(fb) Smoke that night away. | ft. Nollaig O'Malley

 
  
MessageDim 8 Oct - 15:01
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Date d'inscription : 09/08/2017Nombre de messages : 49Nombre de RP : 2Âge réel : 20Copyright : morphine (avatar) - beylin (signa)Avatar daëmon :
Charlie E. JacentyNothing will be the same...

Smoke that night away

Il y a de ces nuits où on ne dort pas, où le sommeil ne vient tout simplement pas. Alors apparaît un choix, celui de lutter sous sa couette à chercher Morphée ou celui d'abandonner pour autre chose. Charlie n'a jamais été du genre à s'engager dans un combat dont il connait le résultat. Alors pour cette fois, il quitta son lit pour sortir, dehors, parce qu'un espace clos avec un esprit fatigué n'a jamais été la meilleure des idées. Sydd, elle, n'avait pas cette même difficulté, elle soupira quand le polonais commença à faire ses lacets et grimpa simplement le long de son bras pour se mettre se mettre en boule dans la capuche de sa moitié.

Dans la rue, il n'avait pas vraiment d'endroit où aller, il n'en cherchait d'ailleurs pas vraiment un. Il aurait aimé croire qu'il n'y avait rien à comprendre dans cette insomnie, que c'était juste le café qui faisait un peu trop effet mais la raison était bien sur plus chiante, car le passé pouvait être collant. Les écouteurs dans les oreilles et la clope presque déjà terminée, Charlie termina sa balade nocturne dans le skatepark du coin. Nostalgie oblige, il fut presque déçu de ne pas avoir de planche pour tâter un peu le goudron, bien que de nuit, avec seulement quelques lampadaires de fonctionnels, cette oubli était surement une bonne chose afin que Charlie ne se pète pas un bras à jouer au con.

Il était quoi ? 3 heures du mat ? L'heure du diable comme disent certains, la bonne heure pour se poser au milieu de nul part et pour s'en rouler un. Il préparait donc son joint à la lumière du lampadaire, tandis que dans son dos, Sydd se tournait sur elle même pour gagner une meilleure position. Un petit mouvement qui le fit frissonner mais aussi sourire, il se sentait presque désolé pour la gêne qu'il allait lui faire à fumer juste à coté d'elle. Bien qu'aujourd'hui, la loutre avait arrêté de râler à ce sujet, elle l'avait fais longtemps mais depuis peu, elle semblait s'être résignée.

Sa préparation terminée, Charlie fut assez doué pour galérer avec son briquet et se brûler, le faisant jurer dans sa langue natale et réveillant Sydd dans un petit sursaut. "Przepraszam." S'excusa t'il dans la même langue, franchement désolé parce qu'il ne s'était pas raté. "Doué." Lui répondit elle simplement dans un baillement avant qu'elle ne quitte sa capuche pour s'étirer un peu plus loin, prenant doucement conscience d'où ils étaient tandis que Charlie alluma cette fois ci convenablement son joint. "T'aurais pas pu te poser dans un parc ?" "C'est un parc." "Un parc avec une mare." Charlie haussa un sourcil et manqua de rire en expirant sa fumée. "Et me faire bouffer par des moustiques ?" Rétorqua t'il en réussissant à avoir le dernier mot. Et si Sydd ne l'avait pas dit, il pouvait être sur qu'elle venait mentalement de le traiter d'idiot. Un petit silence s'installa avant qu'elle ne revienne vers lui, elle ne lui parla pas mais à n'être qu'eux deux, Charlie comprit bien vite ce dont elle avait envie. Il retira son écharpe et la posa à coté de lui, à l'opposée du chemin que prenait sa fumée. Sydd s'y installa bien vite, le faisant sourire et se dire qu'en effet il faisait bien froid dans ce pays.

Il avait finis par s'allonger, la tête vers les étoiles, encore un écouteur à l'oreille et en train de fumer. Il ne s'était pas perdu dans ses pensées, ou du moins pas dans les mauvaises, mais était plutôt en train de se refaire gentiment le monde à lui seul, dans un profonde réflexion concernant le fait suivant : si on devient sourd vers l'âge de 10 ans. Est ce qu'on croit pendant le reste de notre vie que notre est celle qui n'a pas muée ? Grande question...

Une grande question qui aussi ne trouva pas de réponse, Charlie se redressa, abandonnant écouteur et réflexion philosophique intense pour chercher du regard le bruit qu'il croyait avoir juste entendu. Il jeta un regard à Sydd, qui elle ne semblait pas avoir été dérangée mais s'être d'ailleurs plutôt ré-endormie, puis se gratta l'arrière de crane sans trop savoir s'il avait halluciné ou non.

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AVENGEDINCHAINS
  
MessageVen 13 Oct - 16:27
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Date d'inscription : 03/02/2017Nombre de messages : 204Nombre de RP : 33Âge réel : 20Copyright : Kyky!!Avatar daëmon :
Nollaig E. O'MalleyNothing will be the same...
Une poigne qui se referme avec force sur une touffe de fourrure. Un gémissement noyé dans son flan. Tomas tourne la tête, effleure de son museau et avec une douceur rare la tête d'Edi'. Aucun mot n'est échangés. Non il sait très bien ce qui s'est passé. C'est ainsi depuis des plusieurs mois, peut être des années. A l’affût, il avait suffit de peu pour qu'il présente sa moitié se réveiller. Il lui laisse le temps de reprendre pied avec la réalité, lui chuchotant des paroles réconfortantes dans le secret de la nuit. Pendant de longues minutes le silence est comblé par sa voix grondante et le souffle rauque de l'irlandaise. Il tente de ne pas prêter attention aux images du cauchemars qui viennent éclater de temps en temps dans son esprit. Un mélange sombre entre le passé et les peurs profondes de son humaine. Quand elle est calmée elle reste encore de longues minutes recroquevillée contre lui. Elle profite du silence, du calme environnant et du battement sourd du cœur de Tomas qui semble marqué les secondes qui s'écoulent. Elle aurait pu se rendormir. Mais elle a peur. Peur de retrouver ses scénarios psychotiques que lui offrent ses nuits depuis une éternité semble t-il. Des rêves ? Elle ne se souvient pas du dernier qu'elle a pu faire. Ses nuits se résument en trois choses : sommeil de plomb, cauchemars ou insomnies. Et il semble que cette nuit est définitivement terminée. Orphée a pris ses valises, la laissant seule avec ses sombres pensées.

Lentement Nollaig se redresse, tente de mettre de l'ordre dans ses cheveux en observant les lieux. Ils n'ont pas changés depuis le mois qui s'est écoulé. Mais lors de nuit comme celle-ci, elle a toujours du mal à se repérer. L'irlandaise a peut être moins de mal de s'endormir, n'ayant plus à craindre la venu de qui que ce soit. Ils sont dans une chambre, au chaud. Plus dans la rue à la merci des intempéries et des gens de passage des environs. D'un geste large elle se débarasse de la couette et glisse hors du matelas. Dans le noir, redressé son daemon l'observe avant que sa voix sourde s'élève :

-Qu'est-ce que tu fais ?

Mais la jeune blonde ne répond pas tous de suite. Son regard s'est perdu sur sa peau révélée par l'éclat de la lune qui se déverse par la fenêtre. Les bleus plus ou moins rougeâtres parsèment sa peau pâle, ressortant avec force. Pensive, elle les effleure. Depuis qu'ils sont arrivés chez Rafi, sa peau n'a pas regoutée à la piqûre de l'aiguille. Le vieil homme lui a énoncé les règles, après avoir vu ces stigmates. Parti l'air de gentil grand père. Il ne veut pas ce genre de chose chez lui. Mais elle se souvient de la sensation, elle pouvait partir loin, très loin. Mais le retour à la réalité était dur, trop dur. Tomas n'a jamais aimé ça, mais malgré ses grognements elle n'avait jamais écouté. Elle voulait s'envoler même si c'était pour mieux s'écraser au sol. Tomas s'approche, rampant sur les couvertures et attire son attention d'un coup de museau dans le coude

-Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
-On sort.


Dans la pénombre, elle trouve son jean déchiré, le débardeur trop grand et l'épais sweat dont les taches n'ont pas pu être enlevés au lavage. Des vêtements de sa vie dans la rue mais c'est ce dont elle a besoin. Des éléments familiers dans un lieu étranger. Son regard tombe sur la petite boite métallique, cabossée sur le bureau.

-Edi'..

Elle fait la sourde oreille. Avec un grincement infime de la chaise sur le parquet, elle s'installe au bureau. Avec patience elle prépare un joint, effritant, mélangeant. D'un geste vif, elle tasse celui-ci, glisse sa blague à tabac dans la poche central et se dirige vers le porte. Dans un soupire, Tomas la suit. Telle une ombre elle descend les escaliers, jette un coup d'oeil à la porte close de la chambre à Rafi avant de s'échapper par la porte d'entrée. Elle ne sait pas quand elle rentrera et à l'instant elle s'en fiche. Elle veut se perdre dans Merkeley pour mieux retrouver son chemin, sa nouvelle vie.

Ils ne parlent pas pendant tous le trajet. Nollaig étant perdu dans ses pensées, Tomas surveillant les alentours. Les habitudes ne se perdent pas pour le daemon. Il veille sur Edi' depuis toujours, encore plus depuis ses dernières années, cherchant le moindre danger. Et il compte bien continuer ainsi pendant longtemps.
Sans qu'elle s'en rende compte ils ont marché jusqu'à un skatepark. Avec soin elle observe les lieux, voyant en ce lieu un coin où se poser. Sa main va fouiller dans sa poche, en sort le joint. Celui-ci coincé au bord des lèvres, sa main retourne fouiller la poche arrière de son pantalon, qui est vide. Elle pousse un juron tandis que Tomas se stoppe à quelques pas devant. Il sait que son Edi' est a cran, et se moquer d'elle est une mauvaise idée. Autant l'aider, même si il préférait qu'elle se tienne à la cigarette. Mais bon, c'est une assez bonne contrepartie, et puis peut être que quand elle n'aura plus de quoi fumer elle arrêtera.

Essaye de lui demander.
Qui ?
Lui.
Il fait un geste de tête vers un homme se tenant assis quelques mètres plus loin. Il semble lui aussi être sorti pour son petit plaisir nocturne.

Tomas peut le confirmer sans problème avec l'odeur caractéristique qui flotte dans les airs. Il se remet à la hauteur d'Edi', veillant au grain.
L'esprit trop sombre pour hésiter, la jeune femme s'avance vers l'homme. L'Irlandaise discerne le amas de tissus à ses côtés, mais rien de plus. Bruns, plus vieux qu'elle et avec les formes sombres qui se dessinent sur ses mains, il n'a pas l'allure de l'adulte sage. C'est ce qui la rend un peu plus à l'aise. Elle a plus l'habitude de genre de personne que d'autres. Et puis elle le veut vraiment ce feu. A quelques pas, elle demande :

-Bonsoir, excusez moi mais est-ce que vous aurez un briquet ?
Un daemonien

Ah bon ? Et puis enfin elle remarque la petit boule de poil enroulée dans ce qui semble être une écharpe. Bon elle n'a pas de risque de tomber sur anti daemonien finalement.
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