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Traumatisme, crise, besoin d'aide [Loana]

 
  
MessageMer 7 Fév - 22:42
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Date d'inscription : 09/01/2018Nombre de messages : 58Nombre de RP : 30Âge réel : 21Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon :
Alexie TaijiNothing will be the same...
« Dis… Tu penses qu’elle va venir ? lançais-je à Seth »

Il était tôt, sept heures du matin. Et a vrai dire j’étais levée depuis six heures et demi, pas par choix. J’avais fait un cauchemar. Encore un. Et sachant que je m’étais endormie tard – je ne me souvenais pas vraiment de l’heure. Ni du cauchemar d’ailleurs. Je ne me souvenais jamais de mes cauchemars en fait. De vagues choses flous au réveil, qui s’effaçait rapidement. Evidemment, je savais que c’était en rapport avec mon passé, mais quelle partie exactement ? J’avais commencé à faire une crise de panique au réveil. Alors j’étais sortie faire du parkour. C’est ce que m’avais demandé Loana, plutôt que de rester enfermer chez moi, même si à cette heure, il n’y avait personne. La concentration durant une crise n’était pas au rendez-vous, mais ça avait marché, je mettais sentie mieux après. Enfin, suite à ce qui s’était passé avec ma psychologue, que j’avais repoussé de but en blanc son idée… Je l’avais forcément vexée, et peut-être qu’elle ne viendrait plus.

« Arrête de t’inquièter, me dit Seth. Elle va venir, après tout si elle abandonne au bout de deux séances et de quelques refus de ta part, alors elle ne risque pas de s’en sortir avec d’autres patients. Elle n’aurait pas pu mieux tomber finalement.

- Une fille névrosée qui balance des objets et manque de la tuer ? rétorquais-je ironique.

- Non, quelqu’un qui veut s’en sortir, même si c’est pas facile tous les jours »

Je me tourne vers Seth, en lui faisant un sourire fatigué. Avec mes heures de sommeils en moins, mes crises de paniques, et le stress supplémentaire dû à ma lutte permanente contre mon envie de courir me planquer dans un endroit isolé, je me sentais de plus en plus épuisée. Mais au moins j’y arrivais. Enfin, de temps en temps. Tout le monde avait ses bons et mauvais jours. Lors de bons et moyens jours, j’arrivais à faire ce que m’avait demandé Loana. Durant les mauvais… Je peinais déjà à sortir de mon lit, alors lutter contre mes crises. Une fois que j’allais mieux, je détestais ça, me dire que j’avais échoué.

Finalement, la matinée de cours se passa sans incident. Cette fois, je mangeais un repas rapide à la cafétéria, puis sortie dehors. J’aperçus immédiatement Loana assise sur le banc qui regardait la porte, et donc moi. Je trouvais cela incroyablement angoissant. Je détourne les yeux, cherchant autour de moi quelque chose d’autres à regarder – ce que je ne trouvais évidemment pas.

[color:dbdd= #666699] « Salut, dis-je en arrivant à sa hauteur »

Comme d’habitude, je m’installais à côté d’elle, posant mes affaires aux pieds du banc. Seth s’assit à mes pieds, reprenant son habitude de tout observer. Il semblait plus fatigué que d’habitude, moins sur ses gardes, et encore plus enclin à réagir au moindre petit bruit. De mon point de vu, je pouvais voir les muscles de ses épaules se contracter, comme pour se jeter sur le premier qui osait s’approcher un peu. Cette fois-ci, je décidais de prendre les devants, et à peine installer je me lançais.

« Pour ce que tu m’as demandé, j’ai réussi quelquefois pendant la semaine. Pas souvent, juste deux ou trois fois, ce qui sur toutes mes crises n’étaient pas énorme. C’est pas grandiose, je sais. »

J’aurais pu rajouter un « je fais ce que je peux » mais ce n’était pas l’impression que j’avais. Ou quelque chose comme « je donne tout ce que je peux ». Là encore, ce n’était pas ce que je ressentais. Je n’avais pas manqué de fierté lorsque j’avais réussi, mais les fois où j’avais échoué, balayait toujours tous mes efforts, et toute la joie et la légère confiance en moi que j’avais pu en tirer. Je jetais un regard en coin à Loana pour savoir ce qu’elle pensait de ce que je venais de lui dire.
  
MessageJeu 8 Fév - 14:38
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Loana SmithNothing will be the same...
Traumatisme, crise, besoin d'aide

J'avais des jours où je regrettais ce que je pouvais dire ou faire, comme tout le monde je suppose. Je pensais un peu à mon avenir, pourrais-je devenir psychologue, alors que moi-même j'ai des problèmes. C'est un peu un comble, vous ne trouvez pas. Je n'ai pas eu la plus difficile des vies, mais je n'ai pas eu la plus simple non plus. J'ai des défauts et des qualités comme tout le monde, mais je suis une grande pessimiste.

Rien ne s'arrangera, personne ne peut m'aider son après toutes des choses que je me suis déjà dites. Alors pourquoi je la critique elle aussi, je suis désoler. Après tout je suis peut-être pire qu'elle, mes pensées vont bien trop loin et je préfère éviter cela, après tout je sais déjà ce qu'il se trouve au bout de mon cheminement. Ce n'est pas la première fois que j'ai déjà eu cette conversation avec moi-même et ça ne sera certainement pas la dernière.

Ce jour-là j'essayais de penser aux choses positives et comme je suis têtue je me suis dit de ne pas abandonner. Alors je n'abandonnerais pas cette patiente, après tout si je le faisais maintenant que ça passera-t-il plus tard. Si quelqu'un doit abandonner alors ce ne sera pas moi, pas cette fois. Je la vis à la porte, elle n'abandonne pas elle non plus après tout. Je lui fis un grand signe de la main et la saluais.

"C'est énorme, tu ne t'imagine pas l'effort que tu viens de fournir. Après deux séances tu arrives ne serait-ce qu'un peu, c'est grandiose."

Après tout elle aussi essayait de son côté à aller mieux, j'allais tout faire pour qu'elle puisse se sentir chez elle. Donc nous allons poursuivre nos séances toujours sur la PNL, après tout j'aurais remarquée si elle avait confiance en moi ou non et ce n'est pas en trois séances que ça va arriver. Un mimétisme se créer généralement quand la personne a confiance où se sens à l'aise et à par détourner le regard elle ne fait pas grand-chose de plus.

"Aujourd'hui, tu veux travailler sur quoi ?"

Ça aller peut-être la surprendre comme question, mais c'est apparemment ce qu'il fallait demander pendant une séance de PNL pour commencer. Et puis vu que je n'étais pas voyante seulement elle pourrait m'indiquer ce qu'elle veut changer. Son comportement, sa façon de penser, etc... Snow était toujours assis à mes pieds et regardait toujours fixement Seth, il n'allait vraiment pas le lâcher. Je regardais la jeune femme et me rendais compte des cernes qu'elle avait.

"Mauvaise nuit ?", demandais-je doucement après tout elle devait être fatiguée.

ft. Alexie Taiji
  
MessageJeu 8 Fév - 23:53
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Contre toutes attentes, Loana me félicita, une chose auquel je ne m’attendais pas. C’était l’une des rares personnes à me l’avoir dit dans cette vie. Je me sentis un peu mieux après cela, parce que j’étais incapable de me le dire à moi-même. Et Seth avait beau me le répéter, je n’étais pas capable de le croire. Il était ma moitié d’âme, et c’était normal qu’il cherche à me rassurer, il n’était pas objectif. Finalement, une inconnue me réconfortait un peu plus que mes proches. Je ne savais pas si c’était quelque chose de mal, ou normal… Je me mordis la lèvre inférieure pour m’empêcher de sourire comme une idiote, continuant de fixer le sol, m’installant un peu mieux contre le dossier du banc. Je n’étais toujours pas vraiment à l’aise ici, ou avec Loana. Avec personne à vrai dire.

Mais à nouveau, elle trouva quelque chose pour me surprendre. Je tournais la tête vers elle, puis ramenais mes yeux vairons vers mes mains, réfléchissant. Je ne savais pas vraiment sûr quoi travailler. Je n’avais pas d’objectif précis, je voulais surtout arrêter d’avoir mes crises d’angoisses et des souvenirs qui me revenaient en mémoire. Et je ne me sentais pas vraiment à l’aise à l’idée de parler de mes souvenirs. En fait, plus j’y réfléchissais, et plus j’avais cette impression. L’impression que mes souvenirs étaient flous, imprécis, sauf durant mes crises. Ce qui m’arrangeait à vrai dire. Je n’avais aucune envie d’avoir des souvenirs précis de toutes les choses que j’avais subit.

Je passais une main sur mon visage, repoussant mes cheveux blonds d’un côté.

« P[/i][/size]lutôt oui, mais ça ne change pas énormément de d’habitude, dis-je en haussant les épaules. J’ai bien failli ne pas m’endormir, puis j’ai fait un cauchemar et je me suis réveillée à l’aube »

Je laissais échapper un soupire las en fermant les yeux, puis les rouvrit, les posant devant nous. Je regardais les gens sortir et entrer de la cafétéria, la plupart en groupe d’amis, riant, discutant comme si de rien était. Comme si vivre était une joie. Ils avaient sûrement des problèmes eux-aussi, mais ils savaient les cacher, ou ne pas les laisser prendre le dessus sur leur vie. Totalement le contraire de moi au final. Je me sentais à l’écart de tout ça, de tous les autres.

« Enfin, je n’ai jamais beaucoup dormi, alors finalement ça ne change pas de d’habitude, dis-je »

Ce n’était pas mes parents qui me réveillaient par des coups – encore heureux d’ailleurs. Je n’aurais pas eu besoin de me lever aussi tôt lorsque j’étais jeune, et n’importe quel enfant aurait sauté sur l’occasion de faire des grasse matinée, et ne pas aller à l’école. Mais je préférais aller à l’école plutôt que de rester chez moi, et une fois les premières fugues commencées, préférais rester dehors plutôt que de rentrer « chez moi ». Et en dormant dehors, il ne valait mieux pas dormir longtemps.

« Et puis, je ne me souviens jamais de mes cauchemars, et je crois que ça vaut mieux comme ça, rajoutais-je en haussant les épaules »

Ce n’était pas dur de savoir quelle partie de ma vie cela concernait. Quoique… Je n’étais pas sûr finalement. Entre mon enfance, et moitié d’adolescence passer à fuir mes parents, et mes années dans le laboratoire. Rien que cette pensée me fit frissonner. Je fermais les yeux, prenant une inspiration. Je ne me souvenais même pas clairement du visage de Joshua Collins. Ou même de mon père. Tout se mélangeait dans mon esprit : les visages, les souvenirs. Je me fis violence pour repousser ses pensées sombres, et rouvrir les yeux. Je tournais la tête vers Loana, étirant un léger sourire désolé.

« Pardon, j’étais perdue dans mes pensées, dis-je »


Pensées que je préférais éviter, enterrer au plus profond, et faire semblant qu’elles n’existaient pas. Je passais mon temps à fuir. Les autres, et moi-même. Et plutôt que de parler de moi-même, j’essayais d’éviter la conversation en cherchant un sujet dont j’avais envie de parler, ce qui n’était pas simple. Je n’étais pas très douée pour faire la conversation, ni pour quoique ce soit d’autres d’ailleurs.
  
MessageVen 9 Fév - 11:02
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Traumatisme, crise, besoin d'aide

La technique de PNL que je vais faire consiste en 15 étapes, elle s'appelle la dissociation V/KD. Il consiste apparemment à éliminer le souvenir complètement ou il le laisse mais sans affect traumatique. La première étape étant : "S’assurer que le client a une réaction de type phobique au stimulus ou au traumatisme.", bon à partir de là on est plutôt bon. Seconde étape : "Évoquer le traumatisme, avec ou sans description.", on l'a déjà fait quand elle m'a énoncée que ses parents la battaient.

Troisième étape : "Interrompre la réémergence du trauma dès que le sujet commence à montrer des signes physiologiques liés à sa manifestation.", ce n'est pas vraiment une étape, mais c'est quelque chose que je dois garder en tête.

"Seth si quoi-que-ce-soit se passe, fais lui penser à un moment agréable dans sa vie. Il faut arrêter l'expérience et repasser sur un sujet plus joyeux. Tu es après tout le mieux placer pour savoir ça et quand elle va basculer."

Quatrième étape : "Demander au patient de penser à une situation antérieure au traumatisme dans laquelle il faisait quelque chose d’agréable." Cinquième étape : "Demander au patient d’imaginer qu’il est assis dans un cinéma et qu’il regarde cette scène sur l’écran."

"On en a parlée brièvement la dernière fois, mais te rappelles-tu du moment antérieur à ton traumatisme qui était agréable. Maintenant imagines-toi que tu es dans un cinéma, et que tu vois cette scène."

Sixième étape : "Faire imaginer au patient qu’il peut flotter en dehors de son corps et entrer dans la cabine de projection." À partir de la septième étape, ça devient moins marrant : "Demander au client de s’imaginer assis en sécurité devant l'écran de cinéma dans lequel passe un film en noir et blanc de l'événement traumatique." Huitième étape : "Demander au sujet de porter son attention sur les réactions de lui-même en tant que spectateur."

"Imagines-toi à présent aller dans la cabine de projection, mais ton corps reste là où il est. C'est comme si tu flotter hors de ton corps, si tu préfères. Tu regardes cette scène et maintenant tu vois cet événement qui a changé ta vie. Maintenant regarde les réactions de toi-même en tant que spectateur."


Neuvième étape : "Répéter le processus du film en noir et blanc jusqu’à ce que le client puisse l’effectuer sans aucune gêne." Je vais d'abord essayer de voir ce qui se passe avant de continuer plus loin. En voyant son cas, elle va certainement faire une crise et nous allons devoir tout recommencer. Mais c'est déjà pas mal, on aura fait la moitié du chemin.

ft. Alexie Taiji
  
MessageVen 9 Fév - 22:58
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« L’expérience ? dit Seth en me lançant un regard assez peu rassuré. Qu’est-ce que tu veux faire ? dit-il suspicieux »

Moi-même je m’étais contracté au mot « expérience ». Je détestais ce mot, mes ongles s’enfonçant dans ma peau lorsque je serais les poings. Une expérience. Pourquoi est-ce qu’elle avait prononcé ce mot, cela me donnait plus envie de fuir qu’autre chose. Je savais qu’elle n’allait pas me faire du mal, pas comme on me l’avait déjà fait, mais ce simple mot faisait monter mon angoisse en flèche. Puis cette maudite expérience débuta, ce que je détestais. Je hochais la tête, regardant mes mains qui frottaient l’une contre l’autre. Je finis par fermer les yeux pour me concentrer. Me rappeler de quelque chose de joyeux ? Bon, je n’avais qu’à me souvenir d’un moment où j’avais été heureuse. Je m’imaginais alors la salle de cinéma, et fit défiler un souvenir qui était à peu près heureux et dont je me souvenais dans d’assez bon détail. Bizarrement, ce fut un souvenir avec Liam qui me revint en mémoire, une foi où il m’avait fait sortir d’un moment particulièrement déprimant en me faisant rire. Puis je fis ce qu’elle me demandait, m’imaginer à flotter au-dessus de mon corps, puis tout en l’écoutant. Je me contractais, et rouvrir les yeux en tournant la tête vers Loana.

« Pardon ? dis-je sur le ton de la surprise. Je retrouvais un peu plus contenance pour la suite. Je n’ai aucune de revivre ça. Je le revis à chaque crise, je n’ai pas besoin de revoir ça »

C’était déjà bien assez horrible comme ça. Loana ne se doutait pas, de ce que j’avais vécu, enduré. Elle devait penser – à raison – que mon traumatisme remontait aux coups de mes parents. Je ne disais pas le contraire, c’était traumatisant, mais je l’avais surmonté – où je pensais l’avoir surmonté. Mais ce n’est pas ça qui avait déclenché mes crises, j’en étais sûr. En deux ans, j’avais déjà fait bien assez d’introspection pour savoir ce qui avait déclenché tout ça. Et je n’avais aucune envie de me rappeler encore de ça. C’était bien trop horrible pour ça, et les quelques souvenirs flous qui me restaient dans mon état normal me suffisait amplement.

Je détournais les yeux de Loana pour les ramener sur mes mains, tirant sur les manches de mon pull.

« Et puis… C’est comme mes cauchemars, je me souviens pas vraiment de tout ça. A part pendant mes crises »

Je repoussais la simple idée de vouloir me repasser ce moment dans mon esprit parce que c’était trop violent, trop effrayant.

« Alex, commence Seth en attirant mon attention. Je sais à quel point c’est dur, mais il faut qu’on le fasse »

Bien sûr, Seth savait à quoi je pensais. Quel événement je risquais de me remémorer si je faisais cette expérience. Je baisse les yeux sur mes mains, continuant de tirer nerveusement sur mon pull. Je ne voulais pas m’en rappeler. Je savais que m’en rappeler signifiait une chose. Que je ferais une crise. Cela mettrait en danger Loana, Snow, et même Seth. Je ne voulais pas faire ça. Je m’en rappelais durant chacune de mes crises. Quasiment une fois par jour. Je n’avais pas besoin de m’en rappeler plus souvent que nécessaire.

« Ca l’est, rajoute Seth. C’est nécessaire pour aller mieux. Même si c’est effrayant, je suis là. Je veilles sur toi, comme tu l’as toujours fait »

J’avais posé mes yeux hétérochromes sur Seth alors qu’il cherchait à capter mon regard. Au bout de quelques instants à nous regarder dans les yeux, je finis par hocher lentement la tête, avec une certaine hésitation. J’aurais préféré éviter de faire ça, m’enfuir très loin, mais mes pieds ne bougeaient pas. Je pris une inspiration, cherchant à dissiper les nuages de mon esprit, à me concentrer un peu mieux.

« Je veux bien tenter, finis-je par dire. Mais tu devrais… Faire attention, ajoutais-je »

Comme si elle ne savait pas que me faire rappeler mes pires souvenirs avait de grandes chances de déclencher une crise de panique ce qui – le cas échéant – déclencherait mon incapacité à contrôler mes pouvoirs. Je fermais les yeux, imaginant à nouveau cette salle de cinéma, avec ce bon souvenir, puis projetais mon esprit en dehors de mon corps. Je pris quelques instants – qui me parurent une éternité – avant de me lancer et de faire remonter à moi le souvenir que je haïssais le plus. Qui me terrifiait le plus. Ce moment. Le moment de l’Intercision. Ce simple mot me faisait paniquer. Ma respiration s’accélère, mes doigts se referment sur mon pantalon, serrant si fort que mes jointures blanchissent.

Ils me sortent de ce qui me sert de chambre, me forcent à les suivre. J’ai beau me débattre, ils ne lâchent pas. Ils forcent Seth à nous suivre en me menaçant. Ils nous emmènent dans une salle. Deux cages l’une face à l’autre, écartées. Ils jettent Seth dans l’une, moi dans l’autre. Je me débats, j’ai peur. Mais Seth est encore plus effrayé que moi. Je retiens mes larmes, essaie de le rassurer. Tout allait bien se passer, ils avaient besoin de nous. On survivrait. Je lui promettais que tout irait bien.

Ma respiration accélère de plus en plus. Des objets autour de nous commencent à s’agiter. Une branche d’arbre au sol se plie et se casse. Seth bondit à côté de moi, posant ses pattes avant sur mes cuisses. *Ca va aller Alexie. Tout va bien. On est à la fac* Commence Seth pour me rassurer, et cherche quelque chose pour calmer. Il vint frotter sa tête dans le creux de mon cou, émettant un bruit qui ressemblait au ronronnement rassurant des chats. Il cherchait à me transmettre des émotions positives, tout en évitant de ce faire envahir par les miennes.

« Tu te rappelles quand on essayait de copier les gens qui faisaient du parkour quand t’étais gosse. T’essayais de les impressionner pour qu’ils te prennent dans leur groupe et t’entraine. Tu t’en ais pris des gamelles, mais tu n’as jamais abandonné, tu faisais même exprès de rire. Tu te donnais toujours à fond pour tout, et personne ne pouvait t’arrêter, rajoute-t-il. De toute manière, si quelqu’un essayait tu le remettais vite fait bien fait à sa place, termine-t-il en riant légèrement »

Petit à petit, à force d’entendre Seth me parler, je réussis à me calmer petit à petit, la scène d’horreur que j’avais sous les yeux se faisant remplacer par un meilleur souvenir. Je posais la main sur son épaule, enfouissant mon visage dans son cou, cherchant à me calmer.
  
MessageLun 12 Fév - 0:41
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Traumatisme, crise, besoin d'aide

"Respire, il va falloir qu'on fasse ça jusqu'à temps que tu y arrives sans faire de crise. Je vais t'apprendre une technique."

Je lui expliquais que la technique en question était la cohérence cardiaque. Il s'agissait d'une méthode de respiration qui consiste à effectuer 6 inspirations/expirations par minute pendant 5 minutes. Expiration et inspiration ont la même durée (5 secondes chaque) et s'alternent sans pause. Simultanément, il est demandé de décontracter consciemment certaines zones du corps telles que le visage, la langue, la gorge, les mains, le diaphragme et les pieds.

Il va falloir que l'on recommence tout ce qu'on a pu faire jusqu'à présent. Enfin du moins de cette séance, j'aurais déjà abandonnée s'il fallait le faire depuis le tout début. Enfin qu'est-ce-que je dit j'ai bien dis que je n'abandonnerais pas alors qu'est-ce-que je pense. Pensée positive, pense pensée positive. Je réexpliquais les règles à Seth, c'était un bon daëmon, j'aimerais tellement que le mien soit pareil.

"Seth, c'est excellent. Comme tu l'as compris on va devoir le faire plusieurs fois, je compte sur toi. Quand à toi miss ne t'inquiète pas c'est déjà énorme le pas que tu es en train de faire."

J'essayais de la rassurer, c'était du mieux que je pouvais. Je n'étais après tout pas assez douée pour réconforter les gens. Elle qui évitait même mon regard ce qu'elle a dû vivre devait être terrible. Je me demandais si ses parents avaient fait en sorte qu'elles ne les regardent pas où quelque chose du genre.

J'aimerais avoir un lien aussi fort que le leur, ce n'est pas que je ne sois pas contente du mien. C'est compliqué, c'est comme être avec la pire personne que vous pouvez être avec Snow. Il ne connait pas le mot "réconforté" par exemple. Ce n'est pas dans son dictionnaire, comme plein d'autres mots comme des émotions autres que le sarcasme. Oui le sarcasme et une émotion dans son dictionnaire et c'est toujours actif chez lui.

Même si je trouve que notre situation n'est pas paradisiaque, je ne l'échangerais pour rien au monde. J'aime beaucoup trop mon acolyte pour ça, même si parfois j'aimerais bien l'échanger contre... En fait non je n'ai jamais pensée à l'échanger avec n'importe quel autres daëmons en y repensant. Mais la question est : Ne serais-je pas mieux sans ?

Je regardais Snow et je préférais ne plus jamais y penser. Ce serait comme se débarrasser d'une partie de moi. Je me tuerais en le faisant si c'était possible. Je parie qu'il y a déjà pensé avant moi de ça donc je ne m'en veux pas vraiment. Sur ce j'attends jusqu'au moment où la jeune fille serra enfin prête à passer à la suite sinon nous ferons le même exercice chaque séance.

ft. Alexie Taiji
  
MessageLun 12 Fév - 20:10
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Sans faire de crise ? Penser à ça sans faire de crise ? Non, je ne pouvais pas. C’était impossible. Je n’étais même pas capable d’aller jusqu’au bout de mon souvenir, et rien que l’idée de savoir ce qu’il y avait après ces quelques minutes… Je sentis un frisson courir le long de ma colonne, pour se transmettre à tout mon corps. Je serais un peu plus Seth contre moi, cherchant à me calmer, à penser à autre chose. Et voilà qu’elle me demandait dans un état de panique profonde, et d’hyperventilation, de calmer ma respiration en comptant. Seth me parla doucement via notre lien, cherchant à me calmer, comptant avec moi, respirant en même temps que moi pour m’aider. Petit à petit, je réussis ralentir mon souffle, le calquant sur celui de mon Daëmon. Je finis par relever la tête, libérant Seth de l’emprise que j’exerçais sur son cou depuis tout à l’heure.

Une fois calme, je décidais de me lancer à nouveau, me repassant le souvenir. Mais chaque fois, je m’arrêtais juste avant le pire des moments. Juste avant que la lame ne tombe. Et à chaque fois je faisais une crise de panique. Seth était toujours là pour me réconforter, me parlant via notre lien. Il allait finir par ne plus trouver de bons souvenirs si ça continuait. Quant à moi, j’avais envie de vomir à force, et je sentais mes forces me quitter petit à petit. Je me penchais en avant, posant mes coudes sur mes genoux, prenant ma tête entre mes mains.

« Je ne peux pas… dis-je. Je n’arrive même pas à aller au bout de mon souvenir sans faire une crise de panique, alors comment veux-tu que je fasse ce que tu me demande »

Je haïssais ce souvenir, et tout ce qui était lié à ces moments. Loana ne savait pas ce que j’étais en train d’endurer en ce moment. Evidemment, elle ne pouvait même pas imaginer ce que j’avais vécu puisque je ne lui avais rien dit. Mais je n’étais pas capable de dire un mot sur ça. Seth et moi n’en parlions déjà pas. C’est vrai que notre relation pouvait paraître très proche actuellement, voir fusionnel. Sachant qu’il était une partie de mon âme, ce ne serait pas surprenant. Mais cette vue presque idyllique de l’extérieur ne l’était pas tant de l’intérieur. Nous nous rassurions l’un l’autre, et nous soutenions lorsqu’on avait des problèmes, mais finalement nous ne parlions jamais entre nous. Nos problèmes et toutes ces choses qui nous pesaient, restaient secret, silencieux, enterrant nos émotions, nos pensées, n’importe quoi qui pourrait nous faire encore plus de mal. Finalement, aucun de nous deux ne gérait les choses très bien. Seth était seulement plus doué que moi pour le cacher actuellement.

Et moi j’étais incapable de continuer. Je ne pouvais pas. J’étais épuisée, et de plus en plus de mauvaise humeur. Je sentais mes pouvoirs qui cherchaient à déborder de mon contrôle. Je n’en pouvais plus, et je ne voulais pas qu’elle tente à nouveau de me faire ça.

« Désolé, faut que j’y aille, dis-je précipitamment »

Je ramassais mon sac, et me levais, m’éloignant. Je m’éloignais assez pour ne plus entendre Loana, m’appuyant contre un arbre, dissimuler. Je ne partis pas plus loin, sentant que Seth voulait rester avec elle pour le moment. Mon Daëmon leva la tête vers Loana lorsque je disparus de leur vue.

« Excuse-là, dit-il. Ce n’est pas facile pour elle, ni pour lui d’ailleurs puisqu’il savait parfaitement ce qui se passait dans ma tête, et lui-même se souvenait de ce moment aussi souvent que moi. Alexie est forte, elle a juste oublié comment l’être pour le moment. Elle y arrivera, mais il faut lui laisser un peu de temps. Et puis… La connaissant, elle va retenter l’expérience dans la semaine »

C’est que j’étais sacrément têtue. Ca au moins, ça n’avait pas changé depuis tout ce temps. Si je ne l’avais pas été, je serais sûrement morte, ou j’aurais peut-être tenté de me tuer. Le suicide… Cette idée m’avait déjà traversé l’esprit, sans pour autant que j’y pense sérieusement. Mais maintenant que je voulais aller mieux, je n’abandonnerais pas. Il y a sûrement des moments où je baisserais les bras. Mais je continuerai de me battre quand même, et je n’avais besoin de l’aide de personne pour me remettre sur ce chemin, pas même l’aide de Seth.
  
MessageMer 14 Fév - 15:19
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Traumatisme, crise, besoin d'aide

Je baissais la voix au cas où Alexie m'entendrait, je ne voulais pas qu'elle entende la conversation que j'avais avec son daëmon. Rien qu'à voir comment elle est partie je n'imagine pas ce que ça lui ferait si ce que j'allais dire en face de Seth, je le disais devant elle. Je sais qu'elle était assez proche puisque Seth était toujours présent, c'est ainsi que je lui chuchotais :

"Ne t'en fais pas, ce n'est pas de sa faute. Je vais être complètement honnête avec toi, j'ai un énorme problème qui se pose en face de moi. Les psychologues qui traitent leurs patients de TSPT deviennent généralement comme des "protecteurs" ce qu'il ne faut apparemment surtout pas faire, il faut qu'elle affronte ces souffrances."

Oui je l'ai lu dans un des milliers de bouquins que j'ai lus au sujet de la TSPT : Le thérapeute peut-être amené à une surprotection en se focalisant sur le « paternage » ou « maternage » du patient. L'urgence de secourir peut être si grande qu'elle peut masquer la nécessité d’imposer des limites et de guider. Beaucoup d'adultes, y compris les thérapeutes, tendent à protéger le patient de la souffrance plutôt que de l'aider à l'affronter. Le praticien doit comprendre et accepter que cet affrontement est nécessaire à son intégration et à sa maîtrise (James, 1994).

J'expliquais tout cela à Seth pour qu'il comprenne mon dilemme. J'étais bloquée entre deux choix : je continue le traitement tel quel, si ça ne marche pas ce sera la faute aux programmes en lui-même. Ou alors je fais à ma manière et si ça rate ce sera de ma faute. Pour une raison d'ego je référais largement restais sur le premier choix. Après tout il avait déjà été tester plusieurs fois avant, et ça avait déjà marché.

"Disons que le traitement que je lui fais pour le moment est conventionnel, et j'ai peur que si j'essaye de l'aider autrement par des moyens moins conventionnels tout sera fichu. C'est pour cela que je te demande ton avis. Tu la connais mieux que quiconque après tout."

Il fallait qu'il m'aide et je comptais bien les faire travailler tous les deux. En revanche, une question me tournait dans la tête depuis bien trop longtemps, il fallait que je la pose à Seth. Oui, car après tout c'était primordial en ce moment et ça me donnera un peu plus de détails sur ce qu'elle a vécu. Je connaissais la base de la base, mais avait-elle vécu d'autres traumatisme, il fallait que je lui demande :

"Si ce n'est pas indiscret, comment as-tu fait pour t'en remettre et quel n'est pas pu ?"

ft. Alexie Taiji
  
MessageMer 14 Fév - 19:31
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Date d'inscription : 09/01/2018Nombre de messages : 58Nombre de RP : 30Âge réel : 21Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon :
Alexie TaijiNothing will be the same...
Seth avait cessé de me regarder, tournant la tête vers Loana. Ses oreilles continuaient de bouger, et il manquait de sursauter à certains bruits. Il réfléchit quelques instants à ce qu’elle venait de dire en me lançant à nouveau un regard, puis revint sur notre thérapeute.

« Alexie va les affronter, ne t’en fais pas pour ça. Une fois qu’elle s’est mit une idée en tête, elle ne la lâchera pas. Mais tout ça… C’est beaucoup à gérer, lui dit-il. »

Et il craignait que ce traitement ne déclenche encore plus mes crises de paniques. Réveiller mes traumatismes ne faisait pas que m’aider. Et déjà que je ne dormais pas assez, avec tout ça, je dormirais sûrement encore moins.

« En plus de ça, on cherche à avoir une vie normale pour la première fois depuis… Depuis le début de nos vies je crois bien. Le traitement normal fonctionnera sûrement, mais ça prendra du temps »

Il avait un peu l’impression de faire le travail de Loana pour le coup. Enfin, on avait rencontré tant de psychologue et psychiatre qu’à force on commençait à connaître toutes les phrases types par cœur. Comme « il ne faut pas perdre patience, et persévérer » Toutes ces phrases valaient aussi pour les psychologues apparemment. Mais Loana était inexpérimentée, qu’elle s’impatiente au bout de trois simples séances n’étaient finalement pas si surprenant.

Seth baisse la tête à l’entente de la prochaine question de Loana.

« M’en remettre ? dit-il avec une certaine hésitation. Je ne crois pas m’en être remis beaucoup plus qu’elle, dit-il. Mais je suppose que c’est plus compliqué de diagnostiqué un patient quand on t’entraine à voir des symptômes sur des humains »

Et là, il ne parlait pas de la race des Humains, juste de tous les êtres aussi expressifs qu’eux. Seth marqua une pause plus ou moins longue, continuant de regarder le sol. Il se confiait tout aussi rarement que moi, et ça ne lui plaisait pas tant, mais peut-être pourrait-il faire un effort. Loana semblait s’intéresser un peu à lui, et cela pourrait peut-être aider Alexie.

« Mais si je suis pas aussi touché, c’est sûrement parce qu’elle a toujours été là pour moi, dit-il. Alexie m’a toujours protégé. C’est elle qui prenait toujours les coups, et comme j’étais souvent un animal minuscule, ses parents ne s’intéressaient pas énormément à moi. Je crois qu’elle a en quelque sorte préserver une part de mon enfance en me donnant l’amour dont j’avais besoin. Comme une mère avec son enfant, alors qu’elle en a jamais eu »

Il se murait derrière quelques apparences et me dissimulait les émotions qu’il ressentait, tout en s’exprimant d’une voix aussi monotone que possible. Il n’aimait pas faire transparaître ses émotions, surtout de tristesse, de peur, d’horreur.

« Finalement, c’est elle qui a toujours tout encaissé, alors que moi je courrais me planquer comme un lâche, cette fois-ci sa voix trembla légèrement à cause de la colère et de la culpabilité. Et ensuite, sa voix se fit plus basse, ses griffes sortent, s’enfonçant dans le banc. Et au moment où elle a le plus besoin de moi, moi je tourne de l’œil »

Rien qu’à cette idée, sa queue faisait de plus en plus d’aller-retour, ses pupilles se réduisant en de simples fentes à cause de la colère. Ses babines s’étaient légèrement soulevées, dévoilant ses longues canines. Comparé à sa taille, la panthère nébuleuse était après tout le félin avec les plus longs crocs. Seth se torturait en permanence à cause de ça. Il aurait dû me protéger, ou faire quelque chose pour intervenir. A la place… Lorsque la lame était tombée, tout ce qu’il avait fait c’était s’évanouir sous le coup de la douleur, et qu’on devait notre survie qu’à moi et mes pouvoirs. A chaque fois qu’on s’en était sortis, notre survie n’était dû qu’à moi. C’est ce que se disait Seth.

« Finalement, de nous deux, c’est moi le plus faible, dit-il acerbe et en colère contre lui-même »
  
MessageVen 16 Fév - 23:43
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Date d'inscription : 14/11/2017Nombre de messages : 46Nombre de RP : 37Âge réel : 21Copyright : ShiyaAvatar daëmon :
Loana SmithNothing will be the same...
Traumatisme, crise, besoin d'aide

"Je comprends mieux, mais j'ai également un autre problème à t'énoncer."

C'était assez gênant il avait bien plus de problème que moi et je devais lui en rajouter. Tout ce travail n'aura servi à rien, mais je ne perds pas espoir pour ces jeunes gens. Ils ont après tout toute une vie devant eux. Je suis sur qu'ils pourront s'en sortir, je crois en eux. En revanche, je ne pourrais pas tenir la promesse que je m'étais faites.

"Je dois malheureusement vous laisser toi et Alexie, je ne peux plus continuer les séances."


Voilà je l'ai dit, mais autant qu'il le sache maintenant. J'allais devoir partir de cette ville et retourner dans mon pays. Ma mère avait besoin de moi, elle était en manque d'argent et c'était devenu ma priorité.

"J'ai une personne dans ma classe qui pourrait peut-être vous aider, il s'appelle Eros d'Amours il est comme moi étudiant également. Je pense qu'il pourra prendre la relève, du moins j'espère."


Je sais que c'était très inattendu comme révélation, même moi ça m'a surprise. Je peux comprendre leur mal-être, mais ma mère était ma top priorité. C'était difficile pour moi de savoir qu'ils allaient rester dans cet état pendant un moment. Mais comme Seth vient de me rassurer que c'était une battante je suis sur qu'avec les conseils que je lui ai données et toutes nos séances passaient elle sera en mesure, enfin ils seront en mesure de pouvoir réussir.

"Je m'excuse, c'était également pour moi une surprise mais des affaires à l'étranger m'appellent et bien que vous étiez une priorité toi et Alexie. Là où je dois aller et bien plus grave encore."

J'espérais que mon confrère aller les aider de tout cœur comme moi j'ai pu le faire. Je ne voulais pas qu'ils restent comme ça après tout. J'avais abandonnée, mais je n'allais pas laisser autant d'effort partir pour rien. Même si je suis sur que la jeune femme sait maintenant comment faire pour prendre sa vie et son destin en main. J'avais confiance en ces deux êtres, je suis persuadée qu'ils y arriveraient quoi qu'il arrive.

"J'espère que vous me pardonnerez."

Je m'inclinais et partez tête basse pour aller en cours. Je n'étais pas fier d'avoir abandonnée alors que je m'étais promis de ne pas le faire, mais le devoir m’appeler. Ma mère était la chose la plus précieuse à mes yeux, je n'allais pas la laisser tomber alors qu'elle ma tout donner.

ft. Alexie Taiji
  
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