Ils sont où les autres ? # Adam

 
  
MessageSam 10 Mar - 22:34
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1440Nombre de RP : 145Âge réel : 23Copyright : noragami. / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Inspire, expire, ça va aller. C'est ce que se dit et se répète mentalement Tessa. Elle s'y prépare depuis qu'ils ont décidé d'y aller, soit quelques jours. Elle y avait même pensé avant, avant qu'Adam vienne exposer sa proposition de groupe de parole pour ceux ayant été victimes d'expériences sur l'un des murs de leur salon de thé. Cobayes, ils l'ont été. Une blessure indélébile qui pourrait être moins douloureuse s'ils en parlaient. C'est ce qu'ils en ont conclus, très rapidement. Parce que c'est resté trop en eux pendant trop longtemps. Ils en parlent uniquement avec leurs parents et quelques membres de leur famille ainsi que quelques amis, mais ce n'est pas un sujet de conversation régulier, ils préfèrent éviter d'en parler. Et ne pas en parler n'aide pas à aller mieux. Mieux, Lewis va mieux. Tessa a pu l'observer après avoir engagé Rose et son daëmon pour les aider, mais surtout aider le lièvre de Mars, il fait beaucoup moins de crises, cependant, cela ne veut pas dire qu'il est guéri. De par le lien qu'ils partagent la jeune femme ressent la souffrance de son âme et elle sait que malgré les apparences, Lewis va mal. Pendant qu'ils servaient de cobayes, se fut lui qui sut être son roc, son pilier. Il n'a pas défailli contrairement à elle, il est resté solide jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'on les sortent de là. Puis Lewis est devenu amorphe, une épave. Ils l'étaient tous les deux, pourtant ce fut Tessa qui se remit plus vite que lui. Enfin, se remettre, pas vraiment, mais elle se remit à bouger, à parler, à manger, avant que son daëmon ne bouge ne serait-ce qu'une oreille. La souffrance, ils la partagent, ils ne font pas partie de ceux qui lorsque l'un se casse un autre l'autre a lui aussi l'os cassé, non, ils ressentent juste la douleur. Et cette douleur les fait aller un peu plus mal chaque jour, alors ils serrent les dents et continuent à avancer à contre-vent, comme s'ils étaient dans une tempête, la tempête des souvenirs et de la blessure de l'intercision. Souffrance absolue lorsque le lien entre son daëmon et soi est coupé. Elle a cru devenir folle, elle a cru mourir. Mais heureusement, ils n'en sont pas morts et leur lien a réussi à tenir mais amocher par cette fichue machine. Aujourd'hui, ils sont plus proches qu'ils n'auraient pu l'imaginer, mais pas qu'à cause de ce qu'ils ont subi.

La réunion doit se passer dans la soirée, et heureusement, car il est hors de question qu'ils ferment leur boutique au beau milieu de la journée. Au fur et à mesure que les heures sont passées, Tessa a senti le stress monter en elle, pour le combattre elle s'est encore plus concentrée sur ses pâtisseries. Elle a aussi senti la nervosité de son daëmon, mais beaucoup moins qu'elle, ce qu'elle a surtout ressenti chez lui, c'est son impatience, son envie d'aller se confier. Elle ne lui en veut pas, elle comprend et elle est même contente pour lui, car c'est essentiellement pour le lièvre de Mars qu'ils y vont, enfin, c'est ce qu'elle pense. Parce que même si c'est Lewis qui souffre le plus, au moins en apparence, on ne peut ignorer que Tessa ne va pas bien. Pourtant, ça lui a rajouté de l'angoisse, car elle se dit que si Lewis se confie dès le premier soir alors elle aussi devra parler et elle ne se sent vraiment pas prête pour en parler de sitôt. La belle rousse se voit attendre quelques séances, au moins une, avant de se confier. Ça fait mal d'y penser, mais encore plus d'en parler. Car c'est avoué avoir été impuissant face à la situation, s'avouer que ça ne va pas et qu'il leur faut vraiment de l'aide. Un séjour, même bref, en Irlande leur feraient sans aucun doute du bien, mais Tessa se trouve des prétextes, la boutique, Meadow et surtout, le fait de sortir de sa zone de confort, Merkeley et Perth Amboy. Son train-train quotidien la rassure et la fait se sentir en sécurité. Elle en a besoin de ce sentiment de sécurité depuis qu'on les a enlevé pour se servir d'eux comme cobayes. Mais il est sur que voir leur famille en chair et en os leur ferait le plus grand bien !

Il est loin le temps où ils gambadaient innocents dans la nature de leur pays natal, qu'ils vivaient des aventures imaginaires dans les bois, à l'intérieur d'une cabane dans un arbre plutôt mal fichue. Ils n'avaient pas besoin de grand-chose pour être heureux. Alors que la nuit tombe, les clients se font voir au compte goutte et vient l'heure de tourner la pancarte pour afficher la fermeture du salon de thé. L’éminence de la rencontre devient un peu plus angoissante, un peu plus réelle. Mais avant d'y aller les deux Irlandais ont des choses à faire. Elle, elle s'occupe de la cuisine. Son lieu, son domaine. Laver la vaisselle qui reste, les fours, les établis, le sol. Elle aime que ce soit niquel, tout comme son daëmon. Et lui, il s'occupe de la salle, du comptoir. Ils ont laissé partir leur employée et son daëmon à la fermeture, souhaitant rester seuls, comme pour se recueillir avant la confrontation aux autres, les autres estropiés. Ils ont dîné même si Tessa n'avait pas très faim, l'estomac nouait pas l'appréhension. Un reste de plat de la veille au soir, de la semoule, des légumes, un peu de sauces et surtout des merguez. Parce que oui, cela peut étonner plus d'une personne, mais Lewis est omnivore et mange comme les humains. Trouvant le moyen de retarder le départ du Butterfly de ne serait-ce quelques minutes, Tessa décide de se laver les dents, cherchant par la même occasion à se calmer sans résultat. Lewis ne fait pas de remarque, il ne cherche pas à la pousser alors que c'est l'une de ses habitudes, lui-même appréhende un peu plus la rencontre à présent qu'ils ne leur restent pas beaucoup de temps à attendre. Il lave les tupperwares en silence, attendant le signal de départ de la part de sa daëmonienne.

La rencontre se fera à l'université. Raison de plus pour stresser. Tessa n'a pas envie qu'on la voit y aller, elle n'a pas envie que l'on sache ce qui leur est arrivés. En tout cas, pas en dehors de ce groupe qu'ils vont rejoindre. Déjà que rien que ça, c'est un énorme effort pour elle. C'est leur secret et ils vont le dévoiler à des personnes qu'ils connaissent peut-être et qui porteront sûrement un jugement sur eux après ça. Ni elle ni lui ne supporte la pitié. Mais là-bas, ils seront tous égaux, non ? Aucun jugement ne devrait être porté parce qu'ils ont tous plus ou moins vécu le même calvaire. Ils finissent par s'en aller après avoir verrouillé et remit en marche la sécurité. Tessa est affublée d'une queue-de-cheval lâche, vêtue d'un pull moutarde avec en dessous une chemise bleu marine, une écharpe à la couleur foncée est enroulée autour de son cou pour éviter qu'elle ne prenne froid, elle porte un jean moulant et une paire de Dr Martens. Une tenue où elle se sent bien, où elle se sent à l'aise. La présence chaude et douce du pull la réconforte un peu et l’apaise un peu, même si elle ne le ressent pas vraiment. À son côté, elle porte une besace en cuir où elle a rangé ses affaires, dont les contenants qui ont servies à transporter leur dîner. Lewis porte un pantalon rayé qui l’agrandit, d'un chemisier gris foncé et une veste chaude dû à l'insistance de sa daëmonienne qui craint qu'il ne prenne froid. Après moult discussions et réflexion, il a décidé d'en prendre une qui selon lui, ne ferait pas trop tache avec le reste de sa tenue. C'est que c'est important de faire bonne impression ! Et Lewis aime être bien habillé. Ce qui fait surtout tache, c'est sa grande paire de sandales et sa paire de chaussettes qu'il porte. Mais hors de question de ramasser toutes les saletés du trottoir et le froid qu'il ressent via ses pattes n'est guère agréable. En plus, ce n'est pas si désagréable à porter, même si ça passe plus pour une excentricité du lièvre de Mars que d'un besoin de praticité.

Leurs pas les mènent jusqu'au hall d'entrée du bâtiment où ils ont rendez-vous. Normalement, ils ne devraient pas croiser dans les locaux Meadow car elle et Sebastian sont à l'appartement, pourtant, ils ont toujours le risque de croiser une tête connue. Meadow elle aussi a servi de cobayes, elle fait partie des orphelins rescapés de l'incendie de l'orphelinat à Perth Amboy. La présence des deux Américains dans la vie des Irlandais les a fait évoluer. Les couloirs sont pour l'essentiel vides, s'il n'y avait pas les lumières, les salles entretenues et quelques personnes s'occupant de l'entretien, on pourrait se croire dans un lieu déserté. La O'Cahan a défait son écharpe qu'elle a rangée dans sa sacoche, un petit bout en sort d'un côté. Lewis s'accroche à la boîte cartonnée qu'ils transportent, ils ont eu l'idée commune d'apporter les pâtisseries restantes. Après tout, c'est ce que l'on peut trouver dans ce genre de réunions, non . Ça pourrait aider à détendre l'atmosphère et peut-être servir de récompense inconsciente après s’être livré. Le carton est beige, il n'y a pas de ruban, Lewis n'a pas jugé nécessaire d'en mettre, ça serait même de trop selon lui. La salle de classe se trouve au troisième étage, un moyen d’être isolé et qu'on ne les voit pas juge Tessa. Ils grimpent sans un mot les escaliers, chacun plongée dans ses pensées à l'approche du rendez-vous tant redouté. Seuls, ils avancent, un peu plus nerveux à chaque instant. Voilà le moment tant redouté, tant attendu. Qui frappe ? Qui ouvre ? Sans savoir pourquoi, ni comment elle en arrive à le faire, c'est la jeune femme qui pousse la porte de la salle de classe. Îlot de lumière parmi la pénombre des autres pièces. Tous deux tombent des nus en voyant qu'il n'y a personne d'autres qu'eux et Adam ainsi que sa daëmonne. Seraient-ils trop en avance ? Ou, au grand malheur de la rousse, sont-ils les seuls à être venue ? « Euh … bonsoir ... » Elle a envie de prendre ses jambes à son cou alors qu'elle prononce ses mots dans l'encadrement de la porte avec Lewis près d'elle, qui lui aussi se demande pourquoi il n'y a personne d'autre. Ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir subi cette mésaventure !
  
MessageSam 10 Mar - 23:37
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
"Sept, c'est beaucoup trop !"

"C'est un de moins que mes pattes ! En plus, il y en a un qui ne marche pas."

Encore et toujours cette discutions. Une araignée n'a-t-elle plus le droit de posséder autant d'ordinateurs qu'elle le souhaite ? En plus, la totalité de ces bécanes ont été payées avec mon argent quand les bitcoins ont commencés à rapporter gros.

"De toutes façon, c'est non ! Charlotte, on a pas le droit de rapporter un ordinateur d'ici à la maison !"


"T'as raison, en plus, ils sont vraiment vieux. Regarde ça ! Je suis même étonnée qu'il marche encore avec toute cette poussière ... En plus, ça servirait à rien, j'ai bientôt fini ..."

Je sors de l'unité centrale avec plus de moutons sur moi que dans un champ en Irlande. Je me secoue un moment avant d'y retourner, la carte mère est totalement rincée et ça sent le bacon frit ce qui est pas très bon signe pour un ordinateur en général. Bon, je replace juste les disques durs, je plug tout ça, je fais une dernière vérification visuelle et je sors pour booter l'ordinateur en mode sans échec. Du moins, essayer. Qui a dit que de pirater des dossiers scolaires étaient facile ? A présent, Adam, tu auras juste à me demander et je te sors les notes de n'importe qui ces seize dernières années.

"Putain de bios de merde ... Putain de windows de merde !"

Tu soupires et je comprends alors notre agacement commun. Tu regardes ta montre avant de te diriger vers la fenêtre, l'air totalement abattu. Je laisse alors mon petit bidouillage de côté pour m'adresser à toi sur un air véritablement concerné.

"... Je suis désolée que, une fois encore, personne ne soit venu à ta réunion. Ça ne sert à rien d'insister, ce sont tous des lâches de toutes façon. Sans rire, il n'y a rien de plus ingrat qu'un dépressif !"

Malgré tout, je te vois sourire un peu dans les reflets de la vitre à ma tirade. Quand tu es contrarié, je le ressens et on ne peut rien faire d'autre que s'engueuler. En l’occurrence, peu de choses te contrarient autant que tes petit protégés qui ne veulent visiblement pas s'en sortir.

"Je pensais qu'au moins cette fois ... Bon, ce n'est pas grave. Je vais ranger ici et on va se préparer un bon chocolat chaud devant un bon film, d'accord ?"

"Bien sur ! Si c'est moi qui choisis !"

Cette phrase n'aurait pas pu me rendre plus heureuse. Je vérifie alors que le mouchard est bien en place dans le clavier, revisse le capot en place, retire proprement ma clé USB de l'ordinateur avant de supprimer toutes traces de mon passage. Bien entendu, je sais que ces précautions sont un peu excessive étant donné le peu de sécurité que contient le parc informatique d'ici mais, que voulez-vous, déformation professionnelle.

Toi, tu ramasses les chaises que tu avais placées en cercle avec une nonchalance qui ne te ressemble pas. Je te soupçonnerais presque de faire exprès de traîner dans le but d'espérer que quelqu'un se pointerait ici à la dernière minute. C'était ta toute dernière tentative, et c'est cuisant comme déception. Pour ma part, je suis bien contente de troquer ma soirée entre dépressifs contre un moment tranquille sur ton épaule au chaud à se matter un film interdit aux moins de 18 ans. Yepee !

Une fois que je suis sure que tout est en place pour espionner le réseau scolaire avec plus de facilité qu'avant, je me laisse tomber de la table à l'aide d'un fil et cours jusqu'à ton pied. Plus que quelques centimètres et ...

Skweeek.

Comment ça, "skweeek" ? Je m'arrête subitement, toi aussi, et nous regardons les deux la porte qui venait de se manifester. Timidement, une femme rousse venait de passer la tête à la porte en nous saluant un peu maladroitement. Comme perdue, c'est ça ! Cette femme est perdue ! Rentrons à présent ! Bon sang, elle pue le traumatisme à plein nez ! Elle est véritablement là pour toi, mais elle est en retard d'au moins ... Ouh la, trois minutes ! Dommage pour elle. Allez, ciao ma belle !

Toi, tu laisses tomber la chaise que tu tenais et la joie revient sur tes traits. Et meeeerde ! Te voilà qui te diriges vers elle comme un môme obèse se rue vers un magasin de bonbons. Soirée gâchée.

"Tessa ? Comme je suis content de te voir ! Et où est ce cher Lewis ? Ah, ici ! Bonsoir et bienvenue."

Je me souviens de ce drôle de Daemon habillé. C'était le couple du Butterfly ! Bon point pour eux, ils excellent dans la pâtisserie au chocolat, je ne les ajoutes donc pas tout de suite sur ma liste d'ennemis potentiels. Ah, et ils ont ce qui semble être quelques restes de mets sucrés. Admettons que je ne vais pas trop râler ce soir alors.

"Vous êtes les premiers, et les seuls, j'en ai bien peur. Viens t'asseoir, je t'en prie. Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas prévu de te faire une séance de psy à patiente."

Vrai ? On peut partir ? Cool ! On embarque quoi qui se trouve dans cette jolie boite et c'est par...

"Mais on a du temps devant nous. Et puis c'est pas désagréable ici. On peut parler de ce que tu veux. Comment ça va le Butterfly ?"

Te voilà ravis à présent. Bon, Tessa, il semble que ce soir, tu seras plus bénéfique à sa santé mentale que le contraire. Bienvenue dans la pure logique Adamienne.
  
MessageDim 11 Mar - 22:09
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1440Nombre de RP : 145Âge réel : 23Copyright : noragami. / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Prise au dépourvue par le manque de présence de personnes dans la salle Tessa ne sait pas trop comment réagir, encore trop surprise, le stress l'a immédiatement submergée en voyant que seuls Charlotte et Adam sont présents. Elle ne peut à présent plus faire demi-tour puisqu'elle a ouvert la porte et signifier sa présence maladroitement. Ce qui au passage ne lui ressemble pas. Tessa n'est pas du genre à montrer ses faiblesses, elle résiste comme un rocher qui se fait heurter par les vagues de la mer, ne montrant pas qu'elle va mal, qu'elle souffre. C'est pour ça que les gens ne se doutent pas que derrière la femme forte qu'elle montre se cache une personne qui a vécu à ce que l'on peut considérer à un film d'horreur, une torture. La belle rousse ne peut s’empêcher d'esquisser un timide sourire en voyant la joie que manifeste le psychologue à les voir. Elle se raccroche tout de même à deux mains à la bretelle de son sac, signe de son malaise et de son angoisse. « Bonsoir ! » lance Lewis, la moindre des choses est d’être poli même lorsque l'on est surpris par une situation. Tessa se sent encore plus mal lorsqu'elle apprend la constatation que fait Adam, ils sont les premiers mais probablement les seuls à venir. « Co … comment ça les seuls ? » elle a l'impression qu'on l'a prise au piège. Malgré l'enthousiasme de l'homme elle n'a qu'une envie, partir en courant. Elle n'avait pas du tout prévu, ni même envisagée, la possibilité qu'ils soient les seuls à se présenter à ce groupe de parole. Elle sait qu'ils n'ont pas été les seuls à subir ces expériences. Preuve en est, ils hébergent deux individus qui ont eux aussi servi de cobayes. Meadow et Sebastian. Une pensée lui traverse l'esprit, est-ce que Lewis savait ? Est-ce qu'il a manigancé ça pour l'amener ici pour qu'il, ou plutôt elle se confie ? Parce que là, c'est vraiment mal barré pour qu'on lui arrache quelques confessions sur ce moment passé.

L'une des raisons qui l'ont poussé à accepter de venir c'est que cela fait maintenant bientôt trois semaines qu'elle ne fait quasiment que des cauchemars. C'est fatigant à la longue. Réminiscences de mauvais souvenirs ou simple fait de son imagination, dans les deux cas la jeune femme se réveille en sursaut et en crise de stress. C'est le lièvre de Mars qui en s'avançant dans la pièce oblige Tessa à en faire de même, la main poilue du daëmon s'étant accrochée à celle de sa daëmonienne, ce simple contact arrive à les rassurer, tout du moins un peu. C'est mieux que rien. « Ça va bien au Butterfly, les nouveautés marchent ! » Lewis comme à son habitude se veut plein d'assurance, il est un phare dans la nuit pour Tessa. « On a apporté des pâtisseries ... » dit-elle d'une voix beaucoup moins assurée que son âme. Comme si l'apport des mets pouvait justifier leur présence. Elle se donne cette impression d’être pitoyable, statut qu'elle n'aime guère mais qui est un peu vrai. La Tessa pas assurée on ne la voit pas tous les jours. Elle a le caractère des O'Cahan, en plus de quelques traits qu'elle tient de sa mère. Pleine d'assurance, dit ce qu'elle pense sans détour, brave, solidaire avec le reste de la famille, fière d’être Irlandaise voilà ce qui fait la base d'un membre du clan.

Le regard de la jeune femme se promène sur les lieux, sur l'extérieur obscur qu'elle distingue à peine à cause de la nuit qui est tombée mais ne se pose ni sur Adam ni sur l'araignée. Être ici c'est avouée qu'elle fait partie des victimes, c'est révélée une partie d’elle-même et elle était prête à faire ça s'il y avait eu d'autres personnes, mais là … seule avec deux personnes qu'elle connaît, enfin, pas énormément car jusqu'à présent elle les classait dans la catégorie « Clients normaux », ceux avec qui elle n'a pas développé de liens plus que celui de la sympathie dû à leur présence régulière dans son établissement et les quelques paroles échangées, non, elle ne se sent vraiment plus de se confier. « Au fait, excusez-nous pour le retard. » dit le lièvre de Mars, toujours fidèle à ses habitudes d’être ponctuel, c'est la moindre des choses de s'excuser des trois minutes de retard, qui, dans d'autres circonstances, l'aurait mis dans tous ses états. « Je crois qu'il vaut mieux que l'on s'en aille ... » dit-elle en faisant un pas en arrière, comme pour fuir vers la sortie * Restons, nous ne sommes pas obligés d'en parler, ni même que tu ne parles. Allez ... * * Lewis, je veux rentrer s'il te plaît. *
  
MessageMer 14 Mar - 20:55
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
"Il n'y a aucun mal. Vous n'êtes d'ailleurs pas spécialement en retard mais s'il n'y avait vraiment personne après dix minutes, j'aurais été obligé de rendre cette salle."

Je te sens alors réfléchir à toutes vitesse ... Elle ? Tessa ? Victime des expériences d'intecision ? Ce n'est pas possible ! Et pourtant, elle est justement en train d'y penser à cet instant avec insistance comme pour nous démontrer à quel point nous étions dans l'erreur. Je dois admettre que moi-même, je suis surprise. Voir une femme aussi sure d'elle au quotidien et qui a même sa propre affaire qui marche n'est pas quelque chose qui cache un traumatisme habituellement. En tout cas, elle ne l'a jamais évoqué ni même pensé devant nous. Pour cette force, je dois admettre qu'elle a toute mon attention ... Pour ça et pour ... Oh, quelle odeur tout simplement ... divine. C'est du chocolat ? Tessa, je t'aime !

Alors que j'attends avec impatience le "vas-y, sers-toi", je te sens te torturer l'esprit sur la marche à suivre. Ton visage, comme à ton habitude, reste serein, sincère et joyeux. Cependant, quand la belle rousse envisage de partir, tu t'apprêtes à t'opposer à l'instar du Daemon-lièvre qui lui demande de rester. Tu as peur d'être vraiment maladroit. La mettre mal à l'aise est la dernière chose que tu souhaitais. Tu le savais que ce "groupe de parole" n'était pas une très bonne idée, que quelqu'un de blessé a envie de parler de sa blessure ou de se changer les idées, pas de parler entre blessés afin de faire naître un sentiment de comparaison. Tu voulais y croire, cependant, et te voilà piégé dans indécision.

"J'allais partir aussi, justement. Souhaites-tu que je t'accompagnes quelque part ? Je te dois bien ça car ta venue m'a fait retrouver le sourire."

Et nos gâteaux alors ? Adam, ne la laisse pas partir avec sa boîte sous le bras. Tu t'en moques, tu ne manges pratiquement jamais de sucre et rien qui fait grossir d'ailleurs, mais pense à moi ! Ce n'est pas parce que t'es un gars triste qu'il faut que je trinque aussi. En plus, je crois que c'est la pire technique de drague que j'aie entendu de toute ma vie. Comment ça, tu ne la dragues pas ? Encore heureux ! Seulement ... Elle peut le croire, elle.

Tu avales ta salive en te maudissant, conscient qu'effectivement, la proposition pouvait être vraiment mal interprétée. Un peu plus et tu allais te taper la tête contre un mur. J'aime te torturer, tu le sais, ça ?

"Je veux dire ... Enfin, non pas que je veuille ... Voilà ... C'est juste ..."

"... Ce que mon ami maladroit essaie de dire avec cette phrase très inspirée aux mots finement choisis est que tout simplement, vous n’êtes absolument pas obligés de rester. Cependant, si vous souhaitez juste discuter un peu avec nous en partageant l'une de vos merveilleuses pâtisseries avec nous, je dois dire que ce serait avec beaucoup de plaisir. Soyez sans craintes, nous n'allons pas vraiment nous attarder de toutes façon donc si vous voulez laisser la boîte avec les gâteaux, il n'y a aucun soucis ! Peut-être que, dans la foulée, nous pourrions vous raccompagner quelque part afin de finir la soirée sur une note plus positive qu'elle n'a commencé. Qu'en pensez-vous ?"

Je te sens me remercier sincèrement, soulagé de ma tirade qui, finalement synthétise plutôt bien ce que tu voulais dire toi-même. Ne t'inquiètes pas, je saurais très bien comment réclamer ma juste récompense. Je pensais justement à mon septième ordinateur, un tout-en-un XPS 18 tactile. Je le choisirai grand, et puissant.

Pour ta part, tu attends presque fébrilement la réponse de la rouquine. Sur ton visage serein, une vague d’appréhension vient teinter ton regard. Quiconque connait ton habituelle impassibilité concernant tes sentiments aura remarqué ce fugace et subtil changement.
  
MessageLun 26 Mar - 20:13
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1440Nombre de RP : 145Âge réel : 23Copyright : noragami. / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...
Sa proposition a beau être louable et se veut gentille, Tessa le prend tout de même un peu mal, mais c'est sans doute dû à la situation et au fait qu'elle se sent mal à l'aise. Alors oui elle se braque et se met sur la défensive. « Nous pouvons tout à fait rentrer seuls ! » Bien entendu, elle a pris de travers ce qu'il lui a dit, elle a même occulté en partie le compliment qu'il lui a fait. N'a-t-il pas essayé de lui faire des avances ? Elle n'en sait rien, son esprit est trop perdu ce soir pour y réfléchir correctement. Elle n'a pas envie de paraître faible, c'est quelque chose qu'elle tient du reste du clan, ne pas paraître faible, sauf devant ses proches et Adam et Charlotte ne font pas partie de cette catégorie de personnes qu'ils fréquentent. Avoir servi de cobayes a renforcé les deux Irlandais et les a rapprochés. Elle ne veut pas qu'Adam pense que parce qu'elle est venue et qu'ainsi elle avoue qu'ils ont subi l'intercision qu'ils sont faibles et sans défense. Depuis ce tragique événement la jeune femme a investi dans une bombe au poivre, certes, ça a un usage limité mais ça reste tout de même efficace et la belle rousse sait se défendre. Oh ! Elle n'a pas pris de cours de self défense, elle sait juste frapper aux bons endroits. Elle sait aussi qu'elle peut compter sur sa famille pour eux et que même si ce n'est pas officiel, elle se doute bien qu'au moins depuis leur enlèvement leur père a engagé des individus pour les surveiller et pour veiller sur eux. Il arrive parfois que Tessa vienne en salle, observe les clients et se demande s'il y en a au moins un dans le lot qui a été engagé par leur paternel. Mais elle, elle est plutôt en cuisine et c'est Lewis qui côtoie le plus souvent les clients et il a déjà eu quelques suspicions pour certains de leurs clients. Cependant, ni l'un ni l'autre ne s'en plaignent vraiment, ça a quelque chose de rassurant de savoir que l'on veille sur eux. Jusqu'à présent, aucun ne semble-t-il n'a eu besoin d'agir pour les protéger.

Le voilà qui se montre embarrassé et l'araignée qui lui sert d’âme vole à son secours. Leur attention se baisse sur l'arachnide, l'écoutant expliquer les propos de son daëmonien. Le fait que Charlotte parle de leur laisser la boîte de pâtisseries ferait presque sourire dans cette situation, Lewis sait à quel point elle aime le chocolat au vu du choix de viennoiseries qu'elle prend lorsqu'elle vient au Butterfly. Les explications aident à la réflexion, le problème c'est qu'ils sont deux et que l'un souhaite rester alors que l'autre ne veut qu'une chose, partir et limite en courant. La main poilue et rassurante du lièvre de Mars vient se glisser dans celle de son humaine et la serre avec douceur « Tessa, on n'a pas fait ce chemin pour rien … on pourrait au moins juste se poser et profiter des pâtisseries. Juste ça … s'il te plaît. » * Nous ne sommes pas obligés de rester longtemps ... * complète-t-il mentalement. Avec son regard doux et rempli de confiance il arrive à faire céder les barrières de la jeune femme, malgré les réticences elle esquisse un geste de la tête, acceptant de rester même si c'est à contre cœur. Elle peut bien faire ça pour lui. Après tout, ils sont censés être là plus pour lui que pour elle. Enfin, c'est ce qu'elle se dit. Elle pousse un soupir, dépose le carton sur une table et l'ouvre pour laisser l'accès aux pattes de Charlotte mais aussi aux mains qui voudraient en prendre « J'ai pris ce qui restait, prenez ce que vous voulez. » phrase inutile car forcément qu'elle a pris ce qui restait. Elle n'aime pas proposer à la vente des produits qui datent de la veille et bien sur qu'il est évident qu'ils prennent ce qui leur plaît.

Le regard de la jeune femme est surtout rivé sur le sol, elle attend que quelque chose se passe, que Lewis fasse quelque chose, la guide. Elle n'a vraiment pas envie d’être là cependant Tessa fait un effort pour son âme. Il dépose une chaise près d'elle pour qu'elle puisse s'asseoir ce qu'elle fait sans se faire prier. Le lièvre de Mars va fermer la porte, histoire de leur donner un peu d'intimité puis revient vers eux et s’assoit à son tour. « Je ne veux pas que ça se sache ... » la patte de son daëmon se pose avec douceur sur la sienne, ses yeux allant se planter dans ceux d'Adam « Nous vous demandons de n'en parler à personne. » ceci n'est pas une demande mais plus un ordre même si pas explicitement affirmé. Leur secret ne doit pas sortir d'ici. L'irlandais cherche quoi dire, qu'est-ce qui pourrait lancer une conversation, détendre l'atmosphère ? Il prend une pâtisserie, un muffin avec un cœur coulant au caramel et le dépose devant sa daëmonienne avant de prendre une mini tarte à la framboise. « Et donc, votre journée s'est bien passée ? » question plus que bateau mais il ne sait vraiment pas quoi dire. Il est curieux, se demande s'il était prévu que beaucoup de monde vienne, ou plutôt, combien de personnes dans leur cas connaissent Adam, mais ça, il se garde bien de le poser car c'est une question indiscrète et au fond, il n'a pas vraiment envie de le savoir.
  
MessageMar 17 Avr - 19:52
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Date d'inscription : 14/02/2018Nombre de messages : 91Nombre de RP : 38Âge réel : 30Copyright : Moi-mêmeAvatar daëmon : Fascinante et effrayante
Adam LucasNormal is just an illusion
Ton regard reste fixé sur la petite boite interdite posée, ouverte, offerte, devant toi. Tu te souviens de ton enfance où tu avais un mal de chien à t'accepter physiquement, tes kilos en trop particulièrement difficiles à perdre, ta pratique intensive et régulière de tous les sports possibles et imaginables qui durent encore aujourd'hui. Cette boite juste sous ton nez avait des allures terriblement séduisantes rien qu'à l'odeur. Sans rire, cela fait combien de temps que ton palais n'a pas été en contact avec du sucre blanc, de la nourriture destinée au plaisir et non au stupide et simple nutriment ? Je suis persuadée que cela se compte en années à présent. Bien le surpoids ne semble absolument pas être un problème pour toi avec ton physique d'athlète, tu sais que tu as tendance à grossir bien trop rapidement et tu ne souhaites pas tenter le diable. Oui mais voilà, aujourd'hui, te voilà face à un sérieux dilemme : Outre la tentation extrêmement élevée de faire une entorse à ton règlement rigido-rigide nutritionnel, il y a aussi la volonté de ne surtout pas vexer (voire faire plaisir à...) la seule patiente du moment.

D'ailleurs, cette dernière prend ombrage de ce qu'elle pense être une vaine et pathétique tentative de drague. Tu la regarde avec un air penaud quand tu te fais limite engueuler alors que tu ne voulais qu'être gentil. Parfois, cela serait assez pratique de faire fonctionner ton pouvoir en sens inverse, que la jolie Tessa comprenne bien qu'il n'y a que de la bienveillance et de la naïveté en toi. Les idées perverses sont les miennes, il n'y a rien à craindre d'un gentil géant comme toi.

Tu me fais tellement pitié en cet instant que je m’empare d'un magnifique et calorique dessert au chocolat et commence à le dévorer, minuscules bouts les uns après les autres. D'un même temps, je partage avec toi la totalité de mes sensations de plaisir à commettre cet outrageux péché capital. Tu fermes les yeux un court instant, réalisant seulement maintenant à quel point cela te manque cruellement. C'est une bien maigre consolation qui s'apparenterait presque à de la torture mentale mais c'est ce que je peux t'offrir de mieux pour te remonter le moral en cet instant précis.

Et voilà que la jolie dame tire sur l'ambulance et fini de t'achever : Elle te demande de ne parler à personne de votre petite entrevue. Comme tout le reste, c'est une demande anodine et même particulièrement compréhensive mais quelque chose en ton fort intérieur se blesse à cette demande. Toi, la tombe qui ne laisserait jamais filtrer la moindre information sur personne même sous la torture, voilà qu'on te demande de rester discret comme s'il y avait le moindre doute quant à ton professionnalisme.

Elle ne t'a jamais eu en tant que psy, c'est sans doute un peu normal, non ? Après tout, elle a vraiment peur de paraître faible, tu ne peux pas décemment demander à quelqu'un d'avoir confiance en toi comme ça. Cette pensée te rassure un peu et te fait regagner ton sourire. En réalité, il ne s'est passé que très peu de temps mais ta sensibilité te joue vraiment des tours en ce moment. Fais attention.

"Bien entendu que cela restera entre nous. Ce n'était même pas la peine de demander tant c'est évident."

Je sas que je devrais certainement faire la même promesse mais quelque chose me dit qu'un Daemon qui se sent obligé de préciser qu'il va aussi tenir sa langue, ça n'a pas tendance à mettre les gens en confiance. Va savoir ...

"Ma journée ? Hé bien vraiment très bien, je te remercie. Et je dois admettre qu'elle aurait pu être décevante si je n'avais pas eu la joie de vous avoir ce soir."


Ça, c'est le moins qu'on puisse dire ...

"Oh, mais je manque à tous mes devoirs. Vous voulez un thé ou un café pour accompagner ces douceurs ?" Demandes-tu en bondissant presque de ton siège pour te diriger vers la bouilloire tant pour être un hôte de qualité que pour fuir les dites douceurs.

"Elles sont excellentes, en tout cas. Merci beaucoup ! Tu devrais venir plus souvent." Dis-je entre deux bouchées.

Alors que tu t'apprêtes à faire chauffer l'eau et à farfouiller dans les placards à la recherche de sachets de thé ou de filtres à cafés, tu continues la conversation sur un ton léger. Tu sais très bien que pour une première séance, la confiance est de mise et que seule la Vérité compte au détriment du sacro-saint résultat réclamés par tes confrères.

"Et votre journée à vous ? Il y a eu beaucoup de clients ces derniers temps au salon ? Puis-je juste me permettre de savoir ce qui vous a finalement convaincu de venir ? Ces séances n'ont pas beaucoup de succès comme vous pouvez le voir et j'aimerais vraiment les rendre plus attrayantes. Toutes les idées sont les bienvenues."
Tu continues ton farfouillage tout en parlant, le sourire aux lèvres avec toujours cette aura qui a le don de mettre tout le monde en confiance.

Pour ma part, j'aimerais juste préciser que le site qui conduit aux informations commerciales et professionnelles du fameux salon de thé n'est pas sécurisé et qu'il y a eu déjà quelques instruisons, rien de bien méchant cependant. Je suppose que je garderai ces informations pour une séance prochaine car paraitrait-il, encore une fois, que d'annoncer ça ne mette pas tout à fait en confiance.

  
MessageDim 27 Mai - 6:08
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Date d'inscription : 24/11/2014Nombre de messages : 1440Nombre de RP : 145Âge réel : 23Copyright : noragami. / Erwan (pour Lewis) / Beylin (pour l'aesthetic)Avatar daëmon :
Tessa B. O'CahanMODO• Nothing will be the same...

« Merci ... » les paroles d'Adam l'ont rassuré, elle lui fait confiance, il ne dira rien sur eux. Bien sur, si elle devait se confier elle ne lui dirait pas tout, elle est ici pour parler de ce qu'ils ont subi, pas du reste. Par exemple, elle ne parlera certainement pas de ses anciennes activités illégales. Depuis son arrivée aux États-Unis les deux Irlandais n'ont plus rien eu à faire avec ce genre de pratique, cependant si un jour ils reprennent les rênes du clan que se passera-t-il ? Devront-ils retomber dans l'illégalité ? Diriger le business que leur père dirige actuellement . Tessa et Lewis sont leurs seuls enfants, il est donc logique que lorsque leur paternel décidera de prendre sa retraite ça sera à son tour de prendre la tête du clan. Le souhaitent-ils ? Pas vraiment. Ils aiment bien leur petite vie tranquille, en plus de ça, quel exemple donneraient-ils à Meadow et Sebastian, ces deux orphelins à qui ils servent de famille d'accueil. Ils se targuent au fond d'eux de se vouloir être un bon exemple, de montrer patte blanche, alors s'ils devaient pratiquer de nouveau de telles affaires ils se sentiraient sûrement mal. Ça a toujours mis mal à l'aise de la jeune femme quand elle devait le faire. Elle le faisait parque qu'elle devait obéir à son père qui était lui-même le chef du clan, soit deux figures d'autorité en une pour la rouquine. Alors oui, Tessa et Lewis – la daëmonienne plus que son âme – ont participé à des braquages de banques, le pouvoir de la jeune femme étant un atout majeur dans ce genre d'événement car elle pouvait endormir les gens pour qu'il n'y ait pas « d'accidents ». Les O'Cahan mettant toujours un point d'honneur à faire le moins de morts autour d'eux. Les innocents restent en vie, les autres, ont leur fait regretter leurs actes. La violence n'a jamais été leur truc, mais c'est un fait, une réalité qu'ils ont dû affronter même si heureusement, pas pratiquaient ! Il y a des gens pour ça. Chacun à sa fonction, son rôle à jouer et quand le jour viendra, ils auront leur propre rôle rôles.

A-t-elle un manque de confiance envers l'araignée ? Non. Mais qu'elle dise elle aussi qu'elle tiendrait sa langue aurait plu à la jeune femme, mais elle ne se voit pas de le lui demander et elle préfère donc se contenter de la parole de son daëmonien comme pour la compter en deux en un. Au passage, un arachnide a-t-elle une langue ? Un petit sourire apparaît sur les lèvres de la belle rousse lorsqu'elle entend ce que dit Adam, parce que ça l'est, elle le prend comme un compliment ce qu'il vient de dire sur sa présence dans ses lieux. Elle comprend qu’être venue à contenter l'homme, elle comprend qu'il aurait été déçu de ne pas avoir eu de succès une nouvelle fois, si elle devait se mettre à sa place elle aurait aussi été déçue d'un tel échec. En est-ce un même s'ils sont venus ? En partie sans doute, le projet de réunion de groupe n'est pas un franc succès, preuve de leur unique présence dans la salle de classe. C'est Lewis qui prend la parole lorsque Adam leur demande s'ils désirent boire une boisson. Chez eux, depuis qu'ils sont arrivés aux États-Unis et qu'ils ont monté leur salon de thé, ils ne boivent plus de café, ni dans leur boutique ni chez eux vous ne pourrez trouver de quoi en faire. « Du thé s'il vous plaît. » habituée aux compliments sur les pâtisseries qu'elle fait, l'Irlandaise n'en reste pas moins touchée à chaque fois, même si au Butterfly elle ne le montre pas autant qu'en privé. Est-ce que Charlotte essaye de soutenir son humain en incitant Tessa à revenir plus souvent ? Probablement.

« Il y a autant d'affluence que d'habitude, mais ce n'est pas moi qui suis en salle ... » une perche qu'elle vient de tendre à son âme « En effet, il y a autant de monde que d'habitude, c'est surtout avec l'ouverture de Merkeley aux humains que nous avons eu un pique de fréquentation mais depuis, ça c'est calmé. Je … vous savez, vous n'avez pas à fouiller ces placards pour chercher des sachets, sûrement industriels, j'en transporte toujours quelques-uns du salon avec moi. » dit-il tout en sortant une petite boîte plate et longiligne d'une poche intérieure, l'ouvrant puis la déposant sur la table « Ça date à présent, mais que pensez-vous de l'ouverture de la ville aux humains ? » Lewis cherche par cette question à trouver un sujet de discussion. Peut-être que la conversation se détournera rapidement vers autre chose. Par exemple comme en parle Adam, de ce qui les a poussé à venir. C'est au tour de la rouquine de prendre la parole, d'une voix encore un peu timide elle ose parler « Je crains que nous ne vous aidions pas beaucoup … c'est l'idée que ce soit un groupe, sans doute que nous pensions que cela individualiserait moins ... » elle bloque, n'arrive pas à prononcer les mots fatidiques et même si l'une des pattes du lièvre de Mars vient se glisser dans une de ses mains et qu'elle ressent sa compassion, Tessa n'y arrive pas et Lewis décide finalement de prendre le relais, émettant une légère pression de quelques secondes dans sa prise pour lui faire comprendre qu'il s'en charge « Que cela individualiserait moins ce que nous avons subi, bien sur, jusque-là nous n'ignorons pas que nous ne sommes pas les seuls, mais nous n'avons jusqu'à présent jamais eu l'occasion de ... » lui ne bloque pas, ou en tout cas pas vraiment, il cherche juste ses mots et ça se voit sur son visage et dans son regard « de rencontrer d'autres personnes qui ont été à notre place. Le fait de ne plus avoir ce sentiment de solitude, ça nous a probablement aidé à nous décider à venir. » « Et puis, c'est aussi pour que tu ailles mieux. » * Pour toi aussi. * lui dit-il mentalement

L’Irlande lui manque plus que d'habitude parfois et dans ces moments-là elle se dit qu'ils n'auraient pas dû quitter leur patrie, que s'ils n'en étaient pas partis rien de tout cela ne serait arrivé. Mais où en seraient-ils aujourd'hui ? Que feraient-ils ? Seraient-ils toujours dans les affaires illégales de leur clan ? Peut-être. Sans doute. Ni l'un ni l'autre ne peut nier que ne plus être dans l'illégalité leur ont fait du bien. Tessa aimerait bien y retourner, revoir les paysages de son enfance, pouvoir serrer dans ses bras sa mère, son père, sa famille, parce que les années passent et rien ne peut remplacer le temps perdu. Est-ce qu'elle a déjà envisagé de tout plaquer pour retourner en Irlande ? Oui ! Ils pourraient transférer leur commerce là-bas et rien ne les empêcherait pas d'avoir autant d'affluence qu'ici voire même plus. Il y a juste le risque d’être pris dans un conflit entre clans, parce que même si les O'Cahan dominent, de temps à autre il arrive qu'un autre clan fasse un peu de grabuge. Mais elle sait que leur père fait tout pour qu'il y ait une harmonie dans les clans irlandais. Il fait de son mieux, ce n'est pas toujours facile d’être chef. Elle se souvient de la sensation de la chaleur des rayons du soleil, de l'odeur de la campagne, des galets de certaines plages sous ses pieds, le gout des pâtisseries qu'ils ont apprit avec certains membres du clan telle que l'une de leur grand-mère, des expéditions que Lewis et elle menaient quand ils étaient plus jeunes lorsque le clan s’arrêtait à un endroit et que leur curiosité les pousser à explorer le lieu et ses alentours, elle se souvient de tout ça et elle a si peur que ses souvenirs de sa nation et des moments vécus là-bas se fanent et en deviennent flous à cause du passage du temps. Elle aimerait tant pouvoir s'en refaire d'autres, mais elle se trouve tant de raisons pour ne pas franchir le pas. La boutique. Les deux orphelins qu'ils hébergent, tout un tas de raisons qui sont de fausses raisons. C'est bête, mais elle angoisse à l'idée de quitter sa zone de confort alors que l’Irlande devrait et normalement en fait partie. Mais elle le sait, oui, elle sait qu'un jour, proche, elle se mettra un coup de pied au cul et achètera des billets pour aller passer un séjour là-bas. « Avez-vous déjà eu l'occasion d'aller en Irlande ? C'est un très beau pays. » Tessa préfère parler de ça que de ce qui les a poussé à venir et de tout ce qui est en lien avec ce qu'ils ont subi, si c'est tout de même la raison qui les a poussé à venir ici ce soir.
  
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