"Il n'y a pas de héros sans auditoire." Andre Malraux

 
  
MessageJeu 5 Oct - 23:17
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Date d'inscription : 18/08/2017Nombre de messages : 258Nombre de RP : 60Âge réel : 28Copyright : BenedictAvatar daëmon : La Prince
Lulla C. PietruNothing will be the same...

Fin septembre 2017

Il m'a posé un lapin. À moi ? Ça fait trois fois que j'aligne une bonne centaine de caractères sur mon téléphone avant de tout effacer. Trop agressif. Trop gentil. Trop inquiet. Chacun de mes messages est trop ceci ou pas assez ça. Alors que j'éradique une nouvelle fois ma tentative de sms en grognant, Mahkha soupire lourdement. - On peut y aller, alors ? Il ne viendra pas. - Je suppose que ça te fait plaisir. Il n'a pas besoin de répondre, je sens qu'il frétille de plaisir sous ses poils. Moi, j'enrage. Il faut que je trouve une solution. Quelque chose de suffisamment marquant pour que Benedict soit vert de jalousie et regrette de ne pas s'être pointé sans la moindre explication. Sauf qu'évidemment, il faut que je parvienne à mes fins sous un apparat d'innocence. L'élégance est primordial quand il s'agit de vengeance. Le chacal se hisse sur ses pattes avec l'air d'un roi en terrain conquis.

- Alors on y va ?
- Non.
Ses yeux d'ambre me scrutent, suspicieux. Mon sourire s'est fait la malle au profit d'une moue clairement boudeuse. - Non, on ne s'en va pas. Je suis venue passer une super après-midi avec un mec sympa et canon alors, on va trouver un mec sympa et canon et on va passer une bonne après-midi. Est-ce que c'est clair, le chien ?

Au moins, maintenant, il ne se gausse plus. Bien. Ça lui apprendra à se réjouir de mon malheur. À mon tour, je quitte donc le banc pour partir en quête de la cible idéale. Nous traversons les allées les unes après les autres. Parfois, mon regard s'arrête pour évaluer le potentiel d'une victime. Celui-là est trop grand. Lui, il s'esclaffe trop fort. Celui-ci est accompagné. Quant à lui, ne parlons pas de son style vestimentaire par pitié, je pourrai en vomir. Les autres me semblent si fades qu'ils ne parviennent même pas à éveiller mon intérêt. Chacun des éclats de rire et des cris qui me parviennent des attractions ajoutent à ma mauvaise humeur. Rien. Je ne trouve personne de valable.

Soudain, Mahkha relève sa truffe, les sens en alerte. - Qu'est ce que tu fais ? Il a senti quelque chose. Je le sais sans qu'il ait besoin de me le dire. Alors, quand il se met à suivre sa piste, je ne peux que lui emboîter docilement le pas en rongeant mon frein. Si Dieu existe, il a dû me refiler Mahkha juste pour faire de ma vie un enfer. La preuve, la sale bête accélère la cadence sans songer à vérifier si je suis. Enfin, il s'arrête.

Oh ! Je comprends mieux maintenant. Ascenseur émotionnel. J'y crois pas ! - Mais c'est... - Oui. J'ai senti Jay. - Mais, je croyais que ... Qu'est-ce qu'il fait là ? Cette nouvelle vient dissiper le nuage gris qui bourdonnait jusque-là au-dessus de ma tête et le remplacer par un soleil éclatant. Finalement, Dieu ne me déteste peut-être pas tant que ça. Et, il existe.

Je me faufile entre les groupes d'adolescents et les familles nombreuses. J'ai l'impression de faire un parcours du combattant entre les poucettes, les enfants qui pleurent et les daëmons qui s'agitent. Mais laissez-moi passer ! Je dégaine mon portable, fait glisser mon doigt pour mettre en route l'appareil photo et là, je passe à l'attaque. J'arrive dans le dos de Ryan. Je me hisse sur la pointe des pieds pour passer un bras autour de son cou et plaquer un gros baiser sur sa joue tout en essayant d'appuyer sur le déclencheur de l'appareil photo. Oui, tout ça !

- Surprise ! J'suis super fière de moi. - Personne ne t'a jamais dit que les fêtes foraines sont interdites passé la cinquantaine ?Je fronce les sourcils, feignant l'inquiétude. Heureusement que je suis plutôt bonne comédienne car, intérieurement, j'me sens pleine d'une toute nouvelle énergie. - Ryan, mais... Sur ton front, là... Tu l'avais pas cette ride avant !

Me voilà partie dans un grand éclat de rire. Non, pas un mot sur mon départ précipité. J'ai déjà oublié. Je suis simplement contente de voir sa tête dans mon champ de vision. Mon super-héros. Sans les collant ringards.
  
MessageVen 10 Nov - 20:40
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Down the road again


▬ Tu vas pas manger tout ca?

Jay dévisage Ryan avec un petit air de dégoût. L'interpellé lève un sourcil, ne semblant pas comprendre la source du problème, avant de reprendre une bouchée de son gigantesque cornet de barbe à papa. C'est donc la bouche pleine et en haussant les épaules qu'il lui répond :

▬ Bien sur que si. Tant qu'à être venu se faire chier dans un parc d'attraction, aussi bien en profiter.

▬ Un jour tu vas finir par souffrir du diabète.

Nouveau haussement d'épaule désinvolte.

▬ Ou je pourrais crevé demain dans un accident de voiture, ou par un piano que me tombe sur la gueule alors que je marche dans la rue, et alors à quoi ca m'aura servit de me soucier d'un truc pareil? Not a damn thing. Alors je profite maintenant que je peux. Tu devrais être heureuse que je profite de la vie.

La chienne lève les yeux au ciel, exaspérée, mais tout de même légèrement amusée. Elle doit avouer qu'elle est soulagée de voir Ryan se détendre un peu. Les derniers mois ont été... difficiles, moralement. Entre les problèmes à trouver une maison d'hébergement pour sa mère dans le coma, l'imposition d'une nouvelle collègue de travail réveillant des souvenirs et blessures qui n'ont pas encore eu le temps de cicatriser, ainsi que tout le bordel autour de l'affaire Malaïka... Il a peut-être raison. Le voir joyeux pour une fois vaut bien une barbe à papa.

▬ T'as regardé trop de dessins animés, toi.

La voyant se dérider un peu, Ryan arrache un bout de fluf rose à son cornet et le tend à sa daemonne.

▬ Allez, essai, c'est délicieux.

▬ C'est que du sucre fluo, Ryan, je vois vraiment pas l'intérêt.

▬ Quoi, t'as peur que ça te plaise, Miss Granola?

Jay lui lance un regard torve puis, plus par fierté que par envie, tend le museau et attrape la barbe à papa entre ses dents. Elle mâche lentement, presque avec précaution, puis avale le tout avant de tirer la langue dans une grimace.

▬ Beurk, comment tu fait? C'est horriblement trop sucré.

▬ Des années de pratique! Oh, attend, j'ai une idée...

Ryan fouille dans sa poche et en sort le nez de clown en plastic qu'il a gagné dans une arcade de fusil à eau un peu plus tôt. Il se penche et met le gros nez rouge à Jay, qui se met à grogner.

▬ Voilà. Étape un, manger de la barbe à papa. Étape deux, te transformer en clown. Tu as presque l'air d'une mascotte de fête foraine maintenant, c'est pas génial?

▬ Retire moi ça tout de suite.

Le grognement s'intensifie alors que les oreilles de la chienne sont plaquées contre son crane. Malheureusement, le détective du FBI ne semble pas dutout impressionné par cet avertissement. Il fait plutôt une moue en penchant la tête de coté.

▬ Rho, come on, Jay, fait pas cette tête, tu vas faire peur aux enfants.

L'instant suivant, Ryan sent que quelqu'un l'attrape par derrière. Il n'a pas le temps de réagir qu'un appareil photo apparaît devant ses yeux et un flash vient l'éblouir.

▬ What the fuck is...

Un baiser vient se déposer sur sa joue et la colère qui montait en lui prend une douche froide alors que l'étonnement prend toute la place. Sa surprise ne fait d'ailleurs qu'augmentée lorsqu'il pose enfin les yeux sur son assaillante et la reconnait, et cligne des yeux plusieurs fois avec une tête de brochet qu'on aurait sorti de l'eau.

▬ Lulla?

C'est bien elle? Bon sang, il ne l'a plus revue depuis quoi... cinq ans? Non, quatre? Et qu'est-ce qu'elle fait à Merkeley? Elle n'est pas du coin, de ce qu'il en sait.

La réplique de la jeune femme lui tire une grimace et il pointe un doigt faussement menaçant vers elle.

▬ Eh oh, j'ai même pas encore la quarantaine je te signale, kiddo. Et d'abord c'est pas des rides, on appelle ca des pattes d'oies et c'est sexy.

Il croise les bras contre sa poitrine, tenant toujours son cornet de barbe à papa d'une main, et Ryan ne peut retenir le sourire qui vient percer son masque d'homme offusqué.

▬ Et toi t'es plus grande que la dernière fois, non? Damn, je suis heureux de te revoir en santé et pas à moitié morte dans une ruelle.




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MessageVen 24 Nov - 9:58
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Comme quoi, on pourra dire ce qu'on veut de moi, je suis parfois capable d'être sincère. Et, incroyablement fière de moi. Ça éclabousse mon visage autant la joie de le voir ici et celle qu'il me reconnaisse. L'inattendu de ces retrouvailles m'enveloppe dans un cocon chaleureux. J'ai tout sauf envie de me montrer sage et raisonnable. Alors je feins l'inquiétude. Je taquine, je pique son ego sous le regard bienveillant de Mahkha. Mon daemon a toujours eu une affection particulière pour le duo Ryan-Jay. Et, tandis que l'homme réplique, me menaçant de son index, le chacal se faufile contre mes jambes pour aller s'annoncer à la chienne. Il penche la gueule sur le côté en l'observant.

- Pourquoi le laisses-tu te faire ça, Jay ? l'interroge-t-il d'un air moqueur, faisant référence à cet horrible nez de clown dont l'énergumène l'a affublé. Il pourrait bien sûr, lui proposer son aide, mais il préfère largement observer la situation. - Ta tolérance à son égard m'étonnera toujours... Je lui aurai mordu les mollets depuis très longtemps à ta place. Comment vas-tu ?

De mon côté, et comme je suis évidemment exclue de cette autre conversation, je plisse les yeux, curieuse. J'ai l'impression que la malice pétille jusque dans mes iris. Je ne fais pas seulement marcher mon super-héros. Il court et se jette à corps perdu dans la brèche de mes enfantillages. Hors de question de lui laisser le dernier mot ! Je m'arme de mon sourire le plus innocent possible pour riposter :

- Excuse-moi, mais je ne vois pas en quoi quelque chose qui ait un rapport avec une oie puisse être sexy ! Rassure-moi tu en déjà vue ?

Incapable de retenir mon sérieux plus longtemps, je pouffe comme une gamine de cinq ans. Ma bonne humeur frétille face à son sourire. Ryan se souvient de moi. Il ne m'a pas oublié... Il n'a même pas l'air de m'en vouloir d'être partie comme une voleuse alors qu'il s'était donné du mal pour me remettre sur le bon chemin. Je grimace lorsqu'il évoque à demi-mot, les circonstances dans lesquelles nous nous sommes rencontrés. Je préfère chasser ce mauvais souvenir en arrachant un morceau du nuage rose qu'il tient et en le fourrant dans ma bouche. Histoire de donner le change.

- Je ne fais plus trop dans les ruelles sombres. J'ai bien appris ma leçon, promis !

Je suce le bout de mes doigts avant de me concentrer environ quinze secondes sur l'écran de mon téléphone portable. Je poste aussitôt la photo volée sur mon facebook, accompagnée de la mention "Mon Super-Héros". Comme je me sens d'humeur particulièrement généreuse, je place mon téléphone devant le visage de Ryan, histoire qu'il puisse contempler mon méfait. - T'aurais quand même pu faire l'effort de sourire ! T'es beaucoup plus canon quand tu le fais. Je hausse les épaules, l'air de rien. Je n'ai plus qu'à attendre que Benedict constate que je ne suis pas du genre à me morfondre quand on me pose un lapin. J'espère que ça lui fera pieds, qu'il sera jaloux, et qu'il regrettera amèrement d'avoir joué au con avec moi. Non, je ne perds jamais de vue mes objectifs ! Ceci dit, maintenant que ma vengeance est accomplie, je vais pouvoir profiter pleinement de cet après-midi ensoleillé en agréable compagnie. Parce qu'il est évident que je ne suis pas prête de lâcher l'agent très spécial Farell. Qu'il le veuille ou non, je suis son équipière pour le reste de la journée !

- Par contre, j'ai plusieurs questions à vous poser, Monsieur. J'entame mon interrogatoire d'un ton qui serait très sérieux s'il n'était pas entaché par un engouement difficile à canaliser. - Qu'est-ce qui vous amène dans les environs de Merkely et plus précisément sur cette fête foraine, sans personne à qui offrir les peluches que vous aller gagner ? Non, vraiment.... Ce n'est pas normal ! Je crois que je vais devoir mener l'enquête à votre sujet !

Traduction : laisse moi rester avec toi, s'il te plaît ! Je suis même prête à lui faire les yeux du Chat Potté s'il y a la moindre chance que ça puisse jouer en ma faveur. Ou alors, peut-être qu'il suffit de ne pas vraiment lui laisser le choix. Saisissant cette pensée au vol, j'entreprends de m'accrocher au bras de Ryan et d'initier une impulsion pour qu'on se mette à marcher.

- Je crois qu'on devrait commencer par le tir à la carabine pendant que tu me racontes ce que tu fais là ! Qu'est-ce que tu en penses ?
  
MessageVen 12 Jan - 19:07
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(Je suis vraiment désolé pour le délai, les fêtes ont été carrément CINGLÉES de mon coté )

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Down the road again



Jay pousse un soupire audible à la question mentale de Mahkha tout en lorgnant vers son tout nouveau et très visible nez de clown. Néanmoins, son expression reste douce et amusée lorsqu'elle lui répond.

Parce que, va savoir pourquoi, ça le rend heureux.

La chienne rit doucement en lançant un regard vers son daemonien. Avec tout ce qui se passe dans leur vie actuellement, elle accepterait bien plus qu'un simple nez de clown simplement pour le voir sourire davantage... et le tenir éloigné d'une bouteille d'alcool. Jay reporte son attention sur le chacal de Simien avec un petit quelque chose de maternel au fond de ses yeux mordorés. Tous leurs problèmes, bien sûr, elle ne les partagera pas avec lui. Rien ne sert d’inquiéter quelqu'un dont étrangement on se sent responsable, un peu comme un grand frère et une grande soeur, non?

Je vais bien, merci. Et c'est un immense plaisir de vous revoir tous les deux, vraiment. Et toi? Raconte-moi tout..

De son coté, Ryan lève les yeux au ciel avec une théâtralité exagérée à la réplique de Lulla au sujet de ses pattes d'oies.

▬ Les gens de ton age sentent encore la poudre de bébé, vous y comprenez rien à la véritable sexiness.

Instinctivement, il place son bras de sorte à protéger ses côtes d'un coup de vengeance éventuel pour une réplique de cette qualité. Il redevient néanmoins sérieux lorsqu'elle lui assure qu'elle ne traine plus dans les rues, et un sourire rassuré étire ses lèvres.

▬ Je suis heureux de l'apprendre.

Il s'est beaucoup inquiété pour elle, quelques années plus tôt, lorsqu'elle est partie du centre ou il l'avait fait entré pour lui éviter de dormir dans une ruelle sans donner d'adresse. Ryan l'avait cherché quelque temps, mais avait du se rendre à l'évidence que ce qu'elle lui avait laissé comme explication dans sa lettre, soit qu'elle rentrait finalement chez elle, était véridicité. Il n'avait pu que croiser les doigts qu'elle s'y soit rendus sans problème. Le vague doute qu'elle puisse simplement s'être enfuie de nouveau, et plutôt que de dormir sur un banc de parc à Washington s'endorme par terre entre deux bennes à ordure de New York, avait néanmoins hanté ses pensées. Il s'étonne encore de la vitesse à laquelle il s'était attaché à cette gamine au sale caractère.

À la boutade de la jeune femme au sujet de leur photo, Ryan ne répond rien et se contente de hocher négativement de la tête d'un air exaspéré. Au fond, néanmoins, il est aussi amusé qu'heureux de voir qu'elle n'a pas tellement changé. Lulla est toujours cette gamine impossible qu'il s'est surpris à apprécier.

Sous la pluie de questions qui suit, Ryan hausse les sourcils avec un sourire amusé. Il pointe en direction du stand de tir tout en se mettant en marche, acceptant du même coup la proposition de Lulla.

▬ Si tu veux tout savoir, je vis à Merkeley depuis plus de deux ans. J'y ai emménagé pour le boulot, bien sûr, et c'est aussi pour ça que je suis ici aujourd'hui. Pour les détails, tu sais très bien que je ne peux pas te dire exactement sur quoi je travaille.

Il lui offre un clin d'oeil avant d'ajouter, non dupe sur la demande implicite de la jeune femme :

▬ Mais j'ai terminé pour la journée et si ça te gène pas trop d'être vue en compagnie d'un vieux aux pattes d'oies, je prendrais bien de la compagnie plus enthousiaste à propos de la barbe à papa que Jay.

La chienne lève à son tour les yeux au ciel avant d'échanger un regard complice avec Mahkha.

T'en fait pas, au final, moi aussi je m'étonne toujours de pas lui mordre les mollets plus souvent..

Il y a une petite file d'attente pour l'attraction, aussi Ryan s'arrête derrière celle-ci avant de se retourner vers Lulla.

▬ Crois pas que je vais être le seul à parler par contre. Allez, raconte.
Qu'est-ce que tu fais ici, et à Merkeley, à part venir me voler ma barbe à papa?





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MessageDim 28 Jan - 11:02
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Mahkha agite sa gueule en rejetant sa tête en arrière. Il n'y a rien de drôle à ridiculiser son daëmon, à ses yeux. Aucun humain n'en a le droit. Si j'osais lui faire ça... -N'y penses même pas ! Ce qu'il est prévisible ! Moi, je trouverai ça amusant de le voir se débattre avec un nez de clown. Ça lui donnerait une allure plus sympathique. Moins hautaine. Choisissant de m'ignorer, ma moitié se rapproche tranquillement de Jay. - Nous sommes ravis aussi. Il marque une pause, effleurant le tumulte de mes émotions. - Lulla a beaucoup d'affection pour vous. Je peux te raconter qu'elle est toujours aussi insupportable ! Ça lui fait du bien d'être en face d'une adulte. Il se sent en confiance pour se décharger de l'armure qu'il porte continuellement. Il n'hésite pas à se confier - Elle s'est encore entiché d'un crétin ! Ma vie amoureuse est le drame de la sienne.

Même si j'avais entendu sa complainte, je l'aurai ignoré. Je suis bien trop occupée à taquiner Ryan sur son grand âge et ses rides. La poudre de bébé ? J'écarquille les yeux, offusquée. Sans aucune grâce, je fais mine de renifler mon poignet. - N'importe quoi ! répliqué-je en tentant l'attaque sournoise du doigt entre les côtes, évidemment parée. Le rire que j'exhale est libérateur. Le ciel est toujours plus bleu en présence d'un ami.

Pour mon plus grand plaisir, nous nous mettons en route vers le stand de tir. Mon après-midi s'annonce beaucoup plus intéressante maintenant. Je trésaille légèrement à la mention du nombre d'années que Ryan et Jay ont déjà passées à Merkeley. Ma bonne éducation - dont je sais me rappeler occasionnellement - m'invite à l'écouter jusqu'au bout sans lui couper la parole. L'exercice est ardu. Je retiens de justesse mon exclamation, ce qui me laisse le temps de réfléchir - parce que j'en suis aussi capable, tout aussi occasionnellement -. - Je vois. Si tu me le dis, tu seras obligé de me tuer, c'est ça ? fais-je, moqueuse. Il est plus facile de commencer par la taquinerie que de me rendre compte que j'aurais pu retrouver Ryan depuis deux ans. - Tu sais bien que tu es mon vieil homme préféré, enfin !

Mahkha lâche un petit rire en entendant le commentaire de Jay. Il choisit de s'asseoir à distance respectable de la file d'attente. - Comme je te comprends.... Lulla ne m'écoute jamais ! C'est épuisant de devoir s'occuper de quelqu'un d'aussi impulsif ! Pourtant, dans sa voix, une note d'affection s'est glissé.

Ryan me renvoie mes questions en plein visage. Cette fois-ci, je ne peux plus fuir. Je suis bien obligée de me confesser. - Parce que te piquer de la barbe à papa n'est pas la meilleure raison du monde ? Est-ce que ça se voit que je gagne du temps ? Je suppose que oui. Je détourne un instant les yeux. Mon sourire se fige tout en restant présent. C'est souvent le cas lorsque je mens ou que je cherche à dissimuler certaines informations. - Tu peux être fier de moi. Si tu ne m'as pas revu depuis ton arrivée, c'est que je me tiens à carreau, non ? J'évite même les postes de police ! Semi-aveu. Nous progressons dans la file.

Ryan sait beaucoup trop de choses sur ma situation familiale. Je pense qu'il se souvient de mon entêtement à ne pas lui donner mon nom, de mes suppliques pour ne plus avoir à les voir. Peut-être même soupçonne-t-il la pression qu'ils ont exercée à mon encontre pour me faire rentrer étant donné que la visite d'un pseudo-cousin éloigné a précédé de peu mon départ précipité. Je ne peux pas lui parler de ma famille. J'aurai un peu honte, je crois, de lui dire que je suis retournée chez moi, la queue entre les jambes. Que j'ai cédé. Mahkha redresse les oreilles, sur le qui-vive. Il a envie de s'élancer pour se frotter contre mes jambes. Il ne se retient que pour éviter de nous rendre plus suspect. - J'habite entre Perth Amboy et Merkeley depuis un moment maintenant. Je suis à l'université ! C'est quand même fou qu'on ne se soit pas croisé avant. Le Clan a peut-être réussi à me domestiquer finalement. Vite, vite, une diversion ! - Parle de Ben ! me souffle une voix dans ma tête. Oui, très bonne idée.

J'enchaîne aussi vite que possible. - Quant à la fête foraine, j'avais rendez-vous ! On m'a posé un lapin ! Je force le trait sur la contrariété jusqu'à la caricature. - À moi ! Je veux dire, regarde-moi ! Je ne suis pas le genre de fille qu'on fait poireauter sans la prévenir ! C'est tout à fait inadmissible. Je termine mon numéro sur un haussement d'épaules désinvolte et un sourire prétentieux. - Du coup, j'ai besoin que tu me gagnes.... Hum... Je balaie du regard les différents lots. Peluches, jeux, l'incontournable pistolet à eau et une peau de mouton ? Une vraie peau de mouton ? Belle descente de lit ou horrible destinée d'une pauvre bête ? Je ne saurai le dire. En tout cas : Beurk ! - Le diadème de princesse ! Caprice ? Qui a parlé de caprice dans l'assemblée ? J'affiche le plus beau sourire innocent que j'ai à ma disposition ! - Promis, je ne te demanderai pas de le porter, même s'il t'irait très bien !

Nous avons bien progressé dans la file d'attente. Je trépigne d'impatience à l'idée de tirer sur les ballons. Je fais mine de m'échauffer les épaules. - Si je gagne, tu veux que je t'offre quoi ? L'éclat de malice de mes yeux promet une bêtise à venir. - Le serre-tête avec les oreilles de Mickey t'irait super bien je trouve !

Spoiler:
 
  
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