Le basket, quel sport d'idiot ...

 
  
MessageVen 16 Fév - 15:04
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
Ce matin, j'étais crevée mais ravie... J'avais traîné toute la nuit sur mon tout nouvel ordinateur fraîchement commandé juste après que l'ancien ait rendu l'âme. Fort heureusement, il n'y avait rien de nouveau, mon petit réseau d'informateurs et de pirates du web m'avaient terriblement manqué. Bon, je n'avais rien fais d’exceptionnel à part glaner quelques informations croustillantes sur certains collègues d'Adam et j'avais passé le reste de la nuit à chatter et à miner un peu de bitcoins.
Je devais taper mes messages avec un poil trop d'acharnement car je sentais déjà Adam remuer dans son sommeil et, croyez-moi, je ne voulais surtout pas le réveiller, pas déjà, et pas aujourd'hui. Un soupir, de l'air qui emplit les poumons, des yeux qui s'ouvrent ... Trop tard, je m'en serais bien mordu les pattes si ce n'était pas si dangereux. De là où j'étais, je pouvais le voir déjà s'étirer consciencieusement ... et fichtre ... Bon, suppression rapide de l'historique, dernières vérifications et blocage de l'ordinateur par mot de passe, voilà, rien n'était plus à signaler !

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Tu es sorti de la salle de bain en coupant la musique amérindienne que tu te plais à écouter en ce moment, peu après que j'aie fini d’effacer toute traces d'une éventuelle activité illégale. Une serviette autour de la taille et une autre pour sécher tes cheveux, comme toujours, il n'y a aucune paresse dans tes gestes, tu pourrais flâner un peu au lit ... Mais non, tout en toi respire le dynamisme, ça m'énerve ...

"On y va ?" Lances-tu simplement en me lançant ta serviette dessus.

"Je suppose que tu ne m'accorde aucun choix" Soupire-je en m'extirpant de ton linge trempé alors que tu t'es déjà tout habillé.

Je saute à ta suite sur le sol, bigre, tu ne m'attends même plus ! J'évite de justesse la porte qui se referme derrière nous et saute sur le bas de ton jogging au moment où tu te met à courir.

"Je préfère y aller vite avant pour que tu ne te mette pas à râler" Précise-tu alors que je m'installe dans la capuche de ton sweat-shirt.

"Tu as pris mon smartphone ?"

"Oui, Charlotte, dans ma poche."

Super, cette matinée ne sera pas totalement perdue pour peu que la 4G soit de qualité.

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Nous voilà arrivé au parc des sports. Ici, tu avais rendez-vous avec des jeunes de vingt ans pour faire un basket. Cela rapproche, prétends-tu, et cela détend. Tu en profites pour mettre en équipe deux personnes qui ont du mal l'une avec l'autre pour faire jouer le pouvoir compétitif, très efficace selon toi.
Moi, je ne vois rien du match qui te tient tant à cœur, bien au chaud dans la poche d'un sweet resté en retrait sur un banc, en train de me connecter au vrai monde. Il est vrai que si au début du match, je ressentais les hostilités des joueurs, je ressens à présent presque plus que de la détente et du jeu. J'aime pas que tu ais raison, Adam.
J'étais presque arrivée au dernier niveau de Snake (parce qu'il faut bien que je me détende moi aussi de temps en temps) quand je sens entre ma première et ma seconde omoplate droite une vive douleur qui m’assomme presque tant elle me prend au dépourvue. Au dehors de mon nid, je t'entend gémir et les autres crier de peur ou de colère, j'ai du mal à sortir de ta poche pour venir à ton secours.
Je vois un des jeunes t'aider à t'approcher pour récupérer tes affaires, tu souris pourtant, le visage qu'à peine déformé par la douleur comme si ça pouvait dédramatiser le problème. Une femme plus âgée vient te voir, tu es à présent suffisamment proche pour que je comprenne de quoi il retourne.

"Non, pas l'hôpital, on ne sait jamais ! Tiens, va à cette adresse, demande Ana, dis-lui que tu viens de ma part. Elle va soulager ta douleur rapidement et très efficacement." Et elle glisse un papier dans la poche du sweet que tu viens de passer, me bousculant presque. Cette adresse, je ne la connais pas mais je la cherche aussitôt dans le GPS du portable.

"Merci Maria ! J'irai dès que..."

"Tu y va maintenant. Ne t'inquiètes pas, je les surveille." Dit elle en lançant un regard désapprobateur à la foule de joueurs honteux.

Je te sens sourire et ta main vient à ma rencontre alors que tu t'éloignes.

"Ça va toi ? Je suis désolé, j'ai voulu ... Enfin, je suis tombé, une mauvaise chute."

Je blottis mon corps dans ta main, ce contact doux et amical est bienvenue tant j'ai eu peur pour toi. Je sais que cette chute n'est pas de ta faute, que tu as certainement souhaité rattraper un de tes protégés in-extremis. Ce n'est rien, ça va passer, allons voir cette Ana.

"Moi ? Je n'ai rien senti... Alors, tu vas à droite, puis au bout de la rue, vers ta gauche ..."

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La douleur est toujours aussi fulgurante dans nos dos, ça ne s'est pas atténué pendant le trajet. Tu frappe à la porte d'un appartement au dernier étage -que tu as tenu à monter via les escaliers, comme si tu n'en avais pas déjà assez fait- non loin du terrain de basket. Heureusement car je n'aurais pas pu tenir des kilomètres de plus. C'est certainement un ligament dans le dos qui a été véritablement malmené.
Bon, j'espère pour elle qu'elle va pouvoir t'aider. Sinon, mes chélicères sont là pour l'accueillir.
  
MessageVen 16 Fév - 22:34
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Date d'inscription : 01/10/2016Nombre de messages : 269Nombre de RP : 45Âge réel : 23Copyright : Rafi & Aki ♥Avatar daëmon :
Ana E. SantiagoEstoy en llamas
C'est le matin, tôt. Sept heure peut-être ? Tehwa tourne et tourne dans son lit, sur la table de chevet. Fabriqué maison, des planches de bois assemblées, peintes d'un joli rouge, petit coussin comme matelas, douce couverture cousue par Ana. Il faut bien ça, pour que le phalanger ait de bonnes nuit. Et cela fait bien longtemps qu'il ne dort plus avec sa demi-âme. Après tout, il n'est pas tellement friand de se faire écraser...
Et Ana fait des cauchemars. Elle bouge, tourne, se retourne pendant la nuit. Parfois parle, gémit. De temps en temps. Ca devient de plus en plus rare, cependant. Merkeley lui fait du bien. Mais pour combien de temps ?
Tehwa observe sa demi-âme et se demande combien de temps passera-t-il avant qu'elle ne croise Kyllian pour de bon... La ville n'est pas grande, ni petite. Il se passera bien un jour où ils se retrouveront nez à nez... Comment réagira-t-elle ? Qu'en découlera-t-il ? Le phalanger est incapable d'y répondre. Et il a peur. Peur qu'elle se referme, peur qu'elle refasse une bêtise, peur de la perdre.
Ana est encore bien trop fragile. Son ancienne elle à peine retrouvé, il ne manque qu'un accident pour la ramener en arrière, sur le champ de bataille. Au milieu des bruits de balles et des cris d'horreur.

Le petit phalanger s'extirpe de ses draps, se met au bord de son lit et saute sur celui d'Ana. Il la regarde l'espace d'un instant, s'approche de son visage. Elle a l'air paisible, si calme. Pas de cauchemar. Ou un cauchemar moins agité. Il sourit de ses petites dents, il ne faut pas la réveiller. On dirait presque qu'elle sourit. Il en est sûr, elle fait un doux rêve. De quoi, de qui ? Peu importe. Pour une fois, elle dort bien.

Tehwa saute du lit, plane l'espace de quelques secondes jusqu'au sol. Et, doucement, sort par l'entrebâillement de la porte. A cet instant, il regrette d'être si petit et de ne pouvoir refermer réellement la porte derrière lui. Il fera le moins de bruit possible, pour ne pas réveiller la belle. Il lui faut du sommeil.

Il court jusqu'à la cuisine, grimpe sur le comptoir. A défaut de ne pouvoir attaquer le contenu du frigo, le daemon ouvre une boite à biscuits facile d'ouverture, pour un petit rongeur comme lui, et en prend un biscuit qu'il croque avidement. Il a faim, ce matin. Le soleil se reflète sur les pots en verre emplis de plantes. Les étagères de la cuisine regorgent de plantes de tous les noms, alors que le balcons est une véritable serre ambulante. On ne parle pas des nombreuses plantes vertes dans le salon et la chambre. Une véritable jungle, cet appartement.
Le biscuit terminé, il en prend un deuxième. Puis un troisième. Son estomac déjà plein, il ramasse les miettes et les mange. Pratique, ces petites pattes.

Déjeuné rapide terminé, il n'a qu'une hâte, retrouver son livre laissé sur le canapé. Hier soir, après le film, Ana est allé se coucher, Tehwa l'a suivie rapidement, mettant fin à sa lecture. Au milieu du passage le plus inquiétant de ce roman d'Edgar Allan Poe. Une affreuse histoire de meurtre, roman psychologique.
Le daemon saute de meuble en meuble, plane dans les airs et termine sa course sur le divan, proche de son livre. Son petit coeur bat si vite, impatient qu'il est de découvrir le nom de l'assassin.

Les heures passent, les mots défilent sous ses yeux, il ne s'arrête pas même lorsqu'il entend l'eau couler dans la salle de bain alors qu'Ana prend sa douche. Il n'a pas même entendu les deux mots qu'elle lui a adressé, lorsqu'elle est passé d'une pièce à l'autre. Quelle heure est-il ? Il n'en a pas la moindre idée, ni même l'envie de regarder.

Les minutes défilent et Ana sort de la salle de bain, cheveux humides, serviette autour de la poitrine. Elle passe dans la chambre, enfile des vêtements. Tehwa ne le remarque même pas, avant qu'elle n'ouvre le frigo dans la cuisine. Là, il l'entend, lève son museau.

- Un zuma de naranja, Tehwa ?

Il ne répond pas, replonge son museau dans sa lecture. Ana sait que c'est un oui. Elle sort un petit bol, le rempli d'un fond de jus d'orange. Sourire aux lèvres, elle bâille et traine les pieds jusqu'au salon, dépose la coupelle sur la table basse, en face de Tehwa.

- No me despertaste, esta mañana.

- Dormiste muy bien, per una vez, Ana.

La femme sourit, elle sait être couvée par ce tout petit daemon. Il s'occupe constamment d'elle, pense à elle, toujours. Ana regarde l'heure, se surprend d'une telle grasse matinée. Elle s'apprête à rejoindre son balcon lorsqu'on frappe à la porte. Tête qui se tourne, sourcils qui se fronce. Tehwa relève son museau, aussi étonné. Qui ça peut bien être ? Rafael et Delilah ? Non. Ils ont quelque chose aujourd'hui, ils le savent. Qui d'autre ? Elle n'attend pas de patient aujourd'hui. Si l'on peut appeler cela des patients. Plutôt des clients ? En réalité, elle ignore comment appeler le peu de personnes qui connaissent ses talents. La mexicaine peine à se faire une clientèle.

Ana sort de ses pensées, secoue la tête. On a frappé. Elle se précipite vers la porte, dévoile l'oeil-de-boeuf pour voir de qui il s'agit. Lorsqu'on est sensibles au monde, l'on fait attention à qui l'on ouvre.
Un homme. Elle ne le connait pas. Pourtant, elle a l'impression qu'il ne s'est pas trompé de porte. Alors, elle pose sa main sur la clé, la tourne. Le verrou s'ouvre, elle en fait de même avec la porte. Et se retrouve nez à nez avec un homme, grand.

- Bonjour ? Je peux vous aider ?

Spoiler:
 
  
MessageVen 16 Fév - 23:10
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
Héééééé ! Non ! Remboursé ! C'était pas dans le contrat ça !

La guérisseuse mexicaine dont on avait parlé, je me l'étais imaginée plus vieille, déjà, et moins ... Enfin avec moins ... d'atouts... Là, c'est un tout petit bout de femme toute mignonne qui sent les affres de la vie à plein nez et que toi, avec toute ta dévotion, tu ne pourras pas résister à l'envie de l'aider.

Déjà, avant même qu'elle ne parle, tu ressens déjà une partie de son âme à travers la porte, pendant qu'elle te regarde par le judas. Probablement anesthésiée par le sommeil, ces pensées sombres sont amoindries mais la méfiance est néanmoins là.

Toi, tu n'oses pas avancer, tu t'es redressé comme tu as pu sans (trop) grimacer pour te présenter mais notre douleur est grande et tu ne peux pas t'empêcher de sourciller et de te tenir le haut du bras. Idiot, comme si ça allait changer quelque chose à présent.

"Bonjour !" réponds-tu très poliment, un œil fermé à cause de notre blessure. T'as l'air fin, je te le dis...

"Voilà, je suis désolé de te déranger comme ça. Je ne sais même pas si je suis au bon endroit ..."

Hé ! J'ai suivis l'adresse à la lettre !

"Je me suis fais mal en tombant ... Enfin, en me faisant bousculer ... Bref, ce n'est pas important. Maria, je ne sais pas si tu la connait, m'a dit de venir te voir, que tu pouvais nous aider. C'est le cas ?"

Pour une fois, je partage ta détresse. Dans mon corps d'araignée, je sens très bien que ce n'est pas un os brisé mais bel et bien un muscle ou un tendon malmené, c'est vraiment très douloureux. Je suis d'ailleurs sure que le fait de venir ici presque en courant était tout sauf conseillé. Sans rire, je te sens souffrir rien qu'en respirant.

Entre deux atroces moment de douleurs, je jette un œil à l'appartement et je dois admettre être conquise. Est-ce la souffrance qui me fait délirer ainsi ? Mais je vois des plantes absolument partout. La lumière elle-même semble être ajourée pour venir se poser en reflets verts dans ce petit intérieur. Je commence à perdre pattes moi, il n'y a pas d'ordinateur ! Malgré tout, je dois admettre que la nature qui envahis ainsi l'espace vital est très séduisante.

D'un coup, je me sens de plus en plus mal, il s'en faut de peu et tu commence à tourner de l’œil, ce qui t'afflige s'inscrit dans ta moelle épinière à tel point que tu commence même à vaciller. Hé bien, Adam, mon ami, courage ! On a connu des épreuves bien pires que ça !

J'espère de plus en plus sincèrement, pour son intégrité physique, que la petite pourra nous aider vite.
  
MessageDim 18 Fév - 22:37
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Date d'inscription : 01/10/2016Nombre de messages : 269Nombre de RP : 45Âge réel : 23Copyright : Rafi & Aki ♥Avatar daëmon :
Ana E. SantiagoEstoy en llamas
Debout sur le seuil de sa porte, main fermement accrochée au bois de celle-ci, Ana ne quitte pas l'homme de ses yeux sombre. Il semble désarmé, mal en point. Et, elle ne saurait dire pourquoi, il lui semble pas plus effrayant qu'elle. Sa crainte de l'inconnu s'évapore peu à peu alors qu'elle l'observe. La mexicaine remarque très vite son visage tendu, son regard douloureux. Il tient le haut de son bras fermement. Cet homme a un problème, cependant, elle n'en trouve pas la moindre origine, physiquement parlant.
Il la salue lorsqu'elle entend Tehwa dans son esprit.

*Qui est-ce, Ana ?*

*Je... je ne sais pas du tout. Un homme, j'ai l'impression qu'il a mal.*

Le petit phalanger délaisse son roman, ne prend pas la peine d'y déposer son marque-page. Qu'importe s'il en perd la page, il la retrouvera. En revanche, ce visiteur inconnu l'intrigue au plus haut point. Et plein d'images d'horreurs de ses lectures, il ne peut s'empêcher d'avoir le coeur qui bat. Sautant du canapé, il se retrouve au sol et galope jusqu'aux jambes de sa demi-âme derrière lesquelles il se cache.

L'homme ferme parfois un oeil, l'ouvre à nouveau. Il enchaine bien vite sur un long discours, la mexicaine ne tente pas de le couper, l'écoute attentivement. Préoccupée par la douleur qu'elle sait être ressentie par son visiteur.
Et il lui confirme son doute. Il s'est blessé en tombant, en se faisant bousculer. Et soudain, il lui parle de Maria, ce qui déclenche un léger sourire à la jeune femme.
Elle s'apprête à lui répondre lorsqu'elle le voit vaciller. Tehwa grimpe sur le petit meuble à côté de la porte lorsqu'Ana attrape de justesse l'homme par le bras pour le maintenir debout. Vite, elle le fait entrer, l'accompagne jusqu'au canapé, le fait s'assoir et retourne en vitesse refermer la porte avant de revenir vers l'homme. Elle s'assied à côté de lui, n'ose pas le toucher, de peur de lui faire mal.

- Oui, je connais bien Maria.

Avant toutes choses sa patiente, ou cliente, elle ne sait toujours pas comment les appeler. Puis, petit à petit, son amie. Cela fait quelques jours qu'elle n'a pas pris de ses nouvelles... Il lui faudra remédier à cela.
Ana se concentre à nouveau sur son visiteur, sourcils froncés d'inquiétude.

- Je m'appelle Ana. Dis-moi où es-tu tombé, enfin, où as-tu mal ?

Elle prend une pause, croise son regard. Tehwa se rapproche et saute sur un des accoudoirs du canapé. Il ne quitte pas l'homme de ses grands yeux de rongeur.

- Je ne sais pas si je pourrais t'aider, je ne peux pas tout soigner. J'ignore ce que Maria a bien pu te dire à mon sujet, mais je ferais mon possible pour soulager ta douleur.

Il est envoyé par Maria, il n'est donc pas une menace. Et il souffre, elle le voit bien. Ana ne peut résister à ce besoin de l'aider, à cette compassion, partie intégrante d'elle-même.
  
MessageLun 19 Fév - 9:06
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
Mince, c'en est fallut de peu qu'il y ait contact physique, dommage que tu portes ton sweet !

Même (surtout) dans ces situations, j'aime bien savoir à qui on a à faire. Elle t'aurait prise par la main que je saurais tout d'elle à cet instant précis : ses vices, ses aspirations, ses démons ... Enfin, pour peu qu'elle ne soit pas méfiante en fait, et à bien y penser, cette Ana pue la crainte à plein nez et son esprit est entièrement focalisé sur toi ce qui nous empêche d'avoir une espèce d'idée de ce qu'elle pense elle-même. Fort heureusement, tu ne t'écroule pas sur elle, vu ta taille et la sienne, il aurait vraiment fallut appeler l'hôpital pour le coup.

Sensiblement, elle se détend quand elle sait que tu viens de la part de Maria, cette mère de famille poule avec un seul enfant mais qui adopte volontiers tous les mômes du quartier. Une bienfaitrice, comme on dit, comme toi, et je suis prête à parier que cette Ana est une bienfaitrice aussi ... Dans quelle communauté de dingues je me suis encore fourrée, moi ?

Après t'avoir attrapé, ta pseudo-guérisseuse te fait asseoir dans son appartement et se présente poliment. Je ne m'étais donc pas trompée sur l'adresse, ha, prend ça dans les dents, Adam ! Son ton est des plus doux et des plus compatissant, comme une mère avec son enfant. Je retiens ces pensées instantanément avant de te les partager. On souffre physiquement déjà assez, on va pas remuer de mauvais souvenirs. Je sais que t'encaisse bien, mec, mais on sait jamais.

Toi, tu lui sourit, la regardant sincèrement et gentiment dans les yeux, comme deux personnes blessées par la vie se reconnaissant sans se parler. Du moins, c'est ton sentiment à toi.

"Oui, pardon, je m'appelle Adam ... Adam Lucas" Pour UNE fois qu'une personne est plus gentille que toi ... Il faut que tu oublies de te présenter.

"Encore une fois, désolé de te déranger ... Je vois bien que j'arrive à l'improviste. Je n'aime pas m'imposer. En fait, n'hésite pas à me dire si ..."

"... Nous avons mal à niveau de la seconde vertèbre dorsale, en partant du haut, à droite, juste à côté de l'omoplate ! Tu pourras pas le louper, il doit y avoir un put...ain de bleu à cet endroit. D'après un site médical que j'étais en train de consulter, c't'idiot à fait une contracture musculaire en plus d'avoir reçu un vilain choc. Je t'assure, j'ai tout plein d'articulations, je sais de quoi je parle !"

Oui, je suis sortie de ta poche, oui, je t'ai coupé la parole, et non, j'ai aucun regret, quand on te pose une question, Adam, on y répond, merde ! T'as pas l'air de bien le comprendre, ça, mais on est deux à avoir un mal de chien ! Et je sais ce que je dis, j'ai été un chien !!

Ton regard, étonné d'abord, se radoucis. Par moment, tu oublies qu'il ne faut pas être juste généreux mais aussi savoir recevoir l'aide des autres. Ah oui, c'est tout nouveaux pour toi et ça va te faire bizarre qu'on s'occupe de toi mais si cette femme peut nous aider (parce que je fais aussi partie du panel des souffrants) alors elle aura ma gratitude éternelle et je lui répare son ordinateur gratuitement pendant deux ans ! Sinon, je lui pirate tous ses réseaux sociaux, je lui fais un compte facebook, et la fait passer pour une trafiquante de drogue qui s'amuse à tester sa came sur des bébés !!

"Maria a dit que tu pouvais soulager ma douleur, en fait. Je pense que c'est urgent. Pas seulement pour moi, mais aussi et surtout pour elle." Tu me désignes."Je crois qu'elle a encore plus mal que moi. Du coup, je ... vais te montrer."

Ç’aurait presque pu passer pour de la drague mal placée si je ne te connaissais pas si bien. Je sais que tu as horreur quand les gens non-informés de ton pouvoir te touchent car ils ne pensent pas toujours à contrôler le flux de leur pensées. De plus, le fait que tu fasses cet effort pour moi me fait vraiment plaisir à tel point que j'en oublie de t'insulter par pensée.

Lentement, tu enlèves ton sweet tout en grimaçant et tu hésites un peu avant de retirer aussi ton t-shirt. Je ne sais pas si c'est parce que tu es pudique ou parce que tu redoutes encore la douleur ... Ou si c'est parce que tu sens le bouc.
  
MessageMar 20 Fév - 9:39
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Date d'inscription : 01/10/2016Nombre de messages : 269Nombre de RP : 45Âge réel : 23Copyright : Rafi & Aki ♥Avatar daëmon :
Ana E. SantiagoEstoy en llamas
Ana n'arrive pas à se défaire de ce sourire qu'il lui offre, ce regard sincère et d'une gentillesse qu'elle ne voit que très peu autour d'elle. L'espace d'un instant, elle croit se voir, dans ses yeux. Comme un reflet d'une âme blessée qui en reconnait une autre. Quelle étrange sensation... La mexicaine chasse cette impression, persuadée d'être encore victime des restes de sa nuit.
L'inconnu se présente alors, Adam. Il s'excuse, visiblement mal à l'aise de la déranger chez elle. Elle ne peut s'empêcher de sourire gentiment, au moins, elle peut être sûre qu'il ne s'agit pas d'un tordu. Il semble bien trop souriant, prévenant. Et décidément extrêmement désolé d'être venu la déranger. Et alors que l'herboriste s'apprête à le rassurer, une voix s'élève de nulle part et coupe la parole à Adam. Surprise, parce que persuadée qu'il était seul, elle aperçoit du coin de son oeil cette petite silhouette sortir de la poche de son visiteur.
Une... mygale.
Bien mieux encore, une daemonne. Bavarde et plutôt direct, mais une daemonne. Ana lance un regard à l'homme, son coeur laisse échapper les dernières craintes qu'il gardait encore. Pas un humain, un daemonien. Heureuse de découvrir pareille nouvelle, elle retourne son regard vers la daemonne. Bien que la plupart pourraient craindre pareil animal, Ana n'a pas le moindre frisson. Pas qu'elle se croit plus courageuse que d'autres, simplement parce qu'elle apprécie depuis toujours ces bêtes-là. Et qu'une daemonne n'est pas un animal, quoiqu'elle puisse prendre comme forme. Alors, son aspect ne lui tire pas la moindre grimace, le moindre sentiment de dégoût. Elle l'écoute, simplement, comme elle écouterait n'importe qui.
Et plus que tout, elle s'inquiète davantage. Parce qu'il n'est pas seul à souffrir, la daemonne doit ressentir la douleur de sa demi-âme. Sourcils froncés, Ana note attentivement chacune des informations transmises par la daemonne.

- Je vois...

Adam reprend la parole, inquiet pour son amie à huit pattes, plus encore que pour lui-même. Et soudain, il enlève lentement son sweat, hésite avant de faire de même avec son t-shirt. Ana ne rougit pas ni même n'est déstabilisée. Après tout, malgré qu'elle ne soit pas médecin, elle a eu quelques patients. Et dans tous les cas, elle ne peut agir qu'au contact direct de la peau. Son don ne fonctionne pas au travers des vêtements, elle aurait fini par lui demander d'ôter ses vêtements dans tous les cas.

Alors que Tehwa n'a toujours pas bougé de sa place, Ana pose délicatement sa main sur l'épaule de son visiteur, lui demande gentiment de se tourner pour qu'elle puisse voir son dos. Ses sourcils se lèvent au ciel lorsqu'elle voit le fameux bleu, affreusement gros. L'hématome est exactement là où la daemonne le lui a dit, seconde vertèbre dorsale, en partant du haut, à droite, à côté de l'omoplate.
Doucement, la mexicaine passe son doigt dessus, s'arrête.

- Je suis désolée, il faut que je touche pour savoir exactement où se trouve la blessure, ça risque de faire un peu mal.

Elle prend une pause, lance un regard souriant à la daemonne.

- Merci pour tous ces détails, d'ailleurs. Joli réflexe que d'être allée si vite regarder.

Ana se concentre à nouveau sur le dos de l'homme. Elle pose délicatement ses doigts sur l'hématome, ferme les yeux. Et cherche exactement le muscle sur lequel elle allait devoir agir.

- Dites-moi lorsque je touche la partie la plus sensible.

Elle parle à Adam, mais également à la daemonne. Parce qu'elle n'a pas un patient, mais bien deux.
  
MessageVen 23 Fév - 11:39
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
Contact physique ! Youhouuu ! Aouch ...

Tu frémis, tu frémis sur le coup de toutes ces informations nouvelles qu'Ana t'envoie involontairement. Si tu te concentre sur la douleur à cet instant pour aider ta nouvelle amie, moi, je sonde son âme à la recherche de ses recoins les plus sombres.

Nous sommes étonnés par tant de pureté. Il n'y a peu, ou pas de vices dans cet esprit totalement tourné vers les autres. Je comprend confusément que son Daemon est un soutient plus qu'un obstacle à son entreprise. Devant tant d'abnégation, j'aurais presque honte, presque, de ne pas aider plus mon Daemonien... Arf, je suis en train de me laisser trop aller ! Il y a plein de visages d'enfants souriants dans la tête d'Ana, beaucoup de rires et de joies, cependant ..

Chaque lumière à son ombre, et celle d'Ana est bien présente, un acte effroyable a été commis, mais tout ceci est flou, comme entouré de brume. Il s'agit d'un événement dont Ana ne souhaite pas se remémorer ... ou qui a été fait alors qu'elle était sous contrôle. Ce n'est pas SON acte, à coup sur, tant de gentillesses ne peuvent aboutir à l’exécution de ... quoi que ce fut. Cette ombre a un visage, celui d'un homme, et un nom que j'essaye de retenir avant que le lien ne se rompe.

Adam coupe le contact en envoyant ses pensées positives à Ana, doucement, tranquillement.

-Sérénité, sensation d'apaisement et de sécurité.-

Mince, Adam ! Le lien est rompu, je ne peux plus lire ! Les sentiments vont à présent dans l'autre sens, tranquillement, de ton dos à sa main.

-Tout va bien.-

Tu souris alors même qu'elle ne peut pas le voir. Toutes mes pensées altruistes me quittent d'un coup pour ne retenir que ce nom étrange vers qui toutes ces colères se tournent. Tu as absorbé toutes les bonnes choses, j'ai gardé la mauvaise, et c'est très bien comme ça. Je suis à nouveau MOI. Une douleur aiguë et lancinante me parvient alors. Le retour à la réalité est toujours un peu pénible, mais là ...

"Oui, c'est vraiment juste là, au bout de ton index, vers l'ongle." J'ai parlé ... D'une voix douce. Tu m'as contaminé dans ta volonté d'aider les autres. Dès ce soir, je ferai quelques recherches sur ce nom.
"... Merci." ... Pour ce nouveau projet de recherche. J'espère que ce n'est pas un pseudonyme, ce n'est pas que ce soit dérangeant mais ce sera plus long.

Tu me donne un petit coup d'épaule pour que je freine mes envies de vengeances ou quoi que ce soit d'autre.

Le lien entre toi et elle est toujours là. Manquerait plus que tu tombes amoureux d'une fille qui te ressemble. Remarque, vous referiez le monde pendant que moi, j'en traquerai les pires criminels. Ah, on peut rêver, non ?

"Tu fais ça depuis longtemps ? Comment fais-tu pour soulager les maux des gens ?"

C'est ça, essayes de faire tranquillement la conversation pendant qu'on souffre le martyr !

- Je peux t'aider ...-

Nooon, t'as pas transmis ça quand même ?? Déjà parce que tu as un peu autre chose à faire que de l'aider, ensuite parce que s'il y a bien UNE personne qui peut l'aider, c'est quand même plus moi. Tu penses sincèrement que c'est ce que nous devrions faire, devant tant de détresse pour une personne si gentille, j'étais sure que tu ne pourrais pas résister à l'envie de l'aider de toute nos âmes. Bon, il s'agit de recherches et d'éventuellement de piratages. Ça va pour moi ! Partante !

Le seul soucis est de mettre au courant ce joli petit brin de femme de nos intentions, et toi, tu ne veux rien brusquer et, pire que tout, lui demander son consentement avant, voire euuuurk faire connaissance.

"En tout cas, si tu me sors de ça, tu devras absolument me dire comment je peux te remercier."

Ta voix est douce et amusée, tout en toi respire la gentillesse de celui qui a prévu d'aider son prochain. Je parierais même qu'elle ne vas pas reste indifférente à ces attentions.
  
MessageLun 21 Mai - 16:58
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Date d'inscription : 01/10/2016Nombre de messages : 269Nombre de RP : 45Âge réel : 23Copyright : Rafi & Aki ♥Avatar daëmon :
Ana E. SantiagoEstoy en llamas
Son souffle se calme étrangement, son coeur s'apaise. Ana se sent terriblement sereine, en sécurité. Concentrée, elle manipule les côtes de son visiteur avec précaution, dans l'espoir de trouver celle qui souffre. La voix de la daemonne s'élève alors, sort la mexicaine de sa concentration. Ici. L'hématome est vraiment sombre, le point est là. Au bout de son index, vers l'ongle. Froncement de sourcils, l'herboriste retient avec précision l'emplacement exact, à la côte près.
Ana recule alors, réfléchit quelques instants alors que l'homme prend la parole.

- Tu fais ça depuis longtemps ? Comment fais-tu pour soulager les maux des gens ?

Distraite, elle répond sans réellement y prendre attention. Toutes ses pensées sont focalisées sur la recherche du meilleur traitement possible.

- Depuis plus d'une dizaine d'années, je dirais. Mais je suis beaucoup plus douée aujourd'hui qu'au premier jour, fort heureusement.

Et là, comme un éclair de génie, elle trouve la plante idéale. Sourire aux lèvres, elle ignore les derniers mots de son interlocuteur, disparait sur sa terrasse, transformée en serre, d'une ingéniosité folle. Sur une étagère, des pots en verre. Confiture, cornichons, légumes et sauces en tout genre, vidées et lavées. Etiquettes retirées avec soin. A présent, les pots, alignés sur l'étagère en bois, contiennent des plantes de tous les genres.
Une main se saisit de l'un des pots, l'autre en ouvre le couvercle. Elle se penche, sent les racines. Pas celles-là. Une autre, non plus. Et soudain, une idée lui vient, bien plus efficace que les autres. Un mélange sans doute idéal.
Derrière les fleurs de pavot, Ana sort un nouveau pot, l'ouvre, prend une racine. Elle se retourne, cueille trois fleurs jaune d'or.
Racine de bardane et fleurs d'arnica. L'herboriste ne peut jamais être sûre du résultat. Pourtant, il existe quelques vieilles recettes de grands-mères qui fonctionnent à coup sûr.
Ana, sourire aux lèvres, revient dans le salon, plantes en main, s'assied derrière Adam. Elle tend alors sa main droite vers lui, qu'il puisse voir ce qu'elle contient.

- Tu voulais savoir comment je fais ? Grâce aux plantes. Il y a des daemoniens qui font voler les objets, d'autres qui créent des flammes, certains qui entendent les pensées. Moi, mon don est de soulager les maux des gens à l'aide des plantes.

Elle sourit, parce qu'elle sait qu'il ne comprend pas. La plupart ne comprennent jamais à la première explication.

- Je vais te montrer. Là, une racine de bardane et des fleurs d'arnica. Je referme ma main. Mon corps est capable, par un flux d'énergie traversant mes veines, de transmettre les bienfaits de ces plantes à l'intérieur de ton corps. Les effets sont cent fois plus forts qu'une simple décoction de plantes qui aurait été faite avec.

Ana se tait, pose sa main sur le dos de l'homme. Le point culminant de leur douleur au centre de sa paume. Et comme un mécanisme rôdé depuis des années, l'énergie tourne. La mexicaine sent comme un fluide traverser ses veines, courir le long de ses membres, de sa main droite à sa paume gauche. Les secondes s'écoulent, le silence se fait. Et elle le sait, les effets commencent à se faire sentir, doucement.
Et soudain, tout s'arrête. Ana retire sa main de son dos, se relève, contourne la table basse et s'assied face à lui. Poing droit toujours serré. Et lui sourit, droit dans les yeux.

- Tends-moi tes mains.

Sa main gauche rapproche les mains d'Adam vers elle, son poing droit se glisse au-dessus. Et s'ouvre doucement. Une pincée de cendres tombent entre ses paumes. On distingue une sorte de racine, si maigre, desséchée. Là, ce qui avait été des pétales d'un jaune passé.

- J'aspire l'énergie vitale et les bienfaits des plantes pour soigner les maux des autres. C'est mon don.

Ana a toujours aimé observer les visages de ceux qui découvrent son don pour la première fois.

- Vous devriez en sentir les effets à mesure que le temps passe. Seulement, je vous conseille tout de même de faire attention, si la douleur persiste, il s'agit d'une côte cassée. Mon don n'est pas puissant au point de réparer les os brisés, il faudra voir un médecin.
  
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