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Ray W. O'Farrell

 
  
MessageVen 10 Fév - 20:45
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Date d'inscription : 10/02/2017Nombre de messages : 5Nombre de RP : 0Âge réel : 99Copyright : /Avatar daëmon :
Ray W. O'FarrellNothing will be the same...

Ray W. O’Farrell

« J'parle pas aux cons, ça les instruit »

Identité

Nom Prénoms : O’Farrell - Ray William Jonathan
Age : Vingt-deux ans
Date et lieu de naissance : Detroit, MI, États-Unis d’Amérique, le 14 Août 1994
Nationalité : Américaine
Métier ou étude : Études générales - Sciences - Mathématiques appliquées et Sciences sociales
Précision : Est atteint de TDAH - A une voix magnifique

Taron Egerton
© Ray handmading

CITOYEN DAEMONIEN

Eaghan


Prononciation : O - wè - ne
Espèce : Canis Lupus Familiaris
Race : Husky

Comment attendre autre chose d’un descendant celtique que son dæmon ne porte pas un nom bien significatif de ses origines ? Le voilà donc, levant sa truffe noire et humide alors que le vent des nuits d’Amérique du Nord violente les rues de Detroit. Ah, n’a-t-il pas l’air malin, ainsi ? Qui pourrait se douter qu’Eaghan parle et pense comme n’importe qui ? Ses yeux bleus reflétant le ciel azur des derniers jour de Printemps brillent d’une lueur sombre tandis qu’il aboie, saoulé de devoir m’attendre, encore et encore. Je n’entends pas ses aboiements, je les devine aux massifs nuages de buée qui sortent de sa gueule de manière discontinue. Comment entendre ce clébard insatisfait alors que mon casque joue péniblement les dernières notes d’Ordinary Love, solidement attaché à mes oreilles ? Il a l’air con, comme ça. Sa langue pend gentiment le long de ses babines noires. Il m’engueulerait s’il le pouvait, mais il ne le peut pas, alors il baisse ses oreilles en arrière, vilain qu’il est. Sa fourrure noire et blanche est parsemée de quelques gouttes de pluie qui ne sont pas encore tombées de ses poils, elles pendouillent lamentablement, sans jamais vouloir se décrocher d’Eaghan. Ça m’étonne de lui, lui qui tient tout le temps à être tellement propre. Ah, il s’ébroue, les gouttes commençaient probablement à le gêner. Sa queue reprend en volume et regagne son panache habituel. Quelle classe il peut avoir, perché à 60 centimètres du sol, sur des pattes massives et suffisamment musclées pour supporter le poids d’un tel animal. Il m’attend sagement au passage clouté, comme s’il y avait des bagnoles de sortie à quelques minutes de minuit.

Eaghan est loin d’être stupide, bien au contraire. Il est prudent, très prudent. “Qui se ressemble, s’assemble” ne correspondrait pas. J’utiliserai plutôt un fameux “Les opposés s’attirent” et laisserai au lecteur imaginer l’étrange lien qui nous uni. Notre relation me plaît, à vrai dire. Même si parfois Eaghan est bien trop coincé à mon goût. Lui et ses sourcils froncés en train de me sermonner à l’entrée d’un bar, c’est l’image que je choisirai pour nous présenter à quelqu’un. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est la raison incarnée ou bien le cerveau du groupe, car Eaghan a bien trop tendance à se vanter de tout et n’importe quoi. Un peu comme moi, il est vrai. Sauf que je me vante pas d’avaler tous les restes d’un menu de fast-food trouvé au coin d’une rue en moins de deux minutes, disons. Malgré ce que je viens de dire, il est - globalement - plus raisonnable que moi. Toujours là pour me gronder, toujours là pour me proposer des solutions. C’est à double tranchant, disons. Il déteste tous ceux qui ne vont pas dans son sens, et prend facilement la grosse tête lorsqu’il s'avère qu’il a raison. Il ne se fait pas facilement à l'idée qu’il puisse exister d'autres opinions que la sienne. Il peut vraiment être casse-cou*lle quand il se lance dans ses explications, qu’il marmonne et rumine sans cesse dès que je fais un pas de travers ou une connerie triviale. Ah, mais que ferais-je sans cette boule de poils grincheuse ? Je n’irai jamais, vous m’entendez, jusqu'à dire qu’il joue le rôle d’ange gardien, cependant il est loin d'être inutile. Eaghan déteste mes départs à l’improviste et mes décisions bancales, mais il a dû s’y faire, vous pensez bien, après tout ce temps.

Eaghan sait se présenter autant qu’il sait comment parler aux gens. Comme le toutou bien sage et bien rangé qu’il est resté, il pressent les embrouilles d’avance mais ne parvient pas souvent à m’en écarter, il faut dire que je ne suis pas facile à raisonner, et que je suis bien loin d'être la dæmonien le plus docile du monde. Eaghan est comme ce vieil oncle grincheux qui prétend avoir bravé tous les dangers et affronté les pires catastrophes, tandis qu’il fume sa pipe usée par le temps, assis dans son fauteuil en cuir bordeau, les pieds calés sur la table, revêtus de charentaises à carreaux. Il raconte au coin du feu essentiellement ce qui le met en valeur. J’aimerai bien parfois qu’il sorte sa truffe et qu'il regarde le ciel un peu, qu’il se donne le droit de rêver comme je le fais. Heureusement que ses rêves ne sont qu’illusions, sinon on serait pas dans la merde. Il est atrocement avare et pessimiste, toujours là à s’imaginer les pires scénarios; il en faut bien un, au final.

Eaghan est probablement tout ce que je ne veux, tout ce que je ne voulais pas. Ou peut-être tout ce que j’ai toujours rêvé d'être, qui sait ? Il a ses petites manies qui m’horripile et je ne cesse de me demander comment une telle vie peut-elle être vivable ? Car ce n'est pas une vie pour moi, d'être tout le temps si sage. Pourquoi un Husky, d’ailleurs ? Pourquoi un chien attaché et attachant alors que j’ai toujours aimé la solitude ? Ça, je n’ai pas la réponse. Du moins, pas encore. J’aimerai savoir, un jour. Pas que ça m'intéresse, bien sûr. Juste que jamais Eaghan ne s’était transformé en chien - toute race confondue - avant d’obtenir sans forme définitive. Grosse surprise, vous vous imaginez, lorsqu’enfin stabilisé, Eaghan commence à aboyer.

Caractère

Je doute que vous offrir une présentation de mon caractère de mon point de vue soit la chose la plus judicieuse à faire, mais soit ! Et bien la voilà; je suis la perfection incarnée, aucun défaut !

Ça ne vole pas très haut, n’est-ce pas ? C’est pour cela que je vous promets solennellement d'être le plus neutre possible, bien que cela soit quasiment impossible. C’est comme un arbitre dans un match, non ? Difficile de croire que ce dernier soit tout à fait transparent dans ses décisions, qu'il ne soit pas un minimum tâché par l’équipe qu’il affectionne le plus ?

Ah, à peine présenté et déjà introduit comme un mordu de sport. Oui, mes références ne sont pas des livres ou des compositions, veuillez m’en excuser. Je ne suis pas quelqu’un de cultivé, comme l’aurait voulu Eaghan. Je n’aime pas lire. Tout simplement parce que j’ai des difficultés à lire, mais c’est autre chose. Je n’aime pas lire parce que ça m’ennuie. Pourquoi ne pas regarder un bon film ou jouer à un jeu vidéo bien côté au lieu de s’emmerder à tourner des pages ? J’ai l’air d’un gros bourrin, comme ça. Un bourrin simple et idiot. Je me demande bien comment j’ai pu atterrir dans de telles études, et je ne suis probablement pas le seul à me poser la question. Probablement parce que je me débrouille bien mieux en mathématiques qu’en littérature.

Passons. Je suis quelqu’un d’assez curieux de nature, bien que réservé dans le sens où il est difficile de vraiment me cerner, de me connaître, de me percer à jour. Je révèle difficilement des choses sur moi, et il faut attendre pour daigner faire ma connaissance plus profondément. J’aime la solitude. Ces moments où il m’est tranquillement possible de réfléchir, de chanter, de parler à voix haute sans que des oreilles trop discrètes puissent entendre ce que je raconte. Je déteste ces gens qui tiennent tant à ce que tout le monde se connaisse à la perfection aux premiers abords. Je ne me livre pas facilement, mais exprime aisément mon désaccord sur les choses qui le méritent.

J'aime ma liberté. J’aime être libre de mes mouvements, j’aime respirer à plein poumon l’air frais d’une forêt vierge. Je me fis souvent aux premières impressions que j’ai des personnes, même si Eaghan ne cesse de me répéter que ce n’est pas bien, qu’il faut toujours voir ce que les gens ont de plus précieux à l'intérieur. J’aime faire ce qu’il me plaît, faire ce qu’il me semble juste, j’aime faire passer mes priorités avant celles des autres car elles sont selon moi bien plus importantes et logiques. Je suis terre à terre dans ma façon de réfléchir et paradoxalement un grand rêveur. J’aime m'échapper du monde, j’aime prendre le recul dont j’ai besoin quand j’en ai besoin. Je me fixe très facilement ses objectifs que j’aime réaliser le plus rapidement possible.

Je suis optimiste. J’aime pouvoir m’imaginer que tout ira bien dans le meilleur des mondes, contrairement à ce gros grincheux qu’est Eaghan. J’aime me dire que je réussirai à parvenir jusqu’à mes fins. Je ne m’attache pas facilement, tout comme je ne m'intègre pas facilement à un groupe. Je déteste être le sujet de conversation tout comme j’aime que l’on murmure mes victoires dans mon dos. J’ai un insupportable esprit de compétition qui me pousse toujours à aller plus loin. J’ai mes propres valeurs et je suis un corrompu de l'indécision; je n’aime pas voir les choses que j’aime changer ou disparaître, j’aime retrouver les choses dans l’état où je les ai laissé. J’attache un respect irrationnel aux liens familiaux et à la famille en général, bien qu’il me soit difficile de l’appliquer.

J’ai un profond besoin de nature. Amusant pour un gars de la ville, non ? J’ai besoin d’une dose de nature, reliée sûrement à mon besoin de solitude. J’aime les grands espaces et le froid. J’aime regarder les gouttes de pluie dégringoler tristement le long de la vitre sur laquelle elles se sont écrasées. J’aime l’odeur du feu de bois et l’odeur des jeunes livres. J’aime marcher les yeux fixés sur l'horizon, les mains dans un jogging noir, Eaghan marchant sagement à ma gauche. J’aime ne pas savoir ce que je fais et où je me rends. J’aime découvrir de nouvelles choses.

Je suis souvent désagréable aux premiers abords. J’ai été un enfant qui, malgré tout, s’ennuyait beaucoup. Je ne suis ni charismatique, ni pleinement convaincant, tout simplement parce que je n’estime pas que les gens aient un quelconque besoin de se joindre à mes idées. Je respecte cependant - contrairement à Eaghan qui est borné comme tout - les avis des autres, tant que ceux-ci sont justifiés. J’aime écouter les bonnes histoires. Les vraies histoires, car il n’y a que celles qui sont, au final, bien racontées. J’aime les petites histoires comme les grandes. J’aime rire. J’aime faire rire sans trop me fatiguer, et par chance j'y arrive facilement. J’aime me vanter. Oui, me vanter. Mais ça, je l’ai déjà dit.

Je déteste que l’on me contredise. Je suis têtu. Je n’aime pas que l’on critique les choses que j’aime, que l’on me remette en cause, que l’on doute de mes capacités. Je réussis à garder la tête froide jusqu’à un certain niveau. Je ne suis pas mal élevé, mais j’oublie constamment la politesse, les formules basiques, et ça peut en fâcher plus d’un. Je ne suis pas susceptible tant que l’on ne touche pas à ces fameuses valeurs auxquelles je tiens particulièrement. Je n’aime pas me faire passer pour ce que je ne suis pas.

Je peux paraître inintéressant et calme en parlant ainsi. Je ne prétends pas être intéressant, cependant je suis bien loin d'être calme. J'aurai aimé, à vrai dire, ça m'aurait évité bien des soucis. Ce que je vous raconte là, ça doit être assez barbant. Puis, y’a rien qui est organisé, rien de classé, rien de clairement expliqué. Voilà un de mes défauts majeurs. Je suis hyperactif. Je n’arrive pas à me focaliser sur quelque chose. Je suis toujours obligé de bouger, de me déplacer, de penser à des choses. Je ne retiens pas grand chose à cause de cela d’ailleurs, voilà pourquoi mon éducation et tout ce que j’ai appris durant mes études manquent de se casser la gueule à chaque instant. C’est aussi pour ça que j’ai du mal à lire. Tout ça pour dire que ma tête est un bazar, un ouragan sans fin.

Physique

Une mâchoire carrée, forte, un menton tout aussi géométrique ressortant légèrement du relief de son visage, surmonté de deux pâles et fines lèvres. Un nez droit s’avance timidement au-devant de son visage, cerné de deux yeux aux couleurs changeantes. Du vert au gris, la palette de couleurs que composent les iris de Ray sont bien indissociables. Des sourcils châtains ni trop fins, ni trop épais dominent ces deux yeux. Ils sont teintés du même châtain que ses cheveux coupés courts, mal organisés sur son crâne.

Les yeux de Ray sont sans cesse accompagnés de poches. Naturelles ou dues au constant manque de sommeil, nous ne le saurons probablement jamais, mais il n’est cependant pas sûr que ces dernières soient des cernes, après tout. Son sourire à quelque chose d’unique, peut-être parce qu’il ne sourit pas tant que ça ? Mais il renferme une explosion de joie et de malice profonde.

Son mètre quatre-vingt - et des poussières - lui convient très bien, même s’il n’aurait pas craché sur une bonne dizaine de centimètres de plus. Mais il n’a jamais (du moins pas encore) eu l’occasion de s’en plaindre, alors ça lui ait bien égal. Deux ou trois kilogrammes en trop sûrement, mais il est à un cheveux d'être parfaitement équilibré. Et oui, les MacDonald’s ça ne facilite pas la tâche. Mais Ray s’en sort bien, même très bien. Tous les muscles de son corps sont convenablement développés, lui n’a pas besoin de se gaver de protéines ou autre produits synthétiques (il n’en a, de toute façon, pas les moyens).

Vous le verrez souvent habillé d’un simple t-shirt ou d’un simple polo, avec juste son inséparable veste en jean doublé de fourrure sur le dos, volée il y a quelques années dans une friperie, ainsi qu’un jean noir, bleu ou gris quand ce n’est pas un jogging troué au niveau du genou gauche.

Cri sonique


Le nom que je donne, que l’on donne à mon don me paraît … étrangement enfantin. Comme un rêve de gosse jouant au super-héros, à vrai dire. Mais comment décrire de façon scientifique mon don ? Il n’y a pas réellement de mot, vous comprenez. Surtout dans un monde comme le notre. Alors je me contente de l’expliquer comme ça : ma voix peut atteindre un tel niveau sonore qu’il en émane des ondes soniques. Oui, des ondes, de ma gorge. Je ne sais même pas pourquoi je m’en étonne, quand on sait qu’il y en a qui vole ou qui se téléporte. À côté de ceux-là, mon don n’a pas l'air plus impressionnant que ça.

Ce Cri sonique, donc, n’est pas visible par l’oeil humain. Et invisible aussi probablement de tous les autres yeux, mais je n’ai jamais essayé de voir à travers d’autres globes oculaires que les miens, alors je ne peux pas en juger ainsi. Mais elles se déplacent à une vitesse constante, commune à la vitesse du son, ce qui paraît assez logique. Et quand elles entrent en contact avec la matière, elles la font vibrer incroyablement fort, à la manière d’un téléphone placé sur silencieux, mais d’une puissance décuplée. Et selon la composition de ces objets, ils cèdent plus ou moins vite.

Ces ondes, elles font trembler les petits objets. La légende du cristal qui éclaterait en mille morceaux, elle est valable. Sauf que je suis bien loin d’être un chanteur de l’opéra. Ces objets, ils s’agitent, ils vrillent. Comme s’ils étaient habités d’un tremblement de terre, une force extrêmement puissante concentrée en un seul corps, aussi petit puisse-t-il être. Mais je n’ai qu’un contrôle superficiel de mon don. À vrai dire, je n’en vois pas d’autre utilité que la destruction, et ce n’est pas ce que je souhaite. Je ne le maîtrise que très peu.

Mais la chanson, c’est toute ma vie. Je ne peux pas m'empêcher de chanter ou de fredonner sans cesse un air, faisant vibrer mes cordes vocales. Ces mêmes cordes vocales qui peuvent s’emballer et me faire perdre le contrôle de ce don si instable. Mais ça m’est presque vital, de devoir chanter ce qui me passe par la tête. Je ne suis pas chanteur professionnel, mais peut-être qu’eux le comprendraient; ou alors ce ne sont que des impressions futiles que je m'imagine pour essayer de me justifier.

Alors je me dis qu’il faudrait que je le dompte, ce don. Que je le fasse taire. Mais au fond, je n’en ai pas le courage. Et puis, à quoi bon, si au final de tels essais ne donnent rien ? J’aurai détruit des habitations, des objets peut-être précieux pour rien. Souvent, je rêve de n’avoir jamais hérité de ce poison. Bien que je ne l’avouerai jamais à haute voix, il me terrifie plus qu’autre chose.

Mais je ne le redoute pas qu’à cause de son pouvoir destructeur. Je le redoute aussi parce qu'il me fait atrocement mal à la tête, au ventre, à la gorge. Comme une vilaine gastro, vous m’auriez dit. Sauf que ces maux me prennent par pics, brusques, sans prévenir, brutaux et violents. Et ils me font tellement mal … j’en ai déjà vomi. Ils secouent tout mon corps comme une vulgaire poupée, et je ne maîtrise plus rien. Pas plus que d'habitude, en faite. Et je ne tiens plus sur mes jambes, je suis obligé de m’agenouiller, de m'asseoir, de m’allonger. Je serre les dents pour ne pas hurler et j’en sue à grosses gouttes.

Car j’ai cette terrible impression que toutes ces crises maladives sont une sorte d’encouragement, ou plutôt d’avertissement. Que le don qui sommeille en moi souhaite que je le mobilise, que je l’utilise plus souvent. Qu’il ne demande qu’à être utile. Comme s’il était vivant, comme s’il vivait en moi. Mais je ne veux pas, et s’il était vraiment une partie de moi, il le comprendrait, non ? Il sentirait cette peur qui me prend le ventre quand j’y pense un peu trop ...

Enfance


La fenêtre principale de l’appartement du troisième étage était faiblement éclairée par une lumière jaunâtre, émanant d’une lampe usée par le temps, d’une porcelaine craquelée autrefois pigmentée de rouges vifs et d’oranges pastels. La nuit venait de se coucher sur la “ville fantôme” qu’était Detroit. L’appartement délabré, d’habitude calme, tremblait ce soir-là sous les cris perçants d’une jeune femme souffrante. Assise sur la cuvette des toilettes, ses mains sur le carrelage de la minuscule pièce, ses pieds nus faisant glisser le tapis qui recouvrait ce même carrelage inhospitalier, les poils de ses avants-bras hérissés, des larmes salées et amères coulaient le long de ses joues rosées fatiguées par le temps. Tout le désespoir du monde humidifiait ces murs délabrés tandis qu’elle appelait avec peine, qu’elle suppliait même, son compagnon, son mari, d’être à ses côtés. Mais personne ne répondait à ses appels de détresse. Son compagnon, son mari, se trouvait à des kilomètres de là, remuant tranquillement en rythme sa tête en écoutant l’une de ses vieilles cassettes de Reggae, un joint pincé entre les deux doigts de sa main gauche, pendouillant par la fenêtre de sa vieille auto. Alors que les contractions se faisaient de plus en plus violentes, Mary hurlait à la mort, et, usant de toutes ses forces de petit bout de femme, poussait comme elle l’avait déjà fait lors de la naissance de son aîné. Elle allait être mère pour la deuxième fois.

Et c'est ainsi que je suis né, sur les chiottes.

Un accident, comme mon frère aîné.

Là, vous sentez déjà que ma vie va être un sacré morceau.

Oh, et pour le coup des toilettes, je suis né avec sept semaines d’avance, rien que ça.

Mon dæmon ? Première apparition sous la forme d’un cafard. Sympa. Mon père ? Trop défoncé pour réaliser le “miracle de la vie” que j’étais. Mon frère ? Il a demandé si je pouvais retourner dans le ventre de notre mère. Et ma mère ? Ah, ma mère. Et bien, comme toute femme et mère de famille, elle est allée travailler. Gardienne de nuit d’un parking déserté par les touristes depuis plusieurs années déjà. Et moi, petite chose hurlante qui n’avait même pas encore de nom, emballé à l’arrache dans une serviette pas tout à fait propre, le lait de ma mère encore collé à la commissure de mes lèvres, déposé dans le lit de mon frère qui dû aller dormir dans le canapé du salon. J’aurai pu mourir mille fois, oui. Mais j’ai survécu, par je ne sais quelle magie. Ray William Jonathan. Trois prénoms tout à fait banals, au final. Mon frère lui, c’est Dylan qui lui est tombé dessus. Pour Bob Dylan, je vous fais noter l'originalité. Qu'attendre d'autre de mes parents, aussi ? Ils se sont inspirés de ce qui passait à la radio. Je devrais m’estimer heureux, j'aurai très bien pu être un “David” ou pire, un “Prince”. Le troisième de notre fratrie, un Mick, parce qu’en cette période ma mère n’écoutait qu’en boucle l’un des morceaux des Rolling Stone. Et la petite dernière, une simple “Judith” parce que «c’est pas que réservé aux Juifs d’abord». Subtilité, quand tu nous tiens. Voilà donc ma vie qui débute, et je m’efforce de puiser dans ma mémoire en désordre pour vous ressortir mes plus anciens souvenirs.

J’ai grandi, petit à petit. Ma mère savait bien que j’étais né bien trop en avance, et elle craignait de devoir élever un fils autiste. Ce n’est pas arrivé. J'étais un gamin très actif, j’ai appris à marcher bien tôt aussi. C’est comme ça qu’à l’âge de neuf mois, je gambadais en couche derrière Dylan, six ans et demi de plus que moi, Eaghan piaillant dans les airs sous la forme d’un moineau. Eaghan est resté très longtemps sous différentes formes de piaf, d’insectes et de petits reptiles, sûrement parce que ça lui permettait de mieux se déplacer sans se faire remarquer. Ce n’est qu’un beau matin, alors que ma mère rentrait d’une de ses nuits de garde, qu’elle eut la bonne idée d’aller s'assurer que ses fils dormaient paisiblement; elle ouvrit la porte de notre chambre et se mit à crier lorsqu’elle trouva un python enroulé confortablement sur lui-même sur ma taie d’oreiller, à quelques centimètres de ma tête brune. Ses cris percèrent nos tympans si sauvagement qu’Eaghan se métamorphosa en une antilope prête à déguerpir, ne faisant qu’affoler plus ma mère, déjà au bord de la corse cardiaque. Dylan parut seulement étonné, mais pas plus que ça, tandis que Mick n’était encore qu’un bambin alors que j'approchais de mes cinq ans. Mon père ? Absent, comme bien trop souvent. Il n’aurait très probablement rien dit, d’ailleurs, ça n’aurait pas changé grand chose. J’expliquais à ma mère ce qu’était Eaghan et comprenais - enfin - ce jour-là que j’étais différent.

Vivre avec un tel animal ne les dérangea pas bien longtemps avant qu’ils ne s’y habituent. Et, je sais aujourd'hui que j’ai eu de la chance sur ce coup-là, mes parents ne cherchant pas à se créer des embrouilles n’en parlèrent pas au peu de personnes qu’ils connaissaient. Contrairement à Dylan, qui avait un ami dæmonien répondant au nom d’Adrian. Ce fameux Adrian se vantait ouvertement d’avoir son dæmon - dont aujourd'hui j’ai oublié le nom - et était bien connu de notre petite bande de futurs délinquants. Detroit est l’une de ces villes où les habitants ont tendance à rester en groupe, c’est pour cela que la réputation d’Adrian ne dépassa pas les murs du terrain vague, à son plus grand désarroi. Dylan trouva alors dans mon dæmon un intérêt non méprisable; celui de faire de lui le roi, le commandant, le chef de leur bande du bac à sable. Ça n’était rien, pour un enfant de onze ans, de vouloir commander, si ? Il est venu vers moi alors que je faisais la course avec Eaghan dans le “jardin” de l’immeuble, et il m’a demandé s’il pouvait me l’emprunter. En tant que frère, j’aurai bien évidemment accepté de le lui prêter, comme un jouet. Mais Eaghan n’était pas un jouet. Eaghan n’était pas non plus un simple animal de compagnie. Et je sentais, j'avais cette abominable impression qu’il ne fallait pas qu’il y touche. Et j’ai refusé. Cependant, ça n’a pas vraiment plu à Dylan, ce que je pouvais comprendre. Alors il a insisté, mais ma réponse était toujours négative; jusqu’au moment où il m’a poussé sur le côté, s’est rapproché dangereusement d’Eaghan, essayant de saisir le lièvre qu’il était.

Avant qu’Eaghan ne puisse faire deux pas en arrière, Dylan le saisissait déjà par la peau du cou. Et c’est alors que j'ai connu la douleur, la vraie. J’ai crié, crié aussi fort que je l’ai pu, aussi fort que l'aurait pu un enfant de six ans. Et Eaghan de son côté se débattait furieusement. Et j’ai continué de crier, incapable de bouger, de faire le moindre mouvement, pétrifié par la douleur, par la peur. Et mon frère qui ne comprenait pas me fixer avec de gros yeux. Mon corps était pris de violent spasmes, tandis que des larmes se formaient au coin de mes yeux. Une douleur intense, une douleur intérieure, comme si l’on avait brisé quelque chose dans mon cœur, dans mon ventre. Après de longues secondes qui me parurent interminables, Eaghan parvint à s'échapper des bras tortueux de Dylan et me rejoint, me libérant de ces lances empoisonnées qu’on m’avait plantées partout dans le corps. J’ouvris mes bras et saisis entre eux Eaghan, le pressant contre moi comme jamais je ne l’avais fait avant. Les larmes coulaient encore le long de mes joues et leur goût salé demeurait dans ma bouche, tandis que j’étais pris d’un hoquet âpre. Mon frère, étonné, prit rapidement la poudre d’escampette nous laissant, Eaghan et moi. Mon intuition s’était avérée terriblement juste, et ce jour-là marqua immanquablement la naissance de ce trait de caractère réticent que j’ai, celui qui fait en sorte que je me méfie des autres et que je me base bien trop souvent sur mes premières impressions.

Mais j’aimais mon frère comme n’importe de qui l’aurait fait. Malgré le fait que nous nous disputions sans cesse, j’aimais mon frère plus que tout. Adrian ne le croyait pas quand il disait que j’étais un dæmonien. Il faut dire que je ne l’aidais pas, aussi. Mais Dylan ne m’aimait pas autant que je le faisais. Il n’aimait pas son frère, lui qui avait un dæmon. Et cela joua beaucoup dans notre relation. J’étais exclu de leur jeu, car “Eaghan m’aidait tricher”. Pauvre petit garçon solitaire. Je lui reprochais d'être jaloux, ce qu’il niait sans cesse. Mais je sais aujourd'hui, avec le recul, que j’avais raison. Dylan m’enviait, il enviait Eaghan. S’il avait su … Mais nous n’étions que des enfants, après tout. Je cache bien trop souvent mes erreurs derrière mon passé. Mais je n’étais pas différent seulement à cause de mon dæmon. Non, il y avait quelque chose de plus qui faisait de moi un enfant insupportable. J’étais hyperactif. Pas facile de vivre son enfance, de suivre correctement une éducation quand votre cerveau, vos pensées ne cessent de changer, de passer à autre chose. Et je n’étais pas bête, comme l’avait assuré à ma mère tant de mes professeurs. Dissipé, certes. Sans arrêt puni, installé à sa table dans le coin gauche du mur du fond. Incapable de suivre “normalement” plus de vingt minutes de cours. Voilà d’où viennent la grande majorité de mes difficultés si ce n’est pas toutes. Quel poison j’étais pour mes camarades, pour mes maîtres et maîtresses, pour mes frères et pour ma mère. Et surtout pour moi.

Je garde de terribles séquelles de ces années dans mes études d'aujourd'hui. Ma mère n’avait pas les moyens de me payer un traitement; elle ne s’en souciait que très peu, pour tout dire, elle avait mieux à faire avec quatre gosses et un un mari sans cesse défoncé. Mais jamais, au grand jamais, je ne m’autoriserai à la blâmer, ma mère a toujours fait de son mieux pour nous élever, Dylan, Mick, Judith et moi. Être mère à à peine seize ans, ce n’est pas facile. Elle est pour moi l’une des personnes les plus courageuses de ce monde, plus courageuse que n’importe quels soldats ou Résistants, au final. Dylan et moi faisions la paire, bien qu’il s’éloignait chaque jour un peu plus de moi, tirant sur le lien qui nous unissait depuis “l’accident”. Je lui en voulais, un peu, du haut de mes sept ans. Mais qu’est la haine dans un si petit corps ? Cependant je ne voulais pas me séparer de la seule personne plus âgée que moi capable de me protéger. Renier mon frère à cause de cet épisode était quelque chose de suicidaire. Un gamin ne survivait pas bien longtemps seul à Detroit. C’est ainsi, que pour éviter de me séparer de Dylan, que je commençais à sécher d’innombrables heures de cours. Parce qu’elles m’ennuyaient, et que j’étais puni bien trop souvent pour que cela fusse rentable. L’école buissonnière en compagnie de mon frère, mon grand frère. J’étais cette petite tête brune qui suivait de toutes ses forces les grands dadets idiots qu’étaient les garçons de “la bande à Adrian”.

Et je grandis ainsi, vagabond des rues quand je n’étais coincé entre les quatre murs de l’école. Vint alors ma première infraction à la loi, du moins la première à laquelle j’assistai. À l’approche de Noël, mon frère, dans un élan de générosité, me demanda ce qui me faisait plaisir. C’était un temps où l’on voyait toutes ces affiches vantant les mérites de ces fameux mp3, alors que le walkman de notre mère venait de rendre son dernier souffle. J’en voulais un, je voulais un mp3, et mon frère réalisa mon voeux. “Cache-toi là, je reviens tout de suite avec ton cadeau de Noël” m’avait-il ordonné, avant de rentrer avec la bande à Adrian dans l’unique magasin d’électronique de la ville. J’attendais alors, sagement, assis sur le rebord du trottoir, Eaghan à mes côtés, couché en lionceau sur ce même trottoir. Le silence de cette froide journée fut soudain brisé par l’alarme du magasin au même moment où mon frère et ses amis sortaient en courant du bâtiment. Je savourais le petit objet magnifique que je tenais entre mes mains, sous le regard victorieux de Dylan. Le fameux mp3. Il n’y avait dessus que quatre basiques chansons intégrées directement dessus que je passais en boucle dans mes oreilles, et elles me suffisaient. J’étais le petit garçon le plus heureux du monde.

C’est comme ça que j’ai commencé à chanter. Je passais des après-midi avec les écouteurs dans les oreilles, à écouter de la musique. Par chance, Adrian savait trafiquer tout un tas de choses sur son ordinateur, et je me retrouvais bien rapidement avec une grande panoplie de titres divers et variés. J'essayais de chanter, de comprendre leurs paroles, de suivre le rythme. Et j’y suis parvenu, au bout de quelques mois de longs entrainements. Et je chantais, je chantais, à tue-tête. Je chantais quand je me retrouvais seul, dans le terrain vague ou à la maison quand personne n’y mettait les pieds. Parce que j’aimais chanter et je n’avais pas envie d’entendre Dylan ou Mick me faire des blagues sur ma façon de chanter, comme ils avaient l’habitude de le faire. Mais les bonnes choses ne durent jamais bien longtemps. Les années passées, doucement, calmement, sans qu’il ne se passe de grandes choses. Eaghan et moi grandissions à vitesse régulière, dans la moyenne, pas plus ni moins que d’autres. Alors que je venais d’entrer, il y avait de cela quelques jours, dans ma onzième année, Dylan avait dérobé d’un sac appartenant à une personne âgée un magnifique téléphone. Mieux qu’un simple téléphone, un smartphone. L’un des tous premiers. Et il explorait son nouveau précieux, sa trouvaille, fièrement, tandis que je gardais sur les oreilles mes écouteurs, l’observant silencieusement sur le perron de notre immeuble.

Et je me suis mis à chanter. Pourquoi ? Parce qu’il y avait ce morceau que j’aimais beaucoup, que je préférais même, parmi toutes la liste d’Adrian. J’ai d’abord fredonné, doucement, avant de laisser ma voix aller sur le refrain. Et j’ai senti, alors, qu’il y avait quelque chose qui clochait. Que quelque chose n’allait pas, et pourtant, enfant que j’étais, je n’ai pas arrêté. J’ai fermé les yeux, et j’ai laissé faire. Mon frère a commencé à râler, doucement, avant de monter rapidement de manière crescendo. J’ai ouvert les yeux, sans pour autant arrêté de chanter. Le portable tremblait dans la main de Dylan. Il tremblait, et je voyais Dylan ouvrir la bouche pour me dire d’arrêter de chanter, ce que je n’ai pas fait. Ses sourcils se sont froncés, et il a détourné son regard pour me fixer, ne comprenant pas quelle sens prenait la situation. Le téléphone s’échappa de ses mains, tombant à terre, se brisant en mille morceaux. Son visage tourna au rouge vif et, convaincu par je-ne-sais quelle magie, il s’approcha de moi, les poings fermés. Six ans d’écart, ça pèse dans la balance quand on est jeune. Il m’a arraché les écouteurs de mes oreilles, projetant par la même occasion mon mp3. Il m’a asséné un premier coup de poing, auquel, de toute ma force de pré-adolescent, j’ai répondu, et nous nous jetions dans une bagarre violente.

Ma première véritable baston avec, ou plutôt contre, Dylan. Et si violente. Dylan me surpassait facilement en force du haut de ses seize ans. Nez cassé, arcade sourcilière ouverte, et la haine de mon frère. Voilà ce qu’il en résulta. Nous sommes restés en froid depuis cet épisode, et j’ai arrêté de chanter pendant quelques temps. La première manifestation de mon don empoisonné. Eaghan n’a pas compris. Qui aurait pu ? Qui nous l’aurait appris ? Il n’y avait personne dans la ville de Detroit pour le faire. Adrian lui pouvait voler (et bon nombre des gamins lui enviaient ce pouvoir), alors j’avais toujours pensé que cela m’arriverait, comme un imbécile. Et le Cri Sonique, innovant. Tout nouveau, et terriblement effrayant. Je n’ai pas eu tous ses effets secondaires directement; ils ont pris leur temps pour se manifester, disons. Mais j’étais pétrifié à la simple idée qu’un tel pouvoir pouvait m’habiter. Et pas questions d’en parler aux autres, comme avec Eaghan. Non, ce don, je me devais de le garder pour moi. Je n’avais pas envie de me faire exclure plus que je ne l’étais déjà, de perdre le peu d’amis que j’avais, ou plutôt le peu d’amis qu’il me restait. Je n’ai jamais parlé à personne de mon don dans ma ville natale. Mon frère a dû probablement penser que ce n’était qu’un accident, ou il a dû oublié, depuis le temps. Pas moi. Car je suis persuadé que cet événement a été profondément déclencheur de ce qui est arrivé ensuite.

Adolescence


Le temps défilait lentement. Eaghan se transformait de plus en plus régulièrement, changeait de formes très souvent, tout en restant sur une gamme d’animaux spécifique, essentiellement des félins, petits et grands. Ça m’avantageait, car les félidés avaient toujours été mes animaux préférés. Et puis leurs morphologies étaient confortables, agiles, fortes. On avait trouvé d'autres dæmoniens qui avaient rejoint notre groupe. Enfin, j’ai tort en disant “notre” car c’était celui de mon frère, surtout. Mais Adrian m'appréciait, du moins c’est ce que je pensais. J’ai réalisé plus tard qu’il me prenait sous son aile pour avoir un dæmonien à ses côtés; et comme il m'appréciait, je faisais “intégralement” parti de la bande. La jalousie qu’avait Dylan pour moi était si grande qu’il était difficile de ne pas s’en rendre compte. Mais il y avait autre chose, à la maison. Notre mère traînait depuis plusieurs semaines déjà une toux terriblement sèche, si sèche que l’on devinait lorsqu’elle toussait sa gorge abîmée. Comment aurais-je pu m’en inquiéter ? J’étais jeune et encore innocent. Les maladies mortelles n’avaient pas encore rencontré mes connaissances, et je pensais que ce n’était qu’une vilaine angine de passage. De ce qui était de mon don, rien n’était prévisible. Il s’activait tout seul quand je me laissais chanter. Vers mes treizes ans débarquaient enfin ses effets secondaires si attendus.

Marchant avec Eaghan, alors que je chantais doucement, de peur de casser quoi que ce fut, une douleur atroce me prit les tempes, les serrant, les frappant comme jamais encore je n’avais connu. Même après avoir subi à de puissantes fièvres, ces maux de tête n’avaient rien à voir avec ces dernières. “Ray ! Qu’est-ce qu’il se passe ?” me demanda Eaghan affolé. N’ayant pas la force de lui répondre, mon esprit trop sollicité par la douleur, je m’agenouillais, la respiration coupée, le visage crispé, figé par la torture que ce puissant mal de tête m’infligeait. Et cette crise ne fut que le début d’une longue lignée d’autres, tous aussi douloureux. Ce calvaire que je vis depuis presque dix ans maintenant, et qui continuera sur sa lancée tant que je ne maîtriserai pas totalement mon don, sûrement. Eaghan a tellement peur, lui qui est si prudent, à chaque fois que je subis l’une de ces crises. Il me supplie d'arrêter de chanter; mais il ne comprend pas, non, il ne peut pas comprendre que c’est toute ma vie. C’est plus qu’une simple passion ou qu’un passe-temps, mais ça, il ne le comprendra probablement jamais.

Notre père est mort d’une overdose. Il n’y a rien d'autre à dire. Ce n’est pas un épisode de ma vie qui m’a réellement marqué, contrairement aux répercussions que sa mort a pu avoir. Mon père ne s'était jamais occupé de nous. Il passait ses journées au garage du coin en tant que réparateur, il ne rentrait que tard le soir, se piquait avec les seringues qu’il préparait sur la table basse de ce qui aurait dû être un salon, avant de s’endormir sur le canapé. Totalement drogué, perdu. Néanmoins, un salaire était un salaire - bien que très médiocre - et la disparition de notre père fut nettement marquée par un manque d’argent. Un manque considérable d’argent pour nourrir et élever quatre gamins. Il nous abandonna, laissant tout le travail à notre pauvre. Et cette dernière semblait toujours si fatiguée, si faible. La maladie la prenait peu à peu, consumant son corps chaque jour un peu plus. J’en veux à mon frère de ne pas avoir réagi. Car j’avais au moins l'excuse de n'être encore qu'un “gamin”, moi. Dylan avait déjà atteint l'âge de la majorité depuis un bon bout de temps, par contre. Je lui en veux de n’avoir rien fait, de n’avoir même pas essayé d’aider notre mère. Mais il est toujours trop tard pour revenir en arrière …

Du haut de mes quatorze ans, je connus enfin la signification du mot “amour”. Premiers baisers passionnés avec une fille de ma classe, plus qu’entreprenante dans notre relation où je me faisais clairement mené par le bout du nez, sans jamais protester, sans jamais vouloir la contrarier. J’étais obnubilé par un tel caractère et par son parfum à la fleur de cerisier. Je mentirais en disant qu’elle ne dirigeait pas mes moindres faits et gestes. Au bout d’un mois en couple, elle m’envoyait un soir un message disant qu’elle était seule chez elle. Et moi, en parfait adolescent bourré de testostérone, je courais la rejoindre, sachant très bien ce que la miss avait en tête. Passant à l’acte plus que rapidement, je lâchais alors un râle masculin prononcé, provenant directement de ma gorge. Comment, dans l’un meilleur des moments que j’ai jamais passé, avais-je pu oublier la formidable existence de mon don ? C’est alors que les étagères fixées au-dessus du lit se mirent à trembler furieusement, avant que les vis qui ne les retiennent ne cèdent sous la pression, laissant les étagères s'écraser à quelques centimètres à peine de la tête de ma dulcinée. Ses cris effrayés mirent fin à l'action tandis qu’elle se relevait, affolée. Inoubliable première fois. Nous cassions le lendemain, à mon grand dépourvu.

À quelques jours de mes dix-sept ans, la nouvelle tombe. Les dæmoniens existent, ils ne sont pas des hommes. Ils ne sont même pas des animaux. Alors Adrian et moi ne sommes pas seuls, plus seuls. Notre bande ne semble pas plus surpris d'apprendre notre existence. Non. Par contre, ils ont bien retenu la seconde partie qui dit que nous ne sommes pas, que nous ne sommes plus, des humains. Le grand frère de la fille avec qui je sortais à ce moment fut le premier à sonner à la porte de notre appartement, un grand sourire aux lèvres. Et pour quelques insultes mondaines que j’avais prononcé à son égard il y avait quelques temps de cela, je me retrouvais avec des fabuleux coquards et un poignet cassé. Ah, mais ça n’était que le début. Le début d’une année qui s’annonçait plus que mal, pour nous autres, dæmoniens. Les humains ont eu une formidable idée. Oh, une idée fantastique, oui. À Detroit, ils ont commencé à organiser des combats de dæmons. Des combats clandestins, où l’on pouvait miser sur celui qui nous semblait le plus robuste, le plus agressif, le plus apte à gagner. Mon frère en a bien vite entendu parler. C’était bien le premier à m’y motiver. J'aurai bien évidement refusé, si l'état de notre mère ne se dégradait pas aussi vite qu’il le faisait. J’ai vu dans ces combats l’illusion d’une solution à tous nos problèmes. Je pouvais enfin payer les soins dont la mère avait besoin, dont j’avais besoin, dont notre famille pouvait jouir.

Alors j’ai accepté, j’ai suivi mon frère. Eaghan n’était clairement pas partant, mais je l’ai convaincu, par mes propres idées, et il a finit par accepter. Il n’avait pas encore sa forme définie et pouvait se transformer à souhait. C’était un avantage considérable dans nos combats, car la grande majorité des dæmons de nos adversaires avaient cessé de se métamorphoser. Eaghan prenait des coups, et j’en prenais aussi, par la même occasion. Mais ce besoin de vivre, de survivre, faisait battre nos cœurs si forts que la douleur finissait par s’estomper. Eaghan me demande souvent d’oublier ces épisodes, mais je m’en veux tellement que je n’y parviens pas. Je m'en veux de lui avoir infligé toute cette souffrance alors qu’il n’était pas réellement volontaire. Et il a beau me répéter sans cesse que tout est pardonné, je n’arrive pas à m’en persuader. Mais nous vainquions. Nous gagnions et nous récoltions de l’argent. Illégalement, mais de l’argent bien réel. Mais il fallait économiser, beaucoup économiser. Et les victoires m'enivraient. Poussé par Dylan, nous finissions, Eaghan et moi, par nous faire un petit nom, une petite renommée dans ce monde si obscur. “Ray de Detroit” voilà comment on m’annonçait. Et je commençais à y prendre goût, la réputation m’attirant. Un an de combat, un an de souffrance quotidienne. Mais un an de prospérité.

Je faisais aveuglément confiance à Dylan pour garder notre argent. Grave erreur. Vint ce jour où, fatigué de me battre, je lui demandais à combien nous en étions. Ce sourire malin qui se dessina sur ses lèvres voulu tout dire. De sa main droite il sortit délicatement des clefs. Oui, des clefs. Les clefs d’une voiture, neuve. “T’as volé une voiture ? Chapeau, je le félicitai, ne saisissant pas tout de suite la situation. “Non, Ray, je l’ai acheté. Fini la délinquance ! On est libre, frérot ! me répondit-il, heureux comme je ne l’avais encore vu. “Ne … ne me dis pas que tu … tu as utilisé l’argent des combats ? je lui demandai, hésitant. “Si ! On va se barrer, Ray ! À nous la belle vie ! s'exclamait-il, des paillettes dans les yeux, levant les bras au ciel. “Et … les médicaments de Maman … ? Dylan, j'arrête le combat ! Qui va les payer ?” je lâchais, la peur prenant possession de mon visage. Dylan ne répondit plus. Il me regardait, haussant les épaules discrètement. C’est alors que je sentis la rage monter en moi. Un volcan en pleine éruption. San crier gare, la haine dans les yeux, les joues rougies par ma colère, je bondissais sur Dylan avant de lui asséner de puissants coups de poing, lançant pour la deuxième fois de ma vie un réel combat entre mon grand frère et moi. Sauf que cette fois, j’étais plus fort, mentalement et physiquement. Je m'étais battu pendant assez de moi pour maîtriser mon frère. Comment avait-il pu ? Trahir notre mère, me trahir moi, ainsi ? Tout allait enfin être si parfait et le voilà qui détruisait tout ! J'arrêtais de le frapper, fatigué, brisé. Tous mes efforts, toutes ces blessures ... pour rien. Réduits en fumée.

Dylan est parti avec Mick et Judith en plein milieu de la nuit, dans “notre” nouvelle voiture, après avoir déclaré que j'étais fou. Fou et con, profondément con. Je ne l’ai jamais revu. Ni lui, ni Mick, ni Judith. Maman en apprenant ceci, a fait une crise cardiaque. Je n’étais pas à la maison à ce moment là. Elle est morte. Elle est morte, et je n’étais pas là pour la sauver. Toute une vie à souffrir, tout une vie à travailler d'arrache-pied, tout une vie à se tuer à la tâche pour des enfants qui jamais n’auront eu l’occasion de la remercier. Voilà ce que j’ai fait, ce que nous avons fait. Maman n’a jamais réellement pu vivre, au final. Et tout est de ma faute. Il n’y avait plus d'espoir. L’enfant-malheur que j’étais, avait tout détruit. Tout. Assis sur ce même trottoir où Dylan m’avait demandé d’attendre il y avait de cela dix ans, je regardais d’un regard vide les vitrines du magasin d’électronique animées par des télévisions diffusant leur conneries dans une vague symphonie bruyante. J’ai commencé à chanter. Doucement, parce que je n’avais pas chanté depuis longtemps. Puis de plus en plus fort, tirant sur mes cordes vocales. Et, comme voulu, mon don s’est activé. Volontairement, pour la première fois. Les vitrines face à nous ont commencé à trembler, de plus en plus violemment, jusqu'à imploser. Dans un énorme fracas, les vitres ont cédé, explosant en un million de minuscules bouts de verre. Eaghan, transformé alors en un husky pour ne pas éveiller les soupçons des passants, m’a tiré par le t-shirt en arrière pour pas que me prenne les débris coupants des vitrines. Les gens ont crié, alertés par tout ce bruit, s’affairant autour de la devanture du magasin tandis que nous repartions.

Age adulte


J’ai ramassé un journal dans une poubelle, car l’entête était bien trop colorée de rouge pour qu’il ne se passe pas quelque chose d’important. J’ai pris plusieurs temps à décrypter ce que les lettres racontaient, n’ayant pas lu depuis un long moment déjà, accentué par mes difficultés naturelles. Une université. Un havre de paix. Je croyais rêver. “Eaghan, on part pour le New Jersey, tout de suite”.

J’ai vendu les quelques meubles encore vendables de l’appartement avant de vendre l'appartement en lui-même pour que dalle. J’ai dépensé toute ma mince fortune pour acheter un billet de Greyhound qui me mènerait à Merkeley.

Plusieurs interminables heures de car plus tard, j’y étais enfin. La côte Est, la mer, et un air bien différent de tout ce que j’avais connu avant. Loin des lacs, loin des banlieues avec lesquels j’avais grandi. Tout y était si nouveau, si clair. Petit gars de la ville qui voyageait pour la première fois. Mes yeux étaient éclairés par cette même lueur enfantine que j’avais lorsqu’on me racontait toutes ces histoires de Père Noël et de Super-Héros. Tout était si nouveau pour moi. Je suis descendu du car, un pauvre sac en bandoulière bourré du strict nécessaire, et je me suis assis sur le banc de l'abribus, pour contempler les vagues au loin. J’ai soufflé, laissant échapper tout ce stress pesant, ce stress avec lequel je vivais depuis mon plus jeune âge. J’ai sorti de mon sac mon vieil mp3, j’ai mis les écouteurs dans mes oreilles et je l’ai laissé jouer n’importe quelle musique, tandis qu’Eaghan, toujours sous sa forme de husky, est venu se coucher à mes pieds comme si de rien n’était.

Et j’ai chanté, trop habitué à mes mauvais tics.

Et il s’est écoulé quelques minutes sans que rien ne se passe.

Brusquement, le nouveau le calvaire. La fulgurante douleur. Ma gorge se serra tellement que j’en eus du mal à respirer. Je me tenais le ventre à deux mains, martyrisé par ce supplice.

Comment avais-je pu croire ne serait-ce que l’espace d’une seconde que mon don s’était enfin stabilisé ? Que tous ces effets secondaires avaient pris fin ? Que j’étais libéré de cette malédiction ? Pfff.

En pleine forme, en bonne santé, curieux comme le gamin que j’étais - et que je demeure - de découvrir ces nouveaux horizons. Les premiers jours furent durs, cruels, emplis de mélancolie dévastatrice. J’avais du mal à me laisser aller, me permettre d'être heureux avec derrière moi, les douloureux souvenirs de dix-huit ans d’existence. Rien n’est facile à oublier. Mais l’université de Lindwuen m’offrait tant de possibilités, tant d’espoir, m’ouvrait des portes autrefois fermées, scellées, condamnées. Le poids de la famille ne pesait plus sur mes épaules. Dylan, Mick et Judith s’effaçaient petit à petit, laissant place à tous ces nouveaux visages, toutes ces nouvelles personnalités bien plus variées qu’à Detroit. Mais la vie ne resta pas bien longtemps aussi paradisiaque que je l’avais connue à ces premiers jours dans le New Jersey.

Il y avait des rumeurs, des histoires. De sombres rideaux qui cachaient toute cette “magie” d’un monde enchanteur. On racontait à Merkeley des choses bien sinistres sur ce fameux Conseil. Mais je ne m’y intéressais pas vraiment, non. Mais, on ne s’intéresse qu’aux événements qui nous touchent directement, si ? Je n’ai rien vu venir, trop occupé à récupérer le retard monstrueux que j’avais accumulé pendant tant d’années. Tout revoir depuis son premier jour à l’école élémentaire, tout reprendre depuis le début fut terriblement long. Et dur. Mon hyperactivité s’était quelque peu atténuée avec la stabilisation d’Eaghan, cependant me concentrer sur mes cours devenaient rapidement une tâche cuirassée. J’ai signé le recensement comme un autre papier, en ne faisait que le lire en diagonale, entre deux cours de mathématiques. Plongé dans toutes ces études, je laissais filer le temps et ma vie sociale, mon intérêt pour les événements extérieurs. Mais, comme tout le monde, je me suis un minimum méfié du Conseil lorsqu’ils ont expulsé ceux qui ne s’étaient pas recensés. C’était idiot. Idiot et parfaitement étrange. Pourquoi faire venir se réfugier des dæmoniens si c’est pour les chasser par la suite de Merkeley ? Les habitants du New Jersey murmuraient sous les capes que le Conseil traînait des actions plus que louches derrière eux. Mais je restais interdit. Qu’appelaient-ils “l’horreur” ? J’étais persuadé que nous n’avions pas la même définition du mot. Nous n’avions pas connu les mêmes choses, nous ne venions pas du même endroit. Alors comment l’horreur pouvait-elle nous être commune ? J’étais terriblement têtu de penser de telle chose. Têtu et borné.

Puis l’histoire de l’orphelinat. Des expériences sur des enfants. Comment pouvait-on être aussi cruel ? Des petits êtres innocents … J’ai suivi les preuves des rebelles, et la méfiance a alors prit une grande part de mon esprit. Un vrai mouton, finalement. J’ai suivi le mouvement, et j’ai bien fait, au final. Le Conseil, dispersé, écarté. La fin d’un guerre dévastatrice. Je n’ai perdu personne, tout simplement parce que je n’avais personne. Mais j’ai vu le feu et les bombes. Partout. J’ai su que je partageais en définitive la même définition du mot “horreur” que ces habitants de Merkeley.

Aujourd’hui, tout reprend. Doucement, la vie. Aujourd’hui, j’ai rattrapé le retard de quinze ans d’existence, même si j’en garde quelques séquelles. Aujourd’hui, je suis enfin prêt à aller de l’avant.

Qui tire les ficelles

Pseudo/Prénom : Ray
ge : Oh mais vous êtes de petits curieux dis-donc e.e (Plus de 15, oui)
Double Compte : Nope.
Activité sur le forum : Entre 3 et 4, probablement. Je mets ça comme ça, mais j'espère me connecter plus souvent.
Comment as-tu connu le forum ? Je cherchais un rpg humain sans réel fiction, on va dire parce que je supporte pas les forums HP mais il faut pas le dire, et puis je suis tombée sur ce petit bijou, qui éveille de fabuleux souvenirs dans ma petite mémoire.
Un commentaire ? Un avis ? Une suggestion ? J'adore le design et les codages. Voilà. C'est tout. Puis vous êtes très accueillants aussi C:
Et si je te demande le code du règlement ?


  
MessageVen 10 Fév - 21:30
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Date d'inscription : 08/06/2014Nombre de messages : 1447Nombre de RP : 148Âge réel : 22Copyright : Misty MountainsAvatar daëmon :
Liberty B. SeagardBeautiful kinectic rainbow
Bienvenue même si je te l'ai déjà dis et bon courage pour ta fiche Et non, pas de description physique de la personne seulement la description de son daëmon, caractère ce qu'il aime etc ... ^^
  
MessageVen 10 Fév - 21:43
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6423Nombre de RP : 339Âge réel : 24Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
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Tempest in a Bottle
Bonsoir et bienvenue parmi nous ! =D

Alors si tu tiens à décrire physiquement ton perso tu peux aussi le faire dans la partie caractère si ça te plait, c'est juste qu'on ne le demande pas obligatoirement =)
Pour les groupes, ton perso est américain donc s'il est recensé il est bien citoyen daëmonien.
Mauvaise nouvelle par contre, mais Taron Egerton a 27 ans et on accepte une différence de 5 ans entre l'avatar et le personnage =/ Il faudra donc vieillir un minimum Ray pour une question de vraisemblance =) merci !

Sinon merci pour les jolis compliments et bon courage pour la suite de ta fiche ! Si t'as des questions n'hésite pas à me contacter :)
  
MessageVen 10 Fév - 22:36
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Date d'inscription : 18/05/2016Nombre de messages : 359Nombre de RP : 46Âge réel : 24Copyright : Aki' (me)Avatar daëmon : Berger Allemand
Ryan FarellWe can be HEROES
Just for one day
Bienvenue sur LD

Je dois avouer que j'ai hurlé de rire en lisant le nom de ton personnage xD Le nom complet de mon personnage étant Ryan Will Farell, on a littéralement passé à un cheveux d'être homonyme
Mais c'te classe, comme nom, quand même, je ne peut qu'approuver What a Face *high five son nouveau bro R.Farell*

La fiche est toute mystérieuse, j'ai hâte d'en apprendre plus! Bon courage pour l'écriture ♥
  
MessageDim 12 Fév - 1:55
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Date d'inscription : 10/02/2017Nombre de messages : 5Nombre de RP : 0Âge réel : 99Copyright : /Avatar daëmon :
Ray W. O'FarrellNothing will be the same...
Merci à tous pour tous vos messages choux :3
Voilà j'ai vieilli mon petit Ray /paf/ bon j'avoue tiré pas mal en le mettant au minimum possible /repaf/
Donc voilà, disons que j'ai fini les parties Dæmon et Caractère, j'essaye de boucler le pouvoir et l'histoire au plus vite, bien que me connaissant, l'histoire risque de me prendre longtemps
Bref, j'ai juste hâte de venir Rp avec tous vos petits personnages e.e
  
MessageDim 12 Fév - 11:08
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 75Nombre de RP : 10Âge réel : 19Copyright : oystermagAvatar daëmon :
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Bienvenur aller bon courage t'en a fait la moitié;)
  
MessageSam 18 Fév - 11:31
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Date d'inscription : 23/06/2010Nombre de messages : 6423Nombre de RP : 339Âge réel : 24Copyright : avatar Aki ♥Avatar daëmon : every colors in the air
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Tempest in a Bottle
Bonjour !

Avant tout je suis désolée de mon temps de réaction, en fait je n'avais juste pas vu ton message dans les présentations terminées et j'ai eu une grosse semaine bien chargée qui ne m'a pas laissé le temps de venir beaucoup sur le forum =/

Néanmoins me voilà pour corriger ta fichette !

D'abord j'aurais bien aimé que tu demandes si tu avais la possibilité de faire un couple daemon/daemonien du même sexe avant de faire ta fiche entière =/ ne serait-ce que si on n'avait plus de places libres dans nos quotas. Tu as de la chance, tu peux effectivement avoir un daëmon mâle même avec Ray, mais ça aurait été mieux de demander avant, histoire de ne pas faire une fiche pour rien si on avait dit non au final.
Le caractère d'Eaghan me va bien ! Ah et : espèce = canis lupus familiaris, race = Husky ;)
Le caractère de Ray est bien aussi, rien à redire =)

Le don est chouette ! Par contre le début de ta description me fait un peu sourire parce que en soit le moindre son qui émane de ta gorge est une onde qui peut faire bouger quelque chose, comme le don de Ray, mais à une échelle minime c'est tout ^^ Mais bon, c'est un détail. Ah et j'aurais plus dit ondes sonores (ou ondes acoustiques à la limite) que soniques mais j'imagine que tu sors ton terme de quelque part et que c'est juste mon impression personnelle =o Donc garde ondes soniques hein, pas de soucis.

Passons à l'histoire o/ Alors déjà merci pour le fou rire "Et c'est ainsi que je suis né, sur les chiottes." J'étais justement en train de me dire naaan... naan elle va pas le faire sur les chiottes quand même. Et si. Bon après c'est moins rigolo mais tout de même . J'aime beaucoup la présentation des frères et soeurs, tu m'as bien accrochée dès le début! C'est très chouette le lien que tu tisse entre sa passion pour le chant et la découverte de son don .
Le reste est tout aussi bien, bref rien à redire non plus pour l'histoire !

Du coup je te laisse prendre en compte les remarques que j'ai fait plus haut, corriger ce qu'il y a à corriger et en attendant je t'ajoute à ton groupe! Le code est bon aussi, tu peux aller te recenser dans les listes avatar/don/daemon et commencer à jouer dès que tu auras fini de retoucher ta fiche =)

Bon jeu parmi nous !

edit : en fait il manque le copyright derrière l'avatar du début de ta présentation, si c'est toi qui l'a fait tu peux mettre ton pseudo ;)
  
MessageVen 24 Fév - 12:50
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Tempest in a Bottle
Des nouvelles ? Je sais que cette fiche est validée mais il te reste tout de même quelques choses à revoir dans cette fiche avant de pouvoir réellement te lancer sur le forum...
  
MessageVen 24 Fév - 15:23
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|| Oups, je n'ai pu prévenir que maintenant ... Vraiment désolée ...
Je suis partie précipitamment de chez moi la semaine dernière et revenue que ce vendredi après-midi, excusez-moi vraiment, j'ai eu quelques soucis ...
Je reprends cette fiche au plus vite, mais il se trouve que je pars à l'étranger pendant une semaine dimanche soir, et que je n'aurai très probablement pas internet durant ces six jours.
Je sais qu'il faudrait que je poste dans les absences mais bon, il me semblait important de te répondre sur le sujet directement ...
Encore une fois, je suis terriblement désolée de ce contre-temps.
  
MessageVen 24 Fév - 16:54
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Tempest in a Bottle
Ça marche, je comprends mieux alors =) Ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème ;)
Va effectivement poster une absence et on verra pour la correction de ta fiche à ton retour ! En attendant je la mets dans les fiches validées et tu pourras m'envoyer un mp quand tu reviendras pour corriger ce qu'il y a à corriger.
  
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