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Oh deer ✂---[Apolline]---

 
  
MessageMar 27 Sep - 18:19
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Date d'inscription : 18/09/2016Nombre de messages : 56Nombre de RP : 10Âge réel : 20Copyright : ARYAAvatar daëmon : Créer une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ✌
Gareth K. CadiganNothing will be the same...
We are in the pétrin ! Apolline ♥C'est quand même bizarre hein. Et en même temps, ça le fait drôlement chier.
C'est vrai quoi ; presque trente ans que ça dure, ces histoires de black-out. Ca lui fait perdre la moitié de ses contacts la plupart du temps, et des trucs importants. Pour l'heure, il n'a rien oublié de vraiment capital depuis... Ouf, depuis bien trop longtemps. Mais dans le principe, ça pose soucis, surtout quand on reçois à 8 a.m. le SMS d'une jeune demoiselle nommée Apolline qui commence la conversation comme si de rien était et dont on n'est même pas foutu de se souvenir. C'est assez handicapant, eh.
Ils ont essayé, avec Lux, de remettre un nom sur un visage. Bon, l'ursidé a plus essayé de lui remonter une énième fois les bretelles, comme quoi il devrait se faire un carnet avec les photos des gens plus ou moins important, ce qu'ils font dans la vie, et un petit texte à leur sujet... Mais ils le savent très bien, tous les deux, qu'une fois les sentiments pour la personne envolés, ils sont incapables de vraiment se rendre compte de qui il s'agit, même avec tout un tas d'informations. Quand le ressenti n'est plus là... Il est plus là, y a pas à tortiller. C'est pas comme avec son boulot où il se contente de relire des faits et des histoires, les relations humaines c'est franchement différent...

En attendant, cette histoire lui est à peu près sortie de la tête depuis la réception du dernier message. C'est qu'il commence à avoir l'habitude de se ramasser de grosses gamelles en recroisant des gens qu'il a oubliés. Y en a des plus compréhensifs, y en a qui le menacent de mort, c'est comme ça. Triste vérité de ce monde. Bref.
Aujourd'hui, amphithéâtre 13 522, bâtiment des arts. Il est intervenant donc donne de petits cours quand il a le temps et quand on lui demande, c'est plus un résident permanent à l'école. M'enfin, il y croise de nombreuses personnes qu'il connaît de près ou de loin, et surtout dont il se souvient, eh. On le salue, lui demande des nouvelles. Lui, avec son café à la main, son gros ours de presque deux mètres qui suit derrière, est plus que tranquille et marche assez sereinement, saluant çà et là. Deux-trois personnes se permettent de saluer poliment l'ursidé, y a même des daemons qui lui cherchent un peu des noises, d'autres s'arrêtent pour discuter avec comme une bonne copine de collège.

En fait, c'est un peu pareil que pour son daemonien, eh. C'est la première fois qu'ils foutent les pieds à l'école depuis les vacances scolaires, donc forcément.

Ahh, la douce tristesse ; ni l'un ni l'autre ne prévoit ce danger imminent, cette vague de haine, que dis-je, ce tsunami qui s'apprête à déferler sur eux et les engloutir comme deux pauvres araignées dans un aspirateur ou la cuvette des chiottes.
© 2981 12289 0
  
MessageJeu 29 Sep - 22:21
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Date d'inscription : 03/11/2015Nombre de messages : 325Nombre de RP : 91Âge réel : 25Copyright : Air (av) & minori (sign)Avatar daëmon :
Apolline C. LedouxUNBEAR ABLE
(MODO)
OH DEER
Apolline & Gareth
Ah, when the heart of a man
Was it ever less than a treason
To go with the drift of things,
To yeld with a grace to reason,
And bow and accept the end
Of a love or a season ?

Du café dans un thermos, un ordinateur ultra-fin rangé dans une mallette en cuir. C'est une main féroce et ferme qui la tient, appartenant à la silhouette généreuse qui claque des talons dans les allées étudiantes. La rentrée, c'est bourré de monde, ça grouille de partout, ça l'agace. Etudiants, enseignants, membres du personnel, tous autant qu'ils sont ne font presque pas attention à l'énorme grizzli qui accompagne la française. Le temps a fait son oeuvre, la Révélation date de cinq ans maintenant et peu s'étonnent encore de voir une femme accompagnée d'un ours, d'une gazelle, d'un loup. Elle en croise même une petite poignée, échangeant avec une lionne un regard curieux, puis s'écartant d'un pas pour éviter une autruche. Aussi peu commode qu'un grizzli. commente Léon à ses côtés, lui n'ayant pas besoin de s'écarter pour avoir presque droit à une haie d'honneur.

Les talons s'arrêtent de claquer sur le béton ciré du sol de l'immense couloir qui dessert les amphithéâtres de l'université. Cela faisait presque un an qu'ils n'avaient pas remis les pieds dans l'aile des arts, mais c'est comme si c'était hier. Rien n'a changé, mais tout a changé à la fois. Les visages ne sont plus familiers, mais les murs restent les mêmes. La française s'accroche à la pochette de cuir qui tient son ordinateur.

« Excusez moi, tu sais où j'peux trouver l'amphi 13 522 ? C'est toujours le rush de la première année, on sait jamais où est l'amphi du premier coup ! »
Le jeune homme sourit, semble s'excuser. Il est charmant. Tout à fait au goût d'Apolline.
« C'est juste à gauche après la machine à cafés, là-bas »

Léger signe de menton de sa part, et le jeune homme la remercie avant de partir en courant, pressé d'arriver à l'heure. Et d'ailleurs. Apolline lève le poignet, regarde le cadran de sa montre. Il ne reste qu'une minute avant que le cours commence, si tant est que quelqu'un dans cette université ait mis les pendules des amphithéâtres tous à la même heure. L'envie d'un café attendra la pause dans une heure, ça ne devrait pas être si long.

« Tu viens ? »

Léon observe la porte, qu'il sait être assez grande pour le laisser passer. Mais il hésite à se faire observer, comme à chaque fois lors des deux ou trois premiers cours. Il finit par céder, et accompagne Apolline dans l'amphithéâtre. Ce qu'il y a de pratique avec le statut de styliste, c'est qu'on est toujours à peu près dans l'air du temps avec toutes ces minettes de vingt ans à la pointe de la mode qui passent leurs journées à suivre des blogs de modeuses sur le net. Il avait bien fallu ranger ce généreux fessier dans un pantalon taille haute et dissimuler ses épaules mordues de tâches de rousseur sous un chemisier flottant. Elles en mènent pas large les adolescentes, au final. Il fallait bien s'apprêter pour retrouver son Prof préféré, dont elle soutient longuement le regard avant de se décider à s'approcher un peu avant qu'il ne débute le cours, quand le reste des étudiants est trop occupé à bavarder de la rentrée et des vacances déjà terminées.

« Vous voulez toujours me faire croire que vous ne vous rappelez pas de moi ? »

Difficile de ne pas être insolente, mais elle se force à ne pas hausser un sourcil dédaigneux, rageuse à l'idée d'être aussi facilement oubliée. Qu'il ait honte, encore, elle pouvait l'accepter. Qu'il lui mente : non. Pressée d'être à la pause, sa main finit par lâcher l'immense bureau de bois sur l'estrade et retourne à sa place d'étudiante pour l'heure qui suivra. Croisant le regard du charmant garçon qui lui a demandé sa route deux minutes plus tôt, Apolline file deux bancs plus loin et s'installe à côté de lui, armée de son plus beau sourire pendant qu'elle sort l'ordinateur de sa pochette (comme à peu près 80% de l'amphithéâtre) et l'installe sur la table. Pendant une heure, elle a tout le loisir d'observer sans ciller Gareth, sans ressentir le besoin d'observer ses mains taper sur son clavier pour prendre des notes correctes, jusqu'à ce que la pause retentisse en une sonnerie lente et agaçante.
Made by Neon Demon



soon :
 
  
MessageSam 1 Oct - 0:14
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Date d'inscription : 18/09/2016Nombre de messages : 56Nombre de RP : 10Âge réel : 20Copyright : ARYAAvatar daëmon : Créer une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ✌
Gareth K. CadiganNothing will be the same...
WE ARE IN THE PÉTRIN !
So you gotta fire up, you gotta let go, you'll never be loved 'til you've made your own, you gotta face up, you gotta get yours, you never know the top 'til you get too low !
Ahh... Bah, lui, en fait, il est bien là, avec son café à la main, ses lunettes sur le nez et son attitude de dandy parfaitement insupportables. Il se donne même la peine d'arriver en retard pour son cours, tiens, il discutait avec une élève qu'il a aidé l'année dernière, une élève dont il se souvient. Il prend des nouvelles, puis après cinq petites minutes de retard, débarque dans l'amphithéâtre, sur l'estrade qui s'apparente plus à une scène pour lui qu'à autre chose. Il salue les élèves en entrant, en reconnaît la plupart, d'autres ne lui disent absolument rien. Lux est restée coincée à la porte et arrive à sa suite en courant, ses pas raisonnant dans toute la salle, presque font-ils trembler les murs. Un rire groupé s'élève des élèves et cogne le haut plafond. Ébouriffant la fourrure de son âme, Gareth sourit de toutes ses belles dents bien droites, bien blanches, bien entretenues. Puis Lux va s'asseoir dans son coin, et trop occupé à trier ses affaires, il ne se rend compte de la présence de la jeune fille qu'une fois juste devant son nez, qu'une fois que sa voix ne parvient à ses oreilles. Ses yeux se plissent un peu, il ne sait pas vraiment quoi penser d'elle.
Oh.
Oooohh oui, d'accord, il voit bien maintenant. C'est elle qui avait son numéro la dernière fois. Mince. Il ne se souvient absolument pas d'elle. Les sourcils un peu froncé, il hoche poliment la tête sur le côté.
    Excusez-moi, j'ai un cours à donner.

Et il la suit des yeux un instant, l'observant jusqu'à ce qu'elle ait monté quelques marches. Non, vraiment, elle ne lui dit rien. Bon, ils verront ça plus tard.

Le cours se passe, il traite de Caravage cette fois-ci, un artiste qu'affectionne très particulièrement notre bon Gallois, bien que son favoris est et restera John Martin. Ce qu'aiment bien les étudiants, c'est surtout les scandales qu'ont fait telles et telles œuvres. Il peut entre certains commentaires, notamment sur l'auto-portrait du français et les peintures d'enfants, toute la symbolique malsaine et perverse qui en découle. Bref, un cours ma foi fort joyeux qui se ponctue par le sourire du charmant intervenant, libérant la trois centaine de krakens. Quelques personnes viennent déjà le voir, des étudiants venant d'autres pays même, qui viennent lui parler de leur rapport à l'oeuvre, à l'artiste, tout ça tout ça, un vrai bon cours quoi.

Il s'excuse et sort finalement de la salle, suivi de près par la grande ursidé, et se dépêche de prendre la première porte de sortie, café à la main, non pas pour éviter l'aura de haine qu'était son élève venue en début de cours, mais bien pour allumer sa cigarette. Un soupir de satisfaction en sentant la nicotine reprendre la place qui lui revient dans son cerveau et la fumée envahir ses poumons. C'est juste génial comme sensation. Appuyé contre la porte vitrée, du côté qui ne s'ouvre pas, bien entendu, Gareth regarde les étudiants çà et là, en petit comité, qui discutent ensemble. Puis il les regarde rentrer, tandis qu'il fume sa clope et boit son café. Ils retournent en cours, bien habitués à la routine, sauf deux-trois visiblement pas prêt de rentrer tout de suite dans le bâtiment.

Seul, un peu, enfin, il ne tarde pas à son tour à retourner dans le couloir vide, assez tranquillement, malgré le fait que cette histoire avec l'élève le taraude un peu. Merde, vraiment, qui est-ce ? Même Lux n'arrive pas à la remettre, c'est qu'il a du l'oublier à cause de son don...

Et en parlant de l'ours...
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