trois nuits par semaine - mathys

 
  
MessageMer 15 Nov - 11:19
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Date d'inscription : 06/07/2017Nombre de messages : 179Nombre de RP : 18Âge réel : 22Copyright : myrtilleAvatar daëmon :
Kala JeffersonNothing will be the same...
TROIS NUITS PAR SEMAINE


flashback - août 2017



- Arrête de faire la tronche.
- C'est pas toi qui poireaute 2h à chaque fois pour attendre que mademoiselle termine son cirque à la salle.
- T'es usant tu sais.

Kala avait passé son début de soirée à la salle de sport du centre-ville. Le FBI mettait pourtant à disposition de ses agents une salle tout confort mais Kala n'aimait pas se retrouver avec ses collègues. Du moins elle mettait un point d'honneur à passer le moins de temps possible avec eux. Si on lui avait demandé pourquoi, elle n'aurait certainement pas su répondre. Nagini, lui, aurait arqué qu'ils étaient mieux à deux. C'était comme ça. Et ça le serait certainement toujours.

Quand elle avait mis les pieds dans la salle de Merkeley, ça l'avait fait sourire. Ce sourire niais qu'ont les gens heureux. Il y a quelques semaines de ça, elle était rentrée par inattention dans les vestiaires-hommes. Evidemment, il avait fallu qu'elle tombe sur quelqu'un. Et ce quelqu'un avait laissé une trace dans son esprit. Ils ne s'étaient pourtant entrevus qu'une fois, entre serviettes et cabines de douche. Mais ça lui avait suffi. Il l'avait un peu troublé.

- Tu vas encore jouer avec le feu pas vrai ?
- Il a juste piqué ma curiosité.

En réalité, il avait plu à Kala. Il était insolent. Ce genre de mauvais garçons qui rends les femmes folles. Ce genre de mauvais garçons avec qui Kala aimait jouer. Taquine et désinvolte. Kala elle était comme ça, elle voulait laisser sur les gens une trace indélébile, comme un trait de marqueur qui barre le coeur.

- Tu vas encore t'en mordre les doigts... Tu finis toujours par perdre le contrôle.
- Tu t'inquiètes pour rien.

Nagini n'avait pas tord. Kala avait tendance à avoir un peu trop confiance en elle. Peut-être parce qu'elle se mentait à elle-même, se faisant croire qu'elle avait le contrôle sur tout et sur n'importe qui. Et c'était généralement pas le cas. Mais Kala elle voulait pas s'avouer qu'elle pouvait pas tout contrôler, tout prévoir. L'idée que c'était le cas était trop agréable pour s'en défaire.

* * *

Elle a le sourire aux lèvres, les yeux brillants. Elle a envie de distraction, de sensations fortes. Et Nagini peste intérieurement. T'es chiante. C'est bon, t'en fais pas, je lui propose juste de venir boire un verre.

En sous-vêtements sur son lit, elle tâtonne. Elle venait de sortir de la douche quand l'idée d'inviter son ténébreux inconnu à venir boire un verre lui était venue. Bonne ou mauvaise, elle s'en moquait. Kala ce qu'elle voyait, c'était qu'elle pourrait passer une bonne soirée. Seule cette idée avait germé dans son esprit. Elle était assise en tailleur, fixant sa statuette de bouddha. L'indienne finit par attraper son portable. Mathys l'avait convaincu de prendre au moins son numéro de téléphone, il n'avait pas été insistant, il lui avait suggéré. Il savait y faire. Finalement il avait planté dans son esprit l'idée éventuelle qu'ils pourraient se revoir. Et ça avait marché. A cette pensée le visage de Kala afficha un sourire délicat. Ses doigts pianotèrent sur son clavier tactile.

envoyé à mathys, à 19:32

hello mathys, c'est la jolie brune du vestiaire. j'ai rien à faire ce soir et une bouteille de vin sur les bras... ça te dirait de passer chez moi ? quartier ouest 28th street dernier étage
kala


Elle posa son téléphone. Au final elle lui forçait un peu la main. Elle espérait qu'il ne lui dirait pas non. Elle se sentirait bête sinon, peut-être même un peu déçue. Elle attrapa dans sa commode un jean troué et une chemise à carreaux noirs qui habilla ses épaules nues. Recouvrant sa lingerie en dentelle blanche. Elle passa dans la salle de bain.

- T'es obligée de prendre toujours autant de temps pour te préparer. J'ai la dalle.

Elle finit de se parfumer en lançant un regard noir à Nagini. Il était parfois (toujours) infernal, pire qu'un enfant. Son gamin à elle. L'indienne se dirigea dans la cuisine pour sortir du frigo les proies favorites de Nagini, qu'elle avait décongelé du matin. Sa montre affichait maintenant presque 20h05 ; elle n'avait plus grand chose à proposer à Mathys dans le frigo et s'il venait avec le ventre vide elle leur commanderait des sushi. En espérant qu'il appréciait. Sinon ça serait pizza. Il restait dans les placards des pop-corn et quelques paquets de chips.

Kala alluma son tourne disque, une musique jazzy éclaboussa la pièce. Elle prit le temps de sortir deux verres à vins, espérant recevoir une réponse positive ou l'entendre sonner à la porte dans quelques instants. Son joli minois balayait son appartenant, au moins la femme de ménage était passée ce matin.
  
MessageMar 21 Nov - 4:29
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envoyé à mathys, à 19:32

hello mathys, c'est la jolie brune du vestiaire. j'ai rien à faire ce soir et une bouteille de vin sur les bras... ça te dirait de passer chez moi ? quartier ouest 28th street dernier étage
kala


Un sourire satisfait apparut sur le coin des lèvres de Mathys. Rangeant son téléphone dans sa poche, il replongea son regard dans celui de son employée, n'écoutant plus que d'une oreille son bilan concernant la société. La réunion trimestrielle qu'il avait instaurée lui paraissait être une belle perte de temps maintenant qu'il la subissait, bien plus encore à présent qu'il avait reçu l'invitation de Kala.

*Changement de plan, on va chez la sportive, ce soir.*

*Tssk* répondit simplement la vipère, déjà lassée par les agissements du daëmonien. Roulant ses anneaux sur son bras, elle se repositionna pour être plus à l'aise. Il lui semblait que c'était peine perdue de le raisonner, aussi, elle ignora tout bonnement et simplement ses pensées.

*Fais pas la tronche, j'ai besoin de toi. Son Daëmon est aussi un serpent. Entre reptiles, vous devriez vous entendre ! T'essayeras de choper des informations sur son don et son boulot, ok ?*

*Tu es pitoyable. N'espère pas une seule seconde que je m'approcherais du daëmon de ta sportive sous le simple prétexte que c'est un reptile. Je ne m'abaisserai pas à ça. Et puis ne me fait pas croire que tu y vas pour cette raison.* Le dédain dans la voix de Kali fit grimacer de lassitude Mathys. Sa réaction était pourtant à prévoir. Fermant son esprit à sa daëmonne, il ne put s'empêcher de penser qu'elle avait définitivement raison. S'il ne pouvait avoir le don, au moins espérait-il avoir la daëmonienne.

Lorsqu'enfin la réunion se termina, il remercia l'assemblée, retourna dans son bureau et reprit son téléphone. Déjà 20h. Faire attendre les femmes étaient dans ses habitudes, et il se décida à laisser planer encore un peu le suspens. Il passa cependant un appel avant d'enfiler sa veste. Son costard parfaitement repassé n'était pas ce qu'il avait de plus sobre ni de plus confortable, mais il n'avait pas de vêtements de rechange et repasser chez lui lui prendrait bien trop de temps. Au moins espérait-il que cela lui serait favorable. Prenant ses clefs de voiture, il fila au sous-sol où était garé sa voiture, entra l'adresse dans son GPS et se mit en route. Il effectua un arrêt sur le chemin et arriva, quelques minutes plus tard, dans le quartier ouest. Là, il se décida à lui envoyer un message.

envoyé à Kala, à 20:16

Salut jolie brune du vestiaire,
j'ai un planning pas mal chargé, je sors à peine de réunion, mais si tu as vraiment besoin d'aide pour te débarrasser de ta bouteille de vin, je peux bien trouver un peu de temps.
J'espère que c'est une bonne bouteille ! J'arrive.
Math


« Kali, fais pas la gueule. Tu seras toujours ma préférée ! La vipère ne prit pas la peine de répondre. Lui jetant un regard, Mathys sourit. On a décidé ensemble de devenir les maîtres du Monde. Ca passe aussi par ça ! Et puis on va juste discuter. Elle a p'têt des infos intéressantes à donner. »

Arrivés devant l'immeuble de la jeune femme, Mathys se gara, éteignit le moteur et se tourna vers Kali.

« Sérieux, t'es chiante d'être aussi... Aussi chiante tiens ! Allez embarque, on y va. »

Après un regard désapprobateur et quelques injures, la vipère accepta de retourner dans la veste de Mathys, non sans lui rappeler qu'ils n'étaient là que pour discuter. Un rire enfantin échappa à l'homme d'affaire qui se dirigeait déjà vers la porte. Il profita de la sortie d'un résident pour se faufiler à l'intérieur, prit l'ascenseur jusqu'au quatrième, dans lequel il passa une main dans ses cheveux et déboutonna le premier bouton de sa chemise. Enfin, devant la porte de la jeune femme, il s'éclaircit la gorge et sonna.

Quand elle lui ouvrit, il afficha son sourire charmeur habituel. Elle était belle dans ses vêtements de tous les jours, et il devina qu'elle avait mis du temps à se préparer, malgré l'aspect relativement relax qu'elle essayait d'afficher.

« Bonsoir jolie brune du vestiaire des hommes. J'espère que tu n'as rien préparé à manger, j'ai ramené une pizza pour accompagner ta bouteille. Son sourire s'agrandit légèrement alors qu'il observait sa réaction. Puis, passant à nouveau une main dans ses cheveux, il fit mine d'être gêné et reprit, en lui envoyant un clin d'oeil. Fallait me dire que tu serais habillée si chic, je me serais au moins coiffé. »
  
MessageMer 29 Nov - 11:30
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Kala JeffersonNothing will be the same...


Elle avait besoin de respirer Kala. D’échapper un peu à son quotidien. De retrouver du temps pour elle. C’était d’ailleurs peut-être pour ça qu’elle l’avait invité ce soir. Elle savait pas trop. Besoin de se raccrocher à quelque chose, d’échapper à la réalité l'espace d'un instant, raviver les couleurs ternes terrées trop loin en elle, vivre comme elle aurait pu le faire en choisissant un autre chemin. Elle l’avait invité parce qu’elle voulait passer à côté de rien. Pour voir « ce que cela aurait pu donner ». Une hypothèse en suspens qui connaît peut-être déjà sa réponse.

Alors c'est Kala, la vraie, qui appuie sur la poignée de la porte quand il sonne. Enfin. Son visage s’habille d’un sourire, féline. Ses mèches tombent en cascade sur son épaule dénudée. Elle grave les traits de son corps dans son esprit. Mathys était de ceux qui en imposer. Il était beau. Grand. Et incroyablement charmeur. Il savait y faire et Kala aussi. Ils n’avaient tous les deux plus rien à prouver. Mais Kala savait qu’entre eux ça serait différent. Mathys il semblait imprenable, hein Kala. Un Roi solitaire.

- T’as lu dans mes pensées. J’avais rien prévu à manger.

Elle hésite à le taquiner déjà. Elle approche son visage du sien, de ses cheveux blonds. De sa chemise déboutonnée. Elle s’approche encore. Leurs souffles se mêlent. Elle plonge son regard dans le sien, ne le lâche pas. L’indienne écoute son cœur s'emballer. Mathys avait ce quelque chose qui rendait fou toutes les nanas. Et alors elle s’arrête, tout proche de lui. Trop proche.

- Ça te donne un air de voyou.

Nagini s’était posté sur l’un de ses perchoirs, proche du canapé. Une grosse branche que Kala avait fait installé. Un observatoire privilégié pour le mamba. Il lui répétait que c’était une mauvaise idée de les avoir invité et qu’elle finirait par s’en mordre les doigts. Nagini avait toujours raison. Il avait l’instinct pour ça. Mais ce soir Kala avait pas envie de l’écouter. Pas envie d’être raisonnable. *T’es juste jaloux qu’on ait rencontré un autre serpent.* Kala n’avait pas encore vu la daemonne de Mathys, certainement enfouie dans son pull.

Tu recules de quelques pas Kala, t’aurais bien eu envie de l’embrasser. Mais tu préfères jouer encore un peu. Faire durer la partie. Tu lui tourne maintenant le dos et te dirige vers la cuisine, ouverte sur le salon. La musique continue d’éclabousser la pièce. Tu te laisses porter par les notes de jazz. C’était tellement cliché ; vous auriez pu jouer la même scène pour un film romantique. L’idée t’amuse.

- Bienvenue chez moi chéri.

Tu laisses Mathys s’installer Kala, tu sais que t’as pas besoin de lui dire. Il était en terrain inconnu mais tu savais qu’il pouvait prendre le dessus n’importe quand. Parce qu’il avait cet aura magnétique. Irrésistible. Le liquide rougeâtre coule dans les deux verres que tu venais de poser devant toi. Tu viens les poser sur la table basse du salon. Et tu t’assoies sur le canapé. Tu savais pas trop sur quel pied dansait. T’aurais pu te jeter sur lui, déposer un baiser fiévreux sur ses lèvres qui t’appelaient. Mais c’était pas le moment. *T’as pas le droit. T’as promis de juste discuter.* Tu roules des yeux.

Kala – sans attaches, sans chaînes et sans liens. Kala, sans passé. L'aléatoire, le soudain, la spontanéité. Kala – au pied léger vole dans les sillons, ricoche contre un rire, enjambe l'ennui. Elle était installée sur son grand fauteuil, l'index qui tapait en rythme. Menton planté sur ses bras croisés, elle poussa un profond soupir ; son souffle chaud fit virevolter la mèche brune qui reposait sur son nez.

- Je te vois plus à la salle. C’est dommage j’aurais pu me tromper de vestiaires encore.

Son visage s’illumine. Friponne. Un sourire se dessine sur ses fines lèvres. Tu sais bien que c’est un jeu dangereux dans lequel tu te lances Kala. Mais l’idée te plaît. L’adrénaline t’entraîne. Elle avait laissé entre eux-deux une distance raisonnable mais elle était assez proche de lui pour le toucher du bout des doigts si elle en avait eu envie. Elle voulait jouer. L’invitation, l’incitation. Tout était calculé.

Elle se met à genoux sur le fauteuil, elle laisse échapper un petit rire étouffé, elle joue avec ses cheveux, la bouche entrouverte et le sourire songeur, et ses yeux ne le lâchent pas un instant, de ses pupilles à ses paupières allumeuses.

- Tu pourrais me donner ton avis, je trouve que je travaille pas assez les abdos.

Lui sourire, un peu têtue, à moitié innocente, à moitié enfant mais vraiment femme. Elle attrape son verre. Toujours assise sur ses genoux. Le verre rencontre ses lèvres, elle prend une gorgée. Une deuxième. Elle le repose et soulève le bas de sa chemine. Dévoilant son ventre et sa peau hâlée.

- Tu vois… je pourrais faire mieux non ?

Bien sûr que non Kala. En réalité t'as juste envie de l'embêter. Entendre un compliment pour servir ton ego. L'envie de te faire désirer. Tu te rapproches de lui Kala. Ton bras frôle le sien. Tu te tournes, fais glisser tes doigts sur ton ventre. Et tu laisses retomber ta chemise, cachant à nouveau ton corps à son regard. Kala et son manège d’enfants. Une bourrasque imprenable. Un corps animé par la vie. La passion et l’envie. Et soudain tu changes de cap, ça t’amuse, l’idée de le faire tourner un peu en bourrique. Tu t’assoie à côté de lui, un peu plus proche. Remprunte un masque plus sérieux, l’air de rien. Tu voulais voir sa réaction, savoir sur quel pied il allait danser.

- Ta journée s’est bien passée ?
  
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