Cendrillon n'a pas froid aux yeux.

 
  
MessageSam 3 Déc - 4:14
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Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 107Nombre de RP : 45Âge réel : 20Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Villa des Lovelace, 6 juin 2016

*Tu vois je t’avais dit.*


Il grommela. Elle refit quelques pas.

*C’était pas naturel au début quand même.*

Chacun devant un miroir en pied ils s’observaient. D’un côté Jumbo essayait de rendre le costume moins serré. Un costume grande taille sur mesure qu’ils avaient commandé mi-mai. Elle passa derrière lui. Et imita une voix de bourgeoise,

« Comme tu es élégant très cher. »

Il ne dit rien, tout à son reflet. Il avait une belle allure c’est vrai. Un géant aux épaules musculeuses. Bien sûr impossible de le faire passer pour un humain mais il serait le plus classe des daemoniens présents.
Ils étaient encore dans leur bulle, sachant que la sortie serait piquante. Jumbo n’était pas particulièrement mal à l’aise mais appréhendait le comportement d’Eléonore. Ils avaient passé un pacte, elle devait assister à cette réception donnée par son père et lui il jouerait à son garde du corps pour effrayer ceux qu’elle devait effrayer. Un compromis.
Néanmoins quand il la voyait se pavaner il se demandait si elle n'y prenait pas du plaisir. Elle s’était mise sur son 31 et c’était le cas de le dire. Manucure, coiffeur, maquilleur, tous y étaient passés. Elle n’avait même jamais fait ça de sa vie. Elle goûtait au luxe de nouveau, cela la faisait rire. Ses cheveux étaient coupés plus courts que d’habitude, lui donnant un air coiffé/décoiffé. En un coup de vent elle se retourna pour faire face au miroir. Elle était habillée d’une longue robe rouge avec de la dentelle au niveau des côtes et un décolleté plongeant. Des talons noirs accompagnaient le reste. Elle avait mis deux jours pour bien marcher avec, et parfois elle était encore maladroite. Mais immobile ça lui donnait un sacré corps. Eléonore n’avait jamais eu de courbes impressionnantes, ni une énorme poitrine ou d’immenses jambes. Sauf que c’était une beauté mannequin, elle était tout en finesse et en délicatesse, une anglaise du XIXème. Sa peau pâle, ses jambes effilées, son ventre plat, son corps mince, des seins existants tout de même, un cou gracile, de longs doigts, un visage raffiné par des traits fins, et des yeux verts émeraude. Les robes de soirée lui seyaient à ravir. On n’avait pas l’impression qu’elle allait se casser en deux comme les vraies mannequins et elle savait faire son effet. Notamment sur son regard avec lequel elle jouait.
Jumbo passa derrière elle à son tour. Il l’admira. Voilà ce qu’elle ne mettait pas en valeur, par flemme et désintérêt. La robe rouge était peut-être un peu trop.

« Tu sais qu’il va faire une crise cardiaque. Il pense que tu vas venir en baskets. Ça va faire beaucoup pour lui tu ne trouves pas ?»

« Rien ne vaut de voir mon père recracher son cocktail. »

Il prit un air résigné mais ils savaient tous les deux que ce n’était qu’un air. Il souriait intérieurement. Elle était méconnaissable. Du rouge à lèvres, les maquilleuses lui avaient même mis des paillettes sur les joues, nouvelle tendance mode dont elle s’était moquée sans vergogne. Ses yeux allaient mettre des heures à êtres démaquillés.
Elle avait fait ça pour plusieurs raisons, c’était une des premières fois qu’elle se montrait publiquement, la présentation par son père de sa fille daemonienne, son gorille se tiendrait à l’écart pour éviter qu’on l’associe (son père adorait l’ambiguité et préférait garder l’anonymat des daemons, c’est pour cela que les médias doutaient de son statut de daemonien) et elle préférait ne pas être reconnue. A moins de la connaître déjà, personne n’irait l’embêter dans la rue, du moins elle l’espérait. De toute façon il n’y allait pas avoir de médias son père le lui avait assuré. C’était juste la haute société daemonienne, celle de certains ministères, des sénateurs et des députés, il y avait même un gouverneur. Du beau monde.
Jumbo Merlin passa ses deux mains sur ses épaules.

« Je dois avouer que tu es très jolie.»

« Je sais … mais c’est pas très confort ces trucs. J’te dis pas que je tiens toute la soirée. »

Malgré tout, ces épaules s’étaient détendues.

« Pense au champagne. »

Elle gloussa. Ils étaient de bonne humeur tous les deux. Elle regarda par la fenêtre, au niveau du balcon. Il faisait chaud enfin, et les voitures sportives, sobres mais luxueuses arrivaient. Elle voyait les militaires se faire invisibles à l’entrée des véhicules puis à l’entrée tout court. Son père exagérait toujours mais il avait bon goût, il n’aurait pas mis des militaires s’il n’y en avait pas eu le besoin. C’était la première grande réception depuis son entrée en fonction. Les anti-daemoniens pouvaient en profiter pour un attentat, il fallait rester sur ses gardes. Peut-être même y aurait-il des policiers en civil parmi les invités. Policiers, militaires, elle confondait les deux de toute manière. Elle repensa à celui qu’elle avait croisé en mai. Croisé trop rapidement à son goût. Elle y avait repensé plusieurs fois depuis mais impossible de le retrouver. Les informations concernant les militaires étaient trop difficiles à récupérer pour qu’elle se donne la peine de les chercher. Tant pis. Si elle le recroisait un jour ce serait le destin.
Celui, par contre, qu’elle ne voulait pas croiser c’était le meilleur ami de son père, le Fereden. Il l’avait tellement bassiné avec sa fille qu’elle ne pouvait déjà pas le voir en peinture. Apparemment elle ne serait pas là. Tant mieux. Elle espérait même secrètement qu’elle entende parler d’elle. Ça allait forcément jaser avec sa tenue alors si cette héritière miss parfaite pouvait rager un peu ça lui ferait les dents. Une avocate brillante, une belle femme, une fille obéissante. Rien d’intéressant quoi. Une fille de. Elle était venue un jour avant pour se préparer et voir son père. Il lui en avait parlé, elle voyait qui c’était dorénavant, il lui avait en plus rajouter le fait qu’il ne pouvait même pas parler d’elle, ni montrer des photos. Blablabla elle faisait ça pour Jumbo mais supporter la comparaison d’un père qui lui reprochait de lui faire honte ça la faisait soupirer au plus haut point.
Elle attendrait même un peu, pour être en retard. S’il fallait que ça parle autant y aller franchement. De toute manière tout le monde se demanderait qui c’était. Une entrée remarquée puis disparaître à nouveau pour les prochaines années. Ça l’amusait au plus haut point. Elle pouvait même jouer à la diva capricieuse, s’inventer une vie.

« N’y pense même pas. »

« Non mais si je mens pas comment je fais la discussion avec eux ? »

Il réfléchit, c’est vrai que ça s’entendrait tout de suite.

« Tu n’as qu’à dire la vérité, on est en études de médecine. »

« On vole, on deale, on travaille pour des mafieux. »

« Très drôle. De toute façon un pacte est un pacte Eléonore. Tu sais broder alors invente. Mais sache que plus tu seras convaincante plus je le serais. »

Elle souffla pour la forme et reprit son sourire.

Ils attendirent une bonne demi-heure pour faire leur entrée en jouant au magnifique jeu d’échec qui traînait dans la pièce. Jumbo dut la remotiver juste avant de partir puis ils descendirent le grand escalier de marbre pour arriver dans la salle de réception.
La main de Jumbo Merlin la poussait dans le dos, impossible de faire demi-tour. Ils se séparèrent ensuite. Il lui souhaita bonne chance mentalement.
Elle se dirigea tout de suite vers le buffet et s’enfila deux verres de champagne presque sans respirer.
Des animaux discutaient, des femmes et des hommes en tenue de soirée échangeaient avec eux. Eléonore ne vit pas le daemon de son père qui devait voler au-dessus de la demeure. Au-devant des grandes portes, elle vit des uniformes kakis. L’ambiance était étrange. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place, elle avait oublié ce monde. Elle prit une grande inspiration, s’enfila un quatrième verre de champagne et fit un saut dans le vide en plaquant son sourire sur ses lèvres. Puis deux hommes s’écartèrent et son père apparut avec son immense sourire habituel. Il s’étouffa avec son verre de whisky, recracha discrètement et la montra du bras, les yeux pétillants de fierté : Voici ma fille !
Pour la première fois depuis son enfance, il la complimenta, montra sa fierté tout en pudeur. Elle avait raté son coup. Si la tenue l’avait surprise il était ravi qu’elle éblouisse autour d’elle. On lui fit des compliments, elle remercia. Surtout parler le moins possible, avec la voix courtoise qu’elle ne prenait jamais. Bon sang c’était plus fatigant qu’une séance de sport. Plus amusant aussi. Le jeu était subtil.

***

Accoudée au balcon, loin des regards, loin de la foule elle fumait une cigarette. C’était sa pause syndicale. Jumbo Merlin était brillant. A croire qu’il avait fait ça toute sa vie. Il avait très vite attiré par son costume, des gens avaient approchés pour voir l’effet singe savant. S’il avait été humain on aurait pu le trouver fade mais l’intérêt était toujours multiplié parce qu’il était singe. On interrogeait son érudition, pourquoi n’avait-il pas été là plus tôt. Sa véritable humilité, sa timidité passaient pour des gages d’aristocratie. Il les trouvait stupides et en même temps aimait être le centre de l’attention. Lui, d’habitude muet, parlait bien plus qu’Eléonore qui était le centre d’une toute autre attention. On l’observait, on chuchotait. On l’invitait à danser. Elle jouait avec son identité, laissant le mystère et faisant sensation. Moins en dire rendait le monde fou. La soirée avançait. Il était minuit quand elle sortit. Avec Jumbo Merlin ils pouvaient s’éloigner à une certaine distance. Elle l’avait laissé en pleine discussion sur le statut des daemoniens et leur origine, évolution de l’être humain ou toute autre espèce ?

La fumée s’envolait dans la nuit noire. La lune brillante l’éclairait. La tête lui tournait, des bulles dans ses yeux. Ses pieds lui faisaient un mal de chien. Elle éteignit son mégot contre la rambarde et prit un chewing-gum à la menthe forte quand un bruit de pas lui fit savoir qu’elle n’était plus seule sur ce balcon.
  
MessageLun 5 Déc - 13:29
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C’était un début de mois de juin plutôt doux, ou bien l’heure hâtive de la journée était responsable de ce petit air frais ambiant. Posté devant les grilles de la villa, je parlais à mes hommes, répétant de nouveaux l’organisation de la journée. Aujourd’hui avait lieu une grande cérémonie organisée par Thomas Lovelace, un homme de la haute société qui, d’après ce que j’avais pu comprendre, s’occupait des relations humains/daemoniens. Bref, il avait un poste important, et gagnait beaucoup…beaucoup d’argent. Tellement d’argent qu’il avait fait venir de nombreux représentants de l’ordre pour assurer sa sécurité ainsi que le bon déroulement de sa soirée. Je ne savais pas exactement quel était l’objet de cette cérémonie. Certains de mes hommes parlaient du fait qu’il allait présenter sa fille aux yeux de tous pour la première fois, d’autres même jasaient en stipulant qu’il se présenterait aux prochaines élections présidentielles. Qu’importe, moi, j’étais là pour faire mon travail -et éventuellement passer une bonne soirée- et puis c’est tout.

Trois de mes hommes s’étaient postés aux grilles de la demeure, chargés de vérifier toutes entrées et sorties. Doug, mon fidèle compagnon, était assis à mes côtés et ne me quittait pas d’une semelle. Pourtant aujourd’hui, il allait devoir faire son travail de chien d’attaque et j’allais devoir le confier à l’un de mes hommes. Ce n’était pas un réel problème pour moi, j'étais habitué à le laissant de temps en temps et étant la mascotte de mon unité, chacun le connaissait comme son propre chien. Mais Doug était plus ronchon au fait de devoir se séparer de moi. Sous ses airs de malinois dangereux, c’était en réalité un chien qui adorait se prélasser sur mon canapé et qui me faisait des caprices chaque soir pour monter sur mon lit. Il adorait son confort et m'adorait tout autant. Vous parlez d’un chien militaire vous …




    « Tom, je te confie Doug pour aujourd’hui. J’ai mis son sac dans ta bagnole, et il a déjà mangé ce matin. Pour demain matin, j’ai déjà dosé ses croquettes t’aura juste à lui donner la gamelle telle qu’elle. Des questions ? »




Tous s’esclaffèrent alors et l’un deux me donna une tape amicale sur l’épaule.




    « Et s’il n’arrive pas à s’endormir, je lui chante une berceuse ? »




De nouveau, chacun d’eux rirent de bon coeur et je les accompagnais d’un petit rictus en coin. J’avais tendance à infantiliser mon chien, je le savais, et cela faisait à chaque fois beaucoup rire mes coéquipiers. Mais il était comme mon fils. Cela faisait 6 ans qu’il faisait partie de ma vie, et j’y tenais comme à la prunelle de mes yeux. M’accroupissant face à lui, je lui prenais la tête entre mes mains et lui caressait le dernière des oreilles. J’attrapais son collier dans l’une de mes poches et le lui passait au cou.




    « Ne lui mettez pas la muselière. »




L’homme a qui je le confiais hocha la tête, et je lui tendais la laisse dont il aura besoin. Moi, de mon côté, j’allais être chargé d’une autre mission.

* * * *

Un peu plus tard, en début d’après-midi, je me dirigeais à l’intérieur de la villa de Mr. Lovelace, désirant mettre au point les dernières recommandations pour les hommes qui se trouveraient à l’intérieur du bâtiment. Certains seraient en uniformes, plus excentré de la fête, et d’autres en civils, en plein coeur de la cérémonie. C'est ce qui allait être mon cas. C’était un vrai commando qui se préparait là. En pleine discussion, je sentis une main franche se poser sur mon épaule.




    « Capitaine Johnson ! »




Me retournant, j’aperçu le propriétaire de ses lieux, auquel je m’étais présenté un peu plus tôt dans la journée. Il poursuivit d’une voix à la fois sereine et calme, mais qui imposait le respect.




    « Je voulais savoir si tout se passait comme vous le souhaitiez. Je compte vraiment sur vous, les débordements sont si vites arrivés parfois… »


    « Tout est entièrement cadré, Monsieur. Je peux vous certifier qu’il n’y aura aucun écart au bon déroulement de votre soirée. Soyez-en assuré. »




Il afficha un simple sourire, que je perçu comme étant amical et sincère, et hocha la tête avant de me tapoter l’épaule. Il s’inquiétait beaucoup des évènements qui pourraient interférer ce soir, mais on avait déjà tous vécu pire comme situation et il n’avait aucune raison de s’en faire.

* * * *

Enfin, vers 20h, le monde commençait à arriver. Chaque voiture était arrêté par la sécurité devant les grilles de la demeure, mais rien d’anormal ne se profilait. Je décidais alors à ce moment là de prendre mon poste. Me dirigeant vers le parking, j’appuyais sur mes clés afin de déverrouiller les portes de mon A1 sportback. Généralement, c’était une voiture que l’on m’enviait. Elle était jolie, typée sport et avait un ronronnement qui plaisait aux oreilles. Mais ce soir, elle avait des allures de dernière de la classe. Devant elle, une Lamborghini noire mâte aux portes papillons prenait place. Derrière, c’était une Aston Martin plus sobre, mais que j’avais reconnue comme étant le modèle dans le dernier James Bond. Voilà voilà. Hashtag « Range ton Audi ». Prenant place dans mon voiture, je me changeais en vitesse, faisant attention néanmoins de ne pas froisser ma chemise. Pour ce soir, j’avais opté pour un costume assez basique: veste, pantalon et Richelieu noirs, chemise blanche, et une cravate dans les tons bordeaux. J’avais longtemps hésité avec le noeud papillon, mais je voulais être assez discret dans ma tenue et je savais que la cravate attirait moins l’oeil que le reste. Je me plaçais une oreillette, qui se voulait être d’une discrétion sans faille et qui ne pouvait nullement être perçue par les autres. Ainsi, toute mon équipe pouvait me communiquer certaines informations. Enfin, je m’équipais de mon révolver désarmé, le glissant dans le bas de mon dos entre ma ceinture et ma chemise. Je terminais par enfiler ma veste de costume qui dissimulerait le tout.

J’entrais dans la villa, écarquillant les yeux face à tant de luxure. Les lustres, les couleurs, les robes des femmes, tout était signe de richesse et de splendeur. Je me mêlais à la foule et attrapais au vol une coupe de champagne que je sirotais par moment. Il ne fallait pas que je sois saoul, mais je n’allais tout de même pas rester les bras croisé toute la soirée. Mon oreillette grésillait quelques informations par moment, mais il n’y avait que des « R.A.S » qui terminait les phrases. Jetant un rapide coup d’oeil à la foule présente, j’eus vite fait de repérer Thomas Lovelace. Et c’est alors que je l’observais que son visage sembla s’illuminer vers quelque chose qui le ravissait. Il éloigna son verre de whisky de ses lèvres et de sa main vide désigna quelqu’un qu’il présentait comme étant sa fille. Par curiosité, mon regard se tourna vers la fameuse et mon expression se figea net alors qu’a mon tour je manquais de m’étouffer avec mon verre de champagne. Ses yeux, j’aurai pu les reconnaitre parmi tant d’autres. C’était elle. J’en étais certain. Mais à la fois je n’y croyais pas. La dernière fois que je l’avais vu, elle était vêtue comme une petite délinquante, casquette à l’envers, basket et vieux t-shirt ample, et là voilà aujourd’hui éblouissante. Elle portait une robe rouge vermillon qui lui sied à la perfection, dévoilant ainsi la fine courbe que formaient ses hanches, avec un décolleté plongeant qui faisait apparaître la naissance de sa poitrine. Ses yeux étaient maquillés juste assez pour faire ressortir l’émeraude de son iris. J’en restais presque bouche bée, et m’obligeais à tourner la tête pour ne pas paraître insistant. Avalant la fin de ma coupe d’un trait, je déposais le verre vide sur une table à proximité, réfléchissant à ce que je venais de voir. Elle était la fille de Lovelace, et c’était elle que j’avais vu de loin maltraitant un type dans une sombre ruelle. C’était une révélation qui me rendait à la fois perplexe…et plutôt complaisant, parce que j’avais fini par la retrouver. La cherchant de nouveau du regard, je la voyais se faire aborder par bon nombre de personnes. Je choisirais un meilleur moment pour l’aborder.

La soirée battait de son plein. Il était minuit passé et je me baladais au milieu de la foule, veillant au moindre signe de tension. Pour l’instant, aucune information inquiétante ne m’était revenue aux oreilles, et je profitais de la soirée dans mon coin, buvant quelques verres avec modération et gardant un oeil sur Thomas Lovelace. Quelque chose dans mon champ de vision m’attira l’oeil et je tournais la tête, apercevant au loin une silhouette de rouge vêtue se dirigeant vers le balcon qui menait à l’extérieur. La voyant s’éloigner de la foule, je décidais cette fois d’aller à sa rencontre. Personne ne la suivait, pas même l’imposant gorille que j’avais vu un peu plus tôt dans la soirée en pleine discussion. Me dirigeant vers le balcon, je sortais de la villa. Le fraicheur de la nuit eut le don de me faire naitre un frisson. J’attrapais mon paquet de cigarette et en tirait une, laissant le briquet au fond de ma poche. La jeune intrépide était là, contre la rambarde du balcon et semblant observer la nuit noire. Elle avait des allures de princesses qui, je devais bien l’avouer, ne me rendait pas si indifférent. M’approchant d’elle, je m’accoudais à mon tour au balcon, observant droit devant moi comme si de rien n’était. Puis, d’une voix plutôt rauque qui m’était habituelle, je m’adressais à elle.




    « Auriez-vous du feu … Mademoiselle Lovelace ? »




Tenant ma cigarette entre mes deux doigts, je tournais enfin ma tête vers elle, plantant mes prunelles dans les siennes. Je pouvais humer son doux parfums fleuris, mêlé à de petites senteurs de champagne néanmoins camouflées par le chewing-gum à la menthe qu’elle mâchait.




    « C’est drôle, la casquette vous allez pas si mal. »




J’affichais alors un petit rictus en coin, manière de lui faire comprendre que ce soir, j’étais en terrain neutre.
  
MessageMer 7 Déc - 21:59
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Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Elle se figea. Un long frisson parcourut sa colonne vertébrale. Ce n'était pas le froid mais bien la voix grave qui l'avait surprise de dos. Ses yeux s'écarquillèrent une demi-seconde, le temps pour elle de comprendre à qui elle appartenait.
Sans même se retourner, ses lèvres s'étirèrent légèrement.
Il était là.
Le destin c'était sûr, elle ne voyait pas quoi d'autre.
Oh oui j'ai du feu mais duquel tu parles...
Sans un mot elle se retourna faisant presque l'indifférente alors que son sourcil levé, son sourire en coin et la lueur dans ses yeux criaient le contraire. Elle observa son militaire en tenue de soirée, retint un sifflement intérieur. Il affichait un style classique, costume noir , chemise blanche et cravate bordeaux. L'uniforme lui avait plu aussi mais l'élégance qu'il dégageait lui faisait un tout autre effet. Peut-être aussi qu'elle avait rêvé de lui. Peut-être aussi qu'ils étaient seulement tous les deux cette fois-ci.
Elle eut la satisfaction d'avoir eu raison, il avait fait mieux cette fois-ci.
Après l'avoir ostentatoirement dévoré du regard sans avoir eu besoin de dire quoi que ce soit, elle sortit son briquet et en mettant sa main près de sa joue pour protéger du vent elle fit jaillir la flamme pour allumer la cigarette.
Toi sexy.
Eléonore avait du mal à réfléchir correctement. Elle restait soulagée que Jumbo soit en pleine discussion, trop concentré pour s'intéresser à elle. Le militaire de la fouille, où elle avait failli être arrêtée, celui déjà qui lui avait tapé dans l'oeil. Il se trouvait dans la demeure de son père, probablement pour surveiller un possible attentat.
La fumée de sa cigarette s'envola dans l'air frais de la nuit.

« C’est drôle, la casquette vous allait pas si mal. »

Eh bien le soldat insensible, le soldat si autoritaire se dériderait-il ? Elle se félicita intérieurement pour le choix de sa robe. Il avait ce petit rictus en coin et elle se tourna en faisant mine de regarder le ciel pour se mordre en partie la lèvre.

« L'uniforme t'allait pas si mal non plus.»

Elle lui offrit un regard rieur planté dans ses yeux à lui. Reprenant volontairement sa formule pour jouer avec lui, et lui offrant un demi compliment.

« Tu connais mon nom maintenant… »

Elle jeta son chewing-gum dans le jardin et s'appuya nonchalamment sur la rambarde de pierre. C'était un fait, elle ne sous-entendait rien. Il connaissait son secret. Elle tourna légèrement sa tête vers lui de façon à observer son profil, la courbe de sa mâchoire, la cigarette entre ses lèvres. Ce qu'elle avait ressenti dans la ruelle était bien un prémice de ce qu'elle ressentait à ce moment. Cette douce sensation de chaleur dans son corps, et la promesse d'une flamme. L'attirance qui le poussait vers lui était forte, elle ne la niait pas, la savourait au contraire. Cela faisait longtemps. Elle voulait la faire durer longtemps. Elle voulait lui donner le goût de ce feu qu'elle ressentait.

« Et moi je ne connais rien de toi. Qui es-tu James Bond ? »

C'est vrai qu'il avait un air de James Bond, il ne lui manquait qu'un Martini pour donner l'illusion. Dans la noirceur elle ne voyait pas mais devinait qu'il devait porter une oreillette, un pistolet comme la première fois qu'elle l'avait vu. Le visage propre, le rictus confiant, la classe du costume, l'assurance de soldat qu'il dégageait, il aurait réellement pu passer pour James Bond. Le regarde de Léo plongeait dans le sien sans même qu'elle y fasse attention, elle avait l'impression de rentrer dans ses prunelles
Il avait fait le premier pas, elle le mettait au défi de se dévoiler. Elle sentait que c'était un homme de challenge.
Et elle était d'humeur joueuse. Taquine, provocatrice. Il venait de transformer cette soirée en quelque chose d'intéressant. Un peu malgré lui c'est vrai mais elle qui s'ennuyait quelques minutes plus tôt elle s'amusait soudainement bien plus.
Léo ne savait pas encore si l'attirance était réciproque, ils ne se connaissaient pas après tout. Et pourtant … la façon dont il avait attrapé sa nuque la dernière fois …
Oooh
Elle ferma les yeux, se remémorant la scène. Ça avait un goût de champagne. Des bulles et de l'ivresse. En parlant de champagne elle se resservirait bien un verre. Mais elle n'avait pourtant pas envie de rejoindre les autres. Ils étaient bien dans leur bulle. Enfin… elle était bien. Et il n'avait pas l'air trop mal non plus.
Un soupir s'échappa de sa gorge. Elle sourit à la lune.

« En tout cas tu viens de sauver ma soirée. »

C'était un inconnu dont elle ne savait que les détails qu'il avait laissé s'échapper. Un inconnu qui ressemblait à la Tentation en personne tant elle le trouvait sexy. Mais il était aussi la seule personne dont elle pouvait se sentir relativement proche ce soir, daemon mis à part.
Elle n'avait strictement aucun doute sur la fin de la soirée, elle ferait tout pour qu'elle la finisse dans ses bras. C'était comme s'ils l'appelaient. L'envie la pressait, appuyait sur son ventre, ranimait son feu. Mais elle attendrait. Jusqu'à ne plus en pouvoir pour succomber. Elle n'aimait pas succomber. Il fallait venir la chercher.
Pourtant son corps, ses gestes exprimaient le contraire.
Viens me chercher.
Eléonore fit alors quelques pas.

« Ça manque de champagne sur ce balcon, non ? »

Et n'avait-il pas une mission ce soir ? Le James Bond n'était-il pas en train de travailler après tout ?
S'occuper de l'héritière ça compte aussi ...
Au pire ça… ce n'était pas vraiment son problème.
Attrape-le maintenant, sur le balcon, fais traîner tes lèvres sur son cou, attrape lui les cheveux. T'as pas envie de voir sous la chemise ? Depuis quand tu la joues classe?
Les hormones de la brune s'emballaient parfois un peu contre son gré mais elle les a toujours tenu en laisse. Ce n'était pendant cette soirée que ça allait changer. Doucement, doucement. Elle passerait à l'attaque à son moment. Histoire de dévergonder un peu ce James Bond aussi droit qu'un roc. Un militaire chevalier qui devait sauver la veuve et l’orphelin ou défendre sa patrie. Elle n’aimait ni les enfants, ni les veuves éplorées, avait du mal avec le concept de patrie. Il semblait si loin et si proche d’elle.
C’était excitant tout ça.

*Tout va bien ?*

*Plus que bien, j’ai trouvé mon cavalier.*


Jumbo, rassuré de la savoir en vie et pas curieux de ce cavalier, retourna à une discussion avec un perroquet qu’il essayait de sensibiliser à la cause animale.

La robe rouge d’Éléonore voleta tandis qu’elle faisait demi-tour, sa coupe courte laissant voir sa nuque.
Il y avait dans cette nuit un mystère, une sorte d’élégance éphémère. C’était un moment qui n’existerait qu’une fois. Une rencontre fascinante dans un palais somptueux, un bandit et un sheriff aimantés l’un à l’autre. Ç’aurait pu faire une belle histoire. La romance très peu pour elle. Léo préférait la réalité, au moins là elle pourrait toucher.
Si à l'intérieur, il lui demandait une danse, elle accepterait. Devant son père, devant sa mère qui était enfin descendue, devant tous les autres. Elle ne danserait pas comme elle avait fait avec les autres.
Encore fallait-il qu'il sache danser, elle se moquerait probablement de lui sinon. Elle se moquerait de lui de toute façon. Mais elle voulait danser. Avec lui.
  
MessageVen 9 Déc - 23:06
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Cette silhouette si raffinée, éclairée par le croissant de lune, avait le don de me faire vibrer. Et pourtant, je ne la connaissais pas. Elle était cette parfaite inconnue, rencontrée au détour d’une rue, que le destin m’avait permit de croiser de nouveau. Cette fois ci, je ne comptais pas la laisser filer aussi vite. Elle se retournait, me faisant face, dévoilant alors ce décolleté si plongeant qu’il m’en donnait le vertige. Elle n’était pas vulgaire, bien au contraire. Elle était la classe et le raffinement incarné. Ses lèvres couleur vermillon affichaient un petit rictus en coin. J’aurai pu me perdre dans ces lèvres d’ailleurs… Je tentais de ne pas laisser paraître mes émois, gardant un air à la fois calme et plutôt amusé, mais mon fort intérieur était secoué par de vives émotions. Sans dire un mot, elle sortait son briquet et approchait ses mains de mes joues alors que je plaçais la cigarette entre mes lèvres. Qui allume enc…bref. Le simple frôlement de sa peau contre ma joue, et ses pupilles plantées dans les miennes me fit hérisser les poils des avants bras. A nous deux, je pense que nous formions une bulle de phéromones visible à l’oeil nue ! Tirant une première latte de ma blonde, je soufflais la fumée de côté, la laissant s’évanouir dans la nuit.




    « L'uniforme t'allait pas si mal non plus.»




Elle était joueuse, et j’aimais ça. Je laissais s’épanouir un petit rictus en coin et m’obligeais à ne pas me mordre la lèvre en voyant ses prunelles pétillante qui me fixaient. De nouveau, je m’oxygénais avec ma cigarette, détournant le regard un instant pour ne pas perdre pied dans ses yeux.




    « Tu connais mon nom maintenant … Et moi, je ne connais rien de toi. Qui es-tu James Bond ? »




Je ne pu empêcher un léger rire lorsqu’elle prononça le nom de ce héros de détective. C’était plutôt gratifiant. Je ne pensais pas avoir autant de classe que lui, m’enfin j’acceptais le compliment. Sa voix était à la fois douce, mais je pouvais y ressentir quelques pointes ardentes. De nouveau je l’observais, fixant ses iris émeraudes avec intensité.




    « Je connais ton nom, mais je ne sais toujours pas comment t’appeler. »




Marquant un temps d’arrêt, j’hésitais à ne lui dévoiler à mon tour que mon nom, mais décidais plutôt de rompre définitivement cette glace afin de paraître moins inconnu l’un de l’autre.




    « Johnson … Kyle Johnson. »




Reprenant la même intonation que l’aurait fait l’agent 007 dans ses films pour se présenter, je levais un sourcil, plutôt amusé. Pour sa part, vêtue ainsi, elle aurait pu sans problème jouer le rôle principal de la James Bond Girl. Classe, envoutânte, d’une beauté sans faille, des yeux à vous faire perdre raison, et ce mystère qu’elle dégageait. Oui, elle était mystérieuse et j’étais certain qu’elle renfermait beaucoup de secret. Je connaissais déjà sa double vie de petite délinquante des rues, et j’étais persuadé qu’elle cachait bien d’autres énigmes. D’ailleurs, maintenant que je semblais avoir cerner une petite partie de son secret, elle m’attirait d’autant plus dans ses filets. Je n’étais pas dupe, je savais que je lui plaisais. Et j’étais certain qu’elle savait aussi qu’elle me plaisait. Mon corps s’embrasait à chaque fois un peu plus lorsqu’elle me parlait ou me regardait et j’avais du mal à maitriser mes émotions et elle devait l’avoir perçu. Un petit jeu de séduction c’était alors mis en place entre nous, et cette partie avait déjà commencé un mois auparavant. Je me souvenais de ses petits poignets entre mes mains et de mon bassin contre le sien, de cette fougue qui s’était subitement emparée de nos êtres. La nuit qui avait suivit, je me souviens avoir rêvée d’elle et il n’y avait rien eut des très catholiques là dedans.




    « En tout cas, tu viens de sauver ma soirée. »




La voyant soupirer, je tirais une dernière fois sur ma cigarette avant de l’écraser sur le balcon et de la propulser du pouce et de l’index par dessus bord. Me retournant dos à la rambarde, je m’accoudais un instant et levais la tête pour observer les étoiles.




    « J’avoue que la mienne vient aussi de devenir intéressante. »




Je sous-entendais mes propos, mais je savais qu’elle comprendrait que je parlais d’elle. Dans cette position là, dos au vide, je pouvais voir la foule à l’intérieur. Mais sur ce balcon, nous étions seuls. Seuls, livrés à nos deux corps enflammés. Tournant la tête vers elle, je m’imaginais alors la soulever et l’asseoir sur ce balcon, parcourant son cou nue de mes lèvres jusqu’à descendre sur sa poitrine dévêtue. Plus tard. Je voulais encore goûter à ce désir qui ne cessait de s’amplifier, me promettant de finir ma soirée avec elle à mes côtés.




    « Ça manque de champagne sur ce balcon, non ? »




Ses paroles me firent revenir à l’instant présent et je déglutis, prit d’un énième frisson. Effectivement, le goût des bulles rajouterai du pétillent à l’instant présent. Je n’oubliais pas néanmoins la raison de ma venue. J’étais en mission. Mais qu’elle meilleure manière de passer incognito que de faire comme tout le monde ? Je n’avais bu que deux coupes depuis mon arrivée, je pouvais me laisser tenter par une troisième. La voyant déjà s’éloigner, je n’eus pas le temps de répondre. Elle se retournait alors, me faisant face, faisant voleter ses cheveux et dévoilant au passage sa nuque…sa nuque que je me souvenais avoir déjà attrapée. Sa posture m’invitait à la suivre. Je fis alors un pas, et m’engageais à ses côtés vers l’intérieur du bâtiment.

Il y avait du monde. Beaucoup de monde. Et étant désignée comme la fille Lovelace, les gens n’avaient d’yeux que pour elle. Difficile alors de passer inaperçu auprès d’elle, comme je l’aurais espéré. Elle s’avançait vers le fond de la demeure, en quête certainement des verres de champagnes désirés. Lors de notre avancée, nous traversions la piste de danse, rythmé par un petit orchestre et un chanteur. C’est à ce moment là qu’une musique retentit. Une musique parfaite pour l’instant présent, sensuelle à souhait. « Sway, de Michael Buble ». Du monde commençait à s’avancer, nous rendant presque inaperçu au milieu d’eux, et une lumière traversa mon esprit. J’avais envie de me rapprocher d’elle, discrètement, et elle avait voulu me plonger dans la foule, aux yeux de tous. Parfait. J’étais joueur. On allait être aux yeux de tous pour le coup. J’attrapais sa main et la tirais sèchement vers moi afin de coller son corps contre le mien. Soulevant un sourcil et affichant un sourire en coin, je plongeais mon regard dans le sien, empli de braise et de désir.




    « On danse ? »




En fait, ce n’était pas une question. J’allais la faire danser. Je ne savais pas si elle était douée, mais pour mon cas j’avais une petite maîtrise qui me permettrait au moins de la mener. Je n’avais jamais prit de cours, mais j’avais eut la chance d’avoir un père qui savait danser. Au moins, ce grand con m’avait apprit quelque chose. Quand le chanteur commença les premières paroles, je glissais une main dans son dos et plaçais l’une de mes jambes appuyée contre son bas ventre entre les deux siennes. Je l’encadrée de mon corps, et la faisais avancer ou reculer en bougeant mon bassin de telle ou telle façon. Je ne quittais pas ses yeux, et la proximité que l’on avait me faisait perdre haleine. Par moment, je me détachais d’elle et la faisais tournoyer d’une seule main avant de la récupérer, une main sur ses hanches, l’autre frôlant sa nuque. Je rattrapais ensuite l’une de ses mains, faisant glisser l’autre dans le bas de son dos, et continuais de la faire avancer ou reculer, et la faisait se déplacer de droite à gauche. Evoluant sur la piste, je ne faisais plus attention à ceux qui nous entouraient. Je ne savais pas même si l’on nous regardait ou si chacun était prit dans sa danse. Quoi qu’il en soit, nous n’étions pas gêné par d’autres danseurs ni bousculé et je prenais un malin plaisir à la faire évoluer sur une bonne partie de la piste de danse. Par moment, je faisais un peu plus pression sur elle avec mon bassin et, par provocation, choisissais ce moment pour l’éloigner de mon corps et la faire tourner de nouveau. Enfin, j’entendais les dernières notes de la chanson arriver à grand pas. La faisant tournoyer une dernière fois, je la rapprochais enfin de moi, me collant contre elle. Je glissais une main sur sa cuisse et l’autre dans son dos, et je ramenais son genou contre ma hanche. Enfin, la faisant basculer en arrière, je me penchais vers elle, effleurant de mon souffle son cou et de mes lèvres la naissance de sa poitrine. Mes doigts appuyaient un peu plus contre la peau nue de sa cuisse. Je ne savais pas si la robe était fendue d’origine ou si elle venait de craquer sous le poids de cette danse sensuelle. Quoi qu’il en soit, cela la rendait encore plus sexy qu’elle ne l’était. La redressant face à moi, des applaudissements et des rires dans mon oreillettes me firent comprendre que mes coéquipiers à l’extérieurs avaient remarqué mon manège. Qu’importe. Mon service allait toucher à sa fin et j'allais pouvoir vaquer à d'autres occupations... A ce moment précis, il n’y avait plus qu’elle et moi, et cette violente ardeur qui s’emparait de mon bas ventre. J’avais envie d’elle, là, tout de suite, sur le sol, contre les marches face à moi, ou bien contre l’un des pilonnes de la villa. J’avais envie d’être enfin seul avec elle, et de danser encore jusqu’au bout de la nuit, mais dans ses draps cette fois.
  
MessageMer 14 Déc - 4:40
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Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Comment l’appeler ? Comme tout le monde… ou presque. Pas ce monde ici.

« Léo… »

Elle avait esquissé un rire, Kyle Johnson, James Bond… au fond quelle différence ? L’un était physiquement présent et pas sans humour apparemment.
Elle l’avait provoqué en revenant dans la foule, dans cette marée de regard tournée vers elle. Ç’avait été une sorte de défi, elle avait appris les règles de ce monde puis elle avait joué avec elles, les transgressant allègrement. Mais lui, que ferait-il au vu et au su de tous ? Perdrait-il de son audace ? La suivrait-il ?
Sa réponse fut au-delà des attentes d’Éléonore. Il avait réussi à la prendre de court, à jouer assez subtilement pour enfreindre les règles légalement. Il enfreignait les règles de bienséance… ou du moins flirtait avec elles. Et avec elle. Il avait réussi ce coup de maître de la divertir, de l’amuser. Plaisir se transformait en désir.
Comment ?
Par la plus simple, la plus vieille, la plus efficace des manières : la danse. Ça durait depuis des milliers d’années cette histoire. La danse, bouger son corps, ne devenir plus que ça, au son des tambours ou des voix, des cuivres ou des vents, s’oublier pour n’être plus qu’un mouvement. C’était le plus vieux jeu de séduction au monde. Léo avait pourtant toujours été une brêle en danse. Ce n’était pas qu’elle manquait de sens du rythme, au contraire musicienne comme elle l’était son oreille était presque absolue, c’est juste qu’elle manquait de conscience de son corps, elle l’oubliait lui aussi. Perdant la rigueur, la précision, la grâce. C’était peut-être volontaire aussi. Elle refusait de se plier à toutes les règles, surtout celles qui faisaient paraître beau.
L’expression de Jumbo fut à prendre en photo quand il la vit tourner, valser, s’envoler, tomber, se faire rattraper et se coller. Pourquoi devait-elle toujours se donner en spectacle ? Quoique vu son attitude elle ne savait probablement pas qu’elle se donnait en spectacle. Ils étaient deux. Ce n’étaient bien sûr pas les seuls qui dansaient mais elle attirait l’œil avec sa robe rouge et lui avec sa fougue. Jumbo avait tout de suite compris qui il était mais sans aucune inquiétude. S’il dansait avec elle, les probabilités pour qu’il lui mette les menottes aux poignets étaient faibles… du moins hors d’une chambre s’entendait… Les aguerris des danses reconnaissaient la qualité de celle-ci, les curieux se demandaient qui était cet homme, les autres continuaient leur discussion. Thomas Lovelace pinça ses lèvres et offrit un sourire aussi parfait que tendu et dont Jumbo pouvait sentir l’aura terrifiante. Il la voulait, il l’avait eu. À ses risques et périls. Quoiqu’il n’avait pas foncièrement de quoi se plaindre, Léo s’était très bien habillée, de façon à retenir les regards de tous (et de centrer l’attention sur les Lovelace, les hôtes de la soirée) et s’il aurait préféré un charme plus discret mais tout aussi certain cela le rendait tout de même fier. Et elle s’était bien tenue, jusqu’à ce moment-là. Les autres allaient probablement penser qu’Éléonore était une sorte de diva, excentrique et croqueuse d’hommes. Cela existait dans ce monde. Ce n’était pas choquant. Ça ne ferait pas parler longtemps. Il se demanda tout de même si elle grandirait un jour.
Tandis que Léo avait l’impression de prendre un shot d’adrénaline. Sa tête ne tournait pas, ancrée dans le regard avide de son partenaire mais son corps lui, virevoltait, solidement maintenu par la poigne de fer de Kyle.
Son souffle avait été coupé lorsqu’il l’avait attiré pour lui demander si elle voulait danser. Une question qui n’en était pas vraiment une. Il le savait, elle le savait. Elle sentait ses biceps rouler, ses jambes suivrent le rythme, se placer entre les siennes puis la renverser. Elle se laissait aller son corps comme une marionnette, donnant des impulsions quand elle le sentait et son regard brûlant littéralement planté dans le sien. Regard qui n’exprimait rien. Seul un mot brillait en lettres de feu. Désir, désir, désir. Il menait bien et tous les messages qu’il faisait passer s’inscrivait sur son corps. Un jeu de frustration, de rapprochement se mettait en place. La lionne en elle, la séductrice en elle était rassasiée, elle se trouvait face à un amant potentiel qui tenait les promesses qu’elle avait espérées. Ses pensées s'effacèrent lorsqu'elle chuta rattrapée dans ses bras. Son souffle caressa la peau ultra sensible de son cou et ses lèvres effleurèrent la naissance de sa poitrine. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale et chacun de ses nerfs pour finir dans son bas ventre. Tout l'air de son corps s'échappa. Sensation étrange que d'avoir l'esprit soufflé et une étincelle devenue flammèche emplir chaque cellule de son corps.
La musique se finit. La bulle éclata.
Eléonore leva un sourcil entendant des applaudissements. Un sourire mi amusé mi blasé. Ça ne l'étonnait même pas. Ses collègues et potes militaires devaient bien rire. Elle devina immédiatement qu'ils en avaient l'habitude. Sinon ils ne se seraient pas permis. Sortie de sa transe, esprits repris, elle se mordit la lèvre en plissant les yeux. Elle ne serait pas une parmi d'autres.
Ce soir-là elle brûlait pour lui, elle céderait … à un moment. Mais plus tard… plus tard il verrait...

*Seigneur... Léo, vous n'auriez pas pu vous trouver une chambre ?*

*Reste dans ta jalousie.*


Il leva les yeux au ciel. Qui lui avait donné une daemonienne pareille? Qu'importait. Elle ferait ses affaires il profitait de sa soirée et s'occupait des siennes.
Les deux danseurs sortirent de la piste en haletant légèrement. S'éloigner un peu des regards et du monde. Elle prit une coupe de champagne qu'elle fit couler lentement le long de sa gorge. C'est vrai que ses parents avaient toujours eu bon goût en alcool. Et le champagne pétillant, désaltérant, frais, était exactement ce dont elle avait besoin à cet instant. Elle n'avait aucun commentaire à faire sur la danse qui venait de se passer. Leurs corps s'étaient suffisamment parlés et répondus.

« Quand se finit ton service? »

Elle espérait qu'il ne finirait pas tard dans la nuit, elle avait peur de perdre cette fougue, l'énergie qu'ils dégageaient. Ils avaient le corps encore chaud et elle ne pouvait pas attendre… du moins en sa compagnie. S'il fallait qu'elle attende alors elle devait s'occuper l'esprit.
Elle lui mit de force une coupe de champagne dans les mains qu'elle fit tinter avec la sienne presque vide, qu'elle finit d'une gorgée.
Elle fit passer sa langue sur sa lèvre puis sur ses canines.

« Eh bien… quand tu auras fini… cherche moi. »

Elle laissa planer un silence.

« Tu m'as déjà trouvé une fois. »

Sur ce, elle s'efforça d'ignorer son corps qui l'attirait immanquablement vers l'objet de ses désirs et fit demi tour avec un regard volontairement lascif accompagné de ce sourire qu'elle lui avait déjà offert la première fois qu'ils s'étaient croisés.

***

La pièce d'influence baroque, ressemblait à un boudoir. Quelques hommes en costume jouaient au billard, tandis que son père, Jumbo et quelques autres jouaient au poker. La fumée des cigares donnait une opacité à la pièce dans laquelle on parlait à voix basse. Assise sur un accoudoir du fauteuil de Jumbo, elle observait les autres, affichant un ennui que tous ignoraient. Jumbo et son père surtout, extrêmement concentrés l'un et l'autre, maîtrisant le jeu. Les autres concurrents admirant leurs talents respectifs. Le primate ne jouait pas assez pour espérer battre le père Lovelace mais il pouvait le mettre en challenge. Son intelligence le lui permettait. Et pour une fois il se lâchait à faire quelque chose de pas vraiment sage. Pour Léo ça restait quelque chose d'extrêmement sage et parfaitement ennuyeux. Elle saisissait le sens du jeu et aurait probablement pu aider son daemon, l'intelligence brute, instinctive, non taillée de Léo et celle posée, travaillée, implacable de Jumbo.
De toute façon elle avait la tête ailleurs. Dans les lèvres, le souffle, les bras d'un autre. Elle faillit céder et partir le chercher. Mais il les trouverait. Les hommes et certaines femmes avaient migré dans le salon. Ce n'était pas si loin.
Elle but une gorgée de son scotch pur malte. Elle n'avait même pas fini son premier verre, c'était pour dire à quel point elle était perturbée.
La porte d'entrée s'ouvrit encore une fois laissant passer un air frais. Il était dans sa vision périphérique mais elle était à l'affût. Enfin. Elle posa son verre, se releva.

*J'y vais*

Il ne répondit même pas, trop concentré pour ça. Mais elle sut qu'il avait pris connaissance de l'information, c'était comme s'il avait hoché la tête mentalement.
A pas rapides elle ne le laissa ni s'installer, ni parler à qui que ce soit et le fit repartir par la même porte, qu'elle ferma derrière eux. Ils étaient seuls. Elle n'attendit pas ses excuses ou un mot de sa part. Elle ne dit rien sur l'attente. Elle le plaqua contre le mur, planta son regard dans le sien. Sa jambe entre les siennes par la fente de sa robe, elle appuya son corps contre le sien. Et se pencha pour passer ses lèvres sur son cou et remonter avec une lenteur délibérée le long de sa mâchoire. L'équilibre se bouleversa.
Elle entendit de loin une chasse d'eau. Un gentleman allait probablement apparaître d'un moment à un autre pour revenir au salon.
Si la danse pouvait passer, l'image qu'elle présentait risquait de faire scandale. Il fallait qu'ils montent dans sa chambre -si on pouvait appeler l'immense suite de cette manière.
  
MessageJeu 15 Déc - 21:12
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Kyle JohnsonNothing will be the same...




    « Léo. »


Je doutais fort que ce soit son prénom. Plutôt un diminutif, de Léonore ou d’Eléonore, mais il lui allait à la perfection. La consonance garçonne de son appellation représentait parfaitement l’image que j’avais eut d’elle lors de notre première rencontre. Qu’il en soit ainsi, Léo, cendrillon des temps modernes, à la double vie si excitante. J’avais côtoyé bon nombres de femmes -héritage de mon père qui lui n’avait jamais eut aucun respect pour sa propre épouse- mais cette fille là n’était pas semblables aux autres. Il n’y avait rien de banal, depuis notre première entre vue déjà. Tout était différent, et c’était cela qui rendait l’attraction plus forte encore. La situation en elle-même n’était pas banale. Elle non plus. Surtout. Elle avait cette sorte de défi dans le regard, de provocation charnelle, que je n’avais croisé nulle part auparavant. C’était une femme de challenge, et c’est ce qui me faisait perdre presque tous mes moyens. Lors de ce tango enivrant, la brune ne s’était pas défilée. Elle aimait jouer, moi aussi…et j’avais même trouvé un partenaire à ma taille, voire bien meilleur. J’avais peut être marqué un point dans mon camp pour cette fois, mais j’attendais impatiemment le retour de bâton qu’elle me mettrait. Non, cette femme là, je ne pouvais pas l’avoir en un claquement de doigt. Si c’était le cas, je pense que je serai déçu. A peine la musique terminée, j’étais resté quelques secondes au plus proche de sa peau avant de la remettre sur ses deux pieds, reprenant une distance de courtoisie entre nos deux corps qui pourtant ne cessaient de s’appeler mutuellement. Haletant de cette frénésie enivrante, j’avais rapidement jeter un coup d’oeil à Thomas Lovelace. Nos regards s’étaient croisés, et j’avais su alors qu’ils nous avaient observés. Lui, ainsi que sa femme à ses côtés. Femme élégante lui tenant le bras et ne pouvant être autre que son épouse, mère de Léo très certainement. Lui se tenait droit comme un pic, un faux sourire crispé sur les lèvres. Etait-ce la fougue de sa fille qui le faisait tiquer ? Ou bien mon comportement envers elle qu’il avait remarqué ? Qu’importe, cela ne m’intéressait pas. J’étais la pour assurer sa sécurité et pour commander mes Hommes, ce que je réussissais. Pour le reste, j’étais le seul libre arbitre.

L’orchestre s’était arrêté, le chanteur aussi, et certains applaudissements retentissaient, ovationnants les musiciens pour leur mélodie, ainsi que les danseurs pour leur jeux de jambes. Je n’étais pas de ceux qui applaudissait. Pas par orgueil, mais pour le simple fait que j’en oubliais presque le monde autour de moi, n’ayant d’yeux que pour Elle. Reprenant mon souffle rapidement, habitué chaque jour à faire travailler mon cardio, je suivais Léo hors de la piste de danse, vers notre destination initiale. Car la raison pour laquelle nous étions rentré dans ce bain de foule était qu’elle voulait boire. Pour le coup, après ce flirt endiablé, moi aussi j’avais eut envie d’un rafraichissement, et s’il était pétillant, c’était un bonus que je ne refuserais pas. Enfin nous sortions un peu de tout ce monde, et je me retrouvais de nouveau à l’écart en sa compagnie. Je ne cessais de la regarder de mes prunelles de braise. J’aurai voulu être plus fort et ne pas le lui montrer, mais l’attraction était bien trop importante pour tenter de dissimuler quoi que ce soit. Elle le savait, et elle en jouait. Moi…je n’étais pas certains de pouvoir jouer encore bien longtemps, risquant à tout moment de réveiller en moi le fauve qui somnolait. Elle prenait une coupe de champagne entre ses mains de pianistes, et m’en offrit une par la même occasion que j’acceptais, frôlant ses doigts délicats de ma poigne bien plus rustre. Tintant son verre contre le mien, je soulevais un sourcil et affichais un sourire en coin à son égard. A cette nuit. A nous.




    « Quand se finit ton service? »


Sa voix et ses dires me firent revenir à l’instant présent. Avalant un grand volume de champagne, je fis vriller mon poignet en un léger mouvement, dévoilant ma montre pour m’informer de l’heure qu’il était. Il était bientôt une heure du matin, et je terminais vers les deux heures, comme me l’avait signifié son père, heure à laquelle la soirée s’achèverait. Une heure, c’était long. Mais en sa présence, j’étais certain que ces soixante minutes passeraient bien vite.




    « Je n’en ai plus pour très longtemps… »


La voyant passer sa langue sur ses lèvres, je serrai la mâchoire pour éviter un énième frisson dans tout mon corps et me pinçais les lèvres. Elle jouait à un jeu dangereux. Ses lèvres…j’avais la fougueuse envie de les lui mordiller. Mes yeux restèrent fixés un instant sur sa bouche, m’imaginant un court instant la lui effleurer de la mienne.




    « Eh bien… quand tu auras fini… cherche moi. »


Je m’attendais à tout, sauf à ça. Fronçant un sourcil, je plantais mes yeux dans les siens. Le voilà le retour de bâton. Elle me faisait languir. J’avais eut si envie d’elle, et je l’avais presque montré aux yeux de tous, et voilà qu’elle s’éloignait de moi. Dans ses prunelles, un éclair de provocation et de défis s’illumina. J’avais voulu jouer et j’avais perdu. Un point pour la belle. J’entrouvris mes lèvres pour lui dire que je pouvais terminer maintenant, tentant de sauver le coup, mais elle surenchéris bien plus vite, comme si elle avait déjà préparé son coup.




    « Tu m’as déjà trouvé une fois. »


Et elle se retournait, laissant apparaitre de nouveau sa nuque nue que j’avais envie de couvrir de caresses, et faisant voleter sa robe qui délivra encore une fois la senteur de son parfum. Elle me laissait là, seul avec mon envie d’elle et mon feu grandissant au plus profond de mon âme et de mon ventre. J’eus envie de la retenir, de lui prendre la main et de la pousser dans un recoin, mais je m’efforçais de rester de marbre, déglutissant tant bien que mal. J’allais devoir être patient et réfréner mon ardeur qui ne cessait pourtant de se décupler depuis que je l’avais vu. Je le savais…j’étais tombé sur bien plus fort que moi. Elle tenait les rennes de ce petit jeu depuis que je l’avais fouillée dans cette ruelle. Et là encore, cela la rendait bien plus désirable et alléchante. Elle allait me rendre fou. Je la regardais s’éloigner, et j’inspirais un coup, un fin sourire sur les lèvres. Je terminais ma coupe de champagne d’un trait pour tenter de me rafraîchir les idées et la posais sur le buffet. Une heure…ça paraissait si long maintenant. Et si je ne la retrouvais pas ? Et si je ne la revoyais jamais ? Si, maintenant que je connaissais son nom, je pourrait la retrouver. Et si ce n’était pas ce soir, ce serait un autre jour. Là encore, cette ignorance donnait un petit goût de challenge à la situation. Me retournant, mon champ de vision butta lorsqu’il tomba sur la carrure de Thomas Lovelace. Cette fois, il ne me regardait pas mais devait fixer de loin sa fille qui s’était éclipsée. J’en profitais à mon tour pour m’écarter. Mon oreillette grésilla alors, signe que mes Hommes allaient s’adresser à moi. *Capitaine Johnson…pas de loup dans la bergerie ce soir…Je répète, pas de loup dans la bergerie.* Des rires suivirent, et à mon tour je ne pu m’empêcher de sourire. Jetant un coup d’oeil à l’extérieur du bâtiment, je les voyais tous, regardant dans mon sens et se marrer gorges déployées. Les bâtards. Je décidais de ce pas de les rejoindre avec discrétion afin de faire un débriefing de la mission et envisageant de me griller une cigarette sur le chemin. Pour ce qui était de mon jeu de séduction, je choisissais de leur faire croire qu’effectivement, ce soir, je n’allais pas goûter à la saveur des lèvres de la fille Lovelace. Ca…je voulais le garder seulement pour moi. Elle était mon petit joyaux de cette soirée.


* * * *


Ma montre afficha deux heures passés. A partir de maintenant, je n’étais plus en mission, et certains de mes Hommes avaient prit le relais pour la nuit. La soirée était terminée, et même si beaucoup d’invités étaient déjà parti, certains d’entre eux étaient restés en compagnie de Mr Lovelace pour poursuivre une soirée poker et cigares. Je n’étais plus de garde à présent, et toutes mes pensées allaient à ma tentatrice. Je m’étais efforcé de ne plus avoir son image en tête pour la fin de mon travail, mais maintenant que j’étais libre de mes mouvements, je n’avais qu’un seul objectif en tête : la retrouver. De nouveau, à cette simple pensée, une frénésie s’empara de mon être. Je n’avais même pas prit le temps de me changer. J’avais simplement donné mon oreillette à l’un de mes coéquipiers, oubliant même de poser mon arme, petite négligence qui n’était pas dans mes habitudes et qui prouvait bien l’envie si ardue qu’elle faisait renaître en moi. M’avançant dans la demeure, je gardais cette stature droite qui m’était habituelle alors même que je ne savais pas où mener mes pas. J’aperçue une porte entrouverte, menant directement dans le salon si chic où s’était retranché les invités pour la fin de soirée. J’entendais la voix de Thomas à l’intérieur. Non…elle n’allait pas oser me faire entrer aux yeux de son père. Elle savait que j’étais joueur et que quoi qu’il en soit, je le ferais. Mais c’était quand même de la haute provocation. Si je n’y allais pas, je ne pouvais pas savoir… Et puis, alors que j’allais toucher la poignée pour pénétrer à l’intérieur de la pièce, une ombre vêtue de rouge se précipita sur moi. Avec vigueur, elle me fit reculer et mon dos se colla contre le premier pent de mur. Enfin, Elle était là. Son regard planté dans le mien, sa main posée sur mon torse, et sa jambe si fortement appuyé contre mon bas ventre… Délice… Ses lèvres vinrent caresser mon cou et je déglutis difficilement … Frénésie … J’attrapais sa nuque d’une main, dirigeant sa tête pour pouvoir enfin embrasser ses lèvres, lorsqu’une chasse d’eau se fit entendre, présageant de la présence de quelqu’un…Supplice. Elle se dégageait de moi, et je compris que nous ne pouvions pas rester là.


* * * *


Discipliné, je l’avais suivie, montant les marches de marbre une par une avec une certaine vivacité. Contre ce mur ? Non, elle ne s’arrêtait pas. Et derrière cette porte, là ? Toujours pas. Enfin, elle se stoppait et je serrais ma mâchoire, sentant de l’électricité monter le long de mes hanches lorsqu’elle ouvrit la porte. D’abord, je restais figé un court instant, le temps d’apprécier la splendeur de cette suite qu’elle venait de dévoiler. Une chambre immense, qui comprenait un salon et une salle de bain certainement. Et puis très vite, mon esprit se focalisa sur l’instant présent.

Je l’avais tellement voulu, depuis que je l’avais vu dans cette sombre ruelle. Et cette douce flamme ardente n’avait fait qu’amplifier depuis que je l’avais retrouvée. La voilà maintenant face à moi, dans sa chambre. De nouveau, nous formions une bulle de phéromones qui cette fois n’était pas encore prête d’éclater. Claquant la porte derrière moi d’une main, j’attrapais la clé à tâtons et verrouillais la serrure pour que nous ne soyons dérangés à aucun moment cette fois. M’approchant d’elle, j’attrapais sa nuque et fit glisser mon pouce sur ses lèvres, collant mon corps vibrant contre le sien. Ma bouche fit mine de frôler la sienne, et je murmurais à son oreille de cette voix rauque qui était mienne:




    « J’ai une fouille au corps à terminer il me semble… »


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MessageMar 3 Jan - 5:10
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Desire



Enfin. Après la course, la danse, l'esquive. Ils y étaient. Son regard brûlant de bête à lui, son feulement dans la voix à elle. La lutte commençait. La promesse du mélange des corps avivait une flamme qui picotait, faisait mal et plaisir à la fois. Une seconde ils se firent face. Dans sa chambre à elle. Comme des adolescents. Une seconde seulement. Il passa à l'attaque. Beaucoup plus doucement qu'elle ne s'y attendait. Sa main calleuse attrapa sa nuque. Son pouce caressa ses lèvres. Elle frémit … et se laissa faire. Son corps se colla contre elle, ne lui laissant aucune chance de pouvoir résister, si du moins elle en avait eu quelconque envie. Il passa ses lèvres sur les siennes.
Électrique.
Une vague l'envahit. Elle ferma les yeux pour savourer la décharge qui passa. Elle voulut les attraper. Le vide. Ses lèvres parcouraient sa joue pour murmurer à son oreille. Ses yeux se rouvrirent tandis que le souffle chatouillait sa peau devenue bien trop sensible.

« J'ai une fouille au corps à terminer il me semble ... »

Un sourire étira son visage. Les courts poils de sa barbe de trois jours la chatouillait. Du répondant… une canine brilla dans le noir de la chambre. Le rythme de son cœur sonnait comme un tambour frénétique. Envoyant son sang sous sa peau, pour affluer et rendre sensible le corps d’Éléonore.




HRP:
 
  
MessageMer 4 Jan - 22:34
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Crazy

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La nuit avait été courte, rythmée par la danse régulière et frénétique de nos deux corps ardents. Etendu, une jambe hors des draps de soie, j’ouvrais les yeux gêné par un rayon de soleil filtrant sur mon visage. Mon regard se posa sur un petit réveil lumineux posé sur l’une des table de chevets de la chambre. 7h46. Je devais être à la caserne pour 8h15, j’allais devoir me dépêcher. Tournant la tête, j’apercevais Léo, dormant a point fermés, la nuque posée sur mon bras endoloris. Avec délicatesse, je tentais de le dégager par à coups pour ne pas la réveiller. Non pas que je voulais partir comme un voleur, mais elle avait l’air paisible et profondément endormie, j’aurait été embêté si je la sortais de son sommeil. Glissant hors du lit, je me rhabillais de mon caleçon, enfilais mon pantalon sans bruits et reboutonnais ma chemise. Je n'oubliais pas non plus mon arme que je glissais dans mon dos. Je me dirigeais ensuite vers la salle de bain pour me passer un coup d’eau sur le visage. Revenant sur mes pas, un fin rictus se plaqua sur mes lèvres à la vue de son petit tanga noir abandonné sur le sol. J’avais fait une étonnante rencontre, et j’espérais pouvoir la revoir pour revivre le moment que l’on venait de passer. De nouveau, je virais mes yeux vers elle, l’observant une dernière fois avant de m’en aller. Juste avant de m’éclipser, je tenais néanmoins à lui laisser une petite trace. Me dirigeant vers une autre pièce de la suite, je tombais sur un petit bureau. Fouillant un peu dans les tiroirs, j’attrapais un stylo et déchirais un bout de papier sur lequel je notais mon prénom suivit de mon numéro de téléphone. Ni plus. Ni moins. Si elle voulait me rappeler, elle le ferait. Le sort était entre ses mains, et j’avoue ne pas être sûr de moi pour le coup. Pour moi, elle était assez mystérieuse, et je n’avais aucune idée de si elle le ferait. M’avançant de nouveau dans la chambre, je récupérais son tanga abandonné au sol, le déposant sur la table de nuit à ses côtés. Par dessus, j’y déposais mon petit bout de papier, clin d’oeil à notre folle nuit et ainsi certain qu’elle ne pourrait pas le louper.
A très vite. Eléonore…

  
MessageSam 7 Jan - 22:43
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Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 107Nombre de RP : 45Âge réel : 20Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?


Et maintenant t'es à moi.



Mentalement elle fit une prière pour qu'il ne gâcha pas ce moment d'une phrase soit romancée soit en lui demandant ses ressentis. L'un et l'autre la mettait mal à l'aise et lui donnait un sentiment de rejet. Soit il était romantique et elle ne savait absolument pas comment gérer ça puisqu'elle ne comprenait ni ne partageait les émotions. Soit il était beauf ou alors il doutait de ses capacités et elle n'était absolument pas du genre à rassurer ou même à se vanter, c'était de mauvais goût. Parler de ses ressentis… beurk impossible.
Quand il se tourna vers elle avec un rictus elle interrogea son regard tout en levant un sourcil avec un un air mutin. Elle attendait. Mais il lui demanda simplement si Léo était son vrai nom. Ça la soulagea. Il gagnait un point. Elle pouvait presque en rire. Qu'il pensa à son prénom à ce moment était cocasse mais sans pour autant le regarder toujours la tête tournée vers le plafond elle lui répondit :

« Non, mon vrai prénom c'est Eléonore … c'est français. »

Elle se tut puis pensa elle-même à ses prénoms. Eléonore, Saoirse, Troian. Aucun ne faisait très américain. Ils étaient peut-être beaux mais ampoulés. On devinait la luxure, la richesse, l'élégance, l'histoire de sa famille à travers ses prénoms. Rien qui la représentait elle toute seule. Léo ç'avait été son moyen de reprendre le pouvoir. Un nom masculin, court, rapide qui était associé au lion, agressif. Mais au fond d'elle il y avait un peu des deux. Un peu d'Eléonore et un peu de Léo. Il demanda s'il pouvait fumer. Elle hocha la tête. Il connaissait apparemment les petits plaisirs de l'après sexe. Bien qu'une idée germait déjà dans le coin de sa tête.
Il lui proposa une cigarette qu'elle ne refusa pas et il alluma… d'abord Léo d'un regard de braise puis la clope en question. La première fois elle lui avait proposé son briquet, quand la soirée avait débuté. Il lui retournait le geste. Une provocation ? Il devait faire attention avec les provocations, elle était aussi forte à ce jeu.
Pendant qu'elle fumait, elle observait les volutes grises s'échapper dans la pièce. Les rayons de la lune éclairait son corps. Elle prit le temps d'admirer au repos ce qu'elle avait découvert. Il y avait encore des endroits inexplorés se dit-elle avec gourmandise. La lumière pâle et blanchâtre jouait avec les muscles et les reliefs de son don Juan. Elle matait sans vergogne mais sans sourire goguenard. Dans la demeure de ses parents, dans le luxe qui lui rappelait son enfance elle trouva une certaine beauté esthétique dans l'apollon. Presque comme si elle avait soudainement eu l’œil artiste de Jumbo. Il lui faisait penser à une statue grecque ou romaine. Excepté l'immense tatouage qui lui prenait tout le dos. Elle nota de penser à lui demander ce qu'il voulait dire. Elle vit aussi les traces rouges, sans doute des souvenirs de ses ongles, et ne put s'empêcher de sourire. Il s'en rendrait compte bien assez vite. Aucun remord ne la prit, il ne fallait pas la chercher voilà tout.
Ayant fini de fumer il rompit le silence en annonçant la douche qu'il voulait prendre. Ça ne la gênait pas elle lui montra l'endroit de la main,

« Vas-y. »


Finissant sa propre cigarette elle la mit dans une poubelle. D'habitude elle aurait pu se contenter de la poser sur une table mais l'attention discrète qu'il avait eu de poser ses cendres dans son paquet lui avait donné l'envie de faire de même. Ce serait plus agréable pour les femmes de ménage. Elle frissonna un instant, seule dans le grand lit, son corps exposé à la nuit. L'eau coulait dans la douche. Jumbo était parti dormir, probablement dans une chambre adjacente. Il avait très vite su ce qu'elle était partie faire et avait pu profiter de sa partie de poker puisqu'ils n'étaient pas trop loin. Comme dans ces moments là ils avaient chacun bloqué leurs esprits. Et le meilleur moyen de ne pas sentir qu'elle s'amusait c'était encore d'aller dormir et de toute manière il était tard.


///

Eléonore s'étira bruyamment. Elle avait entendu des coups toquer à sa porte d'abord discrètement puis de plus en fort. Les yeux encore gonflés par le sommeil elle se leva douloureusement,

« C'est bon c'est bon j'arrive. »

Elle sentit un courant d'air passer sur ses seins. Toute la nuit lui revint en mémoire et un sourire éclaira soudainement son visage. Trouvant un sweat-shirt de Jumbo elle l'enfila, il traînait à ses pieds et faisait office de robe sans forme. Ouvrant la porte plus joyeuse que jamais elle tomba sur un majordome en tenue, il la dévisagea avant de lui demander si elle comptait déjeuner avec sa famille. Il lui informa de l'heure. Déjà midi ?

« Laissez-moi m'habiller. Je serais prête à la demi. »

Le soleil brillait et l'atmosphère était déjà chaude. Elle ramassa sa robe qu'elle laissa nonchalamment sur un fauteuil puis elle se demanda où était sa culotte. Elle réfléchissait déjà au moyen de retrouver le militaire, il ne s'en tirerait pas comme ça. Un bon amant ça ne se lâche pas comme ça. Son regard dérivait sur la chambre, le lit défait, la table de nuit !
Et il y avait un mot.

Kyle 336 624 347 12

C'est à ce moment que Jumbo rentra dans la pièce. Il affichait un sourire.

« Tu as passé une bonne nuit ? »

Elle lui répondit par un sourire plein de dents et de fierté,

« Et j'ai même chopé le numéro ! »

« Alors comme ça le militaire qui a failli t'arrêter s'appelle Kyle… »

Elle laissa son esprit voleter dans les souvenirs de la veille.
« Ouais et il est … »

« Je veux pas le savoir. »

Il leva les yeux au ciel. La journée avait très bien démarrée avec ce grand soleil. Il appréciait de vivre dans cette grande maison avec la belle bibliothèque et le jardin français. On lui avait en plus proposer son café et un petit déjeuner particulièrement beau. Même s'il n'avait pas faim, ayant des problèmes d'appétit, il avait dévoré ces mets raffinés. Ensuite ils avaient discuté avec son père qui était passé le remercier de la présence de sa fille. Il n'avait osé pénétrer la chambre de sa file, craignant de la trouver avec son amant, quelqu'un de la sécurité au vu de sa voiture.
Les rapports entre Jumbo et son père étaient étranges, beaucoup moins tendus qu'avec Léo mais toujours teinté d'une méfiance.

« D'ailleurs ton père te remercie. Et j'admets que tu as bien rempli ta part du contrat. Si j'exclue le fait que tu aies choisi un militaire qui assurait la sécurité de la soirée pour ta nuit. Bon et habille toi parce qu'il est hors de question que tu laisses tes odeurs mélangés sur mon sweat. Je t'attends dans la salle à manger. »

Elle retira le sweat dès que la porte eut claqué et se lava rapidement. Elle enfila une tenue plus décontractée, il n'y aurait que son père et sa mère après tout. Les invités étant partis et son frère t sa sœur étant bien loin. Jean et tanktop ça irait très bien.
Son sourire ne voulait pas quitter ses lèvres alors elle abandonna la partie. Elle n'était même pas énervée au fait de devoir manger avec ses parents après avoir déjà donné pour la soirée.
Ce qui était sûr c'est qu'ils se reverraient. Elle rentra son numéro sous le nom La bête. Elle avait hésité avec Beau petit cul mais finalement ça n'avait pas été assez évocateur. Il était plus qu'un simple petit cul, un militaire avec un pistolet, un athlète performant et un artiste de ses doigts, et un regard mystérieux. Rien que d'y penser elle imagina déjà leur future rencontre.
  
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