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Etre photographe? Non merci

 
  
MessageDim 9 Juil - 22:16
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Tomas se tient allongé dans un coin de la salle. Il ne sait pas exactement depuis combien de temps ils sont ici. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas pu regardé son âme ainsi plongé dans ce qu'elle faisait. Bon quand elle dessine elle est capable de se couper du monde mais pas à ce point. Là elle retrouve sa passion : la sculpture. La musique de Daughter résonne en douceur dans la pièce alors que la jeune femme se tient assise à une table. Une statue en terre d'une vingtaine de centimètres repose à ses cotés alors qu'Edi' observe avec application un bloc de calcaire. Elle a commencé à le tailler, dégrossissant le bloc mais il lui faut du temps. Il faut qu'elle voit où creuser, jusqu'où. Bref lire la pierre comme dirait son grand père. Il repose sa tête sur ses pattes. Il faudrait peut être lui dire non ?
Edi' ?
Pas de réponse. Il lui titille les pensées. Un grognement en réponse de la part de son âme sœur. Elle n'aime réellement pas être dérangé. Mais il préfère prendre le risque. Sinon elle reste d'être en colère mais pour une autre raison..
Edi, c'est l'heure.
Une pause.
L'heure de quoi ?
Il ricane et commence à se mettre sur ses pattes.
Des cours peut être. Je sais que la photographie n'est pas ta priorité mais vu qu'il y a avait une rencontre aujourd'hui je pensais que..
La rencontre !


Nollaig recule précipitamment sa chaise, manquant de tomber en même temps. Dans un grondement sourd elle pousse la table jusqu'à contre le mur, là où elle se trouvait quelques heures plus tôt. Un drap vient recouvrir le tout. En quelques gestes vifs et légèrement brouillon elle récupère range ses outils dans la pochette qui ne la quitte plus depuis deux jours. En quelques enjambées elle récupère son sac, ou peut être court-elle. En tous cas ils ne mettent pas longtemps à quitter la salle. Un coup de clef et les voilà en train de galoper dans les couloirs. Tous en courant, elle finit d'enfiler sa chemise à carreaux par dessus son débardeur.

Tu aurais pas pu me prévenir avant?!
Je t'ai prévenu, estime toi contente !
Je rêve ! Il faut que j'aille en cours, sinon je me fais virer. Et pour les retards c'est la même chose. Tu veux que je rappelle le nombre de retard qu'on a depuis le début du cycle ?


Tomas entrouvre la gueule pour répliquer mais il se retient. Cela serait méchant mais cela n’empêche pas Nollaig de percevoir son sentiment. Elle ralentit un instant dans le choc. Nollaig ne dit rien de plus et même les appels de Tomas ne la sorte pas de son mutisme. Finalement ils arrivent à la salle de cours. Elle ne perd pas de temps à regarder son retard et préfère rentrer discrètement. A l'intérieur toute l'attention est tourné vers les quelques personnes se tenant sur l'estrade. Certains écrivent même activement des notes. Rasant le mur, les deux retardataires se trouvent une place au fond de la salle.
J'suis sur qu'ils n'ont rien vu
Elle capte les regards de l'enseignant ainsi que de quelques photographes.
Je ne pense pas..
Le museau de Tomas vient se poser sur ses genoux, avec une certaine hésitation.
Je suis désolée Edi'..
Elle lui caresse la tête, prenant le fil de la présentation. Il se détend contre elle. Lui il n'en a pas grand chose à faire de ces photographes. Les minutes passent puis sa voix retentit de nouveau.
Je pense que tu devrais faire... Ressortir ce qui t'es arrivé. Ca t'aidera peut être pour tes cauchemars...
Elle ne répond pas mais il sent son bref arrêt dans son geste.

C'est fini. Autour d'elle les élèves prennent ses affaires, puis s'approchent des gens descendus de l'estrade. Nollaig hésite un instant. Devrait-elle faire pareil ? Elle rassemble ses affaires, prend le temps de rouler une cigarette tandis qu'elle observe la petit foule qui se créé un peu plu loin. Pourquoi elle irait leur parlé ? Ce n'est pas ce qu'elle veut faire. Et parler... Non définitivement pas.. Elle se dirige vers la sortie, la cigarette coincée derrière son oreille, mais Tomas la fait ralentir
Regarde la petite chose !
Elle tourne la tête et remarque le daemon corgi. Elle réprimente son daemon d'une légère tape sur le haut de la tête.
Ce n'est pas parce que tu es sur patte qu'il faut se moquer des plus petits que toi. Et puis tous ce qui est petit est mignon
Elle sent l'indignation du lévrier alors qu'ils traversent les couloirs, puis dehors elle s'assoit sur les marches
Tu veux dire que je ne suis pas mignon ?!
Seul un sourire lui répond. Il montre les dents pas content avant de se reprendre.
Je pense que tu aurais dû rester quand même..
  
MessageLun 10 Juil - 0:48
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...
Enfoncé dans son matelas, perdu dans un sommeil profond, Otto en aurait presque raté son rendez-vous si sa mère ne l'avait pas appelé quelques minutes avant son heure de départ. Pas la peine de compter sur Mila qui, elle-même, était affalée sur l'autre côté du lit, endormie. Il eut juste le temps d'enfiler quelques vêtements propres, attraper des tranches de pain d'épice qui traînaient et de sortir en courant, Mila sur les talons et son téléphone coincé entre son oreille et son l'épaule. « Oui, oui… Je viendrais ce week-end, bien sûr… Non. Non, je ne viens pas de me réveiller… Pas besoin de me rappeler mon âge, merci… Bon, on se voit bientôt, ti amo. » Finit-il avant de lancer un regard exaspéré à Mila. « Elle t'a grillé à des kilomètres », ricane celle-ci, qui court aux côtés du jeune homme. Otto ne prend pas la peine de répondre et continue de se faufiler dans la foule pour rejoindre l'université. Ils doivent y être en avance pour préparer une rencontre professionnels/élèves. Il en est impatient, mais comme d'habitude, il n'a pas pris la peine de mettre toutes les chances de son côté pour arriver à l'heure. Activer le réveil était beaucoup trop compliqué quand on est posé devant son écran de télévision, la veille, une pizza toute chaude sur le ventre.

Quand ils arrivent enfin devant la salle de rendez-vous, tous les intervenants ne sont pas là. Otto souffle et pose Mila à terre. Sur de trop longues distances, la daemonne finit toujours par se retrouver dans les bras du photographe. Celui-ci se présente aux autres, poliment et avec toujours ce même enthousiasme qui le définit. Une poignée de mains ferme, un sourire enjôleur, la lumière qui scintille faiblement dans ses yeux. Une fois les présentations faites et le déroulement de la rencontre expliquée, Otto se rend au distributeur le plus proche pour calmer son anticipation. « J'ai hâte de voir ce que ça va donner, j'espère qu'ils seront intéressés. » Avoue-t-il à Mila, en attendant que son café se remplisse. « Bien sûr, qu'ils le seront ! Est-ce que tu as pris des clichés avec toi ? » Celle-ci répond. Otto se mord les lèvres dans le doute, avant de récupérer son appareil photo qui pend à son cou et de vérifier la mémoire. « Mouais, ce n'est pas fameux, mais ça fera l'affaire. » Déduit-il. Et c'est enfin l'heure de la rencontre.

Posté sur l'estrade, chaque intervenant parle à son tour. Otto les écoute attentivement, acquiesce ou non selon leurs dires. Vient son tour et alors qu'il débute, une élève et son daemon entre dans la pièce assez discrètement. Il fait mine de ne pas les avoir vus et continue son discours. « La photographie, ça vous permet de cristalliser une histoire. Il y a toujours un message derrière un cliché. Que ce soit un paysage ou un mouvement de lumière abstrait. Sachez faire attention à chaque détail, c'est cela qui vous permettra d'acquérir un touché artistique qui diffère des autres, plus avancé, plus profond… » Continue-t-il. Une fois que la présentation est terminée, Otto ainsi que ses collègues photographes doivent répondre aux questions des intéressés. Satisfait de son discours, il descend pour rejoindre les élèves. Mila reste à ses côtés, patientant sagement ou dialoguant avec des daemons voisins, pendant qu'Otto conseille et rassure les étudiants. Au bout de quelques minutes, les questions se font plus rare et le jeune homme en profite pour s'échapper de la salle, pour rejoindre les toilettes. « Oh, regarde une des étudiantes dehors. » Discerne Mila à travers les vitres. Tous les deux n'ont pas besoin de se consulter et ils gagnent l'extérieur du bâtiment. « Ça ne t'impressionne pas vraiment la photographie, hein ? » L'interpelle Otto, un sourire en coin.
  
MessageLun 10 Juil - 13:51
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Assise contre une des colonnes , elle regarde d'un air absent les élèves sortirent au compte goutte. Chacun discute avec plus ou moins d'empressement, content de la rencontre pour la plus part. Pour une fois qu'une rencontre ainsi préparer par l'équipe pédagogique n'a pas fait un flop.. Même si c'était plus fréquent quand elle était dans ses années d'études précédentes. Ils n'étaient que des gamins qui ne voyaient pas l’intérêt de se soucier du futur, alors qu'ici.. Cette année ce sont des gens passionnés. Alors mettez une flopée de passionnés entre eux et cela ne peut être que constructif.

Sauf dans ton cas.

La jeune femme rejette la fumée et se tourne vers son daemon. Il l'observe, allongé, ne s’inquiétant pas des allers et venues. Il sait que personne ne s'approchera de Edi'. Ils ont donné une image trop de solitaire, sauvage depuis leur arrivée.

Oui j'aurai pu au moins faire semblant de m’intéresser et me mêler à la foule. Mais tu sais que c'est ça le problème. La foule. Avant les gens ne me voyaient pas dans la rue et faisaient bien exprès de m'éviter. Mais ici..

Tomas ne rajoute rien de plus. Il ne sait quoi dire. Il est aussi méfiant que sa moitié, même plus. Mais son don lui pourrit aussi la vie, la rendant à moitié paranoïaque. Elle ne veut toucher personne même par accident. Ca c'est sur qu'avec elle les daemons des autres n'ont rien à craindre.

-Ça ne t'impressionne pas vraiment la photographie, hein ?

Tous les deux relèvent vivement la tête. Tous de suite le lévrier se tend, redressant sa posture. Il regarde les deux nouveaux arrivants. Un jeune homme et son daemon. Un rictus vient étirer ses babines. La petit chose de tous à l'heure. Mais même avec cela il n'arrive pas à se détendre. Non il reste à l’affût. A ses côtés Nollaig reconnaît un des photographes qui se trouvaient dans la classe quelques instants plus tôt. Aussi grand que son daemon est petit, et aussi sombre qu'elle est clair ils forment un couple bien unique.. Après tous n'est-ce pas le cas de chaque daemonien et daemon? Si, chaque couple est unique comme chaque homme est unique. Elle croise le regard du photographe avant de baisser la tête dans une moue. On dirait que au final elle l'aura sa conversation avec un des invités du groupe.

-On peut dire ça. Même si je dirai surtout que ce n'est pas ça qui me fais.. "Vibrer" ? Elle rejette la fumée avant de reprendre. Bref, ce n'est pas ce que j'ai envie de faire plus tard. Mais je respecte la photographie. D'ailleurs, désolée pour le retard.
Tu compte t'excuser seulement à lui ?
Il est là, autant en profiter.
Et après tu dis de moi que je suis mal élevé..


La jeune femme lui tapote la tête avant de tourner de nouveau son attention vers les autres qui ne semblent pas avoir bougé.

-Et vu que j'ai raté la présentation, qui êtes-vous ?

Tomas observe sa moitié, les doigts autour de la cigarette et la tête levé vers le jeune photographe. Il ressent son envie d'en savoir plus mais au fin fond de ses esprits se trouve la sculpture commencé. Et elle n'a pas court avant le début d'après midi et comptait bien en profiter.
  
MessageLun 10 Juil - 23:45
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Otto SpinelliNothing will be the same...
Il prend en amusement la réaction étonnée de l'étudiante et de son daemon. Même si celui-ci a l'air de se tendre à leur arrivée. Otto décide de ne pas s'arrêter là-dessus et retourne son regard sur la jeune femme. Et son sourire s'étend encore plus quand l'expression de celle-ci change pour une moue. Il hausse les sourcils avant de croiser le regard de Mila, qui le regarde déjà. Son daemon n'arrête pas de me lancer de drôles de regards, s'il croit qu- La chienne n'a pas le temps de finir sa phrase, qu'Otto la décourage en fronçant les sourcils. Évite. La prévient-il, avant de se concentrer sur l'étudiante. Il l'écoute et son sourire ne s'efface pas pour autant. « Ah ! Pas de quoi s'excuser. La ponctualité, c'est pour les gens qui en ont le temps. » La rassure-t-il, avant de reprendre. « Je comprends tout à fait, il y a de la place pour tout dans ce monde. Qu'est-ce qui te fait vibrer alors ? » N'hésite pas le photographe à demander. Ce n'est pas aujourd'hui qu'Otto va s'encombrer de délicatesse. Il n'a jamais connu la pudeur au damne des autres.

« Otto Spinelli, je suis photographe indépendant, d'art et prestataire et en bas là, c'est Mila, ma daemonne, qui ne fait pas grand-chose de ses journées hm… » Se présente-t-il à la demande de l'étudiante. Il tend une main, mais ne se vexera pas si la jeune femme décide de l'ignorer, tout en ignorant à son tour la petite mâchoire de Mila qui se claque à quelques centimètres de sa jambe. « Et vous ? » Ajoute-t-il parce qu'il est quand même bien élevé et que ça l'intéresse. Même quand il en faisait partie, l'université a toujours recueilli de nombreux personnages aux histoires bien étonnantes et il ne sait pourquoi, mais dans l'air de la jeune femme se cache un air d'histoire longue. Tout en étant très curieux et peu regardant si sa spontanéité vexe, Otto sait reconnaître les signes quand il atteint les limites. Il les dépasse rarement. Alors pour l'instant le jeune homme les teste et tâte le terrain en attente d'informations satisfaisantes.

Son regard qui s'est posé sur la cigarette coincée entre les lèvres de l'étudiante, lui rappelle son paquet, à moitié écrasé, oublié dans sa poche de pantalon. Otto en sort une et l'allume grâce au briquet posé dans le paquet. Tout en le faisant, son pouce qui racle contre la roulette s'éclaire, puis s'éteint quand la cigarette rencontre sa bouche. Mila qui tenait un œil sur lui jusqu'à présent, se tourne vers le daemon de l'étudiante, mais se garde bien de s'approcher ; plus prudente qu'Otto, elle sait ne pas titiller une personne plus grande qu'elle -Enfin, des fois. Tu ne devrais pas fumer, dit-elle quand même à Otto, tout en gardant les yeux posés sur les deux en face d'elle. « Le goût de la cigarette, c'est vraiment du miel pour la gorge. » Répond-il à voix haute, d'un soupir, le sourire aux lèvres. Il n'en pense pas mot, mais commente quand même.
  
MessageMar 11 Juil - 20:37
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Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Pendant un instant elle comprend pourquoi cela peut paraître si étrange aux humains la relation qu'il y a entre le daemonien et son daemon. Les voir communiquer, en silence entre eux peut être déconcertant. Elle voit les sourcils se froncés, le visage se tordre au fil des sentiments. Elle n'a jamais réussi à se rendre compte de l'image qu'elle peut renvoyer quand elle parle avec Tomas. C'est si naturel. Même si la méfiance est toujours là, ancrée dans ses tripes il faut le reconnaître. Ce photographe souriant accompagné de sa boule de poil est d'allure rassurante. Et puis il semble avoir une certaine philosophie de vie qui semble sans prise de tête. Alors qu'il semble aussi vieux qu'elle, peut être plus.
Le fait qu'il lui demande ce qu'il lui plait la fait hésiter. Encore une chose dont elle n'a pas l'habitude. Partager. Surtout pour ce qui est de ses travaux. Ce sont des choses qui lui tiennent à cœur ce qui la rend pudique presque

Ca s'utilise ça comme adjectif?
Elle hausse des épaules. Mais Tomas n'en a pas fini.
Tu en a parlé avec Finn. Et tous s'est bien passé. Rappel toi, tu as promis à Rafi un sculpture. Les gens ne vont pas te dénigrés à chaque fois que tu ouvre la bouche. Surtout que souvent l'artisan intrigue.

La jeune femme détourne ses yeux de son daemon et se met à gratter pensivement une des multiples taches de terre qui décorent ses mains. Elle ne voyait pas l’intérêt de se laver les mains si elle reprenait le travail dans les heures à venir.
C'est surtout qu'on était en retard..
Nollaig claque sa langue sur son palais, fusillant le lévrier du regard. Celui-ci se contente de l'observer, immobile. Mais elle distingue la lueur de malice qui brille au fond des yeux chocolats. Finalement elle relève la tête:

-Ce que j'aime faire c'est la sculpture. Autant avec de la terre que avec de la pierre. Je viens de m'y remettre.. Et je suis Nollaig O'Malley et lui c'est Tomas. Ravie.

Elle observe la main tendu. Ses dents viennent attaquer ses lèvres alors qu'une image vient s'imprimer dans sa rétine. Le corps sans vie du rat. Sec. Asséché.
Il ne s'est rien passé avec Finn.
Mais Edi' n'écoute pas. Elle détourne le regard et tire une nouvelle fois sur sa cigarette. Mais le bruit de papier attire son attention. Elle regarde Otto sortir une industriel d'un paquet en mauvais état. Son doigt fait claquer le briquet, faisant naître un flamme. Mais pas seulement. Elle le voit. Le doigt qui brille comme une des lucioles les nuits d'été dans le jardin de son grand père. Elle reste un instant immobile, chassant discrètement la cendre, intriguée par la scène. Puis finalement ne dis rien. Elle ne veut pas lancer ce sujet de conversation.

-Le goût de la cigarette, c'est vraiment du miel pour la gorge.

Un sourire vient étirer les lèvres de la jeune femme. Nolaig peut très bien sentir l'agacement de Mila. C'est vrai que Tomas n'a jamais essayé de lui faire la morale à ce propos. Il pense que la cigarette n'est rien par rapport à d'autres choses dont Edi' a touché quelques années de là. Un flot de sensations sombres vient le frapper. Son âme sœur observe avec négligence la cigarette qui se consume entre ses doigts. Dans un murmure elle déclare avec mélancolie.

-Je dirais que c'est un moyen de choisir sa fin..

Puis réalisant ce qu'elle vient de dire, elle se passe une main sur son visage, se récompose un masque et reprend un peu plus fort.

-Et cela fait longtemps que tu es photographe indépendant? Tu n'es pas du coin non?
  
MessageMer 12 Juil - 18:03
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...
Sculpture. Intéressant. « Dingue. Je n'ai jamais essayé, peut-être déjà photographié, mais encore, je ne me rappelle pas vraiment… C'est sûr que ça diverge un peu de la photo, mais un art est un art. » S'épate Otto. Ses yeux descendent sur la silhouette de l'étudiante et se posent sur ses mains. « Tu travailles sur un projet en ce moment, non ? » La questionne-t-il, alors qu'il devine des traces d'argile sèche sur les membres de la jeune femme. Sa curiosité le pique de plus en plus, mais Otto se garde bien de le montrer, il aimerait voir ce qu'elle fait. Ça pourrait être abstrait, des bustes. Va savoir ce qu'une fille comme elle pourrait transmettre dans la pierre. Qu'est-ce que c'est dur à maîtriser en plus. Vraiment, c'est honorable et Otto est plus qu'impressionné, enfin surtout intrigué pour l'instant puisqu'il n'a vu aucun de ses travaux. Ça te dirait de voir, toi ? Consulte le jeune homme tout en gardant un sourire porté vers la jeune femme en face de lui. Mila qui s'est assise depuis et s'adosse à sa jambe, ne répond pas verbalement, mais frotte son nez contre le jean du photographe. Otto traduit que la daemonne n'a pas vraiment d'avis, toutefois, il se retient de demander à Nollaig.

La cigarette à la main, il a bien remarqué le sourire de l'étudiante et Otto échappe un léger rire, qui s'estompe aux paroles de celle-ci. Il ne dit rien, n'en a pas le temps, mais il arque un sourcil. Mila aussi, s'est relevée, un peu vexée, un peu perdue face à cette réponse. Difficile de placer la mort et Otto dans la même idée sans que la daemonne ne le prenne mal. Elle garde un œil sur elle, mais le jeune homme, qui sent le changement d'humeur, vient la récupérer au sol pour la coincer dans son bras. Histoire de. Et même si Mila, au grand damne sa susceptibilité, se tourne dos aux deux autres. « Susceptible. » Justifie Otto, d'un haussement d'épaule. « Rien contre toi. » Affirme-t-il à l'étudiante avant de lui répondre. Elle a changé de sujet et c'est sûrement mieux comme ça. « Je suis à Merkeley. J'étais à cette université avant, de 2010 à 2013 en photographie de presse ; J'ai commencé le travail juste après. Directement indépendant, ça fait pas longtemps en soit, mais j'ai quand même pas mal d'expérience. » Explique et plaisante Otto. Loin de rester buter sur une phrase de travers, il n'en tient pas rigueur et retombe dans son éternel enthousiasme.

Otto ne veut pas être trop optimiste, mais l'étudiante semble s’intéresser, elle aussi, à la discussion. C'est rassurant, il ne se voyait pas lui tirer les mots de la bouche, puis il ne se serait pas attardé de toute façon. Les projets en cours qui l'attendent chez lui sont nombreux. « Tu es du coin toi ? Tu vis sur le campus? Ah, ça me manque le loyer de colocation à l'université. À Merkeley, le loyer est absurde !» Se plaint le photographe. Bien qu'il soit sportif, resté debout sans bouger n'est pas agréable, alors s'en se gêner, Otto s'assoit lourdement, mais garde ses distances. Il a bien compris que Nollaig n'était pas à l'aise avec le contact, ça lui va. Mila en profite pour se poser à ses côtés. « Ça ne te dérange pas, hein. Je n'ai pas l'âge d'être borné à ce point pour rester à te parler debout. »

  
MessageJeu 27 Juil - 23:09
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Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Comme l'avait prédit Tomas, le jeune homme semble s’intéresser. Bien cela aidera Edi' à converser. Elle aime parler de ce qu'elle fait, de se qui la passionne. Comme son grand-père qui n'hésitait pas à prendre le temps de parler avec les rares curieux qui s'aventuraient dans son atelier.
A la question d'Otto, la jeune irlandaise hésite moins à répondre. Elle tire une fois de plus sur sa cigarette puis explique.

-Oui. J'ai commencé par une petite statue de Tomas, dit-elle tous en adressant à ce dernier un regard malicieux. Après tous, rien de mieux de représenter ce que l'on connait le mieux pour se remettre dans le bain.

Nollaig se souvient des exercices de son grand père. Elle a arrêté de les compter les minis Tomas qu'elle a pu réalisé durant son apprentissage. C'est durant ces années-là qu'elle s'est rendu compte que malgré ses gromellements, Tomas aime jouer à la star et posé pour elle. Une vrai diva! Tomas lève les babines en réponse et lui pousse brutalement son bras. Bref, la voilà de nouveau à refaire cette exercice. Et comme disait le vieux tailleur, il fallait pas réfléchir et plus ressentir. Etudier en avance pour moins hésiter. La jeune femme s'en ai rendu compte durant ces dernières heures, elle a bel et bien rouillé.

Dans un rictus le daemon voit la petite daemonne se vexer au parole de son humaine. Cette dernière ne semble pas s'en rendre compte. Non, elle est pari autre part, dans ses pensées. Il sait qu'il pourrait les aider à comprendre cette phrase bizarre, mais il n'en fait rien. Si Edi' aurait voulu expliqué son comportement, elle l'aurait fait. Ici, cela n'a pas été le cas. Elle n'a jamais parlé de ses pensées sombres, ses cauchemars ou de son passé à voix haute. En parler les rend plus réels hors, elle veut les oublier. Pendant un instant il repense à une coutume indienne qui veut de ne pas prononcer le nom des mort par risque d'en faire des fantômes, sans repos possible.
Malgré tous le récent. Ce point de rupture qui se rapproche, inexorablement. Et le jour où elle l'atteindra, il a peur des résultats que cela engendra. Explosera t-elle d'un seul coup? Ou s'émiettera t-elle petit à petit? Il a déjà eu un aperçu des crises qu'elle peut avoir, et il n'ose imaginer pire.
Heureusement le jeune photographe ne s’attarde pas et continu sans départir de son sourire la conversation.

Nollaig l'écoute sans un mot. Elle a l'impression un instant que tous daemonien a fait ses études ici. Mais cela ne peut être possible. Le monde est trop grand. Les gens trop nombreux. Mais cela confirme ses impressions. Cet endroit semble quand même réputé par la tranquillité qu'il peut apporté aux daemoniens.

-Je suis arrivée à Merkeley il y a quelques mois. Mais je suis d'origine d'un petit village d'Irlande.

Par la suite, elle lui offre un sourire compatissant. Les prix des appartements ne l'étonne pas. Après tous, cela reste le centre de la ville. Les agents immobiliers doivent bien en profiter un maximum.
Sans prévenir le jeune homme s'assoit aux côtés de son âme. Edi' se tend un bref instant avant de remarquer la distance de sécurité qu'il y a entre eux. Cela suffit à la calmer quelque peu. Tomas quand à lui se déplace de façon à avoir tous le monde dans son champs de vision.
Nollaig a fini sa cigarette. Elle écrase celle-ci entre ses doigts, chassant cendre et reste de tabac. Le cadavre vient reposer au sol dans l'attente d'être jeter dès qu'elle partira. Ses genoux viennent se rapprocher de son torse, puis elle les entoure de ses bras. Pendant un instant le silence s'installe. Elle aurait pu le laisser, après tous elle ne le redoute pas. Mais le regard de son daemon sur elle l'enjoint à trouver quelque chose.

-Et après? Tu vas faire quoi? Il y a d'autres rencontres dans l'université?

Pourquoi tu lui demande ça?
Pour alimenter la conversation. N'est-ce pas ce que tu voulais?


Finalement une autre idée lui vient, titillant sa curiosité. En posant sa tête sur ses genoux elle demande:

-Et toi? Quels sont tes projets photos?
  
MessageMar 1 Aoû - 20:50
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Otto SpinelliNothing will be the same...

Le regard du jeune photographe se dirige directement sur le daemon de la jeune fille quand celle-ci prend la parole. C'est touchant et il se demande si elle s'amuse à sculpter tous les poils du chien. Le lui demander directement serait très maladroit et sûrement mal reçu, surtout en question d'un daemon. C'est pourquoi, Otto se contente d'esquisser un sourire. « On commence tous par nos proches. Mila a été mon premier sujet. En dehors des paysages. » Acquiert-il. « Puis après, c'est en variant qu'augmente la technique, enfin, personnellement. » Il ajoute. Beaucoup d'artistes ont tendance à rester figer et à reproduire leurs œuvres, constamment. Ce n'est pas ce que fait Otto. Bien qu'il accepte toutes pratiques et formes d'art, selon lui, comment pourrait-on évoluer si on ne change pas, si on ne cherche pas la différence, la diversité. Pour lui, c'est-à-dire, changer les réglages, le modèle, de lieux, de lumière. Même avec un modèle récurant, refaire les mêmes poses, les mêmes prises de vue, ne l'intéresse pas. Il est dynamique, actif, les idées fuses et lui cherche toujours plus loin.

Il lui a résumé la moitié de sa vie de façon express, mais l'étudiante paraît tout de même satisfaite. « Ah, toute nouvelle alors ? De toute façon, ça ne fait pas longtemps que Merkeley est paisible comme ça. Avant, c'était vraiment pas l'idéal. » L'enfer sur terre, Otto ne dit pas. Et ça a duré tellement longtemps. « L'Irlande. J'ai fait un tour en Europe dans ma jeunesse, mais je n'y suis pas passé ; j'aurai peut-être dû. » Il plaisante. Va savoir quel âge elle aurait eu, alors que lui en avait 18. Enfin assis, Mila l'a rejoint sur ses genoux, calmée, elle observe. Reste passive à la discussion. Otto a remarqué, sans trop chercher, la réaction de l'étudiante. Elle a tressailli, puis s'est détendue. Il se demande pourquoi une telle réaction et ne peut empêcher son regard de s'éterniser un peu. C'est peut-être la photographie ou un acquis naturel, mais il sait observer. Lire le corps, l'environnement. Il sait aussi déduire que s'aventurer dans ce genre de réflexion ne le mènera pas loin avec cette jeune femme. Ils se connaissent trop peu pour que sa curiosité soit assoupie.

« Pour la journée, je crois que c'est bon, il y aura sûrement d'autres interventions organisées dans l'année. L'université profite de ses anciens élèves, c'est normal. » Il va sûrement se faire taper sur les doigts d'ailleurs. Pour être parti, quelques minutes après la fin de la présentation ; ça lui est un peu égal, de toute façon, il revient assez souvent pour qu'on ne lui tienne pas rigueur. Toutes les conférences et meetings et aide aux étudiants, Otto n'est pas en reste. La question de l'étudiante le flatte un peu, il ne pensait pas qu'elle s'y intéresserait au point de demander. À moins que ce soit uniquement par politesse. « Mes projets… J'en ai des professionnels, des personnels, ça dépend. Côté pro, je dois photographier une conférence pour une entreprise privée, c'est pas très intéressant. Sinon, je travaille sur une expo, j'essaye de trouver l'inspiration. C'est encore un peu vague, mais j'y travaille. » C'est surtout qu'il a à peine commencé ; son incapacité à se mettre au boulot le rend dingue, mais c'est comme une seconde nature. Il a même essayé de chercher, alors qu'il se prélasse dans son lit, mais tout se mélange. « Tu voudrais pas exposer tes travaux, toi ? » Otto demande, pris de curiosité.
  
MessageJeu 3 Aoû - 9:57
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Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Tomas échange un regard avec le jeune homme. Mais il ne desserre pas la gueule pour autant. Non il reste immobile, avec une espèce de flegme dans le regard. Il ne voit pas d’intérêt d'aller agresser le photographe pour un simple regard. Pour une fois.
Nollaig écoute avec attention Otto. Pendant un instant elle repense à ses années avec son grand père. Les paysages, non elle n'a jamais essayé. Et elle n'a jamais vu le vieil homme en faire..
Même pas un arbre ?
Non

Dans un sourire mélancolique, elle se souviens de ces différents types de pierre entreposé dans l'atelier. Chacun avait leur texture, une certaine facilité à être travaillé... Concentré sur ses souvenirs, elle commente à voix haute :

Je n'ai pas encore eu l'occasion de travailler sur différents types de pierre.. Mais je me souviens que mon grand père avait travaillé un jour une roche sombre. Elle était plus difficile à travailler que celles que j'avais pu voir jusqu'à ce moment là. Quand il a eu fini, le soleil se couchait et jouait sur le roche. Cela donnait une impression de vie..

Pour la taille de pierre c'est ça. Il lui fallait jouer avec la matière, les effets d'ombre et lumières finales, et les pleins et les vides. Elle se souvient qu'elle avait commencé à y faire attention, mais elle devait tous reprendre aujourd'hui..
Cela va revenir ne t'inquiète pas. Tu as ça dans le sang.
Elle sourit et effleure le cou de son daemon.

Rafi lui en avait parlé. De cette ville secouée comme beaucoup d'autres par l'incompréhension de la différence d'autrui, par la peur de l'autre et par la haine. Il n'aimait pas savoir Jud dehors, une proie bien trop facile selon lui. Il y a eu des réflexions, mais peut être que le fait que le daemon de sa femme ne soit qu'un oiseau calmait quelque peu les gens. Et puis elle n'avait pas un pouvoir bien offensif. Même si l'irlandaise n'était pas là pendant ces années, elle pouvait très bien imaginer. Les villes qu'elle a traversé lui a montré l’intolérance des hommes et la violence dont ils pouvaient faire preuve. Un rictus vient étirer un bref instant ses lèvres. Elle n'avait même pas eu besoin, sa propre famille avait suffit à lui enlever toute fois en l'humanité.
A coté d'elle Tomas claque des mâchoires une fois dans le vide, puis se tourne vers sa moitié. Il n'aime pas quand son Edi' remue la tourbe que sont ses souvenirs. Surtout qu'il ne peut pas l'aider. Du moins pas autant qu'il voudrait le faire. Il se couche et vient poser sa tête sur les jambes que Nollaig a étendu devant elle. Cette dernière vient jouer avec son oreille.

-Je pense que oui. C'est un pays à part. Surtout dans les paries plus reculées, moins connus du public. Le daemon de mon grand père aimait me raconter les légendes, les êtres qui devaient vivre dans les landes..Et puis toi qui photographie je suis sur que tu trouvera ton bonheur là bas.

C'est vraiment bien si l'université garde des nouvelles de ses anciens étudiants. Transmettre les savoirs, échanger ses expériences sont des choses indispensables pour former des jeunes. Qu'importe des métiers.
Cela veut dire que pour les prochains il faudra te motiver un peu plus que ça pour y aller
Elle tapote le museau du bout des doigts.
Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de tailler. Tu le sais. Alors arrête de m’embêter avec ça.
Comme tous métier, elle ne s'étonne pas que certains côtés du métier soit moins plaisant que d'autre. Après tous il faut bien faire rentrer de l'argent. Un exposition ? A quoi peu bien ressembler son travail, elle se le demande. En silence elle se fait une note mentale, surveiller les différentes expo' de la region et peut être aller jeter un coup d’œil à la sienne. Elle aimerait voir cela pour se faire une idée plus sure sur le jeune homme. Après tous souvent l'art révèle beaucoup sur la personne. C'est souvent sa vision de quelque chose..
La jeune femme secoue doucement la tête.

-Je ne sais pas. Peut être un jour si j'ai assez de contenu, oui. Mais pour le moment cela ne fait pas parti de mes envies. Je veux réapprivoiser la matière et voir de quoi je suis capable.

Mais elle n'avoue pas que c'est surtout qu'elle a du mal à montrer ce qu'elle fait. Cela commence petit à petit à devenir moins difficile. Après tous être en colocation fait que souvent Liberty tombe sur ses travaux. Mais ce ne sont que des dessins, des sujets de l'université ou des croquis. Rien de bien révélateur. La pierre cela donne une tous autre dimension.. Et puis cette pratique est pour rattaché à tellement de choses.
Nollaig se met à mordiller nerveusement son doigt. Deux choses la tiraille. Rester ici et continuer à parler. Une chose dont elle avait oublié comme cela pouvait être agréable, même si Liberty se charge elle aussi petit à petit de la rendre moins sauvage. Et puis le photographe l'intrigue. Ses travaux, sa vision des choses mais elle revoie aussi sa lueur au bout du doigt.
Tu crois que je peux lui donner le surnom de luciole?
Même pas en rêve
répond t-elle avec une légère tape sur le haut du crâne.
De l'autre la salle silencieuse et libre qui l'attend.
  
MessageLun 7 Aoû - 21:37
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Date d'inscription : 01/07/2017Nombre de messages : 30Nombre de RP : 15Âge réel : 18Copyright : ahkaAvatar daëmon :
Otto SpinelliNothing will be the same...

Il la voit réfléchir, alors il patiente, qui sait ce qu'elle dévoilera. Nollaig lui parle de son grand-père et Otto se demande s'il a été son mentor ; vu les informations qu'elle lui donne, sûrement. Lui n'a pas connu ses grands-parents et son père, bien qu'il eut été bienveillant à souhait, ne lui a appris qu'à tirer avec un glock. Très pratique, d'ailleurs il s'en servira probablement dans son prochain projet. « Une roche sombre, tu dis ? Ce genre d’œuvres vivantes, c'est l'accomplissement de l'artiste. J'aimerais pouvoir faire vivre mes photos. En tout cas, ne prends pas trop à cœur ce que je t'ai dit, tu as le temps d'expérimenter. » Otto n'est pas le genre à se reprendre, mais paraître comme un artiste accompli, aux techniques de haut niveaux, c'est pas son genre. Il n'a pas envie de paraître ringard, à étaler toute sa grandeur. C'est un peu pour son ego qu'il fait ça, mais au fond, Otto sait que l'art, ça ne sert à rien de le presser. « Je n'y connais rien en pierre, c'est dingue ; je ne sais même pas ce qui se sculpte ou pas. » Avoue-t-il, avec un sourire.

Otto se demande encore pourquoi ils ne sont pas passés par l'Irlande, puis il se rappelle qu'ils n'ont juste pas fait le Royaume-Uni ; pourquoi, sûrement parce que les animaux ne peuvent pas entrer dans le territoire. Se séparer de Mila étant impossible, y aller s'avérait donc impossible. Le photographe se demande même s'il serait possible d'entrer avec sa daemon dans un jet privé, mais au fond, ça n'y change pas grand-chose. Ce rêve n'aura qu'à attendre. « C'est vrai que ça a l'air mystique comme pays. Puis avec les origines celtiques, ça ne m'étonne pas que ça grouille de légende. » Otto confirme, avant de rajouter : « Y'a cette histoire de leprechauns, là. J'espère qu'ils n'existent pas, c'est vraiment… Bizarre. » Ces minis elfes diaboliques, très peu pour lui. Si jamais ils existent, le photographe espère en tout cas qu'il ne voyage pas. Qu'est-ce que t'es bête. Mila intervient ; depuis un petit moment, elle s'est posée aux côtés de son humain, écoutant à moitié les discours des deux. Elle ne pouvait résister à remettre en place la naïveté d'Otto.

Le sujet de l'exposition est abordé et Otto se demande bien si un jour, il verra les œuvres de la jeune femme. « Je patienterai alors, mais appelle-moi quand tu te sentiras prête, je me ferais un plaisir de capturer tes travaux ; si tu l'acceptes. » Offre le photographe, « même si c'est des répliques infinies du même sujet, ça fera pop art. » Plaisante-t-il, ensuite. Otto pourrait commencer à se creuser les idées, mais il ne sait même pas quoi s'imaginer comme sculpture, un chien, oui, mais quelle est la matière. Ça lui paraît tellement compliqué de sculpter la pierre, tellement long. Son travail est long, mais c'est une passion, puis il n'est pas très assidu, non plus. De toute façon, sans passion, on ne fait rien et Nollaig doit en avoir une forte de passion pour avoir la détermination de tailler la pierre.
  
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