A fox is a wolf who sends flowers

 
  
MessageJeu 28 Juil - 3:57
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Date d'inscription : 18/05/2016Nombre de messages : 390Nombre de RP : 50Âge réel : 24Copyright : Aki' (me)Avatar daëmon : Berger Allemand
Ryan FarellMODO• We can be HEROES
Just for one day


A fox is a wolf who sends flowers.
FEAT. RYAN FARELL & JAY ▬ CHARLIE SABANI & YRAËL ▬ LYNAE CHIMAETINE & NIGHT



From water damage to pasta and tequila.



▬ Bloody hell. J’ai merdé.

Jay, confortablement installée sur le canapé, redresse le museau du livre qu’elle lit avec attention pour hausser un sourcil en direction de son daemonien. Debout devant le fourneau, Ryan lui fait dos et a les épaules affaissées.

▬ T’as pas suivi la recette que je t’ai donnée ?

Un silence éloquent lui répond.

▬ Ça ne doit pas être si terrible que ça, fais-moi goûter.

Ryan se tourne vers elle, une moue dégoûtée sur le visage.

▬ Si même moi je trouve que c’est immangeable, même un goéland n’en voudrait pas. Je sais pas ce qui n’a pas fonctionné, ça doit être cette foutue machine.

Jay inspire profondément puis lui demande calmement, convaincu que la nouvelle machine à gaufres n’y est pour rien dans le désastre :

▬ Tu as bien mis une tasse et demi de farine?
▬ Bien sûr.
▬ Et deux œufs ?
▬ Ok, je suis pas un cordon bleu, mais je suis pas con non plus !
▬ La poudre à pâte ?
▬ … damn it.

Ryan attrape la chose difforme et compacte qui aurait dû être une gaufre, ouvre la poubelle d’un coup de pied rageur et la laisse tomber dedans. Il se retourne, attrape les ustensiles de cuisine pleins de farine et les dépose sans délicatesse dans l’évier.

▬ Il n’est pas trop tard pour te rattraper, tu sais.
▬ Si, justement. À l’heure qu’il est, ce n’est pas avec un petit-déjeuner que je vais me faire pardonner, mais avec une collation d’après-midi.

Avec une passivité toute habituelle, Jay regarde son daemonien se débarrasser de son t-shirt maintenant couvert de farine puis, torse nu, taper du pied de frustration en s’engouffrant dans la salle de bain. Ryan jette son t-shirt au lavage, en saisit un gris et propre dans le sèche-linge et se débarbouille rapidement. De la salle de bain, il élève la voix pour lancer à Jay :

▬ Je suis bon en deux trucs en cuisine, pâtes et biscuits. Je ne vois pas pourquoi je m’entête à vouloir tenter autre chose.
▬ Mmm. Pour essayer d’avoir une alimentation équilibrée ? Et pour être honnête, tu réussis très bien les barbecues aussi, quand tu n’oublies pas que tu fais griller des trucs et manque de foutre le feu.

Ryan grommelle dans sa barbe – naissante, cette dernière – et si Jay en entend presque toutes les subtilités, elle ne réplique rien. Il entend les griffes de la chienne tinter contre le sol alors qu’elle saute en bas du canapé et aperçoit ses grands yeux sombres apparaitre devant la porte quelques instants plus tard.

▬ Tu ne vas pas m’écouter – encore – et leur envoyer une boite de chocolat et un mot d’excuse, si je comprends bien ?
▬ Pour quelqu’un qui lit des masses, tu as trop peu d’imagination, Jay.
▬ C’est pour compenser tes bêtises, tu le sais bien.

Il lui lance un regard agacé et pour peu, il lui aurait tiré la langue. Le détective tape plutôt dans ses mains puis sort de la salle de bain, dépassant Jay et se dirigeant directement vers la sortie de son appartement. Jay penche la tête de coté en le voyant ouvrir la porte, sortir à l’extérieur et en l’entendant frapper trois coups sur la porte voisine. Elle aurait surement dû lui dire qu’il lui reste un bon bout de farine dans les cheveux mais… Bha. Si leurs deux voisines n’ont pas encore compris à quel genre de moineau elles se frottaient, peut-être qu’un peu de farine leur mettra la puce à l’oreille.

Les intentions de Ryan sont pourtant nobles, malgré son échec. Quelques jours plus tôt, sa machine a lavé a brisée en son absence, créant un énorme dégât d’eau. Ce dernier, de par la configuration des tuyaux de l’immeuble, n’a presque pas inondé son propre appartement, mais a causé un peu de dégâts chez ses deux voisines de pallier… et littéralement une catastrophe dans le salon de sa vieille voisine grincheuse du dessous.

S’il n’a pratiquement aucun remords pour la vieille aigrie qui l’a menacée plus d’une fois avec sa canne - ses assurances lui remboursent les dégâts, de toute façon – il souhaite garder une bonne relation avec ses voisines de pallier. Il s’était excusé, avait tout arrangé avec ses assureurs pour qu’elles n’aient pas à se soucier de rien… mais il manquait un petit quelque chose au tout pour s’assurer du futur de leur bonne entente.

Les gaufres lui semblaient une bonne idée pour leur faire preuve de sa bonne volonté, mais son échec cuisant lui aura au moins permis de trouver une meilleure idée encore. Il ne connait pas beaucoup Charlie et Lynae, ne les ayant que croisés jusque-là. Ils se sont brièvement présentés lors de l’aménagement de Ryan, ont bien échangé des courtoisies et quelques blagues au passage, mais sans plus. Aussi, les inviter pour un diner et un verre chez-lui lui semble être une excellente idée. D’une pierre deux coups, il s’amendera auprès d’elles et ce sera le moment parfait pour faire connaissance. Sans compter que l’idée de prendre un verre est toujours intéressante pour le daemonien. Surtout en compagnie d’une jolie rousse et d’une charmante brune.

▬ Tu penses toujours qu’à ça, toi, non?
▬ Sauf quand j’ai faim.
▬ Essai de réfléchir avec ta tête, pas ton bas ventre, veux-tu ? Souviens-toi que tu tentes de t’excuser, pas de créer un autre scandale.

Ryan roule des yeux, néanmoins plus amusé qu’exaspéré par les commentaires de Jay. Ok, il est du genre à charmer tout et n’importe quoi, de la jolie inconnue jusqu’au lampadaire, en amitié comme en amour, mais cela ne l’empêche pas d’avoir un cerveau. Jay le sait pertinemment, mais la chienne ne rate pas une occasion de lui lancer une vanne. Lui non plus d’ailleurs, c’est de bonne guerre. Au fond, c’est leur façon de se dire qu’ils s’aiment.

Des pas se font entendre de l’autre côté de la porte et Ryan se recompose un visage souriant. Lorsque la porte s’ouvre finalement sur l’une de ses voisines, il la salue d’un mouvement de tête avant d’enchaîné.

▬ Hey. Je voulais savoir si tout se passait bien avec les assurances et les travaux pour, well, réparer les dommages de l’inondation.

Il lui offre une petite moue contriste, se passe rapidement une main dans les cheveux puis penche la tête de côté, vrillant ses yeux verts dans les siens à la manière de ceux s’apprêtant à poser une question.

▬ À ce propos, je vous avais fait des gaufres pour me faire pardonner mais… disons que vous m'en voudrez probablement davantage si je vous en faisait manger. Du coup, je me demandais si vous voudrez venir diner et prendre un verre chez moi ? C'est le meilleur temps de l'année pour profiter de la terrasse sur le toit et je vous rassure tout de suite, mes talents pour faire des carbonaras sont nettement supérieures à ceux pour les gaufres.

Il se penche vers l’arrière, tourne la tête un peu en direction de son propre appartement dont la porte est restée ouverte et lance d’une voix plus forte :

▬ Pas vrai, Jay ?

La voix de la chienne lui répond, étouffée, depuis l’autre bout de l’appartement.

▬ Excellentes. Je vendrais ma fourrure pour ses pâtes carbos.

Satisfait, Ryan sourit en grand en retournant son attention vers sa voisine.

▬ Ce soir disons, 19h ?

Il hausse un sourcil, dans l’attente d’une réponse.




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MessageJeu 28 Juil - 12:05
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Lynae ChimaetineNo Time Left


A fox is a wolf who sends flowers
Ryan & Charlie & Lynae


Un éclair vif de roux passe devant la porte – ouverte – de la salle de bain dans laquelle se trouve Lynae. Moins d’une seconde après, un nouvel éclair, bien plus sombre celui-ci, dans un gris foncé tirant presque sur le noir, passe aussi devant cette porte à toute allure. La jeune brune lève les yeux au ciel avant de reprendre son activité, c’est-à-dire le séchage de cheveux mouillés par une précédente douche. Cela ne fait pas encore bien longtemps qu’ils ont emménagé dans l’appartement, mêlant leur petite vie avec celle de Charlie et d’Yraël, deux entités rousses adorables, que les deux renards semblent déjà bien s’entendre, prêts à faire bien des bêtises ensemble. Ou peut-être est-ce la boule de poils roux qui est venu embêter ou taquiner sournoisement son homologue grisâtre et ce dernier le poursuit dans une vengeance expédiée. Dès qu’elle éloigne le sèche-cheveux de sa tête, et donc de ses oreilles, elle peut entendre les griffes des deux goupils tinter contre le sol de l’appartement dans leur folle course.

Son smartphone vibre sur le plateau situé à côté du lavabo. Elle éteint le sèche-cheveux et s’empare de cette merveille de technologie qui laisse s’illuminer une loupiotte de mille et une couleurs, la notifiant de la réception d’un nouveau message. Elle compose son code secret pour déverrouiller le système, un nombre à cinq chiffres qui pourraient bien être le compteur de bêtises de son dæmon. Son regard se porte en premier sur l’icône de batterie qui orne le coin supérieur droit de l’écran, lui indiquant 19% de sa capacité maximale. Il va falloir qu’elle le mette à recharger dans peu de temps, une personne lui a dit récemment que laisser sa batterie diminuer en dessous de 15% réduisait sa durée de vie, abîmant la chimie Lithium-Ion qui permet de stocker l’énergie électrique. Elle ne s’y connait vraiment pas en batterie, et elle préfère donc écouter ceux qui y sont couramment plongés grâce à leur métier. Mais avant de se mettre en quête de son chargeur, il lui faut lire le message reçu, bien entendu. Ses yeux s’attardent sur l’expéditeur, son agent, avant de glisser sur le corps du message. Quelques conseils de son agent suivit du planning de son prochain déplacement. Un fin sourire vient se dessiner sur son visage lorsqu’elle voit la destination de son prochain photo shooting : Bora-Bora. Une splendide île au nord-est de Tahiti, si ses souvenirs géographiques sont bons. Départ en fin de semaine prochaine en avion de Merkeley avec une escale à Los Angeles pour faire une correspondance. Deux jours avec hôtel 5 étoiles et repas compris, tous frais payés par la prestigieuse marque pour laquelle travaille Lynae. Il faudrait qu’elle voit avec son agent si, de temps en temps, elle peut emmener quelqu’un avec elle. Sûr que Charlie serait ravie ! Cela fait déjà quelques jours qu’elle y pense, et décide de sauter le pas en répondant au message de son agent. Reposant son smartphone sur le plateau, ayant déjà oublié l’importance de le recharger avant qu’il ne soit trop vide, elle tourne la tête vers la porte et ouvre la bouche pour crier.

CHA…

Elle n’a pas le temps de finir d’appeler sa colocataire que les deux renards repassent tels deux furies devant la porte de la salle de bain à nouveau, la faisant sursauter. Cette fois-ci, Night semble être en première position, jetant de furtifs coups d’œil en arrière pour vérifier que le roux ne le rattrape pas. Un coup d’œil fatal d’ailleurs, car il calcule mal la trajectoire de son prochain virage et ses pauvres pattes glissent sur le sol carrelé lorsque son cerveau leur donne l’ordre de virer à gauche pour entrer dans le salon. Son corps tout entier ne parvient pas à pivoter, et il va directement s’encastrer dans le petit placard à balais qui, mécontent d’être ainsi dérangés, ne se privent pas de tous lui tomber dessus pour le punir un peu plus de sa maladresse. Et tout ce que fait ce gros malin, c’est d’exploser de rire au milieu de cette hécatombe. Lynae, elle, soupire devant le bazar que fait son dæmon et qui ne va forcément pas se ranger tout seul.

CHARLIE ? UN WEEK-END A BORA-BORA TOUS FRAIS PAYES, DANS UNE SEMAINE, ÇA TE DIRAIT ?

Au pire, si elle n’a pas le droit d’amener une personne ‘lambda’ dans ce voyage, elle pourra toujours dire que c’est son garde du corps. Et pour ceux qui douteraient, qu’ils viennent goûter à la Toxine.

Elle se dirige par la suite vers le placard à balais en désordre, bizarrement délaissé par les deux goupils, et remet tout bien en place avant de refermer le rideau cache-misère. On voit bien que ce n’est pas toi qui nettoie tes bêtises ! Bah non, sinon tu me verrais le faire. Lui répond-il mentalement, au tac-au-tac. Et vous voulez faire comment avec un enfant pareil ?

Dans sa tête revient l’image du pourcentage de batterie restante sur son portable, et elle retourne alors dans la salle de bain pour s’en emparer. 17%, ça diminue bien vite en utilisation ces trucs-là ! Elle l’emmène dans sa chambre afin de mettre la main sur son chargeur, action qui vaut bien cinq minutes, pour ensuite poser le tout sur son bureau. Plus qu’à attendre d’être à nouveau à 100%. Tâtant ses cheveux, elle se rend compte qu’ils sont encore humides, et se décide à retourner dans la salle de bain pour finir ce qu’elle faisait au départ. A peine la porte de sa chambre dépassée qu’une personne vient frapper par trois fois à la porte d’entrée.

J’Y VAIS ! Crie-t-elle dans le couloir à l’intention de Charlie, probablement dans sa chambre, afin de ne pas se bousculer à deux pour y aller.

Heureusement qu’elle a déjà enfilé ses vêtements dès la sortie de la douche, c’est-à-dire un short en jean et un t-shirt blanc, parce qu’elle serait presque capable, dans une étourderie, de filer ouvrir la porte avec juste une serviette nouée autour de son corps. Dire que cela ne lui est jamais arrivé relèverait du blasphème.

Sans regarder dans le judas optique, la petite loupe située sur la porte permettant de voir qui se trouve de l’autre côté, peut-être à tort le jour où elle ouvrira la porte à une personne mal intentionnée, mais celle qui lui sourit et qui la salue n’a rien d’un malfrat, surtout avec un peu de farine sur ses cheveux, détail qui n’échappe pas à la brune.

Hey ! Elle hausse les épaules. Il faut voir avec Charlie, c’est surtout elle qui a subit les dégâts, mais les assurances ont bien couverts le tout et les travaux bah…

Elle l’écoute expliquer sa tentative de pardon ratée par une expérience culinaire désastreuse, ce qui fait bien sourire la jeune femme. Sa proposition lui paraît fort sympathique et grandement attirante. Pour elle, c’est déjà bon, elle n’a rien prévu pour ce soir, manque plus que l’avis de Charlie. Et puis de bonnes pâtes carbo, ça ne se refuse pas ! Night en profite à ce moment-là pour passer en courant dans le couloir, seul cette fois-ci, avec quelques sous-vêtements féminins appartenant à Lynae posés sur sa fourrure. Grand moment de solitude pour Lynae qui dandine d’une jambe à l’autre tandis que le goupil disparaît plus loin. Tu as fait exprès, hein ? Pas de réponse. Elle se contente de regarder Ryan, les lèvres pincées de honte. Il va les prendre pour des folles. Il va la prendre pour une folle.

Bon… Je vais prévenir Charlie, voir si elle serait intéressée. Elle se tourne vers l’intérieur. CHARLIE ? C’EST RYAN QUI VEUT NOUS INVITER A DÎNER CHEZ LUI CE SOIR ! PÂTES CARBO EN PLUS !

Il y a de fortes chances pour qu’elle rapplique rapidement.

BORDEL DE MERDE ARRÊTE DE CRIER Y’EN A QUI DORMENT ICI !

Personne n’a reconnu la voix du renard argenté provenant de la chambre de Lynae, bien sûr que non… 150$ qu’il est allongé sur le lit, de tout son long.



Spoiler:
 




  
MessageJeu 28 Juil - 22:02
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Date d'inscription : 08/04/2014Nombre de messages : 1171Nombre de RP : 208Âge réel : 25Copyright : Air (av) & fucking face (sign)Avatar daëmon :
Charlie SabaniSWEET LITTLE DISASTER
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Ryan, Lynae & Charlie
De tous les organes, déclara Nehemiah Trot, la langue est le plus remarquable. Car si nous en usons pour goûter les vins fins comme les poisons amers, c'est elle aussi, cette même langue, qui forge les mots les plus doux comme les plus cruels.

Son pied danse dans le vide, jambe coincée sous ses fesses. Son regard ne quitte pas son stylo, lequel ne quitte pas son brouillon. Il faut organiser les idées, affirmer noir sur blanc qu'une faute de syntaxe peut détruire une vie. Charlie ne fait pas de faute. Surtout pas pour ce dossier. Une femme la quarantaine, belle femme, revenus honorables et chemin de vie glorieux. Ancienne étudiante en langue devenue interprète à l'ambassade de Chine. Et son époux, d'un mariage récent de quelques mois. Un homme sorti des grandes écoles d'administration, CEO de plusieurs entreprises dont l'une qui baigne dans une affaire de blanchiment. Là n'était pas la question. Renommée, cette femme était passée par mille difficultés pour faire accepter sa moitié, une hermine albinos. Son mari avait pris l'animal pour un caprice de bourgeoise... Au début. Puis il a battu sa femme. Jamais directement : seulement par le biais de l'hermine (Gaïa, d'après le dossier). Et c'était là que la loi américaine pêchait : il n'a jamais directement violenté sa femme. Donc, pour les violences conjugales, Charlie est coincée.

« A moins... » Allongé sur le lit, le renard s'éveille et commence à bouger un peu, ennuyé de cette étude de dossier. « A moins que je passe par la maltraitance animale. »
- Risqué. Ambitieux, mais risqué. La peine sera moindre. »

Un sourire coincé aux lèvres, la rousse pose le stylo et se tourne vers Yraël,

« Sans doute. Mais elle aura au moins quelque chose. De toutes façons la demande de divorce est déjà étudiée. Il l'a épousée pour quoi à ton avis ? »

L'argent, pas de doute. Fatiguée, l'avocate s'étire en gémissant, et lève ses yeux au plafond. La sonnette de l'appartement l'étonne : à moins que sa grincheuse de voisine ne soit ennuyée par le bruit des griffes des renards sur le parquet, ça ne devrait pas être elle. Dépliant ses jambes sous son bureau, elle se masse la nuque avant de répondre à Lynae, qui l'a interpellée à travers le mur de sa chambre. Amusée, l'avocate explose de rire devant l'incongru de la situation. Si Lynae n'avait pas été mannequin, elle aurait douté de son sérieux à la seconde où la destination aurait été livrée. Mais la rousse ne s'étonne plus du train de vie de sa colocataire. S'en émerveille, même. Comment pouvait-elle rester aussi intègre -du peu qu'elle la connait pour le moment- avec ce train de vie ?

Quelque chose vient de tomber. Elle sent Yraël chercher à dissimuler ses pensées agitées. Idiot.

« A BORA BORA ? » La plage, l'eau turquoise... un maillot de bain. L'Enfer. « Ça dépend, t'as une combi de plongée à me prêter ? »

... pour ne tuer personne. Mais elle ne terminera sa phrase qu'en pensées, pour ne pas accabler Lynae. Il a bien fallu lui dire, de toutes façons. Impossible de vivre sous le même toit sans partager son secret, la Toxine requiert bien trop de précautions pour l'ignorer. S'imaginer dans le ridicule néoprène alors que tous les corps seraient hâlés et dévêtus n'aurait aucun intérêt. A moins qu'elles n'approchent personne à moins de cinq mètres. Ce qui devrait être négociable.

Bien installée sur sa chaise, Charlie laisse volontiers sa colocataire courir jusqu'à la porte d'entrée pour ouvrir une fois la sonnette pressée. Les griffes d'Yraël (ou/et Night) claquent encore sur le carrelage coloré de l'entrée.

Qu'est-ce que vous fichez ?
C'est le voisin sexy du palier.

Intéressant.
Attentive, elle écoute la proposition et l'étudie sagement. Elle en a le temps, puisqu'elle ne se trouve pas dans le vif de la situation à devoir prendre une décision immédiate. Toutefois, elle s'est relevée et à commencé à rassembler son dossier pour en ranger les pièces. Le mur avait pris une sale couleur, mais l'essentiel était réparé, et aucune fuite supplémentaire n'était à signaler pour le moment. Suffisait juste d'un coup de peinture pour rafraîchir le mur du salon, ce qu'elle... avait en projet de faire. Un jour. Elle prie pour que Lynae ne l'appelle pas et prenne la décision pour deux... CHARLIE ? Raté. Avant de prendre le risque de sortir de sa chambre, elle vérifie que sa tenue est à peu près potable (un débardeur blanc et un pantalon de jogging, y'a eu mieux mais pour travailler sur son bureau, personne ne lui en voudra) avant de sortir de sa chambre et d'aller elle aussi vers la porte d'entrée.

« Salut »
Comme si tu découvrais juste maintenant qu'il était là...
Charlie échange un regard interrogateur à Lynae, qui a l'air partante. A priori, elles n'ont rien de prévu ce soir. Pas d'excuses, donc. Curieuse, elle se penche à peine vers la sortie en espérant voir la chienne approuvant ses dires, mais abdique.
« Vendu comme ça... »

Pour une fois qu'elle ne feint pas l'entrain. Même Yraël s'impatiente de voir comment Ryan va tenter de faire oublier le dégât des eaux avec un peu de pâtes et de la crème. Charlie jette un oeil à Night, qui joue les idiots, mais c'est à Ryan qu'elle finit par sourire. En même temps, avec un voisin comme ça, dur de refuser même un simple plat de pâtes.

« Ça m'arrange, on pensait faire les courses demain et le frigo est vide. Encore moins d'excuses. Okay pour dix-neuf heures ! »

En le laissant repartir, ses yeux glissent à peine une fraction de seconde sur son jean -son fessier- mais Yraël l'a grillée. Totalement. Et ne se prive pas de le partager à Night. La porte claquée, Charlie essaie d'étouffer son rire.

« Entre ta culotte qui se promène et l'autre boule de poils...
- Hé, je suis loin mais j'entends ! grogne le renard parti sur le balcon griller au soleil.
- Bon ça m'laisse le temps de m'habiller... C'était pas du meilleur effet. Elle tire sur son jogging, puis le relâche. Remarque, pour manger des pâtes et me salir... »

La rousse attache ses cheveux et regarde l'heure sur la pendule de l'entrée. Elles ont encore largement le temps de se préparer ... et elle pour avancer son dossier.

« Du coup, tu mets celle-là de culotte ?! »

Du bout des doigts, elle rattrape la dentelle du tissu léger abandonné par Night près de la porte de sa chambre, et le jette à sa colocataire en souriant.

« Mais il l'aura vu, y'a plus de surprise ! »

Tu parle d'une surprise.
Dix neuf-heures, un bouclage de dossier et une douche plus tard, elles sont de toutes façons suffisamment habillées pour qu'il n'ait plus aucun souvenir du fameux sous-vêtement. Charlie a troqué son jogging de présentation pour un jean noir moulant (ça couvre les jambes (l'excuse) ) et un petit top en soie. Lynae est son excuse pour s'habiller correctement, avec les tonnes de fringues qu'on lui prête ou qu'elle achète. Ça lui fera plaisir, au voisin.
Made by Neon Demon
  
MessageJeu 4 Aoû - 5:07
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C’est Lynae qui lui ouvre la porte. La jeune femme écoute sa proposition puis, alors qu’elle vient pour lui donner une réponse, une boule de poil noir apparait derrière elle, abordant fièrement quelques pièces de lingerie sur sa fourrure. Lynae comme Ryan posent des yeux surpris sur le daemon et son pour le moins compromettant bagage.

Ryan ouvre la bouche pour parler, mais se ravise, refermant celle-ci dans une imitation plutôt convaincante d’un brochet hors de l’eau. Il détourne les yeux, se raclant la gorge, cachant avec un bien grand mal le sourire d’hilarité qui souhaite s’imprimer sur son visage.

L’expression de honte que Lynae affiche lorsqu’elle se retourne vers lui calme néanmoins son hilarité et il décide définitivement de ravaler la dizaine de commentaires et blagues sur le sujet qui lui viennent en tête. Une réplique bien placée aurait pu la faire rire, dédramatiser l’évènement, c’est d’ailleurs sa technique habituelle pour… pour tout, en fait. Pourtant il s’abstient, lui qui ne réfléchit pourtant jamais avant de l’ouvrir pour dire une connerie. Quelque chose lui dit que la jeune femme préfèrera surement qu’il ignore complètement l’incident et ne retourne pas le fer dans la plaie. Il ne la connait pas, après tout, elle pourrait mal le prendre.

C’est qu’il a bien l’intention que la soirée qu’ils vont peut-être passer tous ensemble se déroule bien, et pas sous l’œil awkward d’un peu de dentelle. Très jolie, d’ailleurs, la dentelle. Elles doivent être encore plus jolies une fois…

▬ Ryan...
▬ J’ai rien dit.
▬ Tes pensées sont un livre pour enfants : il y a plein d’images.
▬ Alors sort de ma tête, sac à puces.
▬ Et te laisser faire des conneries sans supervisions? Nan. Jamais.

Ryan n’a pas le temps de formuler une réplique télépathique que Lynae, un peu comme lui-même a fait pour s’adresser à Jay quelques instants plutôt, se détourne vers l’intérieur et demande – ou plutôt crie – à sa colocataire pour lui passer le mot. Ryan sourit devant la scène. Si cette façon de se parler est synonyme de la même complicité entre elle et Charlie que pour lui et Jay, c’est joli à voir.

La rouquine apparait justement derrière Lynae. Ryan lui offre un sourire et un signe de tête comme salut. Avec enthousiasme, les deux jeunes femmes se consultent puis Charlie lui offre une réponse positive. Ryan sourit en grand, leur offre deux thumbs-up en reculant d’un pas, puis lance un ultime, mais complètement non nécessaire :

▬ Vous connaissez l’adresse.

Ryan se retourne puis la porte se referme dans son dos. De retour dans son appartement, un rapide tour en cuisine lui apprend qu’il à tous les ingrédients, hormis de quoi boire. Ho il a bien quelques bouteilles de fort, mais du vin se prêtera plus au diner. Si la soirée se passe assez bien qu’il sautera du vin à la tequila… Ryan sera un homme comblé.

▬ Avec ce genre de réflexions, tu me fais craindre de te voir un jour devenir un vieil alcoolique.

Jay, retourné sur le canapé, semble un brin plus sérieux que pour ses boutades habituelles. La chienne à une tendance inouïe pour s’en faire pour les gens qu’elle aime. Ryan trône au sommet de sa liste, bien évidemment, et pas toujours pour son plus grand bonheur. Néanmoins, aussi absurde et frustrante l’idée lui parait, elle n’a pas entièrement tort. Ryan a toujours apprécié les soirées accompagnées d’alcool – il était plutôt célèbre pour cela pendant sa formation d’agent à Quantico, d’ailleurs –, mais ses consommations des derniers mois n’ont pas toujours été dans l’unique but de s’amuser à l’occasion. Sans pourtant que cela ne soit dramatique, depuis la mort de Felix, Ryan a trouvé plus d’un autre motif pour voir une bouteille de whisky se vider rapidement. Ce n’est pas pour rien qu’il boit, parfois, même et malgré tous les sermons et inquiétudes de Jay.

Ryan serre les dents, sa bonne humeur légère occasionnée par la réponse positive à son invitation de ses deux voisines soudainement occultée. Pensé à la mort de Felix fait trop mal. Penser à Felix fait remonter en lui plus de colère qu’il ne peut en gérer. Penser à la mort de Felix, c’est avoir envie redémarrer une bagarre dans un bar, de détruire son salon à coups de poing, de vider tout de suite le contenu de sa bouteille d’alcool fort, d’envoyer se faire voir l’univers. Il voudrait hurler, mais ne peut prononcer un mot. Il voudrait se réveiller et se rendre compte qu’il a tout rêvé.

Il inspire un bon coup, tentant de chasser cette boule creuse qui est revenue se nicher dans son ventre, et se tourne vers sa daemonne pour la rassurer. C’est temporaire, après tout, non ? Le temps que la douleur soit moins vive. Lui-même ne croit pas vraiment, après près d’un an, qu’elle diminuera un jour, mais toutes les personnes autour de lui lui assurent le contraire. S’ils ne lui racontent pas tous un foutu tissu de mensonges, un jour, la situation se résoudra d’elle-même. Techniquement.

▬ Ne t’inquiète pas avec ça, veux-tu? Déjà, je n’ai pas l’intention de ressembler à ces types qui prennent la poussière dans le fond des tavernes, ensuite…

Il hésite, vient pour prononcer le nom de Felix, mais se ravise. La chienne est néanmoins perspicace et devant le silence inhabituel de son daemonien, saute en bas de canapé et lui lance :

▬ Bon. Allez. Elles ne vont pas rouler jusqu’ici, ces bouteilles de vin, non ?

Une heure plus tard, Ryan rentre chez lui, deux bouteilles de Sauvignon blanc sous le bras et une petite boite d’éclairs au chocolat de la boulangerie du coin de la rue dans les mains. Non, honnêtement, après sa tentative désastreuse d’aujourd’hui, pas question qu’il tente de se découvrir un talent en pâtisserie.

Il passe d’abord sous la douche. L’air de rien, avec tout ça, il est allé faire les courses avec de la farine dans les cheveux. Jay s’est rendu compte qu’elle avait oublié de lui préciser la chose une fois en voiture et elle avait préféré se taire de nouveau. Ça n’aura pas été la manière la plus étrange que Ryan aura fait des achats, après tout… Dans un élan de considération, néanmoins, elle ne manqua pas de le lui faire remarquer une fois les courses terminées et en route pour la maison. Ryan avait donc râlé tout le trajet sous le sourire tranquille et amusé habituel de sa daemonne.

C’est donc enfin débarrassé de la farine, habillé d’un jean propre et d’une chemise blanche et grise à rayures qu’il se remet au fourneau pour préparer le repas. Il vient tout juste de redescendre l’échelle menant à la terrasse sur le toit, après y avoir monté la table, qu’on cogne à sa porte.

Ryan vient pour s’élancer vers la porte, mais Jay, qui surveille les fourneaux l’arrête dans son élan.

▬ Je m’en occupe. Toi, gère tes pâtes. C’est toi l’humain aux pouces préhensiles après tout.

La chienne trotte jusqu’à la porte et d’un mouvement habile, appuie sur la poignée pour ouvrir à leurs quatre invités.

▬ Bonsoir. Entez, ne restez pas là.

Elle leur offre ce qui ressemble le plus à un sourire en provenance d’un chien, puis s’efface sur le côté pour les laisser passer.

▬ Tu vas être ravi, elles ont l’air de sortir tout droit d’un magazine de mode.
▬ C’est qui qui a des pensées de travers, maintenant?

Ryan entend sa daemonne ricaner mentalement et il lève les yeux au ciel. Après ça, ils disent que c’est lui, l’irrécupérable des deux !

De la cuisine, Ryan passe la tête au bout du couloir menant à l’entrée.

▬ J’espère que vous avez faim. Comme on dit, quand on fait des pâtes, il y en a toujours trop. Et avec ce que j’ai fait en trop, je pourrais nourrir une équipe de baseball.



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MessageMar 16 Aoû - 16:36
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Date d'inscription : 28/03/2015Nombre de messages : 216Nombre de RP : 75Âge réel : 23Copyright : Deviantart, Pinterest.Avatar daëmon : Renard Argenté.
Lynae ChimaetineNo Time Left


A fox is a wolf who sends flowers
Ryan & Charlie & Lynae


Une combinaison de plongée ? Une petite seconde, Lynae fronce les sourcils d’incompréhension, avant d’ouvrir grand les yeux lorsque c’est enfin évident pour elle. La jeune femme oublie parfois le don de Charlie, ou n’y pense tout simplement pas. C’est dans un sourire qu’elle imagine Charlie dans une combinaison en néoprène à Bora-Bora, la situation serait bien drôle tout de même.

Bien sûr que tu pourras faire de la plongée, et pas besoin de rejoindre la plage la plus bondée de monde pour ça ! Et je te donnerais un pass pour les restaurants et autres animations de l’île, de quoi te détendre un week-end sans avoir de soucis.

Intègre. Oui, Lynae est toujours intègre malgré ce train de vie aux destinations époustouflantes, côtoyant les grands de la haute couture, les filles et hommes aux corps de rêve. Peut-être bien parce qu’elle ne se complique pas la vie, profitant de ce qui lui est offert sans trop en faire, et appréciant retourner après cela vers une vie plus simple et moins bling-bling. Ce n’est pas pour rien qu’elle a cherché à s’installer en colocation avec quelqu’un au lieu de chercher, et probablement trouver, un grand appartement luxueux quelque part en plein centre-ville de Merkeley. Ce n’est pas ce qu’elle recherche, de toute manière, vivre dans le luxe le plus complet. Même dans son enfance, vivant sous le toit de son père, riche homme aux nombreuses industries, fantôme distributeur de billets et donneur de bisous sur fronts endormis, Lynae n’abusait pas du luxe qui s’offrait à elle. Elle aimait bien traîner avec des gens de tout horizon, de toute situation sociale, sans faire aucune distinction d’argent. Elle ne restait pas avec les autres "riches" sous prétexte que sa famille aussi l’était. Personne ne pouvait nier le fait qu’elle respirait la bonne éducation de haute famille, mais tout le monde s’accordait à dire qu’elle n’étalait jamais son argent et ses biens devant les autres. C’est peut-être pour ça qu’on l’aimait bien Lynae, parce qu’elle n’en faisait jamais trop.

Mais le voisin patientant derrière la porte de leur appartement vient vite couper court à sa proposition de week-end au soleil, Charlie et Lynae se retrouvant côte à côte pour accepter son alléchante invitation. Dix-neuf heures, c’est largement suffisant pour se préparer tout en se prélassant en toute quiétude. C’est un bon horaire ça, dix-neuf heures, laissant le temps de discuter avant de réellement prendre les couverts pour manger, mais pas trop de temps pour que tout devienne long à attendre, surtout quand on sait qu’un probable excellent plat de pâtes attend tout ce beau petit monde. Et puis cela arrange tout le monde, particulièrement les deux femmes, qui ne savaient vraiment pas quoi cuisiner ce soir avec un frigo vide et tout un programme pour le remplir qui ne commence que demain en début d’après-midi. Une fois la porte refermée, Lynae se met à rire doucement en voyant Charlie étouffer le sien, tandis que Night explose de rire plus loin quand Yraël lui fait part des yeux glissants de Charlie. Nul doute qu’il risque d’être aux aguets toute la soirée pour essayer de prendre Lynae la main dans le sac elle aussi.

Pas cette culotte non, avec les poils et la bave de renard dessus, je pense plutôt forcer Night à la porter !

Elle attrape le tissu léger au vol en riant tandis qu’on entend à nouveau un renard courir, très probablement Night qui va se cacher avant qu’elle ne décide réellement de mettre à exécution l’habillage de goupil. Vu qu’il n’y a plus de surprise, tu n’as qu’a rien mettre, ça en fera une nouvelle surprise ! Pas bête la bête ! Et pour que mon gentil petit dæmon puisse faire une surprise à Jay, je vais le tondre. Mais je n’ai que mon épilateur, mais ça devrait le faire, n’est-ce pas ? Répondre sera lui donner réellement l’envie de tester, et Night le sait parfaitement, alors il se contente de se faufiler silencieusement à travers le salon pour passer par l’ouverture de la porte-fenêtre afin de rejoindre le balcon.

Elle veut m’épiler, je préfère fuir ! Dit-il à Yraël avant de sauter sur le muret et de rejoindre le toit. Quel bon endroit pour se prélasser sans avoir sa dæmonienne dans les pattes ! Je t’entends réfléchir, vilain goupil !

Dix-neuf heures. Le short en jean a été remplacé par le même type de tissu recouvrant toutes ses jambes, un jean blanc taille slim. Un choix assez classique mais qui ne perd pas de charme au fil des ans. Et ça n’empêche pas Lynae se sortir un top noir échancré dans le dos, histoire d’être un habillé sans tomber dans l’abus. En sortant de sa chambre et en croisant Charlie, elle lui sourit en voyant que le jogging a disparu et a été remplacé par quelque chose qui va parfaitement bien avec son petit top en soie.

Ça te va très bien ! Lui dit-elle en toute sincérité tandis qu’elles s’apprêtent à quitter l’appartement pour rejoindre la porte du voisin.

Contre toute attente, ce n’est pas Ryan qui vient leur ouvrir, mais son dæmon. Lynae baisse la tête et rend le sourire au berger allemand, si c’est bien ce qu’a tenté de faire tout en la saluant gentiment. Night, suivant sa dæmonienne tandis qu’ils passent tous la porte, lance un Salut ! enjoué à Jay. Ils voient alors la tête de Ryan apparaître au bout du couloir tandis que l’odeur des fourneaux leur arrive aux narines. Odeur de pâtes confirmée par Ryan qui les averti alors qu’il y en aura pour tout le monde, et qu’on pourra se resservir quatre à cinq fois chacun. Lynae se met à rire doucement tandis qu’elle se rappelle des rares fois où son frère se décidait à faire à manger – des pâtes de préférence – et qu’il en faisait toujours trop. Vraiment trop.

La faim est là pour ma part. Et puis, comme on dit, l’appétit vient en mangeant ! Dit-elle alors tandis qu’elles arrivent dans la cuisine pour voir par leurs propres yeux les bonnes pâtes de Ryan en cuisson.





  
MessageDim 4 Sep - 22:47
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Date d'inscription : 08/04/2014Nombre de messages : 1171Nombre de RP : 208Âge réel : 25Copyright : Air (av) & fucking face (sign)Avatar daëmon :
Charlie SabaniSWEET LITTLE DISASTER
Spoiler:
 

A fox is a wolf who sends flowers
Ryan, Lynae & Charlie
Toi, t'es un ouragan. Tu laisse des séquelles et des traces de ton passage, et ça, partout où tu vas. Puis toi, t'es comme la pluie aussi. T'es belle à regarder, ça en devient même tout drôle des fois. Tu pues l'humanité, tu pues la nuit. Tu sens l'espoir et tu sens la vie.

Avec Lynae, difficile de distinguer le vrai du faux. Sa vie a toujours été un étrange manège pour Charlie, qui s'évertue à en rester le plus éloignée possible, même si elle ne peut nier les avantages dont Lynae lui fait profiter de bon coeur. Peu habituée à ces marques d'affection assez particulière de la part de sa colocataire, il a été d'abord naturel pour elle de se méfier (d'en rire même, la première fois qu'elle lui avait proposé un débardeur de chez Chanel parce qu'il ne lui plaisait plus), puis elle s'y habituait. Progressivement. Lynae et Night revenaient fréquemment à la charge, et Bora-Bora n'en était que l'exemple le plus récent. Elle n'a pas encore le loisir de se décider quant à la réelle destination proposée par Lynae, encore un peu loin de ces préoccupations où d'un claquement de doigts il est possible de se retrouver à l'autre bout du monde avec une poignée d'autres canons. En outre, la rousse n'avait pas spécialement envie de passer pour l'amie collante qui profite de la célébrité et de la facilité de vie de Lynae. Même si, au fond, elle se doute que tout n'a pas toujours été rose pour eux deux. Il n'y a qu'à voir la distance qu'elle prend avec ce monde, avec l'argent, et plus simplement encore le fait qu'elle soit colocataire. Lynae pourrait vivre dans une superbe villa dans le New Jersey et profiter des services d'un chauffeur pour la mener d'un shooting à l'autre sans jamais se ruiner véritablement. Mais elle prend le taxi, mange comme eux, ne vit pas dans l'outrance ni le luxe, et ne prend personne de haut. Surtout pas eux. Il a donc été aisé pour Yraël de les accepter dans leurs vies. Peut-être même plus facile qu'avec Faustine, qu'il estimait trop jeune et pas assez mature. Lynae est un juste milieu entre un petit bout de femme solide, et une enfant qui s'amuse de tout. Même de la proposition de leur voisin de leur faire à manger pour se faire pardonner le dégât des eaux qui a pourri le mur du séjour à cause d'une machine à laver capricieuse. Hormis la remarque d'Yraël sur les talents de ménagère de leur voisin, le dégât était à peu près passé sous silence. Seules de vieilles serviettes de bain ayant servi à éponger l'eau auraient éventuellement eu à se plaindre.

Sa bretelle de débardeur joue les malignes à vouloir glisser de son épaule une fois qu'elles sont dans l'allée, à attendre qu'on veuille bien leur ouvrir. Lynae ressemble à une gravure de magasine même en pyjama, elle ne peut que jalouser amicalement sa tenue. Amusée, Charlie se penche légèrement sur le côté et se permet une confidence à sa colocataire, à voix basse, avant qu'on n'ouvre la porte.

« J'espère que c'est pas la sombre tanière d'un psychopathe avec des étagères remplies de poupées de porcelaine ou une passion gênante pour les petites culottes. Quoi que, t'aurais du succès..! »

Sa taquinerie meurt en même temps qu'on ouvre la porte, sur la chienne plutôt qu'un visage humain. Les deux rouquins ne s'en formalisent pas : ils ne comptent plus le nombre de fois où c'est Adila qui est venue leur ouvrir la porte, Naïm étant devant la télé ou en train d'aider leur mère à faire à manger pour leur arrivée. Comme bien des dimanches.
Elle s'en veut presque d'avoir été taquine sur la tenue de l'appartement. L'entrée laisse apercevoir quelque chose de plutôt gai et propre. Trop propre, trop net. Mais l'accueil est chaleureux.

« Je me fais pas de soucis, on a emporté les trous sans fond avec nous. »

Offusqué, le renard fait mine de lui mordre la jambe, mais passe finalement entre elles et ouvre la marche le premier, s'approchant de l'apprenti cuisinier. Alléché, sans rien n'en laisser paraître, par l'odeur des lardons qui cuisent (ou ont déjà cuit -malheur, c'est tellement meilleur cru). Il faut dire que l'odeur met en appétit même l'estomac de Charlie, qui a perdu l'habitude de manger du porc à cause de la culture de son père. Elle n'a pas refusé, pour ne pas briser le bel élan de Ryan, mais redoute le goût oublié depuis longtemps.

« T'as besoin qu'on t'aide à mettre le couvert ? Ou à amener ça à table ?
- Quelle table ? »

Avant même qu'elle ne l'interroge sur la raison de sa remarque, Charlie tourne la tête vers l'endroit que semble viser le renard, et arque un sourcil, amusée de voir l'état immaculé du séjour, et l'absence de toute table installée. C'est pas lui qui a accès aux toits ? La main suspendue dans les airs, Charlie échange un regard surpris à sa colocataire avant d'en rire.

« Y'a une surprise c'est ça ? »
Made by Neon Demon
  
MessageMer 14 Sep - 1:41
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Date d'inscription : 18/05/2016Nombre de messages : 390Nombre de RP : 50Âge réel : 24Copyright : Aki' (me)Avatar daëmon : Berger Allemand
Ryan FarellMODO• We can be HEROES
Just for one day


A fox is a wolf who sends flowers.
FEAT. RYAN FARELL & JAY ▬ CHARLIE SABANI & YRAËL ▬ LYNAE CHIMAETINE & NIGHT



From water damage to pasta and tequila.




Ryan sourit devant l’entrain – et aussi le manifeste appétit – de ses convives. Il n’a jamais été très doué pour les quantités de pâtes, mais puisque la célèbre ristourne dit « quand on fait des pâtes, il y en a toujours trop », il ne doit définitivement pas être le seul. Tant mieux s’il lui en reste, de toute façon, ses prochains déjeuners seront assurés.

▬ Parfait alors! Encore heureux, d’ailleurs. J’ai eu peur un moment de devoir aller demander à la voisine du dessous de se joindre à nous pour nous aider à vider la casserole. Je ne suis pas certain qu’elle aurait été un ajout très festif à notre soirée. Avec les regards noirs qu’elle me lance tous les jours depuis sa fenêtre, je crois qu’elle m’en veut encore beaucoup d’avoir noyé son salon…

Ryan tire une grimace, entre son réel malaise et la volonté humoristique de sa tirade, puis hausse les épaules d’un air désabusé. Il en profite aussi pour se détourner des préparatifs et détailler un peu plus les nouvelles arrivantes.

▬ Well... C’est moi qui ne suis pas assez chic, visiblement. Vous êtes particulièrement jolies ce soir, toutes les deux.

Ryan Farell sans son côté charmeur, ça n’existe pas. Il n’est pas franchement en mode drague, l’échange étant amical, mais puisqu’il ferait du charme la dame qui l’appelle pour lui vendre un nouveau chauffe-eau… Aussi, maintenant que les deux jeunes femmes sont dans sa cuisine, il ne peut qu’approuver la précédente remarque mentale de Jay. Autant l’un que l’autre est particulièrement jolie de base, et leurs tenues ne fait que souligner d’avantage leurs charmes naturels.

Tu vas baver encore longtemps ou venir m’aider avec la sauce ?

Je ne bave pas moi. C’est toi le chien baveux.

Ryan se détourne de ses invitées pour lancer un regard faussement agacé à Jay, qui n’en rate pas une, mais retourne néanmoins aux fourneaux. La chienne en profite pour prendre la relève.

▬ Avez-vous des allergies, intolérances alimentaires ou quoi que ce soit d’autre? Ryan est un brin idiot, pardonnez-le, il a oublié de vous le demander plus tôt.

▬ Hey!

▬ Quoi? Tu veux un autocollant pour l’effort ?

Ryan lance un regard noir à Jay qui, amusé, reste d’un calme poli et se contente de battre des oreilles en ricanant intérieurement. L’agent du FBI fait signe aux jeunes femmes et à leurs daemons d’ignorer sa daemonne, mimant une grimace dans son dos. Charlie propose ensuite de l’aider en mettant la table et Ryan rejette de bon cœur la proposition.

▬ Tout est prêt. Il ne me reste qu’à réserve ça et on pourra aller prendre l’apéro.

La rouquine semble surprise par l’absence de table dans la cuisine et Ryan sourit en grand à sa remarque.

▬ Yep. Une petite du moins. J’espère que personne n’est superstitieux à propos des échelles ?

Il se détourne, retire les pâtes du feu et réserve le tout, puis se dirige droit vers le salon. Dans son appartement à espace ouvert, ce dernier ne se trouve qu’à deux pas derrière l’endroit ou aurait dû se tenir sa table de cuisine. Il tend le bras pour attraper une corde qui pend du plafond puis tire dessus pour actionner un levier. Une trappe s’ouvre alors vers l’extérieur et Ryan saute pour attraper le bas d’une échelle de métal qui apparait.

▬ Les Dames d’abord. Attention à votre tête vers les dernières barres.

Ryan retourne à la cuisine alors que Lynae et Charlie montent vers le toit-terrasse, ouvre le réfrigérateur et y attrape la première bouteille de vin. Il leur emboite ensuite le pas et pose rapidement le pied sur le bois sombre du toit. Le soleil n’est pas encore couché et un joli coucher de soleil aux teintes de rose et de mauve se profile à l’horizon alors que peu de nuages menacent le bon déroulement de leur souper. Il fait d’ailleurs plutôt chaud, mais la fraicheur du soir devrait aider à ne pas rendre l’expérience étouffante.

La terrasse elle-même n’est pas bien grande, mais tout à fait fonctionnelle et bien aménagée, quoi que sobrement. Dans un coin, il y a son barbecue et dans l’autre une banquette de bois en « L » servant en partie de siège pour la table. Des coussins bleu-gris sont posés sur les sièges alors qu’une nappe bleu plus sombre recouvre la table. Celle-ci est sobrement décorée, avec ses assiettes blanches, ses coupes de vin et un simple vase au centre contenant deux marguerites jaunes. Une petite pergola en bois clair vient couronner le tout, offrant normalement un peu d’ombre dans la journée. Lorsque la lumière du jour aura assez baissé, Ryan pourra allumer les deux petites lanternes qui y sont accrochées. La vue, elle, est plutôt agréable également. Le toit et la position de l’immeuble, déjà surélevée géographiquement, offrent une vue dégagée sur une partie de la ville et les routes en contre bas.

Ryan s’avance vers la table, débouchonne la bouteille de vin et arque un sourcil avec un sourire en direction de ses invités.

▬ Qui est preneur ?




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MessageLun 3 Oct - 16:16
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Lynae ChimaetineNo Time Left


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Ryan — Charlie — Lynae


Charlie venait de lui mettre l’image en tête d’un amoncellement de poupées en porcelaine dans un long couloir sombre, véritable tanière d’un psychopathe tout droit sorti d’un film d’horreur. Mais la réalité est bien autre tandis que la porte s’ouvre sur le regard amical de Jay qui accueille alors ses invités comme il se doit. L’autre renard, le gris, se sent tout aussi offusqué que son confrère par la remarque de Charlie, sans pour autant pouvoir le contredire. Il est vrai que parfois –souvent- le goupil mange plus que sa dæmonienne. Ahah, lui non-plus n’aime pas l’autre vieille peau là ! La jeune femme se contente de sourire aux propos du renard, même si elle l’aurait reprit s’il l’avait dit à haute voix. Après tout, il faut respecter ses ainés, même s’ils deviennent grincheux et acariâtres. Souriant à la chaleureuse remarque de Ryan quant à leur tenue, elle se tourne vers Charlie pour rire légèrement. Il faut en effet avouer que les deux jeunes femmes se sont préparées pour ce soir, mais leur hôte n’est pas en reste pour autant, armé d’une jolie chemise aux teintes grisâtres.

Les crevettes. Surtout pas de crevettes. Elle aime pas les crevettes ! Répond alors le goupil à la question de Jay tandis que Lynae lève les bras au ciel pour toute réponse, n’ayant pas le temps de se justifier que le renard enchaîne.
C’est vrai ? t’as des autocollants pour récompenser les efforts ?! J’en veux pleiiin pour les coller sur Lynie !

Le regard amusé que lui lance Lynae lui met la puce à l’oreille, et il se rend alors compte que Jay ne faisait que taquiner sa moitié et n’avait pas réellement ces pastilles pour enfants. Les oreilles se couchant sur son crâne, il s’enfuit pour cacher sa honte et va retrouver Yraël qui a trouvé un coin bien sympa pour savourer la bonne odeur qui sort des fourneaux. Toute aussi surprise que Charlie par l’absence de table, le rire de Lynae se rajoute à celui de la rousse devant le comique de la situation. Cela lui donne d’autant plus envie de découvrir ce qu’a préparé Ryan pour ses invitées. La jeune femme finit par comprendre ce que veut dire Ryan en parlant d’échelles, et cela se confirme lorsqu’il prend la direction du salon pour déverrouiller l’échelle menant au toit-terrasse. C’est avec un sourire que Lynae invite Charlie à monter la première, rapidement suivie par Yraël et Night qui grimpent agilement en faisant des petits bonds sur les barreaux. Elle leur emboite alors le pas et fait attention à l’ouverture resserrée pour ne pas s’y cogner la tête. Son regard dépasse enfin du toit-terrasse et elle découvre un magnifique début de coucher de soleil à l’horizon. Ses yeux passent sur les reflets rosés entrecoupés par de rares nuages au loin tandis qu’elle quitte l’échelle pour s’avancer vers le centre de la terrasse.

C’est beau. Dit-elle simplement, ne quittant pas l’horizon du regard.

Il ne fait pas froid, loin de là. L’air, un peu lourd pour le moment, devrait continuer à se rafraîchir agréablement au fur et à mesure que la soirée avancera. Une fine brise vient lui chatouiller les bras, rendant le moment confortable et prêt à accueillir leur soirée Le regard de la jeune femme retombe sur la table, finement préparée pour les invitées. Une préparation sobre, un petit vase orne le centre de la nappe bleue où s’élancent deux marguerites magnifiques, les assiettes sont disposées en cercle sur la table, les verres sont prêts à accueillir le vin, et les sièges n’attendent plus qu’on s’y assoit. Même la ville en contrebas est belle à regarder, tout juste lumineuse avant même que le soleil n’ai fait sa dernière révérence. Ne sachant pas s’il faut directement s’asseoir ou non, Lynae reste debout aux côtés de Charlie tandis que le « pop » manifeste du débouchage de bouteille signe leur prochain petit plaisir alcoolisé. D’ailleurs, Ryan leur propose bien rapidement d’y goûter, attendant un premier cobaye dans un sourire plein de charme.

Je pense que tout le monde est preneur ce soir. Elle rapproche les trois verres à vin sur un bord de la table pour que Ryan puisse les servir tous les trois tout en interrogeant Charlie du regard, ne voulant forcer personne.

Elle sent mentalement Night qui ne quitte pas la bouteille du regard tandis que Ryan rempli les verres.

Tu peux servir une goutte à Night, sinon il va bouder toute la soirée de ne pas avoir eu de vin. Mais pas trop, il est encore jeune tu comprends ? Dit-elle en riant légèrement, taquine.




  
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