Visites de routine

 
  
MessageSam 9 Déc - 23:16
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Date d'inscription : 26/10/2017Nombre de messages : 27Nombre de RP : 9Âge réel : 20Copyright : PinterestAvatar daëmon :
Ruben CooperNothing will be the same...
Morphée se tient dans un coin dans sa salle, là où elle ne pourra gêner personne. Pouvoir s'éloigner de son daemonien est un avantage dans ses cas là. Car il lui est impossible de tenir debout sur son épaules, ses doigts ne lui permettent pas de s'accrocher à quoi que ce soit. « Pied plat » aime bien le taquiner Ruben. Et puis il a besoin de ses deux mains pour s'occuper de cet enfant. Pauvre petite chose.. Elle claque d'énervement du bec. Elle a l'impression que les chauffeurs soûls se font de plus en plus nombreux et ce sont toujours eux.. Un sentiment de calme la traversant. Ruben n'a pas levé la tête de sa tache mais il a senti son âme s'agiter, remuer les mauvaises pensées. Il n'a pas besoin de ça pour le moment et il a toujours cru que les sentiments négatifs ont une certaine répercussion dans les hôpitaux. Mais il sait que le calme qu'il a transmis a Morphée ne dura pas longtemps. Tiens ça recommence.

Morphée ? Tu irais voir si Jack est arrivé ? J'aurai surement du retard, amène les dans la salle, je vous y rejoins.

La daemonne n'est pas dupe mais accepte sans répliquer. Elle n'est pas d'une grande aide ici, autant aller à la rencontre de l'ancien soldat. Elle saute maladroitement de la chaise puis sautille hors de la pièce. Elle pourrait s'envoler mais les murs sont trop bas et ils a du monde. Elle a appris à ses dépends que pour elle se déplacer dans ces couloirs étroits étaient difficiles. Elle a essayé, de nombreuses fois de se déplacer en volant puis un jour elle a compris. Au début elle n'aimait pas les regards qui se posait sur elle alors qu'elle déambulait dans l'hôpital. Puis maintenant elle n'en a plus rien à faire.

La sagesse dut à l'âge peut être
Un gloussement s'échappe de son bec.
Heureusement que au moins un de nous deux l'a cette sagesse alors. Tiens le voilà.

Une foule de personne attendent dans le hall d'entrée. Quelques braves infirmières tentent de juguler le flux. Morphée l'aperçoit. Elle n'arrive pas réellement à se rappeler à quand remonte la dernière fois qu'ils l'ont vu mais il n'a pas beaucoup changé. Grand, blond et le même regard que son Ruben. Car oui, Jack aussi a été soldat. Par rapport à lui, le rapace pourrait dire que son daemonien a eut de la chance. Pas de blessure très grave et l'esprit entier. Pour le blondinet ce n'est pas réellement le cas. Dans un sourire mélancolique la daemonne se souvient de la première fois qu'elle la vu. Un grand gaillard a l'allure un peu perdu avec une petite boule de plume sur l'épaule. Il avait fallut de longues minutes pour qu'il soit suffisamment à l'aise pour que Ruben commence la visite de routine. Et encore il lui a fallut qu'il déploie son trésor de patience et de calme. Et Morphée parlait, parlait. Elle apprenait à connaître Sybelle, puis Jack, lui occupant l'esprit pendant que Ruben préparait ce dont il avait besoin et procédait aux examens.
Les yeux pétillants elle s'avance jusqu'à l'ancien soldat :

-Bonjours tous les deux comment vous allez ? Elle les observe d'un air critique puis reprend. Vous avez l'air d'être en forme.. Quoi que j'ai des doutes pour toi Jack.. Mais bon tu verra ça avec le doc. D'ailleurs, il sera un peu en retard. Il s'occupe d'un gamin qui est arrivé il y a quelques minutes. Elle claque du bec. Tous ça à cause d'un chauffard soul. Elle s'ébroue et commence à reculer. Bref, le pauvre petit bout est entre de bonnes mains maintenant. Allons y, je suis chargée de vous menée à la salle habituelle.

Pendant le trajet elle alterne entre demander des nouvelles à Sybelle et échanger quelques mots avec des soignants qu'ils croisaient. Devant la porte, elle ricane:

-Si monsieur veut bien m'aider..

Quand Jack a ouvert la porte, elle bat maladroitement de ses grandes ailes pour aller se poser sur une table. Cafetière, boite en acier, tasses sont posées dessus.

-Ruben a apporté quelques cookies qu'il a fait hier.. Et il reste du café, tu peux le faire réchauffer si tu veux. Où si tu préfère une tisane va y sers toi. Et il y a d'autres trucs à boire si tu veux Sybelle. Vous savez comment ça fonctionne maintenant.

Ce rituel a été mis en place depuis un moment. Puisque Jack n'aime pas trop la procédure médicale, Ruben a tous fait pour rendre ça plus comme un rendez vous, une simple discussion. Et cela marche avec beaucoup de monde d'ailleurs. D'un air doux elle observe Jack.

-Alors comment ca va ? Le boulot se passe bien ? Les enfants ne te rendent pas trop chèvre ? Et... Elle ressent la présence Ruben se faire plus forte. Elle se détend sensiblement. Ruben arrive. Et n'hésitez pas à prendre des cookies.
  
MessageLun 29 Jan - 23:26
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Date d'inscription : 26/02/2016Nombre de messages : 339Nombre de RP : 52Âge réel : 23Copyright : Aki (sign) & angel dust (av)Avatar daëmon :
Jack L. WildeI'm not after fame and fortune
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Feat.
Ruben Cooper
« The fears we don't face become our limits. »
Les bras croisés, cet air soucieux scotché au visage, comme si je menais actuellement la plus grande réflexion de ma vie. Sybelle, perchée sur mon épaule, doit afficher à peu près la même expression que la mienne, le regard rivé sur notre problème commun. Minuscule, le problème. Et pourtant, il parvient à faire vriller le cerveau de ma tendre moitié.

« C’est pas une bonne idée. »

Je penche la tête de côté, incapable de lâcher des yeux la boule de poils qui grignote son foin dans la cage à nos pieds, insensible aux questions qu’elle suscite.

« Allez Syb, c’est que pour quelques jours. »
« Quelques jours ? Tu la dévores déjà des yeux et t’es même en train de réfléchir à un prénom, te fiche pas de moi. »

Je ris légèrement devant la jalousie de l’étourneau. Elle n’a pas tort même si, ce qu’elle ne précise pas, c’est que les seuls noms qui me viennent en tête sont de l’ordre de Nesquik ou Chewbacca. Je me mets à genoux, afin de défaire de mes doigts hésitants le loquet de la cage à lapin. Frimousse immédiatement attirée par la chaleur de ma main, elle se colle contre ma peau, attisant mon sourire et apaisant les craintes qu’ont suscitées les cauchemars de la nuit dernière. Elle est belle, cette petite bouille couleur crème, ce museau minuscule qui frémit à mon contact et ces yeux bruns qui semblent hurler « aime-moi ». Elle est adorable et moi, cœur fragile, homme sensible, je ne peux résister à la tentation de grattouiller oreilles et pelage – je m’y attache. Déjà.

« Sinon on peut l’appeler Nutella. »
« Je crois que tu devrais arrêter de réfléchir avant d’avoir bu ton café du matin. »

Un point pour Gryffondor. Elle ricane en me pinçant la barbe et je lève les yeux au ciel, faussement agacé, tout en me résignant à abandonner notre nouvelle recrue à son petit déjeuner. Mama Bird ne me laissera pas partir avant d’avoir ingurgité autre chose que du café, de toute manière. Tout en attrapant les céréales, je jette un coup d’œil à l’horloge de la cuisine : huit heures moins le quart. Soit une heure quarante-cinq avant de devoir remettre les pieds dans ce fichu hôpital – une visite de routine dont je me passerais bien même si, cette fois-ci, elle risque d’être un peu moins charmante que prévu.

« Tu comptes lui en parler ? »

Je reste silencieux quelques instants, l’attention focalisée sur le lait que je suis en train de verser. Je sais à quoi Syb fait allusion et pour l’avouer, je n’ai encore rien décidé.

« Jack… »
« Je sais… Je sais. »

Si je ne raconte pas à Ruben les cauchemars et les problèmes qu’engendre le manque de contrôle de mon pouvoir, je me dois de tout lui dire concernant mon état de santé. Et actuellement, entre mon bras récalcitrant et ces crises de douleur que je ne saurai expliquer, il n’est pas ce que l’on pourrait qualifier d’« au beau fixe ». Mais expliquer cela à Ruben, c’est potentiellement risquer les examens, les piqûres et autres réjouissances que je ne souhaite aucunement ajouter au bordel de ma vie actuelle.

Je m’installe à table et plante ma cuillère dans le bol afin de la porter à mes lèvres – mouvement qui se suspend lorsque je croise le regard contrarié de ma moitié. J’enfourne pourtant les céréales dans ma bouche, avant d’éloigner les bras de part et d’autre de mon crâne en signe de capitulation.

« Cha va, je lui dirai. »
« Tu sais très bien qu’il ne te jettera pas dans la gueule du loup, de toute façon. »

Drôle de manière de caractériser les examens médicaux même si au fond, c’est ainsi que nous les voyons tous les deux. Je souris à l’étourneau en acquiesçant. Après tout, Ruben a été le premier. Le premier à comprendre, le premier à essayer autrement que par la force et l’impatience. Je n’ai jamais vu, d’aussi loin que je me souvienne – ce qui laisse un laps de temps assez court, je le conçois – quelqu’un d’aussi calme et d’aussi indulgent que lui. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai retourné la salle d’auscultation, fui dans les couloirs pour me planquer dans des chambres inconnues, ou même endommagé la machine IRM… Tu oublies aussi ce jour où tu as fini au milieu de l’avenue, nu comme un vers sous ta blouse. Urf… Ouais. Pour le coup, j’aurais souhaité que mon amnésie me fasse aussi oublier ce genre de souvenirs.

« Footing ou appeler ta sœur? »

J’interromps le cours de mes pensées pour la dévisager, les yeux s’illuminant subitement alors qu’une nouvelle idée germe dans mon esprit.

« Non. »
« Tu pourras attendre dehors. »
« Il pleut ! »

J’hausse les épaules, désinvolte, ce qui accentue ses bougonnements.

« D’accord, mais pas plus de quinze minutes. Les animaleries, ça me rend chèvre. »

Sourire triomphant aux lèvres, je finis de gober mon petit-déjeuner avant de filer dans la salle de bain, sous l’œil désespéré de Sybelle.

*

Je hais cette odeur. Ce mélange d’aseptisant et de quelque chose de plus sombre, de plus répugnant où se confondent maladie, désespoir et mort. La mâchoire serrée, les poings accrochés à mes jambes afin de les empêcher de trembler, je scrute l’affiche sur le mur devant moi sans réellement la voir – je cherche un point d’ancrage, je crois, quelque chose qui me retiendrait de fuir cet endroit que je haïs toujours autant après toutes ces années. Installée sur mon épaule, Syb s’efforce de m’envoyer toutes les ondes de calme qu’elle a en sa possession consciente, malgré elle, que ces dernières ne suffiront pas. J’en suis à compter les pas me séparant de ma voiture – soixante-huit si je marche vite, trente-sept si je m’enfuis à toute vitesse – lorsque la voix de ma moitié me sort de ma torpeur.

« Morphée ! Quel plaisir de te voir ! »

Je cligne des yeux, à moitié perdu, pour finalement apercevoir la daemonne qui s’avance vers nous, et dont je ne capte pas toutes les paroles.

« Il a mal dormi. Mais ça l’a pas empêché de faire des folies à l’animalerie. »

Syb serre le bec en entendant l’histoire de Morphée, accentuant mon état de stress. Lorsqu’elle s’en rend compte, ses muscles minuscules se détendent brusquement, m’obligeant à en faire de même. Je ne l’oblige pas à me pincer la joue pour le réveiller – l’apparition de l’urubu, comme un miracle, facilite ma descente en pression, pour le plus grand bonheur de ma moitié.

C’est donc naturellement qu’elle et moi suivons Morphée jusqu’à la salle de consultation – à la manière d’un automate, certes, mais d’un automate qui ne songe plus aux sorties de secours ou à la probabilité de se péter une jambe en sautant par la fenêtre. Énorme progrès. Un sourire en coin, j’ouvre la porte de la salle d’examen et m’efface pour laisser passer les oiselles.

« Ruben a apporté quelques cookies qu'il a fait hier.. Et il reste du café, tu peux le faire réchauffer si tu veux. Ou si tu préfères une tisane va y sers toi. Et il y a d'autres trucs à boire si tu veux Sybelle. Vous savez comment ça fonctionne maintenant. »

J’acquiesce, attrapant un cookie pour que la gourmande sur mon épaule puisse s’empiffrer, oubliant l’idée du café puisque je suis déjà, semble-t-il, suffisamment énervé pour ce matin. Syb ne semble pas prendre en compte l’arrivée proche de Ruben ou les questions de Morphée, trop décidée à partager son agacement du jour.

« Tu ne sais pas la dernière qu’il m’a faite ? »

Je souris, profitant de son égarement pour engloutir une bouchée de cookie.

« Il aurait pu récupérer un poisson rouge, mais non. Il a fallu qu’il cible le lapin. »

Elle écarte les ailes, dévoilant la nouvelle comme s’il s’agissait de la fin du monde. Lorsque Ruben ouvre la porte, j’ai les yeux qui pétillent et l’envie de rire au creux de la gorge.

« Salut, doc. Je lui serre chaleureusement la main. J’ai beau savoir pourquoi je suis là, je suis malgré tout heureux de le voir. T’arrives pile à temps pour nous aider à choisir le nom de la nouvelle recrue Wilde. »

J’hausse un sourcil, amusé. Je ne la vois pas mais je devine que Syb bouillonne à mes côtés.

« Ce lapin ne restera pas plus de quelques jours. »
« On a pensé à Nesquik ou Nutella, mais bon, si tu te sens d’humeur plus poétique… »
« TU as pensé ! »

Cette fois j’éclate de rire, un clin d’œil à l’attention de Ruben tandis que je dévore ce qu’il reste du pauvre cookie.

« Merci d’ailleurs, ils sont toujours aussi bons. Alors, quoi de neuf ? »

Ce serait plutôt à lui de me poser la question. Sous mes apparences détendues, je sais que je ne leurrerai pas Ruben longtemps ; je repousse juste l’échéance de quelques instants.


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MessageJeu 15 Fév - 21:36
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Avec une certaine tristesse Morphée voit que Jack est toujours aussi mal à l'aise à être dans un hôpital. Bien que cela n'allait pas s'arranger en quelques mois mais elle aurait souhaité voir une légère amélioration. Non quelle mauvaise langue elle fait. Bien sur qu'il y a eut de l'amélioration. Ils n'ont plus à lui courir après dans tous l'hôpital! Mais il faut le reconnaître il n'a réellement pas l'air d'être dans son assiette. C'es Sybelle qui la remarque en premier. Avec plaisir elle répond d'un sourire avant de se tourner vers le blondinet. Non cet air perdu n'annonce rien de bon. Si elle aurait pu elle l'aurait déjà étouffer entre ses deux ailes. Mais Sybelle détourne son attention. Une animalerie? Que serait-il aller faire dans une animalerie? Mais le grand oiseau devra prendre son mal en patience et attendre d'être dans la salle pour avoir la suite de son histoire.


-Un lapin? Comment as tu pu te retrouver avec ça Jack? Après, un poisson aurait eut autant d'intérêt qu'une plante verte.. Serais-tu jalouse?

L'oiseau observe d'un air taquin la daemonne de l'ex soldat. Ils se tiennent tous les trois à l'abri de l'agitation de l'hôpital. Elle se tourne vers Ruben quand celui-ci ouvre la porte. Le médecin est content de voir son âme et Sybelle en pleine conversation. Jack en simple spectateur se tourne vers lui en souriant. Et cela le rassure mais il remarque la fatigue qui est nullement cachée par l'amusement. Il semble aussi tendu. Chose pas réellement inhabituel. Après tous il n'a jamais aimé les hôpitaux. Mais jusqu'à maintenant il avait réussi a être assez tranquille dans cette salle. Pourquoi pas aujourd'hui? Son esprit se met à émettre plusieurs suppositions alors qu'il laisse la porte se refermer derrière lui. Une poignée de main et un sourire plus tard, Ruben s'invite dans la conversation:

-Bonjours Jack. Un signe de tête en direction de l'âme de ce dernier. Une recrue? J'avais cru que tu me réservais un bon civet de lapin. Je suis déçu.

En réponse à son humour quelque peu sombre, Morphée claque du bec le rappelant ainsi à l'ordre. Mais le médecin ne s'en formalise pas et répond d'une caresse sur la peau rougeâtre. Alors qu'il se sert une tasse de café bien noir il reprend:

-Bien alors explique moi cette histoire de nouvelle recrue. Pour le prénom je peux demander à Donna. Je suis sur qu'elle sera heureuse de te donner un coup de main.

Il sent sa daemonienne effleurer son esprit.
-Alors l'enfant?
-Son état est stable. Il aura besoin de temps et de repos mais il va s'en remettre. Cela à l'air d'être un dur à cuir.

L'urubus se tranquillise. Mais le médecin peut être sure qu'elle sera déjà à demander des nouvelles du garçons pendant les semaines à venir.
-Et Jack tu as..
-Oui j'ai vu. Mais on va le laisser aborder le sujet lui même. Cela a souvent bien fonctionné.

Morphée acquiesce avant de se remettre à manger avec patience un cookie.

-Je ferai passer le mot à Darryl pour les cookies. Il est venu cuisiné à la maison et en a fait beaucoup trop. Et sinon.. Pas grand chose. Il faut que je prépare la maison ce week end car les enfants viennent la semaine qui suit. Cela va mettre un peu d'animation on peut dire.

Mais il est content d'accueillir ses deux crapules. Il a même réussi à poser deux soirs pour encore plus profiter d'eux. Et puis il sait que Morphée sera au petits soins avec eux. Ils sont aussi pressés l'un que l'autre à les recevoir.

-Et sinon toi le boulot? Et ta famille va bien?

Il ne cherche pas à aborder le sujet qui fâche mais il se doute que Jack va deviner ce qu'il cherche à faire. Mais bon ce sera à lui de faire le choix de quand ils aborderont ce qui fâche.

ps:
 
  
MessageLun 19 Fév - 13:41
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« Everything you're running away from is in your head. »
« Bonjour Jack. Une recrue? J'avais cru que tu me réservais un bon civet de lapin. Je suis déçu. »
« Crois-moi, vu le truc miniature, tu aurais été encore plus déçu après cuisson. »


Le grommellement de ma moitié, couplé à la blague de Ruben, m’arrache un éclat de rire. Nesquik, Chuckie ou peu importe son nom, ce lapin est définitivement trop mignon pour que je laisse qui que ce soit tenter de le passer au four ou à la casserole. Ne te fais pas plus héro que tu ne l’es. Pas mon genre. Et ne te sers pas de cette satanée boule de poils comme d’une excuse pour ne pas parler des choses qui fâchent. Si je n’avais pas été face à Ruben et Morphée, j’aurais volontiers mimé une auréole au-dessus de mon crâne, mais agir ainsi aurait accru les suspicions du Doc. Et puis, l’image suffit à faire sortir l’étourneau hors de ses gonds – si je n’aime pas spécialement la voir agacée, j’apprécie particulièrement la boule de plumes hirsute qu’elle devient quand c’est le cas.

On va voir qui est l’hirsute !

Pas le temps de répondre, Ruben enchaîne déjà.

« Bien alors explique moi cette histoire de nouvelle recrue. Pour le prénom je peux demander à Donna. Je suis sur qu'elle sera heureuse de te donner un coup de main. »

J’acquiesce à l’évocation de Donna, persuadé qu’elle sera bien plus à même de nommer mon nouvel animal de compagnie que moi. De s’en occuper, aussi ? Je n’irai pas jusque-là.

« L’une de mes voisines a une lapine qui a eu une portée. Je me suis dit que pour le boulot, ce serait pas mal. Mais elle est encore trop jeune pour être noyée sous la curiosité de dizaines de petites mains donc en attendant, je la garde chez moi. »
« Et elle met sa sciure partout… »

J’hausse les épaules en souriant à Ruben. Ça, c’est typiquement le genre de détail qui en tant qu’homme célibataire et grand gamin de 34 ans me passe à mille lieues au-dessus du crâne. Je me penche vers Ruben et prend un air conspirateur, persuadé que Sybelle, pourtant à présent perchée sur la table entre nous, ne pourra pas m’entendre.

« Elle dit ça mais elle en est gaga, elle aussi. Puis de toute façon, elle ne fait pas le ménage, donc… »

J’avance cet argument avec la certitude qu’il est inébranlable, bien que le regard de démon qu’elle me balance suffit à faire chanceler cette conviction. Elle n’a pas besoin de me décrire la soufflante que je vais me prendre une fois rentrés à l’appartement – et malheureusement, ce n’est pas un lapin de dix centimètres de haut qui me protègera de la fureur de l’étourneau.

A l’image de Morphée, j’attrape un autre cookie en écoutant Ruben parler de ses enfants. Ce genre de discussion illumine généralement son visage à en éclairer toute la pièce, ce qui ne fait qu’accentuer ma bonne humeur… et ma culpabilité. Oui parce que, j’ai beau joué les cadors et avoir englouti deux calmants avant de venir, j’ai de plus en plus de mal à ignorer la douleur lancinante de mon bras droit – pourtant laissé au repos actuellement, main vissée dans la poche de mon jean. Je ne suis pas gaucher – à défaut de ne pas être gauche, ah, ah – et Ruben, s’il ce n’est déjà fait, ne tardera pas à le remarquer. Donc tu t’en veux de dire à ton médecin, celui qui s’occupe de toi depuis trois ans, que quelque chose cloche afin qu’il puisse te soigner et te faire aller mieux. C’est quel genre de logique, ça ? La mienne, et tu peux pas la test. Jack. Je soupire intérieurement. Je n’aime pas voler le bonheur des gens, je suis comme ça. Peut-être que si on revenait la semaine prochaine… Jack ! Encore ce regard sataniste. Je lui fais les gros yeux, manquant de peu de ne pas entendre la question de Ruben.

« Et sinon toi le boulot? Et ta famille va bien? »

Ok, il m’a cramé. La tactique du boulot et de la famille, je la connais par cœur. J’entends Sybelle gazouiller de contentement tandis que, nonchalant, je m’appuie sur la commode derrière moi, évitant avec soin de regarder si un quelconque matériel médical s’y trouve.

« Ma mère continue de m’appeler un jour sur deux pour me balancer des recettes soi-disant équilibrées, et ma sœur menace de débarquer à chaque fois que j’éternue, donc je suppose que ça va. »

Oui ça concrètement, c’est la routine. J’achève de tuer ce pauvre cookie et mastique un peu avant de poursuivre.

« Oh et je déménage, je te l’ai dit ? »

Continue Jack, continue de noyer le poisson blblbl… Quoique le déménagement, c’est l’idée de Syb, donc elle n’a rien à me dire à ce sujet.

« Le boulot, c’est plutôt calme en ce moment. Les ados sont partis en camp de vacances pour la semaine, donc on ne garde que les plus jeunes. »
« Ce camp de vacances où tu devais aller, non ? »

La garce. Je la fusille du regard, mais cela ne semble pas l’émouvoir, puisqu’elle continue de s’étirer les ailes comme si de rien était.

« Celui-là, oui. »

Celui que j’ai dû annuler parce que je ne me sentais pas de gérer un groupe de quinze mômes avec presque un bras en moins. L’air de rien, mes yeux bleus retrouvent le visage de Ruben, dont je sais que l’impassibilité est toute relative.

« Et toi ? Je ne vais pas te demander pour le boulot, ça a l’air d’être toujours autant la folie. Mais les enfants, ça va ? »

Cette fois, Sybelle ne me laisse pas m’en tirer par une pirouette.

« Jack, si tu ne lui dis pas, c’est moi qui le fais. »

Je la dévisage un moment en silence. Elle me met au pied du mur et je déteste ça, en atteste la contraction de mes muscles. Mais elle n’a pas le choix, je n’ai pas le choix, bref, il faut que je me lance. Ça fait des semaines que ça dure, j’en ai perdu le peu de sommeil que j’avais encore… Et je lui rends la vie impossible, soyons honnête.

Je soupire avant de me passer une main – la gauche – sur le visage.

« Je crois bien qu’on attaque une période de rechute, Doc. » Je lui adresse un pauvre sourire puis, en grimaçant, je lève mon bras droit à l’horizontale et dégage doucement le tissu qui le recouvre. Rien que ça, déjà, ça relève de l’insupportable. « Je pensais que ça passerait mais… Ça fait deux semaines. » Deux semaines que mon bras est rouge vif, la cicatrice le parsemant gonflée et tout simplement ignoble à regarder. « Et ça me fait un mal de chien. »

Et là, je n’ai plus envie de blaguer.


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MessageSam 17 Mar - 12:47
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Ruben CooperNothing will be the same...
À la réflexion de Sybelle, Ruben mime une moue déçu.

-Dommage, j'avais déjà une recette en tête en plus.. Je vais devoir me rabattre sur autre chose alors.

Il observe avec un sourire la dispute mentale qui semble se passer entre le duo en face de lui. Si ils arrivent à se disputer ainsi c'est que la situation n'est pas si catastrophique que ça. Il faut dire qu'ils ont bien changé depuis leur première rencontre. Jack était continuellement sur le qui vive tandis que Sybelle amorphe sur son épaule. Mais il tient malgré tous à savoir ce qui assombrit ainsi les yeux de l'ancien soldat.
Il acquiesce à l'explication du blond. Oui les animaux ont toujours eut ce pouvoir magique de calmer les enfants qui ont des problèmes, aussi bien comportemental ou physique.. Ils permettent de calmer les esprits, apprendre la responsabilité. Ce sont de supers outils de pédagogie. Il n'y a qu'à voir les bénévoles qui viennent rendre visite aux enfants malades avec leur chien ou autres bestioles. On peut être sure que les sourires seront sur toutes les lèvres pendants les heures suivantes.

Aux mots de la daemonenne Morphée ne peut s'empêcher de compatir. Il semble prendre un malin plaisir à la faire tourner en bourrique. Elle prévient son daemonien d'un regard de ne pas s'aviser de rentrer dans le jeu de Jack sinon lui aussi se fera taper sur les doigts. Elle échange un regard encourageant avec l'étourneau. Trente ans, ou bientôt cinquante cela ne change rien. Des enfants voilà tous ce qu'ils sont.
Mais j'allais rien dire
Mais bien sur. Je te crois.

Ruben caresse la tete écarlate de son âme avant de retourner sur le cas de Jack. Et il semblerait qu'il est visé juste. Quand il voit l'air de contentement de Sybelle il devine qu'elle pousse son daemonien à parler depuis le début. Comme il est capable d'être une véritable tête de mule il a juste fallu du temps pour qu'il se décide. Et puis sa pose nonchalante ne le trompe pas. Même si Jack fait semblant d'être ennuyé par l'abondance d'attention que lui porte sa sœur et sa mère Ruben se doute que c'est faux. Et puis il faut bien comprendre les deux femmes, elles ont bien cru ne jamais le revoir.

-Ah non tu ne m'avais pas dit. Pourquoi déménager vous n'êtes pas bien dans votre appartement? Tu auras besoin d'un coup de main?

A l'intervention de Sybelle, le quarantenaire se tourne vers celle-ci. Ses sourcils se froncent un bref instant mais quand il remarque le regard noir que lance Jake à sa daemonienne il devine qu'elle lui force la main pour parler. L'homme se redresse, mais ne fait aucune remarque. Du moins par rapport à ça. Il ne veut pas le braquer.

-Ca vous fait un peu de bien comme ça. Et puis même pour les plus jeunes ça doit être plaisant ce calme. Ils ont prévu des trucs sympas à ce camps?

Le médecin n'a pas le temps d'ouvrir la bouche pour répondre que déjà l'étourneau intervient. Bien il semblerait qu'ils vont attaquer maintenant les choses sérieuses. Il garde le silence tandis que le visage de l'éducateur se ferme. Si Morphée ne peut s'empêcher de s'attendrir à cette vue d'enfant qui s'apprête à révéler un betise, Ruben reste stoïque. Il apprécie Jack mais sa manie de faire passer les autres avant lui ne lui facilite pas la tache pour lui apporter l'aide dont il a besoin. Finalement il semble se décider commence à expliquer la situation tous en soulevant la manche de son haut. Le médecin se lève fait un pas vers la table d'auscultation qui se trouve sur leur droite. L'apparence de la cicatrice n'annonce rien de bon mais il préfère regarder ça de plus près.

-Tu pourrai venir t'assoir là s'il te plait. Je vais regarder ça.

D'un œil critique il observe la cicatrice. Boursouflée et rougeatre, elle pourrait faire penser à une infection mais cela fait plusieurs années que la plaie s'est cicatrisé donc ce n'est pas bon. A part si il restait des choses là dessous.. Vu l'historique assez mystérieux de cette plaie cela ne l'étonnerai pas.

-Elle te fait mal tous le temps? Et ça à commencer comment? Tu avais fais quelque chose de particulier? Tu arrive à dormir? Il sait que cette serie de questions peut rendre mal à l'aise Jack mais il a besoin de comprendre. Il se tourne vers Sybelle. Tu as mal toi aussi? Ou cela s'acharne seulement sur notre blond préféré? Il ne sait pas si la touche d'humour va détendre un peu l'atmosphère mais il préfère tenter le coup. Et sur échelle de un à dix tu situes à combien la douleur. Tu permet que je touche? Dis moi si je te fais trop mal.

Avec délicatesse il effleure la peau, n'appuyant pas encore trop. Morphée quand à elle s'est approchée de Sybelle tachant d'apporter un peu de soutient.

-Je ne te cache pas que tu aurais du venir plus tôt.
  
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