Soir de neige et de piège.

 
  
MessageLun 6 Fév - 5:24
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Malaika SvenssonYou're my flashlight ♫
Une autre journée de travail finalement derrière moi, ça fait plaisir. Après avoir accepté des heures supplémentaires suite à l’absence de l’une de mes collègues, je mets le pied hors du restaurant non pas en fin d’après-midi comme j’en ai l’habitude, mais bien en début de soirée. Je dois avouer que je suis plutôt contente de rentrer chez moi, pas que j’ai tendance à éprouver du plaisir à rester couchée toute la journée ou bien à être écrasée sur le canapé à regarder la télé toute la journée, mais cette journée de service m’a complètement épuisée et il me tarde de retrouver mon lit. Je pose le pied dehors pour constater avec joie qu'une petite neige fine tombe sur la ville. Un large sourire apparait sur mon visage et je me dirige vers l'arrière du bâtiment pour y rejoindre Vaaldrick. Sans pour autant dire le moindre mot à ce dernier qui s’attend à ce que je grimpe sur son dos pour rentrer, je préfère partir dans la direction opposée. Le dragon, surpris de me voir me diriger vers la ville, redresse les oreilles avant de pencher la tête sur le côté. Tiens, tu n’as pas envie de prendre l’avion ce soir, princesse ? Non, pas ce soir, désolé. J’ai vraiment envie de marcher, si cela ne te dérange pas. Évidemment, mon daemon ne s’en offusque pas et décide de me suivre docilement après un bref haussement d’épaule.

Il est rare que je rentre chez moi de cette façon et j’ignore d’où m’est venu cette soudaine envie... Dans tous les cas, après quelques minutes de marche silencieuse, je décide de prendre un raccourci en passant par une ruelle. Vaaldrick me fait rapidement part de ses craintes face à l’espace étroit et plutôt sombre qui se trouve devant nous, mais je balaie ses craintes d’un revers de la main, persuadée que je ne risque rien de plus en marchant là que dans la rue elle-même. Après tout, l’appartement n’est pas très loin d’ici et qui oserait s’en prendre à une fille accompagnée par un dragon ? Il faudrait être cinglé. Ma moitié n’en ait pas totalement convaincu et, les paupières plissées, il ne peut s’empêcher de scruter l’obscurité comme s’il était en mesure de repérer les éventuels pièges devant nous. Il se résigne à me suivre avant de me perdre dans l’ombre.

À peine a-t-il le temps de faire quelques pas qu’il entend des bruits suspects venant de derrière lui. Furieux de s’être laissé piégé comme un imbécile, il tente de prévenir sa daemonienne du danger qui est sur le point de s’abattre sur eux avant qu’une voix dans l’ombre ne le devance.

- Hey les gars, regardez-moi ça. Il semblerait bien qu’on ait de la visite ce soir... et pas n’importe quelle visite. Une charmante daemonienne rousse.

Des sifflements et des rires moqueurs se font entendre de partout. Stupéfaite, je me fige sur place alors que des hommes apparaissent devant moi ainsi que derrière Vaaldrick, nous bloquant ainsi toute possibilité de fuite. Le dragon n’hésite pas à faire part de son mécontentement en grognant et en montrant les dents de façon menaçante aux mecs qui s’approche un peu trop près derrière lui, mais cela ne semble pas effrayer ses derniers, comme s’ils avaient déjà connu pire en terme de daemon. L’homme qui a parlé, sans doute le chef du groupe, continue de s’avancer vers moi avec un large sourire. L’expression qu’il aborde ne me rassure pas davantage et je reste figée sur place, en proie à de nombreux souvenirs désagréables. Qu’arrive-t-il aux femmes qui se font ainsi piégées par des hommes dans la rue le soir ? Je crois que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin...

- À ta place, je dirais à ton dragon de se calmer. À moins qu’il se fiche que tu sois blessée...

Du coin de l’œil, je vois quelques hommes sortir de longs couteaux bien aiguisés de je ne sais où. Si Vaaldrick tente quelque chose pour nous sortir de là, je m’en prendrai un en plein ventre ou pire... ce sera lui qui se retrouvera blessé par ma faute. Pourquoi est-ce que j’ai décidé de prendre ce stupide raccourci ? Furieuse, je laisse le chef s’approcher de moi en le fixant d’un regard noir. Ce dernier finit par s’arrêter à seulement quelques centimètres de mon visage et il continue d’afficher son large sourire narquois. Derrière, j’entends encore ma moitié grogner, mais je sais qu’il ne fera rien de stupide temps et aussi longtemps que la situation ne sera pas à notre avantage. Je dois me tenir prête à agir dès qu’il me donnera le signal même si, pour le moment, je reste pétrifiée de terreur en me doutant de ce qui m’attend. Le chef donne ensuite l’ordre à ses hommes de museler la bête et Vaaldrick m’informe par télépathie qu’une ceinture en cuir vient d’apparaître dans les mains de l’un d’entre eux.

Le dragon n’a visiblement pas le choix et je le supplie mentalement de se laisser faire pour éviter d’empirer la situation. Sous un dernier grognement de colère, il capitule et se laisse museler pour ne pas que je sois blessée et le sourire du chef toujours devant moi me confirme que la bête est finalement maîtrisée malgré moi. Ce n’est pas parce qu’il a la bouche fermée qu’il est nécessairement sans défense, mais ça, mes agresseurs ne sont pas obligés de le savoir. Une fois le danger écarté, l’homme lève une main qu’il pose sur ma poitrine. Au début, je suis persuadé qu’il a l’intention de la caresser pour satisfaire ses désirs, mais il se contente d’appuyer fermement dessus pour me forcer à reculer vers l’un des murs de la ruelle. Je me plie à ses ordres et percute violemment celui-ci avant de me figer à nouveau, tandis que l’homme se rapproche à nouveau de moi. Je sens son souffle chaud et dégoutant sur mon visage alors qu’il lève encore une fois la main pour venir caresser ma joue. Le visage de mon oncle juste avant de passer à l’acte me revient soudainement en mémoire.

- Comment une si belle fille peut-elle être daemonienne ? C’est du vrai gaspillage... cracha-t-il, dégoûté.

Il continue de me caresser le visage un moment et je prends peu à peu conscience qu’avec le mur derrière moi et tous les regards posés sur nous, il m’est totalement impossible de m’enfuir. Tranquillement, la main du chef se met à descendre le long de mon cou et soudain, son visage se décompose. Son air malicieux est rapidement remplacé par de la colère et ses deux mains se referment vivement sur ma gorge. Ce changement de comportement est si soudain chez lui que je n’ai pas eu le temps de le voir venir. Paniquée, je porte mes mains sur les siennes en tentant de les retirer, mais je remarque rapidement qu’il est beaucoup plus fort que moi.

- Du gaspillage qui n’aurait jamais du exister ! Pourquoi es-tu daemonienne, hein !? Pourquoi !?

Il crie ses derniers mots même si je n’en ai à peine conscience. Étouffée, j’essaie de chercher mon air sans cesser de me débattre et avec notre petite bagarre, nous nous retrouvons rapidement au sol où l’homme prend position au-dessus de moi pour avoir une meilleure prise. Furieux, Vaaldrick grogne à nouveau malgré sa muselière et tente de me rejoindre pour me porter secours. Néanmoins, il sent la lame d’un couteau pénétré son dos avant qu’il est pu faire le moindre pas et il étouffe un cri de douleur. D’autant plus furieux, il se tourne vers le responsable de sa douleur qui tient désormais un couteau ensanglanté dans la main pour le foudroyer du regard. Ce dernier l’ignore sûrement, mais il vient de signer son arrêt de mort.
  
MessageSam 11 Fév - 21:48
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Ryan FarellWe can be HEROES
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SOIR DE NEIGE ET DE PIÈGE
FEAT. RYAN & JAY ▬ MALAIKA SVENSSON & VAALDRICK



AFTER MIDNIGHT, ALL HELL BREAKS LOOSE


Je passe par la rue adjacent. Je veux voir ce qu’ils font depuis l’autre côté.

Parfait. Mais ne t’approche pas trop, j’ai un mauvais pressentiment avec ces types.

Yes Mom.

Oh, shut up, Jay.

Un petit rire amuse et moqueur résonne un instant dans la tête de Ryan avant qu’il ne voit sa daemonne disparaitre au coin de la rue, tout sérieux retrouvé. Il secoue la tête, vaguement amusée. Normalement, c’est elle qui est surprotectrice, qui a toujours le commentaire pour placer la prudence avant toute chose, et maintenant elle se moque de lui parce qu’il s’inquiète pour elle ? La belle blague. Au moins, malgré tout, il sait qu’elle sera prudente. Elle l’a toujours été, en plus d’être honnêtement dix fois plus professionnel que lui.

Dos appuyé sur le mur de brique d’un édifice, caché dans l’ombre du portique d’un petit marché de fruits et légumes du quartier, Ryan retourne donc son attention sur le groupe d’humain qu’il a pris en filature depuis la fin de l’après-midi. De l’autre côté de la rue, près de l’embouchure d’une ruelle, quatre des huit types semblent toujours attendre que quelque chose se produise. Ils sont adossés, chacun de part et d’autre de l’embouchure, au mur face à la rue, une cigarette à la main, et jettent de fréquents regards vers l’intérieur plongé dans les ténèbres de la ruelle.

Quelques instants plus tôt, trois autres hommes du groupe se sont engouffrés dans cette dernière, d’où l’intérêt de Jay pour contourner le coin de rue et aller les espionner de l’autre côté. Peu importe ce qu’ils préparent, ce n’est définitivement rien de bon. Le huitième homme, un jeune type aux cheveux blonds, aux épaules carrées, mais à l’allure un peu chétive, s’est séparé du groupe une quinzaine de minutes auparavant. Ryan assume qu’il est rentré chez lui, mais reste néanmoins sur ces gardes. Avec l’historique de ce groupe, il s’attend un peu à tout.

Ses doutes sur la possibilité que ces humains fassent partie d’une organisation plus grande d’anti-daemoniens ont été de multiples fois renforcées au cours des derniers mois. Il y a eu diverses altercations plus ou moins violentes dans les bars entre eux et des daemoniens, des témoignages de barmans, de leurs patrons ou de personnes présentes sur les lieux des incidents, ainsi que quelques rapports de police concernant des enquêtes pour voie de faits n’ayant jamais abouti, faute de preuves ou de plaintes officielles de la part des victimes.

Cela fait maintenant trois soirs qu’il les observe. Trois soirs que Ryan suit de loin cette petite bande, écoute autant que possible leurs conversations alors qu’ils passent d’un bar à l’autre puis, lorsqu’ils sortent de ces derniers, toujours vers cette même heure avancée, observe leurs manœuvres. Sur trois soirs, c’est la troisième fois qu’il les voit faire le même manège, jamais dans la même ruelle, mais toujours dans ce même quartier peu fréquenté et malfamé du Bronx. Un comportement particulièrement louche qui inquiète le détective, et pourtant, la veille et l’avant-veille, rien ne s’est produit et au bout d’une heure, tous ces suspects étaient rentrés chez eux. Allez savoir, les doutes de Ryan sont peut-être infondés et leurs manigances dans les coins sombres du quartier n’est peut-être dû qu’à un simple échange de drogue ? Si c’est le cas, le dossier tombe entre les mains de la police de Merkeley et Ryan n’y a plus aucun intérêt. Il y aura malgré tout perdu énormément de temps en enquête, recherche et filature.

Le paradoxe est étrange entre la frustration de passer des jours à enquêter sur un groupe sans que rien de ce qu’on craignait qu’ils commettent comme méfaits ne se passe, et le soulagement de savoir qu’ils n’ont n’agresser personne.

Les joies du métier, darling.

Dans la voix de Jay, cette fois, aucune moquerie, plutôt une note d’ironie et de lassitude résignée en parfait accord avec ce que ressent Ryan. L’agent du FBI étouffe une grimace puis, sans lâcher des yeux ses quatre suspects, demande mentalement à sa moitié :

Comment ça se passe de ton côté ? Tu peux les voir ?

Vaguement. J’essaie de m’approcher un peu plus, pour entendre ce qu’ils se dissent, mais ils parlent à voix basse et il y a peu d’endroit couvert ici. Ils semblent faire la même chose que les types devant toi, soit la même chose que les deux derniers soirs. On dirait qu’ils attendent quelque chose, mais il n’y a personne ici. Bon sang, à quoi ils jouent ?

Aucune idée. Ils commencent sérieusement à m’énerver par contre. Si demain on n’a rien de plus sur eux, je relaie le dossier à la police de Merkeley. Je n’ai pas passé cinq ans à Quantico et fait une maitrise en criminologie pour enquêter sur quelques jeunes qui fument du cannabis en cachette. Ils enverront un bleu passer ses soirées à se faire chier à ma place.

C’est pas très gentil pour le bleu.

Honnêtement, Jay, j’en ai pas grand-chose à faire en ce moment. On a deux douzaines d’autres dossiers en cours, on a pas de temps à perdre avec cette histoire si elle n’avance à rien. Et puis il y avait un match des Bulls ce soir, for god’s sake. Kyle va se faire un plaisir de me narguer comme je vais devoir le regarder en reprise. Tu sais comment c’est difficile de pas tomber sur le score final quand on regarde en différé ? Et puis…

Chut, Ryan, tais-toi. Il se passe quelque chose.

Ryan se redresse subitement, une décharge d’adrénaline dans les veines. Enfin. Enfin il se passe quelque chose. Il étire le cou pour mieux voir les quatre hommes sur le trottoir d’en face, faisant bien attention à rester caché, mais rien ne semble avoir changé de son côté.

Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

L’un des types vient de recevoir un message texte. Il a dit quelque chose à voix basse aux autres et tout le monde est agité maintenant. Ils parlent encore, mais je n’entends pas ce qu’ils disent… Attends. Ils se dispersent. L’un vient de se cacher derrière une benne à ordure et l’autre a disparu dans la rue connexe à la ruelle. Oh, merde, l’autre vient dans ma direction, je dois partir.

L’inquiétude sert aussitôt l’estomac de Ryan et il en manque de peu de voir un scénario presque identique à celui que vient de lui décrire sa daemonne se produire chez les hommes qu’il observe. Presque identique puisque plutôt que de se disperser pour se cacher, ceux-ci jettent rapidement leurs cigarettes au sol et se plaquent contre le mur, toute leur attention tournée vers la ruelle.

Quelques secondes s’écoulent dans le silence et le moment semble durer des heures pour Ryan. À bout de patience et de plus en plus inquiet, il s’adresse de nouveau à sa daemonne sur un ton pressant.

Jay ? Parles moi, qu’est-ce qui se passe ? Il t’a vu ?

Non, tout va bien, j’ai pu me cacher à temps. Je vois toujours l’entrée de la ruelle d’où je suis, mais je n’ai plus aucun visuel sur les hommes.

Ryan jure entre ses dents, relâchant un peu la tension dans ses épaules. Il pose néanmoins la main sur son arme à feu dissimulée dans son dos, à sa ceinture, et retire l’arme de son étui. Il s’accroupit et avance un peu pour avoir une meilleure vue de la scène puis lance un regard alentour. Personne. Pas même une voiture en vue, le quartier est d’un calme plat parfait.

Quelqu’un approche.

Une image mentale en provenance de sa daemonne apparait alors dans l’esprit de Ryan. Dans la pénombre de la rue, une jeune femme aux cheveux roux vient d’apparaitre, suivie par une grande masse noire ailée. Très visiblement daemonienne, cette dernière et le… dragon?... qui lui sert de daemon s’engagent dans la ruelle avant de disparaitre du champ de vision de la chienne. L’image prend fin et Ryan est presque aussitôt envahi par le sentiment de panique de Jay. Avant qu’il ne puisse poser la moindre question, elle lui dit sur un ton pressant :

Les hommes viennent de sortir de leurs cachettes. Le huitième type est réapparu, il suivait visiblement la fille. Ryan, ils se regroupent devant la ruelle et la suivent tous, ça sent très mauvais...

▬ Fuck.

Jay aurait pu ne pas lui raconter ce qu’elle voyait, Ryan l’aurait deviné, car sous ses yeux, les quatre hommes venaient eux aussi de s’engouffrer dans l’étroit passage sombre. Un groupe à l’arrière pour lui bloquer la retraite et un groupe à l’avant pour la prendre au piège. Cette bande de salauds. Ses doutes sont donc fondés, ces hommes ciblent bel et bien à des daemoniens, et leurs intentions sont visiblement tout sauf honorables.

Aussitôt qu’ils ont le dos tourné, Ryan s’élance, traverse la rue au pas de course, l’arme à la main, et vient plaquer son dos contre le mur. Il attend quelques secondes, le cœur battant, pour s’assurer qu’il n’a pas été vu, puis tend l’oreille. Des voix étouffées lui parviennent, quelques ricanements glauques, puis un grognement grave et menaçant. De sa main libre, Ryan saisit son létéphone portable, appuie sur la touche de signalement rapide programmée pour composer le numéro du secrétariat de la police de Merkeley, puis colle l’appareil contre son oreille. La voix familière de la réceptionniste de nuit, Lydia, lui répond presque aussitôt. À mi-voix, il lui dit simplement :

▬ C’est l’agent Farell. J’ai huit suspects probablement armés, j’ai besoin de renfort dans la ruelle au coin de la 17e avenue et de White Hills Street, dans le Bronx, rapidement.

Il raccroche sans lui laisser le temps de répondre, sachant d’avance qu’elle s’occuperait rapidement de sa demande sans poser de questions, juste à temps pour entendre l’un des hommes crier depuis les ténèbres de la ruelle :

▬ Du gaspillage qui n’aurait jamais du existé ! Pourquoi es-tu daemonienne, hein !? Pourquoi !?

Damn it! Jay, on y va, on ne peut pas attendre.

Il ressent l’assentiment de sa daemonne et sans avoir besoin de plus de confirmation de sa part, pointe son arme devant lui et s’élance dans la ruelle. Quelques secondes lui sont nécessaires afin que sa vision s’acclimate à l’obscurité, mais rapidement, une scène peu réjouissante se dessine devant lui. L’un des hommes, les mains serrées autour du coup de la rousse, tente très visiblement d’étouffer la jeune daemonienne alors que plusieurs autres des hommes ont sorti barres de fer et couteaux de leurs vestes. L’un a d’ailleurs blessé le dragon noir qui assassine tous les hommes présents du regard, désespérément muselé à l’aide d’une ceinture de cuir, incapable d’aider son humaine.

Une vague de colère prend le dessus sur le professionnalisme de Ryan et celui-ci lance rapidement à Jay :

Je m’occupe des hommes, toi de démuseler le daemon. Je m’en fou s’il bouffe la moitié de ces salauds le temps que les renforts arrivent.

Puis s’avançant vers eux d’un pas sûr, ses yeux verts dardés avec froideur et autorité sur le groupe d’hommes, l’arme toujours pointée vers eux avec une assurance digne de ses longues années d’entrainement, Ryan s’adresse enfin aux humains.

▬ FBI. Lâchez vos armes et mettez les mains en l’air ou je peux les voir. Now!

Plusieurs des hommes sursautent, surpris d’entendre quelqu’un parler derrière eux, et tous se tournent vers lui, leur action en suspens. Quelques secondes s’écoulent avant que le chef de la bande ne réagisse. Ce dernier desserre sa prise sur la gorge de la daemonienne, mais sort un canif de sa poche, fait pivoter sa victime dos contre son torse et plaque la lame contre la gorge de celle-ci ou des marques rouges sont encore visible.

▬ Toi, tu ne bouges pas ou ça va mal finir pour elle!

La réaction de leur chef semble réveiller les membres du groupe et ceux-ci se mettent aussitôt en position offensive, l’arme en avant dans la direction de Ryan. Plusieurs d’entre eux ricanent et l’un s’écrie même, un rire dans la voix :

▬ Pff! Qu’est-ce que tu crois accomplir ? T’es tout seul et on est huit. T’as envie d’y passer toi aussi, c’est ça ?

Ryan pouffe de rire lui aussi, ironique, peu impressionné, ce qui semble tout autant déstabiliser les hommes que les insulter.

▬ Si tu savais le nombre d’assholes qui m’ont dit ça avant toi… Et si j’étais vous je ne jouerais pas à ce petit jeu. Ça finit rarement bien pour les imbéciles ce genre d’histoire, pour reprendre votre formulation.

Il joue à un jeu dangereux. Provoquer huit hommes armés dans un coin reculé de la ville, alors qu’aucun bruit de sirène de police ne se fait encore entendre au loin, c’est entre la folie et la stupidité.

▬ À ouai? On va te montrer, nous, comment ça va finir.

Menaçants, les hommes s’approchent lentement de lui alors que le chef de la bande, tenant toujours sa lame sur la gorge de la jeune daemonienne, ricane.

▬ Ha! Comment tu comptes t’y prendre, maintenant, sale flic, pour jouer les héros ?

Ryan sourit et plusieurs hommes froncent les sourcils.

▬ Oh, c’est simple. Vous avez oublié un truc : je ne suis pas seul.

Alors que les hommes portaient leur attention sur Ryan, que celui-ci les provoquait afin de faire diversion, une chienne Berger Allemand s’est glissée en silence, sans être vue, jusqu’au dragon noir. D’un geste, elle lui a fait comprendre de rester silencieux puis, en quelques coups de dents bien placés, réussi à défaire la ceinture qui muselle l’autre daemon.

Aux dernières paroles de son daemonien, Jay se retourne vers le groupe qui lui fait dos et pousse un grognement sourd. Ce dernier est trop différent de celui, grave et caverneux, du dragon, pour qu’on puisse les confondre et plusieurs tournent la tête vers elle, surpris. La plus grande surprise de tous, néanmoins, reste définitivement de voir que leur moyen de contention autour des impressionnantes mâchoires du dragon n’existe plus.

▬ Now. Qui est prêt à poser leurs bloody damn armes au sol ?




(c) aki' sur Lindwuën Daëmon
  
MessageDim 19 Fév - 22:08
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Ma vision se trouble de plus en plus et la panique s’empare rapidement de moi. Je n’arrive pas à croire que ma vie va s’arrêter ici, dans une ruelle sombre, loin des regards où mon corps pourrait simplement être laissé dans une benne à ordure. J’ai vraiment eu une vie de merde en fin de compte, du début jusqu’à la fin. Tuée par un sale vaurien qui empeste. Vaaldrick est le seul de nous deux à garder espoir et je me demande bien comment cela est possible. Petit à petit, je sens mes forces me quitter et je crois comprendre que quelques esprits curieux sont apparus autour de moi, autant pour admirer la scène que pour tenter de m’aider. Que peuvent-ils faire pour moi de toute façon ? Ils ne peuvent toucher personne et ils sont invisibles aux yeux de tous, c’est peine perdu. Je ne peux espérer l’aide de personne, je suis destinée à mourir ici.

Enfin, c’est ce que je crois jusqu’à ce que j’entende le mot FBI. Je suis tellement désorientée que j’ai du mal à y croire. Avec grand soulagement, je sens que les deux mains qui serraient ma gorge relâchent légèrement leur emprise et j’en profite pour reprendre mon souffle. Apparemment, le nouveau venu à décontenancé mes agresseurs et je ne peux que l’en remercier. À bout de souffle, je me permets de tousser quelques fois ce qui a pour effet d’accentuer mon mal de gorge, mais je suis rapidement ramenée à la réalité par le chef du groupe. Ce dernier me fait pivoter et mon dos se retrouve collé à son torse. Je sens ensuite la pointe froide de son canif frôlé ma gorge douloureuse et bien qu’à bout de souffle, je cesse de respirer un instant par peur d’être à nouveau blessée par la lame en bougeant trop. Dans cette position, je peux enfin voir celui qui fait face au groupe, celui qui a le courage d’affronter huit gars armés jusqu’aux dents de couteau et de barres de fer.

Il s’agit d’un homme lui aussi armé d’un pistolet qu’il pointe dans notre direction. Complètement terrifiée, je ne peux m’empêcher de plonger son regard dans le sien, en quête d’un quelconque support de sa part. D’après ce qu’il vient de déclarer, je sais qu’il est ici pour me sauver, mais comme nous sommes en infériorité numérique, j’ai bien peur que cela ne se fasse pas sans effusion de sang. Toujours pétrifiée de peur, mon regard ne quitte plus le policier qui commence alors à se montrer plus autoritaire avec les mecs derrière moi et je suis malgré moi témoin de leurs joutes verbales. Ma respiration s’accélère à l’idée que je puisse mourir si le nouveau venu ose dire quelque chose de déplacé. J’ai beau tenté de me répéter que ce n’est probablement pas la première intervention du genre qu’il fait, mais cela n’est pas assez pour me rassurer.

Derrière le groupe, Vaaldrick ne perd pas espoir. L’envie d’envoyer valser l’un des gars d’un bon coup d’aile ou de queue est forte, mais il se retient au dernier moment, sachant très bien la douleur qui les attend, elle et lui, s’il ose agir ainsi. Il décide donc d’attendre le moment opportun pour jouer ses dernières cartes. Persuadé qu’il lui reste encore un moyen de s’en sortir et de sauver sa daemonienne, il continue de réfléchir, malgré l’arrivé de l’agent. D’ailleurs, c’est parfait, ce dernier pourra facilement faire diversion pour leur permettre de s’enfuir. Profitant du fait que personne ne le regarde, le dragon porte une patte sur sa tête pour essayer de dégager la ceinture de cuir qui lui maintenant la gueule fermée, sans succès. Si seulement il pouvait montrer les dents pour paraître plus menaçant, mordre ou encore envoyer des tirs plasma... même si cette dernière option serait trop dangereuse dans un tel endroit.

Redoublant d’ardeur et malgré sa blessure qui saigne abondamment, Vaaldrick essaie encore et encore de retirer sa fichue muselière. Un bruit sur sa gauche attire finalement son attention et il relève la tête dans sa direction, tout en restant sur ses gardes. Il aperçoit alors un chien, un berger allemand, sortir de sa cachette entre une poubelle et des sacs à ordures à moitié déchiquetés. Sur le coup, le dragon grogne pour lui faire comprendre de ne pas trop s’approcher, mais sa stupidité le frappe la seconde suivante. Ce chien, ou du moins cette chienne, doit en fait être la moitié du policier qui vient d’arriver, autrement cette dernière ne se serait jamais autant approcher de lui. À cause de son apparence hors du commun et de sa taille imposante, la plupart des animaux ont tendance à le fuir, alors elle doit forcément être comme lui. Regrettant son geste, le dragon tente de lui adresser des excuses par télépathie avant de baisser ses grandes oreilles et sa tête pour lui permettre de l’aider. Il ignore si la chienne a bien entendu son message, mais celle-ci s’empresse de gruger la ceinture pour le libérer.

Après quelques bons coup de dents bien placés, la lanière de cuir finit par se rompre en produisant un claquement et Vaaldrick ne peut résister à l’envie d’ouvrir toute grande sa mâchoire pour enfin savourer sa liberté qui lui avait tant manquée. Ce faisant, il pousse un rugissement de colère, décidé à en finir rapidement avec tout ce bordel. C’est bon, on a assez joué, la partie a assez durée. Néanmoins, avant de passer à l’action, la bête prévient mentalement sa daemonienne de la douleur imminente qu’ils sont sur le point de se prendre dans la gueule, mais quand il n’y a plus le choix... Suivant le mouvement de son rugissement, la dragon se tourne vers le jeune le plus près pour lui mordre violemment la jambe au niveau du mollet. La morsure est rapide, mais la blessure causée est sérieuse. En proie à une vive douleur, il recule de quelques pas pour garder une distance sécuritaire entre lui et ses agresseurs tout en grognant de douleur, tandis que sa victime hurle à son tour, la jambe ensanglantée. D’autres jeunes se tournent en poussant des exclamations de surprise, même s’ils l’ont bien cherché. Ça leur apprendre à museler et à poignarder un dragon qui pourrait très bien tous les faire griller.

De mon côté, la suite des évènements est juste horrible. J’aurai bien aimé pouvoir donner un bon coup de coude dans le ventre du chef avant que Vaaldrick passe à l’action, mais il est désormais trop tard. Souffrant à mort suite au contact entre mon âme et le jeune, je ferme les yeux en serrant les dents pour retenir un gémissement de douleur. Je tente de rester le plus immobile possible pour ne pas risquer de recevoir la lame du canif dans la gorge, mais ce n’est franchement pas évident. Faites que cette morsure puisse avoir l’effet voulu pour qu’on puisse déguerpir d’ici au plus vite sans davantage de problème.
  
MessageLun 20 Fév - 17:18
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Ryan FarellWe can be HEROES
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SOIR DE NEIGE ET DE PIÈGE
FEAT. RYAN & JAY ▬ MALAIKA SVENSSON & VAALDRICK



AFTER MIDNIGHT, ALL HELL BREAKS LOOSE


Entre la présence de Ryan avec son arme et le déchainement du dragon, le plus jeune des humains, qui ne doit d’ailleurs pas être âgé de plus de 18 ou 19 ans, laisse tomber son arme au sol en levant les mains en l’air. Aussitôt imités par un deuxième type, ils reculent tous deux pour s’adosser au mur de brique de la ruelle, visiblement dans l’espoir d’échapper au courroux de la bête. Deux hommes sur huit. C’est mieux que rien, mais définitivement trop peu. L’agent fédéral est néanmoins soulagé de voir qu’un troisième homme est presque instantanément mis hors combat par une morsure de la part du daemon dragon.

Damn, il a du cran. Ryan connait trop bien la douleur qu’un contact physique d’une personne avec son daemon peut causer. Les accidents ont été nombreux dans sa vie, comme pour probablement tout daemonien, mais plus encore, lui et Jay ont souvient dû avoir recours au genre d’attaque que vient de performer l’autre dans le cadre de leur métier. Très mauvaises expériences.

Lui, néanmoins, a reçu un entrainement rigoureux, ce qui n’est à priori pas le cas de cette jeune femme et son dragon. Ryan ne doute pas que presque tout daemon au monde n’hésiterait pas à endurer cette douleur pour venir en aide à leur daemoniens en danger, mais tout de même, il ne peut s’empêcher d’être impressionné. Son sentiment n’est qu’amplifié lorsqu’il voit la rapidité avec laquelle le dragon accuse le coup et est de nouveau prêt à en découdre… ce qui ne semble cependant pas être tout à fait le cas pour sa daemonienne.

Entre les coups, l’étranglement, le couteau contre sa gorge et la douleur du contacte, rien de moins étonnant, d’ailleurs, mais Ryan pousse tout de même un juron entre ses lèvres. Si elle tourne de l’œil, les choses se compliqueront davantage. Elle ne pourra pas d’elle-même s’éloigner si Ryan parvient à faire lâcher prise à son agresseur, s’enfuir au besoin ou lui communiquer ses blessures en attendant l’arrivée des policiers et ambulanciers.

D’ailleurs, ces foutues sirènes de véhicules d’urgence se font désespérément attendre.

Bloody hell, qu’est-ce qu’ils foutent à mettre si longtemps pour arriver?

Aucune idée, mais en attendant, occupe-toi de ces deux-là, je gère les deux autres et on laisse le dernier comme jouet pour se faire les dents à notre ami draconien ?

Vendu.

Jay sauté aussitôt en avant. Profitant du chaos de panique et de confusion que la libération puis l’attaque du dragon à provoquer dans le groupe d’agresseurs pour se mettre entre deux des hommes et le reste du groupe, les isolants des autres. Pattes campées solidement au sol, oreilles rabattues contre son crâne et toutes dents dehors, elle grogne, menaçantes, avant de leur lancée d’une voix encore plus autoritaire et ferme que celle de son daemonien :

▬ Il a dit : jeter vos armes. Game’s over, kids.

L’un des deux hommes, celui armé d’une petite barre de fer, semble hésiter et lance un regard incertain vers son acolyte. Ce dernier, une batte de baseball dans les mains, tire une grimace haineuse avant d’avancer d’un pas vers la chienne et de lever son arme. Lorsqu’il tente d’abattre cette dernière en direction de Jay, cette dernière pousse un jappement aigu qui le fait sursauter, distraction suffisante pour qu’elle puisse éviter l’attaque d’un saut sur le côté.

Le deuxième homme entre alors dans la danse, laissant son hésitation derrière lui avec l’action de son acolyte, et tente à son tour de frapper Jay. La chienne, usant de stratégie et d’agilité, évite habilement chacun des coups. À l’occasion, elle feinte vers un bras ou un mollet et fait claquer bruyamment ses crocs. Elle n’a pas la réelle intention de mordre, du moins pas avant que la situation ne soit réellement désespérée, mais le fait que les deux hommes croient qu’elle tente de les blesser est en soit son objectif. Petit à petit, en dansant autour de ses deux adversaires, Jay parvient à les attirer de plus en plus loin du reste du groupe vers l’avant de la ruelle et donc la rue. Diviser pour mieux régner, qu’un certain psychopathe médiéval disait, non?

De son côté, Ryan pointe toujours son arme sur le chef de la bande qui tient toujours la jeune femme en otage. Pour ne rien arranger, un autre homme, couteau à la main, s’est interposé entre lui et Ryan. Profitant lui aussi du chaos causé par le dragon, qui attira momentanément l’attention des deux hommes, il saute en avant, agrippant d’une main le poignet de l’homme tenant l’arme. L’autre se débat, brièvement surprit, et ils luttent plusieurs longues secondes, la force de l’un contre celle de l’autre. Ryan en serre les dents tellement ses muscles sont tendus, gardant un œil sur la lame dangereusement proche de son visage. Il entend, au travers des autres cris, rugissements et jappements, le chef de la bande crier quelque chose à son intention, mais n’y porte pas attention. Une menace très probablement.

Son adversaire gagne en force sur lui et les bras tremblant sous l’effort, Ryan jure une nouvelle fois entre ses dents – qu’est-ce qu’il a fait à l’univers pour toujours se retrouver dans ce genre de situations compliquées? - avant de se pencher soudainement, relâchant du même coup sa prise sur le poignet de l’autre. La lame ainsi relâchée file tel un projectile vers l’avant, rate de peu le visage de l’agent fédéral, mais ce dernier n’est pas assez rapide et alors que le poids de l’autre s’effondre sur lui, ce dernier ayant perdu l’équilibre, elle mord la chair de son bras.

Ryan pousse une exclamation de douleur, aussitôt imité par Jay qui, surprise, manque de peu de recevoir un coup de bâton de baseball sur une hanche, et porte instinctivement sa main libre à son épaule. Aucune idée si la blessure est profonde ou non - avec un peu de chance, son épais manteau de cuir aura absorbé le plus gras de choc –, mais il saigne trop pour ne pas s’en inquiéter et il a l’impression qu’un tison brulant vient d’être planté dans son bras.

▬ Damn it.

Il n’a pas le temps, néanmoins, pour penser à l’ampleur des dégâts ni à la douleur, son adversaire se redressant déjà, et Ryan profite de son ouverture pour le frapper de toutes ses forces à la tempe avec la poignée de son arme. L’homme devient instantanément mou comme un pantin, laisse tomber son arme au sol puis s’étale lui aussi contre l’asphalte recouvert d’une fine couche de neige sale et ne bouge plus.

Sa lutte l’a rapproché du chef de la bande retenant la daemonienne en otage et dans un mouvement circulaire, avant même que son premier adversaire n’ait touché le sol, Ryan rejoint son arme sur lui. Quelques fractions de seconde lui sont nécessaires pour voir que l’attention de l’homme, de plus en plus paniqué de voir ses collègues dispersés et mis hors d’état de nuire, n’est plus focalisé ni sur lui ni sur la daemonienne. Il a d’ailleurs relâché sa prise sur cette dernière, maladroitement, et la lame du canif ne repose plus sur la gorge, mais sur l’os de la clavicule et l’épaule. Ça devra suffire comme ouverture.

Ryan réajuste aussitôt sa cible, baissant le canon de son arme, et dans un bruit semblable à celui d’une explosion, retentissant en écho contre les murs de la ruelle, tire une balle dans le genou de l’homme. À l’écho du coup de feu s’ajoutent aussitôt des hurlements de douleur. Ignorant la sienne autant que possible, Ryan se jette de nouveau en avant et attrape la lame du canif dans sa main. L’adrénaline qui pompe dans ses veines à plein régime réduisant de façon significative la nouvelle douleur, brulure de la coupure contre sa paume, et cumulée avec la poigne devenue molle de l’humain blessé, lui permet de jeter l’arme au loin dans la neige.

Le chef de la bande cède sous sa jambe blessée et s’écrase au sol, entrainant la jeune femme et Ryan avec lui. Dans un empêtrement peu gracieux, Ryan parvient à attraper la jeune femme par les épaules et la rouler sur sa droite, se positionnant ainsi entre elle et son agresseur. Au sol, haletant, dents serrées et main agrippée contre son bras blessé, l’agent fédéral comprend néanmoins avec un temps de retard que ce dernier est hors d’état de nuire. Agrippant sa jambe, toujours hurlant de douleur, il ne semble même plus conscient de ce qui l’entoure.

Ryan s’aperçoit au même moment que le bruit des sirènes de police se fait enfin entendre et, avec un soupir de soulagement, voit le reste des hommes toujours valides céder à la panique et prendre la fuite dans toutes les directions. Bha. Qu’ils courent, ces sales rats. S’ils savaient que Ryan a déjà un dossier complet avec leur photo, leur adresse, le nom de leurs parents et même le solde de leur compte en banque, ils ne perdraient pas leur temps à tenter de fuir inutilement.

Il se laisse retomber au sol sur le dos, fermant les yeux quelques instants. Tout s’est passé tellement vite. Trop vite. Le sang bat à le rendre fou dans ses tempes alors qu’il tente de replacer les évènements logiquement dans son esprit.

Jay ?

Je vais bien. Je surveille les deux homes ayant rendus les armes. Toi, ça va ?

Urg. Peachy.

La note d’ironie dans sa voix de rassure pas du tout la daemonne et, lorsque Ryan ouvre de nouveau les yeux, il peut la voir lui jeter de fréquents regards inquiets.

Ca va aller, j’ai eu pire. Je crois juste que je devienne vieux. Comment il fait, John McClaine, pour casser la gueule à tout un bataillon russe à 60 ans sans avoir de courbattures le lendemain ?

Désolé de te l’apprendre, darling, mais Bruce Willis à une armée de doublures et de cascadeurs à portée de main pour l’aider. Si tu voulais te la jouer Die Hard, il fallait devenir acteur, pas policier.

Mmphm. Ce n’est pas une mauvaise idée, les doublures. Faut moi penser à poster une annonce dans le journal de Merkeley demain matin.

Bon. Inspire, expire, serre les dents et ravale le tout. T’es doué pour ça, Farell, alors bouge tes fesses, le boulot n’est pas terminé.

Avec un grognement d’effort, Ryan se redresse sur le coude de son bras valide afin de faire face à la jeune daemonienne rousse. Il la détaille des pieds à la tête, cherchant une blessure visible et se détend un peu en n’en trouvant aucune à première vue.

▬ Hey. Tu as mal quelque part? Comment tu t’appelles ?




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MessageVen 24 Fév - 1:42
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Tout se déroule beaucoup trop vite.

Le dragon serre les dents encore quelques secondes avant que la douleur ne s’apaise. Soulagé, il rouvre les yeux pour constater avec satisfaction que deux autres jeunes ont laissé tombé leurs armes en plus de celui qu’il vient de blesser. Ça en fait déjà trois hors service sur huit, c’est quand même pas mal... mais pas suffisant tout de même pour pouvoir quitter lieux. L’idée de devoir mettre les bouchées doubles ne plait à Vaaldrick, lui qui a déjà tout donné en mordant de plein gré l’un des agresseurs et en subissant la vive douleur causée par le contact. Hors de question de retenter l’expérience, pas ce soir du moins. Et comme ces derniers ne semblent pas impressionnés par sa taille ou par ses rugissements... il ne sait plus trop quoi faire pour mettre un terme à tout ça sans que sa daemonienne soit davantage blessée.

Les cris de douleur incessants du jeune souffrant tout juste devant lui le ramènent brusquement à la réalité. En tournant un regard vers lui, il aperçoit une marre de sang se dessiner sous lui et il se doute bien qu’il aura des problèmes suite à ce geste. Dans ce cas-ci, c’est bien le cadet de ses soucis de voir ce jeune agresseur en douleur et avec une jambe en moins puisqu’il est persuadé d’avoir agis par légitime défense. Peu importe ce qui arrivera suite à cette morsure, il y fera face sans broncher... même qu’il ressent l’irrésistible envie de recommencer sur un autre gamin, mais l’état de sa daemonienne l’en empêche. Parlant de celle-ci, elle se trouve dans une mauvaise position maintenant et le dragon ignore quoi faire pour la sortir de là. Attaquer le chef de dos peut-être ? Le canif risquerait de blesser la jeune femme, même un tir plasma bien placé ferait plus de dommage que prévu. Fronçant les sourcils, Vaaldrick laisse échapper un grondement sourd. Il déteste se retrouver aussi vulnérable sais rien pouvoir faire pour arranger les choses.

Enfin, ça c’est ce qu’il croit. Après avoir ordonné une deuxième fois de lâcher leurs armes, sans succès, la chienne se lance dans la bataille face à deux jeunes armés respectivement d’une barre de fer et d’une batte de baseball. Plus loin, le dragon voit que l’homme est occupé avec un autre type pendant que le chef retient toujours sa daemonienne en otage. Avec les trois hors combat, il n’en reste donc plus qu’un... et pas n’importe lequel. Le concerné est toujours là, debout et à moitié tremblant devant lui, tenant son couteau ensanglanté entre ses mains. Il hésite un moment, ayant visiblement compris qu’il ne reste plus que lui et le dragon qui meurt d’envie de lui dévorer le visage après s’être fait poignardé. Hors de lui, Vaaldrick montre les dents en grognant une nouvelle fois, déterminé à en finir rapidement. Décidément, il ne peut pas rester là les pattes croisées à ne rien faire, il doit absolument les aider

Coincé dans cette ruelle sombre avec sa moitié en danger, la daemon n’avait jamais pensé à utiliser son arme ultime. Sa dernière carte, la plus puissante tout en étant la plus dangereuse. Quand était-ce la dernière fois qu’il en avait eu besoin ? Il ne s’en souvient plus. Il sait très bien que cela peut avoir de graves répercussions sur tout ce qui se trouve autour de lui, surtout qu’avec cette capacité extraordinaire il peut blesser autant qu’il le souhaite sans avoir mal comme lors d’un contact. Il avait espéré que la morsure serait suffisante, mais comme ce n’est pas le cas... Je suis désolé princesse. Je t’ai promis de ne plus jamais faire ça, mais je n’ai pas le choix... Décidé malgré lui, le dragon déploie ses ailes pour paraître encore plus imposant et ouvre la gueule pour rugir à nouveau. Cependant, au lieu de la refermer ensuite ou de montrer les dents, une lueur violette apparaît tout au fond de sa gorge. Celle-ci grandie lentement et le reptile semble être sur le point de lancer un premier tir plasma lorsque des sirènes se font entendre. Stupéfait, il referme aussitôt la gueule et dresse les oreilles, ayant du mal à croire ce qu’il entend. Ils sont enfin sauvés.

Pendant ce temps, je suis toujours tenue en respect par le chef. L’homme du FBI s’est lancé dans une bagarre au corps à corps avec un autre jeune et je dois résister à l’envie de me débattre pour venir l’aider, mais comme je ne sais pas me battre, je risquerai de me mettre encore plus en danger. Je reste donc là à le regarder, complètement impuissante et dégoutée par le rôle que je tiens dans toute cette affaire. C’est alors que j’assiste à la blessure de l’homme et je dois me mordre la lèvre inférieure pour me retenir de crier. Derrière, j’entends la chienne pousser une exclamation de douleur, suivi d’un grognement de la part de Vaaldrick, visiblement mécontent. Un coup de couteau en pleine épaule... et tout ça, c’est de ma faute. Commence alors une longue remise en question et je réfléchis à toute vitesse pour trouver un moyen de m’échapper. S’il pouvait y avoir une faiblesse chez le chef, un bref instant d’inattention, un changement dans sa posture... n’importe quoi.

Le policier semble suivre mes pensées puisqu’il ne tarde pas tirer sur le chef avant de se jeter sur nous après s’être débarrassé de l’autre. Cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de lâcher un cri de surprise avant de m’écrouler au sol pour me retrouver coincée entre les deux hommes. Bien, je suis carrément entre lui qui veut me tuer et l’autre qui veut me sauver... Profitant tout de même de l’occasion, je tente de me dégager et le policier me saisit par les épaules pour m’aider. Je me retrouve de nouveau au sol, étalée dans la neige sale de la ruelle, mais c’est bien le cadet de mes soucis. Le chef est désormais maîtrisé, comme tous ces petits amis et les sirènes de police au loin se font finalement entendre. Une vague de soulagement transmise par Vaaldrick traverse tout mon corps, mais je ne lui donne pas de réponse. Mon cœur bat à une vitesse incroyable et je suis en train de me rendre compte de ce qui vient réellement de se passer tandis que l’homme se laisse tomber à mes côtés.

Quelques secondes plus tard, alors que je continue de fixer le ciel avec un regard vide, je me souviens de la blessure à l’épaule de mon sauveur. Je tente de me redresser pour lui venir en aide lorsque l’adrénaline cesse subitement de faire effet. D’un coup, ma vision se trouble, ma tête se met à tourner et je sens mes forces me quitter. Inquiet, Vaaldrick s’approche, non sans grimacer, alors que l’homme me demande mon nom et si j’ai mal quelque part. La pression retombe, tandis que la peur ressentie lors de mon étranglement refait surface. La blessure de mon daemon revient d’un coup me hanter et je me sens de plus en plus faible.

- Je suis désolée...

Je prononce ses paroles après avoir tourné ma tête dans sa direction, sans bouger pour autant. C’est tout ce que je trouve à dire avant de perdre connaissance, à bout de force et traumatisée par les récents évènements. La douleur occasionnée par le contact de la morsure n’a fait qu’empirer les choses. Davantage inquiet, le dragon s’arrête à mes côtés en roucoulant doucement avant de me pousser légèrement du bout du museau, comme s’il espérait que cela serait suffisant pour me ramener. Les voiture de police apparaissent finalement au bout de la ruelle et le reptile ne peut s’empêcher de se retourner vers eux en grognant, toujours aussi méfiant à l’égard des hommes en sachant que les policiers ne tarderont pas à débarquer en grand nombre autour d'eux. Pourtant, il sait très bien qu’ils sont là pour les aider, mais c’est plus fort que lui.
  
MessageLun 27 Fév - 1:58
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▬ Je suis désolée...

Ryan n’a pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’il voit les yeux de la jeune femme se révulser et sa tête tomber mollement sur le côté. La panique s’empare aussitôt de lui et une nouvelle décharge d’adrénaline chasse sa fatigue, sa douleur et ses courbatures. A t’il raté une blessure importante ? Il a ses premiers soins, mais si elle se vide de son sang sous ses yeux, ses compétences trouveront rapidement leurs limites.

Se redressant aussitôt, il s’approche d’elle et prend son visage entre ses mains. Son pouls est normal et un rapide examen lui permet de constater qu’elle n’a finalement aucune blessure visible. Néanmoins, lorsqu’il soulève légèrement sa paupière, il ne peut qu’en conclure qu’elle a perdu connaissance. Reste à espérer que ce n’est dû qu’au choc et aux émotions fortes.

▬ Hey, come on, stay with me. Damn it.

Ryan redresse la tête vers le dragon qui s’est approché de sa daemonienne en émettant un bruit semblable à un roucoulement.

▬ Comment elle s’appelle ?

Mais le daemon se détourne aussitôt, son attention portée de l’autre côté de la ruelle. À cause de son corps imposant, Ryan a la vue bloquée et il craint le pire lorsqu’il l’entend grogner de manière menaçante. Il n’est plus tout à fait en état de se battre si les hommes reviennent pour en découdre. C’est donc avec un soupir de soulagement qu’il remarque les lumières des phares de police contre les murs de briques de la ruelle.

Le grondement du dragon s’intensifie néanmoins et Ryan entend les policiers s’approcher sur leurs gardes. Lorsqu’il les entend crier « police, don’t move ! », il se redresse avec une grimace de douleur et se décale de quelques pas pour être visible en sortant son badge. Une lampe torche vient aussitôt se braquer sur ses yeux, l’aveuglant et le forçant à lever le bras pour tenter de s’en protéger. Agacé, il lève son badge devant lui et sa voix grince lorsqu’il rétorque :

▬ Get that shit off my face ! Agent Farell, tout va bien.

Il n’attend pas de réponse – mais au moins celui qui tient la lampe torche retire aussitôt le vaisseau lumineux de son visage - pour se tourner vers le dragon.

▬ Ça va, ils sont là pour nous aider.

Jay apparait soudainement à côté de lui et il échange un rapide coup d’œil avec elle. Prenant les choses en main, la chienne fait un pas en direction des policiers et avec une voix aussi autoritaire qu’une caporale d’armée leur dit :

▬ On a besoin d'ambulances, rapidement. Une civile est blessée, ainsi que trois suspects.

Ryan retourne auprès de la jeune femme inconsciente, mais la dernière chose qu’il voit des policiers est l’un deux se dirigent au pas de course vers la voiture de police, visiblement pour appeler l’ambulance. Jay reprend, toujours sur le même ton.

▬ Arrêtez ces cinq hommes et envoyer une patrouille couvrir les environ. Trois autres hommes sont actuellement en fuite. Leurs noms et signes distinctifs sont disponibles au numéro de dossier 57003. Oh et que quelqu’un contacte le sergent Rogers, ASAP.

Les choses ne pouvant être entre de meilleures mains, Ryan cesse de porter attention à ce qui se passe derrière lui et se penche de nouveau au-dessus de la rouquine. Toujours évanouie, elle n’a pas bougé d’un poil. Son pouls est toujours régulier, ce qui est bon signe, ainsi que sa respiration. Elle a néanmoins peut-être reçu un coup à la tête, ce qui nécessitera un scan, et la simple raison du choc post-traumatique lui vaudra un aller simple pour l’hôpital.

Il retire son manteau de cuir et gronde de douleur lorsque sa blessure à l’épaule se rappelle vivement à lui. Merde. La blessure a cessé de saigner abondamment, mais elle fait un mal de chien. Il va devoir voir quelqu’un lui aussi. Avec un peu de chance, il n’aura peut-être pas besoin de points de suture, quoi qu’il n’y croit pas vraiment.

Serrant les dents, il roule son manteau en boule et, avec une délicatesse presque excessive, relève la tête de la jeune femme pour le déposer dessous. Au moins, ainsi, sa tête ne repose plus directement sur le bitume glacé de la ruelle. Redressant la tête, il élève la voix en direction d’un jeune policier qui inspecte l’extrémité de la ruelle, non loin de lui.

▬ Ho, toi. Oui, toi. Tu peux aller me chercher la couverture dans la voiture ? Merci.

Un peu intimidé, le jeune policier hoche vivement la tête avant de s’élancer au pas de course. Il veut peut-être faire bonne figure devant cet agent fédéral dont ses collègues lui ont tant parlés, allez savoir, tant qu’il se dépêche, cela fait l’affaire de Ryan. C’est donc avec satisfaction qu’il le voit revenir à peine quelques instants plus tard avec non pas seulement la couverture de secours du véhicule d’urgence, mais également le kit de premier soin. Ryan le remercie avant de déplier la couverture et l’étendre sur le corps de la jeune femme. Cela ne la coupera pas du froid du sol, mais c’est le mieux qu’il peut faire en attendant les ambulanciers.

Ryan se laisse tombé en position assise à côté de la rousse puis s’adosse au mur de brique derrière lui. Il prend un instant pour examiner sa propre blessure – bheu, c’est moche – et d’une main applique une pression sur celle-ci pour faire cesser le peu de saignement qui n’a pas encore coagulé. Il ferme ensuite les yeux un instant en laissant, un long soupire, expirer l’air de ses poumons. La sensation est toujours tellement étrange, après un évènement semblable, lorsque l’adrénaline quitte son corps. Une sensation de décalage, d’irréalisme, un peu comme dans un rêve, alors qu’il a l’impression de regarder les choses évoluer autour de lui depuis un point de vue extérieur à lui-même.

L’agent fédéral secoue la tête et passe sa main libre sur son visage. Ce n’est pas encore le temps pour ça. Tant que la jeune femme ne sera pas prise en charge par un médecin et hors de tout danger, il n’a pas le droit de se laisser aller. Non pas que ce soit à proprement parler son travail, maintenant que la cavalerie, en la présence de la police de Merkeley, est là, il pourrait techniquement quitter les lieux. Rien ne l’oblige à rester, il pourrait très bien interroger les hommes et la victime le lendemain, les policiers se chargeant à sa place de la première déposition essentielle à recueillir tout de suite après les évènements. Non, ça, c’est sa politique personnelle. Ou plutôt, son obsession.

Ryan supporte mal depuis toujours qu’une personne soit blessée alors qu’il est sensé la protéger. Il s’est toujours senti intimement obligé de veiller sur ces personnes qui, pour une raison ou une autre, sont tombées ou non par hasard sous sa responsabilité. Depuis qu’il a perdu son partenaire et meilleur ami, Felix, lors d’une mission, son obsession en est devenue maladive, viscérale, presque violente.

Aussi, alors qu’il attend dans le froid, les images de la jeune femme soulevée de terre, étranglée, puis celles du couteau contre sa gorge reviennent le hanter. Il serre les poings. Ces salauds n’ont aucune idée sur qui ils sont tombés et ils s’en voudront sans aucun doute pendant longtemps après que Ryan aura pu leur mettre la main dessus. Demain sera une journée de merde pour eux, c’est une promesse.

De nouvelles sirènes se font entendre et la lumière des phares des ambulances en approche est bientôt visible. Ryan étouffe une nouvelle grimace de douleur alors qu’il se redresse un peu pour mieux voir le visage de la jeune femme étendue près de lui. Il prend sa main dans la sienne et tente de s’adresser à elle de nouveau, souhaitant éviter un nouveau choc chez elle si elle s’éveille au moment où une armée d’ambulanciers inconnus lui tournera autour. Elle a assez vécu de traumatisme pour ce soir, et très probablement pour le reste de l’année.

▬ Hey, la belle aux bois dormants, est-ce que tu peux m’entendre?



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MessageSam 4 Mar - 1:21
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Il ne faut que quelques secondes au dragon pour comprendre la stupidité de sa réaction. L’homme qui les a secouru fait partit du FBI et maintenant avec toutes ces voitures blanches aux phares bleus et rouges près d’eux, il ne peut s’agir que de policiers ayant été appelés en renfort pour les aider. Toujours ébloui par la lumière de la torche braquée sur lui, Vaaldrick cesse finalement de grogner, même si ses pupilles contractées lui donnent encore un aspect menaçant. Changeant brusquement d’attitude, il penche même la tête sur le côté pour mieux observer les nouveaux arrivants juste avant que la chienne ne se dirige vers eux pour établir un rapport sur ce qu’il vient de se passer. Redressant les oreilles par curiosité, le dragon essaie d’écouter ce qu’elle leur dit, mais son attention est vite ramenée vers sa daemonienne qui est toujours allongée sur le sol, d’autant plus que leur sauveur recommence à s’agiter autour d’elle.

- Oh, elle s’appelle Malaika, dit-il de sa grosse voix grave en se tournant vers eux.

Le policier lui avait posé la question avant qu’il ne soit distrait par l’arrivé de ses collègues. Ayant désormais retrouvé son calme, Vaaldrick vient s’asseoir aux côtés de la jeune femme, non sans quitter des yeux l’homme qui se penche à nouveau au-dessus d’elle. Il l’observe ensuite retirer sa chemise comme il le peut malgré sa blessure à l’épaule pour ensuite la placer en boule sous la tête de sa moitié. En voyant cela, le dragon ne peut s’empêcher de lâcher un roucoulement de bonheur mélangé à du remerciement à l’égard du policier qui se montre vraiment très gentil avec elle. D’ailleurs, il est étonné de le voir encore là à veiller sur elle, tandis que ses collègues s’occupent apparemment de chose bien plus importantes comme d’inspecter la ruelle ou bien de gérer les jeunes turbulents.

Grommelant dans sa barbe et n’en pouvant plus de supporter cette longue attente interminable, Vaaldrick se relève pour se mettre à faire les cents pas dans la ruelle tout en essayant de ne pas nuire aux autres policiers. De nature hyperactif, c’est sa façon à lui d’évacuer le stress dans une telle situation. Les minutes s’écoulent et il continue de marcher, tout en jetant de fréquent coup d’œil vers la jeune femme. Dire que tout cela ne serait pas arrivé s’il s’était montré un peu plus entêté et qu’il avait insisté pour voler jusqu’à l’appartement. Maintenant, sa daemonienne repose entre la vie et la mort et il ne peut s’empêcher de culpabiliser. Après tout, un dragon aussi gros que lui est censé imposer le respect partout où il va et il n’y est pas arrivé ce soir. À bout de nerf, il décide ensuite de revenir vers les autres pour tenter de se calmer.

- Pardon pour ma réaction de tout à l’heure. C’est juste que... disons qu’elle a souvent eu des ennuis avec des hommes, lança-t-il à l’intention du policier.

Et pourtant, Malaika n’est pas du genre de fille à chercher les ennuis. D’ailleurs, le dragon relève la tête et les oreilles en voyant que son corps est désormais recouvert par une couverture. Stupéfait, il tourne ensuite la tête vers l’homme qui est assis à ses côtés, appuyé contre le mur.

- Merci.

C’est tout ce qu’il trouve à dire pour l’instant, mais la suite ne tarde pas à lui venir naturellement. Pour quelqu’un d’aussi peu bavard que lui, c’est assez surprenant.

- Sincèrement, merci pour tout ce que tu as fais. Sans votre aide, à toi et à ta daemonne, je crois qu’on y passait. Malaika avait complètement perdu espoir et...

De nouvelles sirènes se font entendre, ce qui met un terme au long monologue du reptile. Heureux et surtout soulagé d’entendre les ambulances, il se penche à nouveau vers sa moitié pour la pousser doucement du bout du museau. Je t’en prie, réveille-toi.
  
MessageJeu 9 Mar - 3:29
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▬ Oh, elle s’appelle Malaika.

Ryan hausse un sourcil en direction du dragon, un peu surprit de l’entendre parler après tout ce silence, mais reconnaissant pour la réponse donnée. Malaika. Peu commun comme nom. De consonance du sud, peut-être ? Il lui semble vaguement avoir déjà croisé quelqu’un se nommant ainsi, dans une affaire datant de plusieurs années auparavant déjà, et il croit se souvenir que la femme était Kenyane. Bon, enfin, visiblement, il n’a pas ici affaire à quelqu’un d’origine africaine, avec cette peau de porcelaine, ces yeux bleus et ces jolis cheveux roux, donc son souvenir ne lui sert strictement à rien. Urf, il déteste comment son cerveau semble oublier comment fonctionner et s’emballe à chaque fois qu’une baisse drastique d’adrénaline se fait sentir.

Il se penche de nouveau vers la jeune femme, tentant de l’appeler par son nom pour voir si cela parvient à l’éveiller un peu, mais aucune réponse. Après un bref soupire résigné, l’attente pour l’arrivée des ambulanciers débute.

Pendant celle-ci, le dragon finit par revenir vers lui.

▬ Pardon pour ma réaction de tout à l’heure. C’est juste que... disons qu’elle a souvent eu des ennuis avec des hommes.

Ryan tire une grimace. Si les hommes qu’elle a rencontrés dans sa vie étaient de la même qualité que la bande d’assholes qui s’en est pris à elle ce soir, ce n’est effectivement pas étonnant.

▬ Yeah… I guess we can be real dicks sometimes. Et t’en fait pas avec ça, il ont l’habitude de se faire grogner dessus, pas vrai Jay ?

La chienne, toujours occupée à diriger les opérations d’une « patte » de fer, prend une seconde pour tourner la tête vers lui et lui tirer la langue. Ryan rit et le simple mouvement de poitrine lui tire aussitôt une grimace. L’autre effet secondaire de la baisse d’adrénaline ; plus d’engourdissement de la douleur. Qui aurait cru qu’un si petit couteau pourrait faire un si gros mal de chien.

▬ Merci.

Ryan relève la tête vers le dragon noir, ne comprenant pas l’objet de son remerciement. Suivant son regard vers la couverture étendue sur le corps de Malaika, une étincelle de compréhension s’allume dans ses yeux verts et un faible sourire vient étirer la commissure droite de ses lèves.

▬ Bha. On m’a appris à ne pas faire les choses à moitié alors je n’allais pas la laisser mourir de froid après tout ça, non?

La note d’humour dans sa voix n’enlève rien à sa sincérité, et d’un mouvement de tête, il remercie lui aussi le daemon d’avoir remarqué son attention. Ce dernier n’en a pourtant pas terminé dans ce registre et poursuit sur sa lancée.

▬ Sincèrement, merci pour tout ce que tu as fait. Sans votre aide, à toi et à ta daemonne, je crois qu’on y passait. Malaika avait complètement perdu espoir et...

Ryan balaye rapidement la question d’un geste de sa main valide avant de rétorquer sur un ton sérieux ou l’humour a perdu sa place :

▬ N’y pense plus. Tant pour mon aide que ce qui aurait pu se passer. Pour le premier, tout le plaisir est pour moi, et c’est mon boulot après tout. Et pour le reste, ça ne sert à rien de te torturer avec ça. Elle va s’en tirer et vous êtes hors de danger tous les deux. C’est tout ce qui compte.

Il cherche le regard du dragon avant d’ajouter :

▬ Elle va bien aller, promis. Et je reste avec vous tant et aussi longtemps que ce n’est pas le cas. Crois-moi, je peux être un emmerdeur de première si je veux, alors policiers ou médecins ne devraient pas trop trainer ou poser de problèmes.

Il termine sur un clin d’œil complice et, avisant l’ambulance qui vient justement de s’arrêter dans l’embouchure de la ruelle, se lèvre avec un grognement. L’homme s’étire en pinçant les lèvres puis se passe une main dans les cheveux avant de sourire au dragon.

▬ Et merci à toi aussi. Je m’en serais tiré avec plus qu’une grosse égratignure sans les lames de rasoir qui te servent de dents. D’ailleurs, tu as un cran digne d’un entrainement militaire, sincèrement bravo. Oh et j’y pense…

Ryan pose le majeur et l’index sur son front avant de le gratifier d’un petit salut.

▬ Moi c’est Ryan. Ryan Farell. La version canine de Margaret Thatcher là-bas, c’est Jay. An you, Big Guy ?

Des ambulanciers arrivent pratiquement au même moment au pas de course. Alors que quelques-uns s’occupent avec les policiers des criminels blessés, une équipe de quatre hommes se consacrent à la rouquine. Ryan s’écarte un peu pour ne pas les gêner, mais garde tout de même un œil sur les opérations. L’un d’eux s’approche de lui, avisant le sang sur ses mains et ses vêtements, mais Ryan lui assure que tout va bien et qu’il se rend de toute façon à l’hôpital avec la civile. L’ambulancier insiste et Ryan finit par le laisser examiner brièvement la blessure, mais comme celle-ci ne saigne déjà plus, il le laisse bientôt tranquille.

Jay ne tarde pas à revenir près de lui, ayant terminé de surveiller leurs suspects, et pousse doucement la patte du dragon du bout du museau pour attirer son attention.

▬ J’ai trouvé un moyen pour que tu puisses suivre l’ambulance de près et te rendre à l’hôpital en même temps qu’elle. Il est hors de question que tu voles, avec cette blessure, alors j’ai réquisitionné le grand fourgon de police. Tu seras surement un peu à l’étroit, mais tu y entreras sans difficulté. Moi et Ryan allons te conduire.

Elle penche une oreille de côté en lançant une œillade à Ryan avec ce qui se rapproche le plus d’un sourire pour un visage de berger allemand.

▬ Les officiers devront s’entasser dans les petites voitures pour rentrer et j’ai dû leur promettre de leur refiler les clefs de celle de Ryan, m’enfin. Au moins, nous n’aurons pas à appeler de taxi lorsqu’on voudra nous-mêmes rentrer.

Ryan manque de s’étouffer et lance un regard assassin à sa moitié. Sa voiture ? SA voiture À LUI ? Il se retient de lui crier un très joli et recherché « mais ça va pas la tête, t’es malade ?! », tousse dans son poing pour se donner contenance et, grognant dans sa barbe, marmonne :

▬ Tu aurais pu les laisser faire du jogging jusqu’à la station, aussi, hein…

Amusée, la chienne échange un regard avec le dragon pour lui signifier de ne pas faire attention aux grognements de son humain.

Entre temps, les ambulanciers ont embarqué Malaika sur un brancard et dirigent actuellement ce dernier vers le véhicule d’urgence. Ryan leur emboite le pas et alors que les ambulanciers font monter le brancard à l’intérieur du véhicule, un jeune policier vient à sa rencontre, les clefs du fourgon de police – stationner juste derrière l’ambulance - dans les mains. Ryan lui lance un regard noir à lui aussi et l’autre, mal à l’aise, tourne un regard en détresse vers Jay qui se contente de garder le silence. L’agent fédéral attrape les clefs d’un mouvement un peu trop brusque, saisit ses propres clés de voiture, les tend au policier puis, d’une voix aussi autoritaire que frustrée lui dit :

▬ Si tu tiens à ton boulot : tu nous suis de près, et pas une égratignure. Compris ?

La menace, bien que sérieuse dans le cœur de Ryan, n’a en fait aucune réelle portée, l’agent fédéral n’ayant qu’autorité d’action dans les dossiers le concernant et non pas sur les employés de la police de Merkeley. Néanmoins, l’autre pâlit et hoche vivement la tête comme si l’ordre venait de son capitaine. Ryan grommelle quelques paroles dans sa barbe en s’éloignant et Jay secoue la tête, faussement découragée et sincèrement amusée.

Ouvrant la porte arrière du fourgon, Ryan prend une grande inspiration, chassant sa frustration concernant sa voiture, et se tourne vers le dragon.

▬ Come on in, Big Guy !



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MessageMar 14 Mar - 16:04
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Date d'inscription : 29/08/2014Nombre de messages : 189Nombre de RP : 78Âge réel : 23Copyright : Aki' ♥Avatar daëmon :
Malaika SvenssonYou're my flashlight ♫
Big Guy. C’est bien la première fois qu’il se fait donner un surnom par quelqu’un d’autre que sa daemonienne qui, pour sa part, aime bien l’appeler Valdou ou encore Doudou à l’occasion. Surpris et intrigué à la fois, le dragon penche à nouveau la tête pour observer l’homme sous un autre angle, les oreilles dressées comme preuve de sa curiosité grandissante. Big Guy... ce n’est pas très original selon lui, mais en vu de sa taille imposante, Vaaldrick se dit qu’il n’aurait pas pu mieux choisir. D’ailleurs, il est tellement fasciné par son nouveau surnom qu’il en oublie presque les bonnes manières. Pour reprendre ses esprits, le dragon secoue vivement sa grosse tête pour ensuite dévisager tour à tour Ryan et Jay, hésitant à leur dévoiler son propre prénom. Pas par manque de confiance en eux, au contraire, mais la plupart des gens à qui Malaika l’avait présenté avaient réagit de différentes façons à son égard, allant du recul jusqu’à complètement l’ignorer. Après tout, ce n’est pas de sa faute si les parents de la jeune femme ont tenu à lui donner un vieux prénom Suédois.

- Vaaldrick, dit-il finalement en baissant les yeux.

Toutefois, ce comportement fut de courte durée. Avec l’arrivé des ambulanciers dans la ruelle, le dragon est obligé de s’éloigner un peu pour ne pas nuire à leur travail, mais cela ne l’empêche pas de garder un œil attentif sur sa daemonienne même en étant à distance. Ces gars-là ont intérêt à se montrer professionnel avec elle, sinon... gare à leurs fesses. Puis, le reptile est dérangé dans son « travail » par un léger contact au niveau de sa patte et, intrigué, il s’empresse de se retourner pour voir qu’il s’agit de Jay. Celle-ci lui explique la suite des évènements qu’elle a organisée avant d’apprendre à son daemonien qu’ils n’ont plus de voiture pour une durée indéterminée. Le dragon ne peut s’empêcher de rire en apprenant cela, d’autant plus que l’expression de Ryan laisse peut de place à l’imagination en ce qui concerne ses pensées. Décidément, Vaaldrick n’échangerait pas sa place avec la chienne en ce moment-même.

D’ailleurs, ce dernier jette un nouveau coup d’œil vers la jeune femme pour constater que les ambulanciers l’ont hissé sur une civière et qu’ils s’apprêtent à la faire monter dans le véhicule d'urgence. Le dragon aurait bien aimé pouvoir la suivre dans les airs malgré sa blessure, mais il n’ose pas désobéir à Jay qui s’est arrangée pour lui trouver un autre moyen de transport. Résigné, il les suit sans rien dire de plus jusqu’au fourgon de police dans lequel il est censé entrer sans trop de problème. En voyant l’allure du véhicule, l’assurance du daemon s’évapore peut à peut. Certes, il y a beaucoup plus d’espace là-dedans que dans une simple voiture, mais il ne s’est jamais retrouvé dans un endroit si exigu et avec sa claustrophobie... il ignore s’il sera capable d’y monter sans paniquer. Alors que l’homme ouvre les portes arrière du véhicule et l'invite à y entrer, il commence par renifler ce dernier, les oreilles abaissées et les pupilles contractées provoquées sa peur grandissante.

- Et bien, c’est que... je, euh...

Vaaldrick n’est pas du tout convaincu par l’idée de Jay, mais il n’a visiblement pas le choix puisque l’ambulance a déjà quitté la ruelle pour s’engager sur la voie principale. S’il hésite encore, son lien avec sa daemonienne sera mis à l’épreuve et il ne souhaite pas la faire souffrir davantage après ce qu’il vient de se passer. D’un bond, il saute à bord du véhicule qui s’agite un moment sous son poids et fait tout ce qu’il peut pour ne pas paniquer. Les ailes repliées contre son corps, tout comme sa queue, il tente de trouver une position un minimum confortable pour la route en attendant que Ryan vienne prendre le volant. Néanmoins, comme sa respiration est courte et rapide, sa phobie ne risque pas de passer inaperçue...
  
MessageJeu 23 Mar - 20:11
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Date d'inscription : 18/05/2016Nombre de messages : 370Nombre de RP : 48Âge réel : 24Copyright : Aki' (me)Avatar daëmon : Berger Allemand
Ryan FarellWe can be HEROES
Just for one day


SOIR DE NEIGE ET DE PIÈGE
FEAT. RYAN & JAY ▬ MALAIKA SVENSSON & VAALDRICK



AFTER MIDNIGHT, ALL HELL BREAKS LOOSE


▬ Vaaldrick.

Définitivement nordiques, comme prénoms. Ryan n’en doute plus du tout maintenant. Il note mentalement le nom du dragon à côté de celui de sa daemonienne pour ne pas l’oublier. Ou, plutôt, pour être plus exact, Jay le grave dans sa tête. La chienne a une véritable obsession à toujours se rappeler le nom de ceux qu’elle rencontre, comme si elle considérait l’oubli comme un manque de respect et de professionnalisme. De l’avis de Ryan, elle exagère, mais il doit avouer que sa manie et sa bonne mémoire lui ont été plus d’une fois utiles.

Vaaldrick monte dans le fourgon et, s’il y est à l’étroit et visiblement mal à l’aise, au moins Ryan parvient à refermer la porte arrière sans problème. Heureusement pour le dragon, l’hôpital n’est pas trop loin et en qualité d’ambulance et de véhicule de police, ils pourront rouler rapidement afin d’arriver le plus tôt possible.

Ryan fait entrer Jay avant lui à l’avant du véhicule et monte lui-même à bord, s’installant derrière le volant. L’ambulance venant tout juste de démarrer, il s’empresse de faire de même et de la suivre de près afin d’éviter au lien de Vaaldrick et de Malaika de s’étirer et les faire souffrir davantage inutilement. C’est donc au son des sirènes des véhicules d’urgences qu’ils s’engagent à vive allure dans les rues presque désertes à cette heure avancée, en direction de l’hôpital de Perth Amboy.

Concentré sur la route, le détective ne remarque pas tout de suite le malaise croissant du dragon noir. C’est plutôt Jay sensible et observatrice, qui s’en aperçoit alors qu’ils sortent tout juste des limites de la ville de Merkeley. Se tournant sur son siège pour lui faire face, la chienne le pousse de nouveau doucement du bout du museau, tant pour le rassurer que pour attirer son attention.

▬ Hey, ca va ? C’est ta blessure qui te fait mal ?

La chienne penche la tête de côté, observant le malaise visible dans tout le corps du grand dragon ainsi que sa respiration courte et rapide.

▬ Tu n’as pas l’habitude d’être dans un endroit aussi étroit, non ? Je suis désolé, j’aurais aimé te trouver plus grand. Mais promis, on arrive bientôt, tu n’auras pas à rester longtemps comme ça.

Ryan jette un regard vers l’arrière et tente un sourire encourageant à Vaaldrick dans le rétroviseur.

▬ Encore dix minutes, gros maximum.

La vive allure de l’ambulance qu’ils suivent lui fait tenir promesse puisque neuf minutes et quelques secondes plus tard, le fourgon s’arrête devant les grandes portes de l’hôpital. Ryan saute en bas du véhicule afin d’ouvrir la grande porte arrière et d’enfin libérer le daemon. La suite se passe rapidement.

Les ambulanciers font sortir la civière de Malaika de l’ambulance et l’emportent aussitôt à l’intérieur. Ryan leur emboite le pas, mais presque aussitôt, la jeune femme est admise dans une chambre où se jettent des infirmières et l’accès lui est refusée. Il se tourne alors vers Vaaldrick, attrapant également une infirmière au passage, et tend à cette dernière sa carte professionnelle avec son nom et ses informations pour le joindre.

▬ S’il y a quoi que ce soit, vous pouvez me rejoindre à ce numéro. Je vais aller m’occuper de faire regretter à ses agresseurs d’être nés et je reviendrais vous voir tous les deux demain, si tout va bien. Allez, va la rejoindre maintenant, et n’oublie pas de te faire soigner toi aussi.

Sur un dernier sourire à l’intention du dragon, Ryan s’écarte afin de lui laisser toute la place pour qu’il puisse entrer dans la chambre à la suite de Malaika.

Une fois seul, le détective tourne encore un moment en rond autour du poste des infirmières. Une jeune auxiliaire vient entre temps lui nettoyer et panser proprement sa blessure ainsi que lui offrir deux cachets d’acétaminophènes contre la douleur. Meh. Autant donner deux cacahuètes à un interné pour le soigner de sa folie. M’enfin, cela ne peut pas faire de mal alors il les avale d’un coup quand même. Il traine encore plusieurs minutes dans la salle d’attente, tel un lion en cage, hyperactif et incapable de rester en place, jusqu’à ce qu’enfin, on vienne l’informer que la jeune femme n’a rien de grave, mais qu’elle doit simplement se reposer et rester en observation. Rassuré, il les informe de son retour probable le lendemain ou dès que le personnel médical jugera sa condition suffisamment stable.

Il attrape ensuite son téléphone et signale le numéro du sergent de police de Merkeley, qui est responsable de l’arrestation des hommes ayant agressé Malaika. Tout en s’informant de leur position précise dans l’hôpital afin de les rejoindre, il passe une dernière fois devant la chambre de la jeune femme rousse et son daemon mais ne parvient à voir ni l’un ni l’autre. Sur un dernier soupire contrarié – il aurait vraiment souhaité s’assurer de ses propres yeux que Malaika et Vaaldrick se portent bien et sont entre de bonnes mains – il laisse l’aile des urgences derrière et reprend son rôle actif de détective. Il monte d’un étage et se rend vers une série de chambres ou les agresseurs ont été emmenés, étroitement surveillés par plusieurs agents de police, afin d’éviter les risques de rencontre avec leur victime.

Il aimerait bien pouvoir aller s’écraser dès maintenant dans son lit, mais il a encore beaucoup de travail à faire cette nuit. Au moins, la perspective d’avoir coincé ces types et de pouvoir les faire payer est une satisfaction suffisante pour qu'il ne regrette pas trop son oreiller.



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HRS : C’est fini de mon côté, je te laisse clore si tu veux^^ Je t’envoie un MP pour la suite ♥
  
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