We can't breath. | Wesley & Kyllian

 
  
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Wesley J. McKenziNothing will be the same...





We can't breath.

Wesley & Kyllian ▬ 02/01/2017 ▬ Forêt



Couleurs Dialogue  
a a
Wesley
a a Gey
Narration
a a Wesley
a a Gey

« I thought of angels
Choking on their halos
Get them drunk on rose water
See how dirty I can get them
Pulling out their fragile teeth
And clip their tiny wings
»


Il y a certaine chose qui nous suivent pendant longtemps. Si on a de la chance, on s'y fait. Si on est idiot, on laisse cette dite chose nous prendre par les tripes de temps en temps et nous renverser. C'est ce que je fais.


J'étais en train de discuter avec un de mes futurs professeurs, Monsieur Richman, professeur de Littérature. Je commence à sentir un fourmillement au niveau de ma mâchoire avant de ne plus rien sentir.... Je n'arrive plus à parler, ma mâchoire tombe et par reflex, je pose ma main sous celle-ci pour ne pas avoir l'air d'une idiote. Je ne sens plus mes muscles, mais je sens ma main se mouiller dû à ma bave qui coule.. Au lieu d'essayer d'expliquer quoi que ce soit au professeur, ce qui serait impossible, je sors de la salle et commence à courir dans le couloir pour rejoindre la salle de bains des filles. Je m'observe dans le miroir, Gey arrivant derrière moi.


- Wes'..
- Hann!


Je gémis, le coupant, je m'en fiche pas mal de ce qu'il veut me dire. Il va me sortir un baratin quelconque du genre "Tiens bon, tu sais déjà que ces choses arrivent". Justement, je le sais ! Je souffre d’apraxie buccofaciale, qui consiste à ne pas réussir utiliser ma mâchoire pendant un certain moment. Je pose mes mains sur le comptoir, essayant de contrôler mon cœur qui bat bien trop rapidement. Je vois un filet de bave couler, puis relève mes yeux sur mon reflet.
On dirait une attardée, une gamine anorexique qui souffre de déficits physiques. C'est sûrement ce que je suis, au fond ! Je ne devrais pas être ici, à quoi bon me sert m'inscrire dans cette Université ? Qu'est-ce que je fais si j'ai une attaque d'apraxie en plein cours ? Je vais devoir en parler à tout me professeurs ? Oh, sachez juste que si je pars en courant de votre salle et pour un temps indéfinis, c'est parce que je ne contrôle plus aucun muscle du bas de mon visage .. J'essaye d'avoir de l'espoir, d'être positive, de surmonter tous les obstacles qui me hurlent que je ne vais jamais y arriver. Et une voix constante me dit clairement que je me fatigue pour rien, ça ne sert à rien, car je n'ai pas beaucoup d'années devant moi de toutes façons..


- Wesley, arrêtes de penser à ça !


Me hurle Gey, je le regarde de mes yeux qui hurlent tout ce que ma bouche ne peut pas. Je veux fuir tout ça, je veux fuir mon état, je veux fuir ma vie, je veux fuir Gey et tout ce qu'il m'apporte ! Sans crier gare, je commence à courir avec toute la force que j'ai pour aller le plus vite possible. Courir à toujours été une solution jusqu'à maintenant. Mes jambes, aussi fragiles soient-elles, m'ont déjà aidé à fuir d'affreuses situations !


La vérité est simple, je n'ai jamais arrêté de fuir, je n'ai jamais cessé d'être une fugitive. Simplement maintenant, je fuis ma propre vie.


Quand je passe en fin la porte de cette fichue bâtisse, mes pieds quittent le sol. Utilisant mes ailes pour m'envoler haut dans ce aussi bleu que mes yeux...


Gey

Je la suis sans faire de bruit, volant même à une certaine distance d'elle. C'est le protocole à suivre quand elle passe par ce genre de moment délicat.. Wesley a une énorme force de volonté, ne vous y méprenez pas, mais parfois, elle est juste fatiguée de faire des efforts et d'y croire. Ça me fait mal au cœur de la voir comme ça, je ne le supporte pas.. Mais je me dis que parfois, il faut se laisser tomber, pour pouvoir mieux se lever. Mais je sens que Wesley ne se lève jamais totalement, elle passe par ce genre de crises de plus en plus souvent. La dernière fut lors du recensement, quand elle devait expliquer notre situation à l'employer du gouvernement qui s'occupait de nous...


- Wesley !


Je la vois tomber à pique, j'accèlére le batement de mes ailes. Qu'était-elle ciel entrain d'essayer de faire ?!



Wesley

En volant, je commençais à prendre à nouveau conscience des choses au tour de moi. Je ferme une première foi les yeux, avant de m'essuyer le visage. L'intérieur de ma bouche incroyablement sec, je regardais devant moi. Dans le vide bleu que m'offrait le ciel, puis remarque la forêt. Je pourrais m'arrêter ici. M'arrêter. Arrêter. Tout ? Sans m'en rendre compte, j'ai arrêté de bouger mes ailes et... Je tombe. Je ne l'entends pas hurler mon prénom. Je repris conscience de ce que j'étais vraiment en train de faire quand Gey essaye de m'agripper avec ses serres. Je pousse alors un cri, et commence à bouger mes ailes avec toute la force que je peux. Le vide au tour de moi a perdu sa couleur bleue, pour prendre celles des arbres. En donnant un coup d'ailes trop fort, je ne fais pas attention aux endroits que mes ailes touchent ou non. Non seulement mon atterrissage est difficilement un atterrissage, mais plus tôt un crash comme je vois quelques petites flammes au tour de moi.

- Wesley, tes ailes ! Tu es entrain de créer un incendie !

J'entends la voix de Gey au tour de moi, mais c'est lointain... Je pose ma main sur ma tête, j'ai mal. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je comprends la situation, et fait disparaitre mes ailes. En observant au tour de moi, je comprends que j'ai brûlé quelques arbres... Ils sont noirs, en tout cas. Noirceur, c'est la seule chose que je sais apporter au tour de moi. J'essaye de parler, mais seul des gémissements frappe les parois de ma bouche encore inapte. Un sanglot me secoue, alors que je me lève doucement avant de sentir ma cheville me brûler légèrement, je l'observe et y voit les griffures que Gey m'a laissé en essayant de me rattraper. J'y pose alors mes mains en restant pliée au sol, appuyé sur mes pieds. Gey s'approche de moi, et passe une de ses ailes sur mon dos. Me réchauffant, essayant de me calmer. Une sensation de sécurité m'envahit, et je me calme peu à peu

- Ce n'est pas grave Wesley..

Je renifle, et m'essuie le visage, comme une enfant. Comme l'enfant idiote que j'arrive à être. Je me lève, et ravale ma salive. Je pouvais à nouveau légèrement bouger ma mâchoire, dans quelques minutes, vingt maximum, je devrais pouvoir reparler.. Je frissonne en sentant un vent froid, et calcule que mon t-shirt a sûrement deux énormes trous au niveau du dos. Un soupir passe mes lèvres alors que j'observe les arbres au tour de moi, et que Gey essaye d'éteindre les quelques petites braises restantes. Ce scénario est ma case départ, c'est mon alarme indiquant que je perds tous les jours un peu plus la tête... Mais que je ne perdrais jamais conscience du fait que je deviens folle.








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MessageMer 4 Jan - 2:03
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WE CAN'T BREATH

Wesley J. McKenzi & Gey | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | Janvier 2017






Il ne fait pas froid, pour cette période de l’année.

De fins flocons se sont mis à tombées doucement, éparses, pour rejoindre le sol de la forêt déjà recouvert d’une mince couche de neige blanche. Kyllian ne porte qu’un simple jean ainsi qu’un sweatshirt gris par-dessus un t-shirt noir, mais il n’a pas vraiment froid. Les mains dans les poches, il ne ressent que quelques frissons de temps à autre lorsqu’un flocon trouve son chemin jusqu’à la peau de son cou.

« Tu aurais dû au moins mettre ton foulard, question de ne pas tomber malade. »

La coyote le réprimande, mais son ton n’est pas aussi autoritaire ou répréhensif qu’à l’ordinaire. Kyllian sourit et relève la tête vers la cime dénudée des arbres.

« Ça va aller. J’aime la sensation. Même toi, tu dois avouer que cette neige est agréable, non ? »

Kaya ne répond pas, mais Kyllian sent une sorte d’assentiment joyeux en provenance de sa daemonne. Pour elle qui préfère et de loin la chaleur des déserts ou de la jungle Mexicaine d’où ils viennent, cette appréciation est un cas rare. Normalement, la daemonne abhorre littéralement tout ce qui s’apparente de près ou de loin à de la neige. Ils redeviennent silencieux, leurs regards se perdant dans la nature alentour.

La forêt est magnifique par ce temps. Tout semble au ralenti, calme, et les seuls bruits qu’il entend sont les grincements réguliers des semelles que ses bottes et les pattes de Kaya font sur la neige. Le ciel est gris et bas, tamisant la lumière, la rendant égale et plus douce. L’ambiance est apaisante et Kyllian se surprend à sourire et à ralentir le pas pour ne pas arriver trop vite à son campement. La journée lui a semblé belle dès le matin, mais il a d’abord été pris par plusieurs petits travaux manuels autour de son campement, puis Anja était arrivée et il n’avait pas, jusqu’à maintenant, constaté à quel point.

Avec Anja, ils ont longtemps discuté. Ils ont parlé du travail de son amie d’abord, de ses responsabilités au gouvernement, de son engagement à la WALDER aussi. Kyllian a cru déceler une ou deux tentatives de la jeune femme pour l’y attirer, mais rien de plus.

Puis ils ont abordé la grossesse de Karolinja. Plus les semaines et les mois avancent, moins Kyllian est anxieux lorsqu’il parle de leur enfant à venir. La première chose qui lui vient en tête lorsqu’il y pense n’est plus les risques, les dangers et les complications qu’entrainera inévitablement la malédiction qui lui sert de don. Non, maintenant, ce qui lui vient en tête, ce sont les petits moments de bonheur qu’il partage avec Karolinja depuis l’annonce, son sourire lorsqu’elle caresse son ventre en lui proposant une nouvelle idée de prénom, leurs plans d’avenir qu’il ne se serait jamais imaginé rêver auparavant… Il est… heureux. Oui, vraiment. Pour la première fois depuis des années, peut-être pour la première fois vraiment, Kyllian peut dire qu’il est heureux.

Puis, enfin, lui et Anja ont abordé les procédures pour son propre recensement. Comme prévu celles-ci avancent lentement. Très, voire trop lentement. Sans papiers d’identité valides depuis l’âge de 8 ans et ayant dépassé la date limite pour le recensement général, retrouver une existence légale est particulièrement difficile. Il a beau être né aux États-Unis, comme il a passé sa vie en tant que fugitif au Mexique, prouver qu’il est bien celui qu’il prétend être n’est pas chose simple. Mais lui comme Anja garde espoir. Il n’aurait jamais cru faire un jour ce genre de démarches, avec la vie qu’il a toujours eue, et pourtant...

Anja lui a finalement remis les quelques plats qu’elle lui a préparés et il lui a donné une part de la viande de sa dernière chasse en échange. Plus d’un an, maintenant, que leur amitié tourne autour de cette entente concernant la nourriture, ponctuant leurs rencontres et rythmant une partie de leur quotidien.

Kyllian a ensuite raccompagné Anja jusqu’à la frontière de la ville, ou elle pourrait facilement rentrer chez elle. Là, maintenant, il rebrousse tranquillement chemin en direction de cette clairière isolée, en bordure d’un ancien chemin de terre battue à moitié oublié où il a garé son autocaravane et établis son campement pour l’hiver. Et, dans cette atmosphère hors du temps, ou même l’air est enveloppée d’une fine couche de neige, même Kaya a le cœur léger.

Une perturbation dans l’air vient néanmoins troubler la paix fragile de la forêt. Une odeur, que seule Kaya peut déceler d’abord. Elle se tend, et couche légèrement les oreilles tout en redressant le nez pour mieux l’identifier. Elle ne fait pourtant pas erreur et presque aussitôt, même Kyllian peut sentir l’odeur âcre de fumée. Ils ne sont pas loin de leur campement maintenant et l’odeur semble venir de tout près. Inquiet, Kyllian accélère aussitôt le pas.

« On n’a pourtant pas allumé de feu, ce matin, non ? »

La daemonne approuve d’un bref hochement de tête avant de se mettre à courir, dans la direction de l’odeur de fumée, quittant le sentier et guidant la voie pour son humain. Tous deux craignant un incendie de leur campement, mais il devient rapidement évident que la fumée vient de plus loin. Ils ralentissent le pas, mais, intrigués et toujours un peu inquiets, continuent de suivre l’odeur. Si un feu de forêt s’est déclaré, ils devront remballer le campement rapidement et quitter les lieux avant que les flammes ne les gagnent.

La fumée devient enfin visible. Kyllian cesse de courir et avance prudemment, cherchant des flammes des yeux sans en trouver. Visiblement, si un feu a eu lieu, il est maintenant éteint. Puis, d’un coup, il se fige. Un nuage de fumée vient de s’effacer devant lui, poussé par la même petite brise qui fait toujours danser les quelques flocons qui tombent lentement, pour révéler une silhouette repliée sur elle-même entre les arbres.

Kyllian hésite, sur ses gardes. Machinalement, il porte la main à sa ceinture ou se trouve normalement son arme, mais celle-ci ne s‘y trouve pas - il l’a laissé au campement en allant raccompagner Anja. Des années de guerre civile, à être traqué et comme paria laissent des traces chez quelqu’un, même quelqu’un qui souhaite aujourd’hui une vie plus calme, plus normale. Mais la jeune femme lui apparait rapidement comme ne représentant pas une menace.

Analysant la scène, il s’aperçoit que la jeune femme – puisque c’en est définitivement une – est recroquevillée à même le sol dans ce qui semble être le centre même d’un incendie maintenant éteint. Des nappes de fumée s’élèvent encore des buissons et des arbres alentour, mais plus aucune flamme ne brule. Aucunes, sinon celles dont semble être composées les plumes du grand oiseau posé près d’elle.

« C’est moi ou un phoenix vient de s’écraser dans notre cour arrière ? »

Le sarcasme naturel de sa moitié résonne dans sa tête alors que Kyllian fronce les sourcils, hésitant sur l’action à poser. La jeune femme et son daemon ne semblent pas avoir remarqué leur présence et Kyllian ne sait pas si se manifester est la bonne chose à faire. Même d’où il est, il peut voir que la jeune femme ne va pas bien. Repliée sur elle-même ainsi, elle est peut-être blessée, effrayée, triste… Certainement rien de bien joyeux. Avec un pouvoir qui influence négativement les gens autour de lui, faisant enfler démesurément, de façon illogique et systématique toute douleur, peine ou colère chez l’autre, Kyllian n’est définitivement pas la bonne personne pour l’aider si elle est en état de crise. Il ferait mieux de partir. Peut-être aussi est-elle venue ici simplement pour être seule ? Auquel cas, tourner les talons et disparaitre est la meilleure option pour lui et Kaya.

Pourtant, il ne bouge pas. Il sait que s’éloigner est la meilleure option, peu importe ce que vit cette inconnue. Mais quelque chose de plus fort que la raison résonne en lui. Cette même foutue chose qui l’a poussé à faire toutes les plus grandes conneries de sa vie, du fait de sauter devant les balles pour protéger quelqu’un jusqu’à rester juste un peu trop longtemps auprès de Karolinja, lors de leur première nuit ensemble. Et pourtant, bien que cette chose lui ait valu plus d’une blessure, physique comme au cœur, le fasse passer pour un idiot inconscient et est en constante opposition avec sa logique, c’est cette même chose qui a produit les rares choses dans sa vie dont il est fier, qui l’on rendu heureux.

Parce qu’au fond, protéger les autres, être là pour eux au-delà de ses propres limites, c’est sa façon personnelle de se racheter pour le mal qu’il a causé et cause toujours autour de lui par le simple fait d’exister. Parce que c’est la seule façon qu’il arrive à donner sens à sa vie, à se considérer comme une bonne personne et non pas un monstre. Parce c’est la seule façon qu’il est capable de vivre avec lui-même, avec le fait qu’il porte en lui ce don, cette malédiction sur laquelle il n’a aucun contrôle.

Alors, intimement, profondément, même sans la connaitre, Kyllian ne peut la laisser seule au milieu de la forêt. Qu’elle soit blessée de corps ou d’âme lui importe peu. Il ne peut tout simplement pas partir alors qu’il est la seule personne à des kilomètres à la ronde qui puisse peut-être lui apporter l’aide dont elle a potentiellement besoin.

Kaya est plus réticente que lui, mais pour une fois, elle ne s’y oppose pas ouvertement. Prudente, elle se contente de suivre Kyllian alors que ce dernier s’avance lentement vers la jeune femme. Lorsqu’il est à environ trois mètres d’elle il s’arrête et, après avoir hésité quelques secondes supplémentaires sur les bonnes paroles à prononcer, il prend sa voix la plus calme pour s’adresser à elle.

« Ètes-vous blessée? »


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MessageDim 29 Jan - 1:21
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Wesley & Kyllian ▬ 02/01/2017 ▬ Forêt



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Wesley
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Narration
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Je sursaute en entendant quelqu'un et me retourne alors, voyant un brun. Je fronce les sourcils, et observe la personne devant moi. Avant de baisser les yeux pour regarder quelque part d'autres. J'aimerais disparaitre, je me sens humiliée. J'essaye de dire quelque chose, mais aucun son ne sort de ma bouche. On dirait un bébé qui essaye de parler, je pousse un soupir de frustration, agacée. « Du calme, Wesley. »

- Excusez-là..

Fit Gey, donnant quelque coups d'aile pour s'approcher d'eux, posé sur une branche. Il est beaucoup plus terre-à-terre que moi, il sait garder son sang-froid... Ce ci dit, ce n'est pas lui qui vient de presque se suicider sans même s'en rendre compte.


- Je suis Gey, et elle s'est Wesley. Elle est juste blessée au niveau de la cheville, mais rien de grave, me semble-t-il.


J'étais de dos à eux, les bras croisés. Leur montrant les deux déchirures de mon haut, et les rougeurs de mon dos. Ce sont les marques que mes ails laisses, mais ce n'est rien de douloureux. En entendant Gey, je regarde ma cheville. Elle saignait quelque peu, mais comme il l'avait dit, ce n'était rien de grave. J'avais trop honte pour me retourner. Honte de mes actes. Honte de ne pas réussir à parler. Dans ce genre de moment, tout ce qu'il y a de mauvais en moi remonte. Et j'ai comme l'impression que c'est plus intense cette foi-ci, plus fort.


- On..Dewé..


Je pose ma main sur ma bouche avec tellement de force qu'on aurait dit que je venais de me gifler, ça ne servait à rien. Je n'allais pas réussir à parler. « Demande-leur juste quelle direction on doit prendre pour aller en ville.
» Dis-je à Gey. Je passe une de mes mèches derrière mon oreille, en me tournant légèrement vers eux. N'étais-je pas mal-élevée ? Je m'en fichais pas mal au fond. Mon regard rouge et mouillé, croise celui du daëmonien. Je ne fuis pas cette foi ci. Mais on sentait bien mon malaise. J'observe en suite mes mains, et remarque qu'elles tremblent légèrement. Je les passe en suite sur mon visage, avant de passer mes cheveux derrière ma tête pour les attacher rapidement. Je pose en suite mes mains sur ma taille, ils devaient sûrement se poser des questions sur ce qu'il s'est passé. Mais je ne pouvais pas leur expliquer, et je ne sais pas si je le faisais même si je le pouvais. Ils n'avaient rien à voir avec ça après tout, et je n'ai créé aucun incendie.


Quelque chose me pesait sur les épaules, quelque chose qui m'agaçait.


- Nous sommes arrivés ici par accident, nous ne voulions créer aucun incendie. Est-ce que vous pourriez, s'il vous plaît, nous indiquer le chemin à prendre pour le centre-ville ?


En l'entendant, tout au tour de moi commence à tourner. Je me baisse à nouveau, en posant mes mains sur ma tête. Essayant de me reprendre. Aurai-je oublié de prendre mes médicaments ce matin ? Je ne sais pas, je ne m'en souviens pas.. Ou c'est quelque chose d'autres ? Je finis par poser ma main contre la terre, et enfonce mes doigts dans celle si. J'essaye de sentir quelque chose, je suis presque sûre que je deviens aussi blanche qu'un linge.

- Wesley, tu vas bien ?


Je sens Gey se poser à côté de moi et frotter son visage contre mon cou. Mais je n'arrive pas à lui répondre, tout semble très lointain. J'essaye d'ouvrir à nouveau les yeux. Mais ils vacillent et je tombe en arrière. Sentant tout le poids du monde sur moi, je sens une douleur au niveau du crâne, mais je ne sais pas si j'ai heurté quelque chose ou si c'est juste un mal de crâne. Je sens que j'ai du mal à respirer, ce n'est pas quelque chose qui m'arrive souvent.


« Alright, alright, it's a hell of a feeling though »


Je me redresse et tousse fortement, très agacée puis bouge ma mâchoire. Je reste assise sur le sol cependant. Je ne veux pas me lever par peur de retomber, et comme je ne suis pas fan des écroulements. Je soupir et pose ma main sur mon front, en serrant mon autre point. Je regarde le brun, qui s'est subitement approché et fronce les sourcils.


- Rassurez-moi, le centre-ville n'est pas loin hein ? La nuit va bien tôt commencer à tomber et on ne peut pas rester ici Gey.




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MessageVen 10 Fév - 1:05
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Wesley J. McKenzi & Gey | Kyllian Griffin & Kaya | Forêt | Janvier 2017






« Excusez-la. »

Kyllian détourne ses yeux de sur la jeune femme pour les poser sur le Phoenix à ses côtés, les sourcils toujours froncés par l’inquiétude et l’hésitation. Il a encore de la difficulté à croire ce qui se passe, mais comme pour beaucoup de choses de ce genre qui se sont passées dans sa vie, Kyllian ne se pose pas vraiment de questions, ayant appris qu’elles sont souvent inutiles, et tente plutôt de faire au mieux avec ce qu’il a devant lui. Et pour le moment, ce qu’il a devant lui, avant même d’être un écrasement de Phoenix au beau milieu de la forêt, c’est une jeune femme blessée et visiblement souffrante.

« Je suis Gey, et elle s'est Wesley. Elle est juste blessée au niveau de la cheville, mais rien de grave, me semble-t-il. Nous sommes arrivés ici par accident, nous ne voulions créer aucun incendie. Est-ce que vous pourriez, s'il vous plaît, nous indiquer le chemin à prendre pour le centre-ville ? »

Le daemonien se détend un peu. La perspective complexe de devoir emmener rapidement la jeune femme à l’hôpital n’était pas particulièrement réjouissante. Que rien d’urgent ou de grave ne nécessite une telle opération est en soi une bonne nouvelle, sans même parler du soulagement de la savoir en bonne santé.

Kaya, néanmoins, reste toujours autant sur ses gardes. Les oreilles couchées sur le crâne, elle observe les deux accidentés avec une méfiance mêlée de méfiance. Elle n’a jamais pu faire confiance aux étrangers, néanmoins, l’état de Wesley adoucit grandement son caractère. Normalement, en plus de la méfiance, la coyote aurait aussitôt adopté une position offensive, voire menaçante, à l’encontre de ceux qu’elle aurait considérés comme des menaces potentielles. Là, son penchant surprotecteur tend à s’élargir vers la jeune femme et de vieux réflexes datant de l’époque où ils aidaient des réfugiés pendant la guerre civile du Mexique prennent le dessus.

Combien de blessés, tout comme Wesley, ont-ils transportés jusqu’au campement de réfugié, à l’époque ? Combien de blessures ont-ils aidé à soigner, de larmes à sécher, de cris à apaiser ? Combien de gens ont-ils protégés de l’armée, des bombes, et ce pendant des années ? Mais tout cela ne vaut plus rien maintenant que l’armée à gagner, balayant tout leur espoir à coup de bombe et de fusils en même temps que la vie de tant de ces personnes que Kyllian et Kaya avaient pourtant juré de protéger.

Un frisson parcourt l’échine de Kaya en même temps que celui glacé dans le dos de Kyllian. Ils échangent un bref regard. Nul besoin de paroles, ils savent qu’ils pensent tous les deux à la même chose, au même souvenir. Mais malgré leur écrasant échec passé, Kaya sait que son daemonien ne pourra faire autrement que tenter d’aider cette jeune femme, tout comme il l’a fait tant de fois dans la jungle mexicaine. Elle finit par soupirer, résignée, en abandonnant un autre bout de ses défenses. Kyllian répond alors à Gey sur un ton qu’il souhaite le moins menaçant possible.

« Je me nomme Kyllian et elle Kaya. »

L’inquiétude de Kyllian, trop brièvement apaisée par les paroles de Gey, revient rapidement lorsqu’il pose les yeux sur le corps recroquevillé de la blonde. Il s’avance prudemment vers elle pour tenter de mieux comprendre le mal qu’il voit chez elle, alors qu’il ne semble pas être originaire à une blessure physique lors de la chute.

« Le centre-ville de Merkeley, vous voulez dire? Eh bien… »

Kyllian allait leur annoncer la mauvaise nouvelle, soit celle qu’à pied, ils ne seront pas de retour au centre-ville avant plusieurs heures, mais la jeune femme semble soudainement prise d’un malaise et s’affaisse encore davantage et se serrant la tête à deux mains. En quelques secondes, Kyllian la contourne pour se retrouver face à elle puis se laisse tomber à genoux, à son niveau.

Il tend les mains, mais, mu par un réflexe tout aussi vieux que sa mémoire, retient son mouvement alors que ses doigts ne sont qu’à quelques centimètres des bras de Wesley. La toucher est dangereux. Dans l’état où elle est, allez savoir quel genre d’effet destructeur le pouvoir latent de l’aura de Kyllian aura sur elle. Les contacts physiques ne sont donc qu’à utiliser en ultime et dernier recours.

Kyllian se crispe instinctivement, autant devant la frustration que les limitations de son don lui imposent que pour la culpabilité que font naitre en lui les possibilités de causer du tort à cette jeune inconnue. Quand on vit avec un tel fardeau, ces deux mots, frustration et culpabilité, sont le lot de chaque jour, de chaque minute, de chaque seconde. Ils sont pour lui de vieux amis qu’il n’a pourtant jamais pu apprivoiser correctement.

Serrant les dents et se concentrant sur son inquiétude afin de ne plus penser à ces vieilles et éternelles idées négatives, il se remémore rapidement le prénom de la jeune femme et s’adresse à elle d’un ton ferme et plein de sollicitude :

« Wesley? Wesley est-ce que tu peux m’entendre? »

Il tente d’attirer son attention sans succès, mais au bout de quelques instants qui lui paraissent durer de longues minutes, elle se calme. Elle finit par se redresser, quoi que visiblement avec difficulté, et Kyllian suis attentivement chacun de ses mouvements, prêts à réagir si elle menace de s’écrouler au sol.

« Rassurez-moi, le centre-ville n'est pas loin hein ? La nuit va bientôt commencer à tomber et on ne peut pas rester ici Gey. »

Un air désolé se peint sur les traits du Mexicain, voilant pour un bref instant la ride soucieuse sur son front, et sans la lâcher de ses yeux verts lui répond :

« Je suis désolé, nous sommes au milieu de la forêt ici. Merkeley est à un peu moins d’une heure en voiture. »

Kaya, qui s’est approché elle aussi, ajoute avec sa délicatesse de bulldozer habituelle :

« Et sans vouloir te vexer, dans ton état et à pied, tu ne feras même pas 100 mètres. Partir maintenant est hors de question. »

La coyote contourne le Phoenix pour se mettre dans le champ de vision de Wesley, l’observe quelques instants puis claque de la langue, inflexible et autoritaire.

« Il ne sert à rien de rester ici, comme tu l’as dit, la nuit va tomber et il faut soigner cette cheville, sans parler de te trouver quelque chose de plus chaud à te mettre. Avec ces trous béants dans le dos, daemon de feu ou pas, tu vas finir en hypothermie, on n’a vraiment pas besoin de ça en plus. Allez, suivez-moi, on va s’occuper de tout ça. »

Elle fait ensuite demi-tour, ses pattes n’émettant presque aucun son sur la glace un peu fondue du sol de la forêt, et s’arrête juste avant de disparaitre à l’orée de la petite clairière calcinée.

« Vous attendez quoi, qu’il neige? »

Kyllian lance un regard sévère en direction de Kaya, qui se contente de battre de la queue avec un vague agacement. Sur un ton beaucoup plus doux que celui de sa daemonne, il s’adresse de nouveau à Wesley.

« Je vis à seulement deux minutes à pied d’ici. Vous pouvez venir vous y reposer et vous soigner à l’abri. As-tu besoin d’aide pour te relever et marcher, Wesley? »

Kyllian croise intérieurement les doigts pour qu’en prenant bien son temps, la jeune femme n’ait pas besoin d’assistance pour se déplacer, mais il n’y croit pas trop. Elle semble avoir de la difficulté à tenir en position assise, alors debout…


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