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Elisa ✖ L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur.

 
  
MessageMer 20 Juil - 23:23
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 26Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
Àsgard ValdasonNothing will be the same...

Elles sont trop hésitantes les filles d'aujourd'hui. Elles savent pas ce qu'elles veulent, elles savent pas dire, oui.


Àsgard & Elisa
La douche est sacrément froide non ? Qu’en penses-tu mon Viking, toi qui aime tant les températures négatives, cette Elisa est-elle toujours à ton gout ? Ta tête se tourne vers moi et dans un mouvement de l’eau je m’engouffre au fond de la rivière avant de céder au rire. Tu le prends bien et accepte le rejet avec le sourire. Ce n’est que partie remise, tu n’as pas dit ton dernier mot. Ton deuxième prénom est obstiné et elle l’apprendra bien assez tôt. Tu plisse les yeux et après la première baffe, tu prends la parole. Tu seras moins direct, tu apprends lentement la leçon.

Balder… Non effectivement ce n’est pas mon prénom mais je vais prendre ça comme un compliment si c’est ainsi que tu avais choisis de me nommer. Mes parents avaient beaucoup plus de prétention que ça. Ils m’ont nommé Àsgard. Enchanté également.

Et c’est déjà énorme. Alors Elisa, toi qui donne l’impression de connaitre nos croyances et la religion scandinave, seras-tu assez branchée en la matière pour savoir ce qu’est l’Àsgard ? J’aurais bien voulu savoir, oui. À la place je m’en vais faire quelques mètres à la surface de l’eau avant de replonger.
Tu avais bien fait d’attendre avant de lui répondre et taquin tu la regardes avant de baisser à ton tour les yeux sur l’herbe, tu veux qu’elle puisse voir l’expression de ton visage. Cependant tu ne fais pas non plus ce qu’il faut pour, tu patientes juste un peu.

Je te crois pour la cassette en Norvégien, vraiment. D’ailleurs si je garde ton secret tu acceptes mon verre ? Je te jure que même sous la torture je ne parlerai pas ni des Moomins, ni de l’excuse du cursus universitaire pour réaliser son rêve d’enfant. Clin d’œil Si tu dis oui, j’emporterai ce lourd fardeau avec moi dans la tombe bien que je l’espère quand même assez loin. Puis si ça ne te conviens toujours pas j’ai un argument incroyable : en Norvège on peut aussi boire en terrasse ! Génial ! T’en penses quoi ? Alors tu en dis quoi ? Tu marches ou tu me dis non encore une fois ?

Aller, dis oui ! Si elle voulait, dans le délire, en l’apprenant chrétienne, tu aurais pu te mettre face à elle, mains jointe et à genoux l’implorant de valider ton souhait. Toi comme moi sommes sur la même longueur d’onde, tu ne pourrais pas plus insister que ce que tu es en train de faire sans franchir la ligne de l’homme usant. Tu lui proposes de conclure un marché, ton silence contre sa présence, en te nommant Balder, elle doit quand même être d’accord pour se dire qu’il y a pire que toi pour lui faire ce genre de demande non ? La drague est à peine ouverte que tu t’aides de tes bras pour te décaler d’un côté lorsque ses amis nous foncent dessus. Aucun regard noir, ce n’est pas en grognant contre ceux de qui elle est proche que tu parviendras à te faire une place autour d’elle. Néanmoins, tu suis la scène silencieusement, avant d’amener ton regard sur elle. Tu essaies de te ressaisir en repensant à Ingrid et à ta mère. Ce n’est pas correcte, ne pas dépasser les bornes. Ton père apparait cependant aussi devant tes yeux comme étant une parfaite mauvaise conscience, ne reculant devant rien pour te pousser à la faute. Alors mon Àsgard, tiens-tu plus du Viking ou de la Valkyrie ? Un satisfaisant mélange des deux et l’image t’arrache un sourire. Effectivement, bien que modernes, tes parents, dans leur comportement sont typiquement ce genre de personne. Tu les admires.
La suite arrive, les découvertes et les lieux déjà visités. Très bien ils ont déjà bien bougé, lorsqu’ils auront fait tout ce qui est le plus communément visité, ils s’arrêteront peut être sur des randonnées et là, ils pourront découvrir tous les secrets de la Norvège. Ne trouves tu pas mon Àsgard qu'ils n'ont pas l'air d'être trop assommé par les cours pour visiter autant de choses ? La pensée te fait secouer la tête.

Et puis tu bloques.
Bodø ? Vraiment ? Non tu as dû mal comprendre. Tu ne laisses rien paraitre mais fini par conclure que tu commences à toucher un peu plus le fond maintenant. Bon, finalement Ingrid c’est déjà bien…

Ok. J’ai grandi et je vis à Skibotn. C’est à environ six heures, un peu plus même des îles Lofoten et à sept ou huit heures de Bodø. Je ne sais plus exactement je n’y suis que rarement allé. Mon père est agriculteur et a une production de lait et de viande. En été le travail est plus intense pour lui à la ferme, du coup je prends sur mes week-ends pour l’aider à livrer ses commandes sans qu’il ait à bouger. Assez régulièrement, nous avons quelqu’un à Svolvær qui nous prend de la viande de chèvre et de chevreau. C’est pour ça que je suis là.

Tu t’arrêtes un instant réfléchissant à comment expliquer l’absence de toute forme canine sans avoir à me faire apparaitre et lui dire que soudainement tu t’es trouvé une passion pour les animaux sauvages. Très sauvage. Tu inspires cherchant une solution sans avoir à lui mentir.

La chienne ? C’est un peu plus compliqué que ça en fait… Mais ouais disons que je n’ai pas pu la prendre…

En voilà une question qui te gêne sans savoir comment le dissimuler. C’était tellement impossible pour toi d’essayer de lui expliquer que j’étais là, que j’étais juste différente. Elle ne l’aurait très probablement pas compris de tout manière. Trop de risque pour notre espèce. Pendant un moment tu te demandes si elle est comme nous et tu cherches un signe, tu cherches secrètement la présence d’un animal. Ça serait tellement plus simple. Mais non, rien au ciel, rien sur la terre et je te confirme que rien de suspect ne nage dans mes eaux. Sur elle ? Peut-être sur elle oui. De toute manière tu sais que tu ne pourras pas me cacher éternellement, si vous quittez finalement votre place, il faudra bien que je sorte aussi. C’est là qu’il va falloir assurer. Tu finis par te convaincre que finalement, le coup à boire n’était pas une si bonne idée. Tu es indécis, lui dire que, finalement, ça ne vaut pas le coup de bouger ou prendre le risque ? Tu hésites et décides d’attendre de voir ce qu’elle te répond avant de prendre toi-même une vraie décision. Quelque part mon Àsgard, ne penses-tu pas que tu vas tout de même devoir assumer qui tu es à un moment donné si vous êtes amenés à vous revoir ? Avec huit heures de route ? J’y crois plus beaucoup.
Quelque chose qui tombe dans l’eau et tu te retournes immédiatement, près à te lever. Cette réaction elle ne leur était pas destinée, juste préventive par rapport à ma présence plusieurs mètres plus loin. Le haut de mon crâne semblable à une écorce de bois flottant à la surface a tendance à me camoufler, je continue toujours de garder un œil sur les quatre loustics qui font les imbéciles derrière.

Effectivement, mes frères sont moins … Actifs on va dire. Les jumeaux ne trainent jamais ensemble, petits ils étaient inséparables, maintenant ils sont bien trop différents pour passer toujours autant de moment qu’avant tous les deux. Le dernier est plutôt calme, un crayon entre les mains et c’est le plus heureux. Ils doivent tous les trois être plus jeunes que vous et pourtant …

Tu ne veux pas dire quelque chose qui pourrait la vexer par rapport à ses amis ou la braquer pour tu ne sais quelle raison mais tu préfères faire attention plutôt que de faire couler le navire plus tôt que prévu. Enfin navire, entre cette histoire de boissons et de kilomètres, il a réduit en se transformant en canoé ton navire. Mais passons.
Décidant de t’allonger à ton tour dans l’herbe, une jambe repliée et les yeux fixant le ciel, tes mains croisant tes doigts entre eux pour les placer derrière ton crâne tu cogites un temps. Au bout du compte, tu es bien ici mais ce n'est pas suffisant pour toi, pas en sa présence à elle. Inspirant profondément tu finis par te mettre debout en un saut, tirant les bras le plus haut possible, un sourire au coin des lèvres. Tu doute à lui tendre une main pour la guider, pour la lever et redoutes un peu de te faire remballer encore une fois mais décide quand même de tendre le bras en sa direction.

Donne-moi une seule vraie et bonne raison. Une raison qui n’est pas détournée pour te laisser tranquille sans que je n’aie à chercher des failles pour espérer pouvoir te faire changer d’avis et que tu acceptes définitivement de bien vouloir m’accompagner. Dans cette condition-là, je ne te dérangerai plus, je n’en ferai plus mention, c’est sincère je t’assure. Dans le cas contraire, dit toi que c’est juste boire un coup, ça n’engage à rien, juste à prolonger un peu plus nos discussions. Après tout avec les huit heures qui nous séparent je ne pense pas que l’on aura beaucoup l’occasion de se revoir.

Elle attrape ta main ou elle reste au sol. La laisser choisir. Proposer. Disposer. Tout tournes autour de ça. Par ailleurs, si elle ne le sait pas et ne le saura probablement jamais, silencieusement tu lui jures de taire toutes les pensées, envies ou désir que ton cerveau a pu te laisser imaginer jusque-là. Chaque chose en son temps ? Tu roules qui tu veux mon Àsgard mais moi je sais que tu ne perds pas le cap. Jamais. Néanmoins lorsque l’on a accès à tes réflexions, il est clair que ton comportement est déjà plus correcte que toute à l’heure. Après tout, c’est toujours ça de pris.

  
MessageJeu 21 Juil - 14:38
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Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Àsgard. Vraiment ? En comparaison, le surnommer Balder était anodin. Et elle qui trouve occasionnellement le fait que son second prénom la lie à l'un des tableaux les plus célèbres au monde pesant, le fardeau n'est rien en comparaison. On lui demande juste d'être joyeuse au moins, pas d'être telle au domaine des Ases. Comment est-ce qu'il le peut d'ailleurs ? Elle préfère ne pas y penser, l'observant à la place, cet homme-monde, regard suivant discrètement ses traits avant de s'en détourner et de finir par y retourner. Même sans vouloir se laisser charmer, il n'en reste pas moins un tableau des plus agréables à regarder, alors tant pis, elle ne se privera pas, riant légèrement à la place de la manière dont il revient à la charge pour le verre. Il a au moins l'intelligence de ne pas être lourd dans son insistance et de faire preuve d'humour, Elisa levant les yeux au ciel avec un sourire amusée en voyant le clin d’œil avant d'éclater de rire malgré elle à la mention des terrasses, hilarité irrépressible et instinctive. Elle espère qu'il ne s'en vexera pas tandis qu'elle tente de lui expliquer entre deux hoquets de joie qu'elle avait complètement oublié cette possibilité. Oublier l'existence des terrasses, elle ne sait pas si elle est atterrée ou... non, elle est juste atterrée, en fait. Comment a-t'elle pu oublier ça ? Sa main monte à son visage, heurtant doucement son front, tandis qu'elle cherche ses mots sans savoir si c'est pour refuser de nouveau l'invitation ou l'accepter cette fois.

L'irruption de Svetlana et des garçons offre un prétexte parfait, pour tout ce qu'elle regrette la manière dont ils ont brisé la paix du moment. Ils ne restent pas longtemps, juste assez pour se faire menacer par l'italienne et rappeler leur présence. Elle s'en demanderait presque si c'était leur intention, rappeler qu'ils sont non loin et veillent au grain, à portée d'oreille si le besoin s'en fait sentir et en nombre supérieur par rapport à lui s'il le faut. Probablement juste des idées qu'elle se fait, mais le doute reste et lui tire un rire avant qu'elle ne décide de reprendre le fil de la conversation, comptant machinalement sur les doigts les lieux qu'ils ont visité. La liste peut sembler impressionnante, mais ils sont plus organisés que ça. L'expédition a été faite sur une semaine où ils n'avaient pas cours, le fait d'être cinq rendant le faire de devoir conduire une journée entière à l'aller comme au retour plus simple à gérer, les environs de Bodø les jours où ils finissaient tôt ou rentraient plus tôt que prévu de leurs expéditions, peu de week-ends passés chez eux. L'organisation est délicate, mais pour tout ce qu'ils semblent immatures, Samuel, Lior, Luka et Svetlana sont tout aussi capables qu'elle de se concentrer lorsqu'ils le veulent, le quintet profitant de ce que chacun ait des affinités différentes pour travailler plus efficacement et n'hésitant pas à sacrifier des heures de sommeil au profit de ce qu'ils ont à faire. Le norvégien reste le point commun de leurs études à tous, étudié en commun en conséquence, et Elisa peut aider Svetlana avec un point de linguistique anglaise comme cette dernière peut l'aider avec sa prononciation, Lior peut aider à retenir un cours d'histoire en dépeignant la situation en un tableau aux couleurs vives pleins de touches anecdotiques qui lui prêtent vie... Non, ils s'en sortent, vraiment. Même s'ils grimacent tous parfois en revenant à la réalité et replongent plus avant encore dans leurs cours, brûlant la chandelle par les deux bouts et passant de quelques heures de sommeil à des nuits blanches le temps que les choses se calment. Le tourisme reprend toujours ensuite.

Ses paupières s'abaissent un instant, réaction évoquée par le nom de sa ville manquant à être gravée dessus, avant de se relever, écoutant avec attention les informations partagées. Skibotn, le nom de la ville est enregistré, avant qu'elle ne cligne des yeux en entendant la distance qui les sépare. Sept ou huit heures, ce n'est pas rien. C'est le tiers d'une journée simplement pour un aller. Face à ça, les chances de se recroiser autrement que par pure coïncidence aux Lofoten semblent insignifiantes. Le verre en devient un peu plus intéressant pour le coup, occasion de prolonger la conversation ailleurs qu'ici, même si une hésitation reste. Rien contre lui, vraiment. Plus le fait qu'elle n'a pas envie de changer sa décision si vite, obstination relevant sa tête, menaçant par sa présence à défaut d'être campée sur sa décision. Mieux vaut attendre un moment encore pour se décider, italienne s'enquérant de son chien à la place, lui lançant un regard interrogateur en l'entendant soupirer. Il a un problème peut-être, quelque chose qui pourrait justifier sa réticence à en parler. C'est en tout cas l'impression que sa réponse lui donne, tête s'inclinant en signe de compréhension. S'il ne souhaite pas élaborer, elle ne cherchera pas à en savoir plus, sourire adressé à Àsgard en guise d'excuse. Elle a noté sa gêne, elle laisse tomber le sujet, qu'il ne s'en fasse pas.

Nouveaux rires, objet tombant dans le fleuve, saisissant son attention tandis qu'elle cherche la source du bruit des yeux, ne notant que ce qui semble un bout de bois flottant avant qu'elle ne lance un regard au Viking qui semble prêt à se redresser et à aller voir ce qu'il s'est passé avant de changer d'avis, reprenant la parole à la place, Elisa inclinant la tête vers lui en souriant, riant un instant du soin qu'il met à choisir ses mots pour parler de ses colocataires, esprit enregistrant ce qu'il dit sur ses frères. Des jumeaux, un autre petit frère qui semble aimer écrire ou dessiner au vu de la mention du crayon, italienne se demandant quel âge ils ont, combien d'années les séparent, avant de sentir son esprit se figer un instant devant le tableau du norvégien allongé. Il est attirant, c'est décidément impossible à nier, bouche s'asséchant un instant tandis qu'elle le contemple avant de détourner le regard et de porter son regard sur le ciel moins dangereux à observer. Moins bleu, aussi. Mieux vaut ne pas y penser, elle a décidé de ne pas être attirée par lui après tout, ce sera juste un peu plus difficile que prévu, son physique tout simplement injuste. Elle peut le faire malgré tout, elle n'est pas venue ici pour se laisser distraire par le charme d'un Norvégien, elle est ici pour apprendre la langue et découvrir le pays. Choses avec lesquelles il l'aide. Ne pas y penser. Se distraire. En lui répondant, pourquoi pas. Ça distraira au moins une partie de ses pensées.

"Actifs est une manière de les décrire !" Son nez se fronce un instant tandis qu'elle cherche ses mots. "Ils ne sont pas toujours comme ça, heureusement, on tend juste à faire les gosses par moments. On est juste en repos en ce moment, ils savent aussi être sérieux. Luka tend même à faire peur aux gens qui veulent faire du bruit en cours, il déteste être déconcentré pendant qu'il écoute. Mais je peux croire que tes frères soient plus calmes, surtout en comparaison de leur état aujourd'hui !"

Nouveau crissement de pensées, Àsgard redressé d'un bond et s'étirant, muscles jouant sous la peau tandis que l'italienne détourne le regard et se rappelle une ultime fois de pourquoi elle est là. Pas pour se retrouver idiote devant un Viking musclé aux yeux bleus, certainement, même quand il sourit comme ça et tend son bras vers elle, voix grave répétant une dernière fois son invitation. Pas d'obligation, pas de chantage, juste des faits. Elle apprécie ça, Elisa, yeux verts accrochés aux siens tandis qu'elle décide d'ignorer son obstination et ce que sa raison lui dit, qu'elle devrait refuser justement à cause des huit heures avant d'être encore un peu plus distraite par les yeux bleus, attrapant sa main à la place et se redressant d'un mouvement souple, sourire taquin aux lèvres.

"Difficile de dire non à de tels arguments, et je pense pouvoir te faire confiance pour m'aider à retrouver mon chemin si nécessaire, tu as déjà fait tes preuves comme guide après tout. Une idée d'où tu veux aller prendre ce fameux verre ? Que les autres ne croient pas que tu m'as kidnappée."

Sa main se détache, balayant de nouveau ses boucles hors de son visage et attendant une réponse avant de s'éloigner un instant, rattrapant Lior et l'informant rapidement, yeux se levant au ciel face à son haussement de sourcils entendu avant qu'ils ne se fassent tous deux plus sérieux, l'australien lui faisant promettre d'envoyer un message en cas de problème avant qu'ils ne conviennent de comment se retrouver si nécessaire. Elle répond à son étreinte en souriant, Elisa, avant de le pousser vers là où Luka semble déterminer à bondir sur Svetlana pour une raison qu'elle préfère ne pas chercher à comprendre, certaine qu'ils lui raconteront ce soir après lui avoir fait subir un interrogatoire, tête se secouant en riant alors qu'elle retourne aux côtés d'Àsgard, lui adressant tout naturellement un sourire par la même occasion tandis qu'elle attend qu'il ouvre la marche.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageJeu 21 Juil - 20:38
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Àsgard ValdasonNothing will be the same...

Chacun de nous, dans son existence, a tout au plus une grande aventure, et le secret de la vie est de reproduire cette aventure le plus souvent possible.


Àsgard & Elisa
Vraiment ? Tu écarquilles les yeux, voilà quelque chose à quoi tu ne t’attendais plus, te voyant déjà rester ici encore pour une heure, peut-être deux si elle reste d’accord avant de finir par te dire que tu devrais rentrer. Mais non, ta journée elle ne se passera pas comme ça, pour le moment elle se programme plutôt bien. Enfin, que dira-t-elle à la vue d’un alligator ? Rien n’est plus sûr maintenant et tu sais bien que si tu n’as aucune idée de quoi le futur sera fait, il est clair que tu risques de le compromettre ne serait-ce qu’un peu en m’affichant ainsi. Les papiers de détention, tu les avais sur toi, prénom des faux parents inscrit dessus, tu es en ordres aux yeux de la loi et si les passants t’évitent quand tu as besoin d’aller en ville, tu sais que tu ne dois rien à personne.

Sa main dans la tienne lorsqu'elle la saisit pour se relever, sa douceur te donne des frissons. Elles sont incomparables aux tiennent tant tes mains à toi sont calleuses, le travail des bêtes avec ton père n’aidant certainement pas le fait de pouvoir les associer à une peau de bébé. Ta mère t’oblige à les hydrater, à les nourrir mais elles travaillent et rien qu’en les observant on ne peut pas te prendre pour un menteur. Mais les siennes, ses doigts si fins, pendant un moment tu as eu peur de lui faire mal en la serrant. Elisa, elle est finalement plus solide que ce que son corps ne laisse imaginer ? Peut-être bien. Tu laisses tes bras retomber le long de ton corps et observe leur scène de loin sans jugement aucun, sans sentiment. Enfin… La seule chose que tu retiens c’est qu’elle ne les rejette pas eux. N’en soit pas jaloux mon Àsgard, ils n’ont certainement pas les mêmes idées que toi à l’encontre de cette femme. Tu laisses donc passer et de toute manière, personne ne te demande ton avis… Sagement tu attends qu’elle revienne à toi et offre un signe de loin à l’un des membres du groupe qui lève son bras, incapable de dire de qui il s’agit. Qu’importe, tu t’en moques pour le moment, ton attention toute portée sur la demoiselle qui s’avance. Proche de toi il n’y a que maintenant que te décides, t’assurant qu’ils soient vraiment partis pour te rapprocher de l’eau, incitant Elisa à venir avec toi, lui demandant néanmoins de s’arrêter à un ou deux mètres derrière toi.

Lentement ta main plonge dans l’eau froide alors que je m’en rapproche doucement. Penses-tu que cela soit le bon moment mon Viking ? Peut-être pouvons-nous … Tu ne resteras pas ici, ce n’est ni imaginable, ni envisageable. Ses amis ne doivent pas être si loin que ça, elle pourra toujours aller les retrouver si cela fait trop pour elle. Ta main sous ma mâchoire et je ferme les yeux. Chacun de tes contacts restent précieux pour moi, à tout jamais précieux. À genoux sur le sol, tes jambes frottent l’herbe dans un mouvement de recul et avec attention je m’extirpe de l’eau, pupilles fixées sur Elisa avant de venir te retrouver. Tu ne sais pas vraiment quoi dire… Me présenter ? À quoi bon ? M’ignorer et faire comme si je n’étais pas là n’avait rien de judicieux non plus. Mains sur les cuisses, tu inspires dans une réflexion, tournant la tête, observant autour de toi avant de te relever.

Difficile d’amener un tel sujet sur le tapis ou de faire comme s’il s’agissait que d’un simple chien n’est-ce pas…

Tu t’écartes un peu plus de moi, yeux cherchant ceux de la fille. Tu as envie de la rassurer ou qu’elle fasse partie de ce genre de personne qui trouve ça sympa d’avoir un animal exotique chez eux. En même temps, tu te mets espérer qu’elle ne soit pas de ceux qui défendent la cause animale envers et contre tout. Comment expliquer la présence d’un alligator dans les eaux glacées de la Norvège alors que ces créatures nagent dans les courants chauds des mangroves ? Impossible à justifier, tu ne saurais clairement pas quoi lui répondre même si tu aurais pu avoir envie de l’amener chez toi, lui montrant les structures faites autorisant ma captivité. Si seulement elle pouvait avoir un daëmon…

Je ne sais pas ce que tu peux ressentir, mais je peux comprendre … Quoi ? Même toi ne peux pas répondre à ça… Elle ne te fera pas de mal, jamais, tu as ma parole bien que je doute que ça puisse être suffisant. Sourire désolé. Elle se nomme Alle Dyr.

Pourquoi tous les animaux ? Une voilà une question qu’elle serait en droit de se poser. Tu n’as pas encore de vraie réponse à ça, mais tu trouverais forcément il n’y a pas de raison. Tu aurais bien voulu faire une touche d’humour en disant que je n’étais pas responsable de l’absence du chien, que je ne l’avais pas mangé mais finalement tu reviens sur ton choix. C’est peut-être un peu trop mais pas spécialement de mauvais gout. Dire par contre que je l’avais démembré aurait été bon pour la faire fuir. Non, ça n’aurait pas été sérieux, tu en es conscient, alors tu t’abstiens et la laisse digérer la nouvelle. Étonnement, toi qui était prêt à lui sauter dessus, tu ne sais même pas si tu veux faire un pas vers elle, restant persuadé qu’elle souhaitera un peu de distance le temps d’avaler cette étrange pilule écailleuse. La couleur verte/brune de mes yeux cherche les siens, capter son regard. Qu’est-il possible de lire au travers de cette personne si distante mais qui transpire une joie de vivre que nul ne pourrait douter ? Plusieurs secondes je la contemple et comprends toujours un peu plus tes difficultés à être calme lorsque tu l’approches. Elle est ravissante. Elle a l’air douce. Oublie Ingrid mon Àsgard, pour les heures de route vous trouverez une solution pour vous retrouver si tu arrives à la faire changer d’avis. Les Dieux te l’ont remis sur ton chemin, est-ce vraiment une coïncidence mon Àsgard ? Tu n’es pas sûr de cela non mais rien te t’empêche de quitter l’autre n’est-ce pas ?
Tu souris et étouffes un rire. Pour mes pensées, pour la situation, pour la gêne qui s’éprend de toi.

Tu t’imaginais, ne serait-ce qu’un jour dans ta vie, te retrouver en face d’un alligator ? Avant que ça ne m’arrive je ne l’aurais jamais pensé pour ma part. Pourtant elle est là. L’inconvénient par rapport à un chien c’est que ça ne remue pas la queue pour montrer sa joie mais on s’y fait.

Et un daëmonien, ça remue la queue quand c’est joyeux ? Ça peut effectivement, encore plus dans certaines situation que dans d’autre. Ingrid ne t’a jamais vraiment rendu heureux alors. Tu hausses discrètement une épaule pour me répondre. Tu hésites à choisir le oui ou le non, le choix à faire n’est pas évident. Mais après un léger temps, tu reconnais quand même qu’elle n’était pas non plus mauvaise au point d’avoir le droit de la critiquer sur le sujet. Je ne suis absolument pas d’accord avec toi, moi qui ressent avec exactitude chacun de tes sentiments, de tes envies ou de tes désirs, je sais que tu penses seulement cela parce que tu n’es pas quelqu’un de foncièrement méchant. Ne t’inquiète pas mon Àsgard, tu peux être peau de vache, ces mots ne quitteront pas nos pensées.
Tant que cela t’est possible, tu restes un maximum stoïque. L’effort est indescriptible et pourtant elle ne pourra pas s’en rendre compte. Dommage, ça aurait pu être drôle et détendre un peu l’atmosphère. Tant pis, tu décides de prendre les devants et commencer à marcher. Après tout, plus on accentue la peur, plus elle se fait présente. Si on la banalise, elle devient moindre. Ça te démange de la prendre par la main pour l’attirer à toi. Tu ne le fais pas et cela est particulièrement sage, voyons comment la journée se déroule avant.

Je peux oser te demander si tu m’acceptes toujours pour aller t'accompagner à boire quelque chose en ta compagnie ? Si tu es d’accord, je dois récupérer le camion de mon père garé un peu plus bas. J’ai une adresse sympa mais c’est à quelques kilomètres d’ici. Je peux nous y conduire. Il y a peu de monde généralement et on voit toujours les fjords de là où ça se trouve.

Bar implanté dans une réplique de bateau viking. Boissons bue dans des verres en forme de calice aux couleurs or et assiette forgée à la main pour les voyageurs qui s'arrête manger là. De quoi pouvoir s’immerger comme il le faut même lorsque l’on n’est pas de ce monde. Ta stature et ton physique te fond passer presque inaperçue là-bas, il n’y a que tes yeux de cette teinte si intense, qui font retourner les gens par moment.
Ton dos lui faisant face, tu fixes l’horizon alors que je te rejoins sans un bruit. Quelle réponse espères-tu y trouver mon Àsgard ? Quelque chose ne va pas ? Ta tête se baisse et ton regard vient trouver le mien, une main enfouie dans la racine de tes cheveux, l’autre au fond de la poche, doigts serrant le téléphone. Que t’arrive-t-il ? Je vais l’appeler… Attends peut-être de voir ce qu’il découle de cette journée avant de te précipiter ainsi. Mais non, tu m’expliques que tu ne peux pas. Même s’il n’y a rien, même s’il n’y a pas suite, tu restes suffisamment conscient pour te rendre compte que cette femme, elle t’obsède. Que tu ne veux pas passer de moment avec cette copine, coucher avec elle et continuer de penser à cette Elisa. Il va te falloir un moment avant de la sortir de ton esprit et tu refuses d’être hypocrite avec Ingrid en restant avec elle. Alors tu l’appelles, rapidement. Alors tu t’éloignes un peu d’Elisa. Débit reprenant son court normal, tu veux savoir si tu peux la voir demain, si elle n’a rien de prévu. Elle te demande si tout va bien, à croire qu’elle sent la chose venir de loin. Tu ne sais pas quoi lui répondre mais lui confirme que ça va, oui. Un peu trop bien en vérité, mais ça tu ne veux pas en discuter avec elle, pas maintenant. Sa voix est hésitante, elle a peur de raccrocher mais le fait finalement sans question supplémentaire. Ta mère sera fière de toi. Encore une fois. À toi, tu te sens un peu… bizarre à l’idée de pouvoir la blesser. Tu ne veux pas et pourtant tu te sens incapable de contrôler tes pensées, tu te connais et tu sais quelles réactions tu pourrais adopter dans le futur. Tu ne veux rester avec elle par dépit de quoi que ce soit. Tu ne veux pas finir comme étant un profond salopard avec elle. Reste correcte aujourd’hui, demain tu n’auras plus la même liberté que celle que tu côtoies aujourd’hui. Ainsi les remords n’existeront pas. Tu acquiesces, yeux se clignant et tu te retournes vers Elisa. Un peu plus léger qu’il y a quelques secondes ? Oui sans aucun doute.

  
MessageJeu 21 Juil - 23:06
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Elle ne sait pas à quoi s'attendre Elisa, tandis qu'elle observe Àsgard s'éloigner et plonger sa main dans l'eau, tableau étrange qui ne devient que plus étrange encore à mesure qu'il se recule, corps écailleux suivant sa main, révélant un crocodile ou un alligator, elle ne sait pas. Elle n'est pas certaine de vouloir savoir, fixant l'animal qui la fixe en retour. Étrange, elle aurait supposé les yeux plus froids, plus vides, différents de ces yeux qu'elle soutient en tout cas, rire résonnant dans son esprit à l'idée de s'interroger sur le degré de sentience présent dans une paire d'yeux reptiliens au lieu de simplement prendre la fuite. Pas qu'elle ne le puisse, en tout les cas, ses pieds comme enfoncés dans le sol, les brins d'herbe des menottes autour d'eux, tandis qu'elle respire aussi calmement qu'elle le peur et tente de penser par-dessus la peur. Elle a déjà accepté le verre, elle ne reviendra pas encore sur sa décision aujourd'hui, pas une nouvelle fois, même avec... même avec un reptile à la gueule pleine de crocs qui la fixe de sa place près du viking. Elle s'en voudrait presque de son obstination tandis qu'elle tressaille à l'entente de la voix d'Àsgard, yeux verts immenses et perdus se posant sur lui sans qu'elle n'émette un son, écoutant seulement. Difficile d'amener le sujet, en effet. C'est un sentiment qu'elle ne peut qu'approuver alors qu'elle hésite entre qui fixer, se décidant lentement pour le norvégien lorsqu'il reprend la parole. Il peut comprendre... quoi ? Qu'elle est perdue, qu'une part d'elle veut prendre la fuite et l'autre rester et comprendre, curiosité attisée, tant par le fait qu'elle assiste à ce spectacle en Norvège que par son nom (Tous les animaux ? Il doit y avoir une histoire derrière, une qu'elle ne se sent pas capable de questionner pour l'instant) que par le sourire désolé d'Àsgard. Ce qu'elle comprend le moins, c'est pourquoi la créature est avec lui, ici, plutôt que chez lui ou ailleurs, avant de se reprendre. Elle était dans l'eau, elle nageait. Discrète, invisible, tout du long, bout de bois flottant Alle Dyr en vérité. Au moins personne n'a eu l'idée d'aller dans l'eau, au moins personne ne l'a effrayée, irritée. Au moins personne n'a été blessé. Elle se force à respirer.

"Je dois admettre que je ne m'attendais pas à ça... "

Alle Dyr. Elle a un beau regard, étrangement, au milieu de toutes ces écailles et de ce danger qu'elle dégage, yeux verts de deux nuances différentes accrochés l'un à l'autre alors même qu'Elisa parle, voix tremblante en dépit de ses efforts. Elle déteste être effrayée de la sorte, cette sensation de tapis arraché de sous ses pieds, de déséquilibre mental qui n'est heureusement pas physique. Elle aurait détesté reculer, tomber, s'effondrer, Elisa, trop fière pour ça. Elle reste figée à la place, muscles crispés, luttant avec la peur. Ça aurait pu être pire. Pire que ça ? Elle essaie d'imaginer. C'est juste un animal. C'est un prédateur. Àsgard semble sûr de lui, de sa promesse. Qui peut prévoir les réactions d'un animal, même apprivoisé ? Elle ne semble pas agressive. Bizarrement, ça, elle peut le croire. Elle peut même douter qu'elle soit responsable de l'absence de la chienne autrement que par le fait qu'Àsgard ait pris pris son... alligator. D'accord. Elle peut mettre un nom sur son espèce au moins maintenant. Qu'il ait pris son alligator avec lui. Elle comprend mieux sa réticence à en parler, tout à l'heure, en tout cas. Qui dit "La chienne... Oh, j'ai dû la laisser chez moi, j'ai emmené mon alligator avec moi à la place." sans passer pour fou aux yeux des autres ? S'il avait dit ça, elle aurait pris la fuite, yeux bleus ou non. Mais présenté comme ça, c'est plus compliqué, étrangement, pour tout ce que c'est encore plus terrifiant. Mais elle ne peut pas prendre la fuite, elle n'est même pas sûre de le vouloir, regard passant des yeux bleus aux yeux reptiliens. Dilemme. Fuir, ou rester ?

Dilemme. Elle ne les aime pas Elisa, elle opte pour la troisième solution, se force à faire un pas en avant, goût âcre de la peur au fond de la gorge.

Un pas, juste un, mais ses pieds ne sont plus enchainés au sol et son esprit pense plus librement, sort brisé alors qu'elle reporte son attention sur Àsgard. Elle a bougé, et rien ne s'est passé, pas de fuite, pas d'attaque, pas de gueule ouverte ni de lamentation (étrange, de se rappeler de comment le cri d'une alligator s'appelle, quand on n'arrivait pas à l'identifier par soi-même. Étrange, mais ça semble être le nouveau thème de l'après-midi.).

"Je peux t'assurer que je n'avais jamais imaginé ça, non. C'est... inhabituel."

Inhabituel. Quel euphémisme, tandis que sa voix reste partiellement coincée dans sa gorge, italienne hésitant un instant avant de se mettre elle aussi en marche, ignorant son cerveau comme son instinct de préservation et tout ce qui lui dit de faire demi-tour et d'aller rejoindre ses colocataires, de les entrainer à sa suite vers la voiture et de partir loin de l'alligator, loin de l'homme-monde, loin des Lofoten. Elle choisit l'impulsivité à la place, si libératrice, peur toujours une boule solide au fond de sa gorge et une tension au creux de son être, tente de la faire taire alors qu'elle marche, hors de portée d'Alle Dyr, distance une donnée qu'elle garde à l'esprit pour s'empêcher de changer d'avis. Trop tard pour reculer, pas alors qu'elle est de l'autre côté du gouffre. Si elle recule, elle passera sa vie à avoir peur, Elisa, elle le sait et elle le refuse. Ce n'est pas Elisa d'avoir peur, ce n'est pas Elisa de fuir devant le danger. Le danger, la peur, elle leur fait face, elle serre les dents et elle les confronte, depuis toujours. Que ce soit un examen, un dragueur trop insistant ou une alligator de compagnie, elle refuse d'avoir peur, même si son sourire tandis qu'elle écoute Àsgard est tremblant aux commissures. Elle marche avec lui, il peut oser, oui, rire parvenant même à lui échapper, frêle et presque aussitôt emporté par la brise mais rire malgré tout, et elle redresse la tête, laisse une nouvelle miette de peur derrière elle. Elle ne sera pas sa victime, elle ne se laissera pas dévorer par elle.

"Je crois qu'un verre me fera le plus grand bien de toutes manières, donc autant le prendre avec toi. Mais j'avoue que je reste curieuse de comment tu t'es retrouvé avec une alligator à tes côtés. Surtout aussi calme, je ne pensais pas que ce genre de climat pourrait convenir à une alligator."

Elle s'arrête un instant, observe son dos, l'alligator à ses côtés, tandis qu'elle finit sa phrase, voix moins hésitante. Malgré tout, elle hésite un instant à faire demi-tour avant de décider de l'attendre. D'où elle est, elle peut voir Àsgard sortir un téléphone de sa poche et le laisse s'éloigner davantage, regard s'éloignant de lui et de l'alligator à ses côtés pour observer ce qui l'entoure. Mais non, ce sont toujours les mêmes paysages, la brise porte toujours la même odeur, le ciel a toujours la même couleur, c'est toujours la Norvège, c'est toujours les Lofoten, et un instant elle s'imagine en train de discuter avec ses parents, leur parler de cet homme qui l'a invitée à prendre un verre et s'est révélé avoir une alligator avec lui, expressions teintées de curiosité et d'horreur mêlées à l'idée de leur fille si près d'un prédateur se peignant sous ses paupières. Étrangement, la pensée est rassurante. Ils auraient peur, mais elle connait ses parents Elisa, elle sait qu'une pointe de curiosité subsisterait en dépit de tout. Elle n'est pas folle, donc, de prendre le risque. Juste la fille de ses parents, pensée lui tirant un sourire. Elle peut vivre avec ça, aisément, tandis qu'elle attend le retour d'Àsgard et Alle Dyr, allant jusqu'à leur adresser un sourire plus franc que le précédent, combien même il reste teinté d'hésitation.

Elle essaie de voir le bon côté des choses alors qu'elle adresse un nouveau regard à Alle Dyr avant de croiser le regard d'Àsgard et de lui dire dans un sourire qu'elle le suit. Au moins la question du charme et de l'attirance est temporairement mise au placard, reléguée là par l'hésitation du Norvégien en lui présentant l'alligator et en s'assurant qu'elle désirait toujours venir prendre à boire. Elle sait qu'elle n'a pas dit oui parce qu'il lui plait, maintenant au moins, elle sait qu'elle a dit à cause de sa presque vulnérabilité en lui présentant l'alligator, parce qu'il avait l'air de s'attendre à ce qu'elle prenne la fuite. Elle fait encore un pas en avant à la place, déterminée, ignorant les tremblements nerveux qui persistent au bout de ses doigts. La vie est trop courte pour avoir peur, c'est bien toi qui te disais ça Elisa, avant de monter dans l'avion, crainte au fond du ventre en dépit de l'excitation qui dominait ? La vie est toujours trop courte, et elle exhale lentement avant de continuer à avancer. Un verre, avec un homme aux yeux trop bleus et son alligator. Ça ne la tuera pas. Et combien même, il y a pire comme façon de mourir. Comme mourir en lâche, en passant son temps à se demander si elle n'aurait pas dû aller prendre ce verre.

"Quando hai l'occasione, servitene..."

Le proverbe lui échappe, italien rassurant au creux de sa bouche, avant qu'un vrai sourire ne lui échappe. Quand tu as l'occasion, profites-en. Il est bien, ce dicton. Et vraiment, quand est-ce qu'elle aura l'occasion de reprendre un verre avec lui, si elle ne le fait pas aujourd'hui ? Quand est-ce qu'elle aura l'occasion de croiser un homme accompagné d'une alligator, à part aujourd'hui ? Probablement jamais...
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MessageVen 22 Juil - 3:04
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Àsgard ValdasonNothing will be the same...

Il en avait conçu une philosophie intime : tout apprécier à chaque seconde, parce que tout peut s'effondrer à chaque seconde.


Àsgard & Elisa
Surprenant. Tout simplement surprenant. Tu la regardes les sourcils légèrement froncés. Elle t’intrigue, son comportement, sa témérité, son audace, sa … folie ? Tant de caractéristiques qui peuvent se découvrir en l’espace de seulement quelques secondes. Saisir d’une main cet instant volatile et le conserver, le comprendre. Est-ce une confiance excessive en elle ou un abandon absurde à ce qu’un inconnu peut dire ? Tu ne comprends pas ce que ses mots veulent dire mais tu t’en moques, la curiosité ne fait pas partie intégrante de ton être. Pas celle-ci en tout cas, pas sur des choses pouvant s’avérer futile. Non, tu préfères seulement la regarder, tu aimerais savoir ce qu’il se passe dans sa tête, juste quelques secondes, que quelqu’un veuille bien t’expliquer. Des secondes, des minutes, des heures. Tu te rends compte que tu pourrais la regarder éternellement s’en jamais t’en lasser et tu frottes ta joue à cette constatation, sourire s’étirant sur tes lèvres évitant de commenter son affirmation à vouloir continuer la journée avec toi. Tu ne sais pas pour quoi ou pour qui elle veut le faire. Aux vues de son comportement, tu estimes que ça n’a rien avoir à faire avec toi, ou si peu que ça n’en est pas perceptible. En plus d’être belle, elle est donc gentille ? Est-ce trop ? Pas assez ? Le juste milieu ? Oui, cette dernière proposition tu as envie de la croire. Tu ne sais pas pourquoi tu la souhaiterais plus qu’une autre, tu n’as rien qui pourrait le justifier. Seulement ton instinct. Attendant qu’elle arrive à ton niveau pour reprendre la marche, tu regardes une dernière fois en arrière. Ses amis sont-ils encore dans les parages ? Aucun cri ne t’est apporté, le calme est absolu et de ta hauteur, à moins qu’ils ne se soient cachés, tu ne vois personne. Et tu avances, tête se tournant dans la direction d’Elisa. Et tu souris, car aussi bête que cela puisse paraitre, tu aimes la voir là, à côté de toi. Mais pour combien de temps encore ?

Pour répondre à ta question sur l’Alligator. Son passé, c’est ce qui m’a amené à prendre soin d’elle. Depuis quelques années maintenant j’ai bien du mal à comprendre quel peut être l’intérêt de mettre en souffrance ces si impressionnantes créatures. J’espère seulement que la personne qui lui a fait ça a souffert autant que ce qu’il a pu lui faire. Elle ne méritait vraiment pas ça… Je ne sais pas si je serais en capacité de lui rendre tout ce qu’elle m’offre mais j’essaie seulement de lui donner une vie meilleure.

Tu laisses un blanc se suspendre entre vous, tu cherches mon regard, mon pardon. Tu l’as déjà obtenu depuis des années mon Àsgard mais ça ne t’a jamais suffi pour que tu puisses te pardonner à toi-même. Tu t’en veux toujours autant qu’avant, refusant de t’excuser pour tout ce que tu trouves inadmissible. Pour les coups, pour les rejets, pour tous ces mots toujours plus mauvais les uns que les autres, pour les pleurs que tu m’as fait avoir sans l’ombre d’un regret. Lorsque tu étais encore un jeune enfant, c’était comme ta mère que tu rêvais d’être. Humain, juste humain, allant même jusqu’à demander en pleurant à Solfrid pourquoi elle t’avait fait si différent. Elle était forte ta mère, devant toi elle n’a pas faibli. Dans ton dos elle est allée se réfugier dans les bras de son mari, phrase trop dure à supporter pour elle seule, résumant en seulement quelques mots ce malheur que tu devais porter sur tes si frêles épaules. Le malheur qu’elle seule était responsable de te faire porter. C’est passé mon Àsgard et ça pour tout le monde. Pour ma part, à tout jamais tu resteras mon essentiel et rien de ce que nous avons dû traverser ne sauras ternir tout l’amour et toute la fascination que je te porte. Tu inspires profondément en te ressaisissant, tu rediriges ton regard vers Elisa.

C’est vrai, je reconnais que la Norvège n’est pas l’idéale pour elle, mais j’ai cru lire quelque part qu’ils avaient une peau thermorégulatrice. Je ne sais pas du tout si c’est vrai ou pas, la seule chose que je constate c’est qu’en tout cas elle va d’elle-même dans l’eau, je me dis que ça ne doit pas être si froid que ça pour Dy’.

Tu as raison mon Àsgard, je n’ai pas si froid que ça, tout comme j’arrive à mieux supporter les différents types d'eau que n’importe quel autre alligator. Si cela est lié à mon statut de daëmon, d’âme, je n’en ai strictement aucune idée, mais probablement. Après tout, si je suis toi, si tu es moi, si tu supportes et aimes le froid, pourquoi me serait-il invivable ? Tellement de sujets qui n’ont pas été travaillés ou pour lesquels nous n’avons jamais pu prendre connaissance des résultats. Mais ça n’a pas la moindre importance de toute manière. Ces informations ne nous intéressent pas. Moins il y a de renseignements à notre sujet et mieux nous nous portons.
Nouveau regard pour Elisa, toujours à la recherche des pierres vertes qui brillent dans chacun de ses yeux avant de reporter ton attention sur la silhouette du camion qui commence enfin à se dessiner. Plus que quelques mètres. Suivant tes pas, derrière toi, derrière vous, je m’autorise à la regarder et j’ai cette surprenante vague de bien-être qui enveloppe ma silhouette. Elle ne vient étrangement pas de toi mon Viking, tu n’y es pour rien cette fois ci. Cette femme, elle dégage quelque chose de fort, les autres daëmons pourraient-ils le ressentir ? Je ne comprends pas tout, j’aurais tant donné pour savoir pourtant. Ravissante et attirante symphonie. Elisa. Même si elle vient à disparaitre, je ne saurais jamais oublier son nom. Et toi, je t’entends râler d’ici que ça ne te sera pas d’une grande aide pour te remettre dans le droit chemin au moment venu, assoupir cette tentation et cette attraction quelle semble avoir le pouvoir d’exercer sur toi. Effectivement, elle est surprenante.

De ce court trajet, tu ne dis un mot de plus, le piaillement des oiseaux et le bruit du fracas des vagues, servant à combler ce vide qui ne te dérange aucunement. Après tout, pourquoi chercher à toujours dire quelque chose. Pourquoi vouloir s’imposer dans l’espace par notre présence alors qu’elle sait très bien que nous sommes là, c’est elle qui a choisi de venir. C’est elle qui a choisi de venir oui et je vois la naissance d’un sourire venir prendre place sur ton visage. Ta main se pose sur le gros véhicule blanc encore marqué à l’arrière des vieux autocollants de son ancien propriétaire. Ouverture et fermeture centralisée, tu appuies sur un bouton de la clef pour pouvoir accéder au tableau de bord, clef de la cabine froide caché dans le cendrier de cette petite camionnette. Descendant du siège tu vas à l’arrière ouvrant les portes, te déchaussant, rentrant pied nu sur la fine couche de glace qui recouvre le sol métallique vide et propre, tu désactives le bouton lançant l’action de réfrigérer cet isoloir. Ton père va te tuer en apprenant ce que tu es en train de faire mais tu t’en fiches, personne n’est là pour te voir et tu respectes déjà son souhait de ne pas salir l’intérieur. Après tout, quoi de plus normal de le vouloir sans saleté lorsque l’on sait qu’il transporte de la viande ? C'est certainement pour cela que tu considères ainsi ses demandes. Cependant, cette fois ci, tu ne pouvais juste pas faire autrement. Tu es prête ? Il le faut bien même si ça n’est jamais agréable… Haut du corps soulevé dans un râle de ma part, j’entends une excuse dans un murmure. Pattes avant posées à l’intérieur, c’est maintenant l’arrière que tu soulèves, lançant ma queue à ton opposé pour ne pas te blesser. Mes griffes raclent la matière dans un bruit peu agréable et je m’immisce enfin dans ce grand frigo hors de fonction. Remettant chaussette et chaussure, tu retournes au-devant du fourgon pour attraper une épaisse couverture et venir me l’apporter. Pattes au froid, je m’empresse de rejoindre le tissu que tu viens de me déposer. Ton regard… Et quel regard… Elisa le voit elle comme je peux le voir moi ? Tes yeux dans les miens, je savoure cet instant en silence avant que tu ne fermes la porte.
Tu contournes la fourgonnette et ouvre la porte passagère à Elisa.

Ce n’est pas vraiment un carrosse je te l’accorde mais avec un peu d’imagination, je suis sûr que l’on peut voir le vrai cabriolet qu’il y a en lui.

Tu la laisses grimper, fermant la porte derrière elle et prenant la place conducteur. Contact mis en route tu ne fais plus attendre personne et passe la première vitesse. Tu n’es au courant de rien encore, tu ne l’apprendras que plus tard et ne le réaliseras que trop tard, mais ça sera la première vitesse d’un grand, d’un magnifique voyage mon Àsgard. Tête pivotant pour l’observer, tu finis par te reconcentrer sur la route, parole reprise, envie de discuter avec elle, d’échanger. Finalement, les informations futiles que tu ne comprends pas, lorsqu’il s’agit de certaines personnes, tu es bien plus curieux que ce que tu laisses croire.

Toute à l’heure, ce que tu as dit dans ta langue, ça voulait dire quoi ? Qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Tu fronces les sourcils, essaie de te rappeler, de voir s’il y a un mot qui pourrait être transparent, correspondre un tant soit peu à ceux que tu utilises toi pour échanger. Mais non, rien.

Racontes moi, comment c’est l’Italie ? … S’il te plait.

La tour de Pise, Rome, Venise, tout ça tu ne l’avais vu qu’au travers de photos et bien qu’il fasse certainement trop chaud pour toi là-bas, tu ne pouvais t’empêcher de souhaiter en apprendre encore un peu plus. Sur elle ? Sur là où elle a toujours vécu ? Aucune idée… La seule chose don tu as vraiment conscience et que tu sais que c’est bien différent de la Norvège, mais jusqu’à quel point ?

  
MessageVen 22 Juil - 16:47
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


A cause de son passé... elle y pense en silence tandis qu'ils marchent vers le véhicule, tente de saisir ça. A cause de son passé... elle ne sait pas si c'est là toute l'histoire ou s'il garde des choses pour lui, ne le demandera pas non plus, elle se demande si c'est simplement une raison si suffisante. Le passé est passé, non ? Impossible à changer, combien même on pourrait le souhaiter, c'est son essence même après tout. Mais offrir une vie meilleure à Alle Dyr, ça elle peut le comprendre, c'est un but louable, un qui touche au présent, combien même il s'ancre dans le passé. Ce n'est pas quelque chose qui fait stagner, c'est quelque chose qui fait avancer, regard glissant sur l'alligator teinté de contemplation. Si elle a souffert, elle ne semble pas en porter les traces, ne plus les porter peut-être, et elle en sourit un instant délaissant un autre morceau de peur avant de s'en détourner, contemplant le chemin à la place. Le silence n'est pas pesant, et elle ne peut s'empêcher de penser que c'est la marque de quelqu'un de bien de savoir l'apprécier. Il faut être confortable avec soi-même pour aimer le silence, surtout en compagnie, pour se rendre compte que les mots ne sont pas une nécessité, sourire dansant sur ses lèvres à cette idée s'agrandissant en apercevant la camionnette blanche, amusée malgré elle par le véhicule, se décalant légèrement une fois à son niveau pour observer, curieuse de comment il fera pour faire monter Alle Dyr dedans.

En l'y portant, apparemment, l'italienne clignant des yeux en voyant Àsgard se saisir sans la moindre crainte de l'alligator, pieds nus sur la surface de la glace sans sembler saisir le froid qui doit sûrement en émaner. Un instant elle tente de l'imaginer pieds nus sur le bois brûlant de la terrasse de son enfance à Naples ou sur le sable de la plage, tente de s'imaginer marcher pieds nus dans la neige ou dans la glace, sans succès. A croire que leurs corps se sont fait aux températures de leurs origines, au point de n'en plus être dérangé, sensation de froid fantôme l'envahissant un instant à cette idée avant de disparaître. Naples est plus chaude même en hiver, mais elle apprécie ces températures plus fraiches qui ne font pas de chaque coin d'ombre un répit temporaire même pour ceux qui ne font plus que hausser les épaules de voir le thermomètre afficher des températures impossibles ici, tête se secouant un instant alors qu'elle revient à la réalité, Alle Dyr installée sur la glace, Àsgard en train d'installer une couverture pour elle sur laquelle elle s'installe. Elle ne peut pas voir leurs expressions d'ici, mais le spectacle est tel qu'elle n'en ressent pas le besoin. Il fait partie de ces choses qu'elle n'aurait jamais pensé voir, et qui parviennent à pincer le cœur et donner l'impression d'être témoin d'un instant volé, Elisa se détournant sans un bruit et rejoignant la portière passager, clignant des yeux de la voir ouverte pour elle avant d'offrir un sourire lumineux au Viking. Aussi peu nécessaire que le geste ait été en soit, il n'en reste pas moins apprécié, et elle attend tranquillement qu'il soit installé à son tour pour le remercier, riant de voir la camionnette comparée à un cabriolet. L'important, c'est qu'elle roule, comme elle le fait maintenant, tandis qu'Elisa cherche le regard d'Àsgard dans le rétroviseur, amusée de sa curiosité à l'égard de ces quelques mots échappés dans sa langue maternelle.

"Quando hai l'occasione, servitene... C'est un dicton. Ça donnerait quand l'occasion se présente, profites-en en norvégien, ou quelque chose de ce genre. Un bon dicton à retenir, je trouve !"

C'est à son tour de ralentir lorsqu'elle parle, italien glissant d'entre ses lèvres en sons chantants tandis qu'elle veille à prononcer chaque mot à la perfection et s'amuse d'entendre les syllabes si familières danser dans cet habitacle où elles ne devraient pas avoir leur place, front se fronçant tandis qu'elle traduit le proverbe de tête du mieux qu'elle le peut, pas mécontente du résultat au final alors qu'elle sourit et observe la route et le conducteur un instant avant de clore ses yeux tandis qu'elle pense à comment répondre à la question d'Àsgard. Comment décrire l'Italie à un enfant de la glace... Elle ne sait pas, tandis qu'elle rassemble ses mots dans son esprit et les tourne en tous sens pour les inspecter, doigts tapotant légèrement sur sa cuisse, ses pensées se concentrant lentement sur ce seul but. Décrire l'Italie, lui peindre le tableau dans lequel elle a grandi. Elle ne lui fera pas l'insulte de lui peindre un tableau idyllique, ne fera pas cette insulte à ses origines non plus, finissant par rouvrir les yeux, regard encore lointain regagnant lentement son éclat originel, sourire retrouvant ses lèvres, animation glissant de nouveau sur ses traits figés le temps de sa réflexion. Elle n'a pas les mots dans sa langue à lui pour traduire les régions, villes, lieux qu'elle veut lui décrire, italien se glissant à la place au milieu du bokmål avec aise.

"Elle est difficile, à décrire, l'Italie... Si diverse. Tu as les paysages de Toscane tout de collines, avec une lumière extraordinaire qui fait de tout un tableau quand tu les regardes, tu as Rome si ancienne que les bâtiments doivent être construits sur des restes architecturaux qui ont une histoire plus vieille que celle de la famille qui va les habiter, tu as Venise et ses canaux qui est condamnée à disparaître à mesure qu'elle s'enfonce dans le sol, tu as Florence et sa si longue histoire des arts et de la politique... Tu as la Tour de Pise qui s'affaisse sur elle-même et dont certains pensent qu'elle finira par se redresser d'elle-même, tu as la Fontaine de Trévi où les touristes font le vœu de revenir un jour à Rome... Tu as Portofino avec ses maisons aux façades colorées et ses bateaux qui naviguent en permanence... Tu as la mer et les montagnes, et le soleil qui baigne tout d'un éclat particulier et rend les couleurs inimitables... Les cris des gens, et les voitures qui circulent à toute vitesse, les touristes qui prennent tout en photo et s'extasient de la moindre ruine, quand elles nous semblent parfois être partout... Notre histoire est étrusque, et romaine, et grecque, et byzantine, et tant d'autres choses encore, à en faire tourner la tête parfois..."


Un instant elle s'arrête, reprenant le cours de ses pensées avant de reprendre, mains reprenant leur danse à mesure qu'elles ponctuent ses mots.

"Je viens de Naples, la capitale de Campanie. La mer est à nos pieds, et le Vésuve et les Champs Phlégréens, des volcans, nous entourent et sont surveillés en permanence, au cas où ils érupteraient, et il faut aussi s'assurer que nous ne subissions pas de nouveau séisme... Le soleil tape en permanence l'été, la moindre ombre une oasis pendant qu'on respire un instant avant de retourner aux 35° ou plus au soleil... Le reste de l'année, les températures sont plus douces, même si même la température en ce moment serait considérée froide là-bas, 14° ou 16° même en hiver et la pluie qui s'abat sur nous sans prévenir et ruisselle le long des ruelles... On ne sourcille plus en entendant que quelqu'un a été assassiné, on poursuit nos vies sans s'arrêter, avec juste la question de si c'était un contrat, un règlement de comptes ou autre chose, trop habitués à l'omniprésence de la Cammora, la mafia si tu préfères, dans nos vies... Mais c'est une ville magnifique en dépit de tout, avec ses icônes peintes sur les murs des ruelles, et les marchands qui embaument tout de leurs produits... Tu as les faubourgs et les cités, et les beaux-quartiers à l'Ouest d'où tu peux contempler toute la baie... Tu as les restes de l'antiquité, de l'époque byzantine, et les catacombes de San Gennaro sous le Rione Sanità qui te font retenir ta respiration à chaque fois..."

De nouveau elle s'arrête, s'excuse en riant de s'être laissée emporter de la sorte, regard glissant avec curiosité par la fenêtre, joues rougissant malgré elle de constater qu'ils semblent arriver à leur destination et qu'elle a tout manqué de l'itinéraire, trop occupée à tenter de peindre son pays et sa ville pour Àsgard, regard vert pétillant d'une curiosité renouvelée se posant sur lui tandis qu'elle lui demande où est-ce qu'il les a emmenés, admirant le lieu qui s'offre à ses yeux avec une fascination non dissimulée, avant de se mordre la joue un instant, considérant sa question.

"Parle-moi de la Norvège ? S'il te plait..."

Elle est curieuse Elisa, de voir son pays tel qu'il le voit, après lui avoir peint l'Italie. Elle se demande comment il perçoit ce pays de fjords et de froid, avec ses dialectes multiples et son histoire, ces journées où le soleil semble prêt à ne jamais se coucher, baignant tout de ses rayons dans une lumière si différente de celle à laquelle elle est habituée, avec ces nuits qui semblent à en entendre ses colocataires vouloir n'en jamais finir, soleil un vague souvenir au cœur de l'hiver, villes et paysages baignés dans une pénombre étrange qu'elle est curieuse de voir, seulement brisée par la lumière des réverbères et des habitations et commerces.
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MessageSam 23 Juil - 1:29
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C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège t'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté.


Àsgard & Elisa
Cette difficulté à te concentrer sur la route, la sens-tu ? Cerveau accaparé par cette voix bien trop belle pour pouvoir te faire retenir la fièvre qui brule tout ton corps. Pourtant tu fais ce que tu peux et fronces les sourcils à la traduction de la citation, que veut dire : profiter d’une occasion pour elle ? Laquelle peux-tu être à ses yeux ? Tu ne demanderas pas, tu n’aurais peut-être pas de réponse de toute manière. Alors tu l’écoutes, tu apprends, tu retiens. Attentif tu essaies d’enregistrer la plupart des mots qui glissent et se logent jusqu’au creux de tes tympans. Tu sais qu’il te faut rester attentif. Déjà par pur respect, ensuite parce que tu as envie de savoir et de découvrir. Alors tu t’imagines avec l’aide de ses phrases ce que pourrait vraiment représenter l’Italie. Ton père y était allé il y a de ça bien des centaines d’années en arrière, raid lancé sur la côté Italienne. Ils sont riches les Italiens, voilà ce qui avait servi à résumer, argumenter et défendre les attaques de tes aïeuls. Tu hausses une épaule, laissant ces pensées loin derrière toi préférant écouter son histoire. Tes réflexions voyagent dans ce monde qui t’es inconnu, dans lequel tu ne mettras probablement jamais les pieds. Les dessins se forment devant tes yeux. Habile, fantasque, bizarre. Tu penses bien que ton imaginaire ne peut représenter l’authenticité des lieux qu’elle semble prendre plaisir à te décrire.
Ton atterrissage à Naples te donne déjà bien plus de files à retordre. Toi mon Viking, tu as grandi aux cotés de la Laponie Norvégienne, le froid de ta région avait marqué ton visage que tu te donnais la peine d’éclaircir en présence de cette femme. Elle, cette fille de la chaleur. Les volcans, ils t’offrent un rictus amer. Non tu es certain maintenant que même par la force tu n’irais là-bas, ces températures bien trop hautes t’inquiétant plus que les mafias du pays. Un viking ne craint pas la mort, ce n’est que la continuité de la vie car pour vous, elle ne s’arrête pas. Regard voguant rapidement vers elle à son rire, étirant tes lèvres en entendant son excuse. Non vraiment, elle ne devait pas. Si seulement elle pouvait s’imaginer la sensation qu’elle t’offrait, elle ne demanderait plus jamais pardon, c’est certain.

L’image d’un bateau de guerre échoué au bord d’une plage, apparait enfin au bout de la route. Un Drakkar comme bon nombre de vivants se plaisent à les appeler. La réalité est d'une tout autre en vérité. Ils ne portaient pas ce nom, s’agissant d’un Langskip, plus exactement d’un Eschei pour celui présent ici même. T’approchant du lieu, tu te gares un peu plus loin, écoutant sa question au passage. Tu n’y réponds pas, préférant garder ça pour toi, juste le temps que vous rentriez dans le lieu. Tu sais que d’une manière ou d’une autre, le fait que tu sois là ne serait pas forcément la bienvenue, mais tu t’en moques, tu ne te prives pas pour les autres. Le souci réside dans ma présence et étrangement c’est dans un lieu comme celui-ci ou l’on reconnait qui est daëmonien et qui ne l’est pas. Tu n’y accordes pas d’importance.
Bois du mat brisé à sa moitié, voile tendue pour abriter les clients en cas de pluie, table improvisée autour de certain des bancs des rameurs, boucliers viking accrochés à la coque. Tu regardes le lieu en sortant du camion, fixes un instant, terminant par joindre l’arrière pour me faire sortir cette fois ci. Sans attendre un quelconque choix de ta part, je m’en vais rejoindre les eaux tout en sachant pertinemment que tu aurais refusé cela. Rien ne sert d’attiser la colère d’autrui mon Àsgard.

Ne fais pas attention aux autres.

Simple recommandation pour la femme. Tes yeux rencontrent ceux d’Elisa et tu en oublies le message que tu aurais voulu lui transmettre de cette manière. Rien n'est grave, tu passes à autre chose, fermant le véhicule et marchant avec elle jusqu’au navire. Ce n’est pas un manque de galanterie qui te fait passer devant, c’est le fait de souhaiter t’afficher avant elle. Tu sais qui sont les gens qui vadrouillent dans le coin et aux regards que certains hommes te lancent, tu comprends bien qu’ils ont déjà eu vent de l’homme à l’alligator. Quelques semaines, c’est ce qu’il a fallu pour que la nouvelle de ma stabilisation se répande comme une trainée de poudre dans le nord du Pays. Moins peuplée que le sud, tu ne t’étonnes même pas des yeux glacials qui t’observent le temps d’un passage. Tu le leur rends au centuple pendant que la tension s’évapore. Chiens couchés aux pieds, corbeaux volant dans les airs, serpents sortant d’un pull, souris courant sur le bois. Toutes ces âmes, tu avais appris à les remarquer et leur daëmoniens, ces daëmoniens, craignent que la suspicion de quelque chose d’important vis-à-vis de votre espèce puisse être découverte par ma présence. Un alligator, ça a tendance à mener à bons nombres de questions. Ici, les humains sont aussi reconnaissables, touristes ou résidents se mélangeant. Ils ne prêtent pas attention à qui rentre où qui sort. Tu circules entre les gens, ma tête sortant en partie de l’eau, te recherchant. Rangée choisit, tu laisses Elisa passer devant toi pour qu’elle puisse se retrouver, vue plongeante sur l’océan.
Vu le monde, tu iras commander plus tard le temps que tout se vide un peu.

Je ne suis pas un bon conteur, je doute pourvoir te faire voyager comme tu as su le faire avec moi pour l’Italie. Mais je vais quand même essayer.

Tu t’éclaircis la gorge et te tournes vers elle, à cheval sur le banc, une jambe de chaque côté. Tu veux l’avoir en face de toi, aucun doute qu’ainsi le spectacle n’en est que plus merveilleux, que l’instant partagé n’en est que plus succulent ? Peut-être oui. En tout cas pour toi…

La Norvège… Elle est sans aucun doute de ces terres ou la nature n’a pas son égal. Elle est une reine chérie par tous les enfants du pays. La Norvège c’est parcourir des kilomètres et des kilomètres de forêts, c’est couper au travers des prairies toutes plus verdoyantes les unes que les autres, c’est aller à la rencontre de vallons et de collines arrondies avec une extrême douceur. Mais si c’était tout… Il y a tellement plus de ce côté de la Scandinavie. La Norvège, elle aime aussi chanter avec les montagnes encore plus abruptes que le plus sec des traits de caractère humain, ces mêmes montagnes qui se laissent chatouiller les pieds par les fjords pendant que ces derniers se jettent dans une eau mettant à l’honneur la couleur de tes yeux.

Tu t’arrêtes, sans vraiment le vouloir, l’océan de tes iris dans l’émeraude des siens. Puis tu souris et l’abandonne en secouant la tête pour reprendre de plus belle.

Skibotn est à la frontière de la Laponie Norvégienne. C’est un village plutôt étalé mais on n’est pas nombreux. Une place centrale, un camping, un café, un port de pêche et un petit musée, il n’y a pas grand-chose d’autre. Ce n’est que si tu décides d’explorer un peu que tu tomberas sur des chemins forestiers qui mènent chez les différents habitants. Les pieds dans l’eau et la vue sur les montagnes de Lyngen, on a connu plus malheureux que nous je pense. Aussi, pour ceux qui aiment la randonnée ils pourront voir le Storfjorden à partir d’un super point de vue. D’en haut, en hiver en sachant les chasser, les aurores boréales acceptent de danser pour nous si on se donne la peine de vouloir les trouver. Courte pause et réflexion. La réalité c’est que je n’ai pas grand-chose à te dire de plus, la Norvège se découvre plus que qu’elle ne se raconte. L’apprécier, l’aimer, c’est savoir la regarder, la contempler, prendre ce qu’elle nous donne comme un cadeau à la valeur inestimable. Je ne suis pas forcément patriote comme beaucoup de Norvégiens peuvent l’être mais j’aime cette terre. La Norvège, elle te volera toujours une partie de toi et retiens bien ça, après tes études, qu’importe les endroits que tu as pu visiter, qu'importe ou la vie te mèneras, tu reviendras toujours en ici. Un voyage ne suffit pas et à en croire certain touriste, cinq non plus. Et puis il y a ceux qui s’avouent vaincu, qui reviennent et qui restent à tout jamais. Il y a tant de chose qui surpassent les quelques maigres inconvénients. C’est vrai, si tu viens au nord tu auras la nuit continue ou le soleil de minuit, tu auras froid le plus régulièrement de janvier à mars, mais qu’est-ce que c’est comparer à tout ce bien être qu’elle est capable d’apporter ? On ne quitte pas la Norvège sans raison, vraiment.

Ce n’est pas le serveur qui t’empêche de continuer de parler. Non, dans le nord de la Norvège, personne n’est servi à la table, il faut aller commander pour pouvoir consommer. Par ailleurs au vu de l’heure que tu entrevois briller sur l’écran d’un vieux portable sur une table voisine, ton estomac te fait comprendre qu’il est l’heure de caler sa faim.

Je vais aller me chercher à manger, tu veux que je te ramène un bout ?

Si elle n’avait pas l’habitude de se nourrir comme les Norvégiens, elle ne tarderait pas à apprendre que notre système est différent du leur.
Tu te lèves, mains attrapant un portefeuille plat qui se perd dans le fond de ta poche et quittes Elisa après avoir attendu sa réponse. Ton regard il est tourné vers l’océan, à ma recherche. Ces situations tu ne les aimes pas, comment pouvoir les apprécier même en étant en si charmante compagnie ? Tu ne profites qu’à moitié et je sens ton agacement monter à mesure où tu sais que définitivement, je ne vous rejoindrais pas. Je suis toujours là mon Àsgard, ce n’est pas ces quelques mètres qui nous séparent qui nous feront faiblir. Soupir et tu marches en direction du bar situé au fond du navire. Une main glisse le long de ta nuque en attendant ton tour pour finalement aller commander une assiette de gravlaks et deux verres d’aquavit. Le midi, c’est léger, alimentation froide. Dans le doute, qu’elle supporte votre eau-de-vie, tu lui prends quand même une bouteille d’eau, prévoyant. Commande notée, ils te donnent avant tout les verres d’alcool, la bouteille d’eau plate et tu retournes dans un premier temps au banc pour tout déposer auprès de l’italienne.

Si tu connais tes leçons, c’est de l’Aquavit. Si tu n’aimes pas, pas de gaspillage, tu me le donnes et au cas où, pour les gosiers sensibles, de l’eau plate.

Sourire taquin complétant ta remarque avant de lui faire comprendre que tu reviens et effectivement, tu te dépêches, payant au passage vos deux commandes. Tu sais les tarifs de la Norvège comme étant excessivement chers, tu n’as pas le cœur de la laisser payer. Il faut dire que quelque chose boue tellement en toi à cause d’elle que ce comportement ne me surprend même pas.
Et tu reposes enfin tes fesses sur le banc.

Des gravlaks. Tu connais peut-être, c’est pas mal reproduit hors de la Scandinavie mais c’est un plat typique de chez nous, il fallait que tu gouttes les vrais. Tu me diras ce que tu en penses.

  
MessageSam 23 Juil - 14:23
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Bateau échoué sur la plage, si semblable aux illustrations, images et photos qu'elle a pu voir par le passé, mat brisé, bois vieilli par les embruns, ses yeux tentant tout à la fois de dévorer la totalité du lieu et de suivre Alle Dyr du regard tandis qu'elle plonge dans l'eau, Elisa se rapprochant tout machinalement d'Àsgard et le laissant ouvrir la voie. Son front se fronce un instant sous l'effet de son avertissement, ou de son ordre elle n'est pas sûre, obstination montrant un instant le bout de son nez avant de décider qu'elle attendra de voir pour décider de ce qu'elle fera. Il a peut-être une bonne raison de dire ça, peut-être pas, elle verra, se contente de le suivre pour l'instant avant de se glisser sur le banc avec un sourire, cherchant un instant la forme d'Alle Dyr dans l'eau sans la trouver. C'est plus facile d'avoir peur d'elle quand elle ne la voit pas, quand elle n'a pas son calme et sa presque docilité sous les yeux, qu'elle se rappelle du danger inhérent à son espèce, idée murmurant à l'arrière de sa tête tandis que le Viking commence à parler, parfaitement à sa place au milieu de ce lieu sans en devenir banal pour autant, italienne l'imitant machinalement et repliant ses jambes sur le banc, pivotant jusqu'à être en tailleur face à lui. Elle retient au moins l'envie de planter son visage dans ses mains, se laisse aller à celle d'observer ses yeux alors qu'il parle à la place, et se laisse porter par sa voix. Sa peau frémit sous les mots, images dansant un instant devant ses yeux comme les lumières d'une aurore boréale, des lieux qu'elle a déjà visité et de tout ceux qu'elle souhaite voir encore, tandis qu'elle apprend tout les secrets et toutes les splendeurs de la Norvège, de la forêt aux falaises aux fjords, sourire hésitant aux lèvres devant le compliment. Comment est-ce qu'on remercie quelqu'un qui compare vos yeux à l'eau d'un fjord ? Elle n'en a pas la moindre idée, se contente de sourire, infime rougeur le long de ses joues, imperceptible dans la pénombre, choisit de se laisser emporter de nouveau par ses mots. Skibotn semble impossiblement différente de Naples, son opposée même, telle qu'elle se peint devant elle, éveillant l'envie de la découvrir par elle-même, sourire étirant ses lèvres en s'entendant dire qu'elle n'arrivera jamais à laisser la Norvège derrière elle. Ça, elle n'en doutait pas, mais l'entendre confirmer ne l'effraie pas, bien au contraire, regard vert clignant en s'entendant proposer de prendre quelque chose à manger, invitation acceptée sans hésitation.

Elle observe autour d'elle tandis qu'Àsgard s'éloigne, lieu plongé dans une légère pénombre, bancs comme celui sur lequel elle est installée, désormais plus normalement, jambe replié sous elle, tables devant eux, boucliers accrochés et calices devant les gens installés, les animaux présents, chiens et oiseaux et reptiles, rongeurs aussi, leur présence presque naturelle dans le lieu, ni discrète ni évidente, étrange. Étrange comme le lieu même, regard de l'italienne courant le long des planches, notant les quelques toiles d'araignée, la poussière par endroit qui donnent plus de cachet encore au bar. Elle se croirait presque dans un autre monde tandis qu'elle ignore les coups d’œil dans sa direction, cheveux sombres peu répandus dans la pièce, main se nichant dans son visage pendant qu'elle observe un moment le dos du Norvégien avant de reporter ses yeux sur les eaux offertes sous eux, bruit de pas approchant faisant se tourner son visage. Aquavit, et de l'eau au cas où, esprit repassant rapidement en revue ce qu'elle sait de l'alcool. Une eau-de-vie, aromatisée, comparable à la sambuca peut-être ? Elle ne sait pas encore, mais pressent qu'elle ne se boit pas de la même manière, que l'eau sera bienvenue, promettant dans un rire de lui passer son verre si l'alcool ne lui réussit pas, main jouant distraitement avec la bouteille de plastique avant que ses yeux se posent sur l'assiette de poisson, sourire étirant ses lèvres. Gravlaks. Elle a déjà eu l'occasion de goûter le plat, ici en Norvège, s'en régale à chaque fois, riant tandis qu'elle l'avoue à Àsgard avant de trinquer avec, écho des calices qui s'entrechoquent et des Skol! jumeaux avant que la première gorgée d'Aquavit ne coule dans sa gorge. La réaction est instantanée, quinte de toux lui échappant alors que l'alcool brûle sa gorge, italienne se courbant sur elle-même un instant avant de se redresser. Définitivement pas comme la sambuca, distillation exceptée peut-être, l'alcool beaucoup plus puissant en réalité que celui de chez elle. Si elle avait l'habitude de le boire autrement qu'avec la mouche ou en cocktail, ce serait sans doute plus simple de supporter l'aquavit. Elle n'en apprécie pas moins le trait brûlant qu'elle a tracé le long de sa gorge, promesse muette faite à elle-même d'apprivoiser cet alcool.

"Fort... mais navrée, je ne compte pas m'avouer vaincue de suite !"

Elle va juste prendre le temps de manger un peu de gravlaks avant et d'apprécier le goût caractéristique, de savourer sa bouchée avant de retourner à son verre, veillant à prendre une gorgée plus prudente, plus restreinte, chaleur descendant de nouveau jusque dans son verre avant qu'elle ne la fasse suivre de plus de gravlaks, le pain savoureux et le poisson parfumé.

L'assiette finit par se vider, doigts d'Elisa jouant avec son verre encore partiellement plein, se demandant un instant si elle s'avoue vaincue ou persiste en dépit de la légère brume qui commence à s'infiltrer dans son esprit, la rendant plus joyeuse encore tandis qu'elle observe le reste de la clientèle et prend une gorgée de la bouteille d'eau en riant doucement. Il y a un peu moins de monde désormais, d'humains comme d'animaux à leurs côtés, quelques regards errant toujours dans leur direction avant de s'en détourner sans que l'italienne s'en soucie, s'aventurant à la place à un nouveau goût d'Aquavit avant de s'avouer vaincue et de faire glisser le calice vers Àsgard, main repoussant au passage quelques mèches de son visage, joues rosies par l'alcool. Un sourire lui échappe, distrait, tandis que ses pensées se ralentissent légèrement, regard se tournant vers le Viking.

"Tu auras besoin de nourrir Alle Dyr après, ou tu penses qu'elle est en train de chasser ?"

Chasser, ou pêcher, ou quoique ce soit que les alligators font quand ils ont faim. Est-ce qu'elle se nourrit plus de poisson, ou de viande, ou est indifférente aux deux tandis qu'elle fend les eaux, longue queue un gouvernail derrière elle, regard reptilien perçant aisément l'eau en quête d'une proie. L'image est intimidante, effrayante, mais fascinante, pour tout ce qu'elle est probablement erronée, Elisa se demandant un instant si Àsgard a déjà assisté à un tel spectacle, yeux verts cherchant de nouveau les eaux à la recherche de l'animal. Est-ce qu'elle est seulement visible même à travers les profondeurs claires, plus qu'une ombre plus sombre pouvant aisément passer pour ce qu'elle n'est pas ?
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MessageSam 23 Juil - 20:26
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Beaucoup de très belles choses nous attendent, sans jamais s'impatienter de ne pas nous voir venir


Àsgard & Elisa
Le bruit tinte au milieu du reste, doigts tenant le verre par le dessus pour ne pas réchauffer la liqueur. Courte gorgée, tes yeux fixent Elisa, attendant sa réaction avec une impatience plus que palpable. Rapidement la quinte de toux arrive, te faisant déporter le calice de ta bouche, le sourire aux lèvres. Si tu ne t’attendais pas à quelque chose de ce genre-là, tu te serais inquiété, mais là n’est tout simplement pas le cas. Alors tu la laisses se ressaisir comme une grande, arquant seulement un sourcil et fait l’innocent lorsqu’elle dit vouloir poursuivre l’expérience.
Tranquillement, profitant et savourant du moment tu finis par en voir la fin, te balançant lentement sur le banc, mangeant cette ultime bouchée avec les dernières gouttes du verre de Elisa. Douceur. C’était par ce mot que le moment pouvait être décrit, aucun autre n’aurait pu lui correspondre. Les secondes s’écoulent délicatement, elles te font oublier petit à petit ce qui t’as poussé à lui demander de t’accompagner dans un endroit comme celui-ci. Déposant tout sur la table, tu renverses ta tête en arrière, yeux se fermant, voile te protégeant du soleil, l’astre se suffisant à dorer un peu plus la peau de l’Italienne. Sa phrase, elle fait étirer tes traits pendant que tes pupilles retombent sur ce qu’il se passe face à toi.

Elle aime bien la viande qui est un peu imbibé… Mais tu n’as pas assez bu et tu n’es pas vraiment en chaire… Il va falloir que je lui déniche un nouveau casse-croute.

L’air déçu prend place sur ton visage, pourtant au timbre de ta voix, inutile de lui préciser que tes mots n’étaient sérieux en rien. Tu attends quand même un peu t’étirant encore une fois, regard pivotant vers elle.

Elle doit certainement en profiter pour chasser, oui. Les jours où elle sort, elle se nourrit par elle-même, le reste du temps je vais me fournir sur les bêtes de mon père. Tiens au fait, je ne sais pas trop pourquoi parler de lui me fait penser à ça mais… Toute à l’heure tu me disais que tu voulais apprendre le norvégien, en profitant pour en rajouter une à ton arc pour te citer. Programme Erasmus, ça j’ai retenu, mais quelles études t’ont poussé à pouvoir atterrir en Norvège ? Puis… De ce que je crois savoir, ce genre de dossier n’est accepté que pour les bons éléments des universités. Ça veut dire que j’ai à faire à une tête qui se fait féliciter par les jurys à chaque oral et qui se fais assommer à coup de très bien pour ses partiels ?

Impressionnant. Si ce n’est pas intégralement vrai, tu sais aussi comment cela se passe vraiment. Tu ne dois pas être trop loin de la réalité et t’en rendre compte maintenant te fait comprendre que vous êtes quand même particulièrement opposé. Tu n’es pas un abruti, tu es même suffisamment cultivé pour pouvoir entretenir un échange sérieux avec quelqu’un. Cependant, l’université, tu n’y as jamais mis les pieds. Tu n’étais pas vraiment le genre d’élève à pouvoir rester assis sur un banc d’école pendant des heures sans avoir l’esprit plus occupé que ça.
Particulièrement dissipé, tu es rapidement parti dans une voix professionnelle. Certes, on ne peut pas vraiment dire que tu t’épanouissais, mais il fallait bien choisir quelque chose. Ton métier ne te plait pas spécialement non plus mais, tu t’y fais. Ce n’est qu’en y réfléchissant vraiment que tu te rends compte qu’être avec ton père n’est finalement pas si mal que ça. Tu ne le sais pas encore mon Viking, mais il est là ton élément. La terre, la nature, tout ça, tu finiras par t’en rapprocher inévitablement.

Implacable, quinze heures arrive bientôt, les clients sont de moins en moins nombreux même en week-end. Presque une heure que vous êtes en digestion alors que bientôt, dans à peine un peu plus de cent minutes, il sera temps de se mettre de nouveau à table. Tu fronces les sourcils, réfléchissant et termines par soupirer lentement. Tu repenses à ta mère qui te demande si tu es certain de ne pas être là pour la fin de l’après-midi, pour le diner en somme. Oui, bien évidement que tu étais sûr de toi… Elle t’avait précisé que tu le regretterais mais que si tes frères n’avaient pas un appétit de troll, elle t’en garderait un morceau. Tu comprends maintenant, elle prévoyait de faire un kjøttkaker. Presque tu aurais les larmes aux yeux de savoir qu’ils vont en manger un sans toi, toi qui adore ce plat… Tu gonfles tes poumons d’air et tournes la tête vers Elisa. À moins qu’il ne t’ai fallu que deux gorgées d’eau-de-vie pour me dire oui, je doute que tu veuilles passer la nuit avec moi, du coup…

Tu dois rejoindre tes amis vers quelle heure ? Il me semble que nous ne mangeons pas tous à la même heure en Europe. Tu es collée à l’heure des repas norvégiens ou pas du tout ?

Sans vouloir le soleil de minuit avec toi, peut-être accepterait-elle de rester en ta compagnie et de partager sa soirée en ta présence. Cette hypothèse pourrait effectivement te convenir. Par contre, quoi faire, tu sèches un peu sur la question. Contrairement à l’impression que tu es susceptibles de donner, accoster les femmes de cette manière n’était pas monnaie courante. D’une part parce que tu es avec quelqu’un et même si avec Elisa tu aurais probablement pu déraper, avant elle, tu n’en restais pas moins quelqu’un de sérieux. Autre chose, c’était que tu n’avais jamais vraiment eu à aller vers quelqu’un, groupe d’ami, collège de travail, voisine de table d’école. Tout se faisait presque naturellement. Presque. Mais tu es quelqu’un qui aime se compliquer la vie mon Viking, il fallait bien que pour l’une des rares filles avec qui tu aimerais ronronner, soit à des heures de chez toi et soit étudiante en programme universitaire et donc ne reste ici que pour quelques mois. La marge de manœuvre pour toi est si complexe que tu commences vraiment à effacer ces désirs de ta mémoire. Tu penses donc à autre chose. Proposes lui ce à quoi tu penses mon Àsgard, tu ne risques rien, juste passer un bon moment et enchainer les crises de rigolade. Un fleuve court le long du parcours, je vous suivrais grâce à lui.

Parce que si tu n’es pas pressée et ne craint pas la hauteur, il y a un circuit entre les arbres. Les descentes en tyrolienne sont mémorables, t’en as pour soixante-quinze mètres de descentes, à plus de quarante mètres de hauteur pour certaine à passer par-dessus des praires, des rivières, des sapins. C’est génial, vraiment, et tu verras, les endroits sont si beaux, je suis presque certain que tu voudras emmener tes potes. En bandes, y a vraiment de quoi se marrer.

Et tu parles en connaissance de cause.
De l’accrobranche, voilà ce que tu étais en train de lui soumettre. Oui c’est vrai pour une première entre vous, ça avait peut-être le don d’être original mais mieux vaut cela que lui proposer du déjà vu. Tu restes sûr que c’est une bonne idée. Ta seule idée à vrai dire. C’est toujours mieux que rien mon Àsgard. Sans qu’elle soit au courant, tu ne lui suggères pas cette activité de manière anodine, s’en doute-t-elle ? Se l’imagine-t-elle ? Tu espères que non et bien que cela ne soit ni un piège ni grandement calculé non plus, tu voulais y croire. Tu voulais te croire capable de lui faire passer une journée suffisamment agréable pour qu’elle veuille bien que vous vous revoyez lorsque l’occasion se présentera. Et pourquoi la forcer un peu de temps en temps cette occasion…

En partie immergée, voguant à la surface des eaux de l’océan, mes yeux fixant le bateau, je replonge dans les profondeurs. Patientant et attendant votre retour. J’aspirerai à ta réussite mon Viking.

  
MessageDim 24 Juil - 14:49
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Elle ne se considère pas comme une tête, Elisa, qu'importe ce que d'autres peuvent penser d'elle. Elle le sait, oui, qu'étudier lui vient facilement, qu'elle dispose de facilités qui simplifient sa tâche, que sa capacité de concentration est un immense avantage dans ses études. Mais justement, ce sont des avantages, innés, pas le fruit d'heures de travail, et elle les considère plus comme des outils que comme un signe d'intelligence, combien même elle reste consciente de ne pas manquer de cette dernière. Le fait qu'elle aime étudier, sincèrement, est un avantage de plus. Mais oui, elle a des bonnes notes, et les sourires de ses professeurs, et leurs félicitations, même si le prof de phonétique ne manque jamais de laisser échapper un soupir déçu après chaque oral, et de lui rappeler encore et encore que se destiner à la traduction n'est pas une excuse pour négliger sa prononciation. Elle en sourit à chaque fois, avant de promettre qu'elle fera mieux la prochaine fois. Les progrès sont juste lents à venir, en dépit de ses efforts. Une épaule se hausse tandis qu'elle sourit à Àsgard.

"Mes parents sont universitaires, ça aide quand le dossier est considéré pour admission, autant que le fait d'avoir des bonnes notes. Je suis étudiante en langues, sinon. Enfin, en traduction. Et toi, tu es étudiant ou tu travailles ?"

Elle aime les langues, Elisa, mais elle aime surtout les mots, et le challenge de la traduction. Se saisir d'un texte rédigé dans une langue et le transcrire dans une autre langue, en respectant les émotions dégagées par le texte initial, en transformant les images et métaphores intraduisibles sans manquer à la volonté de l'auteur, en rendant sa voix dans une autre langue, une qui un autre rythme, une autre mélodie. En creusant dans les significations et les intentions pour que les même les sens cachés survivent au voyage. C'est délicat, comme travail, c'est tout un équilibre à trouver et à respecter, un jeu de pistes et de modestie. Son travail n'est pas censé se voir, il est censé passer inaperçu, laisser les gens oublier que le livre qu'il lise n'était pas initialement écrit dans leur langue. Elle doit effacer toute trace de son passage derrière elle, être un fantôme au milieu des mots. Elle aime ça, cet anonymat, savoir que son nom ne sera sans doute jamais connu de ceux qui la liront. Qui prend la peine de lire le nom du traducteur d'un livre ou d'un document ? Personne, pour peu que son travail soit bien fait. Et c'est exactement ce qu'elle veut. Elle se demande si Àsgard pourrait comprendre ce sentiment, avant de décider que ce n'est pas important, sourire se glissant sur son visage à la place tandis qu'elle observe l'extérieur du navire avant de tourner la tête vers le Viking. Elle sait qu'elle a encore du temps devant elle, les autres comptent manger dans les Îles à une heure qui leur est plus habituelle ce soir, mais qu'en est-il de lui ? Est-ce qu'il a des responsabilités et engagements qui l'attendent à Skibotn maintenant, ou est-ce qu'il est libre encore ? Elle n'a pas envie que la journée s'arrête si tôt, Elisa, même avec l'alligator. Le Viking est une compagnie agréable, une qu'elle ne veut pas laisser de suite. Après tout, avec huit heures de route entre eux, se voir reste difficile même s'ils le désirent tout deux, chose qui lui semble être le cas. Autant profiter au maximum d'aujourd'hui du coup.

Ils semblent être de la même opinion, Elisa souriant de la question d'Àsgard et lui répondant sans hésitation qu'ils doivent se retrouver dans la soirée pour rentrer et qu'ils se baladent tous entre l'heure norvégienne et leurs heures à eux pour les repas, selon leur humeur du moment. Ce n'est sans doute pas la meilleure des idées, mais le rythme leur convient, aussi étrange puisse-t-il paraître. A dire vrai, combien même elle serait entièrement restée calée sur son rythme, elle n'aurait pas hésité à faire une exception, enthousiasmée autant par l'idée de passer plus de temps avec le Viking que par sa suggestion. Aller faire de l'accrobranche, naviguer entre les arbres, observer les paysages d'en haut... L'idée est géniale, yeux de l'italienne brillants d'excitation à l'idée de passer l'après-midi de la sorte, à grimper dans les arbres, descendre des tyroliennes, criant de joie tout du long, sans restreinte. Il y a quelque chose de libérateur dans l'idée, vraiment. Le vide, la vitesse, les paysages... Elle suppose que ce n'est pas très loin du bar, pour qu'Alle Dyr n'entre pas dans l'équation, que l'alligator restera dans l'eau en leur absence, à nager et à chasser, même si elle ne peut s'empêcher de s'interroger sur l'intelligence du reptile pour qu'Àsgard n'ait pas à s'inquiéter qu'elle remonte sur la plage ou n'attaque quelqu'un. Ça n'en reste pas moins étrange, pour tout ce qu'elle choisit pour l'instant de ne pas s'en rendre folle à force de questions et opte à la place pour se redresser, prête à suivre le Viking vers leur destination. Elle y pensera plus tard, au calme, une fois dans le silence de sa chambre, abrite à la place rapidement ses yeux de sa main pour leur laisser le temps de se refaire à l'éclat du soleil.

L'accrobranche est près du bar, une quinzaine de minutes à pied à peine, les eaux présentes tout du long tandis que l'italienne observe les arbres qui approchent, si proches et si hauts, leurs troncs s'élançant vers le ciel sans faillir. Le chemin est agréable, brise apportant l'odeur des embruns, ciel d'un bleu sans nuages au-dessus d'eux, d'autres couples de promeneurs autour d'eux, revenant en ville ou en venant. Elle ne manque jamais de leur lancer un regard curieux, Elisa, tandis qu'ils marchent, la fraicheur de l'air en dépit du soleil haut dans le soleil agréable. Elle préfère l'été norvégien à l'été italien, Elisa, mis à part cette manie du soleil d'oublier de laisser la place à la nuit, d'inonder les pièces de ses rayons en permanence, comme pour se rappeler constamment à l'attention générale. Probablement une manière de se venger de devoir se faire si discret l'hiver, italienne secouant la tête pour remettre ses pensées dans le bon axe, les envoyer dans une direction moins ridicule avant de sourire à Àsgard, entrée du parcours à proximité, dans les hauteurs même, escalier de planches et cordes y menant, oscillant à mesure qu'il s'éloigne du sol. L'odeur des embruns se mêle à celle des conifères, embaumant l'air, tandis que la lumière du soleil disparait partiellement entre branches et réapparait aléatoirement en tâches lumineuses, ponts de voleur, lignes de tyroliennes, et autres visibles au détour d'un tronc alors que les entrées sont prises et que le matériel leur est remis, Elisa plaçant son casque en riant sur sa tête après avoir rapidement attaché ses cheveux, sangles encore détachées battant ses épaules.
AVENGEDINCHAINS
  
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