Premier étage, porte à gauche ! [Joshua Torrent & Lulla C. Pietru]

 
  
MessageLun 15 Jan - 12:01
avatar
Date d'inscription : 29/12/2017Nombre de messages : 34Nombre de RP : 12Âge réel : 25Copyright : JoshAvatar daëmon : Naïva - Taïpan du désert
Joshua TorrentNothing will be the same...
  • Joshua Torrent
  • Lulla C. Pietru
Premier étage, porte à gauche !
Se cogner le petit orteil de bon matin n’était jamais la meilleure manière de commencer une journée, ni la plus agréable d’ailleurs. Jurant d’une manière qui lui aurait valu un sermon s’il avait été enfant, Joshua se massa le pied dans une pitoyable tentative d’atténuer la douleur. Cette mésaventure lui éclaircit les idées, assez pour se souvenir qu’il avait intérêt à se dépêcher de se débarrasser du sommeil qu’il venait de quitter.

« Josh 0 – pied de lit 1 » souffla Naïva, moqueuse, accompagnant son commentaire d’une sortie de langue.

Le jeune homme ne releva pas le commentaire, l’esprit trop embrumé pour cela. Il se contenta d’approcher la commode sur laquelle reposait un imposant vivarium pour y glisser un bras. Le sublime taïpan qui y était lové consentit à bouger et se mit à escalader le membre de son daëmonien. Une fois installée sur ses épaules, le corps à moitié enroulé autour de l’épaule de Joshua pour ne pas chuter au premier mouvement brusque, l’étrange couple se dirigea vers la cuisine/salle à manger/salon.

L’appartement n’était pas fameux sans pour autant pouvoir être qualifié de taudis. La cuisine se composait d’une table entourée de trois chaises, d’une cuisinière collée à une armoire de cuisine surplombée d’un évier contenant la vaisselle et dont la cousine - sans évier cette fois -, murale, abritait conserves et épices. Le frigo avait un réfrigérateur carré en son sommet et émettait un léger bourdonnement, preuve qu’il était opérationnel. La porte d’entrée menait directement à cette pièce bien qu’on tombe d’abord sur le fauteuil en cuir et la table basse qui lui faisait face.

Les deux chambres étaient séparées par une salle de bain avec toilettes intégrées. La douche était une sorte de cabine avec une porte en plastique teinté où gisait un gel douce/shampoing presque vide. Les murs de la pièce étaient blanc cassé, ce qui allaient plutôt bien avec le reste des murs de la demeure qui étaient de couleur taupe. Un petit meuble contenant trois essuis et deux gants de toilettes ainsi qu’une réserve de rasoirs jetables jouxtait l’évier sur lequel trônait un verre en plastique contenant une brosse à dent usée ainsi qu’un dentifrice à moitié entamé.

Il était évident, vu l’état des ressources de soins corporels que Joshua devrait bientôt aller faire des courses. Cela lui sembla plus urgent quand il remarqua qu’il ne lui restait plus que des œufs et du pain. Les réserves de sashimi ne comptaient pas, elles étaient réservées à Naïva. Une omelette et un gel douche vidé plus tard, Joshua se séchait les cheveux avec un essui tout en ouvrant la fenêtre de la seconde chambre de l’appartement pour dégager l’odeur de renfermé qui s’y était installé faute d’être habitée. Celle-ci contenait un canapé lit qui y était déjà lorsqu’il avait emménagé. Il espérait que son futur colocataire l’apprécierait ou alors il devrait en ramener un à lui.

En parlant de colocataire, un coup d’œil sur son smartphone lui apprit que la personne qui l’avait contactée suite à son annonce sur un site de colocation n’allait pas tarder à arriver pour la visite. Il hésite un moment à aller chercher Naïva pour cette rencontre mais, avec l’approbation de celle-ci, la laissa dans son vivarium pour éviter que le visiteur ne panique et tente quelque chose de stupide. Il avait simplement précisé qu’il était daëmonien, se doutant que mettre en critère « serpent de 2 mètres » pouvait faire peur. Toutefois, les photos qu’il avait postées pour accompagner son annonce ne cachait pas le vivarium de sa chambre. Ainsi, si on l’accusait de ne pas avoir prévenu, il pouvait rétorquer que l’outil parlait de lui-même.

On ne pouvait entrer dans l’appartement qu’en sonnant, la porte principale ne pouvant être débloquée que par l’interphone que chacun des habitants de l’immeuble possédait près de la porte d’entrée. Ainsi, pour éviter de ne pas l’entendre et pouvoir répondre « premier étage, porte à gauche », le jeune homme s’installa sur le fauteuil et se mit à écouter des musiques sur son téléphone pour s’inspirer lorsqu’il aurait envie de jouer au violon. Naïva quant à elle somnolait sous les lampes chauffantes, peu soucieuse du nouveau venu, son daëmonien s’occuperait de la visite une fois que la personne serait arrivée, elle pouvait se contenter de ne rien faire et de savourer cette activité.

Informations
  
MessageSam 20 Jan - 10:38
avatar
Date d'inscription : 18/08/2017Nombre de messages : 212Nombre de RP : 54Âge réel : 28Copyright : BenedictAvatar daëmon : La Prince
Lulla C. PietruNothing will be the same...
Septembre 2017

-Bon, si tu as des reproches à me faire ou des critiques à émettre, c'est maintenant Mahkha. D'un ton ferme, je lui offre généreusement l'occasion de se montrer odieux après m'être garée. Je m'attends à ce qu'il se montre réticent vis-à-vis de mon projet. J'ai déjà en tête tous les arguments possibles et imaginables, du plus logiques au plus fallacieux, pour démonter point par point le laïus auquel je m'attends. Lentement, très lentement, le chacal tourne sa gueule vers moi et m'observe. Il prend tout son temps pour prendre la parole, explorant toujours plus les limites de ma patience.
- En réalité, je trouve que c'est une excellente idée. Mon menton en tombe. Ai-je bien entendu ? - Oh je t'en prie, ne prends pas cet air étonné ! Il t'arrive occasionnellement d'utiliser suffisamment ton cerveau pour qu'on soit d'accord tous les deux.

Et, sur ces mots, il détourne la tête. J'en suis encore à me demander comment mon daëmon parvient à faire des compliments tout en se montrant horriblement condescendant. C'est tout un art, vraiment ! Je devrais me sentir soulagée de n'avoir pas à développer chacun de mes arguments. Au lieu de ça, me voilà vexée par sa mauvaise humeur. - Je ne suis pas responsable de l'absence de muffin au petit-déjeuner, répliqué-je sèchement en défaisant ma ceinture de sécurité.
- Ça n'a strictement rien à voir ! riposte-t-il dans toute sa mauvaise foi. Mais bien sûr ! Je lève les yeux au ciel et nous sortons du ma Mini Cooper pour nous diriger vers l'adresse du rendez-vous.

La cadence de mon pas révèle un certain agacement auquel ma moitié est parfaitement hématique. Parfois, j'ai la sensation que mes humeurs lui coule dessus comme la pluie sur un imperméable. J'en envierais presque les relations fusionnelles que d'autres daëmoniens entretiennent avec leurs âmes. Presque, car le manque d'indépendance me rendrait vite cinglée. Je pousse un soupire de contrariété avant d'appuyer sur l'interphone.
- C'est pour la visite !
- Au premier étage, porte à gauche.


Dans cette conversation minimaliste, il me semble que chacun aurait pu se montrer plus chaleureux. Ou au moins, user des politesses d'usage. Moi, j'ai une excuse. Le chacal me courre sur le haricot. Mais, lui ? Nous nous engouffrons dans l'ascenseur sans dire un mot. Il est hors de question que je fasse l'effort d'emprunter les escalier pour pallier à son désamour des espaces clos. Ceci est ma petite vengeance personnelle.

- Bien joué, au fait, grommèle-t-il quand nous sortons dans le couloir du premier étage.
- Quoi ? Sécheresse dans la voix. Absence de contact visuel.
- Ta tenue.
Ne sachant pas comment appréhender le ton qu'il emploie, je vérifie la façon dont je me suis habillée. Je me trouve très sobre. Jean, cache-cœur en soit blanche agrémenté de motif, talons hauts. Je ne vois pas ce qui cloche ! J'ai même prêté attention au fait que les marques soient apparentes. Je suis littéralement griffée de la tête au pied.
- J'ai la classe, j'impose le respect.
- C'est juste une manière de lui faire comprendre que tu as les moyens. Pour qu'ils évitent de te poser trop de questions. C'est assez... subtil, venant de toi.
Ah, égocentrisme, ma faiblesse. Je coule un regard en direction de chacal et lui offre un sourire complice. Il lui a suffi d'un soupçon de compliment sans trop de condescendance pour regagner mes faveurs.
- Reste à espérer que ça fonctionne.

Clôturant cet échange silencieux, je cogne trois fois mon poing contre la porte. Le quartier est plutôt sympathique sans être huppé. C'est exactement ce qu'il me faut pour devenir anonyme. J'ai la conviction que, ma famille, ne me cherchera jamais dans un cadre aussi... normal. Quand la porte s'ouvre, mon visage se pare d'un sourire poli.

- Salut ! Je suis Lulla, la personne avec qui tu as parlé par mail. Et voici Mahkha. J'ai pris l'habitude de présenter mon daëmon depuis longtemps. Je sais d'avancer qu'il ne s'abaissera pas à adresser la parole à un inconnu. Si je ne détourne par les yeux de mon interlocuteur, ma moitié s'empresse de jeter un regard à l'appartement en me transmettant directement les informations. La pièce qu'il entrevoit n'a pas l'air très grande, mais, ce n'est un taudis. La réalité semble conforme aux photos envoyées. - Il est pour ainsi dire muet, donc ne lui en veux pas s'il ne répond pas à tes questions.

- LULLA ! gronde une voix dans ma tête. C'est qu'il a l'air fâché, le chien ! Oups, alors. Bien fait pour lui ! Mon sourire s'agrandit. Je sens que cette visite va être amusante.
  
MessageLun 22 Jan - 21:35
avatar
Date d'inscription : 29/12/2017Nombre de messages : 34Nombre de RP : 12Âge réel : 25Copyright : JoshAvatar daëmon : Naïva - Taïpan du désert
Joshua TorrentNothing will be the same...
  • Joshua Torrent
  • Lulla C. Pietru
Premier étage, porte à gauche !
« Dieu que je suis con » pensa Joshua en ouvrant la porte.

S’installer sur le fauteuil n’avait pas été une idée brillante. Il s’était endormi et avait frôlé l’arrêt cardiaque quand la sonnette avait retenti. C’est donc les yeux collés et les cheveux ébouriffés qu’il ouvrit la porte. Il se réveilla d’un coup en constatant qu’il se trouvait face à une jeune fille. Il ne savait pas pourquoi mais il était convaincu que c’était un homme qui venait faire la visite. Il n’avait lu les mails que d’un œil, se concentrant sur l’essentiel et son cerveau avait dû considérer que le sexe n’était pas essentiel.

- Bonjour Lulla ! Bonjour Makha ! répondit-il avec un sourire joyeux bien que son intonation ne laissa aucun doute sur le fait qu’il venait de se réveiller.

Il se mit sur le côté pour permettre à Lulla et son daëmon de pénétrer dans le salon.

- La seule question qu’je me pose, c’est : quelle est son espèce ?

L’animal lui évoquait un chien à pelage de renard mais il était incapable de pouvoir lui donner son nom. Quand au pelage de la demoiselle, il était bien trop classe pour coller à une jeune femme cherchant une colocation dans un appartement aussi moyen. Il se posa quelques questions l’espace d’une seconde puis se souvint qu’il voulait un coloc pour alléger le loyer. Et si c’était une coloc, aisée ou non, du moment qu’elle payait, il s’en fichait.

- Et bien, commençons la visite ! s’exclama-t-il d’un ton enjoué.

Toutes les portes de l’appartement étant ouvertes, il ne trouva pas nécessaire de la guider vers chaque pièce et se contenta des les désigner du doigt. Ainsi, elle pourrait entrer dans chaque pièce à son aise, sans être collé à lui ce qui pouvait être oppressant pour elle vu qu’il la dominait d’une vingtaine de centimètres.

- Là, c’est la salle de bain avec une douche. Perso, j’aurais préféré une baignoire mais, au moins, on a aucun problème d’eau chaude.

Ce détail représentait un luxe pour lui qui avait souvent connu des douches défaillantes.

- Les toilettes sont dedans donc faut s’arranger si on en a besoin lorsque quelqu’un est dans la douche. La pièce vide c’est la chambre libre, y a un canapé lit qui était déjà là quand je suis arrivé. L’autre chambre c’est la mienne, si tu la préfères, j’vois pas de problèmes à te la céder mais elles ont la même taille.

Il ne présenta pas la pièce dans laquelle ils se trouvaient tout deux, cela semblait évident.

- Oh, sur la commode, c’est Naïva, ma daëmonne. Elle n’est pas très bavarde non plus.

Naïva somnolait sous les lampes chauffantes mais la mention de son nom l’attira. Se sentant éclipsée par la jeune femme qui visitait les lieux, elle sinua dans son vivarium.

« - J’ai faim », dit-elle à tout le monde avec la volonté de prouver qu’il était à elle.

Joshua s’empressa d’aller la chercher et de la mettre sur ses épaules. Tandis qu’il tendait des morceaux de sashimi à sa compagne en l'observant avec adoration, il continua sur les détails :

- Pour le loyer, c’est moitié-moitié. Chacun vit sa vie dans son coin. Je travaille plus le soir mais si je rentre tard je ferai attention à pas te réveiller. Je sais même baisser la cuvette des chiottes après l’avoir utilisée.

Il lui adressa une fausse expression de fierté pour accompagner sa blague.

- Alors, qu’en dis-tu ? Tu as des questions ?
Informations
  
MessageDim 28 Jan - 11:15
avatar
Date d'inscription : 18/08/2017Nombre de messages : 212Nombre de RP : 54Âge réel : 28Copyright : BenedictAvatar daëmon : La Prince
Lulla C. PietruNothing will be the same...
- Emmerdeur. Je réponds en affichant un sourire amusé. Joshua a le mérite de nous avoir tout de suite mis à l'aise, sans que je puisse me l'expliquer. Je suis très fière de mon petit numéro. Mon orgueil enfle sous le grognement dédaigneux du daëmon en question. Voilà. Cette fois, on est quitte maintenant ! Sauf si une nouvelle manière de me venger me vient à l'esprit dans l'heure à venir. Dans ce cas, je serai obligée de céder à mes pulsions rancunières. - Je plaisante ! Emmerdeur définit juste sa personnalité. C'est un chacal de Simien, on les trouve surtout en Afrique. - Quand tu auras fini de débiter des âneries, on pourra peut-être commencer à visiter ?

Parfois, j'aimerais chasser mon daëmon de ma tête. D'autres fois, comme maintenant, je savoure ma capacité à le rendre dingue. Je me contente de hocher la tête pour accepter la visite. - J'peux regarder ? fais-je sans attendre la réponse. Il me désigne les pièces une à une tandis que je m'approche du seuil de leurs portes pour balayer les espaces du regard. Le silence de Mahkha m'indique qu'il n'a aucune critique à faire. Ou qu'il boude. - C'est petit, riposte-t-il, dédaigneux, dans le seul but de me contredire. - Non, je suis réaliste. - Je te parle de l'appartement ! - J'avais compris. La mauvaise foi est un art que je pratique depuis des lustres. Depuis si longtemps, en réalité, que je l'ai élevé au rang de réflexe. J'ai une moue sceptique à la mention du canapé-lit présent dans une des chambres. Je n'ai aucune envie d'aller m'allonger là où je ne sais pas quelles fesses se sont posées. Mon goût de risque ne pèse pas bien lourd face à mes habitudes luxueuses. J'en ferai mon affaire. - Ça ira, t'en fais pas pour ça. J'agrémente ma réponse d'un froncement de nez malicieux en relevant mon regard vers le jeune homme.

Il faut savoir que je suis une personne instinctive autant qu'entière. J'aime ou je déteste. Dans mon esprit, il n'y a que peu de place pour les nuances. Là, tout de suite, j'aime beaucoup Joshua. Non seulement, il est sacrément beau garçon. Mais, en plus, il se montre chaleureux envers moi tout en présentant les choses avec une pointe d'humour, saupoudré d'un soupçon d'enthousiasme. Il ne m'en faut pas davantage pour choisir de l'apprécier. - Jusqu'à ce que tu changes d'avis. Alors là, je plaide l'innocence. Je ne vois pas du tout de quoi il parle !

Naïva ? Mes yeux glissent sur la daëmone en question que je n'avais fait qu'effleurer lors de mon état des lieux global. Je la regarde sinuer lentement sans pouvoir m'empêcher de voir une forme de beauté dans son attitude. Possessivement, elle remonte sur le bras de son humain. Le regard qu'il porte à sa moitié ferait mourir d'envie n'importe quelle femme. Pour une adepte de l'émotion pure, comme moi, il y a quelque chose d'assez magique dans cette scène. - Vous formez un très beau duo ! Je suis aussi sincère que possible à cet instant ! Je n'y peux rien si mon honnêteté s'accorde parfaitement avec ma volonté de les caresser dans le sens du poil.

Je fais mine de l'applaudir après sa blague sur les toilettes. - Toutes mes félicitations, Joshua. Tu m'apprendras ? Oui, moi aussi, je sais plaisanter. Je coule un regard complice en sa direction. Si j'arrive à le faire sourire, ce sera peut-être plus facile de lui faire avaler mes demandes. - Ça me va. Tu sais, on sera pas très souvent là, je pense. Je me heurte à un problème de taille.Et, je ne parle pas du fait que je me sente toute petite en comparaison de Joshua. J'ai pas du tout réfléchi à la façon d'aborder ma situation. En conséquence, je n'ai tissé aucun mensonge au préalable. Dans ces circonstances, selon mon expérience, il vaut mieux se rapprocher au maximum de la vérité pour être cohérence. J'inspire profondément, m'armant d'un sourire presque timide. - Ma situation familiale est ... Je cherche mes mots, conscience de ne pas avoir le droit à l'erreur. - Compliquée, j'ai juste besoin d'un endroit pour souffler. Ça, par exemple, ce n'est pas un mensonge. Il s'agit même d'un euphémisme. Allez ! Montre-toi compatissant, Joshua. Mes yeux s'humidifient sans problème. Merci à mes talents d'actrice. - Je te paierai, cash, tous les mois. On posera pas de problème.

- Il va te prendre pour une dealeuse qui a besoin d'un coin pour faire pousser ses plants.
- Chut !
- Tu devrais lui dire que tu ne sais ni cuisiner, ni faire le ménage. Comme ça, nous serons sûrs que tu vas te prendre une veste.
- Est-ce trop te demander que de m'apporter un peu de soutien ?
- Oui. Heureusement pour toi, je suis muet !
- Sois-le un peu plus ! Tu veux bien ?

- Vois les choses positivement. Il y a peu de chance que je te dérange ou que je me plaigne puisque je ne serais pas souvent ici. Je suis prête à te payer tout de suite pour le mois. Et, enfin, j'ai le sens de l'humour ! Tu devrais définitivement m'adopter, il n'y a pas mieux sur le marché ! Je joue la carte de sourire complice accompagné d'un regard appuyée. Haussement de sourcil qui l'interroge tout en l'invitant subtilement à me dire oui.
  
MessageMar 30 Jan - 22:34
avatar
Date d'inscription : 29/12/2017Nombre de messages : 34Nombre de RP : 12Âge réel : 25Copyright : JoshAvatar daëmon : Naïva - Taïpan du désert
Joshua TorrentNothing will be the same...
  • Joshua Torrent
  • Lulla C. Pietru
Premier étage, porte à gauche !

La jeune fille avait de l’humour ! Fort bien ! On ne s’ennuierait donc pas dans cette colocation si elle devait voir le jour. Cela compenserait le manque flagrant de sociabilité que le chacal de simien et le taïpan du désert semblaient bien trop heureux d’afficher. L’inspection de la jeune fille fut absente de commentaires tandis que Joshua se demandait si l’appartement allait lui convenir. Elle semblait vraiment trop... « Trop » pour ce type d’habitation.

Il s’enorgueillit ostensiblement face au compliment de la demoiselle quant à sa relation avec Naïva tandis que cette dernière transpirait la satisfaction par leur lien. L’humaine avait bien compris qui était la première femelle de cette maison, elle avait donc accompli sa mission. Ne trouvant plus nécessaire d’être arrachée à la bénédiction des lampes chauffantes en ce mois particulièrement froid, elle demande à retourner dans son vivarium, ce que son daëmonien s’empressa de faire sans discuter.

- Le domptage de cuvette est un art réservé aux plus habiles (il la détailla d’un air faussement scrutateur) mais… je pense qu’on pourra faire quelque chose de toi et que tu deviendras une experte bientôt. Enfin, si tu la lèves quand tu vas aux toilettes.

Le sourire hilare qu’il affichait prouvait à quel point il adorait pouvoir mener ce genre de conversations stupides. Cette Lulla lui plaisait de plus en plus ! Son engouement se tarit lorsqu’elle vint à préciser la raison pour laquelle elle effectuait cette visite. Joshua hésita un moment, se demandant à quel point cette situation familiale devait être oppressante pour qu’elle soit prête à loger dans un tel endroit. Il préféra ne pas creuser, si de drôles de gens passaient son temps à lui courir après, il lui suffirait d’appeler les flics.

Par contre, vu qu’elle comptait payer en liquide, il aurait du peut-être des problèmes en la présentant comme sa colocataire s’il devait en arriver à cette extrémité, vu qu’elle comptait payer en liquide. Il haussa mentalement les épaules, il lui suffirait de dire qu’elle est sa copine. Elle jouerait surement le jeu vu que c’était pour la débarrasser d’enquiquineurs qu’il comptait le faire.

- Ça me dérange pas de dire qu’y a aucune Lulla dans le coin si quelqu’un cherche après toi. Après, j’dénonce Mahka directement, il n’a pas ton charme.

Il ne voyait rien de bien inquiétant dans cette offre, plus des opportunités. Il réfléchit quelques secondes puis décida que c’était bon pour lui. Mais ! Il pensait à quelque chose !

- Ca me va de t’adopter, il est évident qu’il n’y a rien de mieux que toi sur le marché mais je dois te prévenir que je garde parfois ma petite sœur en journée. Normalement, si tu lui dis que Mahka va lui bouffer un doigt si elle t’ennuie, elle te foutra la paix. Sinon, tu m’appelles et je la dompte avec un art similaire à celui utilisé pour les cuvettes.

Il ne lui précisa pas la technique, elle ne semblait pas encore prête pour la technique secrète de mettre un Disney sur la télé. Il lui adressa un clin d’œil complice puis lui tendit la main. C’était un peu cérémonieux comme geste mais bon, un entrechoquement de poing était peut-être un peu trop has-been. Mouais. Se serrer la main, c’était aussi has been. Il releva la main pour un high five, voilà qui était tout de suite plus mature.

- J’suis prêt à t’aider pour emménager, le pick up en fin de vie devant l’appart est le mien, il ne paie pas de mine mais si t’as besoin d’un transport pour tes affaires, c’me dérange pas. Faudra juste qu’on s’arrange pour un jour où je bosse pas. Marché conclu ?

Une idée lui vint.

- Faudrait qu’on s’échange nos numéros de téléphone non ? Et on doit pas signer une sorte de pacte du style « Je m’engage à baisser la cuvette des toilettes » ou « je m’engage à ne pas laisser le fond de dentifrice mais à le remplacer » ?


Informations
  
MessageMer 7 Fév - 21:02
avatar
Date d'inscription : 18/08/2017Nombre de messages : 212Nombre de RP : 54Âge réel : 28Copyright : BenedictAvatar daëmon : La Prince
Lulla C. PietruNothing will be the same...
- Ce que tu peux être faible, me susurre mesquinement Mahkha alors qu'un sourire conquis anime les lèvres. Je préfère ne pas relever cette remarque acerbe. Il est jaloux. Moi, je savoure le compliment qui vient de m'être fait, posant un regard aussi charmé que charmeur sur mon futur colocataire. Je sais bien qu'il ne s'agit que de paroles en l'air balancé d'un ton badin, n'empêche que mon ego en ronronne comme un gros chat que l'on flatte. D'autant plus qu'il fait plus qu'accepté mes conditions, il me propose subtilement d'être complice de ma fuite. - Tu prends des risques en disant ce genre de choses. La légèreté de ma réponse comporte la juste dose d'ambiguïté que je voulais. À la limite du jeu innocent et de la tentative de séduction. - Mahkha n'a pas non plus mon humour. En signe de protestation évident, le chacal, tout crocs dehors, se place ostensiblement devant moi. Mahkha peut parfois être d'un ennui mortel !

Je conserve une expression amusée à la mention de sa petite sœur. Hors de question de lui laisser entrevoir que je ne connais rien aux enfants. Je suis la petite dernière de la famille, le trésor chéri du clan. Les naissances postérieures à la miennes ont eu lieu dans des branches trop éloignées de mon arbre généalogique pour que j'y prête attention. Je ne connais rien aux gosses ni à la façon de leur parler. Il me semble même que je suis étrangère à l'attraction qu'ils semblent exercer sur les adultes à cause de leur caractère mignon. Je ne sais même pas ce que mange un enfant. Je sais juste que ça crie, que ça court, que ça tire la langue et que c'est pénible. - Elle a quel âge ta sœur ? Le chantage aux bonbons, ça fonctionne encore ? fais-je, en fronçant les sourcils. Perdant tout de suite mon sérieux, je poursuis sur le ton de la confidence : - Donc tu domptes les cuvettes Et les enfants. Tu as l'air d'un colocataire plein de ressources. Si tu maîtrises l'art du Mojito, je te jure de construire un autel à ton effigie !

Joshua a l'air bien en peine de trouver une façon de sceller notre accord. Dans ma grande générosité, je le laisse ramer quelques instants, observant ses gestes d'un œil pétillant. Apparemment, j'ai gagné un coloc mignon, drôle, et complètement loufoque. Tout à fait ce qu'il me faut pour souffler. Ma main claque contre la sienne avec enthousiasme. - Toi et moi ! Je sens qu'on va faire de grandes choses !

Il va falloir rajouter serviable à la liste de ses qualités ! J'ai vraiment eu de la veine pour le coup. Je ne peux pas m'empêcher d'envoyer à Mahkha ma sensation de fierté immense. Il la dédaigne, évidemment avant d'entreprendre de faire le tour de la salle. - J'veux bien qu'on vire le canapé de la chambre alors ! Quand tu seras disponible. J'ai des cours à l'université mais, je peux toujours m'arranger pour en manquer un ou deux.

Mon côté immature s'avère particulièrement enthousiaste à l'idée d'entamer cette colocation. Ça réveille ce besoin viscéral, trop souvent emprisonné derrière les faux-semblants, d'avoir le droit d'être libre. Même Mahkha, aussi grincheux et mesuré puisse-t-il se montrer, ressent ce même picotement d'excitation. Un endroit à nous. Un endroit loin d'eux. Quelque part où je peux n'être que moi sans réfléchir aux conséquences de mes actes. C'est un cadeau. Rien que pour ça, je peux que me montrer reconnaissante. Je sors mon téléphone portable et, après quelques manipulations, le lui tends. - Tiens, tu n'as qu'à t'appeler. Comme ça, ce sera plus facile. J'acquiesce machinalement à sa proposition, n'étant de toutes façons pas en mesure d'ouvrir une négociation. - T'as une feuille et un crayon ? J'entends le rire de Mahkha effleurer mon esprit. Visiblement, l'idée que je puisse m'engager à me rendre utile lui semble ridicule. Par orgueil, je m'empresse de lui prouver le contraire.

De mon écriture soignée, j'inscris la première des règles : Je m'engage à ... Je bloque totalement. Merde. Je ne sais pas faire le ménage ni cuisiner. Je suis légèrement bordélique sur les bords et, j'ai vaguement conscience d'avoir l'habitude qu'on me cède tout. Je tente une astuce et termine ma phrase. Je m'engage à être la meilleure coloc de l'univers. Quelques règles de bonne entente s'ajoutent les unes après les autres. Certaines me font éclater de rire, d'autres déclenche une froncement de nez symptomatique. Je m'engage à "faire les courses" sans préciser que cela consistera à se faire livrer à domicile. Pour le ménage et le rangement, je me tais. J'ajoute à notre qu'on doit obligatoirement boire un verre ensemble une fois par semaine. De la même façon, nous parvenons à un accord au cas où nous rentrons accompagnés : laisse un post-il vide sur le frigo. Simple, efficace et discret. J'approuve. Au bout d'un peu plus d'une heure de discussion dérivant facilement sur d'autres sujets, je récupère les clés de l'appartement en échange de mon premier loyer. J'ai mal aux joues à force d'avoir ri, mais, je me sens étrangement bien. Ma quête d'indépendance peut enfin commencer. Sur le pas de la porte, je plaque un baiser sur la joue de Joshua. - On se voit bientôt !

Je tiens ma promesse. Quelques jours plus tard, je reprends contact avec lui pour qu'on s'organise pour mon emménagement. Je commande les meubles dans une petite boutique, sans vraiment regarder à la dépense. Le jour du rendez-vous, j'entre sans gêne dans l'appartement... Vide. - Joshua ? La présence de Naïva sous les lampes chauffantes est un bon indicateur de sa présence. J'adresse au Taïpan un sourire tandis que Mahkha se faufile près de la fenêtre, histoire de profiter du soleil.

Emportée par mon enthousiasme, je décide de me mettre en quête du jeune homme. C'est sans complexe que j'ouvre la porte de sa chambre, vide aussi, puis, celle de la salle de bain. Sur le seuil, je perds un instant mes mots, bien trop occupée à laisser dériver mes yeux sur le spectacle. Penchant ma tête sur le côté pour mieux admirer ses courbes, je mets quelques instants à reprendre contact avec la réalité. Je m'arme d'un sourire ravageur. - Je croyais qu'on s'était dit départ à 11h ?
  
MessageDim 18 Fév - 16:02
avatar
Date d'inscription : 29/12/2017Nombre de messages : 34Nombre de RP : 12Âge réel : 25Copyright : JoshAvatar daëmon : Naïva - Taïpan du désert
Joshua TorrentNothing will be the same...
  • Joshua Torrent
  • Lulla C. Pietru
Premier étage, porte à gauche !

Un doute s’empara de Joshua face aux réactions de la demoiselle. Il ressentait comme une invitation mais trop subtile pour pouvoir l’accepter sans risques. Tentait-elle de le charmer ? Il n’était pas imperméable au charme de la jeune fille, il n’allait pas le nier : Elle était belle et élégante en plus d’être pleine d’humour et capable de comprendre son second degré. La jalousie de Naïva à son intérêt tempéra la tentation de creuser ce soupçon.

« Ma douce, je ne tenterais rien pour le moment » promit-il.

Après, si Lulla était vraiment intéressée, il n’y pouvait rien. Il n’était qu’un homme après tout… Mahka semblait lui aussi peu apprécier le rapprochement qui se faisait entre les deux daëmoniens. Ou peut-être sa réaction était-elle dû à la remarque de sa liée. Le chacal ne lui

- Kelly a 6 ans et la bouffe de manière générale fonctionne sauf si c’est vert. Par contre, si tu lui donnes des mojitos, ma mère risque de nous botter les fesses (il grimaça pour lui faire comprendre que cette perspective ne le réjouissait guère). Mais je veux bien apprendre à en faire pour toi si tu veux et je ne demande même pas d’autel !

Etant insensible à l’alcool, s’amuser à faire des mélanges à base de spiritueux était inutile pour lui. Apprendre à cuisiner était déjà plus pertinemment. Cela ne signifiait pas qu’il l’avait fait, ses plats étaient sommaires. Il était bien plus simple de chauffer quelque chose de déjà prêt, non ?

« C’est ce que tu te diras en tentant d’entrer dans le lit de cette fille ? » susurra Naïva avec condescendance, faisant sonner le mot « fille » comme une insulte.

Le sous-entendu choqua quelques instants le jeune homme. C’était habituellement lui qui faisait ce genre de remarques obscènes. Qu’est ce que la jalousie pouvait rendre vilain… Joshua préféra ne rien dire, ne pouvant assurer à sa daëmonne qu’il ne tenterait rien avec Lulla. Il était libre de fricoter avec qui il voulait, que sa Douce le veuille ou non. Son choc lui permit tout juste de saisir la demande de sa nouvelle colocataire concernant le canapé lit. Il prit la peine de noter dans un coin de son esprit qu’il devait s’en occuper.

Tandis qu’il s’enregistrait dans le répertoire téléphonique de sa colocataire maintenant officielle sous le doux nom de « Josh – le meilleur coloc du monde », Lulla s’amusait avec leur pacte. Après lui avoir rendu son téléphone, il s’invita à la fête, y allant de son idée de temps en temps. Elle n’évoqua pas le ménage ou le rangement et cela arrangea bien Joshua qui pouvait ainsi se dédouaner si elle venait à se plaindre de son bordel habituel. Il hésita un moment sur le verre hebdomadaire puis se lança, il ne savait pas si ça se faisait de parler de son don mais l’ignorance plaiderait en sa faveur si elle cela s’avéra incorrect socialement.

- On peut boire autant de verres que tu veux, toutefois, j’ai le don de ne pas pouvoir être bourré !

C’était une grande simplification de son don mais cela pourrait être approfondie plus tard si elle était intéressée. Ils auraient, à l’avenir, de nombreuses occasions de discuter. Enfin… Si Naïva ne tuait pas Lulla par jalousie. La fureur qu’elle éprouva lorsque cette dernière embrassa la joue de son daëmonien en disant long sur son antipathie. Oh oui… Cette colocation promettait de grandes choses ! Aussi bonnes que mauvaises !

**

Dans les jours qui suivirent, Joshua se débarrassa du meuble non voulu. Enfin, c’est plutôt le propriétaire qui s’en occupa. Le canapé-lit lui appartenant, il n’allait pas le jeter sans l’avis de celui-ci et il n’était pas d’accord. Cette question là étant réglée, ils gérèrent celle de l’emménagement de Lulla par téléphone. Une date et une heure convenue plus tard, le jeune homme n’y pensa plus.

La veille de ladite date fut également le jour où il décida d’acheter un nouveau jeu sur ordinateur. La nuit fut donc réservée à la découverte d’un nouveau monde virtuel jusqu’à très tard dans la nuit. Il ne pensa pas, bien évidemment, à mettre un réveil. Il était 10h30 passé lorsque, péniblement, le daëmonien ouvrit les yeux à cause d’une moto trop bruyante. Trainant les pieds, il engloutit quelques mini sandwichs puis fila sous la douche, se souvenant vaguement qu’il devait faire quelque chose aujourd’hui.

Ce quelque chose déboula dans la salle de bain en ouvrant la porte avec enthousiasme. Encore enseveli sous le sommeil, il marmonna quelques mots incompréhensibles et se tourna vers elle. Voyant son sourire, un élan de malice le poussa à prendre la pose. Malheureusement, le mouvement le fit glisser et il heurta le mur de la douche avec un « humpf » sincère.

« Quelle grâce ! » s’exclama Naïva, hilare.
« Merci de ton soutient Ma douce, tu illumines mes jours. »

Avec toute la dignité qu’il lui restait, Joshua sortit de la douche et entreprit de se sécher à l’aide d’une grande serviette. N’étant pas pudique de nature, il n’était pas du genre à se cacher mais si, en plus, la demoiselle appréciait le spectacle, il n’avait aucune raison de se cacher.

- Écoute chère amie, peut être qu’on avait dit 11h. Mais j’vais être honnête, j’ai eu une panne d’oreiller, dit-il en s’essuyant les cheveux. Et une panne d’équilibre et de grâce comme tu as pu le voir.

Il mit sa main ouverte sur son front dans une posture d’explorateur, faisant mine de chercher quelque chose dans les alentours. Nu, l’explorateur.

- Z’auriez pas vu ma crédibilité, m’zelle ? Bonjour Mahka, tu es charmant en cette belle journée !

Il redevint sérieux un instant et lui adressa un regard contrit.

- Ca te dérange d’attendre que je m’habille ? Je sais qu’on a déjà quelques minutes de retard mais pour me faire pardonner, y a des bières ! Tu les trouveras dans le frigo pour pouvoir patienter dans de bonnes conditions.

C’était des bières aux fruits. Ne pouvant être soûl, le goût était le seul critère qu’observait Joshua lors de ses achats d’alcool. Il se dirigea vers sa chambre et enfila des vêtements, souriant bêtement à la blague qu’il avait préparée : Il avait mis un post-it vide sur le frigo car, après tout, il avait ramené une fille. Ses habits enfilés et Naïva sur le salon, il retourna dans le salon :

- Je suis prêt chef ! J’te propose qu’on prépare ta chambre et qu’ensuite on aille faire des courses pour faire une super boom de bienvenue avec plein de malbouffe !

Car oui, en plus d’être gracieux, il était très mature.
Informations
  
Message
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1