whose bed have your boots been under ▸ kyle

 
  
MessageVen 9 Juin - 5:06
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Demelza FlyntMODO• Nothing will be the same...




WHOSE BED HAVE YOUR BOOTS BEEN UNDER ▸ JUIN 2016

feat. KYLE | DEMELZA & SKY
« Comment je m'habille ? Je ne peux pas rester comme ça ! »

Sky aurait probablement arqué un sourcil ou posé son front contre sa patte si seulement ce genre de gestes s'était avéré normal pour un oiseau, mais il se contente de l'observer, le bec légèrement entrouvert, trop stupéfait pour oser faire un son. Il n'est pas rare, bien sûr, que Demelza lui demande son avis sur des choix de vie qui demeurent extrêmement importants pour elle, sans doute parce qu'il réussit à conserver une certaine neutralité là où elle échoue lamentablement, mais ... il ne comprendra jamais qu'elle puisse lui demander son avis sur des trucs aussi insignifiants. La couleur de ses sous-vêtements ? Une robe, une jupe ou un short ? Les cheveux attachés ou libérés sur ses épaules ? Les yeux bleus ou les yeux ... bleus ? Soutien-gorge à bretelles ou pas ? SÉRIEUSEMENT ? Comment peut-elle lui poser ce genre de questions sans éclater de rire alors qu'elle sait pertinemment qu'il n'a aucun goût en matière de mode ? Enfant, la blonde a bel et bien tenté de l'habiller de manière absurde à quelques reprises, mais les changements de forme répétés du daemon rendaient la tâche particulièrement ardue.

Le fou de bassan sautille finalement sur ses pattes palmées afin de rejoindre la blonde, grimpe rapidement sur le lit en quelques coups d'ailes.

« Je suis persuadé que si tu lui ouvres comme ça, Kyle sera ravi. »

Sky grommelle et Demelza se mordille légèrement la lèvre avant de jeter un coup d'oeil à sa tenue actuelle. Lingerie noire et ... Lingerie noire.

« Shit ! »

Elle parcoure rapidement sa penderie, change douze fois d'idée avant d'attraper une robe bleu foncé qui lui arrive à la mi-cuisse, ouverte dans le dos. La blonde ramène ses cheveux d'un seul côté de sa tête, sourit en tournoyant un peu avant de grimacer soudainement.

« Pffff. C'est horrible, avec le soutien-gorge. »

Elle s'apprête à retirer la robe pour enfiler autre chose lorsque la voix de Sky s'élève derrière elle, franchement désespéré.

« Enlève-le. C'est pas comme s'il ne t'avait jamais vue nue. »

Jaloux, le fou de bassan se détourne afin de nettoyer ses plumes, fermant ainsi son esprit à l'océanographe alors que cette dernière est trop perturbée pour s'en rendre compte. L'idée n'est pas particulièrement mauvaise, à vrai dire, et Demelza retire rapidement le sous-vêtement avant d'observer son reflet dans le miroir. Kyle et elle ne sortent ensemble que depuis peu de temps et elle est consciente des efforts qu'elle doit fournir afin d'entretenir cette relation. Ils en sont encore au tout début et la blonde a vraiment envie de lui plaire - et ce, malgré les jérémiades incessantes du fou de bassan, qui considère qu'elle ne devrait jamais avoir à changer qui elle est afin de plaire à un homme. Demelza a bel et bien tenté de lui expliquer dix mille fois qu'il n'est qu'un oiseau jaloux égocentrique qui tolère mal le fait de la partager avec un autre, mais Sky ne veut rien entendre. Elle n'a pas l'impression de modifier sa propre personnalité afin de plaire à Kyle : elle préfère affirmer qu'elle évolue au fil de leurs rencontres.

Elle donne à sa chevelure blonde quelques boucles naturelles, maquille légèrement ses yeux avant de se rendre à la cuisine pour faire la vaisselle et ranger un peu. L'oiseau se renfrogne et préfère demeurer dans la chambre, boudeur. Demelza hausse les épaules et abandonne ses appels mentaux afin de reporter son attention sur les effets personnels qui traînent ici et là dans le salon et qu'elle décide de récupérer afin de les enfermer dans l'armoire.

Quelques coups frappés à la porte lui signalent l'arrivée du brun et un sourire ravi étire les lèvres de l'océanographe alors qu'elle se mordille l'intérieur de la joue. Elle lui ouvre rapidement et, séduite par le charme masculin, abandonne toutes réserves pour le tirer à elle et l'embrasser, ses bras se refermant autour de son cou alors qu'elle pousse la porte d'un léger coup de hanche. Son propre corps se joint au sien et lorsqu'elle met fin au baiser en écartant légèrement son visage de celui de Kyle, un sourire espiègle glisse sur ses lèvres.

« Tu m'as manqué. Et ça aussi. »

Elle abandonne ses mains sur les épaules et les bras musclés de son amant, se mordille légèrement la lèvre inférieure alors qu'elle plonge son regard dans le sien, vibrant. Kyle est excessivement séduisant, comme à son habitude, et Demelza peine à relâcher son étreinte, un peu perturbée par l'envoûtement qu'il exerce sur elle. Les battements de son coeur s'accélèrent dès qu'il se trouve dans la même pièce qu'elle et elle devine déjà qu'elle en est amoureuse, même si elle sait à quel point ce genre d'engagement s'avère particulièrement épineux du côté de Kyle. Tant pis, elle peut lui laisser tout le temps dont il a besoin.

« Tu veux quelque chose à boire ? Une bière ? »

Elle demande, par politesse alors que ses doigts parcourent la peau de sa nuque, mais elle préférerait de loin l'entraîner sur le canapé maintenant et boire ensuite.

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MessageVen 9 Juin - 22:48
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Date d'inscription : 06/08/2010Nombre de messages : 748Nombre de RP : 90Âge réel : 24Copyright : Aki <3Avatar daëmon : /
Kyle JohnsonLivin' in sin is the new thing

Assis sur mon canapé, visage enfouie dans mes mains et coudes reposant sur mes genoux, je m’accordais quelques minutes de réflexions intenses. Voilà plusieurs jours qu’une boule de culpabilité entourait mon estomac et me nouait la gorge. Et quand la culpabilité s’en allait, elle faisait place à un doux sentiment de satisfaction. J’avais fauté, encore, et il y avait des jours où je regrettais et d’autres…un peu moins. Depuis le temps, j’étais arrivé à la conclusion que je faisais parti de ces personnes incapables d’aimer d’un amour véritable, tout comme mon géniteur avant moi. A chaque fois, je voulais essayer, vraiment, en me disant de laisser le temps au temps mais le temps me paraissait toujours bien trop long et l’ennui prenait place, tout comme la recherche du challenge nouveau. Demelza était une femme pleine de charme, intelligente à souhait et d’un humour qui ne pouvait que m’enthousiasmer. Elle avait ce petit côté fragile et doux, comme une agnelle, et elle respirait la joie de vivre. Pourtant, j’avais fauté, et le lion que j’étais n’avait pu résister à l’appel charnel d’une autre. Eléonore. Alors, assis dans ce canapé, je réfléchissais. J’étais un enfoiré, c’était évident. Et Demelza, que je fréquentais sérieusement depuis 2 mois, ne méritait pas cela … c’était évident aussi. Mais je ne savais toujours pas quand j’allais lui dire que je l’avais trompé avec une autre. Elle était très attachée à moi, et avait toujours fait les choses bien pour me laisser un espace suffisant et ne pas me sentir étouffer. Peut-être que je ne devais pas lui dire ? Mais je devais me promettre alors d’essayer une nouvelle fois sans faiblir et sans commettre l’irréparable. Non, je ne pouvais pas le lui cacher, j’étais assez ignoble comme ça et je suis un mec qui en a … et qui les porte. Je lui dirais, mais le moment venu. Une truffe humide vint me tirer de mes songes, posée contre ma joue. Me redressant, je posais une main sur la tête du malinois qui entreprit alors de remuer la queue, la faisant claquer contre le canapé par intermittence.




    « Eh ben mon gros, tu vois, tu peux me remercier de t’avoir fait castrer. Ca t’aura évité bien des emmerdes ! »




Un fin sourire s’étira sur mes lèvres, alors que mes pensées restaient toujours centrée sur la jolie blonde qui m’accompagnait actuellement dans ma vie. A savoir pour combien de temps encore. D’ailleurs, aujourd’hui, je devais la rejoindre chez elle. Me levant enfin, je partais en quête de me préparer, Doug me suivant comme mon ombre. Je couvrais mon torse nu d’un tee shirt noir basique qui m’enveloppait les biceps et les pectoraux comme s’il avait été un peu trop petit, et je gardais le jean bleue que j’avais déjà enfilé au matin. Sobre et efficace. Je vaporisais aussi quelques gouttelettes de parfum dans mon cou afin de masquer un peu l’odeur du tabac certainement présente dans mes habits. Le temps était doux, et même chaud en cette saison de mi-juin, et je partais sans prendre de veste, attrapant simplement mes clés de voitures au vol et ordonnant au malinois de rester dans la maison. Il avait l’habitude de me suivre dans tous mes déplacements, mais aujourd’hui je choisissais de ne pas l’amener.

Sur la route, je tentais de garder le coeur léger, essayant de ne pas repenser à ma tentatrice et restant concentrer sur ma blonde que j’avais trahie. Ne pas y penser on a dit … Ray ban sur le visage, vitres ouvertes, clope au bec, c’était une bonne journée, je n’allais pas tout gâcher aujourd’hui. Ce soir…peut-être. Ou demain. Ou jamais ? Soufflant nerveusement la fumée de ma cigarette, je la balançais par la fenêtre d’un geste machinal et tentais de me concentrer sur la route malgré tout.

Face à la porte de chez Demelza, je marquais un temps d’arrêt, hésitant, et fini par frapper quelques coups contre le bois. Comme à son habitude, elle ne me laissa pas longtemps dehors et sa fine silhouette apparue dans l’encadrement de la porte. Se pendant à mon cou, elle m’attira vers elle et joignit ses lèvres aux miennes. Comment résister à cette caresse de soie ? Je passais une main dans son dos nu et resserrai son étreinte, poursuivant ce baiser avec envie, et oubliant un instant mes soucis. Ouvrant les yeux à la fin du baiser, je posais mon regard dans ses deux billes bleues chavirantes.




    « Tu m’as manqué. Et ça aussi. »




De sa main, elle parcourut les muscles tendus de mes bras et fit naitre un frisson agréable le long de mon échine. Un sourire en coin s’épanoui sur mes lèvres, amusé et tenté. Elle était ravissante -et assez peu vêtu de ce que j’avais compris- et savait me faire chavirer. Elle se mordit ensuite là lèvre inférieur, m’obligeant à serrer ma mâchoire pour contrôler une pulsion soudaine venant de naitre dans le bas de mon ventre. Du bout du pouce, je lui caressais un instant la bouche, étirant mon sourire, et élevant ma voix rauque emplie de provocation.




    « Tu ne devrais pas faire ça… »




Non. Elle ne devrait pas. Parce que comme toujours les choses allaient déraper, on allait faire l’amour et je ne pourrais jamais lui avouer le faux pas que j’avais fait. L’image de Léo me vint alors en tête, comme un flash me rappelant à l’ordre, mais je la chassais d’un clignement de cil. Elle ne le méritait tellement pas… Attrapant son menton d’une main, je déposais un nouveau baiser sur ses lèvres puis sur son front.




    « Tu veux quelque chose à boire ? Une bière ? »




Elle ne cessait ses caresses sur ma nuque, et je pouvais sentir son corps vibrant de désir. Le mien commençait également à frémir mais je résistais tant bien que mal à la flamme chaude qui tentait de percer le bas de mes abdos. Je ne voulais pas… Non, je voulais, évidemment, mais je ne pouvais pas, et j’espérais qu’elle ne réussisse pas à me faire craquer parce qu’une fois lancé, je n’étais pas certain de pouvoir m’arrêter.

    « Je veux bien un café ! Mais je peux me le faire si tu veux. »




Saisissant l’occasion, je relâchais doucement mon étreinte, souriant toujours à la jolie blonde pour tenter de noyer le poisson, pour l’instant. Habituellement, lorsque je lui rendais visite, nos entrevues commençaient sur le canapé ou dans son lit, et je craignais alors qu’elle ne se doute de quelque chose.
  
MessageSam 24 Juin - 6:26
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feat. KYLE | DEMELZA & SKY
« Ça ? »

Joueuse, elle se mordille une nouvelle fois la lèvre, en profite même pour effleurer de sa bouche le pouce de Kyle. Comme à son habitude, la seule présence du brun auprès d'elle la fait chavirer et sa voix rauque la surprend et la charme toujours autant. Le baiser qu'il lui offre s'avère un peu trop furtif à son goût alors qu'il embrasse plutôt son front et l'océanographe abandonne ses doigts dans le creux de son cou afin de parcourir sa peau, ravie des frémissements qu'elle est en mesure de lui soutirer. Elle a envie de lui - bien sûr qu'elle a envie de lui ! - mais elle décide d'être une bonne hôtesse, pour une fois, et de lui proposer à boire, ce qu'elle regrette aussitôt lorsqu'il accepte sa suggestion. Évidemment, une fine onde de déception passe sur son visage, mais la blonde se ressaisit rapidement, lui dérobe un baiser avant d'attraper sa main pour l'entraîner à sa suite jusqu'à la cuisine.

« Tu es un invité, ici. Et en plus, je sais comment tu prends ton café. »

Un sourire espiègle étire ses lèvres alors qu'elle se retourne vers lui, sourcils légèrement haussés. Elle humidifie ses lèvres avant de glisser une capsule - la préférée du brun - dans la machine à café et de la laisser opérer presque magiquement. Elle appuie son dos contre le comptoir de la cuisine, tend la main pour attraper la hanche masculine et ainsi le tirer contre elle alors qu'elle entoure son cou de ses bras.

« Comment s'est passée ta journée ? J'ai eu beaucoup de mal à te chasser de mes pensées. »

Elle murmure ces derniers mots, échappe un rire délicat avant de presser ses hanches contre les siennes et ses lèvres sur sa bouche. Il est tellement sexy ! Des images du brun lui parviennent alors qu'elle laisse ses iris azurés se poser sur sa silhouette musclée et elle se souvient rapidement des biceps saillants et des abdominaux parfaitement dessinés, se rappelle aussi des frissons qui parcourent le corps masculin lorsqu'elle abandonne ses mains sous sa ceinture. « Dem ! » La voix mentale de Sky la surprend, mais elle comprend rapidement que le fou de bassan lui a fermé son esprit afin de ne pas être témoin de tout ce qui va suivre. Elle peut difficilement s'empêcher d'imaginer tout ce qu'elle a envie de lui faire alors qu'il se trouve aussi près d'elle et elle dirait même à qui veut l'entendre que c'est inhumain de lui demander de se comporter raisonnablement. Pas lorsqu'elle a un Dieu vivant sous ses yeux et entre ses doigts.

Elle laisse sa langue caresser la sienne, le bout de ses doigts s'infiltrer dans le bas de son dos, entre le tissu de son jeans et sa peau.

Si Demelza et Kyle se fréquentent depuis deux mois maintenant, elle doit admettre qu'elle ne le connait pas tant que ça, finalement. D'abord basée sur le sexe, leur relation n'aurait probablement jamais dû durer aussi longtemps, mais tous deux semblent s'être pris au jeu en appréciant la compagnie de l'autre. Elle a appris quelques petites choses sur lui, évidemment, mais il n'est pas le seul à blâmer en sachant que la blonde peine franchement à détourner son regard de la silhouette masculine ou à garder ses mains en place lorsqu'il se trouve dans la même pièce qu'elle.

Demelza le repousse un peu afin de réussir à se hisser sur le comptoir, entoure finalement ses hanches de ses jambes en le rapprochant d'elle, sensuellement.

« Tu es encore plus beau que la dernière fois. »

Elle chuchote à son oreille, en mordille délicatement le lobe avant de presser sa poitrine contre son torse, abandonnant cette fois ses mains dans les mèches brunes alors que ses lèvres reviennent emprisonner les siennes dans un baiser envoûtant. Elle ne se lasse pas du goût de sa peau ou de sa bouche, pourrait passer des heures entières à l'embrasser ou à le caresser du bout des doigts afin d'être en mesure d'entreposer des souvenirs pour plus tard, lorsqu'elle est seule et qu'il ne peut malheureusement pas venir la retrouver.

Ses mains glissent le long de son dos, retrouvent le haut de ses fesses avec bonheur alors qu'elle est toujours ravie de constater l'effet de ses caresses sur le corps masculin.

« Tu es sûr que tu veux un café ... ? Ce n'est pas un peu trop chaud ? »

Elle lui mordille sa lèvre, taquine, alors qu'elle plonge finalement ses prunelles bleues dans les siennes, beaucoup plus sombres et mystérieuses, ses jambes toujours resserrées autour de ses hanches.

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MessageVen 30 Juin - 19:14
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Date d'inscription : 06/08/2010Nombre de messages : 748Nombre de RP : 90Âge réel : 24Copyright : Aki <3Avatar daëmon : /
Kyle JohnsonLivin' in sin is the new thing
Sa main prenant la mienne, je suivais Demelza jusqu’à la cuisine, ne pouvant m’empêcher de jeter un coup d’oeil prédateur sur sa silhouette de dos. C’était une fille superbe, attentionnée, et guillerette, qui respirait la joie de vivre. Sa compagnie me permettait de redécouvrir les choses simples de la vie, et d’oublier un instant la dureté de mon métier et les responsabilités prenantes qui me hantaient parfois. J’aurais pu être bien avec elle, mais je n’étais pas le genre de personne qui voulait l’être. Cela coulait dans mes veines, hérédité de mon géniteur qui, bien avant moi déjà, courtisait les quatre coins du monde, semant des enfants dans chaque continent. Il n’y avait certainement pas que cela qui m’influençait néanmoins. La blessure de la trahison m’avait déjà brûlé la poitrine il y a de ça longtemps, et je pense que j’en gardais des séquelles qui ne pourraient s’effacer. La confiance s’était envolée, l’amour avec lui, laissant place à une certaine insouciance sentimentale à laquelle je n’accordais désormais plus aucune importance. Seul le plaisir charnel, de l’autre et de moi-même, et la complicité du moment avaient de la valeur. Je suivais la jolie blonde dans la cuisine, discipliné, alors qu’elle se retournait dos au comptoir et m’attirait contre elle d’une main furtive contre ma hanche.




    « Comment s'est passée ta journée ? J'ai eu beaucoup de mal à te chasser de mes pensées. »




Je n’eus pas le temps de répondre que son ventre collait déjà le mien, et que ses lèvres vinrent trouver les miennes. Elle savait me rendre fou, et aujourd’hui, je ne voulais pas céder à la folie. Posant une main sur l’une de ses hanches, je tentais de me dégager difficilement de son contact si attrayant, sans paraître trop froid pour autant, toujours en subtilité, et affichais un léger rictus en coin.

    « Journée plutôt calme aujourd’hui, je ne travaillais pas. Et toi ? Le boulot ? »




J’accompagnais mes mots d’un geste tendre, lui replaçant une mèche rebelle derrière l’une de ses oreilles. Elle avait toujours eut des mots gentils et agréables à mon égard, et moi je ne savais manier l’art du compliment, excellant plutôt dans l’humour et le second degré généralement. De nouveau, sa bouche assaillie la mienne et j’entrouvrais les lèvres pour goûter à sa langue, frissonnant une énième fois au contact de ses doigts dans le bas de mon dos. Mes mains elles tentaient de rester fixes, posées sur ses hanches. Plus les caresses augmenteraient et plus mon envie d’elle grandirait. Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Je ne savais pas très bien où cette relation nous avait mené d’ailleurs. Pour ma part, j’y voyais clair, mais de son côté à elle, rien n’était certain, et je craignais qu’elle soit tombée amoureuse du lion que j’étais. Elle était d’une douceur sans faille, un petit bout de femme plutôt fragile qu’un homme se devait de protéger, et je ne pouvais pas être à la hauteur de ses attentes. Voilà deux mois pourtant que l’on se fréquentait, que l’on passait de bons moments, sexuellement d’abord, et puis amicalement ensuite. Je lui avais dit que l’amour ne faisait pas partit de mon vocabulaire, mais je craignais ne pas avoir été assez clair peut-être… Je l’aimais bien pourtant ! Elle me faisait rire, et j’adorais son contact. Mais il n’y avait rien de plus de possible. Il n’y a qu’à voir l’échec… Ses mains quittèrent ma peau et je la vis reculer pour s’asseoir sur le comptoir de la cuisine, emprisonnant mes hanches des ses jambes nues et m’attirant toujours plus vers elle. C’était à se demander qui était la proie cette fois ! Serrant les mâchoires, je déglutis difficilement et tentais de ne pas perdre mon regard dans le sien azuré, essayant tant bien que mal d’éteindre la flamme grandissante dans le bas de mon ventre avant qu’il ne soit trop tard. J’avais du respect pour elle, malgré tout. Et c’était bien la première fois que je me souciais autant d’une infidélité, preuve que je tenais tout de même à elle. La voyant se pencher à mon oreille, je restais de marbre, serrant les dents par intermittence pour calmer mes nerfs.




    « Tu es encore plus beau que la dernière fois. »


    « C’est parce que j’ai pris le temps de me doucher cette fois avant de venir… »




Petite pointe d’humour pour détendre l’atmosphère chargée en phéromone, rappelant toutes les fois où j’étais venu chez elle en sortant de la caserne, sans prendre le temps de me changer. Ses dents vinrent titiller mon oreille et sa poitrine s’écrasa contre mon torse. Je fermais les yeux un court instant, me battant intérieurement contre moi-même, et inspirais profondément pour me calmer mais cela n’eut que l’effet inverse souhaité. L’odeur de son parfum fleurit emplissait mes narines, et je sentis un flot d’adrénaline couler dans mes veines. Ses lèvres se plaquèrent contre les miennes, m’offrant une rivière de baisers sucrées, tous plus chaud les uns que les autres. Mes mains étaient alors appuyées sur le comptoir, de part et d’autres de ses fesses, frôlant la peau nue de ses cuisses et faisant dresser les poils de mes avants bras. Et puis, ses doigts s’égarèrent sur mes fesses. Stoppant mon baiser et baissant les yeux, j’attrapais le comptoir dans mes mains, serrant le bois avec force, luttant toujours contre l’attraction intense dont j’étais prisonnier.




    « Tu es sûr que tu veux un café ... ? Ce n'est pas un peu trop chaud ? »




Relevant la tête, je croisais son regard et mes prunelles se perdirent alors dans le bleu de ses yeux, remplis de malice et de provocation. Trop tard. Je succombais une nouvelle fois à son charme. Et c’est alors que le lion se jeta sur l’agneau.

    « T’as raison…c’est bien trop chaud. »




Lançais-je de ma voix rauque habituelle. Et la frénésie s’empara de mon corps, bien trop retenue jusqu’à présent. L’une de mes mains empoigna sa fesse et je l’attirais vers moi, plaquant son pubis contre mon ventre; et l’autre se glissa sur son cou, caressant sa mâchoire. Mes lèvres se collèrent alors aux siennes avec une ardeur qui m’était propre, l’embrassant avec plus de fougue que précédemment. J’étais cuit, piégé…et tellement désireux de son corps à présent. Mes doigts glissèrent sur sa poitrine tendue avec douceur, descendant jusqu’à l’une de ses cuisses et passèrent sous le fin tissu de sa robe avant de remonter jusqu’au pli de l’haine. Ma respiration se faisait déjà plus courte, et j’oublie alors la terrible chose que je devais lui annoncer. Je ne cessais les caresses contre sa peau, ni celles de ma langue contre la sienne, et sans crier gare, j’entourais mon bras sous ses fesses et la soulevais du comptoir comme si elle avait été une plume. Une douce chaleur vibrante s’empara de mon bas ventre, sentant ses cuisses se resserrer contre ma taille. Me dirigeant vers le salon, je la faisais tomber à la renverse sur son canapé -large et bien pratique pour ce genre d’exercice- et rejoignais son corps du mien. Retrouvant sa bouche, mes lèvres s’égarèrent sur son cou, glissant jusqu’à la naissance de ses seins tandis que mes doigts jouaient avec l’élastique de sa culotte. Le souffle court, enivré par l’attraction passionné de ses courbes, je fermais les yeux, m’abandonnant à ses caresses.

Et puis, dans la noirceur de mes paupières closes, un flash me frappa l’esprit. Celui de l’insolence de Léo. Mon coeur rata un battement et j’ouvris les yeux, comme si je revenais soudainement à la raison. Je me voyais alors sur ce canapé, prêt à faire l’amour à la femme dont j’avais fait une infidélité. Non, je ne pouvais pas la salir à ce point, elle méritait tellement mieux. Et je me sentais alors tellement con. Un beau connard, ça c’était certain, et c’était tombé sur elle. Me figeant alors au dessus d’elle, je plantais mes prunelles froides dans les siennes si pures, esquivant un ultime assaut de ses lèvres en m'écartant en arrière. A cheval au-dessus d’elle, j’attrapais ses poignets avec douceur, retirant ses mains cachées sous mon tee-shirt qui ne cessaient de caresser ma peau et qui me faisaient vibrer à chaque fois.

    « Dem’ attends… »




La sentant gesticuler comme un petit asticot sous mon corps et repartant à la rencontre de ma peau, mon visage se fit plus sombre et plus grave, et je m’écartais d’elle une bonne fois pour toute, me redressant et m’agenouillant sur le canapé. Je relâchais ses mains et baissais un instant le regard avant de soutenir ses iris bleuté.

    « Dem’…faut que je te dise quelque chose… »

. Silence. Mâchoire serrée. Inspiration profonde. Regard soutenant le sien.
    « Je t'ai trompé. »


  
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