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Un chasseur sachant chasser...

 
  
MessageMer 26 Oct - 21:31
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Nokomis Mayson
| Un indien dans la ville |
Ces dernières semaines, le temps s’est considérablement rafraîchit. L’hiver est bientôt là et l’idée de passer cette saison seul, loin de ma famille pour me protéger pendant ces quelques mois, ne m’enchante pas du tout. J’ignore tout des obstacles que j’aurai à surmonter, mais une chose est sure, c’est que je ne pourrais plus compter sur la force du village pour survivre. Je n’ai qu’un minuscule abri pour m’abriter du froid ainsi que de la neige et je doute qu’il sera suffisant. Les hivers à cette époque-ci ont peut-être changés, impossible pour moi de le savoir tant que la neige ne sera pas de retour. Malgré tout, cela ne m’empêche pas de vaquer à mes occupations habituelles. La mine sombre, je ramasse le matériel dont j’ai besoin avant de quitter mon campement de fortune pour aller chasser dans les environs, toujours accompagnée d’Ozalee qui reste silencieuse en suivant le fil de mes craintes quant au changement de saison imminente.

Les feuilles vertes des arbres ont laissé la place à des teintes plus chaudes, variant entre le orange, le jaune et parfois le rouge. Les épinettes du coin, qui conserve toujours leurs robes vertes, rendent le paysage encore plus coloré et magnifique. Je suis heureux de voir que ce spectacle n’est pas changé en plus de 230 ans et avec le chant des rares oiseaux encore présents au nord, j’ai presque l’impression d’être chez moi. Encore quelques semaines et tout ce beau paysage sera recouvert par la neige froide et inerte... c’est déprimant. Sans cesser de marcher parmi les feuilles mortes, je prends conscience que je suis à nouveau sur le point de déprimer et je secoue alors la tête pour tenter de reprendre mes esprits. Même ma daemonne tente de me remonter le moral, mais bien vite, le silence est obligatoire si nous ne voulons pas repartir les mains vides.

La jument reste en retrait alors que j’installe un piège au pied d’un tronc d’arbre, partiellement camouflé par les feuilles colorées qui sont tombées au sol. Une fois qu’il est prêt, je laisse tomber quelques morceaux de viande autour, dans ce cas-ci les restes de mon dernier lapin, dans le but d’y attirer un renard. En temps normal, je ne chasse pas cet animal pour me rassasier, mais avec l’hiver qui approche, j’ai grandement besoin de la fourrure de l’un d’entre eux pour me faire de nouveaux vêtements plus chauds ainsi que de quelques couvertures qui me protégeront du froid pendant la nuit. Comme tout animal à qui je prends la vie, je compte bien utiliser tout de lui pour parvenir à survivre. Pour cette fois-ci, je mangerai donc la viande de renard pour un certain temps, même si je l’apprécie moins que celle de cerf ou de lapin.

Une fois satisfait du piège, je jette un dernier coup d’œil autour de moi avant de grimper à l’arbre au pied duquel se trouve le fameux collet. Du haut de mon perchoir, je ne suis plus en mesure de voir Ozalee et celle-ci m’informe rapidement qu’elle s’est légèrement éloignée pour éviter de faire fuir les animaux qui tenteraient d’approcher. Prenant une bonne inspiration, je saisis mon arc d’une main tout en activant ma vision qui me permet de repérer la moindre présence humaine ou animale. À défaut d’avoir un renard aujourd’hui, j’aimerai bien repartir avec un lapin, bien que sa fourrure ne me serait pas bien utile avec le temps qui se rafraîchit. Combien de temps vais-je devoir attendre cette fois-ci ? Quelques minutes ? Quelques heures peut-être ? Ou bien une journée entière ?
  
MessageJeu 27 Oct - 17:09
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Kyllian GriffinI'm all kind of BAD luck



UN CHASSEUR

SACHANT CHASSER...


Nokomis Mayson & Ozalee | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | octobre 2016






Bientôt, Kyllian devra ranger ses armes.

Bientôt, Kyllian remplacera sa vie en forêt par une vie en ville. Remplacera ses parties de chasse par des excursions dans des marchés de quartier. Lui qui vit depuis tant d’années sur les routes, dans la nature, éloignée, de gré ou de force, de la civilisation et de toute vie « normale », il deviendra bientôt un citoyen américain, légalement. Il n’a jamais tenu une carte d’identité portant son nom, et qui n’était pas une fraude, entre ses mains. Il n’a jamais existé, au sens légal, mais bientôt, bientôt, toute sa vie va changer, avec ce petit bout de papier.

Non, c’est faux. Plutôt ce petit bout de vie qui grandit à l’intérieur du ventre de Karo. Cette toute minuscule vie qui chamboule la sienne comme un boulet de canon en pleine poitrine. Cette toute petite chose qu’il aime déjà au-delà de la raison, qui lui fait changer sa vision des choses, qui le fait miraculeusement et enfin rêver d’un avenir plus beau tout en le terrifiant plus que quoi que ce soit qu’il ait eu à affronter jusque-là. Car avec un don qui met en danger physiquement et psychologiquement toute personne se trouvant près de lui, et encore plus ceux qu’il touche, la perspective d’avoir un enfant semble absurde, inconsciente même.

Mais aujourd’hui, alors qu’il avance à pas silencieux dans l’air frais de l’automne, entouré uniquement d’arbres aux couleurs vives, il tente de laisser toutes ses inquiétudes derrière lui. Chasser, c’est quelque chose qu’il sait faire, et particulièrement bien. Cet univers-ci, il le connait sur le bout de ses doigts, comparé à l’autre dans lequel il s’engage. Comment être père ? Comment être quelqu’un de « normal » ? Comment vivre cette vie si simple pour tout le monde, mais que lui n’a jamais connu ? Alors la forêt et la chasse le réconfortent.

En profiter pendant que cette vie est encore la sienne ? Oui, peut-être. Mais d’un autre côté, cette vie, bien qu’elle soit tout ce qu’il n’ait jamais connu, ne lui a apporté que blessures et malheurs. Il ne la quittera pas sans peur, mais avec peu de regrets.

Pour l’instant, toute son attention est rivée sur la piste que laisse une biche sur la terre humide et jonchée de feuilles mortes. Kaya, le nez lever contre le vent, lui lance mentalement un signal pour lui confirmer ses impressions : la biche est tout près.

Kyllian lève son fusil de chasse et lentement, le plus silencieusement possible, continue sa progression sur la piste. Après quelques pas, il l’aperçoit enfin. Kyllian cesse de respirer, la met en joue, puis les secondes s’étirent, le temps magiquement en suspens, en attendant le bon moment pour tirer.

Le sentiment d’urgence qu’il ressent alors soudain n’est pas le sien. Avant qu’il ne puisse réagir, la voix de Kaya résonne dans sa tête :

« Quelqu’un est ici. Je le sens, mais ne le vois pas. »



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MessageMar 22 Nov - 22:51
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Nokomis Mayson
| Un indien dans la ville |
Je suis perché en-haut de cette branche depuis quelques heures désormais et rien. Toujours rien ne s’est pointé. Soit la direction dans lequel souffle le vent m’est défavorable, soit les animaux du coin ne sont pas attirés par l’appât de viande que j’ai déposé au sol. Ou bien, toutes ces options sont possibles et il y en a peut-être davantage. Dans tous les cas, la journée s’annonce mauvaise, mais je continue de garder espoir tout de même. Je ne peux pas revenir au camp les mains vides, il me faut quelque chose sinon j’ai bien peur de devoir me coucher en ayant le ventre vide ce soir, ce qui ne m’est encore jamais arrivé à cette époque-ci. L’irritation d’Ozalee face à cette situation ne fait qu’accentuer la mienne, mais je reste sur mes positions. La chasse est avant tout une épreuve de patience et je n’ai pas l’intention de descendre de mon perchoir avant la tombée de la nuit. Je dois mettre toutes les chances de mon côté si je veux ramener une proie ce soir.

Une heure de plus s’écoule avant qu’un bruit suspect n’attire mon attention. Un craquement de feuille mort sur le sol, comme si quelqu’un est en train de marcher en contre-bas. Tandis que je me redresse doucement, je sens l’esprit en ébullition d’Ozalee surgir dans ma tête pour m’informer de l’approche d’une biche. En effet, de ma cachette, je suis en mesure de voir l’animal qui ne semble pas nous avoir repérer, ni moi ni la jument qui se trouve un peu plus loin. Je n’ai pas l’habitude de tuer les femelles qui croisent mon chemin, mais comme la chasse n’est pas bonne et que l’hiver se montre menaçant... je crois que je n’ai pas le choix de renoncer à ces principes. Lentement, je raffermis mon emprise sur mon arc tout en le redressant vers la cible qui ne cesse de s’approcher. De là où elle se trouve, je me réconforte en me disant que l’abattage que je m’apprête à commettre sera rapide et sans douleur pour elle.

Soudain, alors que je suis sur le point de tirer ma flèche, la voix de ma moitié raisonne encore dans ma tête, mais cette fois-ci, je crois noter comme une teinte de panique.
« Attends. Il y a quelqu’un d’autre ici. Nous ne sommes pas seuls à chasser. »

Mon sang ne fait qu’un tour et la flèche passe à quelques mètres de la biche sans lui faire le moindre mal. Alertée, celle-ci s’arrête et redresse vivement les oreilles alors que tout son corps se crispe avant de prendre la fuite, la queue blanche bien levée en l’air. Autant dire que cette annonce m’a vraiment pris par surprise et mon attention passe rapidement de la biche qui disparaît dans le paysage coloré à la soit disante personne non loin d’ici. Avec l’aide d’Ozalee, je parviens enfin à l’apercevoir. Il s’agit d’un homme adulte et je sens mon cœur faire un bond dans ma poitrine en le voyant. Je crois qu’il est le premier homme que je rencontre dans ce temps et sur le coup, j’ai comme l’impression d’en avoir peur. Je redoutais ce moment depuis longtemps et voilà que je me retrouve en mauvaise position si cet homme décide de s’en prendre à moi... Dois-je rester en hauteur sans bouger en espérant qu’il passe son chemin ou dois-je prendre la fuite tant qu’il en est encore temps ?
  
MessageMar 29 Nov - 20:46
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UN CHASSEUR

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Nokomis Mayson & Ozalee | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | octobre 2016






Kyllian a à peine le temps de tourner la tête de droite à gauche pour tenter d'apercevoir la personne qu'a repérée Kaya qu'une flèche vient se planter dans la terre près de la biche, la faisant fuir à toutes jambes.

Attends, quoi? Une flèche? Il y a Robin des Bois qui en veut à notre dîner maintenant?

Kyllian fronce les sourcils et y regarde à deux fois. Oui, effectivement, une flèche. Non pas une flèche d'arbalète, comme il en a déjà utilisé lui-même, ni même de plastique comme certains amateurs de chasse utilisent, mais bien une flèche de bois. Kyllian devrait être frustré d'avoir perdu sa prise de la journée, mais il est trop perplexe par l'apparition de la flèche pour même songer à ressentir de la colère ou de l'agacement.

La prudence, elle, par contre, revient naturellement et rapidement au galop. Il a beau être en processus pour se faire recenser et obtenir une identité légale, aux dernières nouvelles, il est toujours un paria en sol américain, sans parler de son étiquette de rebelle et criminel recherché par le gouvernement mexicain. Ajouté à cela une vie entière à se cacher des autorités et à tremper dans les guerres civiles, Kyllian tend à avoir certains réflexes. Assumer que croiser quelqu'un d'armé - même d'une arme aussi inhabituelle qu'un arc traditionnel -, en pleine forêt, n'est d'office peut-être pas là pour être son ami en fait parti.

Aussi, gardant son fusil armé à la main, il se redresse lentement et balaye la forêt du regard. Kaya aussi est rodé à ces réflexes et Kyllian la voit du coin de l’œil s'avancer pour saisir une odeur puis se figer avant de relever rapidement la tête vers leur droite. Un grondement sourd s'échappe alors de sa gorge alors qu'elle s'avance à découvert. Kyllian la suit, prudent, et s'arrête juste derrière elle pour suivre son regard et poser les yeux sur... un cheval?

Kaya grogne de plus belle, les yeux fixés sur l'équidé qui se fond à merveille dans le paysage pourpre et doré derrière lui, mais Kyllian sent aussitôt son hésitation. Elle ne fait jamais facilement confiance, mais quelque chose dans la situation actuelle qui la désarçonne. Kyllian fronce les sourcils, mais avant qu'il n'ait pu poser la moindre question, la daemonne lance mentalement à Kyllian :

Daemonne, j'en suis certaine. Et il y a Pochaontas perché dans l'arbre, là.

Lorsqu'il lève les yeux vers la cime des arbres, Kyllian aperçoit aussitôt la silhouette, non pas d'une femme comme la figure historique citée par sa moitié, mais d'un homme. Son habillement de fourrure lui procure un camouflage particulièrement efficace contre le tronc de l'arbre et sans ses cheveux sombres et les deux billes noirs de ses yeux posés sur lui, Kyllian ne l'aurait probablement jamais remarqué. Il est pourtant un chasseur expérimenté, sans compter ses années d'expérience à surveiller le moindre mouvement de feuille autour du campement de la résistance mexicaine dans la jungle.

Un moment suspendu dans un silence hésitant passe pendant lequel Kyllian hésite sur l'attitude à adopter. L'homme ne lui a pas décroché une flèche encore, c'est bon signe, non? Une fois n'est pas coutume, Kyllian abaisse son arme en premier. Sans lâcher l'autre des yeux, il s'avance lentement vers la flèche plantée dans le sol. D'un mouvement sec, il la dégage de la terre puis, la désignant à l'homme avec un mouvement de la tête, lance sur un ton prudent :

« J'imagine que cela vous appartient ? »

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MessageLun 26 Déc - 15:54
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Nokomis Mayson
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Ça y est, je suis fichu. Même si j’ai une bonne cachette, la flèche plantée dans le sol trahit définitivement ma présence. Pendant un moment je ne respire plus, partagé entre deux options. Soit je décide de rester sur mes positions et d’affronter ma peur, soit je fuis en prenant ainsi le risque d’être à découvert. J’hésite trop longtemps et le craquement des feuilles mortes et des brindilles en contrebas me ramènent bien vite à la réalité. Il est trop tard maintenant pour faire quoique ce soit et de là où je me trouve, je vois l’homme s’éloigner légèrement de ma position en compagnie d’un loup. Enfin... un loup plus petit que ceux que j’ai eu la chance d’observer dans mon époque. Mes yeux suivent l’animal un moment, complètement fasciné par celle-ci, mais ce moment n’est que de courte duré car Ozalee fait soudainement irruption dans mon esprit pour m’informer de la situation.

« Ils sont juste devant moi et la louve ne cesse de grogner. Si elle veut jouer à ce petit jeu... »

Fidèle à ses habitudes en restant silencieuse, la jument plonge son regard dans ceux de l’autre âme tout en plaquant ses oreilles sur son crane pour lui montrer son mécontentement. Elle espère que ce simple geste soit clair pour l’autre. Elle ne peut peut-être pas grogner en retour comme la louve, mais elle peut mordre ou ruer en échange et elle n’hésitera pas à le faire si elle ne respecte pas une distance suffisante entre elles.

« Ils sont clairement daemonens eux aussi. »

Ah oui merci, je ne l’avais pas encore remarqué. Cette rencontre des plus inhabituelles ne semble pas se porter pour le mieux, surtout pas avec Ozalee qui menace de charger la louve si elle ose faire un pas de plus dans sa direction. De mon côté, c’est plutôt l’homme qui me fait peur. Sa taille, sa carrure et l’arme qu’il porte... tout chez lui m’inspirent la crainte. D’ailleurs, ce dernier ne tarde pas à lever les yeux vers moi et j’arrête à nouveau de respirer, malgré son arme baissée. J’active mon pouvoir par réflexe, mes yeux changent partiellement de couleur, mais c’est bien le cadet de mes soucis en ce moment. Inquiet, je sonde l’homme avec mon don pour constater avec surprise et soulagement que son aura est loin d’être celle que je croyais. Au lieu de la voir sur une teinte rougeâtre, elle apparaît plus bleutée, ce qui signifie qu’il n’a pas de mauvaises intentions à mon égard. Enfin, pas pour le moment, du moins. Je me détends un peu suite à cela, même si je suis loin d’avoir pleinement confiance en lui.

L’autre daemonien s’approche de ma flèche pour la sortir du sol et ensuite la tendre dans ma direction. J’imagine que je dois aller la chercher, même si je n’en ai pas très très envie. Il serait quand même mieux pour moi de descendre pour récupérer ma flèche et ensuite partir. Si nous sommes deux à chasser dans la même zone, nos chances d’attraper quelque chose sont considérablement réduites. Ozalee m’informe alors qu’elle est prête à agir en cas de besoin lorsque j’aurai mis pied à terre et cela me rassure un peu. Comme elle n’est pas très loin, elle n’aurait besoin que de quelques foulées pour être à mes côtés. Et comme elle souhaite elle aussi quitter les lieux... il faudra bien que je descende un jour ou l’autre. Prenant une grande inspiration, je prends finalement mon courage à deux mains pour descendre de mon perchoir.

- Euh, oui... Je suis désolé, tout est de ma faute. Je vais aller chasser ailleurs.

Désormais face à l’autre homme, je ne peux m’empêcher d’être tout de même sur mes gardes. Mes yeux passent de lui à l’arme qu’il tient constamment, craignant qu’il la lève dans ma direction d’un instant à l’autre. Je donnerai tout pour être ailleurs en ce moment.
  
MessageLun 26 Déc - 18:20
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Nokomis Mayson & Ozalee | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | octobre 2016






Kyllian regarde l'homme descendre de l'arbre sans bouger. L'autre semble encore plus sur ses gardes et méfiant que lui alors le mexicain tente de ne pas lui donner de raisons supplémentaires pour le craindre.

Kaya, elle, n'adopte pas tout à fait la même attitude. La jument, défiante, a couché les oreilles et semble prête à en découdre, ce qui ne pousse la coyote qu'à rester sur ses positions. Ses yeux ambrés sont fixés sur elle, pupilles dilatées, et alors que ses oreilles sont couchées sur son crâne, ses babines sont légèrement retroussées, laissant apparaitre le bout de ses canines blanches. Au moins, elle a cessé de grogner, c'est déjà ça.

L'homme s'approche et Kyllian peut mieux observer son étrange accoutrement. Décidément, ce n'est pas quelqu'un qui revient d'une soirée mondaine à Perth Amboy... L'homme a aussi visiblement les traits d'un autochtone américain et l'image dans son ensemble ne peut qu'évoquer à Kyllian celle d'un Indien tout droit sortit du 17e siècle.

« Euh, oui... Je suis désolé, tout est de ma faute. Je vais aller chasser ailleurs. »

L'accent dans la voix de l'homme renforce encore un peu l'impression de décalage dans le temps qu'il impose à Kyllian. Ce dernier tend sa flèche à l'autre puis, avisant ses regards soutenus en direction de son fusil, passe l'arme à son épaule, la laissant reposer dans son dos. L'homme ne lui inspire pas une menace imminente, loin de là, et n'est visiblement pas du tout le genre de type à traquer des parias en forêt. De plus, si Kyllian souhaite être consistent avec sa décision de se recenser, de commencer à vivre une vie normale et légale, d'être avec Karolinja et leur future famille, alors il doit au moins commencer à cesser d'agir comme un fugitif. Cela commence surement par ne pas pointer son arme sur le premier inconnu venu et ne pas constamment chercher à cacher son identité, comme il l'a toujours fait, non? Si lui même est incertain et maladroit, voire carrément mal à l'aise et nerveux dans cette nouvelle position, il n'est pas le seul. Kaya n'est justement pas tout à fait d'accord avec son geste, les vieilles habitudes étant difficiles à perdre, et elle aurait préféré qu'il garde l'avantage des armes au moins un peu plus longtemps.

La curiosité est néanmoins toujours plus forte que son désir de prudence et Kyllian ressent la forte envie de comprendre un peu mieux cet étrange personnage avant de le laisser disparaitre entre les arbres. S'il ne le fait pas, il craint de croire qu'il a rêvé toute la scène, tellement elle lui semble venue d'ailleurs.

T'as mangé du poisson pas frais et tu deviens débile, c'est ça ? Bien sûr que c'est vrai ! C'est pas les buissons qui sentent le cheval à plein nez et on a beau être la moitié de l'autre, on n’aurait pas la même hallucination ridicule en même temps. Laisse-les partir avant que le canasson mal commode nous fonce dessus.

Kyllian hésite et choisit finalement d'ignorer sa daemonne, qui claque de la langue avec agacement devant l'entêtement du mexicain. Kyllian veut comprendre. Quelque chose dans le regard de cet homme, dans son attitude, lui rappelle trop de ses propres réactions et sentiments. Dans les hésitations de l'homme, il se revoit lui même, tel dans un miroir. La crainte des autres, cette peur d'être découvert, cette obligation de vivre caché, d'être un fugitif, en marge de tout. Il ne le connait pas, mais tout en cet homme respire cette énergie tendue de ceux qui ne veulent - ou ne peuvent - vivre comme tout le monde.

Voilà longtemps qu'il n'a pas rencontré quelqu'un qui puisse comprendre sans aucune parole ce qu'il a ressenti toute sa vie. Depuis le Mexique, très exactement, avant la fin de la guerre civile, soit plus de deux ans auparavant. Et Kyllian a besoin, en cet instant, alors qu'il réalise tout cela, qu'il a besoin au moins de confirmer ses doutes envers cet homme avant de le laisser partir. Un besoin d'être compris, peut-être, pour tenter de combler une partie de ce vide de solitude que personne autour de lui, ni Karolinja, ni Demelza, ni Nicolae, malgré tout leur amour et effort, ne peut combler. Parce que peu importe combien il tenteront de le faire, jamais ils ne pourront comprendre réellement.

« Non, ne vous excusez pas, vous ne pouviez pas savoir. Hem... vous chassez souvent dans les environs ? Je chasse et vis dans ici depuis longtemps et ne vous ai jamais croisé. »

Il hésite de nouveau, car malgré sa fascination pour l'homme, il ne peut s'empêcher d'être prudent et de penser qu'il se trompe peut-être à son sujet, avant d'ajouter avec un petit sourire un peu raide :

« Je m'appelle Kyllian Griffin, d'ailleurs. Elle c'est Kaya. »

Il fait un geste de la tête vers la coyote qui, toujours tendue, alterne son regard entre l'homme et la jument. Agacée, celle-ci renifle avant de hocher brièvement la tête en signe de salutation.

Tss. Raconte-lui tout, tant que tu y est ! C'est quoi la prochaine étape ? Vous faire des tresses en chantant koumbaya ?

Je t'en prie, Kaya, ne soit pas comme ça. On a décidé d'essayer, tu te souviens ?

Essayer d'être normaux, oui, pas de sympathiser avec des hallucinés déguisés en Indien et armés de flèches au beau milieu de la forêt, por l'amor de Dios !

La coyote cesse néanmoins de montrer les dents et s'assoit à côté de Kyllian, les oreilles toujours basses, ruminant tout un tas d'injures à l'intention de son imbécile de daemonien.

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MessageMar 27 Déc - 13:27
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Je constate que je suis vraiment sur la défensive devant cet autre homme, car je dois me retenir de réagir à chacun de ses gestes, même s’ils sont inoffensifs. Par exemple, dès qu’il me tend ma flèche pour me la redonner, mes doigts ne peuvent s’empêcher de frôler le manche de mon tomahawk à ma ceinture. Je sais que cette rencontre n’a rien d’habituelle, mais je dois apprendre à me détendre un minium, surtout que l’autre daemonien a passé son arme derrière son dos. J’imagine qu’elle ne représente plus une menace, désormais. Mieux vaut ne pas prendre de chance. La jument, toujours en retrait et froide, ne s’occupe pas de la discussion des deux humains, trop intéressée à observer l’autre âme assise aux pieds de sa moitié. C’est alors qu’une révélation la frappe subitement, comme si les grands esprits venaient tout simplement de la gifler pour son ignorance.

« Nokomis, ce n’est pas un loup ça, mais bien un coyote. Comment on a fait pour s’y méprendre ? »

Tout en disant cela, la jument se rapproche un peu de moi, tout en conservant une distance sécuritaire avec Kaya. Kaya qui est en fait un coyote. C’est vrai qu’en l’observant d’un peu plus près, je me pose la même question qu’elle. Ceux que j’ai eu la chance d’apercevoir à mon époque étaient peut-être un peu plus foncés qu’elle, mais ça ne justifie pas mon erreur. Bon sang, que je suis stupide. D’un autre côté, je suis soulagé de savoir que la daemonne de l’autre homme représente un grand esprit que je connais bien et cela confirme que je n’ai rien à craindre d’elle. Malgré l’apparence qu’elle se donne, les grognements, le fait qu’elle montre ses crocs, les oreilles basses... tout cela n’est en fait qu’une illusion qui cache une très grande sagesse. Les coyotes aiment bien jouer avec nous de la sorte, il ne faut rien prendre au sérieux avec eux.

Je suis rapidement ramené à la réalité par le daemonien qui me parle de façon... plutôt bizarre. Je crois que c’est l’une des premières fois où quelqu’un me vouvoie, surtout que ce type de politesse – je l’apprendrai à mes dépends – n’existe pas chez moi, à mon époque. J’ai déjà entendu des occidentaux s’appeler ainsi et pour être honnête, je n’ai aucune idée de ce que c’est censé représenté. Je prends finalement la flèche qu’il me donne en le remerciant, un peu gêné tout de même.

- Je suis Nokomiho... euh, Nokomis. Et Ozalee, ajoutai-je en faisant un signe de tête dans sa direction.

Décidément, j’ai vraiment du mal à me faire à mon diminutif. La jument ne dit rien en retour, se content de pivoter une oreille dans notre direction après avoir entendu son nom, mais rien de plus.

- Et bien... je suis ici depuis le début de l’été, je crois. Il m'arrive de poser quelques collets par ici. Je suis désolé si je me suis montré dérangeant depuis ce temps, j’étais censé partir au début de l’automne et...

Révèle-lui notre secret tant que tu y es. Soudain, je m’arrête sur ma lancée, prenant conscience des paroles que je viens de prononcer. L’automne a déjà commencée et je me souviens encore des paroles de Tanahina, la chamane. « Je te ferais revenir ici lorsque la guerre sera loin derrière nous, sûrement dès le retour de l’automne » disait-elle. Mon retour dans le passé ne devrait plus tarder dans ce cas et ce Kyllian ne pourra plus rencontrer de problème à cause de moi.
Spoiler:
 
  
MessageMar 3 Jan - 21:08
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Nokomis Mayson & Ozalee | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | octobre 2016






« Je suis Nokomiho... euh, Nokomis. Et Ozalee. Et bien... je suis ici depuis le début de l’été, je crois. Il m'arrive de poser quelques collets par ici. Je suis désolé si je me suis montré dérangeant depuis ce temps, j’étais censé partir au début de l’automne et... »

Nokomis. Même son nom sonne particulier, comme sorti d’une histoire venue d’une autre époque. Mais le plus étrange reste son attitude. Suspendant ses mots au milieu de sa phrase, l’autre semble… confus ? Choqué ? Troublé ? Impossible de réellement mettre le doigt dessus.

Avec maladresse, Kyllian attend quelques instants, laissant le temps à l’autre de continuer son idée, mais le silence semble être la seule réponse à laquelle il aura droit. Il lui vient l’idée de lui poser une question pour l’enjoindre à poursuivre, mais se ravise aussitôt. Lui-même à plus d’un secret, ou sinon, plus d’un sujet qu’il préfère éviter.

Lui et sa daemonne, particulièrement cette dernière, semblent néanmoins ne plus craindre la présence de Kaya. La coyote hausse un sourcil, à demi interloqué – et un brin offusquée - par le changement d’attitude de la jument, mais finit par hausser subtilement les épaules avant de retourner ses iris sur Nokomis. Elle s’en méfie toujours et ne démord pas de son idée première : qu’ils s’éloignent au plus vite et mieux ce sera pour tout le monde.

Kyllian ne lui fait pas ce plaisir. Se retranchant sur un sujet qu’il connait bien, et avec lequel il est plus à l’aise, le Mexicain parvient à briser de nouveau le silence.

« J’ai été un peu plus en ville, cet été. Ce doit être pour cela que nous ne nous sommes jamais croisés. Moi et Kaya posons aussi des collets dans les environs, normalement, et chassons plutôt dans les hauteurs. Le gros gibier y est moins rare. »

Il risque un regard vers l’arc de l’homme, et avec un petit geste de la main, poursuit sur le sujet de la chasse.

« J’ai toujours voulu essayer l’arc. J’ai fait un peu d’arbalètes, il y a… des années, mais sans plus. »

Kaya s’agite un peu, signe de son agacement envers son daemonien qui s’entête à faire la conversation avec ces hurluberlus déguisés en Indiens, et ajoute sur un ton froid, un brin accusateur, qui fait tiquer Kyllian :

« Le Winchester reste plus efficace, de toute façon. C’est pour le sport que vous utilisez ce type d’arme ? »

Kyllian lance un regard sévère à sa daemonne, mais celle-ci l’ignore proprement. Il sait que tout comme lui, elle n’aime pas les gens qui chassent uniquement pour le plaisir de la chose, comme un sport, une activité non nécessaire. Du gaspillage inutile et triste à voir. Lui a toujours chassé par nécessité, pour sa survie, pour manger. Il gaspille le moins possible, n’attrapant que les proies qui lui sont nécessaires. Il cause assez de douleur et d’horreur sur son passage comme ça et a déjà assez versé de sang dans sa vie. Inutile d’en ajouter davantage, qu’il soit humain ou animal.

Néanmoins, le commentaire de Kaya est mal placé. Ils n’ont aucune raison de croire que Nokomis s’adonne au type de chasse qu’ils abhorrent. Elle ne l’attaque que parce qu’elle ne lui fait pas confiance et préfèrerait le voir partir, par le premier motif venu. Aussi, Kyllian tente de rattraper un peu le coup.

« Ce que Kaya veut dire… »

La coyote lève les yeux au ciel, mais détourne la tête, abandonnant la bataille.

« … est en fait de savoir si vous êtes un chasseur expérimenté ? On rencontre plutôt des amateurs dans la région, pour les rares personnes qu’on y croise. »

Les chasseurs évitent visiblement la région depuis la révélation de l’existence de la ville daemonienne à proximité soit par peur de tirer sur un daemon, soit par peur d’en croiser un, tout simplement, ou encore à cause de la rébellion, de l’interdiction d’humains à Merkeley pendant tant d’années, du campement rebelle… Peu importe.

Plutôt déserts, la forêt et les flancs de montagnes ont offert une retraite parfaite pour Kyllian et Kaya, tant pour fuir la présence humaine que pour fuir le regard des autorités après être devenue parias. Et après tant de changements dans leur vie, retrouver un peu de stabilité et de familiarité dans la nature leur a surement fait plus de bien qu’ils ne peuvent l’imaginer. Lorsqu’on a vécu en fugitif toute sa vie, la ville est un lieu de mille dangers et la jungle, les forêts et les montagnes sont des lieux de refuges. Un chez soi, une paix et une sécurité relative pour eux qui ont toujours du fuir ou combattre.

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MessageVen 20 Jan - 18:10
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Date d'inscription : 21/04/2013Nombre de messages : 295Nombre de RP : 102Âge réel : 23Copyright : Azarah14Avatar daëmon :
Nokomis Mayson
| Un indien dans la ville |
La ville. Prononcé par l’autre homme, ce simple mot me fait frissonner. Je n’ai jamais osé y mettre les pieds, malgré que je connaisse son existence. Je croyais m’être installé assez loin en forêt pour ne pas en entendre parler, mais ce n’est apparemment pas le cas. À l’époque, la ville la plus proche était New-York mais nous devions marcher plusieurs heures pour y arriver, ce n’était donc pas la porte d’à côté comme ici. Après tout, en deux-cent ans, les hommes ont sûrement largement étendu leur territoire, laissant ainsi moins d’espace à la nature qui pourtant devrait être plus respectée avec tout ce qu’elle accepte de nous donner. Elle nous offre un abri, de la nourriture et de l’eau en échange de presque rien. J’écoute d’une oreille distraite le reste des paroles de l’homme jusqu’au moment où celui-ci commence à parler de gibier. Tout de suite, je ramène mon attention sur lui, surpris d’entendre qu’il s’intéresse au gros gibier.

Pour ma part, je ne chasse que de petites proies depuis mon arrivé ici, comme les lapins ou encore les perdrix, étant donné que je suis seul à manger de la viande et que je déteste le gaspillage surtout lorsque je prends la peine d’enlever la vie à un animal qui n’avait auparavant rien demandé. Je chassais le cerf ou encore le wapiti avec le reste de ma famille, car la viande de ces animaux pouvait facilement nous nourrir pendant quelques jours, surtout l’hiver quand les temps étaient difficiles. Mais dans ce temps-là, nous étions près d’une vingtaine sur un même animal... alors je trouve cela bizarre que cet homme chasse le cerf en étant seul, sauf si sa daemonne est elle aussi carnivore. Trop de question que je n’ai pas envie de poser, je préfère rester sans réponse pour l’instant. Enfin... peut-être est-il dans la même situation que moi, soit chasser de plus grosses proies en ce temps-ci de l’année pour se faire quelques réserves pour l’hiver qui approche à grands pas. Après tous les hivers que j’ai passé à voir des gens de mon village mourir de froid ou encore de faim, je sais combien c’est difficile d’y survivre.

Kyllian poursuit sur sa lancée en abordant le sujet de l’arc et je ne peux m’empêcher de tourner un regard en direction de l’objet que je tiens à la main. Par contre, je ne sais pas du tout ce que c’est qu’une arbalète, alors je fais comme si de rien n’était pour ne pas paraître inculte devant lui. Il m’avoue avoir toujours voulu essayer ce type d’arme et cela me surprend tout de même. Mon arc est plutôt basique, d’autant plus que je me souviens l’avoir sculpté moi-même à l’âge de treize ans, une arme qui m’était nécessaire pour me protéger des prédateurs lors de la quête de mon totem cette même année-là.

- Pourtant, cet arc a atteint son onzième anniversaire cet été, il n’est plus tout jeune. Je vais probablement devoir m’en sculpter un nouveau pour l’an prochain.

En tout cas, j’en ai fait des parties de chasse avec lui. L’idée de le laisser à Kyllian par la suite me vient à l’esprit, même si je suis convaincu qu’il ne voudra pas d’un vieil arc. Surtout que tu viens à peine de le rencontrer, n’oublie pas. Je suis brusquement ramené à la réalité par le ton froid du coyote à mon égard qui me demande si nous chassons pour le sport. Alors là, je ne crois pas avoir bien compris sa question... Je suis sur le point de lui demander de bien vouloir répéter ses paroles alors qu’un puissant étourdissement me percute, tellement puissant que je dois faire un pas vers l’arrière pour garder l’équilibre. Bon sang... je savais que j’avais faim avant de partir à la chasse, mais je ne pensais pas que j’étais aussi affamé. Je dois avouer que ça fait bien longtemps que je ne me suis pas sentit autant étourdi et je sais très bien que je dois manger au plus vite pour que tout redevienne normal.

Par la suite, l’homme reprend les mots de sa daemonne, comme s’il avait remarqué que je ne comprenais rien du tout. Avant de lui répondre, je tente de me ressaisir un minimum, sous le regard inquiet de ma moitié.

- En fait, je chasse depuis une dizaine d’année, mais je ne suis ici que depuis tout récemment. Je ne chasse que de petites proies normalement étant donné qu’Ozalee ne mange pas de viande, sauf à ce temps-ci de l’année où je commence à faire quelques provisions pour l’hiver en tuant un cerf de temps à autre.

Fermant les yeux quelques secondes, je tente de remettre mes idées en place tout en balayant d’un revers de la main les étourdissements qui font tournoyer le sol sous mes pieds.

- Et pour tout dire, je ne tue jamais pour le plaisir et j’utilise tout de l’animal à qui j’ai enlevé la vie, autant sa chair, sa fourrure que ses os. Je ne me nourris pas seulement de viande, mais il faut dire que c’est principalement les animaux qui me donnent la force de continuer à avancer.

Oui, car c’est bien beau manger des légumes ou encore des petits fruits... mais en tant qu’être humain, j’ai besoin de protéine pour avoir de l’énergie et la viande est le seul aliment qui peut me donner la quantité de protéine dont j’ai réellement besoin. Parlant de nourriture, mon estomac gronde et me fait clairement comprendre que j’ai intérêt à me remettre en route très rapidement si je ne veux pas m’écrouler sur le sol de la forêt. En étant autant étourdi, j’ignore si la chasse sera bonne et si je serais à nouveau capable de grimper dans un arbre sans tomber. On verra bien.
  
MessageMar 24 Jan - 18:12
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UN CHASSEUR

SACHANT CHASSER...


Nokomis Mayson & Ozalee | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | octobre 2016






« Pourtant, cet arc a atteint son onzième anniversaire cet été, il n’est plus tout jeune. Je vais probablement devoir m’en sculpter un nouveau pour l’an prochain. »

Oh. Ce type est un artiste alors. Cela explique beaucoup de choses. Kyllian hausse un sourcil, un brin impressionné par sa technique. Lui-même, d’aussi loin qu’il se souvienne, s’amuse à sculpter de petites figurines dans du bois, avec un couteau ou un canif, mais il n’a ni réel talent ni technique. Rien, en tout cas, qui égale les compétences nécessaires pour même s’approcher du concept de créer un arc de bois.

De plus en plus dans de bonnes dispositions vis-à-vis l’inconnu, et souhaitant le mettre plus à l’aise, Kyllian se risque à un petit sourire et à un compliment. Sa voix sonne un peu maladroit, lui et les compétences sociales faisant chambre à part depuis toujours, mais l’intention est là.

« Impressionnant, j’aimerais avoir une technique comme la vôtre. »

Malgré le compliment et la discussion qui se poursuit sans heurt, malgré l’intervention de Kaya, l’homme semble toujours tendu. Plus encore, il semble… perdu. Un peu comme s’il ne comprenait pas certains des mots que Kyllian lui dit. Peut-être que l’anglais n’est pas la langue maternelle de Nokomis, un peu comme lui, et qu’il n’est pas à l’aise avec l’anglais ? Pourtant, malgré son accent, lorsqu’il s’exprime, c’est avec assurance et une bonne grammaire. Étrange. L’accent hispanique de Kyllian alors ?

« En fait, je chasse depuis une dizaine d’années, mais je ne suis ici que depuis tout récemment. Je ne chasse que de petites proies normalement étant donné qu’Ozalee ne mange pas de viande, sauf à ce temps-ci de l’année où je commence à faire quelques provisions pour l’hiver en tuant un cerf de temps à autre. »

Le mexicain hoche la tête. Lui aussi prépare plus de provisions pour l’hiver normalement. Les changements dans sa vie le tiennent de plus en plus loin de la forêt et donc la chasse, qui fut longtemps son moyen principal de subsistance, est passée au second plan. Il va même de plus en plus au marché, avec Karolinja, depuis les dernières semaines.

La chasse et la forêt lui manquent et la viande pouvant leur permettre de faire de grandes économies, Kyllian a décidé de s’y remettre au moins aujourd’hui. Après tout, lorsqu’il sera enfin recensé, qu’il aura une existence légale et que leur enfant, à lui et Karolinja, viendra au monde, il n’aura peut-être plus du tout l’opportunité de retrouver cet univers qui est le sien depuis toujours. Cet univers qui, au final, est le seul dans lequel il se sente vraiment et complètement à sa place.

« Et pour tout dire, je ne tue jamais pour le plaisir et j’utilise tout de l’animal à qui j’ai enlevé la vie, autant sa chair, sa fourrure que ses os. Je ne me nourris pas seulement de viande, mais il faut dire que c’est principalement les animaux qui me donnent la force de continuer à avancer. »

Kaya s’adoucit, mais une tension subsiste dans ses épaules. Elle n’apprécie pas vraiment d’avoir eu tort et ne fait toujours pas vraiment confiance au duo d’originaux devant eux. Kyllian pose sa main sur la fourrure dense du cou de sa daemonne pour l’encourager et répond à Nokomis.

« Heureux de l’apprendre. Trop rares sont les chasseurs qui pensent comme vous, de nos jours. »

Le mexicain risque un regard dans la direction qu’a prise la biche et se mord la lèvre. Elle est surement assez loin maintenant, mais il n’est peut-être pas trop tard pour reprendre sa piste. Après tout, avec les talents de pisteuse de Kaya, ils ont déjà traqué du gibier dans bien pires situations. Et en plus s’ils sont plusieurs…

La daemonne, sentant venir une idée à son daemonnien, tourne vers lui des yeux assassins et couche les oreilles, mais avant qu’elle ne puisse l’interrompre, Kyllian propose :

« Que diriez-vous si nous reprenions la trace de cette biche ensemble? Il commence à faire tard, on a plus de chance de la retrouvée à plusieurs. »


Kyllian Griffin ▬ I'm all kind of BAD luck

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