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Elisa ✖ L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur.

 
  
MessageLun 15 Aoû - 16:31
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 27Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
.Àsgard ValdasonNothing will be the same...

L'amitié avec le sexe opposé, fable délicieuse à ranger dans la même catégorie que celle des sirènes, se termine toujours en queue de poisson.


Àsgard & Elisa
Expressions plongées dans ceux de tes amis qui continue de rire de concert à la remarque de l’autre dégénéré du groupe alors que tu mets du temps avant de voir le regard de Lior. Oh… Vraiment ? Lentement ta tête se tourne dans sa direction, iris piquant les siens pour ne surtout pas les lâcher. Des menaces ? Un sourire en coin s’étire sur tes lèvres, gorgée bue alors que les pupilles restent plantées dans les yeux de l’australien. Il ne saurait jamais t’impressionner au point de te faire changer de comportement, seul tes parents peuvent être capable d'une telle prouesse. Si tu ne fais plus partie de son champ de vision à lui, tu ne te prives pourtant pas pour continuer à l’observer, écoutant distraitement les mots d’anglais que tu comprends plus ou moins bien. Tu n’as pas trop le choix de toute manière avec le métier que tu exerces car rares sont les étrangers qui savent parler Norvégien… Petter frappe sa main contre ton épaule pour dévisser ton regard de l’autre membre du groupe, ces jeux-là, tu as tendance à vouloir les gagner et ton côté têtu ne laisse jamais de répits à tes adversaires. Elisa est assez grande pour ne pas avoir besoin de supporter un baby-sitter ou un second paternel, ta volonté ne pourra être détruite par cet enfant.
Morgan râle, il ne comprend pas un mot de ce qu’il se dit, Stian lui traduisant avec une facilité déconcertante. Il n’est pas bilingue mais pratique cette langue depuis des années à force de jouer sur des jeux en réseaux, le forçant ainsi à mieux l’étudier pour pouvoir se faire comprendre de tous. Seul son accent Norvégien pouvait lui donner du fil à retordre, cependant, trop fier de ses origines, il s’engueulait rapidement avec ceux qui pouvaient lui faire la remarque. Groupe s’étant instinctivement défait de l’autre, cercle de resserrant sur vous six pendant que les étudiants parlent entre eux, vous vous mettez à tous les examiner quand la réponse vient. Elle ne te satisfait pas forcément mais tu n’avais pas d’autre choix que d’accepter, tes yeux cherchant l’émeraude de ceux de l’Italienne pour se réconforter.

Vous devriez aller voir s’ils leur restent des places alors, le camping sauvage on aime pas trop ça en Norvège…

Il les prévient et si le message n’est pas clair, Petter saura être plus insistant sur certains points. Car non, tous autant que vous êtes, vous ne supportez pas ça. La nature, c’est dans vos gênes que vous la chérissez et la respectez, voir un humain excréter sur les terres de votre pays à tendance à faire pire que vous agacer. Sur ce point-là, vous vous tairez donc, ne souhaitant donner d’idée de lieu ou autre alors qu’aucun de vous ne connait leur manière de se comporter dans un environnement comme le vôtre. À choisir, vous préfériez qu’ils se trouvent une place à quelques mètres d’ici, là où tout est fait pour ce genre de pratique. Il n’y aurait pas de parcelles de terrain suffisamment grandes chez toi pour leur permettre de planter leur tente ? Avec Thörgys et Dagmar ? Karl rit de bon cœur, oubliant ce léger détail qu’est ton père et sa Daëmon. La voix d’Elisa attire ton attention sans que tu n’aies pu constater de quoi il s’agissait vraiment, ne suivant que de loin une histoire de femme saucissonner dans une serviette. Morgan, lui, n’a rien loupé.

Depuis quand on se réchauffe à l’aide d’une serviette ? La chaleur de deux corps l'un contre l'autre est quand même beaucoup plus sympathique !
Je ne peux qu’approuver.

Bière déposée dans la glacière, tu tends les bras à Elisa, lui faisant signe de venir contre toi en adressant un clin d’œil taquin à Lior. Ses mises en gardes silencieuses, il pourra les conserver pour lui. Tu laisses tes membres retomber le long de ton corps, boisson récupérée, nouvelle gorgée avalée et finissant ainsi la bouteille. Tu te doutes qu’elle ne viendra pas contre toi, l’espoir qu’elle puisse prendre ce genre de décision n’est pas présent. Tu n’attends pas de réaction de sa part, mais quelque chose en toi cri le contraire. Tu tais cette voix.

Elle cuisine ? Elle est bonne à marier en fait … !

Remarque de Stian que l’on n’avait pas encore vraiment entendu jusque-là. Sa voix ne présentait aucune touche d’humour alors que pourtant, tel était le cas.

Des hommes savent cuisinés, c’est juste Àsgard et Marcus qui font penser à des poules qui se retrouvent face à une fourchette quand il est question de cuisiner.
Venant d’un fils de famille de décongelé c’est quand même culotté de ta part non ?, regard entendu entre Marcus et toi, main claquant l’une dans l’autre alors que Morgan vient de se faire remballer par le trentenaire.

Le doigt du persécuté s’agite devant vos yeux à tous les deux. A comprendre, vous ne perdez rien pour attendre. Si seulement tu savais Morgan… Eux aussi te réservent bien des surprises. Mais pas maintenant, conversation continuant alors que tu contemples le moindre des gestes d’Elisa. La serviette est décidément en trop mais son regard, tu le dévores du tien. Malheureusement c’est loin d’être assez. Ta bouche qui l’embrasse, tes mains qui courent sur sa peau bronzée, … Tu secoues la tête, écarquilles les yeux et les tournes ton crâne, observation de ce qu’il se passe autour de toi. Tu as beau réfléchir à comment tous les faire partir, tu n’arrives pas à trouver de solution et ça t’agace. Cela voudrait donc dire que tu resteras toujours avec eux ? Autant tes amis, tu sais que même sans un regard ils comprennent qu’ils peuvent être de trop. Mais les colocataires d’Elisa… Si tu leur demandes, tu crains de te mettre l’Italienne à dos, ils ont l’air assez proche pour avoir ce genre de réaction… Tant pis, tu abdiques et te lèves. Lior peut s’en satisfaire, mais qu’il reste sur ses gardes ce n’est que partie remise. Retour à l’eau, tes iris s’attardent sur Stian qui s’en va se perdre du côté du camping, un ami de son père qui le gère. Ce n’était probablement pas pour se renseigner pour les étudiants, seulement pour aller leur emprunter les toilettes, ni plus ni moins. Toi, de ton côté tu t’écartes de la berge dans l’unique but de nager, de ne pas rester immobile, tes cheveux se dénouant au contact de l’eau. Ce n’est pas grave tu les rattacherais plus tard.
Morgan s’approche de toi, sourire aux lèvres face à la tournure de la journée.

Tu es résistant aujourd’hui dis donc !

Une de tes mains part, certes ralenti par l’eau mais tout de même assez rapide pour que le geste claque sur ses testicules. Un bref cri s’échappe pendant qu’il se laisse couler, Petter vous rejoignant dans un fou rire en se doutant de ce tu lui avais fait. Fourbe que tu es… Cependant, quelque chose cloche, tu sens une main s’agripper à toi, service trois pièces pris pour cible au travers du boardshort. Yeux grands ouverts, coup de panique sur la vengeance de l’homme que tu venais de malmener. À peine il tire, à peine tu t’enfonces sous l’eau à sa merci et c’est Karl qui vole à ton secours, pinçant les côtes de Morgan. Il pensait bien faire Karl… Il ne s’imaginait pas que son ami, sous la surprise, resserrerait son emprise sur toi. Une larme coule sous la douleur sans qu’elle ne puisse être visible, tête toujours sous l’eau. La libération vient enfin et tu t’en vas prendre une longue inspiration, tête à l’air. Impossible de sortir, tu marcherais comme un cowboy pendant quelques secondes encore. Alors, tu patientes, revenant quand même plus prêt d’Elisa et te remet enfin debout, douleur plus ou moins disparue.

Tu n’as rien vu, rien entendu et rien compris.

Si elle voulait te faire chanter, elle pouvait avoir de quoi le faire grâce à Morgan. Tu l’observes un moment sans rien dire, souvenir te rappelant de la pression de mains autour de tes poignets toute à l’heure. Comment cela peut-il réellement se traduire ? Si elle voulait te repousser, elle l’aurait certainement fait. Si elle t’a laissé faire c’est que tu as finalement plus de droit que ce que tu ne peux le penser ou même l’espérer. Il va donc falloir savoir doser maintenant mon Àsgard, continuer d’avancer sans pour autant rentrer dans une précipitation qui pourrait te causer du tort. Tu renoues tes cheveux, t’étirant et jette un coup d’œil derrière elle.

Marcus arrive à pas de velours. Il savait comment t’aider, et s’il s’immisce dans le cercle que tu traces autour de vous, c’est qu’il sait que t’as confiance en lui est grande. Mouvement vif, il l’attrape, une main dans le dos et une sous les jambes, courant en direction des profondeurs du lac avec Elisa dans les bras, criant comme un fou. Détourner l’attention, que tu cesses d’être le centre des regards de Lior pendant un moment. Il le sait Marcus, rentrer en confrontation avec lui ne t’inquièterait pas mais ta relation avec Elisa pourrait empatir pour cette bêtise. Ce n’était pas intelligent, tu arrivais à le reconnaitre. Alors tu le laisses s’en aller comme le bucheron sauvant le chaperon rouge du méchant loup, souriant à l’image.
Sans bouger, tu jettes un coup d’œil sur la rive quand tu aperçois Stian rester assis sur l’herbe après son retour, indication de la tête pour te rassurer que tout va bien… Sceptique, il le voit et te fait signe de retourner au loin. Wyndia m’assure que tout va bien, il s’est seulement stupidement engueulé avec son père. Tu me cherches du regard et me voit plonger dans le lac. Fais attention à garder tes distances s’il te plait. Évidement mon Viking, ne t’inquiète pas pour ça, je leur serais invisible. Regard en arrière pour voir ce qu’il se passe, tu retournes auprès de Stian, l’obligeant à te rejoindre s’il veut que tu le laisses tranquille. Son sourire en dit long alors qu’il accepte de venir te voir, bras sur ton épaule, le tien suivant le mouvement pour aller retrouver les autres. Il se détache de toi, partant dans une direction pour aller ennuyer ce nouvel ami qu’il s’est fait.
De ton côté tu te diriges vers Elisa, main glissante dans son dos, bouche retrouvant l’oreille de la brune alors que tes yeux regardent ailleurs.

Désolé je t’assure pouvoir faire tout ce que je peux.

Mais tu m’es trop attirante. Ta chaire appelle la mienne, elle la rend malade de ta distance et la brûle de sa proximité. Ce désir si grand, si puissant, je commence déjà à ne plus en pouvoir. Aide-moi et remet toi au moins quelques choses sur le dos, il ne m’est pas possible d’adoucir le tempérament de la bête alors qu’elle hurle pour t’attirer dans ses filets… Tu comprends de plus en plus pourquoi il était plus sain de te séparer d’Ingrid. Plus tu passes de moment avec Elisa et plus cela trouve une justification à tes yeux. Tu veux déposer tes lèvres dans son cou, tes grandes mains venir se poser une nouvelle fois sur ses hanches, parcourir chacune des lignes de son corps et lui donner envie, envie de toi. Yeux fermés tu retires ta main de son dos marchant devant elle, te décidant à retrouver Morgan pour lui faire regretter son geste de toute à l’heure.
  
MessageMar 16 Aoû - 0:13
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Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Bonne à marier, hein ? L'idée fait rire Elisa, imaginant aisément l'expression de son père en entendant telle remarque, offensé et protecteur, prêt à aller protéger sa princesse du moindre prétendant comme s'ils étaient en réalité des dragons, compas destiné à mesurer le nombre d'or transformé en arme, recrutant ses oncles et ses cousins pour bonne mesure. Elle a déjà pu voir ce spectacle à plus d'une reprise, prétendants de ses cousines prenant peur parfois, persistant d'autres. Ceux-là ont toujours fini par s'immiscer malgré tout dans la famille, pour tout ce que les pères sont toujours froids avec, et que les remarques ne mangent jamais de fuser dans leur direction, oscillant entre pique et critique. A croire que c'est une caractéristique des hommes de sa famille, d'être trop protecteur, ou même simplement de ceux dans son entourage, mains de Lior rajustant encore le tissu finalement battues au loin avec un regard exaspéré. C'est bon, maintenant. Il se renfrogne derrière sa bouteille, Ashton enfin calmé lui lançant un regard blasé avant de se redresser, s'informant rapidement de la direction du camping et s'éloignant pour se renseigner, tee-shirt repassé à la va-vite collant à sa peau. D'eux trois, il parle le meilleur norvégien, et même s'ils se doutent que le gérant parle anglais, ils savent aussi que se renseigner en norvégien ne pourra qu'améliorer leurs chances d'avoir une réponse positive.

De son côté, elle sourit en observant le groupe qui leur fait face, l'italienne, attrapant une dernière fois le regard d'Àsgard avant qu'ils ne retournent dans l'eau. Elle préfère rester en dehors un moment encore, elle, se débarrassant de la serviette et s'étirant, sourire aux lèvres en sentant le soleil réchauffer sa peau. C'est aussi efficace qu'une étreinte, vraiment, et tout aussi agréable, esquisse de pensée s'interrogeant sur l'expression que le Viking aurait eu si elle avait accepté son offre silencieuse faisant s'agrandir son sourire. Elle peut entendre Lior à ses côtés qui s'agite, un sourcil se haussant au-dessus de ses paupières closes en une interrogation muette qu'il balaye d'une pichenette, main de l'italienne se levant aussitôt pour répliquer avant qu'Ashton ne revienne près d'eux, le souffle encore un peu court d'avoir choisi de courir sur une partie de la distance. Il reste bien des emplacements, l'un d'entre eux désormais réservé pour eux. Ne leur restera plus qu'à payer en arrivant tout à l'heure et à planter la tente. Leurs mains claquent ensemble à la nouvelle, le son sonore en comparaison de la conversation qu'ils ont machinalement tenu à voix basse, avant qu'Ashton ne les relève de force et ne les entraine au bord du lac. Lior traine des pieds un instant, regard glissant vers le groupe déjà dans l'eau avant qu'il ne hausse les épaules et ne se drape sur colocataire et compatriote. Leurs coudes s'enfoncent aussitôt dans ses côtes, melbournien se pliant sur lui-même dans une parodie de douleur qui leur fait lever les yeux au ciel. Un "Drama queen" est murmuré par Ashton, protestation résonnant aussitôt derrière eux, Elisa s'éloignant machinalement des deux garçons pour se rapprocher de l'autre groupe, ses lèvres frémissant encore de rire tandis qu'elle observe Àsgard approcher. Elle a la sensation d'avoir manqué quelque chose, même si elle ne lui dira jamais n'avoir pas la moindre idée de ce qu'elle est censée ne pas avoir vu, occupée comme elle l'était par les deux australiens qui se chamaillent derrière elle. C'est plus intéressant de lui laisser à penser qu'elle sait ce qu'il se passe, sourire amusé se peignant sur ses lèvres tandis qu'elle lui demande s'il est certain de ce qu'il avance.

C'est jouer avec le feu, vraiment, mais elle ne peut pas s'en empêcher, sa raison peinant à l'empêcher de faire plus encore, son impulsivité voulant voir jusqu'où elle peut aller avant de se brûler. Le jeu devrait en valoir la chandelle, le spectacle vaut certainement déjà le coup d’œil, même s'il ne restera très certainement que ça. Elle ne peut pas vraiment s'en plaindre, remarque amusée au bord des lèvres remplacée par un "Cazzo !" instinctif et sonore, bras se refermant autour du cou de Marcus et refusant de le lâcher quand il tente de la lancer au loin. Si il croit y arriver comme ça, il est mal parti, italienne refusant de se laisser gentiment plonger dans l'eau, pied s'appuyant sur la cuisse du norvégien tandis qu'elle tente de l'entrainer avec elle, mains se croisant et membres s'emmêlant en même temps que les rires. Elle aperçoit vaguement Àsgard sortir du lac, distraction lui coutant la victoire alors que le pied de Marcus s'enroule autour de sa cheville et la fait tomber, réflexe lui faisant attraper son bras et tomber à son tour. Elle s'en contentera, main l'aspergeant rapidement en remontant à la surface avant qu'elle ne replonge pour éviter sa riposte, sa cuisse lui servant d'appui pour se propulser plus loin avant de se rapprocher de la rive et de se redresser. L'élastique a survécu de justesse à la lutte, Elisa ramenant ses cheveux en arrière et commençant à les attacher pour s'assurer de ne pas avoir à le passer à son poignet et risquer de le perdre avant d'interrompre son mouvement, visage se relevant vers celui d'Àsgard, la grande main calleuse brûlante contre son dos, ses yeux cherchant un éclaircissement, une confirmation de ses mots dans son regard, sans succès. Le commentaire est explicite en dépit de tout, sa peau lui semblant se tendre en réponse, anticipation frémissant au fond d'elle avant d'être rappelée à l'ordre. Pas à l'ordre du jour, pas à l'ordre de la semaine ou du mois non plus. Dommage. Tant mieux. Elle n'en est pas certaine, et préfère rester silencieuse et le laisser s'éloigner. La chaleur de sa main persiste sur sa peau même une fois disparue, semblable à une marque au fer, et elle se retrouve incertaine de ce qu'elle doit en penser.

Je t'assure pouvoir faire tout ce que je peux. Elle se mord machinalement la lèvre tandis qu'elle fixe son dos, élastique claquant autour de ses cheveux rassemblés en une queue de cheval avant qu'elle ne s'enfonce elle aussi plus avant dans le lac, regard trouvant aisément Stian et Ashton et Lior près de Petter, une main se haussant en une réponse muette à l'air interrogateur de son colocataire. Tout va bien, inutile de s'inquiéter. Elle a juste besoin de penser un instant et opte pour s'enfoncer dans les profondeurs du lac, eau se refermant autour d'elle en un cocon protecteur. La fraicheur éclaircit son esprit, un peu, italienne se forçant à considérer la situation de manière rationnelle. C'est plus difficile qu'elle ne le voudrait, et elle finit par se retourner et se laisser flotter à la surface, paupières closes sous les rayons du soleil, doigts traçant des formes insensées dans le liquide. La remarque est claire, vraiment, surtout associée au geste. Elle plait à Àsgard. Àsgard lui plait également, pour être honnête. Quoique le mot n'est pas tout à fait exact. L'attire ? Peut-être. C'est plus proche, plus approprié. Il est beau, clairement, impossible de se mentir là-dessus. Pas juste physiquement, même si elle n'a qu'un aperçu incomplet de sa personnalité. Attirant. Magnétique ? Ses yeux le sont certainement, longue exhalation la faisant de nouveau sombrer sous la surface, yeux ouverts contemplant le ciel à travers l'eau. Se laisser tenter serait si facile... et l'envie est certainement là, maintenant qu'elle s'est forcée à observer la situation, à reconnaître l'attraction qu'il a sur elle. Sauf que. Sauf qu'elle n'a pas envie de céder, pas encore, peut-être jamais. Par peur de ce que à quoi ça pourrait mener ? Ou par pur esprit de contradiction ? Alors quoi ? Faire comme si de rien n'était, et ignorer la situation, se surveiller pour ne pas ajouter à la tentation ? Ou continuer à jouer avec le feu, à être fidèle à elle-même, et ignorer la raison qui lui dit que flirter avec un Viking aussi beau (sublime) soit-il ne fait pas partie des plans et risque plus de la distraire qu'autre chose ? Bonne question. Elle connait la réponse au final, tandis qu'elle remonte à la surface respirer et disparait de nouveau sous l'eau. Elle regrette de ne pas savoir se mentir à elle-même, parfois. Les choses seraient plus simples.

La vase manque effleurer sa peau alors qu'elle nage rapidement, jambes floues finissant par apparaître devant ses yeux. Elle n'a pas particulièrement envie de les interrompre, cherchant à la place la jambe encrée qui ne peut appartenir qu'à Lior et le faisant rapidement chuter avant d'aller se dissimuler près d'Ashton qui rit devant sa mine satisfaite avant de retourner à sa conversation, Elisa lançant un sourire à Stian au passage, ravie de voir que la compagnie de l'australien semble ne pas lui déplaire. Ils semblent parler de jeux en ligne, italienne amusée les y laissant et cherchant à la place Àsgard du regard, machinalement, en profitant pour détacher et rattacher rapidement ses cheveux,doigts glissant le long de ses tempes et de son cou. Il faut bien rassembler les mèches, n'est-ce pas, et si elle peut s'amuser au passage... pourquoi s'en priver ? Elle ne fait rien de mal après tout, et si elle lui sourit au passage, bien... ce n'est que vengeance après qu'il ait déclaré une chose pareille (elle peut encore entendre sa voix au creux de son oreille, sentir le poids de la main nichée dans son dos, le souffle qui caressait sa peau, regard s'assombrissant légèrement en réponse), vraiment. Si il croit qu'elle va prendre la fuite ou lui tomber dans les bras, il risque fort de déchanter. Elle n'est pas italienne pour rien Elisa, après tout. Le danger ne lui fait pas peur, sourire s'agrandissant et prenant un tour malicieux à cette idée.

"T'es sûre que tu veux le regarder comme ça ? On croirait que c'est un bouquin sur lequel tu veux à tout prix mettre la main..." Le bras de Lior passe autour de sa taille, familier, italienne lui lançant un regard amusé en réponse, répondant machinalement en anglais.
"C'est pas un livre, mais..."
"Je croyais que c'était trop prise de tête ? C'est pas ce que t'avais dit à Svet quand elle avait essayé de faire sortir avec ce type, tu sais..."
"Il avait aucune conversation, y'aurait pas eu d'intérêt de toute façon, trop d'effort pour quasiment aucun bénéfice. Et je fais que regarder, c'est pas encore un crime, si ?"

"Si... C'est juste... Fais gaffe à toi ? On les connait pas vraiment encore, je sais qu'ils ont l'air sympas pour le moment, mais... Fin, tu sais que tu peux toujours venir me voir, pas vrai ?" L'étreinte se resserre un instant, main d'Elisa attrapant celle de Lior et se dégageant aisément de l'étreinte.
"Je suis une grande fille, vraiment. Sérieux, tu t'en es jamais soucié avant, alors pourquoi tu te prends la tête d'un coup ?"

"T'as jamais eu l'air intéressée, avant."
"Et c'est un problème ? T'as tenu le même discours à Ashton, peut-être ?" Sa voix s'abaisse encore, conversation à voix basse se faisant plus basse encore, irritation commençant à percer dans son ton. Lior tente aussitôt de faire marche arrière et de s'excuser, un geste les balayant. Elles ne font qu'empirer les choses, vraiment. Il ferait mieux d'assumer, au lieu de s'aplatir comme ça. Ça, elle pourrait le respecter. "Me ne frego. Ma guardati, con la coda tra le gambe ! Bist du ernst ?! Du... Nein. Tu sais quoi ? Tu devrais retourner voir Ash, il a l'air de te faire signe. J'te parlerai plus tard."

Elle n'attend pas sa réponse, Elisa, ignore entièrement la manière dont il prononce son prénom, un peu désolé, un peu exaspéré. Elle secoue juste la tête en réponse au regard d'Ashton avant de s'éloigner, s'enfonçant sous la surface aussitôt que l'eau est assez profonde, irritation grondant toujours au fond d'elle. Sérieusement. Il veut jouer au grand frère surprotecteur, à l'ami concerné pour elle, au mec inquiet et possessif ? Grand bien lui fasse. Elle ne va pas le laisser faire pour autant, même si elle sait déjà qu'elle finira par lui pardonner. Mais plus tard. Pour l'instant, elle s'éloigne avant de refaire surface, inspirant avant de s'enfoncer de nouveau sous les eaux, comptant les secondes qui passent lentement sans qu'elle respire. Le décompte est apaisant, une distraction bienvenue qui l'empêche de se concentrer sur les mots que son esprit semble bien décidé à ressasser et elle reprend une gorgée d'air avant de recommencer le processus. Encore. Jusqu'à ce que le sang ait fini de bouillonner dans ses veines et que ses dents aient fini de grincer devant l'impression de condescendance qu'il lui a laissé. Encore. Jusqu'à ce que cette sensation d'avoir été prise de haut qui hérisse sa fierté se soit effacée. Encore. Et enfin elle se laisse remonter, flottant paresseusement sur le dos tandis qu'elle se récite la suite de Fibonacci à mi-voix.
AVENGEDINCHAINS

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MessageMar 16 Aoû - 21:17
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Les femmes sont extrêmes ; elles sont meilleures ou pires que les hommes.


Àsgard & Elisa
Les garçons t’attendent, fixant ton arrivée et le blocage d’Elisa à ton geste. Ce que tu avais pu lui dire, ils n’en savaient rien mais pour qu’elle réagisse ainsi, ils arrivent à s’en douter plus ou moins bien. De ta main tu imites une ventilation, ta tête donnant un bref à-coup alors que tu souris en les observant. Esquisse amusée, ils n’en rient pourtant pas se doutant de la complication que ton être tout entier doit subir. Alors tu serres les dents, tournes autour d’eux juste pour être face à elle même si de nombreux mètres vous séparent, yeux cherchant les dessins de son corps. Mais c’est trop tard, elle a disparue, impossible de la retrouver hors de l’eau. Intérieurement tu grognes, presque boudeur ne pas pouvoir satisfaire ce besoin de la contempler. Inspiration profonde, tu quittes du regard l’endroit où tu pensais la retrouver pour t’attarder sur la discussion de tes amis. Cependant, à dire vrai, tu n’écoutais pas, ne pouvant leur accorder l’attention qu’ils méritent, Italienne beaucoup trop présente dans ta tête. Concentré un instant, je me permets de vous rejoindre, écailles contre ta peau te réveillant, mes iris fixant tour à tour ceux des hommes pour les saluer dans un silence absolu. Tu viens me trouver, contact échangé, quittant ces compères pour prendre le large alors que ma queue brasse le dessous de la nappe du lac. De ma présence, ils y avaient été habitués depuis des années, humains et daëmoniens variant dans le groupe, seuls Morgan et Petter ne s’étant pas vu accompagné de leur âme. Leur tempérament à chacun avait fait qu’ils s’en étaient moqués dès le départ après avoir tout de même été surpris par vos révélations à Marcus, Karl, Stian et toi. Après tout, d’eux même, ils avaient pu constater que cela ne déformait certainement pas votre personnalité alors pourquoi vous repousser. Le groupe n’en a certainement été que plus souder avant même que tu ne ramènes Blomst parmi vous. Tu t’immerges, mains autour de ma gueule, ta tête contre la mienne cherchant toute la sérénité et toute la tranquillité qui pouvait m’habiter. L’après-midi commençait à être long pour toi en sa présence et sans repos moral, tu aurais bien du mal à gérer tout ce qui semble être en train de te diriger. Mais n’ait crainte mon Viking, je suis là pour toi. Les secondes passent avant que tu ne te décides de te redresser, mon organisme reptilien s’écartant plus loin pour ne rencontrer aucun des trois étudiants.

Direction Marcus qui te fait signe de venir vers lui alors qu’il cherche à savoir ce que tu fais pour cette soirée pour finir par couper sa demande, ton regard retrouvant le sien à Elle. Son corps qui se tend, qui se cambre presque pour nouer ses cheveux. Ton torse qui se soulève avec force, chaleur remontant le long de tes veines. Et ce doigt qui sillonne son visage, son cou… Tes pulsions aimeraient qu’il continue sa course folle mais il se stoppe bien trop tôt, son sourire arrache le tien avec aisance, te laissant terminer par l'imitation d'un baisé volant lui étant destiné que cependant, tu aimerais bien réel.

L’eau ne sera jamais assez froide.
Tu veux te changer les idées ? On sort ce soir si tu as envie.
Non, non certainement pas… Si je sors je prends le risque de sauter sur n’importe quelle femme vue comme elle est en train de me gonfler à bloc. Pour un peu, je pense à elle et je prends le risque de devenir un éjaculateur précoce.
Hum, pas bon pour la réputation, tu peux compter sur Morgan pour déformer la chose en plus.

Jamais de ta vie tu n’aurais pensé avoir envie de quelqu’un comme ça, c’est si fort… Elle est en train de t’épuiser à trop la désirer, ses réactions ne t’aidant en rien. Pourtant tu n’attends qu’une chose, c’est qu’elle recommence, qu’elle parade devant tes yeux, que tu te délectes de tout ce qu’elle veut te montrer. Se contenter d’un rien et espérer le plus. Paupières closes tu te laisses tomber en arrière dans l’eau, lèvres s’étirant d’un coté de ton visage. Oh oui tu souhaitais qu’Elisa n’arrête jamais son jeu maintenant qu’elle parait s’amuser avec toi. Être sa marionnette, tu signes dès maintenant.
Morgan et Karl viennent de sortir de ta fausse noyade alors qu’ils ont pu remarquer que tu tenais l’apnée depuis trop longtemps. Cheveux ramasser sur eux-mêmes après avoir tordu pour en faire sortir l’excédant d’eau, tu réitères tes gestes avec ta barbe, coup d’épaule de Karl pour te faire tourner le crâne dans une direction bien précise. Lior et Elisa. Sourcils froncé tu n’arrives à a entendre ce qui se dit de là ou tu te trouves, l’âme de Karl entrant en jeu, venant se poser sur une branche basse de l’arbre le plus proche d'eux. Le daëmonien te retransmets en direct ce qu’il se dit, tentant de ne pas trop abimer les mots d’anglais.

Je ne comprends pas tout, il aimerait que quelque chose se fasse entre elle et lui ?
Il n’a aucune chance.
Pourquoi ça ?
Parce que je ne lui laisserai pas le loisir de ne serait-ce qu’espérer l’avoir.
Il reste quand même super proche d’elle, sa technique n’est peut-être pas moins mauvaise que la tienne…

L’océan de tes yeux se retrouve dans le brun de Karl, sourire s’étirant sur tes lèvres. Tu ne le craignais pas. Pas après les comportements de l’Italienne vis-à-vis de toi. Vous ne jouez clairement pas dans la même cour et ça, tu en as pleinement conscience, Elisa te porte un intérêt particulier qu’elle n’a pas avec Lior. Non, il était impossible que tu puisses imaginer te faire évincer par un gamin comme lui. Son visage te donne l’impression d’avoir à faire à un enfant, mais es-tu simplement objectif mon Viking ? Un puceau en manque d’amour. Ne commence pas à être méchant mon Àsgard, ça n’en vaut pas la peine, tu le sais bien. Un air taquin vient alimenter ton visage. Un diable qui se satisfait du malheur d’autrui… Tu ne devrais pas, rien ne te dit cette situation ne t’arrivera pas. Mais tu restes confiant malgré tout, égo démesuré par la faute de cette sourde conversation que vous n’auriez jamais dû entendre. Voilà quelque chose qui te redonne un peu de peps ! Regard pour Elisa qui ne parait pas te remarquer, a-t-elle été finalement plus touché par leur échange que ce que tu n’aurais voulu ? Tu la laisses tranquille, non pas que tu ne veuilles pas aller vers à elle, seulement que tu savais bien que tu n’avais pas ta place dans un moment comme celui-ci.
Tu retournes avec la bande, sans prendre part aux noyades qu’ils exercent les uns sur les autres, tu restes au loin, bras croisé sur ton torse nu. La sensation qui ravage ton être te semble bizarre, comme ci voir Elisa ainsi avait pu avoir un impact sur toi. Crains-tu qu’elle s’arrête de s’occuper de toi à cause de lui ou est-ce parce que tu regrettes de la savoir ainsi énervée ? La réponse tu la garderas pour toi alors que tu l’imagines hurler sa colère sous l’eau qui ne saurait l’extériorisé qu’en sourdine. Première fois qu’elle remonte à la surface avant de replonger, tu te soucis pour elle. Lior tu n’en avais que faire, que ça perturbe tant Elisa par contre…

Attendre encore un peu bien qu’elle soit remontée, se laissant flotter en silence. Une minute s’écoule, peut-être deux ou trois, tu ne sais pas trop bien avant que tu ne te décides d’aller la rejoindre sans bruit. Doucement tu t’accroupis dans l’eau, main allant soutenir sa tête, pouces venant de temps en temps caresser ses joues tout en la tirant vers toi alors que tu marches à reculons.

« Un homme met un couple de lapins dans un lieu isolé de tous les côtés par un mur. Combien de couples obtient-on en un an si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du troisième mois de son existence ? »

Voix douce, citation d'une croissance d'évolution faite par ce même homme duquel elle comptait la suite. Tu avais parfaitement compris que le temps n’était pas à ce caprice de ton cerveau. C’était à elle de relancer les dés pour que le feu jaillisse encore une fois. Tu patientes sans dire un mot, te contentant de la guider tant qu’elle se laisse faire. Mais chasser le naturel le fait toujours revenir au galop, et ce, malgré tes efforts…
Tu sais parfaitement ou tu vas et vous éloigner du monde n’était fatalement pas involontaire. Juste ce qu’il faut, avoir de la distance mais rester à vue des autres. Il ne faudrait pas que Lior vous fasse un double arrêt cardiaque ! Un double j’ai dit ? …

Délicatement tes mains quittent sa tête, tête que tu reposes sur un genou que tu lèves pour la caler, elles descendent, doigts flirtant avec sa peau, attentif à ne pas toucher un millimètre carré du maillot. L’objectif n’est clairement pas de te faire coller une baffe parce qu’elle s’imagine que tu veux la dénuder. Enfin, elle aurait raison de penser ça… Sauf que tu t’abstiens. Patte restant en contact avec sa peau, tes yeux qui cherchent les siens, respiration forte que tu essaies de cacher, une main se détachant un instant de son dos pour chasser une mèche de cheveux de son visage pour reprendre, au final, sa course avec sa partenaire qui glisse s’installant à cheval sur son ventre et son bassin. Ton regard observe leur emplacement pendant quelques secondes et s’en va retrouver la chaleur du visage d’Elisa. Ne pas céder à la tentation de l’embrasser. Elle est pourtant tellement présente en toi que tes yeux doivent déjà l’implorer de t’accepter. Tes doigts pressent sa peau pour la faire basculer en avant, ton genou se défait de son crâne et tu la rapproches contre toi, osant la faire venir contre ton corps, son dos contre ton buste, embrassant le creux de son cou avec envie.

J’avais oublié que tu aimais le danger... Mais jusqu’où es-tu capable d’aller, je n’arrive pas à savoir. Le sang qui pulse en toi te donne l’impression de t’ébouillanter de l’intérieur. Et … Je suis intéressé… Tu me montres ?

Curiosité active envers cette femme tu vois Petter arriver vers toi aussi rapidement qu’il semble pouvoir le faire. Sourcils arqués tu défais ton étreinte de l’Italienne en l’observant attendre à distance. Quelques pas et tu regardes Elisa en arrière terminant par te concentrer sur ce que ton ami te dit. Morgan est tombé d’un ponton, il a la jambe explosée ! Phrase dite à voix haute.
Tes yeux s’écarquillent et tu pars le rejoindre le plus vite que tu peux, laissant Elisa en plan à contre cœur. Tu le cherches du regard et le temps que tu mets à ne pas le voir commence à te faire poser des questions sur la véracité des mots du pigeon voyageur. Suspectant un piège tu te retournes, choses que tu n’aurais jamais dû faire. À eux tous, ils te clouent contre le sol vaseux du lac, te laissant remonter à la surface pendant un millième de seconde pour prendre ta respiration avant de te renfoncer la tête sous l’eau. Sans savoir si les deux étrangers sont de mèches avec eux, tu es certain d’avoir à faire à au moins quatre bons salopards. Tu perds peu à peu ton souffle, avalant de l’eau à plusieurs reprises et tu commences à en avoir marre. Dyr. Queue fendant les profondeurs, calcule de vitesse impossible, je sens ta possible pertes de conscience sans qu’ils ne s’en rendent compte. Sans serrer j’attrape ta jambe, tes membres glissants entre leurs doigts pendant qu’ils sentent que tu leur échappes. Cette fois ci, tu leur en voulais. Tu leur en voulais pour t’avoir inquiété. Tu leur en voulais d’avoir poussé le vice si loin que tu ne pouvais pas te défendre. Tu sors de l’eau à quelques dizaines de mètres au loin et je disparais. Tu tousses sans t’arrêter, tasses ayant irritées ta gorge et tu t’installes à distance, le temps de récupérer un peu.

Ils se concertent à savoir qui osera venir te demander pardon, qui prendra le risque de se faire méchamment jeter pour leur attitude qui les a complètement dépassées. Tu ne veux voir aucun d’entre eux pour le moment, juste le temps que la nervosité retombe. Tu es rancunier mon Viking et pourrir l’après-midi en te mettant à l’écart ne te dérange pas le moins du monde. Ils voulaient seulement s’amuser mon Àsgard… C’est vrai que c’était hyper drôle, je n'ai peut-être pas dû assez rire pour pouvoir m’en souvenir. On est désolé Às’. On ne pensait pas en mal j’t’assure. Sors de ma tête et surtout, fous moi la paix. Les garçons retournent dans l’eau pendant que tu t’allonges, yeux fermés sur le monde. Tu les entends au loin, difficulté à s’amuser. Sauf Stian, Stian qui n’avait pas participé, ce tenant à l’écart en silence. Il n’ose cependant pas plus venir te voir que les autres…
Si pour le père d’Elisa, les prétendants des filles de la famille sont des dragons, il est bon de savoir que pour d’autre raison tu savais aussi t’approcher de l’image de ces cracheurs de feu.
  
MessageMer 17 Aoû - 17:56
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Date d'inscription : 25/06/2016Nombre de messages : 237Nombre de RP : 73Âge réel : 26Copyright : Lux Aeternae & Northern LightsAvatar daëmon :
Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Un un deux trois cinq huit treize vingt et un trente-quatre cinquante-cinq quatre-vingts neuf cent trente-quatre deux cents vingt-trois trois cent soixante-dix sept... les chiffres défilent dans son esprit et glissent d'entre ses lèvres aisément, pensées occupées. A partir d'un certain seuil, l'exercice se complique toujours, le stade qu'elle recherche, retenir les chiffres précédents, les additionner, fixer le nouveau chiffre et son prédécesseur, recommencer, encore et encore. Six cent dix, neuf cent quatre-vingts-sept... Ses paupières s'abaissent, occultant tout ce qui n'est la suite qu'elle se récite. Mille cinq cents quatre-vingts-dix-sept... L'eau bouge contre ses côtés, annonce silencieuse de la présence de quelqu'un qu'elle ignore. Deux mille cinq cents quatre-vingts quatre... Et des mains se glissent sous sa nuque et sa tête, les soutenant aisément, cals des doigts faisant se rouvrir lentement ses yeux pour confirmer ce qu'elle suspecte simplement par la manière dont les pouces errent contre ses joues. Àsgard. Ses lèvres frémissent de l'entendre citer le raisonnement derrière la suite qu'elle se récitait, dernier chiffre perdu quelque part dans le lac. Ce n'est pas grave, le contact est apaisant lui aussi, pensées se taisant pour simplement se focaliser sur ses gestes. Ça ne fait pas vraiment sens, de se laisser guider de la sorte, paupières s'abaissant de nouveau, mais qu'importe. Elle peut sentir la chaleur qui émane de ses mains, la manière dont elles glissent le long de sa peau, leur toucher délicieusement électrique, le genou contre lequel sa tête repose, Elisa rouvrant les yeux et observant Àsgard en silence. La situation est étrange. Elle devrait refuser le contact, poser des limites. Mais...

Mais elle l'autorise à la place, lèvres retrouvant une courbe détendue tandis qu'elle observe les yeux bleus plongés dans les siens, une main bougeant d'elle-même pour aller reposer sur celles du norvégien, légèrement, paresseusement. Il y a quelque chose dans la situation qui apaise son esprit contre toute logique, dans la proximité, la tension et l'anticipation, le désir qui approche à pas de velours, comme une promesse pour plus tard, et qui lui tire un frisson alors que son dos repose contre le torse chaud et que sa tête bascule contre son épaule, cou aisément accessible aux lèvres qui s'y glissent, barbe caressant son cou et lui arrachant un frémissement. C'est étrangement facile de le laisser faire, de se laisser aller de la sorte, même pour elle qui ne s'effarouche pas d'un contact physique. C'est étrangement confortable d'être là, au creux de ses bras, sourire léger aux lèvres qui s'accentue en entendant sa voix, visage se tournant vers celui d'Àsgard. Jusqu'où est-ce qu'elle peut aller ? Elle n'en est pas sûre elle-même, l'apprend au même rythme que lui. Rien de tout ça ne fait sens si elle l'approche sous un angle rationnel, après tout. Il est quasiment un inconnu, un étranger, et pourtant elle accueille son toucher aussi aisément que celui de Lior ou de Samuel, plus aisément même. Eux ne pourraient pas la ramener de la sorte contre eux, ni embrasser son cou. Et il n'y aurait certainement pas la même sensation à rester comme ça contre eux, quelque chose de presque détendu, en dépit de tout ce qui est réprimé pour le moment encore, charge dans l'air qui le charge dans l'alourdir. Elle est aussi curieuse que lui, au final. Mais, pour ce qui est de lui montrer...

Pour ce qui est de lui montrer, elle ne peut pas encore lui répondre, Petter approchant avant que ses pensées éparpillées n'aient eu une chance de se rassembler en une image capable de faire sens, étreinte relâchée lui faisant aussitôt la proximité et l'atmosphère étrange détruite par les mots que l'autre homme annonce enfin. Morgan s'est blessé, et elle se redresse davantage Elisa, traçant le lac et ses rives à sa recherche après avoir adressé un signe de tête à Àsgard. C'est son ami qui s'est blessé, c'est normal qu'il aille le voir et tenter de lui venir en aide, yeux verts croisant à distance ceux de Lior et s'en détournant aussitôt. Elle déteste l'expression qu'elle peut y voir, ce mélange d'inquiétude et de possessivité qui n'en est pas vraiment. Elle continue de chercher Morgan du regard à la place, notant rapidement Stian un peu à l'écart, Ashton qui se dirige vers Lior, Àsgard qui disparait sous l'eau, ses muscles se tendant en voyant Morgan debout, le groupe qui le maintient. C'est juste le maintenir un peu sous l'eau, comme ils faisaient tout à l'heure, se noyer pour s'amuser, tension glissant lentement hors d'elle avant de remonter, inquiétude la suivant, ses sourcils se fronçant. Pour une noyade amicale, elle ne peut pas s'empêcher de trouver les secondes longues, et ses dents trouvent sa lèvre et la mordent pendant qu'elle scrute la surface du lac à la recherche des cheveux clairs. Il aurait déjà dû remonter, non ? Elle se trouve incertaine, morsure s'accentuant et mains se crispant autour de ses genoux, envie de se lever et d'aller voir directement luttant avec le bon sens. Ce sont ses amis, ils n'iraient pas lui faire de mal. Il est capable de se défendre. Il n'a pas besoin de son aide. Le doute reste présent, le souci persiste malgré tout, soupir de soulagement lui échappant en le voyant se redresser. Elle scrute sa forme du regard, Elisa, à la recherche d'un quelconque indice.

Elle n'en a pas réellement besoin, la manière dont il tousse lui conte tout ce qu'elle a besoin de savoir, et elle se retient de justesse de fusiller le groupe du regard, ne se prive pas de jeter un regard noir à Lior. Même à cette distance, elle peut aisément lire sa posture, australien levant machinalement les mains en un signe universel de défense avant de vaciller, paume d'Ashton claquant contre l'arrière de sa tête avant qu'il retourne auprès de Stian. Il semble aussi fatigué qu'elle du comportement du melbournien qui le suit en trainant des pieds, châtié. Grand bien lui fasse, elle a d'autres choses à gérer, comme observer de nouveau Àsgard qui s'échoue sur l'herbe, cheveux et barbes encore trempés d'eau. Le rejoindre ou ne pas le rejoindre ? Elle est incertaine. Est-ce que sa présence sera la bienvenue ou est-ce qu'elle empirera les choses ? Il y a une différence entre le jeu qui se met en place et se soucier de son bien-être, et pourtant les deux semblent comme liés, résultat brouillant les cartes et la laissant impuissante face à ce qui semble se dessiner. Elle n'est juste pas sûre de ce vers quoi tout ça se dirige, ni de ce qu'il est en train de devenir. Plus un étranger, pas vraiment un ami (pas qu'ils se connaissent assez pour, mais la sensation de familiarité est assez forte pour semer le doute), pas encore un amant... Peut-être jamais, et pourtant c'est la direction qui semble la plus évidente, dents s'enfonçant de nouveau dans sa lèvre avec irritation tandis qu'elle se redresse et s'éloigne vers la glacière, attrapant rapidement sa serviette et la drapant autour de ses épaules qui sèchent lentement au soleil avant de décapsuler rapidement deux bières. Ce n'est pas vraiment sa place, mais qu'importe. Si ils râlent, elle leur rembourseront, mais pour l'instant, elle s'installe seulement aux côtés de l'homme allongé, ses jambes ramenées sous elle tandis qu'elle se demande comment attirer son attention sans risquer de le surprendre ou de l'irriter davantage, doigts optant au final pour glisser le long de sa tempe et de sa mâchoire, doucement, légèrement. Juste un effleurement vraiment, aussi délicat qu'elle peut le rendre, sourire désolé glissant sur ses lèvres en le voyant de la sorte avant qu'elle ne lui tende une bière. Il n'est pas obligé de la boire, vraiment. C'est juste un objet pour s'occuper les mains, auquel se raccrocher si il en a envie sans pour autant risquer de paraître faible ou déstabilisé. Un accessoire. Ils sont utiles, parfois.

Sa propre bière est appuyée contre sa jambe, maintenue debout tant bien que mal alors que ses doigts délaissent doucement la mâchoire d'Àsgard pour glisser dans ses cheveux, les épongeant entre ses doigts autant qu'elle le peut, défaisant les quelques nœuds que l'eau y a laissé, sans se presser. Elle ne veut pas lui faire mal, après tout, juste essayer de lui rendre son sourire comme elle le peut, de faire partir cette tension nichée au creux de ses muscles qui n'a rien à voir avec celle qu'elle a pu voir s'installer quand elle rattachait ses cheveux. Cette tension là était agréable à voir, satisfaisante, enivrante même. Elle donnait envie de voir jusqu'où elle pouvait la faire monter avant que les barrières ne cèdent, faisait naître en elle une tension et une chaleur comme en écho. Cette tension ci est déplaisante, inquiétante. Elle n'a rien à faire là, tandis qu'elle tord les cheveux clairs et les laisse dénoués pour sécher au soleil, doigts se dirigeant à la place vers sa barbe pour répéter le processus, caressant sa mâchoire au massage. Elle peut sentir ses pensées s'agiter, rassembler les pièces dont elle dispose, les soupesant et tentant de les assembler, de former une image qui fait sens. Cette familiarité qu'ils ont l'un vers l'autre, ce jeu de séduction, l'inquiétude en ne le voyant pas remonter à la surface, le souci en le voyant seul sur l'herbe, sourire absent de ses traits. Comme si sa joie contribuait à la sienne. Illogique. Le mot revient constamment alors qu'elle essaie de démêler l'écheveau en même temps que ses doigts finissent de peigner à travers sa barbe, la délaissant en courant doucement sur sa joue avant de se refermer sur sa bouteille de bière.

"Tu disais que tu étais curieux de savoir jusqu'où j'étais capable d'aller ? J'en ai aucune idée..."

Elle n'en a aucune idée Elisa, mais elle est curieuse de le savoir, tandis qu'elle s'interrompt le temps de prendre une gorgée de bière et de changer de position, étendant ses jambes devant elle, la main occupée par sa bouteille drapée sur son genou. La serviette a partiellement glissé dans son dos, italienne l'ignorant complètement, observant Àsgard à la place. Il l'aimante. C'est peut-être le seul mot qui correspond, au final. Quelque chose en lui qui l'attire et la retient, inexorablement. Quelque chose en elle qui semble faire de même, si son comportement est une quelconque indication. Elle est curieuse de savoir jusqu'où tout ça pourra aller. Est-ce qu'ils finiront par se rencontrer ? Ou est-ce que le champ qui les retient finira par s'inverser et par les faire se repousser, encore et encore ?

"Mais je suis curieuse de savoir... et à ce moment... qui sait, je te montrerai peut-être !"

Elle a presque l'impression d'avoir fait une promesse, tandis qu'elle rit et lui lance un regard amusé de derrière sa bouteille, son bras la maintenant partiellement redressée. Peut-être. Le mot était presque une arrière-pensée. Quand elle saura, elle sera probablement trop emmêlée dans tout ça pour pouvoir faire autrement que lui montrer jusqu'où elle est capable d'aller. Et l'envie est là, de lui demander, jusqu'où lui est prêt à aller. Mais cette question là, elle doit la garder drapée derrière ses dents. Elle risquerait de tout dégoupiller, de tout entraîner avec elle, et de détruire à la fois le jeu et l'exploration qui l'accompagne. Ce serait dommage, surtout si ça venait à abimer cette chose si fragile qui essaie de se tisser, encore indéfinissable. Il va falloir attendre, et tester les limites de leur contrôle. Voir combien de temps encore tout ça peut continuer, avant de basculer vers sa conclusion. Ça devrait être un voyage intéressant...
AVENGEDINCHAINS
  
MessageJeu 18 Aoû - 0:14
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.Àsgard ValdasonNothing will be the same...

Le désir de l'homme est brutal et sommaire. Celui de la femme rusé et lent, comme venant de plus loin.


Àsgard & Elisa
Ils n’auraient jamais dû. Pas comme ça, pas si longtemps et l’écho de l’âme de Marcus et Karl déplorent leur comportement, te demandant de leur excuser ce dérapage. Mais tu restes sourd, mâchoire verrouillée, incertaine de pouvoir s’ouvrir encore pour le restant de l’après-midi. Ils savent pourtant comment tu réagis et quel est ton caractère... Dans l’emportement ils n’ont pas su s’arrêter, pensant peut-être que tu avais pris part à leur amusement. Là était loin d’être le cas et pendant quelques secondes tu te mets à te demander si tu ne serais pas mieux chez tes parents pour vider ton esprit. En temps normal il est probable que c’est ce que tu aurais fait, mais pas aujourd’hui. Elle est là et sans comprendre pourquoi tu te sens prisonnier de sa présence, enchainé au lieu parce qu’elle y respire. Cela te contrarie peut-être autant que ce que tes amis t’ont fait subir. Juste pour une femme que tu convoites, voilà quelque chose de bien cher payé…
Inspiration profonde que tu expulses tout en relevant tes bras en les disposants derrière ta tête, tu tentes de filtrer les bruits qui t’entourent. Se concentrer à ne penser à rien, entendre seulement le bruissement de l’eau, le mouvement léger des branches qui sont lentement poussées par le vent, la chaleur du soleil sur ton corps que tu supportes plus que leur rire. Dents serrées les unes aux autres, tu dégages rapidement ta main en bloquant le geste que tu viens de sentir flirter avec ton épiderme. Tu n’aimes pas que l’on te touche. Poignet saisi au vol, tu desserres ton emprise de celui-ci en discernant la finesse de ce dernier, rouvrant les yeux, visage encore verrouillé par la contrariété. L’Italienne. Ton regard met du temps à s’adoucir alors même qu’il trouve comme un certain réconfort dans le sien. Tes yeux descendent sur la main qui voulait te toucher, tes doigts glissant et s’entrelaçant un instant avec les siens. Quelques secondes, c’était tout ce que tu lui pris pour ce geste à l’allure si classique et pourtant rempli de significations pour toi. Attention portée sur ce que tiens, tu savoures la chaleur du contact et la douceur de sa peau pour finalement défaire ton attache, bras retombant le long du corps, tête se décalant un peu plus vers Elisa. Et tu la laisses faire, encore une fois, pour toujours même, saisissant la bière qu’elle te tend pour la placer à l’opposé de là où la femme se trouve.

Tes yeux se referment donnant l’idée que sa proximité t’offre suffisamment de confiance pour t’abandonner à elle.
Son geste au moment même où il s’arrête, se séparant de ton visage, il commence à te manquer. Tes sourcils se froncent furtivement avant de se détendre en goûtant à cette nouvelle délicatesse de laquelle tu refuses de t’écarter. Elisa, c’est comme si elle donnait l’impression d’avoir toujours était là. Le sentiment était incompréhensible mais bien présent, n’offrant aucune explication à qui que ce soit, laissant chacun dans le doute, toi comme ceux qui t'entourent. Paisiblement, elle t’embarque, sa recherche de l’apaisement atteignant peu à peu sa finalité. Sans faire de vague, sa main passe autour de ta bouche se faisant découvrir par tes lèvres qui viennent y embrasser sa paume avant qu’elle ne regagne ta barbe. Ton regard la retrouve, plus calme qu’auparavant et l’observe, respiration reprenant de sa puissance dès lors que ses jades te sont visibles. Tu la veux. Tu la désir. Et pourtant… Pourtant elle rompt votre intimité, son chant vibrant dans tes oreilles à l’évocation de ses limites. Pendant plusieurs secondes tu restes à réfléchir. Tu es sérieux mon Àsgard et ce qu’elle t’avoue ne t’aide pas à y voir spécialement plus clair dans le comportement que tu devrais adopter pour elle. Ne pas basculer dans le trop ou dans le pas assez. Ne pas la lasser et ne pas se faire jeter. Un rien peu faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, jeu tacite de l’équilibriste duquel tu n’as pas le droit à l’erreur. Il ne faut pas tomber. Ta chute pourrait être grande mon Viking et tu arrives à le reconnaitre...

Bouteille récupérée, tu accompagnes l’Italienne dans une gorgée pendant qu’elle termine sa phrase. Peut-être qu’elle te le montrera ? Mais sans l’y pousser comment pourrait-elle savoir ? Tu n’es pas assez patient pour pouvoir la voir s’envoler toute seule. Pourquoi ne pas l’aider à y voir plus clair ? Toujours silencieux tu déposes ta bière un peu plus loin de toi, iris fixant le ciel. Une dizaine de secondes tout au plus pour que tu ne veuilles bien bouger une nouvelle fois. Seulement cette fois ci, ça ne serait pas pour t’encombrer d’un objet pour lequel tu ne ressens aucune véritable envie. Sans attendre plus longtemps ton bras fauche le sien, l’arrachant du sol pour la mener contre ce dernier, ta main venant se plaquer contre son dos pour ne pas qu’elle puisse se faire mal, se joignant plutôt à son effondrement pour la faire atterrir en douceur. Avec rapidité tu bascules sur le côté, coude gauche te redressant et bras droit venant t’aider à te placer au-dessus du corps de l’Italienne, bière lui étant retirée au passage. Tes jambes situées de part et d’autre de celles de la femme, reposent sur leur genou afin de ne pas coller son corps au tien. Evitons de trop tenter le Diable qui brûle ton âme depuis l'arrivée de la Napolitaine. Regard se portant sur sa main, tu viens loger tes doigts entre les siens, entrelacement. Ta tête vient retrouver son cou pour laisser libre court à tes lèvres de réagir comme le dicte ton imagination. Pourtant frustré de savoir que des barrières peuvent être dressé, tu essaies de pousser le bouchon encore un tout petit peu plus loin, lippe traçant leur chemin jusqu’à sa clavicule pendant que l’index qui n’est pas occupé à serrer sa main vient courtiser ses haches dans de clandestines caresses. Tu soulèves ta tête, yeux coulant pour une seconde sur sa poitrine avant de les relever jusque dans son regard, main se dépliant avec légèreté pour venir se poser à plat à côté de son épaule, ta seconde en faisant de même de l’autre côté. À toi de couper ce fil qui te relie à elle cette fois ci.

Et comment comptes-tu t’y prendre pour le comprendre ? … Si je peux t’être utile pour quoi que ce soit…

Volontairement ta phrase reste en suspension, dans une voix presque suave qui quitte ta bouche et c’est avec difficulté que tu te défais d’elle. Ô, tu aurais tellement aimé être toujours aussi proche de son corps voire même plus encore que ce que la raison ne te permet de trop penser. Salive ravalée, tu reprends ta place initiale, t’installant sur sa droite, yeux plongés sur l’étendue du lac, sourire en coin de Marcus lorsque qu’après avoir récupéré ta bière tu la soulèves dans sa direction. Tu aurais une discussion avec lui c’était certain, lui et tous les autres. Néanmoins ils pourraient venir remercier Elisa de s’être aventurer là ou eux ne se seraient jamais risqué… Ce n’était pas que tu n’étais plus fâché, car non, tu n’étais pas prêt d’oublier, elle avait seulement au moins su te calmer.
Réussir à te calmer … ? Cette phrase sonne bizarrement, comme si elle ne pouvait être véridique lorsque l'on cherche vraiment à te connaitre. Mais cette femme… Pourtant… J’en perds mes mots, secouant ma tête au fond de l’eau avant de repartir vers les deux daëmons terrestres, cachés depuis la venue de ce petit groupe. Moi-même n’arrive pas à comprendre quelle peut être cette force qui la possède pour être ainsi capable de te transformer au bout de seulement deux après-midi passées ensemble.

Au fait… Bien que ça ne rentre pas du tout dans ce que je peux désirer moi, si jamais ma présence ou mon comportement doit dégrader ta relation avec Lior, je peux aussi m’abstenir… On vous a vu vous embrouiller un peu toute à l’heure et j’ai bien compris ce que voulaient me dire ses regards. Pour lui je ne ferais rien, pour toi j’accepte de faire en sorte de calmer le jeu…

Même si c’est dur, je ferais un effort c’est promis. Ton être tout entier hurle contre toi pour savoir pourquoi tu avais été aussi stupide de lui avoir dit ça, acceptant ainsi de ne jamais étancher cette soif que te provoque Elisa. Peut-être est-ce parce que malgré certains traits de ton caractère tu restes quelqu’un de bien mon Àsgard. Tu attends sa réponse, vidant la bière et couche la bouteille au sol te tournant d’un quart pour avoir une vue sur Elisa. Tu ne sais pas quoi dire et ce qui te trotte dans la tête, il vaut décidément mieux qu’elle ne le sache pas. Ce n’est pas grave, tu as encore beaucoup à apprendre sur elle avant de lui dire mot pour mot que tu ne peux plus tenir, que ton envie pour elle est bien trop forte et qu’elle seule doit pouvoir te libérer de ce poids, tu enchaines sur autre chose.

Donc je sais que tu viens de … Naples si je me souviens bien et que je peux mourir de la chaleur qui doit y régner vu comme tu m’as questionné sur ma résistance vis-à-vis des températures. Je sais aussi que tu fais des études de langues, mais tu ne m’as pas précisé quel type de langue ?

Grand sourire dans cette question pleine de sous-entendus. Non Elisa, ne réponds pas à ça, ça n'en vaut pas la peine. Vraiment…

Le fait que tu as des colocataires assez déjantés ne m’a pas échappé et qu’ils sont censés être … plus ou moins matures que mes frères ? Je ne m’en souviens plus de ça j’avoue. Je suis aussi au courant que tu as élu domicile à Bodø et qu’il va falloir que je me triture le cerveau pour pouvoir te revoir, que tu crois n’être ici que de passage mais qu’en réalité tu ne repartiras jamais parce que ce pays va te faire rester. Clin d’œil en référence à ce que tu avais pu lui raconter. Je sais également que tu as une cassette Norvégienne à présent usée de Moomins et que comme promis j’ai su garder le secret. Et quel fardeau pour moi tu ne t’imagines même pas… ! Et enfin que tu ne sais pas te servir d’une carte et que tu possèdes un sens de l’orientation qui laisse à désirer.

Tu fais une pause, tu n’as pas une si mauvaise mémoire quand tu as envie et pour elle, tu laissais facilement croire que toutes ces phrases d’elle que tu buvais, elles se gravaient en même temps dans ta mémoire.

Pourtant même si tu ne donnes pas l’impression d’être tout juste sortie du berceau, -si tu me dis oui, laisse moi juste vomir de dégout face à mon comportement à ton égard-, je ne sais pas du tout quel âge tu as ? Tout comme il m’est complètement impossible de savoir si tu craqueras avant la fin de l’après-midi ou si tu m’autoriseras à au moins t’embrasser !

Dire que tu n’espérais pas qu’elle réponde positivement serait un mensonge, pourtant tu te dis que ça serait trop simple si elle venait à coller ses lèvres contre les tiennes. La négation qui s’associera à ta demande, tu l’attends plus que le reste et d’avance même tu en souris, bras se tendant en arrière, mains à plat sur l’herbe. Pour autant, son âge tu acceptais volontiers de le savoir. Le baiser aussi tu l’acceptais volontiers mais … Bref tu te contenteras, avec obligation, de ce qu’elle te donnerait. Yeux bleus quittant son regard en attendant sa réponse, tu te mets à observer les garçons qui sont sortis de l’eau, discutant apparemment entre eux. Ils vous ont oublié ? Si c'est le cas, tu ne t’en plains pas.
  
MessageJeu 18 Aoû - 20:27
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L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Peut-être. Le mot est tellement étrange tandis qu'il reste suspendu dans les airs entre eux, Elisa notant la bouteille de bière déposée par le norvégien sans s'en soucier outre mesure. Peut-être, vraiment ? Alors que tout semble vouloir les diriger vers là ? Le mot n'est pas très adapté, vraiment... mais c'est comme une barrière qu'elle tente de mettre, quelque chose qui posé là tente de ralentir ce qui se profile. C'est trop simple, trop naturel, de se laisser emporter par Àsgard, c'est trop facile de flirter avec, de brouiller toutes les lignes. Comme s'ils ne les brouillaient pas assez d'eux-mêmes. L'idée lui fait fermer les yeux un instant, le bras qui se saisit du sien et l'entraine les faisant se rouvrir aussitôt, surprise accélérant les battements de son cœur, bouteille abandonnée de justesse tombant sur l'herbe, la bière s'écoulant lentement. Elle regretterait bien de ne pas avoir pensé à la poser, mais... son esprit est occupé par autre chose, Elisa enregistrant vaguement sa nouvelle position, sa respiration encore alourdie d'avoir été manipulée de la sorte. L'herbe contre son dos, ses doigts qui se crispent machinalement autour des fragiles brins. Àsgard au-dessus d'elle, le support de ses genoux maintenant une distance salvatrice alors que leurs doigts s'entremêlent et que son visage vient trouver son cou. Elle devrait se rebeller, le repousser en riant et rétablir la distance qui prend des airs de paramètre de sécurité maintenant qu'elle est réduite de la sorte.

Elle mêle simplement ses doigts à la main occupée à caresser ses hanches sans pour autant l'en éloigner, incertaine de si c'est un avertissement ou non tandis que leurs yeux se croisent. Elle aime le contact, vraiment, mais... il est trop distrayant, faisant basculer son esprit dans un état étrange. Presque reposant, si elle est honnête, pensées flottant paresseusement, murmure constant remplacé par une langueur à laquelle elle n'est pas habituée et qui serait effrayante dans d'autres circonstances. Les mains se dénouent, se posent à place près de ses épaules, silence autour d'eux. Les bruits du monde alentour lui parviennent de loin, comme s'ils étaient isolés, enfermés à l'écart de tout ce qui pourrait perturber... perturber. Perturber quoi, elle l'ignore. Elle ne souhaite simplement pas que le sort soit brisé alors que son regard soutient celui d'Àsgard, infime sourire courbant ses lèvres, caché dans leurs commissures retroussées qui frémissent et remontent un peu plus encore en entendant sa question. Qu'est-ce qu'il peut faire ? Qu'est-ce qu'il n'est pas en train de faire plutôt, alors qu'ils se trouvent de la sorte et que sa voix caresse ses sens et lui fait réprimer de justesse un tremblement. Il l'affecte. Elle ne compte pas pour autant lui montrer à quel point, cillant un instant et se libérant un peu de son sort, juste assez pour retrouver un semblant de calme. Il faudrait répondre, le provoquer comme il la provoque. C'est difficile, quand son corps semble regretter le sien suspendu au-dessus d'elle et la chaleur qui en émanait. La situation se complique sans fin, italienne se contentant au final de laisser ses lèvres se courber en un sourire mutin dans la direction d'Àsgard. S'il veut jouer à ça...

"Je ne manquerai pas de t'informer si j'ai besoin de toi..."

Un instant encore elle reste alanguie sur l'herbe avant de se redresser et de reprendre sa bière, nettoyant le goulot et observant la quantité de liquide restante. Elle devra faire l'affaire, italienne basculant sa tête en arrière et la drainant en quelques longues gorgées. Elle n'aide pas, mais elle ne fait pas de mal non plus, le container abandonné avant qu'elle ne s'étire, visage se tournant vers Àsgard en l'entendant, éclat de surprise au fond des yeux. Ils les ont vu ? Un instant elle se mord la lèvre, nouvel éclat de colère envers l'australien réprimé de justesse avant que sa main passe dans ses cheveux, élastique faisant se froncer ses sourcils avant qu'elle l'ôte avec irritation. Elle aurait préféré ne pas avoir à y repenser, front heurtant doucement son genou avant qu'elle bascule sur le ventre, mouvement l'entrainant plus près du norvégien, son menton venant se poser au creux de ses mains, doigts tapotant un rythme léger contre sa mâchoire et ses lèvres avant qu'un sourire dépréciateur ne glisse sur elles.

"Ne t'en fais pas pour ça... il va finir par s'y faire, même s'il ne manquera pas de râler et de tenter de me sermonner encore une fois... Je peux comprendre qu'il ait du mal avec la situation et s'inquiète, mais ça ne signifie pas pour autant que je souhaite qu'elle soit différente. S'il ne peut pas l'accepter... je suppose que ça aurait fini comme ça à terme quoiqu'il arrive." L'idée ne la réjouit certainement pas, regret glissant sur son visage avant de s'effacer, ses yeux quittant l'horizon qu'ils scrutaient sans le voir pour glisser vers le Viking. "Je ne sais pas même pas si ne pas marcher dans son jeu et prendre des distances aiderait... il essaie de marquer un territoire qui ne lui appartient pas, et franchement, je me passerai bien de l'encourager." Quitte à y perdre son amitié. Elle peut accepter ses câlins et balayer ses avances dans un rire parce qu'elle l'apprécie et ne veut pas causer de tensions inutiles dans la colocation, mais... la corde devra casser, fatalement, même si elle doit la trancher elle-même et quitter la coloc, et une main balaie l'air, le geste fataliste, avant qu'une étincelle taquine glisse dans son regard. "Devrais-je te retourner la question quant à Blomst ?" Elle peut s'abstenir de lui faire la bise quand elle est là. Et de se glisser près de lui, en éternelle recherche de contact, une main se repliant sous elle et jouant avec l'herbe comme en quête de distraction. La possessivité de Blomst semble infiniment plus marquée que celle de Lior, après tout, et elle ne doute pas un instant qu'ils se connaissent depuis nettement plus longtemps. Faire preuve de restreinte autour d'elle ne serait pas nécessairement une mauvaise chose, mais c'est à lui de le décider, ses lèvres se courbant finalement en un léger sourire qui s'agrandit en l'entendant reprendre la parole, commentaire sur ses études de langues aisément ignoré. S'il se croyait original, c'est malheureusement loupé, la blague est un classique dont ils se passeraient bien tous, et Elisa coule un regard faussement déçu vers lui. Blague déjà faite et déjà entendue, essaie encore !

La quantité de détails dont il se souvient est par contre surprenante, italienne clignant des yeux avant de lui sourire, amusée tant par ses remarques que par ses questions, visage se cachant dans ses mains le temps de rire avant de se relever, doigts retenant les derniers éclats de joie.

"Je suis censée commenter tout ça dans l'ordre ou simplement répondre à tes dernières questions ? Quoiqu'il vaut sans doute mieux commencer par le plus simple... inutile pour toi d'aller être malade, j'ai 22 ans, à moins que tu ne considères ça comme être au berceau... mais je me réserve le droit de me poser des questions si c'est le cas, et de ne pas chercher de mon côté comment faire pour qu'on se revoit. Et je confirme, il vaut sans doute mieux que tu évites Naples, ou que tu y ailles en hiver si tu t'y rends un jour. Aussi longtemps que subir des températures qui se baladent entre 12 et 17° degrés en hiver ne te perturbe pas trop !"

Elle ne peut pas retenir un coup d’œil malicieux à cette idée, appréciant la vue qu'il présente de la sorte, boardshort son seul vêtement. Elle ne dit certainement pas non à lui servir de guide à Naples s'il doit l'arpenter vêtu de la sorte. Elle peut aisément imaginer les regards discrètement envieux des hommes qui le verraient, la manière dont ils enlèveraient leurs bombers, faussement négligents, pour mieux mettre leur propre musculature en valeur, dont les arnaqueurs en tout genre lui lanceraient des regards lourds de considération, soupesant le risque et les avantages qu'ils en tireraient. Elle se demande ce qu'il penserait de Pompéi, et si il oserait visiter la Crypta Neapolitana de nuit ou s'aventurer dans les Champs Phlégréens. Les Champs ne l'intéresseraient sans doute pas, italienne se retenant de rire en l'imaginant dans la caldeira, s'entendant dire qu'il marche sur un réseau volcanique, magma palpitant à travers le sol et faisant monter ou descendre son niveau, en apprenant qu'une éruption les a créés. Elle a la sensation que ça ne serait pas sa tasse de thé. Dommage.. son expression aurait sans doute été intéressante à observer. Mais bon... elle peut toujours lui en arracher d'autres même ici, regard rapide en direction du groupe l'informant qu'ils ne semblent pas les observer. Ashton est le plus près, mais il ne leur prête pas attention, observant un instant un bouquet de plantes au bord de l'eau avant de retourner auprès des autres. Elle se demande un instant ce qu'il a bien pu voir avant de reporter son attention sur Àsgard. Elle n'a pas encore répondu à sa dernière question, n'est-ce pas... Il ne faudrait pas non le faire trop attendre, et elle se tourne davantage vers lui, amusée, approchant son visage du sien pour se détourner au dernier instant et parler au creux de son oreille à la place.

"Pour ce qui est de craquer ou de te laisser m'embrasser... Il va falloir attendre encore un peu, navrée."

L'envie est là, pourtant. De glisser ses doigts dans ses cheveux et de se presser contre lui, de savoir si ses lèvres auront la même texture contre les siennes qu'elles avaient contre la paume de sa main. L'envie est là, mais l'envie de résister et de ne pas simplement lui tomber dans les bras est plus forte encore et elle ne peut pas retenir un sourire taquin en éloignant son visage, main trouvant le torse d'Àsgard et glissant doucement le long de ses côtes, pas tout à fait une caresse ni des chatouilles, mais un de ces intermédiaires qui tirent un frisson. Le geste n'est pas raisonnable et elle le sait parfaitement, chance de se faire brûlée augmentant, mais elle continue malgré tout. Il parle de ses limites à elle, de jusqu'où elle est capable d'aller, mais elle n'a pas la moindre idée des siennes, de ce qu'il veut exactement, l'évidence mise à part. Qu'elle craque. Elle est curieuse de ce qu'il veut au-delà, malgré tout. Si elle craque, une fois qu'elle aura craqué, qu'est-ce qu'il se passera ? C'était sympa, salut ? Elle a du mal à y croire, n'a pas particulièrement envie d'y croire, plutôt, doigts continuant leur course inconsciente tandis qu'elle l'observe, hésitant un instant. La question qui commence à se former derrière ses lèvres est étrange, après tout. Pas le genre de question qu'elle aurait pensé poser un jour, probablement pas le genre de question qu'elle devrait poser non plus, si elle était prudente, mais l'impulsivité prend le dessus et les mots s'échappent.

"Tu dis vouloir savoir jusqu'où je suis prête à aller... Et toi, Àsgard ? Où sont tes limites ?"

Trop tard pour les rattraper et faire comme si de rien n'était, ne reste plus qu'à espérer. Quand à savoir quoi... c'est là toute la question, non ? Elle se demande si il percevra leur poids malgré la légèreté du ton. La situation les concerne tous les deux après tout. Elle a presque l'impression que les règles du jeu commencent lentement à se fixer, tacites, tandis qu'elle attend sa réponse, regard quittant les orbes azuréens presque à regret pour observer l'étendue herbeuse qui semble presque se fondre dans le ciel.
AVENGEDINCHAINS
  
MessageDim 21 Aoû - 0:11
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 27Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
.Àsgard ValdasonNothing will be the same...

On se donne des souvenirs quand on se quitte.


Àsgard & Elisa
Tes bras se tendent en direction du ciel et d’assis tu l’allonges à ton tour mais sur le dos, yeux se fermant dans un soupire d’exaltation alors que ton regard avait pu enregistrer ses mouvements avec précision. Ils repassent sans cesse, cerveau s’alimentant de ces images qu’Elisa lui a si gracieusement offertes. Savait-elle qu’il n’y avait rien de plus sensuelle pour toi que ce genre d’agissements ? Se rendait-elle compte de cette faculté qu’elle avait à occuper toutes tes pensées alors même qu’elle était toujours présente à tes côtés ? Tête qui s’élance en arrière, corps qui se dresse et s’étire, doigts qui caresse ta peau… Tant de sensations qui te sont impossible d’oublier. Pas maintenant en tout cas. Peut-être ce soir, peut-être demain. Peut-être jamais ?... Ton calme, l’expression de ton corps, tout ce que le monde n’observe que trop rarement et qui pourtant en disait bien plus que tout le reste, Elisa arrivait-elle à saisir ce que tu pouvais lui communiquer autrement que verbalement ? Imperceptiblement, ta lèvre se laisse mordre, ta mâchoire se serre, souvenirs continuant encore et toujours leur cheminement, passage en boucle. Ton estomac se noue devant l’ouverture séductrice de ce bal, l’Italienne a-t-elle vraiment besoin d’user de ses charmes pour autre chose que celle de te torturer ? En quelques heures elle te met déjà à rude épreuve, contrôle de l’excitation étant de mise, brider ton imagination l’étant tout autant. En cas de dérapage, il ne te resterait plus que l’eau du lac pour laisser descendre la pression. Est-il vraiment judicieux de déjà souhaiter la revoir alors que tu sembles bien incapable de gérer tout ce qu’elle évoque en toi mon Viking ? Elle doit le valoir probablement pour que tu veuilles ainsi rester avec elle.

Je ne le connais pas, mais quand bien même je n’aimerais pas être à sa place. Voir une femme qui m’attire aller s’amuser avec quelqu’un d’autre, voir qu’il a ce que moi j’aimerais avoir, ça ne doit pas être évidant de l’encaisser. Je ne sais pas comment tu peux être avec lui, avec tes colocataires, mais s’il te découvre à réagir ainsi, s’il ne se doutait pas que tu puisses être comme ça, ça doit être une sacrée douche froide à prendre. Il doit être certainement envieux et je le comprends.

Tu ne cherchais pas à le défendre mais à la manière ou l’attitude d’Elisa te ravissait, tu te doutais que du côté de Lior il pouvait s’en agacer. Mais il ne fait pas le poids, tu l’as parfaitement assimilé et bien que ça ne soit pas correct, tu arrives à t’en réjouir. À la place de la Napolitaine, tu ne sais pas comment tu aurais pu réagir, l’inverse étant que si l’un des garçons se seraient offusqué de ce qui se passe, tu n’aurais pas pris le risque de perdre l’un d’entre eux pour une femme. Avec Blomst c’est encore différent… Tes pensées sont coupées par sa question et ton regard répond à son air taquin.

Avec Blomst on se connait depuis que nous sommes enfants. J’avais huit ans je crois, enfin dans ces eaux-là. On traine nos pieds ensemble depuis plus ou moins dix-huit ans et elle a toujours été comme ça, toujours très possessive, très jalouse. Petite un peu moins et plus elle a grandi et plus ça a mal évolué. Je m’y suis habitué, ou plutôt accommoder sans pour autant céder à ses caprices… Ou pas à tous en tout cas. Tu attends un instant, réfléchissant. Tu ne pourras la satisfaire qu’en disparaissant et je n’en ai pas envie.

Tu penses avoir une part de responsabilité dans ce qu’il se passe entre toi et elle. Elle est une amie. Mon Àsgard, une amie étouffe-t-elle quelqu’un pour qui elle a de l’affection ? Tu fronces les sourcils à ma question, ça ne peut pas être autrement de toute manière. Elle a seulement un caractère un peu trop extrême, une rose avec beaucoup de piquant. Personne n’était d’accord avec ta vision de la situation et tu t’en moquais, trouvant leurs idées complètement loufoques. Que Blomst puisse t’aimer ? Tu es sûr qu’il n’y a pas de plus improbable… Tout cela n’avait aucun sens à tes yeux et encore maintenant tu n’arrivais pas à admettre qu’Elisa ait pu faire un rapprochement entre le comportement de Lior et celui de Blomst.
Dans l’herbe, tu hausses une épaule en soupirant. Bien évidemment que tu tenais à Blomst. Bien évidemment que cela te contrariait de la voir agir de cette manière-là, mais malgré vos discussions, malgré vos disputes, rien n’avait jamais changé en elle. Tu l’avais alors envoyé voir ailleurs, lui affirmant que tu ne te soucierais plus de ses sauts d’humeur. Les plus gênés s’en vont, elle était priée d’en faire autant dès lors que son tempérament devenait trop fort. Tu n’en ferais pas toute une histoire, de toute façon, tu savais que toujours vous vous retrouverez. Toi, Blomst, Marcus, Karl, Stian, Morgan, Petter. C’est des pactes d’enfants que vous entretenez, crochet de doigt, jurant et crachant dans des rires que tes parents ont chéris. Jeunes vous défiez la vie de vous séparer et jamais elle n’a su comment s’y prendre. Prions les Dieux pour que cela continue de durer ainsi.

La voix de l’Italienne reprend de plus belle dans un rire qui te soutire un sourire. Quelqu’un lui a déjà dit qu’elle était beaucoup trop ravissante pour le commun des mortels ? Les lèvres s’étirent encore à cette pensée pendant que ses mots trouvent refuge auprès de ton attention. L’air outré prend place sur ton visage ? Quel est donc ce chantage qu’elle ose te faire ? Si tu la trouves trop jeune, tu seras donc contraint à trouver tout seul des solutions pour la retrouver ? Ce n’est pas grave mon Viking, tu débordes d’idées.

Hum… J’hésite à répondre pour ce qui est de l’âge surtout lorsque ce genre de menace plane au-dessus de moi. Et pour ton Italie, c’est quoi ce pays de fous ? Entre douze et dix-sept degrés en hiver ? Mais c’est notre été ici, vous n’avez aucune saison en fait. En Norvège le froid te glace les os à partir de janvier, la neige recouvre tout le pays. Le printemps ou la nature reprend vie, l’été et ses journées qui n’en finissent plus, soleil étincelant au-dessus des fjords. Puis vient l’automne avec ses couleurs chaudes, les feuilles des arbres qui se teintent toutes d’une façon différente. Comment fais-tu pour accepter de ne pas pouvoir admirer la nature sous tous ses angles ?

C’était impensable pour toi, même si le Pays devait certainement tenir ses promesses en termes de beauté, descriptions qu’Elisa pouvait en faire certifiant ces réflexions. Cependant, tu savais que là-bas, tu serais malheureux. La Napolitaine ramène déjà beaucoup de ses contrées avec elle, t’offrant depuis plusieurs heures le charme des épices de l’Italie et tu t’en suffis amplement.

Tes yeux se détachent de ceux de la femme, se déposant au cœur du ciel. Tu te sens bien là, ici, avec elle, allant même jusqu’à oublier le groupe un peu plus loin. Le rire communicatif de Petter trouve sa route jusqu’à vous te forçant presque à tourner la tête dans leur direction pour les observer. Mais ce n’est que de courte durée, elle vole tout de toi et tu aimes la voir faire. Liberté privée, jamais je ne t’aurais cru être si facilement docile… Que ne faut-il pas faire pour gagner une nuit avec elle mon Viking !
Regard retournant dans le sien, tu la contemples, sourcils arqués d’incompréhension alors que sa tête avance doucement vers la tienne. Tu as du mal à y croire, et ton instinct te donne raison alors que son visage se détourne au dernier moment t’arrachant un grognement, yeux brillants d’intérêt pour la fille des volcans. Ce bruit qui a roulé au fond de la gorge, meilleur que du mécontentement au fait qu’elle tente de t’embobiner, c’était de la satisfaction, du plaisir. Tu ne pourras jamais l’expliquer mais tes organes tremblent sous chacun de ses actes, ils frémissent à en demander toujours plus que ce qui ne leur est possible d’avoir.
Tu aurais pu plaquer ta main à l’arrière de son crâne, tu aurais pu te redresser vers elle, tu aurais pu mais tu n’as rien fait. Jeu bien trop intéressant pour être arrêté si rapidement. Qu’elle se laisse désirer, tu ne lui donneras certainement pas tort, ivresse montant encore d’un cran. Et ces mots qu’elle susurre au creux de ton oreille, ils te font fermer les yeux, main viennant se coller à son visage avec délicatesse.

Tu es moins catégorique que pour aller boire un verre… Taquinerie. Que peut signifier ‘‘un peu’’ pour toi, Elisa ?

Il faut que tu la lâches, vite avant de ne plus pouvoir le faire. Cependant rien n’écoute en toi, avant te contraignant à t’écarter d’elle pour un moment. Elle aussi elle étouffe ton air mon Àsgard. Elle, tu ne la veux pas comme amie… Tu veux plus. Beaucoup plus. Néanmoins, en cet instant, tu as besoin de respirer et bien que cela ne puisse t’enchanter, tu te replaces sur le dos mais Elisa continue. Doigt glissant sur ton torse, patinant sur tes côtes, provoquant une réaction de ta part. Sensible. Si tu n’es pas chatouilleux, il y a des zones à éviter, mais l’Italienne elle s’en amuse alors que tu viens lasser tes doigts avec les sien. Et toi ? Peux-tu en faire autant sur corps à elle ? Laisser ton index galoper le long de ses courbes, gravir les vallons de sa poitrine… Voilà quelque chose qui t’intéresse tout particulièrement alors elle te pose la question mon Àsgard. Ou s’arrêtent les frontières que tu peux lui imposer ?

Je n’en ai aucune. Je ne pensais pas que tu puisses être curieuse sur ce sujet me concernant. Pourquoi ?

Les seuls que tu peux posséder sont celles qu’elle est en train de t’obliger à respecter. Mais elles ne sont pas tiennes et ne le seront jamais. Dans une expiration tu l’abandonnes pour te redresser et te mettre sur tes jambes, de trois quarts par rapport à l’Italienne tu t’étires, cette fois ci c’est à ton tour de le faire. Regard se posant autour de toi, tu te donnes l’impression d’être comme une quiche, d’être comme un chien qui attend que quelqu’un lui offre la seule friandise qu’il aime le plus au monde. Cette image est dégradante mais elle t’arrache un sourire pendant que tu reviens te rassoir sur sa droite, face à son corps, tête se tournant pour la regarder.

J’ai envie de toi. La phrase n’a pas le droit de quitter ton être. Rien ne t’empêche cependant d’être toujours explicite avec elle. Et oui, si elle se pose la question, tu veux jouer. Alors montre-lui tes règles Elisa, fais les lui découvrir afin que jamais il ne les dépasse. Tu les frôleras, les taquineras, les fourvoieras et cela jusqu’à ce qu’elles se brisent d’elle-même. L’Italienne te laissera-t-elle faire ? Tu ne comptes pas lui poser la question car si la partie a commencé, c’est elle qui a posé les dernières cartes. À ton tour maintenant. Jeu de main, jeu de vilain. Tes doigts viennent courir sur son dos, subtilement, toujours en l’effleurant. Un massage ? Oui pourquoi pas, mais pas n’importe lequel. Tu peins le long de sa colonne vertébrale, t’arrêtant sur le bas du dos, avant de continuer à la découvrir en rejoignant ses hanches. Le touché est délicat, geste habile et assuré alors que tu refuses de rompre le silence. En vérité, tu te fais souffrir comme un grand… Regard levé sur le groupe tu observes Petter qui tapote son doigt sur son poignet en vous regardant. L’heure, elle tourne c’est vrai. Il n’allait pas tarder à s’en aller, parents l’attendant pour manger à seize heures pile. Mais tu n’as pas envie de te les retrouver, préférant votre isolement pour aujourd’hui.

Ça va aller pour vous le camping ? Vous avez tout ce qu’il vous faut pour camper ? Les nuits ne sont pas fraiches, un peu plus de dix degrés pour ce soir je pense.

Tu te soucies d’elle encore une fois mon Àsgard ? Surprenant comportement…
Tes mains quittent son corps pour la laisser tranquille, l’absence soudain de contact avec sa peau faisant louper un battement à ton cœur, désagréable sensation que tu acceptes plus par contrainte qu’autre chose. Debout, tu te baisses pour ramasser les deux bouteilles de verres, les calant contre toi en attendant que l’Italienne suive le mouvement, amis au loin s’exécutant de la même manière que vous deux alors que tu les rejoins. Chez toi aussi tu étais attendu, comme chacun des enfants du pays. De plus avec un père comme le tien, il t’aurait été impossible de prolonger ce moment si tu ne voulais pas te faire recevoir sur les roses, tu as beaux avoir vingt-six ans, face à lui tu avais toujours cette sensation de n’en avoir jamais eu plus de cinq. Écoutant le groupe discuter de choses et d’autre, tu ranges par la même occasion les affaires qui pouvaient trainer dans le but de laisser le lieu aussi propre que lorsque vous êtes arrivés. Le départ est imminent, daëmon à l'affut de l'envol des étudiants pour sortir à la lumière du jour.
  
MessageLun 22 Aoû - 12:40
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Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans le grognement qui s'échappe de la gorge d'Àsgard, quelque chose qui lui tire un frisson de fierté et un sourire contre son oreille avant que la large main trouve sa joue, la capturant doucement alors qu'elle incline son visage dedans de manière fugace. L'idée d'autres circonstances où elle pourrait lui arracher ce genre de son primal traverse son esprit et fait s'étirer davantage ses lèvres en une mimique taquine qui se transforme en une moue exagérément boudeuse, ses yeux toujours amusés. Oubliez qu'on peut aussi boire un verre en terrasse une fois et on vous le rappellera à jamais, apparemment. Ou plus que vous ne le voudriez, au minimum. Ce n'est pas comme si elle n'avait pas été intéressée pour un verre avec lui... mais rester au bord du cours d'eau à discuter aurait été plaisant aussi, même si ça aurait sans doute signifié de ne pas faire d'accrobranche et de ne pas découvrir l'existence d'Alle Dyr. Quant à savoir si apprendre que le Viking a une alligator de compagnie est une bonne ou une mauvaise chose... même avec son apparente docilité, elle reste intimidante, l'italienne décidée à ne pas l'approcher si elle peut l'éviter. Laisser Àsgard entre elle et Alle Dyr est certainement une bonne idée. Mais dans le même temps, le peu de leurs interactions qu'elle a pu voir étaient fascinantes, et il en est certainement plus intéressant encore. C'est juste... quelque chose d'étrange, d'intimidant sans parvenir à être rebutant. Est-ce qu'il peut simplement l'être ?

Bonne question, comme celle qui lui échappe malgré elle, réponse lui tirant un sourire amusé. Aucunes limites, vraiment ? Ça ne fait qu'attiser sa curiosité. Il doit bien en avoir une, une barrière à ne pas franchir, pour tout ce qu'il dit ne pas en avoir... mais peut-être qu'elles sont imposées, plutôt que réelles. En tout les cas, elle est curieuse de pouvoir les tester, essayer de pousser le bouchon un peu plus loin et de lui arracher de nouveau ce grognement, lèvre se mordant brièvement tandis qu'elle l'observe se lever et se rassoir, regard curieux le suivant. Curiosité. C'est ça qui a permis à la question de s'échapper, c'est ça qui la fait rester immobile après que la surprise ait fait se tendre son dos en sentant ses doigts contre, contact les détendant aussitôt, légèreté faisant se clore ses yeux et simplement s'abandonner, peau frémissant à mesure que les mains masculines la tracent. Savoir qu'il suffirait qu'elle bascule sur le dos et lui attrape les mains pour mettre fin au contact, ou simplement lui dise d'arrêter, la met encore davantage en confiance, mains remontant simplement celles d'Àsgard un peu plus haut sur ses hanches. Ce n'est pas drôle si elle craque trop vite. Le jeu commence juste, ça serait dommage que la partie touche si vite à sa fin.

La réalité y met fin bien assez vite, mains la quittant alors que l'heure rappelle le groupe à la réalité. 16 heures, l'heure d'aller souper, Elisa se redressant dans un soupir réprimé et se saisissant de sa serviette oubliée, bouteilles déjà saisies par Àsgard. De loin, elle peut voir Ashton se redresser un peu après les autres, main trouvant sa poche sans qu'elle ne saisisse trop pourquoi, regard curieux dans sa direction s'attirant un haussement d'épaule pour toute réponse. Ok qu'il garde ses secrets, ses lèvres se courbent en direction d'Àsgard à la place en réponse à sa question. Dix degrés de nuit, l'idée est étrange, et elle ne peut pas s'empêcher de doucement bousculer le Viking de l'épaule.

"Dix degrés la nuit en été et c'est les Napolitains qui sont fous ? Même L'Aquila a pas des températures pareilles et c'est censé être la ville la plus froide ! Mais je suppose que moins deux en hiver, pour toi, c'est frais... On a ce qu'il faut sinon, Luka y a veillé, il a l'habitude de ces températures contrairement à nous."

Il est d'Inari en même temps, et lui et Svetlana ne manquent jamais de se moquer l'un de l'autre et de se chamailler, le same et la carélienne, avant de prévoir de partir ensemble quand ils rentreront dans leurs familles, laissant le reste des colocataires échanger des regards et hausser les épaules quand ils ne se mordent pas les lèvres pour se retenir d'éclater de rire avant de parier hors de portée de leurs oreilles. Le froid, il connait bien Luka, et il lui a rappelé de prendre des couvertures et oreillers en plus de la tente et des tapis de sol. Ça ne sera pas la nuit la plus confortable qui soit mais ils devraient survivre, à trois dans la même tente, ce n'est pas tellement le froid qu'ils devront craindre, plus de s'étouffer mutuellement comme elle ne peut pas s'empêcher de lui faire remarquer avant de croiser le regard de Lior. Il est toujours sombre et teinté de jalousie, mais son sourire a l'air sincère aussi hésitant soit-il, Elisa levant les yeux au ciel avant de rapidement faire une bise à Àsgard et saluer le reste du groupe, attrapant ses habits et montant avec les autres en voiture. Avec la tente et le reste, ce sera le plus rapide, et le trajet passe en effet en un instant, emplacement réglé pour la nuit et tente plantée par Lior et Ashton qui jurent à tout va pendant qu'elle rit et rit à n'en plus pouvoir entre deux vagues suppositions quand à ce que fait Àsgard. Souper avec sa famille, à n'en pas douter, comme ils devraient le faire, décision rapidement prise de s'habiller et de sortir la glacière, sandwichs rapidement assemblés et bouteilles d'eau distribuées, crudités en tout genre dans leurs sachets lancées à chacun. Ils ne feront pas de déchets au moins comme ça, conversation facile entre eux, éléphant au milieu du magasin de porcelaine évité avec soin. C'en est presque exaspérant, mais elle retient l'envie de simplement mettre le sujet sur le tapis. Avec plus de huit heures de route devant eux demain, éviter de tendre encore plus l'atmosphère est probablement la meilleure option et elle les laisse à la place, le temps de profiter de la douche du camping et de se changer hors de son maillot, revenant pour garder l'emplacement tandis qu'ils y vont à la place.

Le reste de l'après-midi passe vite, ponctué par les parties de cartes, groupe partant rapidement dormir, portables réglés aussi tôt qu'ils se sentent capables de se lever et émergeant le lendemain matin courbaturé et ébouriffé, mains réprimant leurs bâillements sans grand succès avant qu'ils s'étirent. Pas de café ni de nourriture, la glacière est rechargée dans la voiture avant d'être rejointe par la tente et les couvertures, Ashton s'installant au volant et démarrant tandis que Lior se rendort aussitôt et qu'Elisa somnole en regardant par la fenêtre, musique emplissant l'habitacle à la place des conversations. Ils feront escale plus tard, pour descendre quelques tasses de café (en grimaçant et toussant tout du long dans le cas de l'italienne qui ne cachera pas les regards trahis qu'elle lancera au pot de café) et manger avec appétit avant de repartir, Ashton s'endormant à l'arrière pendant que les colocataires discuteront, sujet d'Àsgard toujours aussi soigneusement évité. Il ne sera abordé qu'au soir, Lior râlant auprès de Luka et de Samuel surpris mais peu compatissants pendant qu'ils lui pointeront qu'il était seul à être intéressé tandis qu'Elisa se confiera à Svetlana, qui rira à n'en plus pouvoir avant de demander toujours plus de détails et de demander à lire leur conversation, italienne refusant en souriant avant de se faire attaquer par la russe déterminée à lui voler son portable et savoir.
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MessageMer 24 Aoû - 2:22
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Date d'inscription : 16/11/2013Nombre de messages : 719Nombre de RP : 168Âge réel : 27Copyright : © Aki.Avatar daëmon :
.Àsgard ValdasonNothing will be the same...

18.08.2007 / 15h49
Salut Elisa, j’espère que vous avez eu envie de rester un peu plus longtemps dans les environs… Je crois tenir ton élastique en otage. (Bien dormis sinon ? Et la route, pas trop longue ?)

18.08.2007 / 18h53
Salut ! Partir a été difficile oui, on serait bien resté un peu plus. La route a surtout été calme, à part la musique, c'était plutôt silencieux... Pour ce qui est de dormir... bien dormis mais trop peu, probablement pour ça qu'on est tombés comme des masses en arrivant. Et toi, ça va ? (oups... apparemment il voulait qu'on se revoit. Il a réussi ?)

18.08.2007 / 20h10
… Ça le sera peut-être encore pour quelque temps. Préviens Lior de ma part que je ne suis pas désolé. Je rigole ! Enfin... presque ? Mille excuses pour toi en tout cas l’Italienne, j’espère que ça se tassera rapidement malgré tout. Tu viens de te réveiller ? Petite nature qui n’a pas l’habitude de faire de la route ? J’aurais pu t’apprendre à tenir éveiller en toute circonstance si tu étais restée mais tu m’as fait comprendre que je n’étais pas en position de force pour faire ce genre de choix… De mon côté, c’est allé pas trop mal, travail habituel avec mon père rien de particulier à signaler. (J’en sais rien, à toi de me dire.)

18.08.2007/20h59
Tu ne m'en voudras pas de ne pas lui transmettre le message, j'espère, j'ai peur qu'il fasse une crise d'apoplexie en l'entendant ! Et ça ira, enfin, j'espère en tout cas. Tu insinuerais pas que je manque d'endurance ? Tu as l'air plutôt confiant dans la tienne en tout cas ! Fais attention, certains pourraient te demander de le prouver... (j'ai certainement envie de le retrouver, te revoir au passage serait un bonus plutôt bienvenu... Et toi, envie de me le rendre ?)

18.08.2007 / 21h27
Merci pour la ‘‘crise d’apoplexie’’, j’en ai bien ri mais je ne lui souhaite quand même pas. Eh ! J’ai rien dit moi, je n’ai fait qu’essayer de comprendre ce que tu voulais me dire, jamais je n’ai parlé d’endurance ! Par contre, c’est vrai. Partant du fait que la mienne n’a rien à envier à personne, j’ai effectivement confiance en elle. Après, je n’ai rien à prouver à quiconque mais si c’est pour toi, je veux bien donner un peu de ma personne… ! (Je me suis découvert fétichiste des élastiques depuis que tu es partie, si je demande une rançon il y a des chances pour que veuilles bien la payer ? Je t’assure de ne pas lui faire de mal en contrepartie.)

18.08.2007 / 21h29
(Aller… J’accepte de te le rendre.)

18.08.2007 / 22h33
Tant d'assurance... Tu me rendrais presque curieuse ! Qui sait, je te prendrais peut-être au mot un de ces jours, juger de ça par moi-même... (j'allais te dire que tout dépendrait de la nature de la rançon, mais vu que tu es apparemment prêt à me le rendre même sans ça... j'espère le retrouver en pleine forme en tout cas !)
(Svetlana et Luka se cherchent encore... j'espère pour toi que tes frères se disputent moins que ces deux-là, même si le spectacle est toujours marrant à regarder !)

18.08.2007 / 23h48
Je pense que ‘‘peut-être’’ va finir par être un mot que je ne vais pas aimer entendre ou lire. Je t’ai dit que je te le rendrais, mais pas dans quel état… Tu donnerais quoi pour le voir être encore prêt à remplir son job ? (Je ne suis pas chez moi donc je ne peux pas te dire mais généralement mes frères n’osent pas trop s’engueuler en présence du paternel, je pense que ce soir ils vont se tenir à carreaux vu que nous avons pris de l’avance sur les prochains jours.)

19.08.2007 / 7h13
Je peux le remplacer par 'certainement' à l'occasion, si tu préfères... Tu oserais lui faire du mal ? Le pauvre... Pour ce qui est de le retrouver dans l'état où il était lors de son kidnapping... je dirai bien que je serai prête à tout, mais ce n'est pas le cas, il ne manque pas de remplaçants. Pas de chance... (dis comme ça, j'ai l'impression que ton père est intimidant... Vous aviez beaucoup de choses à faire ?)

19.08.2007 / 12h46
Voilà quelque chose de plus positif, petit à petit on y vient. Et je vois que tu as l’air d’y tenir comme à la prunelle de tes yeux, comme quoi avec toi rien est irremplaçable ! Ça pourrait en être presque décevant… (Je ne répondrais rien à ça, je ne peux pas vraiment être objectif sur le sujet. Il aimerait ralentir la production de bœuf sur plusieurs mois pour finir par l’arrêter complètement. Trop nocive pour l’environnement. La demande est forte et son cheptel est petit ça devrait rapidement se vider, mais il a fallu jeter un sort aux nouveaux nés… La vétérinaire est passée pour castrer nos deux taureaux, j’ai souffert pour eux même s’ils étaient endormis.)

19.08.2007 / 15h27
Désolée, si tu espérais que je vende mon âme pour le récupérer, tu t'es trompé de cible, je ne fais ça que pour mes livres ! Better luck next time... et oups, je n'aurai probablement pas dû te dire ça, tu as déjà prouvé que tu n'hésiterais pas à prendre mes affaires en otage, après tout. D'ailleurs, est-ce que je devrai m'inquiéter de finir kidnappée à mon tour un de ces jours ? (il a d'autres bêtes que les bœufs, je suppose, des moutons ou des porcs ? Son choix est respectable en tout cas, tout le monde ne se soucie pas de ça hélas... Pour ce qui est de vos taureaux... les pauvres, j'espère qu'ils auront du fourrage pour se consoler au réveil.)

19.08.2007 / 16h16
Si tu n’aurais pas dû dire ça, pourquoi ne pas chercher à supprimer ce que tu as écrit pour ne pas me donner des idées ? (Ou est-ce que tu ranges tes bouquins ?). Te kidnapper ? Ça pourrait s’arranger cette nuit si tu me cherches un peu trop… (Des chèvres en masse mais je pense qu’il va se retourner sur du mouton ou du renne pour compenser. Les taureaux finiront leur vie tranquillement ici, ils ont bien donné à mon père pour qu’il leur offre la vieillesse qu’ils méritent.)

19.08.2007 / 17h09
Qui sait... Enfin, je suis en train de les cacher de toutes manières, ils devraient être en sécurité ! Par contre, j'ai peur de ne pas être disponible pour un kidnapping cette nuit... une autre fois peut-être ! Je suis curieuse de savoir ce que tu considères comme un peu trop, par contre... (ses terres doivent êtres extensives ! Il faut de l'espace pour les rennes, non ? Contente d'apprendre pour les taureaux en tout cas, j'espère qu'ils passeront une bonne retraite)

26.08.2007 / 11h01
Hey ! Tu m’as beaucoup trop vexé à ton dernier message (‘‘peut-être’’) j’ai pas eu le cœur à répondre… Plus sérieusement je n’ai pas eu le temps et après j’ai été pas mal occupé. Désolé. Pour ton dernier message, je trouverai bien une façon de te faire parler. Je suis plein de ressources… Un peu trop ? Je te laisse chercher alors, c’est bien plus intéressant. (Pour les terres, on les compte en hectare, il doit avoir pas loin d’une dizaine je pense et encore il ne me semble pas qu’elles soient toutes utilisées. Mais oui c’est plutôt vaste… On n’entend rien ni personne là-bas…)

26.08.2007 / 18h34
Hye, ça va ? Désolée, je viens juste de voir ton message, merci la batterie morte... Ne t'inquiètes pas, tu es tout pardonné (devrais-je le remplacer par 'qui sait ?' ?) ! Plein de ressources hein ? Promesses, promesses... Défi relevé sinon, je compte bien trouver ! D'ailleurs, si tu es toujours intéressé pour rendre sa liberté à mon élastique, je dois aller aux Lofoten la semaine prochaine, ça te dirait d'en profiter pour se voir et prendre un verre ? Je dois aller chercher un bouquin (et me perdre, forcément... ça fait faire du tourisme au moins !)... Principes avancés de la grammaire norvégienne, miam ! (tant de calme... on se sent pas comme coupé du monde, parfois ?)

26.08.2007 / 19h51
Tu oses mettre ma parole en doute ? Tu ne perds rien pour attendre ! Pour les Lofoten, c’est avec plaisir, il faut seulement que ça ne tombe pas sur un jour où je travaille. Tu n’auras qu’à me donner ta date et je te dirais si je suis disponible. Mais juste par curiosité, y a pas une librairie qui pourrait te le commander à Bodo ? Ca fait loin pour aller chercher ce genre de bouquin, surtout lorsque l’on vit dans une ville étudiante… (Non pas spécialement. Ça peut même avoir certains avantages… Miam… ?)

26.08.2007 / 20h18
Devrais-je commencer à trembler de peur ? Pour les Lofoten, je pensais y aller le 2 ou le 3, en espérant que tu aies un de ces jours de libre. Et j'aurai pu oui, mais quitte à devoir aller chercher un livre sur lequel je sais déjà que je vais m'user les yeux et user mon dictionnaire au passage, autant en profiter pour profiter des Lofoten une dernière fois et te revoir au passage (tu ne pourras pas m'accuser de ne pas essayer de sauver mon élastique, en tout cas !), du coup je l'ai fait réserver là-bas... (Je n'en doute pas un instant... personne pour paniquer en voyant Alle Dyr, déjà ! Il va falloir prendre ton mal en patience, sinon...)

26.08.2007 / 20h30
Tout dépends de quoi tu peux avoir peur… Le 2 est un dimanche, je doute que ça soit ouvert, si ? Pour le 3, ça pourrait peut-être se faire. Je regarde mon planning demain et je te tiens au courant. Au lieu d’user tes yeux, si t’as besoin d’aide, n’hésites pas à venir me voir, je pense pouvoir être en mesure de t’aider. Et t’inquiète pas, ton élastique te reviendra sain et sauf enfin, normalement. En parlant de Dy’, si je viens, elle sera avec moi, tu n’auras qu’à aller chercher ton livre avant qu’on ne soit là si tu veux et on se retrouvera ailleurs. (Est-ce que j’ai vraiment le choix de toute manière ?)

26.08.2007 / 20h43
Je me disais bien que j'oubliais quelque chose, je comprends mieux pourquoi Samuel se marrait comme ça maintenant... Ça marche, je croise les doigts pour que ton planning te le permette, et ça sera avec plaisir pour l'aide ! Si le temps le permet, je peux embarquer du café et de quoi manger selon l'heure où on se retrouve, ça sera peut-être plus simple qu'aller s'installer quelque part si tu l'emmènes, non ? Et probablement plus agréable aussi... (tu n'aimes pas attendre ? Ça rend les choses tellement plus plaisantes, pourtant, de les anticiper...)

26.08.2007 / 21h16
Pour le café c’est avec plaisir et pour manger tu prends des risques… Sincèrement. Ce que Morgan disait, c’était loin d’être une blague. Le jugement est souvent sec. Jusqu’à présent je n’ai mangé et aimé, dans mes souvenirs, que les plats de ma mère et ceux que la femme de Marcus. De la qualité des produits à leur provenance jusqu’à la manière de les préparer, l’expérience te promet de découvrir un côté de moi que l’on me reproche régulièrement. Je ne mets pas ta cuisine en question, je préfère seulement te prévenir de ce dans quoi tu t’aventures… Sinon je me prends de quoi manger, c’est probablement ce qu’il y a de plus simple mais l’idée de s’écarter du monde pour elle, j’apprécie et accepte volontiers. Merci d’y penser. (Je peux être particulièrement impatient pour certaines choses. Il faut dire que jusqu’alors tu ne m’as pas beaucoup épargné… Je ne saurais pas dire si c’est plus plaisant, la fougue a autant son charme que l’anticipation non ?)

26.08.2007 / 21h42
Ok, j'amène du café et on prend chacun de quoi manger, tu seras le bienvenu pour piocher si jamais tu es curieux, comme ça... Et ne t'en fais pas, c'est normal. (Je vois ça. Les deux ont leur place, je dirai... mais favoriser l'un à un moment ne veut pas dire dédaigner l'autre pour autant. Et vraiment, je ne t'épargne pas ? Je pourrai te retourner la remarque...)

26.08.2007 / 21h45
Avant que j'oublie, tu prends ton café noir ou tu fais partie de ces gens étranges qui se sentent obligés d'y rajouter des choses ?

26.08.2007 / 22h38
Pas de soucis on fait ça comme ça alors. Et pour le café, je ne sais pas trop ce que les gens peuvent rajouter dedans. On en boit pas beaucoup dans la famille en fait, on aime bien en prendre mais on a souvent la flemme d’attendre qu’il coule du coup on préfère s’en passer. Il me semble qu’il est nature… C’est ce que tu appelles noir ? (On a seulement la même opinion de la chose et excuse-moi mais franchement tu es à la limite de l’imperturbable. Tu es perturbante sur plus d'un point pour moi.)

26.08.2007 / 23h04
En général, ils rajoutent du lait, de la crème, du sucre, du miel, des arômes... ça dépend des goûts. Le café noir est nature, comme tu dis, oui, et je compatis pour l'attente... je prépare le petit déjeuner pendant qu'il coule, en général, ça occupe, et puis, sentir l'odeur qui emplit la pièce est juste magique ! (Je peux t'assurer que ce n'est pas le cas, en dépit de ce que tu peux penser. Mais je suis certainement flattée de savoir ça ! Si c'est une bonne chose, bien sûr... Devrais-je être plus restreinte en ta compagnie ?)

26.08.2007 / 23h31
Ça ne me parle pas non, il faudrait que je pose la question à ma mère mais il ne me semble pas quelle face ce genre de chose. Puis je ne pense pas qu’elle prenne la décision pour toute la famille. Mais après j’te dis, ça fait tellement longtemps que je n’en ai qu’un vague souvenir. Je sais juste que c’est bon alors pour l’odeur le matin… Je me demande si j’ai déjà pu la sentir en vérité ! (Je n’ai pas dû passer assez de temps avec toi, il faudrait y remédier… Et une bonne chose ? J’ai quelque complication à traduire ce que mon corps aimerait me faire saisir mais qu’importe, j’aurais tendance à dire que c’est une trop bonne chose et qu’à l’inverse de ce que tu te demandes, prolonger, accentuer, provoque ce genre de moment ensemble… Mais je crois que je vais aller me coucher tant qu’il est encore temps. Bonne nuit Elisa et dors bien.)

26.08.2007 / 23h34
Je vais faire de même. Bonne nuit !

27.08.2007 / 09h59
Salut, j'espère que tu as bien dormi ! Désolée d'avance si tu reçois des sms d'un numéro inconnu, Svetlana s'est amusée à voler mon portable cette nuit, je suis pas entièrement certaine de si elle est allée jusqu'à apprendre ton numéro en plus de lire nos messages... (Une idée que je peux qu'approuver... Heureusement qu'on est en train de voir comment faire exactement ça, n'est-ce pas ? Même si on ne passera probablement pas de la manière que tu désirerais... oups ?)

27.08.2007 / 10h05
Quoi ? Punaise je pige rien... Bien dormi oui je viens de me réveiller donc ça va et pour le moment pas de Svetlana pour cette nuit j'te préviendrai les prochains jours si elle se manifeste. Et comment ça ne pas passer la journée comme je l'aimerai ? Si il n'y a réellement que très peu de choses dont j'ai envie, je pense pourvoir me satisfaire d'un minimum pendant encore un moment. Il faudrait seulement trouver une manière de me faire patienter...

27.08.2016 / 10h34
Ça marche, merci. Pour ce qui est de t'aider à te faire patienter... je te dois un massage pour celui de la dernière fois, si tu es intéressé bien sûr. Ça pourrait faire l'affaire pour l'instant ?

27.08.2007 / 11h46
Ça pourrait, tout dépend de tes capacités... Et difficile de ne pas être intéressé, pose la question à Lior je suis certain qu'il partagera mon point de vue ! Je viens de passer au boulot, c'est bon pour le trois.

27.08.2007 / 12h35
J'ai jamais tué personne de cette manière, si ça peut te rassurer... et je vais éviter de lui poser la question, essayer de ne pas l'encourager ! Super pour le trois, tu as une préférence pour l'heure de rendez-vous ? Pour le lieu, je te fais confiance pour choisir, tu connais mieux l'endroit que moi, à moins qu'on se retrouve simplement devant la librairie (un conseil, si tu veux éviter de devoir partir en expédition me retrouver, c'est probablement la meilleure option pour toi...) ?

27.08.2007 / 12h59
Avec 6h de route je pense que je serais là au matin vu que je ne pourrais pas passer toute l'après-midi aux Îles avec le trajet du retour. Je pense que tu as déjà dû beaucoup visiter les Lofoten, je vais essayer de réfléchir à un endroit pas trop mal mais tu t'arrêtes à quelle ville ? Je veux bien te rejoindre à la librairie mais avec Dy' dans le camion je ne pourrais pas traîner non plus.

27.08.2007 / 13h08
Je m'arrête à Leknes, vu que je vais chercher le bouquin au Norli, je pensais faire en sorte d'y être vers 11h, mais je peux aussi faire en sorte d'arriver plus tôt si il faut... On peut se retrouver devant et partir aussitôt si tu veux, qu'elle ne reste pas seule dans le camion trop longtemps... ça ne doit pas être très agréable pour elle.

27.08.2007 / 13h35
11h ça me fait partir sur les coups de 4h45... Je verrais si j'irais pas la veille et dormirais sur place. Mais pas de soucis, 11h, ça ira. Tu vas le chercher ou ton livre ? Et ouais je préfère, même si elle est tolérante c'est sans aucun doute désagréable pour elle... Je vais t'abandonner mes parents sont absents, j'ai les garçons qui ont décidé de s'engueuler il faut que j'aille remettre un peu d'ordre... Bon après-midi et à bientôt.

27.08.2007 / 13h43
Je peux aussi t'attendre si tu préfères, ça sera sans doute plus simple pour toi, non ? Je devrai pouvoir facilement m'occuper une fois à la librairie, ils ont tellement de livres... L'adresse c'est Storgata 8, ils ont un parking si jamais, ça permettra de rejoindre Alle Dyr plus vite... Bon courage avec tes frères, passe un bon après-midi !

30.08.2007 / 09h06
Salut Elisa, toujours pas de nouvelles de ta coloc' de mon côté ! La dernière fois tu parlais de m'attendre ? Si c'est par rapport à un retard, ne t'en fais pas, je ne le serais pas. Je n'ai pas tendance à m'engager si je sais que quelque chose pourrait coincer. Je serais là pour 11h sans soucis, je ne mange pas des kilomètres parce que j'aime rouler et pour 12h de route si on ne passe pas un minimum de temps ensemble je risque de devenir bougon ! Du moment que tu ne compte pas mettre les voiles à 12h30 ça devrait aller. Ou alors je n'ai pas compris pourquoi m'attendre. Et merci pour l'adresse !

30.08.2007 / 10h27
Non non, je disais bien que je pouvais t'attendre sinon, mais ça me convient parfaitement qu'on se retrouve à 11h ! Et je ne compte partir aussi vite, je te rassure, je te suivrai probablement quand tu partiras ou je prendrai un des derniers ferrys, à voir. On devrait pouvoir en profiter j'espère. Et de rien pour l'adresse !




30.08.2007 / 10h53
hey! inutile de supprimer le message, ici svet, je me suis dit que je m'étais assez faite désirer et te contacter pendant qu'elisa fait les courses avec sam. ça va? juste un conseil, quand tu la retrouveras, bipe-la ou appelle-la, elle perd vite la notion du temps quand y'a des livres dans le coin. bon courage! j't'épargne les menaces, z'en êtes pas là et à l'entendre ça servirait à rien d'toute façon (et elle me priverait de café. j'ai besoin de son café. tu comprendras pourquoi. peut-être.) (si jamais, elle est accro au salmiakki. de rien!)




30.08.2007 / 11h19
Très bien et il n’y a pas de raison pour ne pas en profiter, je ne m’en inquiète pas. À lundi alors et bon week-end !

30.08.2007 / 11h26
Bon week-end à toi aussi ! A lundi.




30.08.2007 / 11h26
Bonjour, presque je n’attendais plus que ton message après que tu lui aies volé son téléphone. Merci de te soucier de moi, je vais très bien et toi, comment vas-tu ? Je prends le conseil, de toute manière une fois retrouvée je ne comptais pas attendre devant le magasin (en général avec une femme c’est trop risqué il me semble non ?), peu de personne aime faire le pied de grue de toute manière. Et des menaces ? Tant que ça ? Jusqu’alors il ne me semble pas être celui qui est été le plus agressif de tous, c’est judicieux de me les épargner. Je pense qu’Elisa sait très bien ce qu’elle fait, enfin je ne la force à rien ça c’est certain. (Pour le café je veux bien te croire vous semblez tous en faire l’apologie, si jamais je faute en disant qu’il est mauvais je sens d’ici arriver toute l’armada de votre colocation… Et du Salmiakki ? Du Salmiakk plutôt ? Hum… Je ne commenterai pas l’ingestion de ce genre de chose mais soit si c’est ce qu’elle aime !

30.08.2007 / 12h07
ça va, merci, et de rien. si tu fais référence à la manie du shopping, désolée de te décevoir, elle risque surtout d'avoir le nez dans un bouquin et d'oublier tout ce qui se passe autour d'elle, mais bon, tant mieux si tu comptais pas attendre dehors du coup. elle sait ce qu'elle fait, mais ça empêche pas de s'inquiéter un brin (puis elle a l'âge de ma petite sœur. donc j'veille). ah oui, salmiakk, mauvaise orthographe... un peu étrange d'aimer ça, mais bon, chacun ses goûts... (pour le café, t'as tout compris !)

30.08.2007 / 13h30
Je doute que ça puisse me décevoir, il n’y a rien de plus insupportable pour un homme que d’attendre qu’une femme se décide à ne rien prendre après 3h d’hésitation entre des fringues sur lesquels elle dit avoir flashé… Enfin après, habits, bouquins ou autre, de l’attente reste de l’attente… Mais je peux prendre le défi de la sortir de ses livres sans problème, ça ne m’effraie pas ! Vu la tournure que prennent les choses, tu devrais peut être plus t’inquiéter pour moi que pour elle… (Y a pas de mal pour le mot, c’est surtout qu’en fonction des pays il me semble que l’on appelle pas ça de la même manière mais ça n’a pas d’importance, du moment que l’on se comprend, c’est le principal.)

30.08.2007 / 13h42
défi relevé hein? bon courage! et je vais m'inquiéter pour vous deux, tu préfères comme ça ?

30.08.2007 / 13h54
Je le tiens. Et effectivement c’est mieux ainsi mais pas trop non plus ou je risque de t’appeler maman… Blague à part. Bon après-midi Svetlana.

30.08.2007 / 14h00
sans façon. bon aprèm' à toi aussi




04.09.2007 / 03h08
Salut, j'espère qu'Alle Dyr et toi êtes bien rentrés ! Bonne nuit à vous deux, et à une prochaine fois j'espère, j'ai passé une super journée en tout cas grâce à toi. (au fait, j'aurai pas encore oublié mon élastique ? je vais finir par croire qu'il te préfère à moi...)

04.09.2007 / 03h53
Salut, quelques soucis sur la route, un touriste qui est aller embrasser un arbre. La police a fait ralentir le trafic à plus de 5kilomètres du lieu de l’accident, je ne sais pas pour quelle raison en plus il y avait un monde incroyable qui circulait cette nuit. Bref de quoi bien faire angoisser ma mère qui nous a encore une fois attendue pour aller se coucher… La pauvre elle était complètement cassée… Enfin, la voilà couchée et sereine. De mon côté j’espère aussi que nous serons amenés à se revoir. (Pour l'élastique, c’est lui qui m’a dit de ne pas le rendre. D’après lui j’ai de plus beaux cheveux que toi.) Plus que 3h à dormir sans savoir si je vais réussir à trouver le sommeil par ta faute. Bonne nuit à toi quand même et au fait, le massage laissait à désirer… Mais je suis gentil je t’offre une chance pour te rattraper la prochaine fois !

04.09.2007 / 13h37
Sérieusement ?! Ta mère devait être folle d'inquiétude en effet, contente de te savoir bien rentré en tout cas, même si la route a apparemment été compliquée. Le massage t'a déplu ? Marrant, je me souviens t'avoir entendu grogner à quelques reprises... et ça ne sonnait pas comme des grognements de douleur, au contraire ! Tu n'essaierais pas plutôt d'en obtenir un nouveau ? (il a mauvais goût, mes cheveux sont mieux ! Mais j'avoue que les tiens ne sont pas mal non plus, on a juste envie d'y glisser les doigts et de jouer avec...) Je dénie toute part de responsabilité dans tes problèmes de sommeil, au fait. Enfin, j'espère que tu as pu te reposer un peu. A bientôt j'espère...

06.09.2007 / 13h25
J’étais sûr et certain de t’avoir répondu et que tu étais en train de me snober… C’est une mère poule croisée fouine, elle n’a pas pu s’empêcher de m’harceler de question en rentrant. (À se demander si c’est l’inquiétude ou la curiosité qui l’a maintenu éveillé !). Des grognements ? Moi ? Peut-être dans ton imagination… Et je ne négocie rien, j’essaie seulement de faire valoir mon droit à avoir un massage digne de ce nom ! (Il a mauvais goût ? Vraiment ? Mes cheveux sont justes pas mal ? … Tu peux continuer d’y laisser glisser tes doigts autant de fois que tu le désires… Et peut-être que cette fois ci les grognements de ton esprit trouveront un écho dans la réalité !) Ce n’est pas beau le dénie et le lendemain je n’étais pas trop en forme au travail non, mais j’ai pu récupérer un peu la nuit suivante. Dans 4 jours le jour J, pas trop stressée ?

06.09.2007 / 15h26
Je ne suis pas seule à imaginer des choses, apparemment... ni à me faire interroger ! Je jure que Svetlana a été formée par le KGB, elle ne lâche rien quand elle veut des informations, c'en est presque effrayant ! Si ta mère est aussi acharnée quand elle veut des informations, je ne peux que compatir. Pour ce qui est du massage, si le premier ne t'a pas satisfait, tu es sûr de vouloir prendre le risque d'un deuxième ? A moins que tu ne te sacrifies pour me servir de cobaye et me permettre de m'améliorer... (tu ne sais pas à quoi tu te risques, je risque de ne plus laisser tes cheveux tranquilles si tu m'autorises à jouer avec, mais ce n'est pas moi qui irai m'en plaindre !). Contente que tu aies pu récupérer, et je ne suis pas dans le déni, merci. Pour ce qui est de la rentrée... Je l'anticipe et je m'inquiète en même temps, l'oral n'est pas vraiment mon point fort... j'espère juste que nous aurons aussi des supports écrits pour les cours, ça me rendrait la tâche nettement plus facile... Enfin, on verra bien !

06.09.2007 / 19h24
Pourquoi ? Qu’est-ce que je m’imagine à ton avis ? Je n’irais pas jusque-là quand même pour ma mère, elle est insistante mais tout en douceur et elle sait que de toute manière, elle obtiendra toujours tout ce qu’elle veut de moi… Ou même de nous tous. 5 mecs dans la baraque et c’est la femme qui fait la loi, de quoi rendre fou un macho et gonfler l’estime des féministes. On a des avantages à être un sacrifice ? Je suis intéressé par le poste. (Pour les cheveux, du moment que tu n’as pas l’intention de me faire des dreadlocks ou même des nœuds en général, je prends effectivement le risque). Pour les cours, prends un dictaphone, les réécouter t’aidera peut-être à mieux comprendre ce qui est dit.

06.09.2007 / 22h07
Tu imagines des messages qui ne partent jamais, si ce n'est pas imaginer des choses, je ne sais pas ce que c'est... (Svetlana me dit que c'est la fatigue. Elle a probablement raison mais...) Ta mère a l'air impressionnante ! Et c'est une mère, c'est normal qu'elle dirige les choses chez vous. Avantages à être un sacrifice... est-ce qu'il en faut, en dehors des massages ? Je peux aussi rajouter du café si il faut (Ils ne devraient pas subir ce genre de torture, mais c'est à tes risques et périls). Le dictaphone est une bonne idée, merci ! J'irai en chercher un demain !

07.09.2007 / 08h57
Je pensais l’avoir fait… Comme quoi se tromper arrive même au meilleur d’entre nous… Et ouais enfin va dire ça à toutes les mères du pays. Non ma mère c’est juste que c’est la meilleure, tu ne peux pas tester. La vie d’un sacrifice n’a jamais une belle fin, pourquoi n’aurais-je pas à droit à plus que des massages et du café ? Oui j’aime ton café mais pas autant que tes caresses donc ça ne fait pas énormément pencher la balance.

07.09.2007 / 09h53
Je me sens obligée de défendre l'honneur de ma mère en lisant ça, je suggère un compromis du coup, tu as la meilleure mère de Scandinavie et moi celle d'Italie. Ça te semble acceptable ? Tu es celui qui a choisi de te qualifier de sacrifice, j'étais prête à te qualifier de cobaye, à moins que tu préfères être une victime consentante ? Et vraiment, massages et café, je dirai que tu es déjà bien gâté... à moins que tu n'aies une suggestion ?

07.09.2007 / 10h33
Aller mais c’est pour te faire plaisir, rien de plus. Une victime consentante n’est plus vraiment une victime il me semble non ? Mais qu’est-ce que je ne pourrais consentir avec toi ? … On n’est jamais trop gâté, surtout lorsqu’un homme comme moi se trouve face à femme comme toi et je doute que tu aimerais vraiment connaitre mes suggestions sur les sentences que je me sens capable de subir avec toi…

09.09.2007 / 19h06
Oups... les livres ont réussi à m'avaler partiellement, apparemment. Merci les dernières révisions de prérentrée où tu essaies d'avaler un maximum d'informations (et le fait que je ne savais pas vraiment quoi répondre à ça, j'avoue. Svetlana te remercie pour le fou rire par contre). Pour ce qui est de tes suggestions... Tu n'as pas tout à fait tort. Pour l'instant. Mets-les de côté pour plus tard ? On ne sait jamais...

09.09.2007 / 20h14
Y a pas de mal pour l’intérêt porté aux études (c’est une fausse excuse déguisée en réalité pour ne pas me dire que tu étais mal à l’aise ?) Etrangement avec la suite de ton message j’aurais tendance à croire que maintenant encore tu ne sais toujours pas quoi vraiment dire, est-ce qu’ici aussi j’ai raison ?




09.09.2007 / 20h23
J’allais poser la question à Elisa jusqu’à ce que je me souvienne avoir aussi ton numéro. Tu t’es prise d’un fou rire de ce que l’on m’a dit ?

09.09.2007 / 20h35
il y avait de quoi rire sur le coup, crois-moi. bon, par contre, elle a plongé dans ses livres après parce que c'est son réflexe quand elle est déstabilisée, sauf que c'est une vraie bataille pour l'en sortir parce qu'elle est concentrée dessus, mais bon... chapeau pour l'avoir perturbée à ce point quand même, même si je recommande pas de renouveler l'expérience trop souvent. c'est plutôt comique de devoir la sortir de sa tête, mais j'préférerai pas devoir le faire tous les jours.

09.09.2007 / 21h39
Ah mais c’est trop simple, tu veux me faire tenir un pari alors que je commence à y arriver tu te mets à râler ! Mais non ne t’en fais pas, je ne compte pas réagir ainsi tous les jours, je crains certainement trop qu’elle finisse par s’éloigner… Je n’en ai pas particulièrement envie je crois.




09.09.2007 / 20h43
Non, tu n'aurais probablement pas tort... Je dois protester par contre, je me suis réellement faite manger par mes livres ! Ça arrive assez souvent, j'avoue...

09.09.2007 / 21h43
Je comprends, les études sont prenantes. Je vais te laisser réviser tranquillement ce soir. Dors bien Elisa et bon courage pour demain.

09.09.2007 / 21h50
Passe une bonne nuit, Àsgard, et merci. Bon courage pour demain si jamais tu travailles.




09.09.2007 / 22h12
je râle pas, je pointe juste que c'est pas facile de la sortir de sa tête quand elle est comme ça ! contente de savoir que l'idée t'emballe pas, vu qu'elle a pas l'air de l'emballer non plus. j'peux que te souhaiter bon courage pour la suite, risque de t'en falloir une fois les cours commencés, c'est probablement tes seuls concurrents. mais ouais, tu fais des progrès. te crois pas déjà gagnant pour autant.




19.09.2007 / 3.07
Tu me manques, j’ai envie de te voir…

19.09.2007 / 8h04
Merde. Désolé pour cette nuit, je me suis laissé entrainer par les mecs, leur objectif pour l’anniversaire de Karl était de me saouler. Je n’avais pas l’impression qu’ils y étaient arrivés mais quand je vois le précédent message envoyé, je suppose qu’ils ont finalement réussi leur coup. J’espère que ta rentrée s’est bien passée quand même et que pour ces premiers jours tu arrives à t’en sortir.

19.09.2007 / 08h20
La rentrée s'est bien passée oui, un peu compliqué, mais le dictaphone aide, je peux corriger mes notes et les compléter le soir grâce à lui, merci encore pour la suggestion. C'était hier ? Bon anniversaire à lui ! J'espère que tu as quand même passé une bonne soirée, elle devait être bien arrosée en tout cas. (Tu me manques aussi... j'espère qu'on arrivera à organiser quelque chose pour se voir bientôt...)

19.09.2007 / 8h33
Ils ne parlent pas trop vite pendant les cours ça va ? Tu vas finir par t’y faire, ton oreille s’habituera à détacher leurs mots normalement. C’était le week-end dernier mais il était sur Oslo pour le boulot, il est monté chez ses parents dès qu’il a pu pour qu’on puisse fêter ça avec lui. Mais je lui ferais passer le message tu as ma parole. Effectivement ils n’y sont pas allés de main morte si on part du fait que j’ai logiquement une bonne résistance à l’alcool. (J’ai dû travaillé plusieurs semaines sans jour de repos, ils m’ont donné jeudi, vendredi et samedi. Jeudi mon père m’a demandé de l’aider et vendredi je suppose que tu as cours ? Sinon on pourrait peut-être se retrouver ? En toute honnêteté, ça commence à faire long pour moi et je pense que le message de cette nuit avait pas mal de sincérité en lui…)

19.09.2007 / 12h04
Je commence doucement à m'y faire, tu as déjà bien entraîné mon oreille, et pouvoir réécouter les cours aide ma compréhension orale. Rajoute les supports de cours, et globalement, j'arrive à m'en sortir. Je finis à 15h vendredi, cours magistral de linguistique. On peut peut-être se retrouver quelque part vendredi soir, et passer un morceau de samedi ensemble du coup ? J'ai pas encore trop de boulot, juste un travail en littérature norroise, mais je dois être en mesure de l'avancer d'ici vendredi, et il attendra sinon... Ça m'a manqué de passer du temps avec toi...

19.09.2007 / 15h54
C’est super si tu arrives à te débrouiller pour suivre ! Je suis content pour toi. Si ça ne change pas trop ton planning, je veux bien oui pour vendredi soir et samedi. Je ne vais pas te faire rouler d’ailleurs, un endroit où on peut se retrouver ? Tu m’honores en disant accepter laisser ton travail pour moi si tu n’as pas le temps de t’en occuper, merci pour ça, ça me fait plaisir.


19.09.2007 / 18h32
Tu es sûr ? Faire de la route ne me dérange pas... Et de rien, c'est la vérité après tout.

19.09.2007 / 19h30
Comme tu veux mais ça te permettrait peut-être de travailler un minimum avant ? Si tu passes ton après-midi sur la route ça risque d’être un peu compliqué non ?

19.09.2007 / 19h43
Et tu sortiras d'une longue période de travail sans jour de pause, de ce que tu as dit... Un ou deux jours sans travailler mes cours ne me tueront pas, je me sentirai plus à l'aise si on partageait la route. Après, si vraiment tu préfères venir, on peut se retrouver au Fram Kino ou directement à la coloc, tout dépend de l'heure vers laquelle tu penses arriver. Vu que Lior et Svet ne sont pas là ce week-end, tu pourras rester dormir, ça t'évitera d'avoir à chercher un hôtel...
19.09.2007 / 19h59
… Si tu y tiens. On se retrouve à Skivika alors, ça te convient ? Personne n’a dit qu’il fallait que le partage soit égal si ? Aller chacun fait un effort, tu ne roules pas (ou peu, Skivika tu dois connaitre c’est juste à côté de Bodø) et je n’emporte rien de la maison à manger, ainsi ça serait plus réglo’ pour toi ? Et le Fram Kino ? Je ne connais pas très bien Bodø j’avoue… Si tu m’invites à dormir, j’vais avoir d’autant plus de difficulté à accepter le fait qu’on puisse plus partager la route.

19.09.2007 / 20h43
Skivika, vraiment ? Je retiens, la prochaine fois, insister d'office pour une répartition égale de la route. Pourquoi pas un accord ? On se retrouve à Skivika, tu n'amènes pas à manger (après, tu peux si tu préfères, on s'en vexera pas, mais tu pourras vérifier par toi-même, les seules conserves qu'on a c'est celles que je fais ou que mes grands-parents insistent pour m'envoyer, et les seules choses au congélateur sont des restes, on bat déjà les parents de Morgan !), et tu viens dormir. Déjà que tu vas beaucoup rouler, ça ne sert à rien de payer un hôtel alors qu'on vit à côté. On pourra se balader dans Bodo samedi, je dois aller au port le matin chercher du poisson, on verra peut-être des aigles de mer si on a de la chance !

19.09.2007 / 21h16
Je n’y suis pour rien si tu n’as pas précisé. Produit frais pour la nourriture ? Aller chercher son poisson au port ne veut pas tout dire. Si tu m’assures de ça, je veux bien ‘‘prendre le risque’’ de goûter à ce que vous allez préparer. Par contre j’y pense… Il y aura tes autres colocataires ? Je vais peut-être préféré dormir dehors finalement… Ce n’est pas contre toi ou contre eux je t’assure… Mes parents n’ont jamais la possibilité de garder Alle Dyr avec eux et je n’aimerai pas vous l’imposer à tous… Pour la balade en ville, il n’y a pas de problème, pour une fois c’est toi qui me fera découvrir quelque chose en Norvège.

19.09.2007/ 21h34
Je retiens de préciser à l'avenir. Je sais que ça ne garantit pas tout, mais j'aime bien la criée, et c'est toujours préférable aux supermarchés, comme acheter au producteur, même si le faire sur le marché implique de lui faire confiance. Pour les colocs, je sais pour sûr que Lior et Svet ne seront pas là, je ne peux pas encore te répondre pour Luka et Sam par contre... Comme tu préfères. Ils ne dineront pas à la coloc vendredi en tout cas. On pourra aussi aller se balader autour, les paysages aux alentours sont superbes, même si ce n'est pas vraiment une surprise dans ce pays.

19.09.2007 / 21h39
Au port logiquement, il s’agit de poisson tout juste sorti de l’eau. Avec l’odeur tu peux difficilement berner les clients même les touristes. Ou alors il ne faut vraiment pas s’y connaitre. Mais le poisson pas frais, ça pique le nez quand même… Et effectivement, même pour le poisson il vaut mieux que tu te rendes chez un pisciculteur plutôt qu’un pêcheur de pleine mer. Question environnement on va dire… Sincèrement, je ne me serais jamais cru capable de remettre ce genre de proposition en question… Je verrais au moment venu alors pour ce qui est de savoir où dormir. Au pire des cas, je prendrais le pickup et j’aurais toujours la possibilité de dormir dans la benne. C’est du déjà fait après tout. Et pas de souci, tu seras mon guide pour ce week-end alors ! Je te dis à dans deux jours alors ? Et je t’envoie un message à peu près une heure avant que je n’arrive à Skivika, ok ?

19.09.2007 / 21h47
Je verrai si il y en a dans les alentours alors, ça devrait pouvoir se trouver. Dans la benne ? Elle peut se couvrir ? Il pleut beaucoup ici, si tu ne peux pas la couvrir, je peux voir pour faire le ménage dans le garage sinon, on vous y installera au pire, c'est surtout une affaire de déblayer les cartons et sacs en tout genre et d'y installer un lit de camp ou de quoi dormir... Ça sera probablement pas le summum du confort, mais ça sera toujours mieux (enfin, je suppose. Tu dors souvent dans la même pièce qu'Alle Dyr ?). J'attendrais ton message alors, à dans deux jours !

19.09.2007 / 22h00
Si tu as l’occasion de naviguer un peu, tu trouveras les éleveurs de saumons. Certains sont à fuir mais c’est partout pareil, les cons travaillent dans tous les domaines. Si vous posséder un grand congélateur, je verrais avec les contacts de mon père s’ils acceptent de prendre une cliente en plus si tu es intéressée. Il faudra que tu fasses de la route pour aller tout récupérer mais bon… Enfin on aura tout le temps d’en reparler vendredi. Pour le choix entre la benne ou le garage, étrangement je pense que je serais plus à l’aise dans la benne… Je ne sais pas si mon père a conservé le couvre benne, je verrais avec lui pour ça. (Plus régulièrement que ce l’on peut croire oui… Elle fait sa vie, si elle veut venir elle peut. Mais je conçois que ça puisse être particulièrement choquant comparativement à un chien ou un chat pour lesquels on ne se pose même pas de question…) Bonne nuit et à bientôt !

19.09.2007 / 22h13
"On verra à ce moment alors, ça marche ! J'espère que ton père aura toujours son couvre-benne alors. (Je n'irai peut-être pas jusqu'à choquant, plus... déstabilisant ? Mais si tu as confiance, c'est le principal). À vendredi, passe une bonne nuit !"



© didoum
  
MessageMer 24 Aoû - 16:35
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Elisa G. LullyNothing will be the same...

L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur
Àsgard & Elisa


Bodø, 21 septembre 2007

Faites que la journée passe vite... Elle n'est qu'à moitié là pendant ses cours, Elisa, pour tout ce qu'elle prend ses notes avec soin et veille à se placer assez près des professeurs pour que le dictaphone enregistre tout. Les cours sont intéressants, réellement, mais... Àsgard arrive ce soir, et elle s'impatiente malgré elle, coups d’œil rapides jetés à sa montre lorsque les professeurs arrêtent de parler. Encore le cours de linguistique et elle aura fini, italienne s'étirant alors que le cours d'histoire touche à sa fin avant de rapidement ranger trousses et bloc dans son sac et de consulter rapidement son portable. Pas de nouvelles depuis tout à l'heure, lorsqu'elle a reçu un message se plaignant du passage trop lent du temps sans préciser plus. Probablement le trajet qui ne passe pas assez vite, Elisa souriant à cette idée avant de passer son sac et de rejoindre la classe qui change d'amphithéâtre, corps pressés autour l'empêchant de voir quoi que ce soit. L'université est facile à naviguer, c'est déjà ça, les amphithéâtres partie intégrale de leur département à son grand soulagement. Et l'université est belle, même si ce n'est pas le plus important, excentrée par rapport à Bodø d'une dizaine de kilomètres et entourée par les pins en tout genre, avec sa longue allée qui mène de là où les navettes les laissent le matin jusqu'à l'accueil, une petite place créée devant, rochers sur lesquels des étudiants sont constamment installés, discutant entre eux ou relisant des cours emplissant l'espace autant que les quelques sculptures abstraites.

Sa classe privilégie les pelouses qui entourent leur aile, les pins offrant un peu d'ombre, des buissons sous les fenêtres servant de refuge aux stylos qui tombent des mains distraites ou maladroites et aux feuilles qui s'envolent. Ils s'y éparpillent, sacs dans leur dos leur servant de dossier, bouteilles et repas et classeurs et cahiers éparpillés tandis qu'ils relisent ou discutent, certains déjà familiers entre eux d'avoir passé plusieurs années auparavant, d'autres plus hésitants, étudiants étrangers ou norvégiens originaires d'une autre université qui se sont retrouvés à graviter ensemble. Ils sont plus calmes, encore un peu hésitants, mais l'ambiance entre eux se détend à mesure, les plus extrovertis amenant les plus réservés du groupe à s'animer. C'est presque amusant comme le schéma se répète même lorsqu'ils sont dans les amphithéâtres plutôt que dehors, les rangs du bas privilégiés par les étrangers et transférés, le reste envahi par ceux qui sont plus familiers avec les professeurs et les lieux. Le cours de linguistique est l'exception, derniers rangs entièrement négligés. Ils ont vite compris que leur professeur n'avait pas la voix qui portait le plus, et la complexité du cours autant que ce fait les contraint à l'attention, dictaphones posés sur les premiers pupitres et notes prises en silence.

Deux heures encore à tenir avant qu'elle puisse rentrer poser ses affaires et relire ses cours en attendant de se mettre en route pour rejoindre Àsgard, regard se levant brièvement au ciel en repensant à sa répartition du trajet parfaitement équitable avant qu'elle se concentre sur le cours, regard lancé au professeur. Il a déjà commencé à couvrir le tableau de schémas qu'ils essaient tant bien que mal de retranscrire en même temps que ses explications, le pull de laine et le pantalon de velours associés aux mèches grisonnantes rassemblés en un catogan à l'arrière de son crâne, tirant encore plus ses cheveux en arrière et mettant ses tempes déjà bien dégarnie en avant laissant l'impression de voir le cliché de l'universitaire. Les bruits qui courent dans les couloirs et entre les différentes années disent bien que c'est plus le cliché du chercheur, premières années souvent noyées dans ses explications et obligées d'aller chercher de l'aide à la bibliothèque ou auprès des années supérieures. Comme si la linguistique n'était pas déjà assez obscure quand on la découvre, un enseignant qui oublie d'expliquer ce que tous ces nouveaux termes signifient n'aide pas. Même eux, avec déjà trois ans de la matière derrière eux, tendent à être pris au dépourvu à l'occasion, les Erasmus recevant occasionnellement des regards compatissants venant des autres. Dieu merci, les principes sont universels.

Enfin, qu'importe. Le cours avance, c'est déjà ça, et elle fait de son mieux pour rester concentrée dessus, yeux glissant parfois sur le portable qui émerge partiellement de la trousse, écran sombre à chaque fois témoignant de l'absence de message et la laissant retourner à ses notes. Jusqu'à ce qu'il s'allume, italienne profitant d'un moment où le prof a le dos tourné pour le lire, clignant des yeux face au contenu et retenant l'envie de se retourner. Il est là ? Sérieusement ? Sa tête s'affaisse quelques instants dans ses mains tandis qu'elle retient un rire avant de se redresser et de reporter son attention sur le tableau, attention dérivant malgré elle. Qu'est-ce qu'il fait déjà là ? Depuis combien de temps il est dans un coin, à s'ennuyer et les observer, rangs et rangs de têtes inclinées et de bras qui se lèvent brièvement pour s'étirer, de doigts et d'épaules qui craquent, de rires et de murmures étouffés, feuilles bruissant et claviers des ordinateurs scandant l'écoulement du temps. Encore une heure, allez, attention générale finissant par retomber. La fin de la semaine est juste trop proche pour que la linguistique puisse les intéresser plus longtemps, et la tête d'Elisa s'affaisse sur le côté, retenue au creux de sa main tandis qu'elle continue machinalement d'écrire. Pitié, que le cours finisse... rester concentrée était déjà assez dure la semaine dernière, mais aujourd'hui, alors qu'Àsgard est quelque part dans l'amphithéâtre ? Elle a juste envie d'en finir, soupir trouvant un écho dans ceux de ses voisins. Pitié qu'ils en finissent.

Leur vœu est enfin exaucé, classe explosant en conversations alors que les feuilles sont fourrées dans une chemise et que les trousses tombent dans les sacs, amphithéâtre se vidant rapidement. Pour sa part, elle reste en retrait Elisa, laissant le gros des étudiants sortir avant de se saisir de son sac et s'éloigner à son tour, regard traçant les gradins à la recherche d'Àsgard, souriant lorsqu'enfin elle le trouve avant de se diriger vers lui pour lui faire la bise avant de se reculer légèrement, l'observant, amusée malgré elle, une main encore accrochée à son sweat avant de le relâcher.

"Je ne crois pas que la fac ait déménagé à Skivika... Tu es là depuis combien de temps ? Tu vas bien ?"

Ça fait combien de temps qu'ils ne sont pas vus, deux grosses semaines ? Et une dizaine de jours passées sans qu'ils trouvent le temps ou ne pensent à échanger de messages, trop occupés chacun de leur côté. Il lui a manqué, Elisa le buvant rapidement du regard. Avec son jean et son sweat, elle a pu passer à côté pendant la journée sans le voir, ne le reconnaissant pas simplement parce qu'elle n'aurait jamais imaginé le voir ici. Elle en doute, dans le même temps, il a une présence aisément reconnaissable. Le confondre avec quelqu'un d'autre serait impossible, idée lui tirant un sourire alors qu'elle se met en marche et sort enfin de l'amphi. Il est prêt de l'entrée de leur aile, coup d’œil dehors l'informant qu'il pleut, Elisa attrapant rapidement son blouson et le passant, étoffe sombre tranchant avec la clarté de sa blouse, capuche attendant d'être rabattue sur sa tête. Elle attendra un moment encore, le temps qu'elle se presse un instant contre Àsgard en une étreinte, yeux se fermant une seconde avant de se rouvrir et qu'elle se recule, lèvres s'étirant doucement en un sourire alors qu'elle cherche ses yeux.

"Tu m'as manqué... Ça fait du bien de te voir. Même si je ne m'attendais vraiment pas à te voir ici ! Tu n'es pas trop fatigué, ça va ?"

Elle n'arrive toujours pas à croire qu'il est là, regard traçant ses traits à la recherche de marques de fatigue, préoccupée. Avec tout le trajet qu'il a fait, elle espère au moins qu'il a profité des cours pour dormir, elle doute qu'ils aient été très intéressant pour lui.
AVENGEDINCHAINS
  
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