Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.

 
  
MessageMar 14 Fév - 19:28
avatar
Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 161Nombre de RP : 63Âge réel : 21Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

*Je t’ai déjà dit que je suis très mal à l’aise ? Parce que je suis TRÈS mal à l’aise.*

Pour la millième fois Jumbo essaya de bouger un peu son bras pour essayer de le désengourdir mais se retrouva coincer. Il maugréa sans que l’une des deux personnes assises à l’avant ne se retourne.

Eléonore passait sa main par la fenêtre ouverte, la faisant jouer avec le vent. Elle aimait la vitesse, sentir le vent dans ses cheveux, le long de sa main. Le vent qui jouait des mélodies inconnues et qu’elle ne pouvait saisir.
Il n’y avait pas un autre endroit où elle aurait voulu être à ce moment.
Une belle voiture filant à vive allure vers la liberté, conduite par un amant qu’elle adorait. Loin du monde, une fuite sauvage.
Elle n’aurait jamais cru qu’il l’emmènerait. C’était juste une vague idée qu’elle avait murmuré sur l’oreiller, un désir de s’envoler, de s’échapper au loin sans vraiment le prendre au sérieux.
Léo avait une sucette bleue dans la bouche qui colorait déjà sa langue, et ni l’inconfort de Jumbo ni l’inconnu de la destination ne baissait son moral. Ses lunettes de soleil relevées sur sa tête alors qu’on était en février elle savourait déjà l’escapade.
Elle posa nonchalamment sa main sur la cuisse de Kyle et se pencha pour déposer un baiser papillon sur son cou. C’était la preuve ultime qu’elle était contente. Les attentions spontanées c’était quelque chose de si étonnant venant de sa part que même Jumbo tut ses plaintes. Il se demanda si Léo éprouvait quelque chose pour Kyle alors en fermant les yeux il se glissa dans l’esprit compliqué et chaotique de sa daemonienne.
Elle était heureuse, une joie enfantine, comme lorsque son père l’emmenait en bateau loin du morne quotidien. Il ne sentait ni amour ni passion, juste l’ivresse de la liberté. Mais c’était contradictoire parce qu’elle se rapprochait beaucoup de Kyle ces derniers temps. Elle la jouait toujours en solitaire d’habitude. Ça ne lui ressemblait pas, de … dépendre autant de quelqu’un.
Elle n’avait jamais eu d’amis. Beaucoup de potes, de nombreuses connaissances. Un réseau immense. Mais des amis c’était tout récent. D’abord Elisa, ensuite Byron dans une moindre mesure. La loupiote aussi. Et Cyril aussi, le premier maître qu’elle avait écouté. C’était nouveau, trop rapide peut-être, Jumbo se demandait si ça ne brusquerait pas trop Eléonore, si elle ne finirait pas par tout lâcher pour sortir de cet enchevêtrement de sentiments.
Pour l’instant ça allait, ça allait même plus que bien. Tous les ingrédients pour des merveilleuses vacances étaient là… enfin pour elle. Il s’accrocha au plaisir de sa daemonienne pour oublier la gêne physique que lui causait cette trop petite voiture. Et il se laissa aller au sommeil. Pour l’instant ça allait.
Léo elle était ravie et se posait bien moins de questions, se contentant de se laisser aller à ce que lui dictait son instinct. Elle observa un instant le profil de Kyle concentré sur la route. Elle l’aimait bien lui. De plus en plus. Sa compagnie était agréable, autant que son physique. La curiosité démangeait néanmoins Éléonore. Où allaient-ils ?
Elle jeta un coup d’œil dans le rétroviseur et vit que Jumbo dormait. Même s’il était mal à l’aise il arrivait à dormir dans une voiture, après leur accident qui datait de seulement quelques mois. Étrange comme le cerveau fonctionnait … ils auraient pu avoir un stress post traumatique, ne plus pouvoir monter dans une voiture. La phobie de Jumbo s’était concentrée sur la pluie et il supportait d’être dans une voiture. Elle par contre… elle se serait tuée plutôt que de l’avouer mais si elle n’était pas au volant elle appréhendait un peu. Voir Kyle si concentré lui permettait de lâcher prise. Pas au point de dormir, impossible de fermer les yeux.

Enfin si, une fois sur le trajet le ronronnement du moteur l’avait bercé. Elle avait fermé les paupières. Une demi-seconde. Ça avait suffi. Un flash lui avait empli l’esprit elle avait eu l’exacte même sensation, la vitesse qui la clouait au sol, la gravité qui changeait tandis que la voiture tombait. En sursaut elle s’était réveillée se jetant sur le volant, faisant faire un écart à la voiture. Puis elle avait repris ses esprits, son cœur battant à toute allure. Jumbo avait tendu sa grosse main pour la poser sur son épaule. Cette main lourde qui faisait pression la ramenait dans la réalité. La frayeur subite qu’elle avait eu l’avait frappé et il murmurait mentalement des paroles de réconfort.
Ils avaient fini par faire une pause dans une station-service perdue avant de reprendre la route… ou du moins la piste. Les grands yeux ouverts et la bouche fermée, elle observait la route défilant. Les bois, la nature.
Et ils étaient arrivés. Jumbo était sorti de la voiture comme une fusée, avait pris son sac et prétexté qu’il avait besoin d’être seul et de se dégourdir les jambes. La journée tombait mais les couleurs étaient magnifiques. Il s’était mis à l’écart pour dessiner après avoir fait une série d’étirements légers (pour ne pas rouvrir la plaie par mégarde). Léo s’était allumée une cigarette après avoir lâché un sifflement. Il avait pas froid aux yeux de l’emmener dans un coin aussi isolé.
Ses yeux se perdirent dans le vague tandis qu’elle s’imagina un instant qu’ici tout pouvait lui arriver. Kyle était un humain après tout, il pouvait très bien lui avoir menti, cherchant à tuer des daemoniens, à éliminer cette menace.
Le nuage de fumée s’envola tandis qu’un sourire en coin apparut. Elle devenait parano avec tous les événements récents… Et si le pire arrivait elle s’en sortirait. Comme toujours.
En attendant elle regarda Kyle sortir les valises.

« Donc ça c’est ton château ? »

Son air mutin trahissait sa provocation. Elle espérait qu’il n’avait pas prévu de randonnée, ce sport mortellement ennuyant qui en plus de ça risquait de lui provoquer faiblesse et étourdissement. Après tout elle était encore faible… ou elle aimait en jouer en tout cas.
  
MessageLun 5 Juin - 20:19
avatar
Date d'inscription : 06/08/2010Nombre de messages : 715Nombre de RP : 83Âge réel : 23Copyright : Aki <3Avatar daëmon : /
Kyle JohnsonLivin' in sin is the new thing



Fenêtres grandes ouvertes. Un bras accoudé sur le montant de la portière et une main sur le volant. Ray ban sur le visage pour atténuer la lueur éblouissante du soleil. Léo à mes côtés. Rictus sur les lèvres, qui ne me quittait pas depuis notre départ. J’étais bien. Je me sentais vivant, et voilà longtemps maintenant que je n’avais pas ainsi oublié tous les tracas que j’avais pu avoir ces derniers temps.

L’Audi filait sur les routes sinueuses de campagnes où l’on ne croisait que très peu de monde. Nous étions parti au matin, voyage que j’avais organisé la veille alors que Léo m’avait rapidement fait part de ses envies d’évasion. Je voulais lui faire plaisir parce que … je l’aimais bien, et qu’elle le méritait. Elle avait vécu un terrible traumatisme en fin d’année, et elle s’en relevait tout juste. L’idée de l’emmener souffler, loin de Merkeley et de nos vies prises dans le tourbillon infernal du train-train quotidien me semblait être une bonne chose. Sa main glissa sur ma cuisse et ses lèvres vinrent effleurer mon cou en un baiser volage, provoquant un frisson le long de mon échine. Je quittais un instant la route des yeux pour concentrer mon regard sur son visage. C’était une femme magnifique, et insolente, qui me faisait vibrer, depuis le premier jour. Elle était…spéciale. Unique. Imprévisible. Et si désirable. Un sourire s’étira sur le coin de mes lèvres alors que je posais ma main libre sur la sienne avant de me concentrer de nouveau sur ma conduite. J’aimais sa compagnie, et non que pour des raisons sexuelles, même si elles avaient été le point de départ de notre « relation ». Non, j’aimais également sa frénésie, son caractère, son humour. Sa façon de me répondre parfois avec provocation, son côté garçon-manqué animé dans un corps de mannequin. Je n’avais encore jamais eut une relation comme la notre avec une autre femme, et je ne saurais d’ailleurs la définir. Il n’y avait pas de sentiments entre nous. Enfin, je ne sais pas vraiment. Il y en avait peut-être, mais ils étaient complètement incompréhensibles et indescriptibles. Je sais juste que j’aimais partager des choses avec elle, et je ne cherchais pas plus loin, n’étant pas du genre à me poser des tas de questions auxquelles de toute façon je n’aurais pas de réponse.

De temps en temps, je jetais quelques regards dans mon rétroviseur pour observer le gorille gêné par l’habitacle de la voiture. Je surveillais aussi Léo du coin de l’oeil, ravis de la voir sourire depuis notre départ et amusé de voir sa main danser par la fenêtre avec le vent que produisait la vitesse du véhicule. Je lui avais posé peu de questions sur leur accident, mais j’imaginais que les trajets en voiture devait à présent être plus difficile à vivre. Une fois, je l’avais vu sursauter sur son siège alors qu’elle s’était assoupie, et j’avais posé une main rassurante sur sa cuisse sans la questionner, manière de la ramener à l’instant présent. La route était longue, et pour la rendre moins pénible je m’étais arrêté deux fois afin qu’ils se dégourdissent les jambes. J’en avais profité pour faire de l’essence et acheter quelques courses. Plus l’on approchait de la destination secrète, plus la voie devenait étroite et sinueuse. Nous montions peu à peu au travers de forêts de sapins, alors que le soleil commençait à décliner. Au bout d’une vingtaine de minutes de monté, je tournais sur un petit sentier complètement défoncé par les intempéries et le temps, qui nous mena jusqu’à notre résidence. J’avais loué un petit chalet de bois confortable pour quelques jours, isolé au milieu d’une montagne. J’aurai pu l’amener sur une ile déserte, mais mes moyens ne me le permettaient pas vraiment si je ne voulais pas manger des patates jusqu’à la fin du mois. Néanmoins, je pense que l’on y serait bien. J’espérais en tout cas qu’elle s’y plairait. Arrêtant la voiture près de l’entrée, je coupais le contact et me tournais vers elle, amusé de voir une petite moue à peine perceptible se dessiner sur ses lèvres. Elle était habitué au luxe, mais pour moi rien ne valait un petit peu d’aventure en milieu sauvage afin de faire le vide. Elle finirait par y prendre goût, je le savais. Descendant de la voitures, je sortais les valises et les déposais sur le perron du chalet.

    « Donc ça c’est ton château ? »




Sa provocation fit naitre un sourire en coin et je me retournais vers elle, levant un sourcil amusé.

    « Tu sais que Cendrillon avant d’être une princesse c’était une servante qui vivait dans un grenier ? Un retour au source ça te fera pas d’mal. »




Riant légèrement, je fouillais dans ma poche de jean pour y extraire la clé de notre petit foyer et j’entrais. Les gens qui me l’avaient loué avaient tout mit au propre et l’avaient décoré avec goût. On se serait presque cru au Canada. Me retournant vers elle, j’aperçu la vue incroyable que l’on avait. Le ciel s’était paré de couleurs pourpre et rosé et semblait toucher la cimes de certaines montagnes alentours. Une fine brume commençait à naitre au plus bas, recouvrant peu à peu la vallée. M’avançant vers Léo, je la pris par la taille et la tournait face au paysage la mettant dos à moi. Qui ne peut être sensible à un tel décors ? Posant mon menton sur son épaule, j’embrassais son cou avec légèreté.

    « Ne m’remercie pas. »




Nouvelle onde provocante. Au passage, je lui piquais sa cigarette pour en tirer une latte avant de la lui rendre et je me retirais d’elle, reprenant les sacs pour les amener dans le salon de la petite maison. Je n’attendais bien sûr aucune gratitude de sa part, ces vacances me faisant autant plaisir qu’à elle. Je fis ensuite un rapide tour des lieux. L’entrée donnait sur un salon-salle à manger chaleureux, meublé de canapés qui entouraient une jolie cheminée. La pièce était coupée par un bar qui appartenait à la cuisine, petite et simple mais qui irait parfaitement. Dans la salle à manger, il y avait un escalier en bois qui montait jusqu’aux trois chambres prévues. Je m’y engageais pour visiter l’étage, amenant avec moi les valises que je déposais sur l’un des grands lits à disposition. Redescendant, je m’aperçus qu’il y avait déjà du bois dans la cheminé et j’entrepris de l’allumer. Nous n’étions qu’en Février et le froid, malgré cette belle journée, ne tarderait pas à tomber. Les flammes surgirent enfin, éclairant la pièce au passage avant de commencer à réchauffer l’espace. A mon tour, je tirai une cigarette de mon paquet et m’accordais un petit instant de répit. Ces vacances commençaient bien, et qui plus est en charmante compagnie. Posant un pied sur le rebord de la cheminé et m’accoudant contre la brique, je suivais Eléonore du regard, la voyant arpenter les pièces du chalet. Sourire en coin, regard de braise à son égard. Elle avait ce petit quelque chose qui me rendait fou, et j’étais heureux de l’avoir retrouvé après ces quelques semaines d’absence.
  
MessageVen 16 Juin - 0:11
avatar
Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 161Nombre de RP : 63Âge réel : 21Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Léo entendit distinctement le rire de Jumbo lorsque Kyle lui répondit aussi insolemment qu'elle. Elle prit un air offusqué. Mais elle ne put s'empêcher de rire pleinement. Il fallait avouer qu'il l'avait gagné cette joute verbale là. Elle gloussait encore un peu quand il ouvrit le grenier en question. Elle n'était jamais allée dans une cabane de ce genre ou plutôt … un genre de châlet rustique ? A l'intérieur c'était coquet sans en faire trop. Plutôt propre et tant mieux mais elle inspecterait mieux plus tard. Elle vit Kyle se retourner pour regarder au loin avant de rentrer. Elle leva un sourcil avant qu'il ne la retourne pour qu'elle voie. La surprise se peignit sur son visage en même temps que le rose orangé du coucher de soleil. C'était d'ailleurs ce que dessinait Jumbo plus loin, adossé à un arbre, ses aquarelles posées autour.
Elle ne dit rien.

*C'est beau n'est-ce pas ?*

*Mouais.*

*J'entends la musique dans ta tête.*


Elle ne répondit pas, c'était vrai. Les couleurs comme ça, ce qu'elle ressentait, c'était éloigné de sa compréhension mais ça lui faisait penser à une douce mélodie au piano teintée de petites touches plus joyeuses. Elle tira une longue bouffée et laissa la fumée s'échapper devant elle.
L'étreinte de Kyle rajoutait un côté piquant à la scène. Il l'embrassa dans le coup et elle repensa à ses fesses musclées. Il lui prit la cigarette et elle ferma les yeux, savourant le moment.

« Ne m’remercie pas. »

« Je te remercierai si on se fait pas dévorer par les loups à la tombée de la nuit. Allez mon homme des cavernes tu me montres notre cabane ? »

Non pour sûr elle n'allait pas le remercier. Certainement pas à voix haute.
La nuit promettait d'être froide. Février dans les montagnes ne pardonnait pas, contrairement à la journée ensoleillée et inhabituelle qu'ils avaient eu. Kyle prit les valises tandis que comme une princesse elle le suivit, écrasant sa clope dans le cendrier extérieur. Le coin canapé-cheminée était fort appétissant. Tout comme le bar. Il montait à l'étage pendait qu'elle fouillait les tiroirs pour voir ce qu'il restait. Elle rangea les courses et sortit les ingrédients nécessaires à la recette du soir. Jumbo l'aiderait probablement. Des cocktails et des pizzas faite maison. Ça lui faisait envie depuis un bail. Et en dessert elle pensa vaguement à un crumble poire-pomme-gingembre avec de la chantilly et du chocolat fondu. S'il la laissait faire… elle plissa ses yeux prête à résister à toute tentation possible pour faire la recette qu'elle voulait.
Elle monta ensuite, satisfaite de ses ingrédients et de son organisation, pour visiter les … trois chambres ?

« Euh Kyle… on a un invité surprise ou t'as tes règles ? »

Elle sauta sur un grand lit de toute ses forces. Il avait l'air solide. Ça irait pour Jumbo.

*Tu veux pas venir voir ta chambre ? Je t'ai laissé celle avec les rideaux de bûcheron...*

*J'arrive… de toute façon les couleurs du jour tombent trop vite.*


Quand il fut dans sa chambre, il secoua la tête. Prenant un rideau entre ses doigts il se dit que les montagnards avaient parfois de drôle de goûts. Mais s'ils étaient suffisamment opaques ça lui plairait. Il aimait surtout être dans la chambre la plus éloignée, il sentait venir les jours de débauche de Kyle et Léo et il soupira d'avance. Il n'en voulait rien savoir.
Eléonore entreprit de commencer à chauffer le four et à préparer des cocktails tandis que Jumbo s'occupa de la pâte à pizza.
Elle avait l'expérience des nombreuses soirées et elle avait connu des barmen qui lui avaient appris différents cocktails. Jumbo avait, malgré ses grosses mains, une façon de cuisiner très précise et fine.

Eléonore déposa un cocktail sans alcool près de Jumbo et alla chercher un gilet, posant ses lunettes au passage. Son pull était un peu grand pour elle et lorsqu'elle mettait la capuche ça lui cachait entièrement le visage. Elle se rendit compte en redescendant que Kyle l'observait. Elle posa son verre près de lui et prit le sien avec une paille avant de s'asseoir en tailleur sur la table. Léo se forçait à ne pas utiliser son don pourtant pratique à tout bout de champ pour garder un bout de normal pour lui. Son attitude avait toujours ce quelque chose d'insolent, de sauvage, même inconsciemment. Elle avala une gorgée puis sourit, un air pétillant.

« On est un peu clichés quand même. »

Elle fit une grimace pour accompagner ses propos. Mais la soirée s'annonçait agréable, surtout avec le feu qui crépitait. Elle adorait le feu qui hypnotisait souvent son regard, coupant le reste de ses sens.

***

Le programme que Kyle lui proposait jour après jour déclenchait des réactions plus ou moins enthousiastes et des mimiques plus ou moins hilarantes.
L'escalade elle avait vraiment aimé, grimpant comme un petit singe, moins vite que Jumbo et Kyle mais elle ne se débrouillait pas trop mal. La rando l'avait tellement fatiguée que son daemon avait dû la porter quand ses jambes vacillaient et quand ils étaient rentrés, ses muscles étaient en compote. Heureusement Kyle avait de formidables mains très aptes à masser son corps endolori. La petite barque au bord du lac c'était cool aussi, surtout quand se chamaillant ils avaient fini dans l'eau glacée, grelottant jusqu'à la cabane pendant que Jumbo faisait le feu. La soirée chamallows-tequila dont ils ne se souvenaient plus grand-chose : un jeu d'imitation et puis ils avaient fini par faire un tire moi par la barbichette. Ils en avaient pleuré de rire. Et finalement ça s'était transformé comme souvent en une nuit passionnée. Jumbo les laissait souvent tranquille, très bien dans son coin, lisant ou écoutant des émissions radio, dessinant. Léo jetait tout de même un coup d’œil maternel sur lui de temps en temps, vérifiant que ça allait. Mais très vite son attention revenait à Kyle, comme une addiction.
Le plus mémorable resta probablement le jour où il l'avait amené dans un haras. Il pensait peut-être que vu ses origines elle saurait monter à cheval. Il s'en souviendrait probablement toute sa vie.
  
MessageMer 28 Juin - 13:29
avatar
Date d'inscription : 06/08/2010Nombre de messages : 715Nombre de RP : 83Âge réel : 23Copyright : Aki <3Avatar daëmon : /
Kyle JohnsonLivin' in sin is the new thing



    « Euh Kyle… on a un invité surprise ou t'as tes règles ? »




Riant à ses propos de bon coeur, je levais un sourcil amusé. Elle ne s’arrêtait jamais, et lançais sarcasme sur sarcasme. C’était devenue une sorte de rituel, de jeu entre nous où l’on comptait les points.

    « J’aime avoir le choix. Et j’ai même vu qu’il y avait un clic-clac en bas, ça nous laissera de quoi faire… »




Mes prunelles semblèrent se transformer alors que je terminais ma phrase, pétillantes de malice et de provocation. Léo se redressa du lit sur lequel elle était allongée et d’humeur joueuse, je la repoussais d’une main, la faisant de nouveau tomber sur le matelas à la renverse. Un grand gamin.

Ce soir, Eléonore avait décidé de prendre en main le dîner. Jumbo l’accompagnait et l’aidait en cuisine. De temps en temps, je venais jeter un oeil à la préparation, tentant de la déconcentrer en glissant mes mains sur ses hanches mais elle semblait vraiment résignée à terminer son repas. Repartant bredouille dans mon coin, je dénichais une petit chaine hifi posée sur un meuble du salon. J’y branchais mon iphone et lançais l’une des playlist variée de mon téléphone. De la pop, du RnB, du blues … bref, de quoi mettre une petite ambiance de fond sympathique. Au dehors, la nuit était déjà tombée depuis un moment, tout comme le froid avec elle, mais la cheminée de la maisonnette réchauffait amplement la pièce. Après quelques minutes accoudée contre les briques de l’âtre, Léo arrivait enfin, deux verres à la main. Je la suivais du regard jusqu’à ce qu’elle me tende l’un deux et je la gratifiais d’un sourire léger. Le portant à mes lèvres, j’en sirotais une gorgée et levais un sourcil amusé aux propos de Léo.

    « On est un peu cliché quand même. »




Etirant mes lèvres en un grand sourire, pensant à une énième phrase ironique de sa part, ma bouche se crispa après réflexion. Elle avait peut-être raison. Et si je m’enfonçais dans le romantisme sans m’en rendre compte ? Non, impossible, il n’y avait jamais eut d’autres sentiments que de l’amitié entre nous, et du sexe. N’est-ce pas Kyle ? T’allais quand même pas devenir le plus grand canard de tous les temps, après avoir été l'un des plus grands bandits amoureux du siècle ? Je souriais alors de nouveau, riant à mes pensées idiotes. Je me promettais néanmoins d’en toucher deux moins à Ryan, mon Docteur Love. Lui seul pourra me dire si je plongeais du côté obscur de la force.

    « Je sais être gentleman quand il le faut ! Mais…oublie pas de me foutre une baffe le jour où je t’offre des fleurs quand même. »




Le reste de la soirée avait été douce, tranquille et agréable. Les pizzas très réussies de Léo et Jumbo avaient rassasiées nos estomacs et nous n’avions pas trop demandé notre reste pour aller au lit nous reposer après cette longue journée de voiture.

* * * *

J’avais essayé de prévoir chaque jour une activité pour ne pas s’ennuyer de trop au coeur des montagnes. Dès le lendemain, une petite excursion escalade s’était imposée. Léo m’avait surprit et s’était débrouillée comme une chef ! Un petit passage au super marché le soir pour nous ravitailler en alimentation, et en boisson, avait permis à Eléonore de gagner une course de caddie dans le rayon central. Le jour suivant, j’avais prévu une « petite » randonnée. Les paysages étaient splendides et l’arrivée sur un grand lac entre deux sommets pour pic-niquer avait été la cerise sur le gâteau. Mais le retour fut de trop pour Léo qui, éreintée, avait fini la marche dans les bras du gorille. Pour me rattraper, j’avais prit l’initiative de préparer le repas pour le soir, et avais massé chaque partie de son corps avant qu’elle ne s’endorme. Le troisième jour fut plus calme et plus jovial ! Une simple ballade en barque…et une baignade forcée dans une eau à 8 degré ! Trempés jusqu’aux os, on était rentré aussitôt se réchauffer au près du feu rapidement préparé par Jumbo à ma plus grande reconnaissance. On s’était également réchauffé d’une manière moins catholique un peu plus tard dans la soirée, vous vous en doutez. Le jour suivant, j’avais laissé Léo décider de ce qu’elle souhaitait faire. La journée fut plutôt calme, on était descendu au village à la recherche d’un bar et, bredouille suite à notre recherche, elle avait eut l’idée d’une soirée « chamallow-tequila » ! Et ce fut de loin la meilleure soirée du séjour. On s’était d’abord lancé dans un jeu inventé, dans lequel l’on devait dessiner les yeux fermer, mimer des actions ou imiter des célébrités. Les fous rires s’accumulaient, tout comme notre complicité grandissait. Le second jeu fut encore plus drôle. Un simple « je te tiens par la barbichette » dans lequel le perdant qui riait devait boire un shooter de tequila cul sec, en plus de s’en prendre une. Tous les coups étaient permis…du pouet-pouet camion au chat-bite. Bien évidemment, le jeu avait fini par déraper, et enivrés par l’alcool et l’attraction de nos corps, la nuit fut passionnée et le sommeil fut court. Enfin, l’avant dernier jour, j’avais voulu faire une petite surprise à Léo plutôt…ratée. A plusieurs reprises lors de nos conversations, j’avais cru comprendre qu’elle aimait les chevaux, et j’avais déniché un haras non loin de là, lui ayant réservé une leçon d’équitation -rien que pour elle, n’ayant pas voulu me mouiller dans ce sport que je préférais regarder de loin. Je pense que ce moment là fut le plus gros fou rire de ma vie en voyant une Eléonore faire du tape cul sur la selle, bombe en travers de ses yeux et mains crispées dans la crinière de Clafoutis, double poney qui ne dépassait pas mes pectoraux. Tellement que je riais, je loupais parfois des respirations, la voyant hurler et m’insulter de temps en temps lorsqu’elle m’entendait me moquer. Je crois même qu’elle avait insulté la monitrice qui avait voulu lui faire faire un petit galop pour clôturer la séance. A la fin, elle était partie boudeuse dans un coin, et j’avais du déseller Clafoutis à sa place du bout des doigts, ne faisant pas le fier non plus près des chevaux, aussi petit qu’il soit. Nous étions ensuite rentré, et j’avais promis de ne faire aucunes allusions sur la séance de poney…au moins jusqu’au lendemain !


* * * *


Voilà donc six jours passés au coeur de la forêt montagneuse, seuls au monde, à rire sans cesse et à profiter du bon temps et de la compagnie de l’autre. Et comme toute bonne chose avait une fin, c’était la dernière nuit que nous passions ici. Un rayon de soleil perçait au travers de la toiture me faisant battre des cils. Habituellement gros dormeur, je me surprenais à me réveiller plus tôt que prévu lors de ces vacances. Mon bras droit était endolorie, bloqué sous la tête de Léo qui y reposait, et je peinais à faire bouge mes doigts. Sa chevelure caressait l’oreiller et sa joue reposait sur mon avant bras. Elle n’avait ce côté fragile et délicate que lorsqu’elle dormait et le reste du temps, c’était la tornade intérieur qu’elle était qui soufflait en elle. Toujours imprévisible, percutante…excitante. Et alors, comme pour profiter pleinement du moment, je restais là un instant de plus, immobile, à la fixer du regard, imprégnant chacun des traits qui façonnaient son joli visage. C’était peut-être ça le bonheur. Un moment éphémère, passé en compagnie d’une personne que l’on appréciait. Ni plus, ni moins. Un rictus se colla sur mes lèvres alors que je fronçais les sourcils. L’air de la montagne me faisait drôlement tourner la tête et je me moquais intérieurement de ma personne suite aux pensées qui pouvaient alors me traverser l’esprit. Faisant glisser mon bras en délicatesse, je m’extirpais du lit en boxer et descendais l’escalier nonchalant, en tête de faire couler le café. Il était encore tôt, et j’avais décidé de partir pour le début d’après-midi, laissant Eléonore se reposer à sa guise.
  
MessageMer 2 Aoû - 0:22
avatar
Date d'inscription : 13/07/2016Nombre de messages : 161Nombre de RP : 63Âge réel : 21Copyright : AkiAvatar daëmon :
Eléonore LovelaceWhat did you expect ?

Eléonore étira ses deux bras en gémissant de plaisir. Les matins avaient ce quelque chose d'ingénu. Elle gardait ses yeux fermés une seconde pour profiter de l'innocence de ne savoir ni quand, ni où on se trouvait. Elle avait la chance de ne pas prendre la claque habituelle que monsieur tout le monde prenait ensuite. Léo n'avait ni job, ni horaires, ni responsabilités, et très peu de soucis vu qu'elle ne s'en faisait pas pour grand-chose. Si elle se réveillait c'est qu'elle était en vie et que Jumbo aussi. Alors tout allait bien. Surtout après l'accident, surtout après la frayeur d'avoir perdu ses jambes. Surtout depuis qu'elle avait l'impression d'être absolument où elle devait être, de faire absolument ce qu'elle devait faire. C'est à dire, ce qu'elle voulait tout en protégeant son âme, en étant ouverte entièrement à lui, en poursuivant un chemin qu'elle seule voyait. Le chemin de la liberté.
Quand elle se réveillait, elle ne pensait pas aux autres, elle n'anticipait pas sa journée, elle oubliait la veille. C'était l'égoïsme incarné sans pour autant en être consciente. Eléonore avait toujours été seule, tout en étant sociable. Elle aimait s'entourer des autres, des gens les plus vivants, les plus vibrants. Parce qu'entre elle et les autres se dressait un mur invisible qui faisait partie de son quotidien, qu'elle avait oublié. Elle voyait les choses différemment. Son égoïsme, elle ne l'aurait jamais désigné de cette façon. Certaines personnes se levaient en pensant à d'autres, s'inquiétant de mots qu'ils avaient dit, des actions qu'ils devaient faire. Léo avait ce fardeau en moins à penser, c'était le point positif. Le point négatif c'était qu'elle ne comprenait jamais vraiment les autres, leurs réactions la laissaient souvent confuse et son comportement à elle était imprévisible pour eux. Ils parlaient un langage différent. La plupart du temps ça la laissait indifférente et quand elle avait des gens auxquels elle faisait attention, ce qui était relativement nouveau, elle … et bien elle espérait que ça ne la mette pas dans des situations inconfortables ou qu'elle blessa sans s'en rendre compte. Et puis de toute façon avec ces gens nouvellement proches, c'était plus facile, elle les observait plus, elle tentait de faire des efforts.

Eléonore était quelqu'un de simple dans sa manière de procéder, de très logique si bien qu'elle ne comprenait pas toujours les autres individus de son espèce. Mais elle n'y pensait jamais. Et surtout pas le matin. Elle sentit le soleil réchauffer sa peau nue. Le sommeil la fuyait déjà. Elle sentait les draps sur une partie de sa poitrine.
Jumbo lui, était assis en tailleur au pied de son lit. Il respirait lentement, presque pas. Immobile. Une communion se fit entre les deux. Une sorte de plénitude apaisée, ils savouraient l'instant présent. Les sensations de chacun se déversaient dans l'esprit de l'autre.

*Coucou mon gros.*

Elle se redressa, papillonnant des yeux. Elle vit qu'elle était seule, et sentit les contractures de son fessier. Léo se laissa alors tomber de nouveau sur le lit en se remémorant l'horrible séance sportive de la veille. Les chevaux, double poney, triple poney que sais-je encore, c'était fini pour elle. Ça avait peut-être l'air classe mais c'était un enfer. La bête n'obéissait pas, elle mangeait tout le temps, l'équipement était horriblement laid, la selle était inconfortable. Leurs corps n'étaient pas en harmonie et elle avait passé deux heures à littéralement se prendre la selle dans le cul tout en insultant copieusement Kyle, la monitrice une incapable qui lui demandait d'accompagner le mouvement de ce truc bête et brutal qu'était Clafoutis. Plus jamais.
La place de Kyle était tiède sentit-elle sous ses doigts. En touchant le creux où il s'était tenu elle sourit à demi devant l'afflux de souvenirs qui lui vint. Sa peau, son corps… et ses conneries. Il la faisait tellement rire. Après 6 jours mouvementés et coupés du monde, elle s'était lâché et ne retenait plus ses sourires et ses gloussements devant les blagues, les provocations incessantes. Elle se rendit compte, ce dernier jour, que rien ne lui avait manqué. L'odeur du petit déjeuner lui chatouilla alors les narines. Décidément elle était bel et bien réveillée. Finie l'insouciance de la nuit, Léo était de retour dans son énergie habituelle, prête à voler le bacon de ce gros mangeur qu'était Kyle. C'était pas qu'il mangeait autant que Jumbo mais presque.

Elle enfila un de ces t-shirt gigantesques (avoir un amant musclé était pratique) avant de descendre pieds nus. Elle passa la main dans ses cheveux. Et quand elle croisa son regard un gros sourire de carnassière se posa sur ses lèvres. Elle plissa les yeux et s'approcha en reniflant l'odeur du pain grillé, du bacon et en se s'appuyant sur le comptoir s'y assit. Elle fit une grimace lorsque ses fesses touchèrent le bois tout en lançant un regard noir à Kyle.

« Aucun commentaire. Fais gaffe je vais me venger… »

Puis en sautant sur ses pieds elle se dirigea vers le frigo pour se servir un verre de jus d'orange. Elle regardait par la fenêtre en voyant des nuages sombres après les montagnes.

 « Il va pleuvoir. »

C'était Jumbo Merlin dont les épaules passaient à peine à travers la porte. Sa voix grave était glaciale.

« C'est dans la direction du retour Kyle ? »

Eléonore croisa les doigts derrière son dos. Elle n'avait rien perdu de sa légèreté mais elle se rapprocha de Jumbo avec une panière de fruits et un couteau pour les éplucher sur la table de la cuisine. Elle effleura du dos de la main l'avant bras de son daemon. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras mais elle n'aurait jamais pu faire le tour. Depuis qu'ils s'étaient ouverts l'un à l'autre elle ressentait ce qu'il ressentait. L'anxiété battait comme un tambour sourd, rien de préoccupant, rien d'urgent mais c'était une tension désagréable qui courait dans les veines de Jumbo. Il appréhendait. Et elle ressentait cela. Jumbo était le seul qu'elle comprenait vraiment, mieux qu'elle même. Puisqu'elle ne ressentait pas ce genre de choses naturellement, elle n'aurait pas compris si elle les avait ressenti. Mais lui, ils en avaient parlé, elle avait dû le comprendre sinon ils seraient morts.
Elle épluchait donc les fruits qu'il mangeait au fur et à mesure. Elle trouva un changement de sujet pour que Jumbo puisse écouter et éventuellement penser à autre chose.

« Tu reprends demain ? »

Elle n'était pas curieuse de sa vie. Elle savait qu'il était militaire et ça lui suffisait. Elle savait qu'il valait mieux que Kyle n'en sache pas trop sur elle non plus. Leurs activités les opposaient. Si un jour des conflits ou une guerre éclatait ils seraient face à face. Elle ne comprenait pas ce qu'il faisait à l'armée. L'honneur et la droiture étaient des concepts foireux pour elle. Il ne comprendrait probablement pas ses vagabondages, son illégalité, le chantage, les moyens pour obtenir des informations. Et pourtant … ils étaient là, à se comprendre par leurs corps, leurs envies, leurs blagues.
Outre ce fait, elle ne posait pas vraiment de questions parce qu'avoir des nouvelles de quelqu'un, les little talks lui paraissaient inutiles. S'il y avait quelque chose d'important et qu'il avait envie d'en parler il le ferait. Les questions telles que « bien dormi ? », « comment ça va ? » ou toute autre question sur l'état de quelqu'un alors qu'on sait déjà la réponse… elle ne comprenait pas. Bien sûr qu'elle préférait que Kyle soit heureux mais s'il ne l'était pas, que pourrait-elle dire ou faire ? Elle supposait quand même que ça allait pour lui. Sinon il aurait eu un air préoccupé ces derniers jours. Il avait été complètement avec elle. Elle en avait eu l'impression en tout cas. Si ça n'avait pas été le cas … eh bien … c'était dommage.
Elle se surprit à penser qu'elle voulait qu'il ait autant apprécié qu'elle le séjour. Elle avait adoré (sauf la partie équitation) mais ça ne suffisait pas cette fois là. C'était étrange comme sentiment.
Etrange tout comme sa question, un peu maladroite, qu'elle avait copié sur la chaleur et la prévenance d'Elisa.

 « Et euh … mmh… ça se passe bien ? Les armes, les opérations, la guerre tout ça. »

Elle ne pouvait s'empêcher de rajouter un peu de provocation derrière. Merlin suivait l'échange avec plus d'attention que ne pouvait le faire penser son air concentré sur l'épluchage d'une grenade sans tacher quoi que ce soit. La question autant que la réponse l'intéressaient.
D'abord Eléonore qui faisait un effort d'attention pour Kyle, ce qui montrait qu'elle avait dépassé le stade du simple plan cul régulier, voire du sex friend. S'il ne pensait pas qu'une relation entre les deux pouvait marcher indéfiniment il se devait d'avouer que leur alchimie était chaque fois surprenante. Passant d'une tension physique à un complicité de potes, ils tenaient désormais l'un à l'autre. Avec ces deux là ce serait soit la passion soit la destruction il n'y aurait pas de juste milieu.
Ensuite la réponse l'intéressait puisque Kyle, était intimement mêlé à la situation politique des daemoniens aux Etats-Unis.
Il en oublia presque la pluie.
  
Message
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1