Aller à la page : 1, 2  Suivant
 

- LIBRE - Bah hier t'étais pas bourré, ouais... T'étais pire !

 
  
MessageVen 30 Juin - 15:14
avatar
Date d'inscription : 04/07/2010Nombre de messages : 1603Nombre de RP : 194Âge réel : 26Copyright : code | amiante / avatar | DANDELIONAvatar daëmon : cheshire
Wolfgang M. LoewerADMIN-whatever
bad for the greater good

T'étais pas bourré, t'étais pire

J'ai la mémoire qui flanche et les yeux rouges et en plus, surprise ! dans ton lit ça bouge
Rose & Wolfgang



Je ne sais même plus pourquoi j’étais sorti hier soir, j’avais passé une plutôt bonne journée au travail, enfin bonne. La fille qui s’occupait des relations internationales avait fait une crise de nerfs ce matin. Ma faute, j’ai fait l’erreur, comme chaque jour, de demander s’ils avaient rencontré des soucis. Elle a commencé à s’embrouiller dans un anglais/espagnol avant de finir sur un espagnol plein de nom d’oiseaux comme quoi tout ce qu’elle voulait faire pour régler les problèmes n’étaient jamais mis en place, que ses interlocuteurs étaient tous des incompétents qui ne faisaient pas leur job et que le seul moyen d’avoir un chouille de résultat, c’était que je relance derrière. Bienvenue au XXIème siècle darling où uniquement la voix de l’homme en haut de la chaîne était entendue. J’avais passé la matinée avec elle, à revoir tous ses projets et passer des appels aux dis incompétents. Eux par contre ils ont passé une mauvaise journée. C’est l’après-midi que tout avait commencé à se dégrader, j’étais cordialement invité à une petite sauterie organisée par le maire de Mekerlay , uh, like hell i don’t wanna go, sauf qu’il semblerait que j’ai un speech à y faire et que j’avais déjà accepté y’a des semaines de cela. Why me god. Why me.

Ce n’était même pas une soirée classe où quoique ce soit, nan, c’était pour inaugurer une connerie de salle de bal. Oh j’vais avoir besoin d’être bien plus bourré qu’actuellement pour y aller et paraître heureux de vivre.

Bourré, c’est le key word. J’ai assuré, c’est certain, j’veux dire j’passe ma vie avec 2 grammes dans le sang sauf que ce matin quand j’me réveille, j’ai la tête comme dans du coton et un énorme trou noir. Je n’ai plus la moindre idée de ce qu’il s’est passé hier soir, mes yeux s’ouvrent, la pénombre de la pièce est fortement appréciée, je me redresse légèrement en me tenant la tête. Hum, pas pire que d’habitude, ça passera avec du doliprane. Après avoir baillé à m’en décrocher la mâchoire, je m’étire… Et là, c’est le drame. Les bouts de mes doigts touchent quelque chose à côté de moi. Quelque chose de chaud. Quelque chose qui bouge. Quelque chose qui grogne “ encore 2 minutes… ” ……

La seconde d’après je suis debout à côté du lit, debout sur mon pantalon de costume, oh my, je suis aussi nu qu’un vers, la seconde d’après je me baisse pour l’attraper et le remettre, tant pis, on y va commando mais j’ai pas la moindre idée d’où peut-être mon boxer à l’heure actuelle. Heureusement, le squatteur dans le lit n’a pas bougé, c’est à peine s’il a entrouvert les yeux… … Je l’apostrophe.

« … Who the heck are you ? What the hell are you doing here ? What the fuck happened last night ? »

Un questionnement, toute somme raisonnable. Uhhh qu’est-ce que j’ai encore fait ? J’ai l’impression d’avoir été envoyé des années en arrière où ce genre de scène était quasi-quotidienne. Putain Wolf, maturité bordel. Maturité. Mais qu’est-ce que j’ai fait hier soir …

Et encore, si tu voyais l’état de la villa. What do u mean. Non mais ce n’est pas grave, fin l’agent immobilier va tirer un peu la gueule y’avait un couple qui venait visiter… …. Vu le sneak peek que je viens d’avoir en privé par Chesh’ j’ai envie de courir vers le salon, à priori ravagé, non mais ce n’est pas grave, c’est pas grave… ouais et baisse la tête … ok. Sur mon torse on a écrit en gros au marqueur Rose’s property. et t’as un gros cœur sur la joue gauche. Ok.
Un jour, j’ai eu de la dignité.
Un jour.

Ps : ce rp étant libre, vous pouvez être un ancien lien de Wolf dans ce cas-là, vous pouvez virer la partie où il demande qui vous êtes. Et au pire envoyez-moi un mp avant pour que j’adapte sa réaction à vous. . Btw, c'est ouvert aux hommes comme aux femmes. ( et même à plusieurs si vous voulez )
  
MessageSam 1 Juil - 18:38
avatar
Date d'inscription : 13/02/2016Nombre de messages : 261Nombre de RP : 53Âge réel : 19Copyright : © lou'Avatar daëmon :
Rose M. BakerJust play. Have fun.
Enjoy the game. ♚
Hi :
 


« Il vaut mieux être bourré que con, ça dure moins longtemps ! » — Anonyme.

Je viens de terminer le débriefing avec le patron sur un bouquin qui allait bientôt sortir. J'avais fait la première et la quatrième de couverture. Seulement, un petit détail de merde m'avait échappé et je me suis fait tiré les oreilles pendant 20 minutes. En fait, ce n'était pas un débrief'. C'était ma fête ! Avec moi, y avait Tim', un gars qui bosse sur la mise en page qui devait mettre en page mes dessins avec le titre et tout le bordel qui va avec. Il n'a rien dit des 20 minutes, juste écouté le patron me traiter de tête en l'air, de gamine écervelée qui pensait qu'à sa petite gueule. Fin de la réunion, bilan : tu reprends tout !

Les planches sous le bras, j'avais trois jours pour tout finir – ou du moins tout recommencer –. Je grommelle toute seule en me dirigeant vers mon arrêt de bus. Jason ne disait pas un mot, m'ayant déjà prévenu du détail oublié que j'avais ignoré, pensant – bêtement – que ça n'avait pas d'importance. Les mots du mec résonnent encore dans ma tête.
Rose !
C'est Tim'. Il court dans ma direction. Il est gentil Tim'. Il prend toujours ma défense. Je crois qu'il m'aime bien. Il me propose une soirée où il doit aller mais je n'ai pas très bien compris en quoi cela consistait. Je plisse les sourcils lorsqu'il me parle d'une inauguration de salle de bal. Il a l'air motivé de m'y inviter. Pour sortir un peu, dit-il. Je jette un bref coup d’œil à Jason qui ne dit rien. Je hausse les épaules dans un après tout pourquoi pas.

☾ ... ☽

Une voix grave me tire des bras de Morphée. J'ai la sensation d'y être pourtant bien. J'ouvre grands les yeux, en sursautant. Aïe. Un horrible mal de crâne me cloue la face dans l'oreiller.
Pas si fort, je murmure en français.
Je sais pas pourquoi je me suis mise à parler français. Puis qui c'est qui m'interpelle comme ça ? J'ouvre plus grand les yeux, toujours la tête clouée sur l'oreiller. J'aperçois, dans le flou de mon regard perdu, un.. un homme.. Non, un inconnu ! Ne le reconnaissant pas du tout, je hurle en me redressant. Tire la couette Rose !! Je baisse les yeux sur mon bout de corps nu. Merde, merde, merde ! Je pousse un second cri, tirant la couette contre moi. Je balaye la pièce des yeux. Je ne reconnais rien et pas l'ombre de mes fringues dans le coin. Complètement paumée, je fixe l'homme qui me tient compagnie. Jason, qu'est-ce que je fous là ? Et comme.. ça ? Il ne répond pas, ayant les mêmes souvenirs que moi. Cette soirée bizarre avec Tim', les cocktails qui coulaient à flot puis le noir complet. C'est le première fois que ça m'arrive. Je ne comprends rien. Un malaise terrible me saisit la poitrine. Mon air de biche paumée doit être carrément comique si nous étions dans un film. Mais on est pas dans un film, bordel, ressaisis toi !

Je fixe alors l'homme, essayant de paraître calme – le mal de crâne m'en empêche –. Je reprends au moins le langage du pays :
Euh.. Salut. Moi, c'est Rose. Et.. Je sais pas du tout ce que je fous-là. Juste d'une soirée dans une nouvelle salle de bal, un truc dans le genre.
Je me mords la lèvre, passant une main dans mes cheveux ébourrifés. Et je lui demande aussi ce que je fous-là, à poil, et qu'est-ce qui s'est passé cette nuit ? On va commencer par l'essentiel.
On est où ici ?
Please, souvenez-nous de pourquoi je suis là et qu'est-ce qui s'est passé ici.. Et bordel, où sont mes fringues ?! Je scrute un peu l'homme et les marques qu'il a sur le torse – oui, je viens de les voir –. Il y a aussi un gros cœur sur sa joue.

Mais qu'est-ce que c'est que ce binz' ?
  
MessageLun 3 Juil - 11:46
avatar
Date d'inscription : 04/07/2010Nombre de messages : 1603Nombre de RP : 194Âge réel : 26Copyright : code | amiante / avatar | DANDELIONAvatar daëmon : cheshire
Wolfgang M. LoewerADMIN-whatever
bad for the greater good

T'étais pas bourré, t'étais pire

I'm fine I'm fine *inner screaming intensifie*
Rose & Wolfgang



AH ! AHHHHHHHHH SI TU CRIS JE VAIS CRIER AUSSI ! Oh god, elle n'en sait pas plus que moi, uhhhhh qu’est ce que je vais faire. Pitié dites-moi qu’on a rien fait, on était bourré on n’a pas pu faire grand-chose, nan on a rien fait, ouais faut y croire. Pénis, j’espère que pour une fois dans ta vie tu m’as laissé tomber et t’as été te coucher avant l’heure. En venir à espérer que la meilleure partie de notre anatomie nous lâche c’est triste. Donc Rose, ouais, bah c’est bien la nana qui a écrit sur mon torse, au moins c’est rassurant, y’a pas d’autre personne ici – ou peut-être pas on ne sait pas la vie est pleine surprise bonne comme mauvaise. – je l’imite en passant moi aussi une main dans mes cheveux, cool on est tous les deux gênés, on a aucune idée de ce qui a pu se passer cette nuit tous les deux. Bravo nous.

« On est où ici ? »

Ah oui, c’est vrai, elle, elle a toujours pas la moindre idée de qui je suis ni de l’endroit où elle se trouve, en temps normal je serais un peu vexé j’veux dire j’suis moi, j’suis connu, c’est quoi ces gens qui suivent pas la politique de leur propre pays ? Bref, nan là j’avoue ça m’arrange, j’vais peut-être même savoir me faire passer pour un autre. Insultez moi autant que vous voulez je suis un gros lâche et je l’assume à 300%.

« Ici ? On est chez moi, banlieue sud de Merkeley. Plus ou moins 5km de la dite nouvelle salle de bal. » Comment mais COMMENT je peux me souvenir de ce genre de détail TOTALEMENT inutile et n’avoir aucune putain d’idée de ce qui a pu se passer cette nuit. Ça s’trouve, elle était juste incapable de rentrer chez elle et j’ai été bon prince. Ouais ça s’trouve c’est ça. Sa maison a brûlé dans la nuit et j’ai été un mec sympa. t’oublies les marques sur ton corps et le fait que vous soyez, tous les deux, nus. Toi, personne t’as sonné. Bon maintenant faudrait peut-être s’habiller et partir ma petite dame hein t’en pense quoi ?

« J’ai aucune idée d’où sont tes fringues par contre. » Ni le reste des miennes for all that matter. Puis j’ai mal au dos, nan mais moi j’suis trop vieux pour ces conneries. « Attends. »

Je vais allumer la lumière, on va trouver tes fringues et tout ira mieux. Voilà. Clic.

« Oh my god, you’re young. » Oh god so FUCKIN’ young. Et pas une trace de ses affaires par terre « Enfile ça, ou ça ou whatever mais mets-toi quelque chose sur le dos » Ça et whatever étant respectivement une chemise prise à la volée – propre j’vous rassure -, un peignoir de soie avec mes initiales – oui. J’ai ce genre de chose – et un caleçon avec élastique qui lui ira TRES BIEN, elle sera presque fully clothed et son corps de jeune personne ne sera plus devant mes yeux. Fuck fuck fuck fuck FUCK. CHESHIRE. Dis-moi qu’elle a plus de 21 ans DIS MOI QU’ ELLE A PLUS DE 21 ANS. Ah ben je sais pas Wolf, nan mais toi t’as le chic pour te mettre dans des situations de merde. Je suis tellement mort. Oh my, elle parait si jeune … SI JEUNE. Pourquoi elle est venue avec moi ? Wtf ? J’ai plus l’âge pour ça, j’suis vieux, oh my, please help. Ah je vais faire une crise de nerfs, j’sais même pas si j’ai pris mes médocs hier, oh c’est pas bon. Pourquoi monde ? POURQUOI ? Allez allez, du sérieux. Quelques secondes, donnes l’impression de savoir ce que tu fais. ARHEM.

« Maintenant j’ai une requête très importante. » Voix grave, air grave, tout est grave. « Pitié. Dis-moi que tu es majeure. » Histoire de savoir si j’appelle mes avocats tout de suite pour m’extrader vers le Costa Rica ou quelque chose comme ça. Non parce que si elle est mineure, je suis tellement mort. Ce n’est pas un scandale que je pourrais étouffer. Wolfgang Loewer. Pédophile. Oh mon dieu, mais en vrai j’me tire une balle. T’façon j’suis pas fait pour la prison, j’suis trop mignon pour ça. Je ne veux pas devenir le bitch d’un taré. Oh god. Ma vie est foutue. Je suis foutu. Cheshire, on va mourir.

  
MessageLun 3 Juil - 23:33
avatar
Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 256Nombre de RP : 67Âge réel : 26Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
"Gnnn..."

Ca fait longtemps que j'ai pas eu autant de mal à ouvrir un oeil. Depuis... ma dernière cuite... je crois ? Je suis dans les choux, c'est affreux. Le brouillard complet. Mal partout, surtout à la tête. Je m'appelle toujours Anja ? Ouais ? Ouais c'est bon. On peut passer à la suite. Qu'est-ce que j'ai foutu hier soir. J'ai bossé. J'ai fini tard. Comme d'habitude. Je suis passée à l'inauguration de la salle de bal. Me faire voir. Me détendre. Joindre l'utile à l'agréable. Il y avait du monde. Beaucoup. Des gens du boulot aussi, un ou deux. Je les ai vite perdus. Je crois qu'ils sont rentrés tôt. Bon. Ensuite j'ai fait quoi ? Les boissons étaient bonnes. Les petits fours aussi. Parlé avec... euh... des gens. Je sais plus qui c'était. J'ai dansé un peu ? C'était cette fois-là ou celle d'avant ? Je sais plus... Soudain ça parle, ça crie, et ça me saigne le cerveau. Surtout la lumière. Je lève vaguement un bras pour me protéger mais... non, trop dur.

"Gnnn." je proteste vaguement sans obtenir aucun résultat.

On dirait que j'dérange quelqu'un, je devrais peut-être filer ? Je prends sur moi pour ouvrir ce foutu oeil et voir où je suis, ce qui se passe. Alors déjà ça brûle, et ensuite je sais pas où je suis. Le plafond a l'air trèèès loin. Et les meubles trèèès près. J'ai mal partout. Et froid aussi, je réalise. Très froid. Je crois que je suis par terre. Et à p... ... ...oil. Okay. Klodevig ? je tente, inquiète. Un vague roucoulement mental et ronchon me répond. Bien, il boude, ou alors il cuve toujours. Dans tous les cas il va bien. J'essaie de mieux voir où je suis. Une chambre. Ca parle. Je me demande si je dois répondre, mais c'est quelqu'un d'autre qui répond. Deux personnes. Et moi. A poil par terre dans une chambre. Tout va bien. Je peux bouger au moins. Je m'étire un peu, doucement. Pour me décoincer. Puis une des voix, l'homme, finit par me dire quelque chose. Vaguement. Je sais pas quoi. Je bâille, je mâchonne deux-trois fois, et j'essaie de me redresser. Pour mieux voir. Enfin pour voir quelque chose, déjà, ce serait bien. C'est laborieux. Je m'appuie sur le lit pour m'asseoir.

Il y a une fille sur le lit. Mon âge. Jolie. Connais pas. Des habits. Un caleçon. Et puis il y a... ...

"...for helvede. Dites-moi que je rêve ?!"

Non, sérieusement. Dites-moi que c'est une blague. Une vaste blague. Il faut au moins Wolfgang Maël fucking Loewer pour me faire parler comme ça, mais ça peut pas... ça peut pas... si ? Non. Nooon. Mais bon je suis à poil... carrément, complètement et définitvement à poil. La nana a pas l'air mieux. Lui à moitié. Et il a des trucs écrits et dessinés sur la figure et le torse, c'est ridicule, si j'étais pas en plein moment WTF j'aurais sûrement hurlé de rire, et... non, désolée, même en réfléchissant de toutes mes forces je vois pas comment on aurait pu se contenter de jouer au mah-jong.

"Majeure oui ça va. Par contre il va y avoir un autre problème."

Aux dernières nouvelles c'est mon boss. Lointain. Mon n+beaucoup. Mais mon boss quand même. C'est surtout ça là mon gros problème. La fille me dérange pas, je la connais pas. Me réveiller par terre à côté d'un lit, ça va encore. Me réveiller à poil avec mon boss, ça, clairement, c'est inédit. Et je sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais en tout cas c'est... perturbant ?

"Qu'est-ce que je fous là ? Et vous, là ?"

Lui. Elle. Mais surtout lui. J'imagine qu'on est chez lui, en tout cas clairement on est pas chez moi. Mais ça me semble parfaitement logique de demander ce qu'il fout là.

"Et euh. On se connaît ?" je demande à la fille.

Spoiler:
 
  
MessageMar 4 Juil - 10:54
avatar
Date d'inscription : 13/02/2016Nombre de messages : 261Nombre de RP : 53Âge réel : 19Copyright : © lou'Avatar daëmon :
Rose M. BakerJust play. Have fun.
Enjoy the game. ♚

« La mémoire, c'est comme les amis ; elle vous laisse souvent tomber au moment où on a le plus besoin. » — Proverbe espagnol

Il ne me répond pas tout de suite.
Ça a l'air de tourner dans sa tête aussi. Owh non, mais non, dîtes moi pas qu'on a la même cervelle moiseuse ? Jason, t'es où ? Quelque part, au calme, à l'abri de tes conneries. Huhu.. En général, j'assume pleinement mes conneries. Mais en général, je m'en souviens aussi. C'est plus facile.

Donc, on est chez lui. Je suis donc chez un homme que je ne connais pas. Dans son lit. A poil. Chez lui. Je serre un peu plus la couette contre ma poitrine. Il ne sait pas où sont mes fringues. Ça aurait été trop facile ! Je demande mentalement à Jason s'il les a vus. Il ne répond pas vraiment, mais je sais très bien ce qu'il veut dire. Démerde-toi ma grande.. L'homme me demande d'attendre. Pas de soucis mon poto'. Je vais pas me sauver le cul à l'air. Je le regarde fouiller sans succès, pour finalement me passer quelques fringues que je suppose à lui. Je le laisse les mettre sur le lit. J'aperçois des initiales brodées sur le peignoir qu'il me propose. What ? Mais c'est une blague ! Qui es-tu toi qui a des affaires où tu marques tes initiales ? WL.

Il semble très perturbé. Il a dit un truc avant de me filer ses fringues. Young. Il parlait de moi ? Lorsqu'il prend un air extrêmement grave, je me plaque un peu plus le dos contre le mur. Hmm.. Je le sens pas. Pitié. Dis-moi que tu es majeure. Et aller ! On se la refait ! J'avais oublié que les gens me prenaient pour une gamine. J'ai soudain envie de rire. Beaucoup. La situation, le peignoir aux initiales, cette question. Je m'apprête à répondre quelque chose de marrant, mais une voix m'en empêche. Je détourne le regard vers une.. femme, assise contre le lit. Mais qu'est-ce qu'elle fout-là elle aussi ? Je ne l'avais vu ! Qu'e... Je sais pas si j'ai toujours envie de rire. Deux femmes, à poil, chez un homme sans souvenir. C'est louche tout ça quand même.

Notre nouvelle copine de galère répond à ma place. Rowh, mais non, laisse-moi lui faire croire que je suis encore mineure ; ça aurait été drôle. Rose, n'en rajoute pas ! Elle a l'air de connaître le monsieur. Enfin, son regard me laisse penser ça. Elle a l'air tout aussi étonnée par contre. Toi aussi tu te souviens de rien ? Il a mis un truc dans notre verre, le con, j'en suis sûre ! Et merde, si on avait fait des trucs avec lui ? Pitié, dîtes-moi que non.. C'est peut-être pour ça qu'il me demande si je suis majeure ? Ouais mais il se souvient de rien.. Et s'il dit n'importe quoi ? Owlalalah, ça va trop vite dans ma tête ; trop de scénarios possibles. Et ce mal de crâne bordel !

On se connaît ? Je pose mon regard sur la jeune femme.
Hmm.. Non.
Je marque une courte pause en rassemblant toute la couette autour de moi pour me la mettre tout autour.
Mais puisque visiblement vous avez l'air de vous connaître, je te laisse les fringues de monsieur, et je pars à la recherche des miennes ; puis je m'éclipse.
D'un petit bond, je descends du lit, enroulée dans la couette. Je ressemble à une saucisse mal cuite. Je fixe l'homme. Une montagne de questions et de scènes où nous sommes les principaux acteurs me traversent l'esprit. Puis, tel un petit pingouin, je me quitte la pièce. Aller, salut.

La maison est immense et pas une trace de mes fringues. Tu veux pas m'aider ? Jason vient à ma rencontre quelques minutes plus tard alors que j'arrive dans le salon. Il me foudroie du regard mais il a mes fringues sur le dos. Du moins, mon pull-over et mes sous-vêtements. Je sais pas où est le reste, j'ai simplement trouvé ça sur mon chemin.. Je me suis prise pour le petit poucet ? J'ai croisé d'autres fringues qui allaient vers la porte d'entrée. Ah non, on.

Je fais l'ado' vénère et vais m'asseoir sur un canapé seul. Il a l'air un peu vieux, comparé au reste mais ça me paraît plus de mon monde que les beaux meubles et les babioles d'art moderne. Je jette un coup d’œil autour de moi. Personne. Je me lève sur mes deux pieds, faisant tomber la couette par terre. Oulah, le monde tourne encore beaucoup. J'attrape maladroitement mes sous-vêtements sur le dos de Jason pour les enfiler vite fait. Ayant décidément, un peu trop le vertige, je me laisse tomber de tout mon long sur tout le long du canapé. Gros boum. Je ferme les yeux en souriant. Clic.

Jason n'a pas le temps de dire quoi que ce soit, le canapé, qui est en réalité un vieux clic-clac foireux se referme sur moi. Je cris – évidemment –. Jason dit un gros mot en regardant mes deux jambes qui dépassent du canapé replié, gesticulées. Puis, il pouffe de rire quelques secondes. Tu disais quoi déjà ? Tu t'éclipses ? On reverra la définition ensemble princesse hein.. Aller, ça va, sors moi de là ! Jason ne répond pas. Il a vraiment décidé de me faire chier et de me punir pour hier. Si ça peut t'éviter de te retrouver à poil dans le lit d'un homme qui a deux fois ton âge, sans te souvenir de quoi que ce soit ; ouais. Débrouille-toi ! Je râle ! J'ai beau poussé de toutes mes forces les deux côtés du canapé qui me saucissonnent, pas mien de les faire bouger pour me dégager. Fais chier ! Faut dire qu'avec mes bras de colibri, je vais pas faire bouger grand chose.. Bon, bah dernière solution.. Je crie :
Monsieur WL ?!! Comment on sort de votre canapé mangeur de femmes ?!!
Puis, poussons le ridicule jusqu'au bout hein.
Ah et il y a un chemin de fringues vers la porte d'entrée, si c'est à l'un de vous ! La chasse est ouverte !
  
MessageMar 4 Juil - 15:40
avatar
Date d'inscription : 04/07/2010Nombre de messages : 1603Nombre de RP : 194Âge réel : 26Copyright : code | amiante / avatar | DANDELIONAvatar daëmon : cheshire
Wolfgang M. LoewerADMIN-whatever
bad for the greater good




Anja & Rose & Jaded Wolfgang



Non.
Non bah non. Je refuse. Je refuse de prendre en compte l’information comme quoi Anja était sur le sol de ma chambre nue, non. Sorry. Wolf’s out. Au revoir.

Bien sûr que sa première réaction est de m’agresser. What did i expect ? C’est Anja, petit monstre plein d’aigreur. Aux dernières nouvelles elle ne me supportait pas plus que ça, pourquoi diable, elle m’a tourné autour elle aussi ? Non bah oui parce que bien sûr ça va pas être de ma faute, moi quand j’suis bourré j’ai plus de sens commun, à partir du moment où tu m’accordes de l’attention tu deviens une potentielle cible. Cela dit, j’avoue deux gonzesses sur une même nuit. Ca faisait biiiiien longtemps. Nan mais c’est cool, je vais plus aller en prison seulement pour pédophilie, j’vais aussi y aller pour abus de pouvoir et harcèlement sexuel. Suuuuuuuuuper.

Ah, non c’est bon on peut enlever la pédophilie, Rose est majeur, j’en ai pas l’air mais y’a littéralement un hallelujah qui se joue dans mon crâne. Putain, la vie est bien faite. On passe d’une possible catastrophe à un putain de SCORE. Yeup still got it. Héhé. Enfin, on se réjouira de ce possible succès plus tard, parce que ça s’trouve elles sont en train de se dire que j’les ai peut-être attirés dans un piège alors que je suis tout au plus qu’une victime de leur vilenie et leur charme. Ah Rose s’en va avec la grâce d’un manchot, soit.
J’repose mon regard sur Anja.

« … put some fuckin’ clothes on would ya, my god. »

Nan mais faut noter que j’ai BESOIN de lui dire quoi. Bordel. Et à la fin vous verrez que ça sera moi qui serai étiqueté comme pervers parce que j’aurais laissé balader mes yeux. Mais sérieux quoi. Où va le monde. Ahahah, elle a un autographe de ma part dans le dos tiens, le « sale race de rebelle » il est de moi, c’est mon écriture, ça me fait pouffer deux secondes, avant que je reprenne mon sérieux.

« J’te retourne la question, parce que tu vois contrairement à toi j’suis supposé être ici. C’est MA maison. Et il est où ton pigeon ? » on visual. sleeping « Nan mais Chesh’, arrête il va faire une crise cardiaque s’il te voit toi en premier et elle, là, elle va mourir donc t’es gentil mais tu le laisses. » #sademoji #sadcheshire … Je lève les yeux au ciel, il s’amuse BEAUCOUP trop. hinhinhin con de chat. ça va elles sont majeures toutes les deux t’es tranquille ! Ouais ouais ouais … still, faut pas qu’elle l’ouvre trop la Anja ça pourrait se retourner contre moi. J’allais justement aborder ce point silence quand j’entends l’autre demoiselle qui m’appelle… Canapé mangeur de femme ?!!

Je fronce les sourcils, qu’est-ce que c’est que ce délire encore ? Allez Wolf du courage, de la foi, de la motivation, de toute façon tu pourras ne pas retourner te coucher avant des heures alors autant donner l’impression de vivre. Ça aurait pu être pire, on aurait pu être à Las Vegas avec l’une des deux ayant une bague autour du doigt. J’sors de la chambre, ce n’est pas l’apocalypse que m’avait vendu Cheshire mais c’est le bordel ouais, y’a des objets qui ont disparu, d’autre qui ont fini à des endroits improbables, y’a des dessins sur les murs, gosh..

« Nan mais… … … »

Mais qu’est-ce qu’elle fait là-dedans celle-là ? C’est ça mon canapé mangeur de femme ? Je suis débordé. Un paon est là aussi, j’imagine que c’est son daemon. Tu n'aurais pas pu l’empêcher de faire ça non ? Non. Bon soit, on va traverser le salon et chialer sur les conneries écrites sur le mur. Moi j’dis y’a un marqueur qui a été BEAUCOUP trop utilisé hier soir.

« Tu vois ça, Anja, le sale chien capitaliste, c’est marrant hein, mais j’suis quasi certain qu’il ne vient pas de la catastrophe humaine bloquée dans le canapé et qui j’espère s’est habillé. »

Hein ? HEIN ? j’ai bien l’impression qu’elle s’en est donnée à cœur joie, je ne regrette même pas mon petit message dans son dos. Elle le mérite. Sale race de rebelle. Non mais j’hallucine. Elle sait combien ça coûte ce genre de peinture ? Si elle avait fait ça sur le marbre j’pense que j’l’aurais encastré dedans. Aucun respect j’vous jure… J’arrive à côté du fauteuil, tu vois Rose tu as l’air encore plus ridicule que moi là, et c’est dire. J’espère qu’elle ne s’est pas faite mal au dos. J’soupire en m’accroupissant pour tirer le matelas, ouvrir à nouveau le canapé et libéré la demoiselle. Demoiselle en sous-vêtement. J’veux pas dire mais j’suis pas aidé. n’empêche que c’est quand la dernière fois que t’as eu des gonzesses aussi bien foutus ET pas refaites. not helping Cheshire not helping. moi j’dis c’est cool les jeunes Still not helping.

« Vous savez » Le vous étant adressé à Anja et elle « J’ai déjà biiiiiien assez mal au crâne comme ça alors on est gentilles, on évite de toucher à tout, éventuellement, on va chercher ces fringues dispersées entre ici et la porte et on s’en va. C’est cool ça me va. J’offre le taxi. »

Bon prince le retour. Cela dit j’avoue que ça m’arrangerait si elle ne passait pas la journée ici quoi, déjà que je ne sais pas quelle heure il est exactement, ça s’trouve on est déjà en pleine après-midi et les agents immobiliers vont débarquer d’une minute à l’autre. Meh. Nan, j’suis large j’suis sûr. J’quitte le salon pour la cuisine, ah. Ouais.
Ok.

J’comprends pourquoi personne ne se souvient de rien, entre les bouteilles à moitié vide, les verres encore à moitié plein, le cendrier qui ne sent pas la cigarette, j’commence à saisir la gravité de notre état hier soir. L’important c’est que rien ne sorte de cette maison. Rose ne sait pas qui je suis, Anja… J’aurais qu’à lui donner une promotion voilà.

« J’offre le doliprane aussi vu l’état de la cuisine, j’imagine que c’est un luxe pour personne. »

Ouais, définitivement pas un luxe. Putain j’y crois pas, j’ai partagé mon herbe avec elles. Tout ça pour oublier la soirée en plus. Vie de merde. J’me dirige vers la salle de bain histoire de retrouver le paracétamol et confirmer mes doutes quant à la prise du lithium et des médicaments pour mon cœur. Bon, ce n’est pas un mal en soit, avec l’alcool ça me rend malade de toute façon, j’les prendrais à midi. J’sors la boite du sauveur de gueule de bois et referme l’armoire à pharmacie…. Est-ce que c’est un suçon dans mon cou ? Ahahahahahahahahahhah …. AHAHAHAHAH […] AHAHAHAHAHA ….. JE SUIS MORT. JE DECEDE AHAAHAHAHA Nan mais ça va ce n’est pas comme si demain c’était la fête nationale et que j’avais une allocution. God je les déteste.



  
MessageJeu 6 Juil - 16:36
avatar
Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 256Nombre de RP : 67Âge réel : 26Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
On se connaît pas. Bon.

"Maiiiiiis." je proteste quand elle se lève, le sourcil tragique. Elle ne va pas me laisser toute seule avec... lui ? Non ? Ah ben si. Je regarde la fille s'en aller en emportant la couette et en semant les habits de... lui... sur son chemin. Et lui de me dire de s'habiller.

"Non mais si ça vous convient pas vous aviez qu'à ramener quelqu'un d'autre, hein !" je grogne.

C'est qu'il va me vexer en plus ! Je me relève prudemment, ça tourne, je me sens pas bien, pas bien du tout, ouh là là. Je me repose sur le lit, toujours aussi à poil, et j'attends que ça passe. Là. C'est bon. Je tends la jambe pour ramener le truc le plus proche vers moi - un peignoir on dirait ? Parfait. Ca fera l'affaire. Je l'enfile lentement pendant qu'il rigole. J'ai envie de l'étrangler soudain. Ca passe vite, aussi vite que son rire. On est chez lui ? Klodevig ? Cheshire ?! Je me redresse d'un coup, le vertige revient mais rien à faire.

"S'il lui manque la moindre plume..." je siffle.

Pas besoin de finir. Je suis sûre qu'il a très bien compris. Moi en tout cas, j'ai compris depuis longtemps que la seule menace qui faisait vraiment peur à un politicien, c'était le scandale, et là j'en tiens un en béton. Quitte à me faire plonger avec, je m'en fous, si lui ou son chat volant invisible ont touché à mon doux, je les massacre. Politiquement, mais je les massacre.

Je titube vers la sortie de la chambre, le salon, whatever, et je cherche mon Klodevig. Je devrais peut-être chercher le chat. Mais il est invisible... J'entends la fille appeler, mais c'est le cadet de mes soucis. Je finis par le repérer, moitié à l'instinct moitié à la vue, enfermé dans une vitrine entre deux bibelots. Oh my. Comment s'est-il retrouvé là-dedans ? Ca serait pas moi qui l'aurais enfermé quand même ? J'ouvre en catastrophe, je le prends dans mes bras, je le serre contre moi... le mouvement n'a pas l'air de lui plaire, ouh là non. Je me sens nauséeuse soudain, je le sens qui bouge entre mes mains... et j'ai juste le temps de l'écarter de moi avant qu'il rende son dernier repas. O-kay. Tout va bien. Respire. Il commence à se réveiller, il a sa tête des mauvais jours mais il est réveillé, il va bien. Je respire. Je lui nettoie doucement le bec avec la manche du peignoir. Ca va. Ca va. Je suis là. Tout va bien. Non, rien ne va, mais on verra après. J'entends Loewer qui parle et je tourne la tête vers lui. Le mur. Ce qui est écrit dessus et qu'il montre.

“Pas moi.”

Je suis catégorique et formelle. Je me rapproche, encore chiffonnée, et je me plante devant les lettres pour mieux les regarder.

“Pas mon écriture. Pas mes mots. Je ne suis ni anarchiste ni hippie, je n'ai rien contre le capitalisme.”

Je me gratte la tête d'une main pendant que Klodevig continue d'émerger du cirage.

“A la limite il y a deux ou trois ans j'aurais pu vous traiter de collabo, mais aujourd'hui vu que je bosse pour vous...” Je lève un peu la tête pour mieux le regarder. Et qu'est-ce qui est écrit en majuscules à deux mètres du sol, trop haut pour moi mais définitivement de mon écriture ? Hm ? “...ouais vous savez quoi ? Oubliez ça en fait.” je marmonne en me détournant, dépitée. Qu'est-ce que j'ai bien pu prendre pour me laisser aller à de telles extrémités ?

Je berce doucement Klodevig, je lui grattouille les plumes du dos et du poitrail. J'aimerais mieux qu'il se rendorme tout compte fait. Pas besoin d'un sermon, vraiment pas. Je regarde vaguement Loewer ouvrir le canapé – qu'est-ce qu'il fout avec ce canapé ? Qu'est-ce que la fille fout dans le canapé ? – mais je suis surtout en train de regarder les vêtements par terre. Ca, ça ressemble furieusement à ma veste. J'ai pas les sous pour en acheter une autre. Je vais pour la ramasser, et puis il ouvre encore son clapet et je me redresse lentement, vêtement dans une main, Klodevig dans l'autre serrée contre moi.

"Ah oui, c'est facile de se débarrasser des gens comme ça hein ?" je grogne. On les fait venir, on s'amuse bien, et puis on les dégage ? Il va vraiment falloir qu'on aie une discussion très très rapidement, lui et moi.

Ah, tiens, une chemise. Pas loin. Pas à moi. "Chemise blanche... d'homme... c'est à vous ça." je fais en la balançant sur Loewer avant qu'il fuie comme le lâche qu'il est.

...ou peut-être que c'est pas à lui et que... naaaaan. Tiens, un pantalon à moitié caché derrière le canapé avaleur de femmes. Pas à moi. Pas à Loewer je pense. Je le lève vers la fille.

"A toi ?"

Loewer parle de Doliprane et de la cuisine. Quoi la cuisine ? Je croise une chaussette, je crois qu'elle est à moi, je la ramasse dans le doute et je vais voir la c... oui effectivement l'état de la cuisine peut expliquer pas mal de choses. Uff. Je le sais pourtant qu'il faut pas faire de cocktails pareils... la réprobation de Klodevig est presque palpable. Et en plus pour être venue ici il faut bien que j'aie déjà pris quelque chose avant... Je retourne voir la fille.

"Je sais plus si on s'est présentées. Anja. Tu sais comment on est arrivées icii ? Ce qui s'est passé ? Quelque chose ?" Parce que de mon côté, c'est le trou noir. "Tu étais à l'inauguration toi aussi ?"
  
MessageVen 7 Juil - 13:26
avatar
Date d'inscription : 13/02/2016Nombre de messages : 261Nombre de RP : 53Âge réel : 19Copyright : © lou'Avatar daëmon :
Rose M. BakerJust play. Have fun.
Enjoy the game. ♚

« Il y a beaucoup d'idiots en ce monde, il faut s'habituer. » — Marie-Claire Blais

Inutile de gesticuler davantage.
Je pousse un long soupir de désespoir. Hmm.. J'aurais pu me retrouver coincée ailleurs qu'ici quand même. Je sais pas, dans un arbre avec la plus belle vue du monde, dans un lit terriblement confortable – sans un inconnu avec moi –. La joue compressée contre le canapé, je réfléchis aux endroits où j'aimerais être. Loin d'ici sûrement ! Quoi que. Je suis sûre qu'avec un peu de recul, ces souvenirs me feront rire. Je souris. Et pourquoi pas après tout ?

Jason s'envole sur le canapé refermé sur moi lorsqu'il entend du bruit. L'homme et la jeune femme s'approchent en discutant. Je n'entends pas très bien ce qu'ils se disent. J'essaye de profiter des yeux de mon Daëmon pour voir ce qu'il se passe, mais il m'en bloque l'accès. Roowh, aller, je suis désolée pour ce qu'il s'est passé hier, voilà, ça te va ? Tu ne sais même pas ce qu'il s'est passé hier. Comment tu peux être désolée ? Son air impassible et ce calme olympienne ne me donnent pas envie de répondre. Jason a la tête droite sur les épaules, les pieds dans deux sabots différents, un axe droit et sur à suivre. Pas comme moi. Il sait ce qu'il fait et s'il a décidé de me faire regretter cette soirée oubliée pour que je culpabilise pendant deux mois, il y arrivera !

de la catastrophe humaine bloquée dans le canapé et qui j’espère s’est habillé. Ça parle de moi ! Je frétille dans mon petit espace, impatiente qu'on m'en délivre. Soupir. Clic. Le canapé s'ouvre d'un coup. Aah, libérée. J'ouvre grand mes bras pour respirer l'air de la liberté. Jason me donne un coup de bec sur le front en atterrissant à côté de moi. Habille toi ! Ah oui, c'est vrai ! J'attrape en vitesse mon pull-over pour l'enfiler. Bon, il ne manque plus que le pantalon. Je quitte ce canapé mangeur de femmes, le foudroyant du regard – ouais, je sais, ce n'est qu'un canapé mais il m'a gobée le salopiaud ! –.

WL semble suffisamment agacé pour la journée. Poliment, il nous demande de foutre le camp. N'est-ce pas ce que je voulais ? Il nous offre même le taxi. Sympathique. L'autre femme répond, pas très pressée de quitter les lieux visiblement. Les jambes à l'air, je regarde notre homme quitter la pièce, sans rien dire. La jeune femme brise le silence qui s'installe en me demandant si le pantalon qu'elle tient est à moi. Je souris en reconnaissant mon jean :
Oui, c'est à moi ! Merci, j'ajoute en enfilant rapidement mon pantalon, dernier vêtement qu'il me manquait pour être complètement habillée.
Nous sommes ensuite attirées vers la cuisine dont parle WL. Je me retiens de rire. Je n'ai jamais vu une cuisine pareille, mais dans la pire de mes soirées. Je vois un verre à moitié vide et bizarrement, j'ai la sensation de le reconnaître. Je m'en approche, pour renifler ce qu'il y a dedans. Hmm.. C'est pas du jus d'orange ça.. Je grimace, une légère envie de vomir dans la gorge sous le souvenir de l'odeur de l'alcool. WL quitte la pièce à nouveau. Faudrait peut-être que je lui demande son nom quand même ? Et à la fille aussi ? Ah bah tiens, justement, elle semble m'avoir entendue. Anja. Je me fourre ça dans un coin de la tête. Le nom ne me dit rien du tout. J'ai si peu de souvenirs que ça ? On ne se l'est peut-être pas dit, tout simplement ? Je lui donne mon prénom rapidement pour que les présentations soient complètes puis enchaîne sur toutes ses questions :
Wouah, wouah. Trop de questions pour une soirée où j'ai trop peu de souvenirs, dis-je, massant mes tempes en rigolant. Je me souviens de rien moi aussi.. Je perds mon sourire. Juste de cette soirée d'inauguration comme tu dis. Un collègue m'avait invité. Puis, des cocktails. Beaucoup de cocktails. Et rien.
Aah comme c'est frustrant !!

Un détail dans la cuisine ravagée par des fous alcooliques attire mon attention. Owh, mimi ! Mon téléphone ! Pleine d'espoir, j'espère trouver des réponses dedans. Je fais signe à Anja de venir voir avec moi. Je déverrouille l'engin. Un message de Tim'. Owh, Tim', dis-moi que tu te souviens de la soirée.


Timothé (boulot)

Salut Rose. Comment tu vas ? Où es-tu ?
Je suis vraiment désolé, j'ai tout fait pour pas que tu ne partes avec cet homme. J'aurais du faire attention aux verres que tu buvais. Faut dire que j'avais bien bu aussi.
M'enfin, une seconde d'inattention et tu avais disparu avec Wolfgang Loewer.

Ecris-moi quand tu seras réveillée, je viens te chercher !



Il est vraiment gentil Tim'. Je réponds rapidement que je suis rentrée chez moi et que tout va bien – je ne veux pas qu'il s'inquiète pour moi ; et qu'il vienne me chercher –. Je m'en veux presque d'avoir fini bourrée et d'être partie avec un inconnu. Attendez, stop ! Je relis le prénom. WL. WL ? Wolfgang Loewer ? Je me tourne vers Anja, beaucoup trop surprise :
Attend, on est chez Wolfgang Loewer ? Le monsieur qui.. que..
Ma grand-mère m'en avait un petit peu parlé mais je n'aime pas la politique, alors que j'avais pas tout compris. Je n'avais pas d'amis rebelles, je n'avais pas vraiment d'amis en fait, je n'ai pas vraiment d'amis. Je n'ai pas suivi l'histoire politique. Mais ce nom ne m'est pas inconnu.
Tu le connais, je veux dire, personnellement ?
De ce que j'ai compris, tout le monde connaît cet homme – sauf moi, oui, oui –. Anja avait visiblement l'air de le connaître plus qu'un homme dont parlent les journaux. J'ai soudainement envie de rire de mon manque de connaissance si humiliant.. Mais je me retiens. J'ai une soirée à reconstituer !

Je clique sur « Galerie ». Owh, de nouvelles photos ! Il y a seulement 3. La première, c'est une photo d'une piscine, mais remplie de balle. Ouaah. Anja est de dos sur la photo, ses chaussures à la main. La seconde, c'est la cuisine avec Anja et Wolfgang. Puis la dernière, toujours dans la cuisine, Anja a la bouche posée sur le cou de Wolfgang. Mais vu sa tête, ce n'est pas un baiser des plus romantiques. Je souris, laissant la jeune femme contemplée la bride de souvenirs que j'ai saisi.
Ça te rappelle quelque chose ? je demande à Anja, un peu gênée mais avec un brin de folie dans les yeux.
Ils n'avaient pas du tout l'air frais, mais ils avait l'air de s'amuser.
On devrait tous regarder ce que contiennent nos téléphones, ça nous rappellera peut-être quelque chose. Bel espoir.. Monsieur WL, nous avons trouvé l'auteur de votre suçon !
Monsieur WL ça lui va mieux je trouve. Il me paraît moins impressionnant comme ça – puis c'est en accord avec la soirée « que nous avons partagée » –.

L'envie de comprendre ce qui nous est arrivé prend alors le dessus de mon mal de crâne et de mon ridicule – il faut dire que je suis tellement habituée à ce qu'on me regarde bizarrement qu'il n'est pas très difficile de me le faire oublier –. Owh, j'ai quand même passé la soirée avec Monsieur Wolfgang Loewer qui en plus de ça, eh bien, a une piscine pleine de balles !!


Plop :
 
  
MessageVen 7 Juil - 14:51
avatar
Date d'inscription : 04/07/2010Nombre de messages : 1603Nombre de RP : 194Âge réel : 26Copyright : code | amiante / avatar | DANDELIONAvatar daëmon : cheshire
Wolfgang M. LoewerADMIN-whatever
bad for the greater good




Anja & Rose & Fucked Up Wolf



Awww c’est qu’elle est vexée la petite rebelle, hin hin hin. Enfin ex-rebelle, j’me ferais jamais à l’idée qu’elle bosse pour le gouvernement maintenant. Et ça parlait de principe à l’époque ! Bah tiens ! Enfin passons, c’est quand même bien qu’elle soit du bon côté de la force maintenant même si j’avoue j’aurai franchement préféré qu’elle ne bosse pas pour moi là maintenant. Moins de problèmes à la longue. Par exemple, moins de menaces entre autres, parce que oui Anja j’entends très bien le subtext dans ta voix. Être vil et fourbe que tu es. Va falloir que je fasse attention quand même ça pourrait salement se retourner contre moi cette histoire. Y’en a qui attendent que ça que j’fasse une erreur… Autant pas leur servir sur un plateau d’argent.

Bien sûr qu’elle ne prend pas ses responsabilités, bien sûr, j’me contente de la regarder avec un air entendu pendant toutes ses explications, pas anarchiste ni hippie. Ouais, ok, et mes fesses c’est du poulet ? En parlant poulet elle a récupéré son oiseau tien. T’es triste Cheshire ? TERRIBLEMENT. Mais y’en a un autre dans le salon alors ça va. J’me sens prédateur. Of course. Rappelle moi ce que tu fais et où tu es présentement ? … Écoute maintenant que la chambre est libre j’vois pas pourquoi j’irais pas y dormir. j’ai au moins trois autres chambres dans cette villa. oui mais la tienne, c’est la mieux. Comment vous voulez avancer dans la vie avec un daemon pareil.

Cette question inversée doit apparaitre dans la tête du paon vu comme il regarde son humaine, i feel you bro, ce n’est pas facile de vivre attaché avec des catastrophes. nan nan c’est moi qui le feel parce que tu vois jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas ramené deux chattes deux fois plus jeune quoi moi. J’suis intègre. What the fuck ça a tellement rien à voir. Ouais ouais ouais…

J’attrape ma chemise au vol, tu permets Anja c’est Une Versace ça se lance pas comme ça, on en prend soin, on est pas un animal, on évite de la froisser, j’sais bien que le principe est difficile à assimiler quand on vient plus ou moins du ghetto comme toi mais quand même. Jeez. J’l’enfile sans la boutonner alors qu’elle râle un peu plus. Bah oui j’veux me débarrasser de vous, normal, Rose n’est pas outrée elle. Elle a peut-être un peu plus d’expérience aussi avec les one night stand on ne sait pas. Anja semble tellement prude ça ne m'étonnerait pas que ça soit la première fois qu’elle se réveille dans le lit d’un « inconnu. » La pauvre, elle est tellement impressionnable.

Une fois mon doliprane pris, j’me sens, de suite, plus léger, je sais qu’il va agir et d’ici peu j’vais me sentir beaucoup mieux qu’à présent. J’vais peut-être même oublier cette affreuse trace dans mon cou. J’veux dire qui fait ça en 2017 ? C’était forcément pour m’emmerder y’a pas d’autre raison. donc c’est probablement Anja Ouais mais essayons de ne pas trop la stigmatiser quand même, ça s’trouve, c’est Rose, elle est plus jeune elle trouve peut-être encore ça cool on ne sait pas.

« Monsieur WL, nous avons trouvé l'auteur de votre suçon ! »

… Comment ça ? Qu’est-ce qu’elle veut dire ? j’sors de la salle de bains, la boite de doliprane dans la main, bah oui je leur ai promis, et m’approche d’elles. J’pose la boite sur la table et regarde le téléphone. Of course. Of fuckin’ course. Je ne sais même pas pourquoi j’ai cru qu’elle était innocente, elle respire la vilenie, en plus, EN PLUS, elle le sait que j’ai une allocution demain. Elle le sait ! Elle y a été invitée ! Ah la garce ! Pourquoi je l’ai laissé faire ça mais POURQUOI. Le pire c’est que ça a l’air de me faire marrer sur la photo. Comment je peux rire. Pourquoi j’ai assez bu pour RIRE quand on me fait un suçon. POURQUOI. Je soupire et m’adresse à l’ancienne rebelle.

« Nan mais y’a pas 36 000 façon de m’emmerder finalement, morsure, griffure j’aurais pu faire passer ça pour une nuit avec une femme un peu plus mûre, mais suçon i mean y’a rien qui crie plus ‘je suis beaucoup trop jeune pour lui’ que ça. Thanks Anja. » THANK YOU VERY MUCH MÊME « T’sais que j’ai presque envie de te foutre avec la PR team ça te fera les pieds si cette histoire sort. » Non mais. Voilà. C’est une bonne idée ça. N’oublie pas que j’ai tous les pouvoirs sur ton avenir et ça pourrait très bien mal finir pour toi. Je regrette de ne pas avoir passé la soirée uniquement avec Rose, elle a l’air tellement plus sage. Enfin, on ne va pas non plus trop tenter le diable.

« D’ailleurs ça, tu vires toutes les photos s’il te plaît, j’veux les voir nulle part. » Et histoire d’être un peu plus clair « On est d’accord que rien ne sort d’ici. Jamais. » Jamais. Surtout pas dans quelques années, faut vraiment que j’efface toutes les preuves de cette soirée. Je vais me convertir et commencer à prier de ne pas avoir commis le pêché ultime avec elle… Ça s’trouve elles ne sont pas clean en plus. Anja a trainé avec les rebelles et Rose je ne sais même pas d’où elle vient ! Ça s’trouve j’vais me retrouver avec un vieil herpès ou la syphilis j’aurais bien l’air con. PIRE ça s’trouve, elles vont se retrouver enceintes, nan. J’veux ne pas m’imaginer ça. Voyez je n’aurais pas ce problème si elles avaient ou mon âge ou si elles étaient un peu plus vieilles, c’est tellement plus difficile de tomber enceinte à 40 ans. Pitié, qu’elles n’aient pas les ovules en pleine période d’activité. PITIE. J’deviens blanc tiens en y pensant. J’suis en train de me rendre compte que même si elles sont majeures mes problèmes ne sont peut-être pas terminés.

« Y’a eu beaucoup d’alcool, j’ai la conviction qu’il s’est rien passée. » Lol non mais je l’espère tellement fort. Tellement fort. Un téléphone vibre, le mien, un bref coup d’œil vers ce dernier m’annonce que j’ai une dizaine d’appels en absence, une petite trentaine de message non lu, un feed twitter qui part en vrille … Putain pitié, dite moi que je n’ai pas été sur twitter hier. Pitié. J’ai pas fait ça, j’suis pas con à ce point. Ce n’est pas possible. Nan c’est forcément juste un article sur le bal d’hier. Ouais. Forcement. C’est cohérent finalement. J’prends mon tel, le déverrouille, y a beaucoup de nouvelles photos dedans. Beaucoup trop. « oh god… » j’vais aller me brûler la rétine hein. Je ne reviens jamais. Bisous.

Spoiler:
 


  
MessageMar 25 Juil - 15:51
avatar
Date d'inscription : 10/12/2014Nombre de messages : 256Nombre de RP : 67Âge réel : 26Copyright : Faestock & Arya ; RavenofthenightAvatar daëmon : Klodevig, pigeon biset (et guindé)
Anja MüllerNothing will be the same...
« Oui... je le connais oui, on s'est croisés deux-trois fois. »

Je mens effrontément. C'est mal. D'un côté, techniquement parlant, on s'est effectivement croisés deux-trois fois. Et même quatre, cinq. On a échangé beaucoup de coups de fil aussi, tels que "le dossier Pearson sur mon bureau, tout de suite tut" ou encore "j'attends toujours le dossier Pearson, l'efficacité c'est pas ton truc hein ? tut" au moins trente secondes plus tard... y compris en pleine nuit, les coups de fils torrides. Hm. J'examine à mon tour les restes de la soirée... parmi les verres et les cendriers qui ne sentent clairement pas le tabac froid, trônent des emballages de malbouffe. Je crois que je comprends mieux la nausée de Klodevig et je lui caresse tendrement le cou pendant qu'il ouvre un œil pour examiner l'objet du délit. Ce kebab était délicieux, il est innocent de tout ceci... contrairement au reste de la table. Ahrum. Mais oui, je sais. Mon doux a le jabot d'un pigeon, il survit sans broncher aux frites et autres miettes échappées d'un sandwich et ayant séjourné quelques heures sur le bitume, y compris lorsqu'il s'agit de viande de kebab bien épicée. En revanche, il a dû manger assez de kebab pour douze comme lui, et cette surabondance combinée à mon état expliquent probablement ses nausées. Sur cette conclusion que je suis assez fière d'avoir atteinte vu ma propre fraîcheur d'esprit, je regarde les photos de Rose, de plus en plus mortifiée. Je ne suis pas sûre de vouloir savoir ce qu'il a bien pu mettre dans ses joints et son alcool, celui-là... Et là-dessus, la voilà qui appelle, très fière d'elle elle aussi visiblement.

« Non arrête, chut, donne-moi ça ! »

J'essaie d'attraper le téléphone d'une main, l'autre soutenant toujours Klodevig, mais je n'y arrive pas à temps et je dois me coltiner l'humiliation, et les remarques de Loewer en prime. Je ne réponds pas, je lui prends juste le Doliprane des mains avec un regard assassin et je pars en quête de trois verres propres. Il sait très bien que si l'histoire sort il est très mal barré. Et s'il veut que rien ne sorte d'ici il n'a pas, définitivement pas intérêt à me faire retomber la faute dessus, et mon regard devient rapidement défiant quand il parle de me muter aux relations publiques. Je lui jette un coup d’œil en coin qui dit clairement "essaie donc, et c'est ta carrière qui est finie", avant de retourner ouvrir les placards successifs. Moi je pourrai toujours me reconvertir dans autre chose, par exemple ouvrir un restaurant de pâtes... quand j'aurai l'argent nécessaire... enfin je me débrouillerai, toi par contre bon courage pour trouver quelque chose après ça. Je finis par trouver le placard contenant les verres, j'en prends trois au pif et je les remplis au robinet. Pour l'effacement des photos en revanche, je suis on ne peut plus d'accord. Surtout la dernière. Cela dit, si j'en trouve une particulièrement compromettante pour lui sur mon téléphone... tiens, où l'ai-je perdu d'ailleurs ? Je pose les trois verres remplis d'eau sur la table et je fais tomber un Doliprane dans chacun avant de me lancer à sa recherche. Je ricane en l'entendant essayer de se convaincre, ou peut-être de nous convaincre, qu'il ne s'est rien passé.

« C'est pour ça qu'on était trois à poil dans la même chambre, oui, certainement. Nous avons simplement fait une partie de strip-Scrabble et nos daemons ont enlevé le plateau et les jetons quand nous nous sommes endormis, pour éviter que le Q et le X disparaissent dans la nuit. » Klodevig me jette un regard blasé. « Ca ne m'arrange pas plus que vous hein, mais il faut être réaliste trente secondes. » j'insiste en me baissant pour voir si mon téléphone n'aurait pas fini sous la table. Non, toujours pas.

J'interromps mes recherches au murmure effaré de Loewer face à son téléphone. Poussée par une curiosité un peu malsaine, je le rejoins pour voir ce qu'il y a sur son écran.

« ...je vous ignorais cette vocation cachée, Mr Loewer. » Que dire d'autre face à un cliché de monsieur torse à poil faisant tournoyer sa chemise en plein déhanché, et l'air de s'amuser comme un gosse en prime ? Dans un coin on voit Rose hilare, j'en conclus que c'est moi qui ai pris la photo... « Faites voir le reste, soyez pas chien. »

Je lui prends son téléphone des mains, d'autorité, et je fais défiler. Je crois qu'il a appuyé quelques fois sans faire exprès, il y a des plans sur le plafond ou je ne sais trop quoi, le salon sans doute ou peut-être la chambre. Et puis soudain, Rose et moi en soutien-gorge et en plein roulage de pelle.

« Je sais pas vous mais moi je vois toujours pas le plateau de Scrabble. » je commente. Mieux vaut en rire qu'en pleurer... j'imagine...

Je continue à faire défiler. Il a chauffé, ce téléphone, dis donc. Une photo de lui faisant la gueule face à une boîte de kebab, une photo de Klodevig en train de faire un sort aux morceaux de viande échappés des sandwiches, retour sur Loewer qui a l'air de trouver ça vachement bon en fait, une série de selfies de nous trois en mode défoncé-mais-content... wait.

« Alors ça. » je siffle, le regard assassin. Visiblement, ce vieux c... hnoque m'a écrit "sale race de rebelle" dans le dos. Et il est clairement très fier de lui sur le selfie immortalisant son minois à côté du message.

Avec un soupir, je m'empare d'un des verres où le Doliprane a fini de se dissoudre. Cul sec. Ca sera pas du luxe.

Spoiler:
 
  
Message
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant