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Elisa ✖ L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur.

 
  
MessageLun 25 Juil - 20:51
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 27Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
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L'avenir, c'est l'autre. La relation avec l'avenir, c'est la relation même avec l'autre.


Àsgard & Elisa
Toi ? Tu n’es pas grand-chose mon Àsgard, un être banal au pays des travailleurs. Depuis ma stabilisation, tu as bien eu du mal à me cacher et ta demande de congé sans solde a mis beaucoup trop de temps à arriver. Tu ne termineras que la semaine prochaine le temps de chercher avec l’aide de tes parents comment tu pourrais contourner malgré ce léger contretemps… Jusque-là, nous continuerons comme ce que nous avons fait jusque là, âme mise en boite, frustration te faisant faire du mauvais travail. Les points d’eau, aussi gros peuvent-ils être tout autour, sont bien trop loin du lieu pour notre lien… Même sans une justification forcément valable, tes patrons ont jugé que tu avais besoin de repos. Ils ont donc accepté, tu as un mois pour trouver une alternative. D’ici là, hormis en quittant ton travail actuel, tu ne sais pas comment tu vas bien pouvoir t’y prendre et si travailler chez tes parents était quelque chose d’envisageable, ne pas pouvoir percevoir un salaire n'était pas envisageable. Avec encore quatre enfants à charge, toi compris, tu as préféré décliner leur offre. Préférant continuer à participer aux frais, mettre le reste de côté dans l’idée de plus tard, t’acheter toi aussi ton petit coin de paradis. Ils avaient compris, pour ce mois-ci, tu prendrais donc sur les réserves. Clairement, tu avais le temps de voir venir la chose avant que les caisses ne soient vidées. Tu n’étais pas dépensier de toute manière, aucun risque que tout cet argent sur ton compte en banque puisse s’envoler et ça d’une quelconque manière.

Tu observes Elisa, sourire en coin et retient tout ce qu’elle peut te dire, du fait que ses parents soient du milieu, qu’elle se passionne pour les langues et qu’elle n’est pas prête de rentrer. Que pourrais-tu bien rêver de mieux mon Viking ? Dans l’absolue, tu pourrais espérer bien plus, mais cela n’est qu’un idéal, qu’une idylle qui ne verra pas le jour. Alors dans le monde réel, c’est déjà très satisfaisant.
De ton côté, tu lui annonces seulement que tu travailles dans le café de Skibotn. Tu n’es ni serveur, ni barmaid, ni patron. En vérité, c’est aussi là-bas que les touristes peuvent se renseigner sur tout ce qu’il peut y avoir et à savoir dans le village ainsi que ses environs. Il est là ton travail, aider les touristes par des mots. Avant ton travail consistait à bien plus, mais ça, tu ne peux malheureusement rien en dire à Elisa. Tu les accompagnais en montagne, dans les randonnées aux alentours. Un chien est tellement plus passe partout qu’un alligator… Tes blessures dû à la grosse altercation que tu as eu avec les agresseurs de ton frère t’ont permises de prétexter de ne plus pouvoir aller marcher pour le café. Pendant plusieurs jours tu t’en es attristé, partant en rentrant du travail pour aller dépenser ce manque que cette absence pouvait te procurer. La simulation te permettait de me dissimuler mais tu savais que ça ne pourrait durer qu’un temps… Ce temps-là s’écoule de plus en plus et bien trop rapidement à ton gout. On trouvera une solution mon Àsgard, ne t’inquiète pas pour cela, chaque chose en son temps. Mentalement, tu acquiesces, tu sais que rien ne sert de trop se presser.
Tu passes tes mains sur ton visage, chassant ces pensées préférant, et cela largement, reporter toute ton attention sur le moment que tu es en train de vivre. Surpris, tu ne t’attendais pas à tant d’engouement et dans un rire léger, tes dents blanches se dévoilent. Tu apprécies son choix. Vraiment. Sincèrement. Si en quelques heures il est impossible de pouvoir cerner quelqu’un, elle, cette femme, c’était une paire de jour qu’il t’aurait fallu pour espérer déterminer quelque chose en elle. Ce soir tu serais frustré. Tu roulerais sous un soleil brillant, léchant ta peau, avec l’amertume du regret au fond de ta gorge. Non, il faut décidément qu’elle te laisse plus de temps pour que tu puisses découvrir qui elle est.

Quittant le banc, c’est d’un commun accord que vous empruntez le chemin de la sortie. Si vous vouliez profiter ne serait-ce qu’un peu de cette activité, il allait falloir presser le pas pour vous équiper avant la fermeture des lieux. Avec une heure de diner gravitant entre seize heures trente et dix-huit heures, inutile de préciser que les après-midis à l’extérieur pouvaient s’avérer particulièrement courtes. Alors tu presses un peu le pas, moi vous retrouvant à partir du moment où la vue des derniers clients se floutent avec la distance. Nouvelle observation à distance en direction d’Elisa mais je ne m’attarde pas, regagnant le courant d’une eau qui serpente le long des arbres que vous allez toucher.

La laissant passer devant sous le portique, tu salues la caissière, demandant ta place à la suite de celle d’Elisa, sortant l’argent qu’il faut avant de t’engager à ton tour, un homme observant ta carrure avant de te tendre un baudrier que tu enfiles sans qu’il n’ait besoin de te montrer comment faire. Un coup d’œil en direction de la femme qui t’accompagne pour t’assurer que tout se passe au mieux. Mais tu n’es pas assez rapide mon Àsgard, l’homme s’est déjà penché sur son cas, qu’elle sache ou non le mettre, avec ou sans son autorisation il lui ressert les boucles. Aucune expression sur ton visage, tu as juste envie d’hurler. Si t’avais su qu’il fallait travailler dans un lieu comme celui-ci pour avoir un contact physique avec Elisa avant que ce jour n’arrive, tu te serais bouger les fesses pour ! Tu enrages intérieurement quand bien même tu ne sais pas si ses gestes étaient seulement professionnels ou s’il n’en faisait pas un peu trop… Quelle homme n’en ferait pas un peu trop mon Viking ? Toi-même le reconnais pour ton cas. Elisa est une belle femme, il est normal qu’elle attire les regard et plus lorsque cela peut-être possible. Silencieusement, sans un son, tu soupires, regard se posant sur l’être envahissant. Dans son dos tu roules des yeux, retenant de te moquer de lui dans de gestes absurdes et te questionnant sur quand il se décidera à enfin se la boucler. Qu’il parle des informations abordant la sécurité, très bien. Mais qu’ils se mettent à lui raconter tu ne savais quoi, allant même parfois jusqu’à se répéter te plaisait beaucoup moins. C’était prendre du temps sur votre journée à tes yeux…

C’est bon, elle a compris je pense.

Il bloque face à ton intervention. A vrai dire avec un débit aussi vif, tu doutes même qu’elle ait pu comprendre ce qu’il tentait de lui chanter. Vexé par ta présence, il se tourne vers toi et ton regard qui se glace au court des secondes termine par le faire partir s’occuper d’un autre groupe. Tu t’éloignes un peu de cette zone, te mettant à désirer le fait qu’Elisa n’ait pas mal pris ton comportement, l’empêchant ainsi de se débrouiller comme elle pouvait le sentir.

Il n’a pas été trop rapide à parler pour toi, ça va ? D’ailleurs, excuses-moi de m’être imposé… Il commençait vraiment à me taper sur le système, je n’avais plus de patience...

Tu attends sa réponse, savoir si tu dois lui réexpliquer plus calmement les consignes et le mode de fonctionnement. Savoir si elle avait noter ou non le fait que tu ais pu prendre les devants alors qu'elle n'en aurait peut être pas voulu. Dans tous les cas tu t’adapteras à elle. Mais mon Àsgard, n’est-ce pas ce que tu fais depuis le départ maintenant ? Sourire qui illumine ton visage alors que tu te diriges vers un parcours vert le temps qu’elle puisse se réhabituer à ce genre d’exercices. Simple et bien trop court, tu sais d’avance que tu vas t’y ennuyer pour les dix prochaines minutes. Toi, tu vises le parcours noir mon Viking, mais n’ai crainte, avec les deux heures que vous avez devant vous avant que l’établissement ne ferme, vous aurez le temps d’y aller si Elisa se sent d’aller dans les obstacles les plus durs du lieu. Ils sont aussi les plus beau ne penses-tu pas ? C’est là-bas qu’il y a les plus belles tyroliennes de toute manière… Après tout mon Viking, elle n’a pas fui à ma présence, peut-être décidera-t-elle de continuer à vivre dangereusement…

  
MessageDim 31 Juil - 17:25
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Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Ce n'est pas que l'aide n'est pas bienvenue pour s'équiper, Elisa tout à fait capable d'admettre qu'elle n'a pas eu besoin de passer un baudrier depuis plusieurs années déjà, mais l'empressement de l'employé la prend par surprise, la laisse prise au dépourvu avant qu'elle ne se reprenne mentalement. Belle fille, encore et toujours, classifiée d'office. S'en plaindre serait hypocrite, c'est utile la majeure partie du temps, elle se contente d'attendre, même si elle ne peut pas s'empêcher de soupirer mentalement quand il commence à expliquer. Il parle vite, trop vite, sonorités et mots répétés donnant l'impression qu'il cherche un prétexte pour rester même sans qu'elle comprenne ce qu'il dise. Lui demander de répéter plus lentement et risquer de l'encourager, ou attendre qu'il est fini pour demander ce qu'il racontait à Àsgard ? Demander qu'il parle plus lentement serait probablement le plus logique, mais d'un autre côté, Àsgard sait déjà comment parler de sorte qu'elle puisse le suivre, et il pourra lui expliquer pendant qu'ils iront vers le parcours... Ce serait un gain de temps, vraiment. Et une bonne excuse pour laisser l'employé derrière, si elle sait trouver comment s'en débarrasser, sourire sur ses lèvres se faisant lentement plastique. Il y a d'autres groupes qui attendent. Il va bien finir par partir, non ? Ou pas, voix d'Àsgard résonnant dans son dos à la place, employé entreprenant pâlissant et s'éclipsant vers un autre groupe, escorté du discret soupir de soulagement de l'italienne. Sauvée... même si elle aurait pu se sauver seule, regard amusé levé vers le norvégien tandis qu'ils s'éloignent, épaules se levant pour accepter son excuse. Elle se retient difficilement de chantonner quelques notes de Macho Man, écoutant à la place les explications désormais compréhensibles sur les procédures à suivre et autres informations sur le lieu pendant qu'ils marchent.

Le premier parcours est simple, pont de singe suivi d'une courte tyrolienne et d'un filet à escalader, de quoi se familiariser avec les sensations plus qu'autre chose, italienne observant et écoutant Àsgard plutôt que l'instructeur. C'est plus simple, et bien plus agréable, tandis qu'elle se relie à la ligne de vie et s'engage après un regard au norvégien, rire lui échappant en se trouvant au-dessus du vide. C'est trop court, vraiment, trop facile, même si son arrivée au bout de la tyrolienne est maladroite, juron lui échappant spontanément en manquant tomber avant de céder la place à un rire. Elle n'a pas le vertige Elisa, et elle n'a pas peur, souriant sans restreinte alors qu'elle propose à Àsgard de passer sur un parcours plus difficile.

Même les passages entre parcours peuvent être pris dans les airs, ponts suspendus de planches qui oscillent sous les pieds ou de larges rondins qui tournent et se balancent, ligne de vie et cordes tendues de sorte à ce qu'il soit possible de s'y raccrocher bienvenus pour garder son équilibre, doigts d'Elisa glissant à peine contre elles. C'est plus drôle de devoir garder son équilibre, corriger sa poster pour ne pas être déséquilibrée, avant de rejoindre la plateforme d'un parcours bleu et de se demander à quoi ressemblent les parcours rouges, les parcours noirs. Ils sont probablement plus beaux encore, plus beaux encore que celui-ci, avec son pont formé de deux cordes, une pour marcher l'autre pour se retenir, ligne de vie entre eux, toile d'araignée au bout menant à une autre plateforme sans qu'elle puisse voir ce qu'elle dissimule. Une tyrolienne elle espère, alors qu'elle s'engage, les premiers pas sur la corde prudents avant que l'excitation ne prenne le dessus. Si elle glisse, ce ne sera pas grave, et poser les pieds sur la corde est facile, pas plus compliqué que croiser les pieds encore et encore en dansant une tarantella, et certainement bien plus drôle tandis qu'elle grimpe le mur de corde sans hésitation, yeux pétillants en voyant que la plateforme menait bien à une tyrolienne. Elle n'est pas très grande encore, pas assez pour réellement profiter de cette sensation de voler et de vitesse en tout cas, pas autant qu'elle le voudrait et qu'elle suppose qu'Àsgard le souhaiterait aussi. Il a l'air plus que familier avec les parcours, et un instant elle se demande s'il regrette, s'ennuie, avant de chasser l'idée. Il n'aurait pas proposé ça si il pensait passer l'après-midi, ça n'a pas l'air d'être son genre... mais elle peut aussi se tromper, regard curieux glissant vers lui tandis qu'elle s'interroge avant d'hausser légèrement une épaule. Au lieu de se creuser la tête à essayer de deviner, autant lui poser directement la question.

"Tu ne t'ennuies pas trop ? Tu as l'air de bien connaitre le lieu... Ce n'est pas trop facile pour toi, du coup ? C'était une superbe idée en tout cas !"

Ce serait dommage qu'il ne s'amuse pas autant qu'elle le fait, yeux jetant un éclair à l'animateur qui tente de les presser, se reculant discrètement pour faire passer Àsgard devant avant de le suivre, appréciant la vue de son dos autant que les reflets de la rivière qui scintille sous eux et les arbres qui emplissent le ciel comme d'immenses colonnades, soleil occasionnellement dissimulé derrière leurs branches pour mieux aveugler ensuite. C'est un dos plutôt (vraiment) agréable à regarder, même s'il n'est pas aussi intéressant que le visage et surtout les yeux de son propriétaire. Elle ne se plaint pas de la vue pour autant tandis qu'elle le rejoint, admirant tant son compagnon que le décor qui les entoure. Il reste encore une tyrolienne dans le parcours, guère plus longue que la précédente, la laissant impatiente de tenter plus long, plus difficile, de sentir son cœur battre à toute vitesse dans sa poitrine et le vent lui fouetter le visage, de se retrouver face à un obstacle qui la fait vraiment se demander si elle pourra le franchir avant de tenter l'expérience en dépit du doute, juste pour l'amour du challenge. La récompense en vaudra la peine, ça elle en est certaine alors qu'elle s'élance à son tour et glisse, rire ravi lui échappant spontanément, filet menant à la dernière plateforme se rapprochant décidément trop vite alors qu'elle se prépare et s'arrête sans se déséquilibrer pour la première fois.

Elle peut sentir le sang qui se précipite dans ses veines, Elisa, alors qu'elle rejoint la large plateforme suspendue au milieu des arbres, observant un instant le second parcours bleu qui se dessine avant que ses yeux glissent vers le parcours rouge, curiosité pointant du nez. Les cours, les colocataires, tout ça est remisé à l'arrière de son esprit tandis qu'il se concentre uniquement sur le challenge et la compagnie d'Àsgard, autres questions temporairement insignifiantes. C'est plus intéressant de tenter de déterminer si tester un parcours rouge de suite est une bonne idée ou non, question posée au géant blond avec un sourire malicieux tandis qu'elle balaie des mèches décidées à s'échapper de sous le casque et tomber dans ses yeux, c'est plus distrayant d'approcher du rebord de la plateforme pour mieux contempler le spectacle qui se dessine sous ses pieds, le vide a à peine quelques centimètres, un filet un peu plus bas pour rattraper les maladroits et les têtes brûlées. Elle ne compte pas y finir, mais elle ne peut pas s'empêcher de se demander si la sensation de chute serait aussi grisante que celle d'une descente en tyrolienne. Probablement pas, il n'est là que pour la sécurité après tout, et elle s'en éloigne dans un rire pour rejoindre le côté du norvégien, curieuse de savoir ce qu'il va choisir pour le prochain parcours. La mesure, ou le risque ?
AVENGEDINCHAINS
  
MessageMar 2 Aoû - 23:54
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Rien n'est permanent en ce monde ; tout est frappé d'éphémère.


Àsgard & Elisa
Les yeux se plissent face au soleil, ils acceptent sa dominance sans même penser à aller désobéir son commandement. Ta tête se baisse, regard se portant de temps à autre sur Elisa avant de suivre ses traces sur ce chemin déjà crayonné, dès que tu as la possibilité de te lancer tu mords d'un pas, te rapprochant plus d'elle alors qu'elle s'écarte, inconsciente. Lente danse qui durera toute l'après midi. Alors non, il n’y a aucun challenge et sa phrase elle te fait décrocher un sourire.

Je ne suis pas venu ici pour me régaler en accrobranche, seulement pour passer plus de temps avec toi. Leur parcours est bien mais depuis que je suis petit je grimpe aux arbres… Les iles Lofoten sont probablement ce qu’il y a de plus touristique en Norvège, les circuits sont plus ou moins adaptés à cette condition on va dire. Puis j’assume le fait de ramener une débutante.

Si ta première phrase était un aveu, la dernière était uniquement là pour la chercher un peu. Effectivement, si tu avais voulu avoir des sensations fortes, ce n’est pas dans cette partie du pays que tu serais allé. Mais là n’était pas ta priorité mon Viking, ce qui t’intéresse se trouve juste là, devant toi. Et si une personne ne s’étranglait pas avec ses mots dans ton dos, te faisant jeter un coup d’œil par-dessus ton épaule et si Elisa ne l’avait pas fusillé du regard, tu n’aurais pas bougé d’un centimètre. Instinct de contradiction. A la place de ça, tes lèvres s’étirent d’un seul côté, amusé par le tempérament de cette femme. Elle commence à te plaire plus que ce que tu ne te serais imaginé n’est-ce pas mon Àsgard ?

Regard malicieux, regard en coin tu l’observes se décaler pour te laisser prendre les devants. Pourrais-tu les prendre sur un tout autre sujet ?… Heureusement qu’elle n’a pas la possibilité d’aller lire l’expression qui habile tes iris… Par ailleurs, il est clair que si elle s’était posée ne serait-ce qu’une fois la question, non, tu n’avais pas manqué de la regarder lorsqu’elle était accrochée aux toiles, corps surplombant le tien. Nul besoin de dire que la vue avait été compliqué à maintenir… Elle était pourtant tellement attractive… La seule fois ou tu l’as quitté des yeux pour cesser de lorgner ainsi sur ce corps qui fait pulser plus rapidement ton sang, tu as manqué de tomber, pied glissant de la corde alors que ta main se détachait de l’obstacle. Elle te déconcentre cette européenne du Sud, tu le reconnais sans mal. Ainsi y aller le premier t’arranges tout particulièrement. Ultime plateforme du premier parcours bleu et t’enfonces tes mains dans tes cheveux après t’être décroché du câble.

Ta tête pivote vers Elisa quand tu l’entends parler et regarde l’heure qu’il est, montre au poignet. Vous y êtes depuis bientôt trois quart d’heure et si tu comprends que tu ne mettras pas les pieds sur la noire, tu ne sais pas si pratiquer la rouge est assez raisonnable pour elle. Pourtant, tu n’es pas objectif, tu n’arrives pas à les voir compliquées. D’instinct, tu aimerais aller t’enfoncer dans cette difficulté qui n’en est pas réellement une. Tant pis pour les risques. Il n’y en a pas de toute manière, si elle tombe, elle sera toujours accrochée. Si elle tombe, le filet la rattrapera quoi qu’il arrive. Décrochant un mousqueton que tu avais replacé à ton baudrier, tu prends la route la plus intéressante, celle à la couleur de l’amour, celle à la couleur de la colère.
Et c’est repartie encore pour un tour, cette piste offrant la joie de glisser le long de plusieurs tyroliennes. Toujours pas les plus intéressantes mais pour cette fois tu sauras t’en passer. Les minutes défilent, te donnant parfois l’impression de se raccourcir exprès pour faire passer plus rapidement le temps. En définitive tu t’amusais plutôt bien, tu arrivais tout de même à le remarquer. Tes mains t’ont toujours démangé de ne pas glisser le long de sa taille, juste pour prétexter de vouloir innocemment la rattraper. Sage décision de ne pas l’avoir fait, elle n’aurait pas cru à l’expression angélique que ton visage aurait tenté de dévoiler. Pieds à terre, baudrier glissant le long de ton jean, dix sept heures est là.

Tu t’étires, regardes autour de toi et penses à nous trouver un endroit où dormir. Il va être l’heure de manger et tu t’abstiens de lui proposer de venir avec toi cette fois ci. Pas que tu ne veux pas, seulement que tu considères que tu n’as pas à le faire. En avais-tu ne serait-ce qu’envie ? Tu te mettais à te questionner un moment. Mais non, vraiment aller manger ensemble, n’était pas un sentier à empreinter et plutôt que d’avoir à essuyer un refus, par prévention, tu préfères agir autrement. Alors tu fais signe à Elisa de t’attendre là, de toute manière c’est l’autre abruti qui récupère votre matériel, certainement qu’il va vouloir lui parler plus que de raison. À part si elle fuit à toutes jambes, tu sais pouvoir la retrouver dans quelques secondes. Tu demandes un stylo à la réceptionniste du lieu, un morceau de papier et la remercie de tout en lui tendant le crayon de papier qu’elle t’avait prêté. Tu relis le mot inscrit, avance d’un pas, doute, secoue la tête et reprends ta marche vers Elisa.

Je vais devoir y aller, je dois encore me trouver un endroit où dormir et il faut que je me lève tôt pour reprendre la route. Alors… Je ne sais pas si tu en as envie, auquel cas tu peux toujours le jeter, mais si un jour tu décides de passer ton week-end aux alentours de Skibotn… Enfin tu feras comme tu le sentiras mais tu pourras me contacter si le coeur t'en dit.

L’océan de tes yeux rejoint son regard dans un soupir inaudible. Tu n’as plus qu’à attendre sa réponse, son avis ou tu ne sais quoi d’autre. De toute manière, elle serait seule maitresse à décider. Si elle ne te fournit pas le sien, c’est qu’il est bien probable qu’elle n’en a que faire de toi. Toi mon Àsgard, banal inconnu qui continuera de l’être au fil des années, disparaissant des pensées de l’Italienne à tout jamais. Quelque chose au fond de toi te fait croire que cette alternative n’a pourtant rien de plausible. Il faut cependant penser à cette éventualité mon Viking.
Mis dehors par l’établissement qui ferme, tu prends la marche, échange avec Elisa les derniers mots de la journée, soleil chauffant vos affaires, camionnette apparaissant après quelques minutes de discussion sur la journée. Si on ne peut pas tout avoir dans la vie, tu ne pouvais nier que ce jour en avait quand même valut le coup. Et l’automobile roule, raccompagnant Elisa à l’endroit où ses amis lui avaient donné rendez-vous.

Bonne soirée à toi et puis peut être à une prochaine fois Elisa. Si jamais on est pas amené à nous revoir, je te souhaite une bonne continuation et une excellente réussite dans tes études. Tu attends un moment et lui souris. Puis écoute, si à un moment tu as besoin d’un professeur particulier, j’en connais un qui pratique le norvégien comme s’il s’agissait de sa langue natale !

Sourire qui s’agrandit en te visant par cette phrase et tu la salues avant qu’elle ne s’en aille, observant ce qu’il t’était permis de regarder avant de partir à ton tour…
Contrairement à ce que tu pensais faire, tu quittes immédiatement les îles Lofoten pour retrouver le foyer de tes parents. Tu ne sais pas si tu serais assez en forme pour tenir les heures de routes mais l’arrière-gout de cette journée te donnait simplement envie de dormir chez toi, dans ton lit. Rapide coût de fil à ta mère qui s’inquiète de ta décision et affirme attendre ton retour pour aller se coucher. Presque six heures de l’après-midi maintenant, tu serais là pour le soleil de minuit.
Bonne soirée l'Italienne et à bientôt. Je suis certaine que les Dieux nous ferons nous revoir…

  
MessageVen 5 Aoû - 15:17
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Skibotn, août 2007

Le portable est lourd entre les doigts de l'italienne, doigts hésitants tapant un message et le supprimant promptement avant qu'elle ne le replace dans sa poche, visage se glissant au creux de sa main à la place tandis qu'elle regarde par la fenêtre et observe le paysage défiler, l'esprit bien loin de Lior et d'Ashton qui échangent des vannes à l'avant entre deux remarques excitées sur les chemins qu'ils comptent découvrir. Elle n'aurait jamais dû raconter à ses colocataires ce qu'Àsgard lui a dit sur son village, n'aurait jamais dû laisser Lior se mettre en tête d'y aller et convaincre un de ses amis de partir faire une randonnée avec lui, n'aurait jamais dû accepter de tirer à la courte-paille qui les accompagnerait et s'occuperait de canaliser le duo d'australiens survoltés, pas en sachant combien ils trichent tous. Machinalement, son pouce glisse sur le clavier, caressant légèrement sans appuyer, esprit jouant une fois encore avec l'idée d'envoyer un rapide message avant de changer d'avis sans trop savoir pourquoi. Àsgard ne lui aurait probablement pas laissé son numéro si il n'était pas potentiellement intéressé pour garder le contact, mais avec la distance de nouveau établie, et la fin de la session d'été qui leur a permis d'apprendre la langue et de se familiariser avec l'histoire et la culture du pays, et le stress montant de la rentrée, elle n'a jamais trouvé l'occasion, portable le plus souvent oublié dans une poche ou sous un livre, textos composés mais jamais envoyés. Trop de choses à faire, pas assez de choses à dire. Une excuse comme une autre, quand elle ne sait même pas ce qui la retient. Ce n'est pas comme si elle avait passé une mauvaise journée avec lui, le contraire même. C'est peut-être même d'avoir passé une bonne journée qui la retient. Pas le temps de se laisser distraire, pas avec septembre qui approche, même si Svetlana ne manque jamais de la secouer et de lui dire d'envoyer juste un foutu texto, allant même jusqu'à tenter de lui dire quoi écrire.

Plus de sept heures déjà qu'ils roulent, Skibotn de plus en plus proche, les fenêtres ouvertes laissant circuler l'air étrangement chaud pour la région, les 22° promis par la météo apparemment là à la surprise du trio. Elle a déjà enlevé la chemise qu'elle avait passé juste au cas où Elisa, débardeur et short amplement suffisants par ces températures qui lui sont autrement plus familières que les températures standards de la région mais qui ne la laissent pas emballée par l'idée d'une randonnée avec le duo tout droit sorti d'Oz pour autant, conversation écoutée d'une oreille tandis qu'elle observe la route, main appuyée sur le rebord de la vitre, bâillement lui échappant. Maudits Australiens, qui décident de prendre la route à 6 heures du matin et qui la font conduire la première pour s'assurer de bien la réveiller, paupières s'abaissant malgré tout en dépit d'elles-mêmes. Il ne reste plus qu'une demie-heure, et elle se redresse de force, regard jeté au duo avant de taper un ultime texto, l'envoyant aussi sec, sans prendre la peine de le relire.

Elisa a écrit:
"salut ! c'est elisa, aucune idée si tu te souviens ou non ^^ Expédition vers Skibotn lancée, apparemment, Lior et un de ses potes ont décidé de se mettre à la randonnée après que je leur ai parlé des sentiers. Perdu à la courte-paille, je suis censée être leur baby-sitter. A l'aide ! :D"

La réponse ne tarde pas, portable vibrant entre ses doigts, Elisa se redressant tandis qu'un sourire apparait sur ses lèvres à la lecture du message, amusée.

Àsgard a écrit:
"Salut l'Italienne, abandonnes les au détour d'un arbre (ce n'est pas bien difficile de perdre quelqu'un par ici quand on ne connaît pas la région) et rejoins nous, on est dans le village, au lac. Impossible de nous louper on doit être les seuls "jeunes" du coin. Plus sérieusement avec la chaleur vous allez crever en randonnée, si vous voulez venir vous êtes les bienvenues sinon bon courage pour aujourd'hui !"

Crever de chaleur ? Machinalement, elle sort davantage sa main hors de la voiture, expression incrédule sur le village avant de secouer la tête en riant. Pauvre Viking, si ces températures sont trop chaudes pour lui, elle n'ose même pas l'imaginer sous le soleil de Naples. Ou plutôt si, elle le peut trop bien, yeux bleus assombris par la mauvaise humeur et visage fermé tandis qu'il reste soigneusement caché à l'ombre. Il faut l'avouer, l'image est... loin d'être déplaisante, combien même elle est aisément balayée, et elle en sourit encore tandis qu'elle répond, balayant de la main le regard curieux d'Ashton.

Elisa a écrit:
"des instructions pour rejoindre le lac sans risquer de me retrouver à l'opposé ? Je trouverai bien un ou deux arbres pour les lâcher, effectivement... faudrait probablement les attacher aussi, mais puisqu'ils semblent être invités aussi, on va les laisser me suivre, pas grave, un peu de fraicheur les calmera peut-être, qui sait ? On croise les doigts !"

Les yeux verts brillent tandis qu'elle observe les gars recommencer à se chamailler et à rire, les interrompant le temps de leur rappeler que la route est devant avant d'ouvrir le nouveau message.

Àsgard a écrit:
"Prends la direction de Skibotn, les bateaux de pêches sont visibles de loin et de toute manière, si tu ne sors pas de la forêt, t'es censée le longer. En cas de besoin n'hésite pas à m'appeler. Et pour tes potes, au pire des cas, s'ils ne se calment pas, une pierre au pied et le fond du lac. Mieux vaut pas que tu tiennes à eux avec cette technique j'te garanti pas qu'ils soient frais en les récupérant mais au moins le calme sera olympien. A toi de choisir ce qui t'intéresse plus."

Un sourcil se hausse à la lecture avant qu'elle ne s'écroule de rire, s'attirant deux regards curieux qui ne font que redoubler son hilarité, les gars finissant par hausser les épaules et balayer son comportement comme le fruit de la fatigue et du fait qu'elle soit une fille, Lior jurant lorsque la main d'Elisa frappe son oreille en guise de punition, vive comme un serpent, retournant sur le portable trop vite pour qu'il puisse l'attraper et se venger.

Elisa a écrit:
"Repère visuel, mes meilleurs amis ! Et je note de t'appeler si je réussis à me perdre malgré tout, c'est malheureusement pas impossible. Au lieu de les noyer, on verra pour les assommer je pense, qu'on ait pas à chercher un nouveau coloc en dernière minute. A tous les coups, on réussirait à en trouver un encore plus fou. Je suppose pas que t'aies un somnifère sous la main ? Ou même une rame, ça fera l'affaire si on décide que c'est l'heure de la sieste !"

L'image est cathartique en plus, sourire de l'italienne grandissant et dévoilant ses dents, Ashton frissonnant un instant lui jetant un regard méfiant, comme pris par un pressentiment.

Àsgard a écrit:
"T'inquiète pas on trouvera quelque chose pour qu'il se calme. Et en fonction de ses tendances et délires, j'ai des amis qui ont peut être ce qu'il lui faut pour être un peu plus apaisé. Enfin on bouge pas, on vous attend."

On vous attend. Elle en sourit avant de grimacer rapidement, portable rangé pour l'instant tandis qu'elle s'appuie sur les lièges de devant et sourit aux gars, changement de plan proposé et appuyé. Ils sont tous en maillots, simplement pour le cas où, et elle sait Lior aussi emballée qu'elle à l'idée de rencontrer des gens en général, suspecte qu'Ashton est dans le même cas. Ils veulent toujours aller faire leur randonnée, proposent d'aller au lac en revenant, pas encore tout à fait au courant de l'obstination d'Elisa qui ne fait que leur sourire en réponse avant de changer son angle d'attaque, dix minutes s'écoulant tandis qu'ils tentent de se convaincre mutuellement, avant qu'enfin l'italienne ne l'emporte, la promesse d'autres fumeurs et de gens qui pourront leur dire quelle randonnée est la meilleure voire la faire avec eux lorsqu'ils reviendront parvenant au final à les faire céder. Des jurons communs leur échappent tandis qu'elle les embrasse impulsivement avant d'enfin répondre à Àsgard, doigts volant sur le clavier pendant que le véhicule entre dans le village et qu'ils se garent, optant d'un commun accord pour marcher jusqu'au lac.

Elisa a écrit:
"Super, on arrive alors ! Et on verra si ça vient à ça, même si les connaissant, ils diront pas non..."

Le lac est rapidement trouvé, silhouettes qu'ils ne peuvent que supposer être celles d'Àsgard et ses amis visible même à distance, Elisa souriant tandis que le trio se dirige vers eux, Lior commençant déjà à se moquer d'Ashton et le menacer de le mettre à l'eau s'il bave trop, s'attirant un geste explicite de la main pendant que les yeux de l'italienne se lèvent au ciel, lèvres se courbant en un sourire amusé tandis qu'elle marche plus vite dans une tentative exagérée de semer les deux, qui passent aussitôt leurs bras autour d'elle, l'un kidnappant sa taille, l'autre ses épaules, s'attirant tous deux un coude planté dans les côtes qui les fait la lâcher en jurant, lui tirant un rire. Le groupe est rapidement salué, bise faite toute naturellement au Viking avant qu'elle ne lui lance un sourire lumineux et lui demande comment il va, Lior et Ashton faisant comme elle et saluant les amis d'Àsgard, leurs mains confortablement plongées dans leurs poches.
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MessageLun 8 Aoû - 19:22
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Il n'y a pas au monde de joie plus vraie, plus sensible, que de voir une grande âme qui s'ouvre devant vous.


Àsgard (26 ans) & Elisa (22 ans)
Aout 2007 ; Skibotn.
La journée est bonne. La journée est chaude. En boardshort au bord du lac, aujourd’hui avait été planifié depuis longtemps entre vous. Aucun ne travail et tous ont pu répondre présent. Rien de particulier à fêter, seulement dans un trou comme Skibotn beaucoup s’en éloigne pour aller trouver du travail. Ta chance, elle est là, avoir trouvé l’un des rares postes du village. Pour quelqu’un qui n’aime pas la ville tu ne pouvais pas trouver mieux, ce n’était pas le cas de tous tes amis et si à la place de vous retrouver tous les soirs ce n’était plus que la plupart des week-ends, vous continuiez d’en profiter autant que cela pouvait se faire. Les semaines passées tu n’avais pu t’empêcher de leur parler, d’aborder le sujet de cette femme qui t’avait complètement fait tourner en bourrique. L’Italienne, ils ne la nommeront qu’ainsi, seule Blomst ne lui attribuant aucun surnom, aucun prénom. Les jours coulaient, tu te fis une raison sur ces nouvelles que tu n’aurais pas. Tu en parles moins, il n’y a que Marcus qui vient te questionner de temps en temps pour savoir si tu savais ce qu’Elisa devenait. Toujours la même réponse et il te prend par les épaules. Y en a toujours une pour nous faire perdre la tête Àsgard mais on les oublie vite quand elles ne nous portent pas d’intérêt. Tu faisais la moue, elle était sympa quand même... Pour autant, il est clair que ce n’était pas pour cela que tu te laissais obnubiler par ces souvenirs et ça, à la grande joie de la seule femme du groupe. Tant pis, l’histoire continue.

Petter sourit de toutes ses dents en te regardant alors que tes mains sont à plat sur le l’herbe qui borde le lac. Tu sais ce qu’il veut te dire et un regard furtif sur cette amie d’enfance avant de te lever et marcher jusqu’à elle, t’accroupissant près de son visage pour chercher à réveiller. L’homme vous contourne discrètement pendant que Blomst ouvre les yeux, visage s’étirant dans une risette alors qu’elle te regarde lui tendant les bras. Elle en fait de même mains rejoignant les tiennent. Elle commence à se retourner pensant être aidé pour se lever, à croire que parfois, elle vous connait bien mal. Petter attrape ses chevilles au même moment ou tu serres ces poignets, visage d’ange détruit dans un air de diablotin. Elle hurle sans pouvoir s’accrocher à un teeshirt que tu ne portes pas, elle te tient par le cou en profitant au passage tout en gardant en tête de te crier dessus. Accessoirement elle t’assure que la fin de tes jours est proche si tu ne l’aides pas immédiatement. Et tu ne l’aideras pas. Et elle finira dans l’eau, Marcus, Morgan, Karl et Stian vous applaudissant tous les deux en rigolant de bon cœur. Blomst, elle était régulièrement prise pour cible, vous l’avouiez très souvent. Cependant, à être l’unique dans un groupe masculin n’avait pas que des mauvais côtés et elle savait qu’elle pouvait compter sur chacun de vous qu’importe la situation. Se plier en quatre pour elle faisait partie de votre quotidien.
Ton téléphone sonne. Numéro inconnu et la blonde vient coller son dos au tient te demandant ce que c’était. Tu ne lui réponds pas, ça ne la regarde absolument pas. Qu’elle se contente déjà de ce qu’elle a, ces contacts physiques elle sait que tu ne les supporte pas et si cette fois ci tu ne la repousses pas c’est seulement parce que ton attention se porte sur les mots qui composent le message. Sourire en coin, tu réponds immédiatement, ignorant tout ce qui se passe autour de toi. Sans surprise, c’est le trentenaire de la bande qui vient te bousculer, s’installant à côté de toi, laissant un regard furtif que tu devines sur tout écran.

Enfin ?, lâche-t-il en ne lisant que la première phrase.

Dans ton silence il trouve sa réponse, Marcus s’en allant sans souhaiter en lire plus. Il a eu ce qu’il voulait, ni plus ni moins. Oui, enfin. Malgré tout, ce message tu l’attendais ne serait-ce qu'un peu et le fait de savoir qu’elle était dans le coin te donne l’envie de la revoir. Tu lui reprends ta réponse quelques minutes plus tard, réfléchissant à ce que tu pourrais lui écrire avant d’envoyer le mot, espérant quelques part qu’elle accepte de venir. La réponse ne tarde pas et tu continues d’échanger encore un peu avant de lâcher ton téléphone portable sur le vert de l’herbe pour aller allumer le poste audio que Stein avait emporté et t'en aller faire un tour dans l’eau. Petter et Morgan te rejoignent, Blomst, Marcus et Karl restant sur la rive avant de tourner la tête en direction d'un bruit de cailloux vibrant sur le sol, voiture de location se garant à plusieurs mètres de vous. De l’eau jusqu’à un peu plus de la taille, tu observes de loin ce qu’il se passe. Sans difficulté, tu n’as aucun mal à reconnaitre Elisa même à cette distance et tu te rends compte que la voir arriver à te faire plaisir. Ce sourire en la découvrant n’échappe pas à Blomst qui commence à se murer dans son coin. Les deux hommes, il n’y en a qu’un seul des deux que tu sais avoir déjà vu. Les doigts qui glissent le long du crâne, rassemblant tes cheveux entre eux, tu sors du lac pour aller à leur rencontre tendant une main pour la saluer, elle comme eux. Stupeur, tu restes bloqué, yeux s’écarquillant alors que le groupe cesse de parler, observant la scène sans vraiment comprendre ce qu’il se passe. Sa bouche qui embrasse tes joues te pétrifie sur place, en vingt-six ans, c’était bien la première fois que quelqu’un se comportait ainsi avec toi. Je crois que Blomst est en train de se liquéfier là, réagit mon Àsgard.

Une variante du klem version Italie ? Et tu ne peux te retenir de lui sourire, t’écartant d’elle de quelques centimètres. En Norvège on a pas vraiment l’habitude de se "bisouter" comme ça. On se serre la main, homme comme femme il n’y a pas de distinction. Au summum il y a le klem mais c’est plus comme ça on va dire.

Sans la laisser dans l’ombre, tu associes tes paroles à des gestes, expliquant ainsi ce qu’est le fameux klem. Grande accolade, joue contre joue sans que les lèvres n’entrent en contact avec la peau de l’autre. Et tu profites de ce moment pour lui reparler en chuchotant.

Mais ça ne veut pas dire que tu n’as pas le droit de continuer. C’est même vivement conseillé... Et … Bonjour

Recommandation donnée, voilà que tu t’attardes cette fois ci sur les deux hommes qui l’accompagnent. Pour eux, aucune démonstration, seulement une poignée de main pendant que tu te présentes à eux deux en annonçant ton prénom. Marcus est le premier à se lever pour venir à leur rencontre avant d’être suivit par les autres avec une Blomst infiniment jalouse alors que tu ne lui acceptes que très peu ce genre de salut.

La voilà donc l’Italienne !

Tu l’attendais celle-ci et tu retiens un rire, chacun des tiens se suivant pour leur dire bonjour dans une poignée de main chaleureuse pour tous. Enfin presque tous.
Stein prend les devants pour retourner près du lac, tu te mets à le suivre tout en gardant les côtés de l’étudiante étrangère, la questionnant au passage sur la fatigue de la route. Par la il était évidant que tu parlais plus des deux garçons qui étaient avec elle plutôt que le temps en lui-même. Huit heures, inutile de dire que tu sais combien ça peut être épuisant d’avoir les fesses enfoncées dans un siège pendant si longtemps. Tu attends quelques secondes jusqu’à ce que ton regard se pose sur la norvégienne, s’excluant d’elle-même du groupe. T’excusant auprès d’Elisa, tu t’en vas la voir, t’asseyant à côté d’elle, yeux céruléens la fixant. Elle te demande de la laisser tranquille et de retourner à ce que tu faisais, mais non, même si avec toi elle a toujours beaucoup d’interdit, tu ne sais pas l’oublier surtout en la sachant mal. Aller, arrêtes de bouder et viens avec nous… Il y a dix minutes tu rigolais, qu’est ce qui t’arrive… ? Rien mon Àsgard, dis-toi qu’elle n’a rien, ça sera clairement plus simple tant tu refuses de la percevoir autrement qu’en amie. Cependant tu sais qu’elle finira par faire ce que tu lui demandes, d’une part parce qu’elle n’arrive pas à refuser tes souhaits et d’autre part parce qu’elle ne pourra concéder laisser cette femme s’approcher de toi sans être là. Le temps que Blomst se décide tu rejoints le groupe, Marcus te prenant à part pour te prévenir qu’ils étaient apparemment en maillot après leur avoir posé la question.

Ta mâchoire va tenir le coup ou elle s’explosera contre le sol tu penses ?
Je ne préfère pas savoir, on verra bien s’ils vont à l’eau.

Il se marre et t’accompagne jusqu’à cette drôle de horde, attrapant au passage le joint que Morgan lui tend. Le trentenaire plisse le nez sur une latte, il est costaud apparemment, finissant par te tendre l’objet. Réticent au départ, tu ne l’attrapes que pour tirer une seule fois dessus, le tendant à Elisa. A prendre ou à laisser. En ce qui te concernait, ça serait de toute manière la seule taffe que tu tirerais dessus, refusant de tomber en transe aujourd’hui. Tu étais décidément trop bien entouré pour laisser passer la journée de cette manière-là. Tête se tournant vers l’Italienne, tu as assez confiance en tes amis pour savoir qu’ils délaisseront pas les deux hommes sans interactivité. Effectivement, ils te permettront de fuir, tant que cela est possible, pendant quelques minutes avec cette demoiselle que tu leur as si régulièrement parlé. Bien que cela ne puisse avoir qu’un principal attrait tout bonnement sexuel, c’était des hommes eux aussi et ils savaient parfaitement ce à quoi pouvait mener ce genre de sensation. Elles sont terribles n’est-ce pas mon Viking ? Déjà l’embrassade était sur le point de te faire tourner de l’œil et sans cette perspicacité faisant rapport à l’Italie tu te serais dit que s’il était simple d’obtenir ce genre d’acte, tu l’aurais collé dès le départ.

Ce que tu as fait toute à l’heure, c’était quoi exactement ? Je pense que ça nous a tous un peu choqué sur le coup. Il y a d’autre subtilité à savoir ou je suis au courant de la principale ?

Valse de sourire, son regard est ravissant mon Viking, qu’en penses-tu ?

  
MessageMar 9 Aoû - 20:13
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Étrange silence qui suit sa bise, Elisa se mordant machinalement la lèvre tandis qu'elle se rappelle qu'elle n'est plus chez elle, où le contact est naturel, spontané. Quelle idée aussi, d'être torse nu comme ça, partiellement trempé et souriant. Elle n'a pas honte de s'avouer qu'elle a temporairement oublié où elle était, habitude prenant le dessus. Le contact était agréable, texture de la peau un souvenir sur ses lèvres tandis qu'elle sourit en entendant Àsgard parler. Il semble s'être vite remis de sa surprise, yeux de l'italienne s'agrandissant à leur tour tandis qu'elle se trouve entrainée dans une étreinte, klem dont elle n'entend qu'à moitié les explications, mains reposant machinalement sur les flancs rafraichis par l'eau. Ils sont solides sous ses doigts, voix à l'arrière de son esprit murmurant sur un ton amusé que le klem est très loin d'être désagréable surtout quand on est pressée contre un si bel homme avant de se taire, chassée par le murmure du Viking qui tire un sourire malicieux à Elisa. Puisque c'est si gentiment demandé... Une nouvelle bise est déposée sur sa joue avant qu'elle ne se trouve relâchée, invitation impossible à résister, bonjour retourné dans un rire avant que ses yeux ne le relâche pour observer ses amis, main se portant à ses lèvres en entendant la remarque du plus âgé du groupe. La femme blonde (l'autre femme, vraiment, elles ne sont que deux après tout) semble renfrognée, la faisant cligner des yeux avant qu'elle ne la balaie de son esprit. Quelles que soient ses raisons d'agir de la sorte, elle ne compte pas changer sa manière d'être ou établir une distance avec Àsgard et le reste de ses amis simplement pour la satisfaire, se contente de se présenter comme elle l'a fait avec les autres, regard propriétaire qu'elle reçoit en retour la laissant parfaitement indifférente.

Lior et Ashton se sont déjà éloignés à la suite de Stian, Elisa secouant la tête avant de les suivre, répondant au passage à la question d'Àsgard et décrivant rapidement le trajet, moue faussement boudeuse aux lèvres tandis qu'elle s'annonce victime d'un complot pour garder les deux australiens avant d'en rire. Le trajet était long plutôt qu'ennuyeux, le temps passé à conduire puis à écouter les deux autres se chamailler et pointer tout ce qui attirait leur attention (soit à peu près tout, intuition lui glissant qu'ils exagéraient délibérément en quête d'une réaction de sa part), échange de sms le moment le plus agréable du parcours, même si elle s'avoue à elle-même que convaincre les deux autres était presque aussi bien. Ils semblent déjà avoir oublié qu'ils voulaient initialement faire une randonnée et explorer les environs, Lior se retournant le temps de lui faire signaler de marcher plus vite, italienne levant les yeux au ciel avant de sourire à Àsgard, tête se hochant alors qu'il s'éloigne vers Blomst, la blonde à l'écart du reste du groupe. Elle se glisse entre les deux australiens à la place, Elisa, doigts courant sur les côtes d'Ashton le temps de le faire bondir et s'enfuir de l'autre côté de Lior. Ils sont sympas, ce groupe, Ashton répondant par l'affirmative à la question de Marcus quant aux maillots de bain et en profitant pour promptement retirer son teeshirt, colocataires échangeant un regard et roulant des yeux de concert. Quelqu'un lui a tapé dans l’œil apparemment, quant à savoir qui... La question reste grande ouverte, Lior se penchant le temps de proposer dans un murmure de parier sur l'objet de son admiration qu'elle refuse sur le même ton. Il a l'art de gagner ses paris, Lior, surtout face à elle. Elle préfère accepter le joint qu'Àsgard lui tend, Lior lui ôtant des doigts avant même qu'elle puisse envisager de le porter à ses lèvres pour prendre une longue latte, tête hochant son appréciation avant de le refaire circuler. Le bras tatoué passe autour du cou d'Elisa, étreinte acceptée en silence avant qu'elle ne soit relâchée, son colocataire partant rejoindre son compatriote après s'être assuré que ça ne la dérangeait pas, question balayée d'un geste de la main. Avec tout ce monde autour, il devient presque difficile de garder le fil de qui est qui, de qui est où, alors qu'elle rit de la question du Viking et lui lance un coup d’œil, appréciant de nouveau le tableau qu'il présente. Il n'y a pas que ses yeux qui sont difficiles à lâcher du regard, tout compte fait. Le reste de l'espèce masculine a de quoi être jalouse.

"La bise ? On a toujours dit bonjour comme ça chez moi, une fois qu'on connait un peu quelqu'un... j'avais oublié que ça n'existait pas ici..." Oublié, oui... La vue était un peu trop distrayante... "Mais je ne crois pas qu'on a tellement d'autres habitudes étranges, à part parler avec les mains en général, et n'aimer que notre café... Quoique les clichés sur la nourriture sont globalement vrais, on ne plaisante pas avec... même si on est loin de se nourrir exclusivement de pâtes et de pizzas ! On aime simplement bien manger, et cuisiner. Avec tous les produits frais qu'on a, ça serait dommage de se priver !"

Son d'éclaboussures, Lior est déjà à l'eau, Ashton apparemment plus intéressé par une séance de bronzage et d'observation intensive, un pied dans l'eau seulement qui donne envie à Elisa d'entièrement l'y pousser. Distrait comme il l'est, il ne se rendrait même pas compte de ce qu'il se passe, mais l'idée en est moins intéressante. Comme l'idée d'aller nager, surface miroitante du lac intensément tentante. Plonger dans l'eau fraiche, s'enfoncer dans ses profondeurs, surgir derrière Lior ou Ashton ou Àsgard dans l'espoir de les faire bondir, et probablement devoir nager au loin pour tenter de leur échapper... Ce serait amusant, Elisa s'étirant, mains nouées s'élevant au-dessus de sa tête avant que ses doigts ne se dénouent et se recourbent sur eux-mêmes paresseusement dans les airs, dos s'arquant en arrière avant de se redresser, yeux curieux se posant sur le Viking à ses côtés. L'envie de tracer du regard les lignes de son torse est là, d'observer le jeu du soleil sur la peau encore humide, mais elle préfère soutenir son regard. Ils semblent presque plus bleus encore que la dernière fois, effet de la lumière ou du temps passé sans les voir. Est-ce que c'est possible, de s'habituer à leur couleur ? De croiser un jour son regard sans être saisi par leur teinte ?

"Au fait, quand tu disais crever de chaud... Exagération, ou réalité ? Il fait tellement bon comparé à Naples que je suis curieuse, à partir de quelle température est-ce qu'il fait trop chaud pour toi ?"

Un cri attire son attention, Lior et Petter hilares tandis qu'Ashton les fusille du regard, ses cheveux d'ordinaires en épis collés à son crâne et dégoulinant dans ses yeux bruns, main irritée les repoussant en arrière, mèches rebiquant dans tous les sens lui donnant l'air d'un porc-épic de mauvaise humeur. Elle dissimule un sourire derrière sa main, Elisa, tandis qu'il les éclabousse en guise de représailles avant de sortir de l'eau et de se laisser tomber sur l'herbe, bras croisés et moue boudeuse aux lèvres, le visage dédaigneux alors qu'il se détourne de Lior. Il ne se laisse pas décourager pour autant, lui ébouriffant les cheveux et le chatouillant avant de changer de stratégie et de le fixer, visage arrangé en une expression suppliante qui lui donne l'air d'un poisson-lune, joues gonflées pour se donner l'air innocent réussissant seulement à le rendre ridicule, Ashton éclatant enfin de rire avant de se laisser redresser et entrainer, italienne riant elle-même de les voir de la sorte, ses orteils s'enfonçant dans le sol humide avec délice, chaussures délaissées en chemin. Les chaussures de marches et chaussettes sont toujours dans la voiture, elles, oubliées en même temps que les plans initiaux, randonnée remplacée par le soleil et la compagnie.

Du coin de l'oeil, elle peut voir les deux australiens comploter ensemble, Petter près d'eux, méfiance montant en elle en voyant le trio avant qu'un sourire ne glisse sur ses lèvres. S'ils veulent tenter de mettre l'un d'entre eux à l'eau, elle risque d'être leur cible, image d'Àsgard soulevé par le trio et entrainé dans le lac incongrue voire ridicule. Lior et Ashton finiraient écrasés sous lui. Ils ne sont pas dépourvus de musculature, mais les comparer est difficile, sourire de l'italienne dissimulé par l'étoffe de son débardeur lorsqu'elle le retire. L'eau est trop tentante, l'envie de voir leurs mines dépitées à l'idée de leur jouer un tour encore plus, ses dents mordant légèrement sa joue pour retenir un rire. Elle se détourne d'eux à la place, le temps de proposer à Àsgard d'aller nager, regard curieux glissant un instant vers Blomst avant de s'en détourner, la fraîcheur de l'eau bien plus intéressante.
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MessageJeu 11 Aoû - 22:10
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Une séduction puissante s'exhalait de cette jeune fille. ... C'était une de ces créatures qui entraînent, qui enivrent, qui ensorcellent, et qui ne vous disent ni pourquoi, ni comment.


Àsgard & Elisa
Ta lèvre avait été mordue au second bisou sur ta joue, réflexion traversant ton esprit et se taisant finalement. Non pas maintenant mais gare à elle si elle se frotte un peu trop à toi. Tu expires tout l’air qui se trouve dans tes poumons, vider tes esprits devenait de plus en plus primordial… Sourire se faisant plus grand alors qu’elle te raconte sa route, plaisir continuant de naitre au coin des lèvres en apprenant qu’elle avait, en quelque sorte, aimé discuter avec toi.
Concentration et écoutes, tu tournes la tête vers Karl à sa prise de parole. Discussion de tout et de rien, anecdotes des derniers jours racontées, échanges de rire et attention distraite dès que l’Italienne s’adresse à toi. Une moue presque boudeuse se peint sur ton visage en entendant qu’il n’y avait rien d’autre d’extraordinaire à savoir sur les coutumes de son pays dans le même attrait que la bise. Tant pis, tu te contentes d’apprendre qu’ils ne se nourrissent pas qu’aux pizza et aux pates. Voilà des aliments que tu n’as pas toujours l’habitude d’ingérer, ta mère variant suffisamment les denrées pour éviter de les avoir trop régulièrement dans l’assiette.

Je n’ai jamais été habitué à manger autre chose que ce que ma mère prépare.
Cet affront qu’il m’a fait la première fois en venant chez moi… Il avait amené sa portion de repas craignant la qualité du plat qui était fait pour le soir. J’ai eu tellement honte…, Morgan faisant mine d’être encore choqué en souvenir du passé.
N’empêche que des années plus tard, tes parents ont avoué avoir acheté régulièrement du surgelé.
Tu auras beau te trouver toutes les excuses du monde Àsgard, mais réellement, sur la bouffe t’es un véritable casse couille qu’on se le dise. Dernièrement encore Ingrid s’en était plainte !
Elle râlait pour un rien aussi…
Pour des choses justifiées et je commence à mieux la comprendre.

Tu te retournes sur Blomst, ton regard glaçant perçant le sien. Tu te retiens de lui dire qu’elle ne comprend tes copines que lorsqu’elles passent au grade d’ex. Marcus sent la tension monter et se lève pour prendre la blonde avec lui, marchant avec elle un instant avant d’aller discuter dans l’eau en sa compagnie. Tu lèves des yeux exaspérés et reprends le court de l’après-midi sans plus te soucier du reste. Blomst serait désagréable ? Qu’elle fasse, tu l’ignorerais simplement. Regard se reposant dans celui d’Elisa, tu avoues qu’effectivement tu ne pouvais plus vraiment t’en cacher, tu n’étais pas simple à nourrir mais, le pire était que tu n’étais même pas bon à faire cuir une dose de riz.
Tu hausses une épaule à cette révélation, ta mère ne t’a, de toute manière, jamais permise de toucher à sa cuisine même lorsqu’elle était malade. Dans un rire tu confirmes que si elle ne voulait pas l’être plus, il ne fallait pas te confier les fourneaux. C’était ainsi, tu étais capable de beaucoup de chose dans beaucoup de domaine mais pas dans celui-ci.
Conversation coupée, ta tête se tourne en direction d’un cri. Même crainte, tu glisses tes pupilles jusqu’à l’endroit où je me repose, bien caché du monde. Non ce n’est pas moi mon Viking, n’ai pas peur, ils s’amusent simplement. Tes yeux fermés dans un soupire inaudible, tu places une main contre ton cœur, cherchant à faire cesser le triple galop dans lequel il s’est laissé emporter. En définitive c’est encore une fois la voix de la brune qui te permet de penser à autre chose. La chaleur.

Le mercure monte rarement autant de ce côté de la Norvège… J’ai plus tendance à sortir en teeshirt sous moins cinq degrés que de m’exhiber avec une température comme celle-ci. S’ils ne sont pas là, lances-tu en désignant le groupe de la tête je vais préférer fuir le soleil, un peu comme un vampire en quelque sorte. Quinze, aller vingt degrés grand maximum pour espérer me voir dehors. Vingt-cinq quand on me fait du chantage…

Tu ne regardes personne, ils étaient tous concernés et faisaient mine de ne pas t’avoir entendu. Improbable, tu en étais certain.

Mais je me rends compte que j’ai bien fait de craquer, ça m’a permis de te revoir encore une fois au moins.

Oh non, cela tu n’étais pas prêt de le regretter, bien au contraire. Distraction envers Elisa volée par Marcus qui revient, son sourire s’étire tant que ses dents blanches deviennent visibles. Tu ne comprends pas pourquoi une telle réaction jusqu’à entendre un bruit volatile non loin de toi, regard observant ce qu’il se passe tes yeux bloquent sur le haut se retirant. Sensation indescriptible qui te fait fermer les yeux et mordre encore une fois et de manière imperceptible l’intérieur de ta lèvre, tes souvenirs repassant la scène au ralenti. Non mais… Ces formes quoi ! Je vais finir par craquer avant la fin de l’après-midi, un corps comme celui-là, ça existe vraiment en fait ! Tout m’attire chez elle c’est incroyable... Murmure adressé à l’homme le plus âgé de tous qui se contente de te bousculer avec son épaule après avoir pris la place de l’Italienne qui est partie à l’eau sans que tu n’aies vraiment calculé qu’elle t’avait invité à l’accompagner. Tous les deux, vous la regardez, échangez. Comment pourrais-tu ne pas te plaindre de l'avoir vu ainsi, corps tendu au retrait du débardeur, courbes d’une mélodie avec laquelle tu rêves de travailler. Les envies viennent frapper à ta porte et ne pas les laisser immerger le reste de tes pensées pour accaparer l’intégralité de ta réflexion se vouait être particulièrement dur. Une nouvelle fois, tu inspires et pose tes mains à plat loin derrière toi. Elle t’avait proposé l’accompagner dans l’eau. Sérieusement ? J’ai loupé ça… Il n’est jamais trop tard mon Àsgard.

Tu appuies sur tes bras pour te mettre debout et la rejoindre, il ne faut pas attendre une seconde de plus. Quoi qu’elle fasse, qu’importe avec qui elle peut être, tu t’imposes au milieu de l’eau le plus silencieusement possible. Si ses amis n’avaient su la mettre lui faire piquer une tête, trop intelligente, tu te mets à tenter ta chance d’une autre manière. Sans bruit tu circules, dans son dos, un signe de la main aux garçons qui sont avec elle avant d’enfoncer toute ta personne dans le lac. Les cheveux clairs serpentent à ta suite, pendant que sans voir qui veut se battre avec elle tu attrapes seulement une des deux jambes d’Elisa, tirant avec assez de force pour l’entrainer dans l’eau en la faisant bousculer en avant. Et tu te relèves, aussi vite qu’il t’est permis de le faire, approuvant la technique des mecs avant de te retrouver toi-même coulé. Surpris, tu bois la tasse tournant sous l’eau pour chercher l’être coupable de ce geste. Propulsion à l’aide de tes cuisses fonçant sur le mortel qui prend la fuite. De l’autre côté c’est ton pied qui est saisit, élan coupé tu lèves les bras hors de l’eau en signe de capitulation. À valser ainsi en plus du cannabis qui circule dans ton sang, tu prends le risque de la perte de connaissance. Raisonnable tu attends sagement qu’on te lâche, visage hors de l’eau, souriant, corps faisant la planche. Est-ce que tu penses que je peux tenter une approche un peu plus… directe ? Beaucoup trop tôt. Patience mon Àsgard. Yeux clos tu laisses un air faussement agacer se dessiner sur ta figure tout en sentant ta cheville retrouver sa liberté, flot te portant encore et t’éloignant tout doucement des autres.


  
MessageSam 13 Aoû - 12:20
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Elle dissimule un sourire en entendant le groupe parler des habitudes alimentaires d'Àsgard, amusée autant par l'image qu'il devait présenter en amenant son repas chez son ami qu'en l'imaginant râler devant une assiette ou chercher à éviter d'aller au restaurant par crainte de manger du surgelé. Ça a quelque chose de comique, comme idée, les lèvres d'Elisa frémissant en s'imaginant son ex s'arracher les cheveux en tentant de le nourrir avant qu'un rire ne lui échappe en apprenant qu'il ne sait pas cuisiner par-dessus le marché. Si ses Nonnas apprenaient ça, elle ne doute pas qu'elles sortiraient leurs cuillères en bois et lui apprendraient de force. Ce n'est pas un Viking qui va les intimider, pas elles, pas quand elles se sont assurées que tout leurs enfants et tout leurs petits enfants sauraient naviguer une cuisine et se nourrir comme il faut. Elles en profiteraient sans doute, au contraire, cuillères tombant sur le postérieur aussi plaisant à l’œil que le reste dans un rire joyeux avant de prétendre trouver une faute quelconque pour justifier leur geste sous les regards amusés de leurs maris. C'est difficile, d'imaginer ne pas savoir cuisiner, d'essayer de s'imaginer imbécile devant une casserole remplie d'eau, incapable de saisir ce qu'il faut faire ensuite. Elle se souvient plus de mains maladroites qui trempaient les biscuits dans le café ou qui tenaient la grande cuillère de bois pour remuer la soupe ou goûter le ragù, de mains tâchées par l'âge guidant les siennes pour lui apprendre à pétrir la pâte, de la voix de sa mère qui la guidait tandis qu'elle lui apprenait à lever un filet ou à faire de la ricotta, l'odeur de son grand-père alors qu'il lui montrait comment peler une anguille (encore et encore et encore... au final, elle préfère ne pas en manger plutôt que devoir se battre avec, vraiment)... La chaleur du soleil contre leurs peaux à tous tandis qu'ils récoltaient des légumes dans le potager de Nonno, ou trépignaient en observant ses quelques abricotiers, impatients qu'ils soient mûrs, salivant d'avance à l'idée de mordre dans la chair si juteuse avant de voir le restant des fruits transformés en confiture. Si c'est avec ce genre de choses qu'il a grandi, même sans apprendre à cuisiner, elle peut comprendre qu'Àsgard préfère la cuisine de sa mère, Elisa. C'est la meilleure cuisine qui soit, après tout.

Elle a plus de difficultés à saisir qu'on puisse être en tee-shirt par moins cinq degrés, l'italienne, regard incrédule dirigé vers le Viking à ses côtés. Elle a du mal à imaginer à quoi cela ressemble, moins cinq degrés, elle qui n'a jamais vraiment vu de neige ni connu des températures négatives de sa vie, l'aveu lui échappant de lui-même. Elle ne se souvient même pas avoir connu une température en-dessous de dix degrés, visage s'inclinant tandis qu'elle essaie d'imaginer le froid. C'est quelque chose qui lui est entièrement inconnu, à part peut-être via les baignades dans l'océan en mars ou en avril, quand l'eau fait quatorze ou quinze degrés, ou dans les douches glacées l'été, dont elle sait pertinemment qu'elles ne rafraichissent pas réellement mais auxquelles elle refuse de renoncer. La pluie, l'humidité, elles sont familières, mais le froid... Il lui est étranger, aussi étranger que la chaleur l'est à Àsgard. Ne pas pouvoir supporter ces températures qui lui semblent si normales, fuir le soleil, être comme un vampire, selon ses mots... Si elle n'avait pas déjà eu conscience de ne plus être en Italie, Elisa, elle l'aurait compris à ce moment, sourire lumineux adressé au norvégien en échange de ses derniers mots. Elle est heureuse de le revoir, elle aussi, admission faite sans honte avant que la vue des australiens et de leurs murmures ne la rappelle à la réalité. S'ils veulent la mettre à l'eau, il va falloir les prendre de vitesse, vêtements rapidement semés accompagnés d'une invitation à Àsgard à aller nager.

Les mots semblent tomber dans l'oreille d'un sourd, voix grave trop occupée à murmurer quelque chose à Marcus, trop vite pour que son oreille puisse tout distinguer, trop bas pour qu'elle puisse entendre autre chose qu'un son grave et mélodieux. Elle hausse une épaule et leur sourit rapidement, signe de tête adressé à Marcus avant qu'elle ne s'engage dans l'eau si fraîche. La température lui coupe un instant le souffle, peau commençant à se hérisser en une chair de poule, mais elle persiste, continue d'avancer, rapidement rejointe par Lior et Ashton. Leurs mains glacées sur sa peau la font rire, geste de la main les éclaboussant et les faisant protester, tandis qu'ils continuent de s'enfoncer dans le lac. Maintenant qu'ils sont partiellement immergés, la température de l'eau passe réellement de saisissante à agréable, pieds nus remuant dans la vase qui couvre le fond du lac. Elle est plus chaude que l'eau, Elisa s'interrogeant un instant sur le phénomène avant de passer à autre chose.

Elle est plus occupée à contrer les mains de Lior qui semblent décidées à l'attraper, échangeant des menaces à mi-voix avec en anglais. Elle peut voir Ashton qui s'éloigne un peu, un sourire aux lèvres, ses sourcils se fronçant légèrement en réaction. Pourquoi est-ce qu'il s'écarte, quand il avait l'air prêt à s'allier à Lior tout à l'heure, et il y a quelques minutes encore ? A part pour se rapprocher de Stian bien sûr. Apparemment, c'est lui qui lui a tapé dans l’œil, et elle est incertaine quant à celui des deux auquel elle doit souhaiter bon courage, tandis qu'elle les observe discrètement et échange un sourire avec Lior en voyant Ashton se laisser entrainer dans la conversation et flotter paresseusement près de l'autre homme.

Le lac qui se referme entièrement autour d'elle est un choc, souffle coupé un instant avant que les yeux de l'italienne ne s'ouvrent sous l'eau. Les longs cheveux clairs dans son champ de vision trahissent l'identité du responsable, apparemment noyé à son tour, même si elle ignore le coupable dont la silhouette trouble s'éloigne rapidement. Sage décision, et elle décide de l'aider, main se refermant sur la cheville d'Àsgard quelques instants avant de le relâcher et de remonter à la surface, clignant des yeux pour libérer ses cils de l'eau qui les alourdit et balayant ses cheveux hors de son visage. Le bras de Lior se referme autour de sa taille, la ramenant contre lui en une demie-étreinte.

"Tu vas bien ? Pas trop gelée ?"
"Ça va, l'eau est bonne une fois qu'on bouge, tu ne trouves pas ?"
"Un peu froide quand même, non ? Mais on s'y fait, ouais... J'vais rejoindre Ash, Stian et Morgan, ça te dit ? Je sais pas de quoi ils discutent, mais ils ont l'air de bien s'amuser, j'suis curieux."

Elle secoue la tête pour toute réponse, Elisa, s'enfonçant de nouveau sous la surface de l'eau alors que Lior s'éloigne et rejoint le groupe, se drapant autour du dos d'Ashton sans la moindre gêne et manquant le couler par la même occasion. Tout est trouble sous la surface, les sons l'atteignant difficilement, les rayons du soleil étrangement distordus par le liquide alors qu'elle se rapproche du fond vaseux et nage paresseusement. La température de l'eau ne l'affecte plus, désormais, juste une étreinte agréable tout autour d'elle qui la fait sourire avant qu'elle ne s'éloigne un peu du fond, remontant vers la forme sombre au-dessus d'elle, doigts malicieux traçant la ligne du dos lorsqu'elle passe en dessous. Elle doit encore se venger qu'Àsgard l'ait coulée, Elisa, l'empêcher de rattraper celui qui lui a mis la tête sous l'eau n'avait rien à voir avec ça, et elle glisse de nouveau plus loin sous la surface et s'éloigne un peu avant de passer à l'attaque, mains se refermant autour de ses poignets tandis qu'elle exhale l'oxygène qui restait dans ses poumons et plonge plus profondément, l'entrainant avec elle quelques secondes avant de le relâcher et de refaire surface. L'air est bienvenu, sourire malicieux se glissant sur les lèvres de l'italienne satisfaite d'elle-même. Une main passe devant ses yeux, tentant vainement de chasser l'eau qui trouble encore un peu sa vue, le geste inutile. Il vaut cligner des yeux, et elle s'y résigne, gouttelettes rejoignant ses joues, le monde regagnant sa netteté.

Àsgard aussi regagne sa netteté, bouche d'Elisa s'asséchant un instant avant de s'étirer dans un sourire et de disparaitre sous l'eau, italienne s'enfonçant de nouveau sous la surface et s'éloignant plus loin du rivage encore. L'image reste imprimé sur ses pupilles un instant encore, Viking trempé, la lumière du soleil accrochant l'eau qui le recouvre, ses cheveux assombris par le liquide. Rien à voir avec le David de Michel-Ange, vraiment, mais il n'en reste pas moins la parfaite incarnation de la beauté masculine à sa façon, et elle accueille la distraction de l'eau avec plaisir avant de remonter à la surface et de se laisser flotter un instant, observant le ciel. Elle l'avait déjà remarqué, qu'il est beau, mais pas comme ça, pas de manière aussi physique, et elle se demande si c'est pour cela que Blomst a cet éclat propriétaire dans le regard. Difficile de lui en vouloir, si c'est le cas, même si l'image de la blonde tentant de passer à Àsgard un collier le déclarant sa propriété lui tire un rire léger qui se perd dans l'eau qui l'asperge soudainement.
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MessageDim 14 Aoû - 0:36
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.Àsgard ValdasonNothing will be the same...

Le seul moyen de se délivrer d'une tentation c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade a force de languir ce qu'elle s'interdit.


Àsgard & Elisa
Eau calme, les rires et discussions des autres brisent le silence, sourire s’étirant en entendant de loin quelques brides de conversations. Et c’est ainsi que ça aurait pu se stopper. Que ça aurait même probablement dû s’arrêter. Mais ce doigt qui glisse le long de ta colonne vertébrale… Le geste est lent, savoureux et pourtant interminable. Blomst n’aurait jamais osé réagir ainsi avec toi et par ma confirmation tu sais qu’il ne peut s’agir de personne d’autre qu’Elle. Alors aussi surprenant et pourtant aussi prévisible que cela peut être, tu la laisses faire, frisson courant à la poursuite de son touché qui termine par être trop court pour que la satisfaction du mouvement ne soit à son apogée.
Quelques secondes, c’est ce que tu comptes lui laisser pour s’éloigner. Elle ne te facilite pas la vie, n’est-ce pas mon Viking ? Pendant un moment tu te questionnes sur sa provocation à ton égard, pouvait-elle être réfléchit ? Tu venais tout de même à en douter. Qu’importe, ça n’a pas d’importance, tu as un poisson à aller pêcher. Une main glisse du dessus de ton torse pour rejoindre la fraicheur du lac, te préparant à te retourner pour rejoindre les profondeurs. Mauvaise idée. Tu te fais happer et si instinctivement tu fermes les yeux, ils sont vite rouverts, air joueur se collant à ton visage. Elle est plus maligne que toi, nul doute là-dessus, tu l’acceptes bien que cela chatouille tout de même ta fierté. Elle est si grande, comment cette femme peut-elle croire pouvoir prendre le dessus sur elle ? Tu n’as pas dit ton dernier mot, alors tu la laisses remonter à la surface en la suivant du regard. La suivre du regard… Je me marre dans mon coin ! À croire que depuis la première fois que vos routes se sont croisées tu t’étais contenter de seulement la regarder. Un peu plus et il serait presque possible de te prendre pour un saint.

Tu remontes à sa suite et passes tes mains dans tes cheveux. Sans échange verbal, tu te plais à la regarder pendant que ton être s’emballe dans tous les sens, imagination trop riche pour passer au travers. Et elle s’en va, encore une fois. Et encore une fois tu empruntes son parcours bien que les mètres vous séparent avant que tu ne t’arrêtes, regardant derrière toi le groupe qui s’amuse entre eux. Tant mieux, qu’ils s’occupent, toi aussi tu en fais autant de ton côté ! Tu replonges sous l’eau, tes cheveux étant les derniers à souhaiter s’immerger. Oui tu les abandonnes tes amis. Oui tu ne veux qu’une personne, c’est Elisa. Lèvres s’étirant d’un côté de ta bouche à cette pensée, tu tentes de la rejoindre aussi vite que cela pouvait t’être permis. Mon Àsgard, penses-tu qu’elle le fait exprès de s’écarter ainsi du reste du monde ou son innocence est plus pure que ce tu ne peux t’imaginer d’elle ? Tu ne tarderais pas trop à le savoir de toute manière.

Tu la contournes, sors la tête pour reprendre discrètement ta respiration pendant que ta main racle la surface lisse de cette moëre. L’éclabousser d’un côté pour filer vite. Probablement sans le vouloir, Elisa est en train de briser toute les barrières que tu t’aies construites et si ce n’est pas encore comme tu le souhaiterais, tu ne te priverais pas pour profiter autrement d’elle. Retour sous l’eau, tu saisis ses jambes et te propulse à l’aide des tiennes pour l’envoyer en l’air, offrant un rapide bouche ton nez avant de la lâcher, corps envoyé un peu plus loin.
Enfant, tu avais toujours aimé quand ton père te lançait ainsi, allant même jusqu’à revenir le voir pour lui demander de recommencer. Non, la sensation n’était pas, dans tes souvenirs, particulièrement désagréable. Au contraire même ! Moitié du corps hors de l’eau, tu tords ta crinière, tirant tes cheveux en arrière pour les nouer entre eux, les doigts passant le long de ta barbe pour retirer le plus d’eau possible. Tu la rejoints, mains venant rejoindre ses hanches en glissant contre la peau d’Elisa et il ne te faut que quelques pas supplémentaires pour abattre les derniers vrais centimètres qu’il y a entre vous deux. Incapable de décrocher un mot, c’est ton regard qui parle pour toi, sourire enjôleur dès que ton regard croise le sien.

Fais attention à ton attitude l’Italienne ça serait dommage qu’elles ne viennent à te causer des soucis…

Dernier mot prononcé dans un chuchotement au creux de son oreille, lèvres se déposant sur sa joue dans un baisé qui réchauffe un peu trop ton corps. Tu t’écartes d’elle, tu ne peux décidément pas rester si proche durant tant de temps. Par ailleurs, si ses actes n’avaient point de cesses que d’allumer ce feu qu’elle seule alimente, les tiens ne faisaient qu’empirer les choses. La distance était donc ce qu’il y avait de mieux à faire.

Ta phrase, elle n’avait pas de véritable sens. Non, bien sûr que non tu ne ferais jamais rien sans consentement. Ton esprit n’est pourtant pas dans la même idée que ta raison, assouvir ses envies avec des idées toujours plus poussées n'est pas tout à fait suffisant... Au loin tu entends que du monde vous appelle, ton visage se plisse dans un ‘‘non’’ que tu ne prononces pas tout en reconnaissant sans difficulté que c’est vraiment ce qu’il y a de mieux à faire. Pour elle parce que ton désir de la dévorer est trop grande, pour toi parce que tu sais que tu ne pourrais jamais te libérer de ce qu’elle est en train de provoquer chez toi.

Je retourne avec les autres, tu restes là ? Quelques secondes s’écoulent et tu reprends la parole. Au fait Elisa, il faudra que tu m’expliques pourquoi tu rigolais toute seule toute à l’heure !

Clin d’œil et dernier regard avant de repartir dans l’autre sens. La tentation, elle était omniprésente, allant même jusqu’à souhaiter isoler l’Italienne loin de ceux qui vous accompagnent. Tu décides de ne plus y réfléchir, sortant de l’eau pour rejoindre les garçons en marchant plutôt qu’en nageant. Karl accourt vers toi, prenant place à tes côtés, le reste du groupe le regardant t’approcher. Tout le monde t’a vu, Blomst est partie. Grand bien lui fasse, demain elle sera calmée. Tu sais qu’elle est sensible dans ce genre de situation… Et ? Il faudrait que je me prive pour son bien être ? Il hausse une épaule le daemonien, aigle impérial criant par aboiement sur la cime d’un conifère. Il ne s’agissait pas du fait que tu ne veuilles pas faire un quelconque effort pour la blonde de la bande, mais ce comportement était trop courant lorsqu’une femme extérieure au groupe arrivée. Une note que tu omets mon Àsgard, c’est seulement lorsque l’une d’entre elle peut être susceptible de t’intéresser qu’importe la manière. Blomst était, malheureusement pour elle, la seule femme que tu ne toucherais jamais même pour une histoire d’un soir… Seulement, si tu ne voulais tout simplement pas le reconnaitre, elle, ce n’était pas seulement un soir qu’elle voulait passer avec toi… Tu ne pouvais pas lui laisser croire quelque chose alors que le dessin de l’histoire ne te plaisait pas. Elisa par contre… Marcus t’offre un sourire plein de dents blanches, il n’avait pas loupé une miette de ce que ta conduite avait osé faire envers Elisa.

Je peux plaider non coupable ?
Ça se discute.

Il en rie pendant que tu retournes autour du pseudo campement que vous aviez établie depuis la fin de la matinée. Tu fouilles dans la glacière, attrape une Nogne, bière Norvégienne, et lance une bouteille à chaque personne pouvant être intéressé par l’affaire avant d’en faire autant avec le décapsuleur. Elle n’équivalait peut-être pas les bières Irlandaises mais elles étaient quand même bonnes. Enfin, cela n’a aucune importance, à la place tu cherches plutôt à faire rentrer Elisa dans ton champ de vision. Déjà en manque de son corps ? Sans aucun doute oui, mais peut-être que l’absence de qui elle est pourrait également jouer sur l’attention que tu lui portes. Commencerait-il a avoir une amélioration ? Bien qu’elle soit minime, la noter n’est pas négligeable, à voir si cela s’améliore dans le bon sens du terme. Pendant qu’une main tient la boisson, l’autre vient frotter ta barbe, observant Ashton rendre Stian étrangement plus sociable que ce qu’il est d’habitude.
Rapidement tu te détournes, tes yeux rencontres les siens et cette envie furieuse de la faire tomber dans tes bras... Draps ? Bref, ou que cela puisse être, le tout reste toujours bien présent. Décidément, tu ne seras jamais tranquille tant qu’elle sera là, le problème étant que tu aimerais toujours passer plus de temps avec l’Italienne. T’asseyant sur l’herbe, tu fermes les yeux un moment en secoue la tête au rythme d'une chanson passant à la radio. Ca ne dure qu'un moment, regard fixe sur l’un des tiens qui ouvre la bouche à l’intention du trio s'étant raccroché à vous pour la journée.

Vous repartez dès ce soir ou vous dormez sur place ? Si vous ne savez pas où aller, apparemment le camping du village n’est pas mal si jamais. Ils ont peut-être un emplacement à vous louer si vous avez une tente.
Dormir chez l’habitant pourrait être pourtant tellement plus constructif et ... enrichissant, tu en penses quoi Às’ ?, sourire moqueur de la part de Morgan, tu es sûr que c’est pour venger les plats de ses parents !!
Connard.

Marcus explose de rire en entendant ta réponse, en observant ta tête, ton sourire à cette provocation et arrivant à constater malgré tout, l’air intéressé que tu pouvais avoir à cette idée. Ils vont finir par faire foirer tout ton travail avec leur connerie !

  
MessageLun 15 Aoû - 0:56
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Un instant elle rit doucement et l'autre elle tousse, Elisa, yeux se rouvrant et cherchant le coupable identifié sitôt qu'il se retrouve sous elle, maintenant ses jambes et la soulevant. Les yeux verts s'agrandissent aussitôt qu'elle entend ses mots, mains cherchant à se raccrocher aux épaules solides, et elle est lancée, corps se repliant sur lui-même, exhalant un instant avant de sombrer sous l'eau. Ses jambes libérées battent aussitôt, tête crevant la surface, un sourire amusé aux lèvres, sa main ramenant ses cheveux hors de son visage pour la énième fois tandis qu'elle se fait la réflexion qu'elle aurait dû penser à prendre de quoi les attacher tout en sachant que ça n'aurait rien changé, que l'élastique aurait fatalement fini autour de son poignet, la barrette au fond de sa poche. C'est là qu'ils finissent toujours, remplacés par un crayon qui maintient tant bien que mal la masse sombre en place ou par ses doigts autour desquels elle enroule ses boucles entre deux réflexions, mèches s'échappant de nouveau quand elle tourne une page en un cycle qui n'a pas de fin et qui finit toujours par exaspérer Svetlana, mains de la russe se saisissant de ses boucles pour les tresser ou les ramener en un chignon bancal qu'elle finira par oublier et défaire à force de jouer avec, s'attirant un regard fatigué de sa colocataire. Mais pour l'instant, elle se contente de les basculer en arrière et de contempler Àsgard avec un sourire amusé, lèvres distraitement mordues en le voyant de la sorte, sa musculature jouant sous sa peau tandis qu'il essore sa barbe et ses cheveux. Le spectacle est terriblement plaisant à l’œil, Elisa s'enfonçant un instant sous la surface de l'eau pour s'éclaircir les idées avant d'émerger de nouveau, surprise de le trouver soudainement si près la faisant ciller.

Un tremblement la traverse alors que les mains du Viking trouvent ses hanches, infime, raison rappelant aussitôt le reste de son être à l'ordre et leur intimant d'ignorer l'éclat au fond des yeux bleus qui ont trouvé les siens et le tour séducteur de ses lèvres. Ce n'est pas le moment, ce n'est l'objectif, ce n'est rien dont elle doit se préoccuper, combien même ses propres mains se posent sur les poignets masculins et ses jambes battent paresseusement l'eau pour se maintenir à flots dans plus d'un sens du terme tandis qu'elle prie rapidement les cieux que son visage ne laisse rien transparaître. Il est injuste, Àsgard, vraiment, souffle manquant de peu s'accrocher alors qu'il se rapproche encore, la maigre distance entre leurs corps disparaissant, le peu d'espace qu'il reste entre eux empli par sa voix, mot déposé au creux de son oreille faisant se crisper ses doigts sur ses poignets, trahissant... quelque chose, elle n'est pas sûre elle-même de quoi, lèvres s'étirant de leur côté en une mimique innocemment amusée qui s'agrandit et se fait réellement ravi lorsqu'elle peut sentir la barbe et les lèvres contre sa joue, y déposant un baiser. Elle ne se sent pas menacée par ses mots, en rit à la place, alors qu'il la relâche, ses doigts laissant aisément partir les poignets qu'ils enserraient si légèrement, mi-menottes mi-ancres, étranges bouées. Il n'empêche, la proximité lui manque un peu, et qu'importe les remontrances de sa raison. Ce n'est quand même pas si grave de la trouver agréable, si ? Ça ne signifie pas pour autant qu'elle compte fondre devant ses regards ou son sourire. Juste qu'elle appréciait le contact. Ce n'est pas le bout du monde, vraiment, et elle confirme aisément à Àsgard qu'elle restera dans l'eau un moment encore, doigt montant à sa bouche en un geste universel pour toute réponse quand il déclare vouloir savoir ce qui la faisait rire. Elle doute qu'il apprécie de savoir que c'était l'image qu'il présentait dans son esprit, un collier autour du cou avec une médaille le déclarant propriété de Blomst et une expression renfrognée sur le visage, qui l'a faite rire.

Elle le regarde s'éloigner à la place, de là où elle s'est partiellement immergée, yeux verts entrouverts et sommet de son crâne tout ce qui dépasse de l'eau avant d'y sombrer aussi, eau chassant de son esprit le dos musclé et les long cheveux plaqués contre la peau par l'humidité, longues brasses l'éloignant de la rive, avant qu'elle ne se résigne à faire demi-tour. Ses poumons commencent à protester le manque d'air, brûlure s'y installant lentement, sensation de contraction de ses bronches tandis qu'elles cherchent l'oxygène dont elles ont besoin, brasse gagnant en puissance la propulsant davantage vers le rivage jusqu'à ce qu'elle se redresse, cheveux repoussés d'un geste tandis qu'elle rejoint le groupe. Lior repose aussitôt sa bière, se redressant et l'enroulant aussitôt dans une serviette. Le tissu est le bienvenu, contraste de l'eau froide sur sa peau et de la température ambiante lui tirant un frisson , australien gagnant une bise de remerciement qui lui tire l'habituelle grimace exagérée alors qu'il l'entraine et la force à s'asseoir, un Ashton au sourire compatissant se détournant de Stian le temps de lui tendre une bière qu'elle accepte avec reconnaissance, tête se renversant le temps de boire une longue gorgée. Elle est bonne, et elle la garde entre ses mains, doigts jouant machinalement avec le goulot, tandis que Lior garde un œil sur elle, s'attirant un regard exaspéré. Elle est en train de sécher, Elisa, inutile de paniquer, elle ne va pas attraper froid ou tomber malade juste comme ça, ses yeux se levant au ciel avant d'observer les différents membres du groupe et d'enfin noter l'absence de Blomst, s'interrogeant sur les raisons de son départ avant de lancer un regard à Petter, surprise par sa question autant que par la remarque de Morgan et la réaction d'Àsgard. Elle a presque l'impression de manquer une conversation, sourcils se plissant légèrement en considération avant que ses yeux glissent vers Lior. C'est lui qui a insisté pour venir et tout organiser, après tout, et elle attend sa réaction avec impatience, yeux pétillants d'amusement réprimé croisant les yeux gris d'Ashton qui attend lui aussi de voir sa réaction. Sans grande surprise, le visage de Lior prend lentement un air embarrassé, cessant de fixer Àsgard avec une étincelle menaçante au fond des yeux pour regarder l'italienne et l'autre australien avec une grimace gênée.

"I forgot, okay ? No need to look at me like that !"
"You really are lucky that Luka asked Elisa about it..."
"He did ? And you didn't tell me ? Thanks Sunshine !"
"Hey, you want to forget stuff like that, you just gotta assume the consequences, darling !"
"Still..."
"Oh, arrête de bouder, tu veux..." Coup d'épaule amical de la part d'Ashton tandis qu'Elisa drape un bras amusé autour de Lior et lui ébouriffe les cheveux. "On a une tente, yep, du coup, on dit pas non au camping, suffira de se serrer. D'autant qu'Elisa nous tue si on rentre ce soir, je crois."
"Tu crois ? Et on peut toujours faire dormir Lior dehors, sinon, ça marche aussi..."

Elle colle un sourire carnassier sur son visage, l'italienne, tandis qu'elle fixe Ashton, lui tirant un rire avant qu'il ne se laisse basculer en arrière, main effleurant le dos de Stian au passage en un geste dont elle n'est pas entièrement certaine de s'il est innocent ou non mais qui ne manque pas de faire frémir légèrement ses lèvres en une esquisse de sourire alors que Lior lui lance un regard faussement blessé qui finit par la faire éclater de rire et ébouriffer de nouveau ses cheveux avant de reprendre une gorgée de bière, reposant la bouteille pour se draper plus confortablement dans sa serviette, mains de son colocataire rajustant aussitôt les plis du tissu pour mieux la couvrir.

"Dio mio, t'es une vraie mère poule aujourd'hui !"

Juste par esprit de contradiction, elle enlève la serviette, la plaçant simplement sur ses épaules, Lior la replaçant aussitôt comme il le préfère, la couvrant davantage et lui faisant lever les yeux au ciel alors qu'Ashton se marre en silence.

"Hey, j'ai des ordres ! Si un de nous revient malade, Luka me colle à la vaisselle pendant un mois... t'as vu le nombre de casseroles que Samuel et toi utilisez quand vous cuisinez ?! Et c'est pire quand vous cuisinez ensemble, me demande même pas comment !"
"C'est simple, on cuisine, on se contente pas d'ouvrir une boite et de la verser dans une casserole, nous... Et on oublie pas non plus les plats que les autres ont préparé dans le four..."
"Oh ça va, j'les ai cramé une fois tes lasagnes ! Sérieux, vous allez me rappeler ça encore longtemps ?"

Ashton continue de rire, luttant pour ne pas simplement s'effondrer contre Stian tandis que Lior se gonfle de fausse indignation et lève le nez en l'air, Elisa riant à son tour. Il a l'air ridicule comme ça, vraiment, même lorsqu'il rit à son tour et passe sa main dans ses cheveux pour tenter de dompter les épis qu'elle y a créé avant de tirer sur une boucle occupée à lentement se reformer. Elles sont peu prononcées, dieu merci, lui évitant qu'elles sèchent en tout sens et gonflent, se contentant d'onduler comme elles le veulent à la place. C'est déjà plus aisément contrôlable, et elle rit en voyant Lior fouiller dans son bermuda (et s'amusant au passage à l'idée qu'il ait ramassé leurs habits éparpillés, reconnaissant aisément son short et son débardeur dans la pile) pour en tirer un élastique et lui tendre avec une expression triomphante. Elle s'en saisit aussitôt, Elisa, le glissant entre ses dents le temps de ramener la masse humide en arrière et de l'attacher à la va-vite, "Grazie !" enjoué lancé à Lior qui se rengorge tandis qu'elle ravale l'envie de le chercher davantage et de lui demander si il a pris l'attache sur ordre de Luka, aussi. Elle préfère attraper le regard d'Àsgard à la place et lui lancer un sourire amusé de derrière sa bière, le relâchant le temps de reprendre une longue gorgée, avant de déplier ses jambes de sous elle, orteils s'enfonçant dans l'herbe avec délice.
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