une nouvelle clientèle, intéressée par des pâtisseries n'ayant aucun rapport avec les animaux. Il arrive même à la jeune femme d'en emporter quelques-unes chez elle !

Un simple sourire fleurit sur les lèvres de la daëmonienne en écoutant les paroles de l'ours, ce n'était pas la première fois qu'un daëmon de son envergure pourrait faire franchir la porte de son établissement à son daëmonien pour qu'il lui procure à manger. Avait-elle déjà envisagé d'engager quelqu'un pour l'aider en cuisine ? Oui, mais elle avait rapidement rejeté cette idée. La cuisine c'était son lieu, sa bulle et déjà qu'elle acceptait la présence de Jason, le paon de Rose, l'employée qu'elle avait engagée pour seconder Lewis en salle, c'était beaucoup ! Alors avec Rose en salle, Lewis pouvait venir lui donner un coup de main de temps à autre, surtout lorsqu'elle était submergée. Ça l'aidait vraiment ! Grâce à l'arrivée de Rose – et de Jason – au sein de l'entreprise, Tessa avait pu noter une relative baisse des crises du lièvre de Mars, ça lui faisait plaisir de moins le voir dans cet état qui l'affectait elle aussi. Ce n'était pas que lui qui souffrait, mais elle aussi ! On remerciera ce fichu lien qui les unissait et qui parfois, elle regrettait qu'il soit aussi intense entre eux, car ils se rejettent leur malaise, comme un frisbee qu'on se passe l'un à l'autre sans interruption, ou presque. Ce qui faisait qu'avec les réductions de ses crises, Tessa se sentait mieux, même s'il continuait à en faire souvent. Peut-être qu'un jour il réussira à ne plus en faire ? Un espoir qu'elle affectionnait et qu'elle espérait qu'il se réalise. Un complet rétablissement, c'était comme croire que le père Noël existe. Quoi qu'on ne sait jamais ! En parlant de rétablissement, il fallait avoir bien du courage pour travailler dans un hôpital, car ça devait être dur de vivre entouré de malades, certains n'ayant aucune chance de s'en sortir. Voir la mort de si près, Tessa ne pouvait pas, même si lorsqu'elle était petite elle avait émis le souhait à plusieurs reprises de devenir médecin, ce n'était qu'à l'adolescence, en n'ayant plus ces rêves qu'ont tous les gamins, qu'elle avait été réaliste sur le fait qu'être médecin ne l'intéressait guère. Pas qu'elle ne souhaitait pas aider son prochain, c'était toujours agréable d'aider son prochain, mais elle se savait pas assez forte – ni même assez intéressée – pour devenir médecin.

Alors l'Écossaise était là depuis peu. Comme quoi, il y avait toujours des arrivées encore aujourd'hui. Savoir pourquoi elle venait à peine d'arrivée serait déplacé et même si Tessa ait quelqu'un qui est capable de poser des questions dérangeantes, totalement déplacées, juste par curiosité, ce coup-ci elle se retint de demander. C'était la vie de la jeune femme et la belle rousse n'avait pas à chercher à savoir pourquoi elle venait à peine d'arriver. La O'Cahan écouta donc en silence ce que lui répondit sa comparse. L'oncologie, les cancers, voilà un endroit qui ne doit pas être bien joyeux. Une envie admirable de la part de la Fraser, juste par son envie de cette orientation on pouvait ressentir qu'elle voulait aider les gens. Si elle arrive à intégrer ce service, il faudra qu'elle soit forte, car bon nombre de patients sont des cas insoignables. Une bonne raison pour que Tessa ne soit pas médecin – dans un hôpital – la mort, très peu pour elle ! Ça a de quoi vous déprimer ! « J'admire les médecins qui travaillent dans les hôpitaux, vous avez du courage, beaucoup de courage. En intégrant ce service, vous allez devoir vous confronter à la mort plus souvent que dans d'autres, vous n'avez pas peur que ça vous mine trop le moral au bout d'un moment ? » Sourire sur ses lèvres, elle vit l'ours kemode s'éloigner d'eux après avoir reçu l'autorisation de sa daëmonienne d'aller se ravitailler dans les mets qu'a confectionnés Tessa. Deux pâtisseries, la jeune femme doutait sérieusement qu'il puisse se sentir assez nourri après ça, surtout que cela pouvait plus creuser l'appétit qu'autre chose. Chose qu'elle n'hésita pas à faire savoir à son interlocutrice « Deux ce n'est pas beaucoup … sincèrement, je ne crois pas que ça remplira son estomac. De rien, c'est normal et puis, ce n'est pas la première fois que nous recevons ce genre de commandes. Il y a beaucoup d'enfants cancéreux ici ? » Simple curiosité, sûrement déplacée.

À son tour d'avoir droit aux questions. Sourire sur les lèvres, elle écoute volontiers les propos que tient la blonde. Ah ! Chacun sa manière de voir le boulot de ses rêves, elle s'était entretenu sa passion de cuisiner, pâtisser alors que la jeune femme semblait vouloir simplement aider les gens. « Il est vrai que nous ne sommes pas Américains, nous venons d'Irlande. Je n'ai jamais visité votre pays, même si le nôtre est voisin du vôtre. Si Lewis n'avait pas tant tenu à faire un salon de thé, je pense que ça aurait été une simple pâtisserie que nous aurions ouverte. Mais il aime tellement ce qui touche au thé, qu'autant qu'il fasse ce qui lui plaît. Sinon, c'est simplement parce que j'aime faire des pâtisseries et que j'ai envie de le faire partager. » dit-elle en haussant les épaules « Pour ma part, il m'a été assez difficile de m'habituer au train de vie américain. » prends-toi le décalage horaire dans la gueule « Le premier matin, nous sommes allés dans un diner et j'ai été plutôt surprise de voir que notre voisin était en train de s'avaler une assiette de frites. Peu orthodoxe comme petit-déjeuner, mais bon, c'est les États-Unis ! Qu'est-ce qui a fait que ce fut un défi pour vous de pratiquer ici, alors que vous avez déjà fait ça dans votre pays ? » autant entretenir la conversation tout en apprenant à se connaître, c'est que cette daëmonienne commençait vraiment à l'intéresser !
  
MessageLun 1 Mai - 6:09
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Date d'inscription : 04/05/2016Nombre de messages : 88Nombre de RP : 28Âge réel : 29Copyright : Aki *-* Avatar daëmon :
Evelyne FraserNothing will be the same...
Cayan fixait la table à dessert, incertain. Toutes les pâtisseries semblaient appétissantes rendant sa décision encore plus difficile et cruelle. Comme il ne pouvait en prendre que deux, il devait choisir attentivement ceux sur lesquels il allait jeter son dévolu. En fait, ce petit jeu entre la daemonienne et sa moitié s’était installé subtilement depuis des années. Cayan jouait l’enfant gourmand qui veut tout avoir pour lui et Evelyne faisait la maman qui disciplinait son gamin récalcitrant. Cela l’amusait bien trop pour qu’il arrête de sitôt. Il y avait un fond de vérité tout de même, puisque l’ours kermode avait vraiment envie d’engloutir tout le contenu de la table, mais il ne faisait qu’exagérer. Cette débauche de sucrerie ne lui était pas destinée, donc il devait se montrer raisonnable. L’eau à la bouche en imaginant déjà les saveurs sur ses papilles gustatives. Ce qui ne contribuait pas à le sortir de son dilemme. Il ferma les yeux at laissa le hasard décider pour lui quels allaient être ses prochains amuse-gueules. Une fois son choix fait sans faire trop de dégâts, il s’installa dans un coin tranquille pour savourer sa collation. À vrai dire, il n’avait pas vraiment faim, c’était plutôt de la gourmandise.

Une fois que je lui fis part de mon orientation vers l’oncologie, Tessa ne tarda pas à manifester son admiration pour les médecins qui travaillaient dans les hôpitaux. Je ne pus retenir un timide sourire lorsqu’elle me dit que j’avais du courage. Elle souligna le fait que j’allais être confronté à la mort la plupart du temps. Elle me demanda si je n’avais pas peur qu’à la longue cette situation ne me mine le moral. Je réfléchis quelques instants à sa question, me remémorant les raisons de ma décision. À vrai dire, lorsque j’avais choisi de faire médecine, je n’avais pas trop pensé à cet aspect du métier. Je voulais aider les gens, les soigner. C’était indirectement une façon pour moi de sauver ma mère par procuration. Je souhaitais éviter à des petites filles comme moi de perdre un pilier de leur vie. Depuis que j’avais commencé mon internat, il est vrai que ce n’était pas toujours facile à vivre, mais je m’accrochais à chaque petite parcelle de vie que je réussissais à soigner. Car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Le fait que j’avais déjà été confronté à la mort par maladie lors de ma jeunesse m’avait conscientisé à cet aspect du métier.
- À vrai dire, il y a des journées plus difficiles que d’autres, avouai-je avec un sourire mélancolique. Ma mère est décédée d’un cancer au début de mon adolescence, alors la mort est une réalité que je connaissais déjà avant de choisir cette carrière. C’est en quelque sorte ce qui me motive, car je veux aider les gens et quel meilleur moyen de le faire qu’en les soignant. Je sais que je ne peux pas tous les traiter, mais j’aime à penser que peu importe j’ai tout fait ce qui était possible pour les sauver.
Une fois que Cayan ce fut éloigné de nous, l’Irlandaise émit des doutes sur le fait que deux pâtisseries ne seraient pas suffisantes pour remplir l’estomac de l’ursidé. Je ricanai en jetant un coup d’œil vers la grosse boule de poil s’immobiliser devant la table à dessert. Je n’inquiétais pas trop pour l’appétit de l’ours kermode, celui-ci avait déjà mangé plus que sa part durant l’avant-midi. D’ailleurs, je percevais que mon daemon n’avait pas vraiment faim en ce moment. Ça ne m’étonnait pas vraiment, après tout je ne l’appelais pas l’estomac sur patte pour rien.
- Je ne m’inquiète pas trop de l’estomac de Cayan, il ne fait que de la gourmandise, rétorquai-je. Il bougonne seulement pour la forme puisqu’il a mangé son deuxième ou troisième déjeuner il y a à peine une demi-heure.
Je détournai mon regard de l’ours qui tergiversait encore devant la table de dessert. Mon interlocutrice m’affirma que ce n’était pas la première fois qu’elle recevait une commande celle que nous lui avions faite. Elle s’enquit à propos du nombre de jeune malade qu’il y a dans le département.
- En ce moment, il y a environ une quinzaine d’enfants, rétorquai-je. Parfois, il y en a moins, d’autre fois un peu plus. Ça dépend des périodes.
Tessa répondit volontiers à mon petit interrogatoire. Ainsi, elle était originaire de l’Irlande, il me semblait aussi que l’accent m’était familier. Malgré la proximité de nos régions natales, elle n’avait jamais visité mon pays. Il faut dire que je partageais cette lacune. J’avais toujours voulu visiter les collines verdoyantes irlandaises, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. La daemonienne m’avoua que le salon de thé était en réalité l’idée de Lewis, son daemon. Comme il adorait tout ce qui se rapportait au thé, elle avait décidé d’exaucer son souhait en jumelant les deux projets. Elle avait choisi de faire son commerce, car elle aimait faire de la pâtisserie et qu’elle voulait partager sa passion. Elle m’avoua que son acclimatation au style de vie américain avait été assez difficile. Je pouvais la comprendre, je me trouvais encore dans cette période d’adaptation. La première chose qui m’avait étonnée en arrivant en Amérique c’était l’impression que tout était spacieux. Lorsque j’avais mis les pieds dans mon appartement pour la première fois, je m’étais demandé si je ne m’étais pas trompée d’adresse, car il me semblait qu’il était trop grand pour le prix du loyer. Elle me raconta une anecdote qui lui était arrivée lors de son premier matin en Amérique où elle avait vu quelqu’un manger une frite comme petit-déjeuner. Je grimaçai à l’évocation d’un repas aussi gras pour déjeuner. Le médecin en moi se révoltait contre un tel régime. Elle me demanda ensuite ce qui constituait un défi pour moi étant donné que j’avais déjà pratiqué dans mon pays.
- D’abord, certaines expressions sont fort différentes de ce que je connais, ce qui occasionne des problèmes de compréhension entre nous, commençai-je. Le jargon médical demeure le même, c’est plutôt lorsque mes patients me parlent que j’éprouve quelques difficultés à saisir ce qu’ils m’expliquent. Je devrais être habituée puisque les Écossais ne sont pas réputés pour avoir un anglais facile à comprendre pour les étrangers. Il y a aussi quelques divergences dans la façon de faire certaines choses que je dois m’adapter. Je crois que le plus ardu, c’est d’être loin de chez moi, de ma famille. Le décalage horaire n’a pas été trop difficile, je suis arrivée plus tôt afin de pouvoir m’installer convenablement. De plus, je suis habituée d’avoir des horaires de fou, durant l’internat nous avons un emploi du temps assez atypiques puisque nous devons faire un peu de tout avant de nous spécialisé. Je dois passer par là malgré que je sache ce que je veux faire. Parmi tous les défis que j'ai à affronter ici, je crois que le plus difficile c'est de me taire. J'ai tendance à dire un peu trop franchement ce que je pense et ça n'a pas plu à mes anciens patrons c'est pour cette raison que je suis ici.
- Ce que tu ne lui précises pas c'est que tu as le tact d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, ajouta télépathiquement mon daemon qui suivait attentivement notre conversation. Dire à un médecin référent qu'il a une intelligence sentimentale d'un mollusque et qu'il a sûrement trouver son diplôme dans une boite de céréale n'est certainement pas la bonne façon de parler à tes collègues.
- Cette pauvre femme venait de perdre son frère et lui tout ce qu'il a trouvé à faire c'est de se détourner sans rien ajouter, m'insurgeais-je le souvenir de cet incident ravivant ma colère.
- Ou quand tu as fait pleurer cette pauvre infirmière en lui disant qu'elle devrait se contenter de changer des couches des vieux séniles, continua Cayan.
- J'admets que j'étais allé un peu fort cette fois là, mais elle avait quand même engueulé cette pauvre adolescente qui avait visiblement une phobie des aiguilles. Tu sais à quel point je déteste qu'on traite les patients comme des numéros. D'ailleurs, j'attends toujours cette pâ
En réponse, j'entendis le ricanement de Cayan dans mon esprit. Mon daemon aimait bien me taquiner sur mon honnêteté brutale pour se venger de la position souvent délicate dans laquelle il se retrouvait. L'ours kermode tentait toujours de tempérer la situation. Sous ses dehors je m'en foutiste, ma moitié était un ardant pacifiste et médiateur. Je chassai cette pensée de mon esprit.
- Je ne sais pas si vous avez remarqué la même chose, mais ce qui m'a frappé lorsque je suis arrivée ici c'est à quel point les américains font tout en énorme quantité, enchainais-je. Par exemple, la première fois que j'ai goûté un hamburger, j'ai failli me disloquer la mâchoire tellement il était énorme. C'était Cayan qui était content, pour lui c'est une portion normale. Il n'y a qu'aux États-Unis qu'on peut voir une telle débauche de nourriture et de friture.
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MessageLun 29 Mai - 1:43
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1423Nombre de RP : 143Âge réel : 23Copyright : fassylover / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Peut-être a-t-elle le jugement faussé par les séries qu'elle regarde ? Sûrement. Les médecins que l'on peut trouver dans Grey's Anatomy ne sont clairement pas les mêmes que l'on peut rencontrer dans la réalité. L'ambiance non plus n'est pas du tout la même chose dans un hôpital que dans cette série télé. Mais malgré tout, que la mort soit fictive ou réelle, on ne peut pas en ressentir des émotions. Tristesse, colère, désarroi. Se sentir perdue, dans le brouillard, lorsque l'on perd un être cher. Alors, devoir fréquenter un service où la mort est au-dessus de la tête de tous les patients, il faut avoir de sacrés nerfs, un bon mental et un moral à toute épreuve. Ou au moins, qui est capable de remonter après la mort d'une personne. Tessa a bien entendu connu des décès dans sa famille, certains même à cause du cancer, cette maladie qui peut toucher tout le monde. Elle sait ce qui se passe lorsqu'un daëmonien décède, son daëmon disparaît, redevenant poussière. Est-ce plus dur pour les proches de voir un humain mourir ou un daëmonien et son âme s'en aller ? Ce sont tout de même deux personnes, deux individus que l'on a pu connaître, côtoyer et avec qui ont a partagé des moments qui resteront souvenirs. La douleur est-elle ainsi plus forte ? « Je suis désolée pour votre mère. Vous allez aussi traiter les enfants ou est-ce un autre service relié à la pédiatrie qui s'en occupe ? » la belle rousse comprend mieux pourquoi cette interne a choisit une telle orientation, c'est encore plus louable de sa part. Certains moments de notre vie peuvent nous affecter pour le restant de nos jours et nous faire prendre des décisions que nous n'aurions pas prises si nous ne les avions pas vécus. Il n'y a pas grand-chose à dire lorsqu'une personne meurt, hormis les banalités d'usages, et encore moins lorsque le décès remonte à plusieurs années. Mais Tessa n'en reste pas moins sincère, elle sait ce que c'est d'avoir un membre de famille qui meurt et ne peut que compatir à la disparition de la mère d'Évelyne, même si la sienne est encore en vie.

Un sourire en coin amusé apparaît à la commissure des lèvres de la rousse en écoutant les paroles de la jeune femme « En même temps, la faim n'est sans doute pas la motivation première qui anime les gens lorsqu'ils font face à mes pâtisseries. » dit-elle tout en observant les personnes devant le buffet. Son regard glisse vers son daëmon toujours auprès du petit garçon, il serait un super père. Il s'en sort déjà très bien avec Meadow, parfois même mieux qu'elle ! Bien entendu, il comprend mieux Sebastian qu'elle, elle ne saurait comprendre pleinement la situation du jeune daëmon alors que Lewis, lui aussi subi des désagréments même s'il s'est stabilisé. Lui, il sait ce que c'est de pouvoir se transformer à volonté. Il faut l'avouer que Tessa l'a déjà envié quelques fois parce qu'elle aurait aimé avoir cette capacité. Mais maintenant elle comprend pourquoi elle a ce pouvoir de contrôle du sommeil, ou plutôt d'endormissement. Si les choses ne se font pas par hasard, si un destin existe, alors il devait être défini d'avance que ce pouvoir aiderait Lewis quand il se sentirait mal. Qu'ils subiraient ce qu'ils ont subi pour que ce pouvoir soit enfin utile. Mais elle se serait bien entendu passer d'avoir été cobaye et que son daëmon ait lui aussi subi des expériences. Maintenant, elle subit régulièrement les effets secondaires qu'on causait ces expériences sur son âme. Elle espère qu'un jour, il ira mieux et que cette dure épreuve ne soit qu'un mauvais souvenir qu'elle pourra oublier.

« Est-ce plus dur de gérer des enfants malades ou des adultes ? » Question bête, elle se doute que c'est les enfants qui sont le plus dur à gérer et sans doute, il est plus dur de voir un enfant mourir qu'un adulte même si c'est tout autant triste. La O'Cahan a bien voulu répondre aux questions de son interlocutrice. Il n'est plus étonnant depuis longtemps pour elle d'apprendre que tel daëmonien est originaire d'un autre pays que les États-Unis. Mais il lui arrive tout de même de s'étonner de la provenance d'un individu quand il n'est pas habituel pour elle d'en côtoyer, même si elle se doute qu'il y a des daëmoniens dans chaque région du monde. Hélas, il y a des contrées où les daëmoniens font face à de l'intolérance ou de l'insécurité. Il serait bien que les États-Unis soient équitables par rapport à ceux qu'ils accueillent ou non. Parce que même si le monde paraît si beau vu d'ici, parce qu'ils ne sont pas sous une menace constante et ont un gouvernement pour les représenter, il n'en reste pas moins que les réfugiés humains sont plus favorisés que les réfugiés daëmoniens. Au moins, si les choses venaient à dérailler ici, elle sait que Lewis et elle pourraient se tourner vers leur famille et aller se réfugier en Irlande. Mais malgré les quelques problèmes que rencontre son espèce, Tessa se veut optimiste. Il y a quand même une ville ici qui a été faite rien que pour eux. « Vous vous habituerez à leur absence et puis, il y a toujours moyen de rester en contact avec eux. » Preuve en est, les deux Irlandais contactent régulièrement leurs parents et le reste du clan pour prendre des nouvelles d'eux.

Elle-même est un peu trop franche, mais elle a appris à l'être en grandissant au sein du clan O'Cahan. Tessa et Lewis ont des traits de caractère à beaucoup des membres du clan à force de les avoir côtoyés h24 sept jours sur sept. Mais ils ont changé, ils commencent à se dire plus facilement « Je t'aime », chose qui ne leur semblait pas importante de dire souvent vu qu'il est évident qu'ils s'aiment. La franchise peut être très mal prise lorsqu'on ne sait pas choisir ses mots, Tessa fait partie de ces personnes un peu trop franche, un peu trop direct et qui ne vont pas par quatre chemins pour dire ce qu'ils pensent. Et tant pis si ça frustre ! Mais elle peut tout de même comprendre que ça en énerve et exaspère certains. Elle se doute bien qu'il faut savoir être diplomate face à ses supérieurs, mais étant sa propre patronne elle n'a pas à faire face à ce problème « Il paraît que la diplomatie ça s'apprend, mais de toute façon, la vérité blesse souvent, quelle que soit la façon dont elle est dite. Les gens se plaignent de la franchise, mais ils n'apprécieraient pas non plus qu'on leur mentent. » un sourire amusé apparaît alors sur les lèvres de la belle rousse lorsqu'elle entend la blonde parler de la taille des hamburgers. Elle hoche la tête positivement, bras croisés contre elle, oui elle l'a remarqué aussi, ça a ravi Lewis lorsqu'il a vu au McDo que la taille des gobelets de sodas est supérieure à ceux que l'on trouve en Europe. Même s'il est accro au thé, l'une de ses autres boissons préférées est le soda en général, alors l'idée d'avoir un super grand verre.

Par contre, elle, les frites, elle a moins aimé, préférant celles que l'on trouve chez elle ou dans d'autres pays tel que la France, elle a trouvé qu'elles sont bien plus graisseuses ici que d'où elle vient. Un petit rappel que le fast-food n'est pas un restaurant très sain. « Oui, Lewis a été enchanté de voir qu'on pouvait avoir des verres de soda XXL. Ce qui me manque, c'est les frites européennes, je ne sais pas vous, mais je trouve qu'ici elles sont bien plus grasses. Bien sûr, j'ai conscience que pour faire des frites, il faut utiliser une friteuse et qu'il faut utiliser de l'huile. Mais si je puis dire, les frites de chez nous, en tout cas de chez moi, ont l'air en tout cas bien plus saines qu'ici. Parfois, ça me donne cette impression qu'on ne mange pas des frites, mais de l'huile à la patate en forme de frites. Et puis, j'ai beaucoup appréciée le fait que les magasins ferment très tard, c'était une agréable surprise ! Au fait, ça n'a pas été trop compliqué pour vous d'être une daëmonienne au sein de votre cursus ? Un ours ce n'est pas très commode pour travailler dans un hôpital, non ? » demanda-t-elle. Elle, elle n'a jamais eu de problème d'intégration que ce soit dans sa famille ou ailleurs, ayant toujours été entourée de daëmoniens et d'humains tolérants, elle n'a jamais réellement connu ce rejet que certains ont pu connaître. Certes, des personnes peuvent la regarder de travers dans la rue, parce que le fait qu'elle ne soit pas comme eux les dérange, mais ne les compte pas dans le « rejet », parce qu'elle n'y prête pas plus attention que ça et donc, ça ne l'atteint pas. Mais elle peut très bien s'imaginer la souffrance que doivent ressentir les daëmoniens rejetés par leurs proches ou n'arrivant pas à s'intégrer sur leur lieu de travail.


HS - Ne t'inquiète pas, ton rp est très bien ;)
  
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