What you wanna do ?

 
  
MessageMer 9 Nov - 16:10
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Date d'inscription : 06/11/2016Nombre de messages : 21Nombre de RP : 1Âge réel : 17Copyright : @rivendell sur BazzartAvatar daëmon : Ezekiel
Leah HawkinsNothing will be the same...


"What you wanna do ?"

Quand Leah Hawkins donna un cours de boxe à Jack L. Wilde -



Leah avait eu une nuit particulièrement pénible, entrecoupée de cauchemars horribles. Ces derniers l'avaient éveillé à plusieurs reprises, le souffle court et le dos trempé de sueur. À chacun de ses réveils, Ezekiel était venu la réconforter, lui envoyant de nombreuses images et pensées apaisantes. La jeune femme lui en était particulièrement reconnaissante. Quand il le voulait il était absolument adorable cet affreux gros chat. Lorsqu'elle se leva, le regard jaune et perçant de son daëmon la suivit jusqu'à ce qu'elle sorte de la pièce. Il ne bougea pas pendant un moment, fit mine de se rendormir, conscient qu'il allait quand même devoir se lever.
Finalement, la panthère noire bailla, s'étira puis se décida enfin à suivre sa compagne d'âme jusque dans la cuisine. Les odeurs du café et des tartines croustillantes emplissaient l'appartement, faisant presque oublier à Leah la mauvaise nuit qu'elle avait passé.

« Tu sais que je vais donner un cours de boxe à Jack aujourd'hui, Ez' ? » lança Leah en débarrassant la table du petit déjeuner. À peine avait-elle prononcé cette phrase qu'une puissante vague d'hostilité l'envahit tandis qu'un grondement sourd et menaçant s'échappait de la gorge de l'intéressé. « Tu vas quoi ? » Sa voix grave, sourde, résonna dans la tête de belle. La demoiselle leva les yeux au ciel. Jack n'était qu'un simple ami, rien de plus, mais le daemon ne supportait pas qu'un quelconque membre de la gente masculine - et parfois féminine - s'approche d'elle. « Je pense que toi et ta jalousie maladive devriez fortement songer à vous faire soigner. » Elle le provoquait volontairement, consciente de la colère qui l'habitait désormais. Mais il se contenta de pousser un grognement méprisant. Dommage, elle aimait bien le pousser dans ses retranchements parfois. Avec un sourire en coin la jeune femme termina sa tâche. Ce gros chaton ne changera donc jamais ? Visiblement non.

Jack et Leah avait rendez-vous dans un coin discret qu'ils changeaient régulièrement. Cette fois, ça serait la forêt. La jeune femme savait que beaucoup aurait pu penser qu'il s'agissait de rendez-vous interdits, le genre de choses que l'on cache en espérant que ni la famille, ni les amis ne l'apprennent. Sauf que ce n'était pas le cas ici. Les deux daëmoniens n'étaient que de simples amis, et Leah coachait Jack depuis 2013. Comme elle l'entraînait illégalement, ils avaient pris l'habitude de choisir des endroits discrets et cette habitude était restée.
Ezekiel en était jaloux comme un poux - comme il l'était pour 99,99% des connaissances masculines de sa compagne d'âme - il avait donc pris en grippe l'homme et le lui faisait savoir très clairement. De plus, le gros chat ne supportait pas la daëmonne de Jack, Sybelle, ce qui n'arrangeait en rien la situation.

Leah se prépara donc, enfilant un leeging, une brassière de sport et un tee-shirt. Elle prit aussi un pull, étant donné qu'il était encore relativement tôt - 8h45 exactement - il pouvait faire frais. Ezekiel, allongé de tout son long, observait la jeune femme, une lueur mauvaise dans les yeux. Il n'avait pas envie de venir avec elle, mais il n'avait pas le choix, il le savait. Et puis il valait mieux qu'il garde un oeil sur ce Jack, histoire de lui rappeler qu'un puissant prédateur veillait sur Leah. « T'es prêt Ez' ? » demanda-t-elle en enfilant ses chaussure de sport. « Évidemment que non. Tu sais ce que j'en pense de ton ami là. Cet idiot...Je ne l'aime pas. » Leah lui lança un regard froid. Sa jalousie excessive commençait à sacrément lui pourrir la vie. Ne pouvait-il donc faire aucun effort ? « De toute façon qui est-ce que t'aime toi, à part toi même ? Oh et puis merde à la fin. Essaye d'être agréable pour une fois dans ta vie et de ne pas me pourrir ma journée. » Et sans s'accorder ni un mot, ni un regard de plus, ils sortirent.

Leah et Ezekiel arrivèrent à l'orée de la forêt avant Jack, le matériel attendant bien sagement dans le coffre de la voiture. Assis près de sa compagne d'âme, la panthère noire s'efforça de montrer au mieux sa mauvaise humeur et son agressivité. Les oreilles couchées en arrière, la tête basse en une attitude menaçante...Tout en lui indiquait qu'il souhaitait en découdre. « Rappelles toi ce que je t'ai dit Ez'...» grommela mentalement la jeune femme. Le regard dédaigneux que lui lança le gros chat signifiait quelque chose du genre : “ Cause toujours tu m'intéresses...” Et aux yeux de la daëmonienne cela n'augurait rien de bon, Ezekiel n'avait jamais montré autant de négativité et il serait bien capable de faire capoter l'entrainement.


Code by Sleepy
  
MessageLun 14 Nov - 0:51
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Date d'inscription : 26/02/2016Nombre de messages : 238Nombre de RP : 30Âge réel : 22Copyright : Aki (sign) & angel dust (av)Avatar daëmon :
Jack L. WildeI'm not after fame and fortune
    I'm after you
What you wanna do?
Feat.
Leah Hawkins
« Il y a presque toujours du bon dans la folie humaine. »
Avril 2015.

La mère grizzli n’a plus beaucoup de temps pour trouver les ressources nécessaires à la fabrication de lait pour ses petits…

« Quel suspens. »

Je ne réagis pas, les yeux rivés sur l’écran de télévision. Je ne suis pas aussi captivé qu’il y paraît par ce documentaire sur National Geography, mais je me plais particulièrement à attiser la morosité de Sybelle. Logique, cette mauvaise humeur, étant donné qu’il est à peine… Un coup d’œil lancé à la volée sur mon téléphone portable. Cinq heures. Ouais, à peine cinq heures du mat, alors pour l’étourneau qui aime les nuits de sept heures minimum et se proclame adepte des grasses matinées depuis des années, être levée à une heure pareille relève du supplice.

Les petits se sont éloignés de leur mère le temps d’une partie de jeu. Mais tapi dans l’ombre, un autre prédateur rôde…

« Bouffe les bon sang ! Qu’on n’en parle plus ! Et puis ça fera un peu d’action au moins. »

Un sourire amusé étire mes lèvres. Alors qu’elle s’envole pour se poser juste devant l’image des deux bébés roulant dans l’herbe, j’étends mes jambes pour venir les placer sur la table basse du salon. Ça doit bien faire une heure que je suis avachi sur le canapé, vêtu d’un simple jogging et collé devant ce programme qui ne m’intéresse qu’à moitié. A cette pensée, Syb tourne sa minuscule tête dans ma direction et me fusille du regard.

« Ouais, bah t’aurais au moins pu choisir un truc intéressant. »

J’agite la télécommande sous son bec, mon sourire s’accentuant encore lorsque je la vois menacer de décoller juste pour me pincer les doigts et me piquer l’objet histoire de changer de chaîne. La seule raison pour laquelle elle n’a pas pu le faire avant, c’est parce que j’étais assis dessus.

« J’suis sûre que t’as pété dessus en plus. »

Je marque un temps d’arrêt avant d’éclater de rire.

« Ça suffirait pas à t’empêcher de la toucher. »

Elle détourne le regard. Si elle le pouvait, elle aurait haussé les épaules – à défaut, c’est un battement d’aile dédaigneux qui me donne le fond de sa pensée. Je lève les yeux au ciel, poursuivant.

« C’était soit ça, soit l’émission sur les Monster Trucks. Tu préfères voir Blondie dans sa grosse voiture que deux adorables oursons ? »

Ouais, les programmes de nuit ne sont pas ce qu’on fait de plus divertissant.

« Normal, la majorité des gens font autre chose à cette heure-ci, comme dormir par exemple. Elle s’envole finalement, pour atterrir en équilibre sur mon genou gauche. Qui plus est ce sont des grizzlis, pas des ours. »

Je me mordille la lèvre, pensif. Pas par rapport à la différence qu’elle fait entre les deux espèces, mais plus pour sa première remarque. Je lui ai bien proposé de se rendormir – pour elle juste, étant donné que j’en suis incapable – mais elle a refusé net, déclarant qu’elle préférait rester debout pour me surveiller. Au cas où je décide de mettre le feu à l’appartement en voulant faire cuire des pâtes, par exemple. Si l’excuse était valable et relativement bien trouvée, je sais parfaitement que la véritable raison est toute autre… Mon regard se voile et une chape d’amertume me tombe brusquement dessus. Voyant ça, Syb sautille le long de ma cuisse, puis sur mon ventre où elle frotte son plumage d’un geste tendre.

« Je suis désolé », murmuré-je.

C’est vrai. Je suis navré de ne pas être quelqu’un de plus facile à vivre, d’être constamment largué sur ce que je suis voire ce que je fais et surtout, de lui faire subir tout ça. Ces cauchemars qui me maintiennent éveillé une nuit sur deux, cette peur qui nous tord les entrailles, ces heures d’ombres où je ne suis plus vraiment moi-même… Elle s’inquiète et, même s’il est dans sa nature d’être maternelle, j’aurais voulu lui éviter le ternissement de plumage et les insomnies.

Sentant les choses lui échapper, l’étourneau accentue la pression de sa tête contre mon abdomen.

« C’est rien. Eh. Elle déploie ses ailes pour venir se placer sur mon épaule et titiller ma barbe. Jack, tout va bien. »

Je serre les dents et me contente de caresser son dos comme seule réponse, jusqu’à entendre son soupir contrit.

« T’es crevé, tu veux pas quand même essayer de dormir un peu ? »

Le ton est doux mais sans appel. Lassé, j’acquiesce et l’attrape d’une main pour ne pas la heurter en m’allongeant, tirant à nous le plaid depuis l’autre bout du canapé. Syb se love au creux de mon cou et ferme les yeux tandis que je reste immobile, paupières résolument ouvertes et prunelles fixant le plafond blanc de mon appartement.

*

« T’as l’air de bien bonne humeur pour quelqu’un qui n’a dormi que quatre heures… »

Juchée sur le robinet de l’évier, Sybelle m’observe préparer le petit déjeuner d’un air suspicieux.

« Pourquoi, parce que je chante ? »

Je fredonne tout au plus, une chanson que j’ai dû entendre au boulot hier matin et dont je ne me rappelle plus le titre. Chose cruelle en soi, puisque du coup je ne parviens pas à me la sortir de la tête.

« Pas seulement. T’es tout guilleret, c’en est flippant. »
« Et toi t’es aussi agréable qu’un portier de prison. »

J’évite avec adresse le coup de bec qu’elle tente de me donner et récupère les tartines de pain grillé dans le toaster.

« Excuse-moi de ne pas être plus motivée que ça à aller me cailler les plumes en pleine forêt un dimanche matin ! »

Je ris doucement tout en appliquant de la confiture de framboise sur le pain. Malgré sa mauvaise humeur évidente, Syb s’apaise un peu en me voyant faire, sachant pertinemment qu’elle aura droit à sa part une fois à table.

« T’adores les balades. Dis plutôt que t’as pas envie de voir Leah et surtout Ezekiel. »
« Tu parles de ce gros tas de poils mal léché ? Elle bougonne un moment, s’envolant malgré tout pour me suivre jusqu’à la table de la salle à manger. De toute façon s’il lève une griffe sur toi, je le bouffe. »

Je m’installe, rire léger au creux des lèvres en imaginant le volatile tenter de s’en prendre à une panthère noire.

« Ne rigole pas, ça vaut aussi pour Leah. »

J’hausse les épaules.

« Sachant que je la vois pour un cours de boxe, je vois mal comment elle pourrait ne pas me toucher. »

La remarque sonne juste, d’après les râlements de ma moitié. Je l’ai rarement vu aussi jalouse de quelqu’un, elle qui sait pourtant pertinemment qu’il n’y a rien de plus qu’une belle amitié entre la professeure et moi. Sans m’en formaliser davantage, je tends un morceau de pain dans sa direction, et elle cesse de bouder pour picorer son déjeuner. Je commence à manger à mon tour, souriant à l’idée qu’au bout de trente-deux ans, la nourriture prime encore sur tout le reste.

*

« Pourquoi tu te gares là ? On a rendez-vous à trois kilomètres d’ici. »
« Je sais. Mais j’ai besoin de me défouler un peu. »

Syb ne répondant pas, je profite de ce moment de silence pour attraper mon pull et l’enfiler avant de sortir de la voiture. L’air est frais, le décor agréable. De quoi me vider la tête avant de retrouver Leah et l’entrainement de dingue qu’elle m’a sans doute préparé. Une fois mes affaires récupérés – une bouteille d’eau et une serviette, rien de bien lourd ou de difficile à transporter – je m’éloigne à petites foulées dans la forêt.

Il ne me faut pas longtemps pour rejoindre Leah et son âme. Le souffle court, je m’immobilise à quelques mètres d’eux, profitant de marcher pour récupérer un peu avant de prendre la parole.

« Pardon, je suis un peu en retard. »

Pas mon genre de ne pas être ponctuel. Je jette un coup d’œil prudent au daemon assis à côté d’elle – il a un petit d’air de ressemblance avec le prédateur en chasse du documentaire ou je rêve ? – et Syb, depuis mon épaule, en profite pour rajouter son grain de sel.

« C’est ça de vouloir jouer les cadors alors qu'on est trop vieux pour ça. »

Je balance une pichenette dans sa direction pour qu’elle se taise, avant d’adresser un haussement d’épaules désabusé à l’attention de Leah.

« Elle a mal dormi. »

Et elle ne vous aime pas. Pas sûr qu’il soit nécessaire de le préciser, néanmoins. Ça se devine à des kilomètres. Mon sourire reprend bientôt possession de mes traits tandis que je me focalise sur Leah, les yeux brillant d’amusement.

« Alors, quel programme de torture pour aujourd’hui, Coach ? »



CREDIT → OSWINWHO
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