A l'aurore, courons ensemble [pv Atriom]

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Mar 1 Mai - 12:55
J’ouvre les yeux, tourné sur le côté. Les volets de ma chambre son ouvert, mais les rayons du soleil ne pointent pas encore. Je tourne la tête vers mon réveil. Il est quatre heure et demi. Evidemment, je n’avais pas encore dormi longtemps, seulement trois ou quatre heures. Je soupire et me redresse. Je sais pertinemment que je ne me rendormirais pas. Je lance un regard vers la couchette de Seth. Il dort encore, mais il ne devrait pas tarder à se réveiller. Les panthères nébuleuses était plus active à l’aurore et à l’aube, et il ne faisait pas exception. Finalement, je me lève et part prendre un petit déjeuner rapide. Seth se lève enfin. Je lui donne son repas à lui aussi. Mon premier cours n’était pas avant dix heures, j’avais encore le temps pour faire des tas de choses. Et, malgré ma fatigue, j’étais agacée. Peut-être que j’avais fait un cauchemar, mais cette fois je ne m’en souvenais pas. Tant mieux, je ne voulais pas m’en souvenir, c’était déjà bien assez dur comme ça.

Je regarde mon téléphone. Quatre heure quarante-cinq.

« On a qu’à aller courir, me dit Seth sachant que cela me détendait »

Je hoche la tête, m’habille rapidement. Il faisait encore frais, alors je mis un pull par-dessus. Je passe un brassard, y glisse mon téléphone, mes écouteurs, et lance ma musique. Je sors de chez moi et me mets à courir dans le centre étudiant, d’abord tranquillement pour m’échauffer, Seth courant tranquillement à côté de moi. Des pensées me traversaient la tête. Des pensées sur laquelle je n’essayais pas de m’arrêter, que je laissais filer. Alors mon Daëmon prit la tête, et je me laissais guider par lui.

Je pris conscience où il m’emmenait trop tard. J’étais déjà dans le parc. Je m’arrête. Je sais bien où Seth voulait en venir. Cela faisait deux semaines après ma rencontre avec Atriom. Je ne l’avais pas contacté depuis tout ce temps. Seth avait bien insisté pour que je lui envoie un message, ou pour que je le rejoigne au parc même sans prévenir. Mais j’avais toujours refusé, et courir ailleurs, dans les rues – même si je n’appréciais pas énormément. Et parfois dans la forêt lorsqu’il faisait jour.

« Seth tu es sérieux ? Profiter que je sois à l’ouest pour m’emmener ici. C’est petit ça.

- Peut-être, mais je m’en fiche. Cela nous fera de la compagnie pour une fois. Et puis il est sympa ce gars. Enfin, de toute manière, si ça se trouve il ne court pas aujourd’hui, ou on ne le croisera pas. Alors courons et voyons ce que ça donne »

Je laisse échapper un soupir, puis finis par abdiquer. Je me remis à courir doucement, reprenant mon rythme et ma foulée habituel. Il n’y avait personne dans le parc, éclairer par la lumière froide des lampadaires disposer en espace régulier. Ma queue de cheval rebondi sur mes épaules. La fraicheur de l’aurore attaque ma peau. Le vent souffle doucement autour de nous. Courir ici est reposant, loin des bruits des voitures, et du brouhaha de la foule. Loin de tout ce qui pourrait déclencher une crise de panique chez moi. C’était calme. A tel point que je me détendais petit à petit. Je retire une de mes oreillettes pour profiter de tout cela.

J’arrive au lac. Endroit tout aussi reposant que le reste. Seth en profite, il court jusqu’à l’eau, profitant de l’eau pour tremper ses pattes et courir dans l’eau. Il projette le liquide tout autour de lui. Moi je reste à l’écart. Je n’avais pas peur de l’eau, mais je préférais ne pas m’en approcher puisque je ne savais pas nager. Contrairement à mon Daëmon qui était un excellent nageur, et adorait l’eau. Pour qu’il puisse en profiter, je me mis en tête de faire le tour du lac, et voir où j’irais ensuite. J’avais presque oublier que je risquais de croiser Atriom.
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Mer 2 Mai - 22:15
Tu t’éveilles avant le soleil, ton réveille indique 4h du matin. Tu restes allongé à contempler le plafond.

Tu repenses à la discussion que tu as eue avec ton père la veille. Il sait, il a la sagesse et l’expérience de son âge. Il t’a dissuadé d’y aller. Toi, tu as la folie de la jeunesse, la curiosité et l’envie de réaliser tes rêves. Tu veux entrer dans l’armée, intégrer l’unité spéciale Daemonienne. Il a essayé de te faire changer d’avis, de te raisonner. Il a voulu te rappeler ton rêve de devenir flic, comme lui. Tu lui as dit que l’armée ça ne serait qu’une étape, après tu intègreras la police. Lui, il s’est embrunie. Son regard à changer, il n’était plus avec toi, il était loin dans le passer. Il t’a dit que les combats ça tue un homme même s’il en revient vivant. Tu lui as dit qu’il t’a donné tout ce qu’il faut pour garder l’esprit sain. Puis tu l’as rassuré, de toute façon tant que tu ne contrôle pas ton pouvoir, tu ne feras rien à part étudier. Tu lui as dit que tu avais réussi pour la deuxième fois à attraper quelque chose en ayant ton pouvoir activé. Il a vu ton sourire, le sourire d’un petit garçon. Il était fière que tu es enfin un impact sur ton don et en même temps il ne voulait pas que tu le contrôle ça signifierait ton départ. Vous avez fini par discuter de la famille, tu as pris des nouvelles de ta tribu. Il t’a serré la main et ta tapé dans le dos pour te souhaiter bon courage pour tes partiels. Il t’a dit à dans quelque jours, il serait de nouveau en ville pour une affaire et en profiterai pour venir te voire.

Tu fixes toujours le plafond plongé dans tes penser. Tu regardes de nouveau ton réveille, 4h10. Tu t’assoies sur le rebord de ton lit. Nina dort dans son terrarium. C’est une sphère en verre suspendu à la tringle du rideau. C’est sa petite bulle d’humidité, son coin de verdure, son chez soi. Tu l’as laisse dormir. Tu te mets en tenu de course, mange une poignet de fruit sec et de gingembre confis et engloutis une tasse de café.

*Eh ! Miss, debout. Tu pourras continuer de dormir dans mon sac. Je vais courire.*


Tu attends un petit moment. Elle finit par sortir de sa sphère pour bondir directement dans le sac que tu as ouvert. Tu devines qu’elle est de mauvaise humeur, elle ne t’a pas parlée. Tu mets ton sac sur le dos et sort de l’internat.

Dehors il fait frais, tu marches jusqu’au parc et tu commences par t’étirer. Tu espères voire arriver une jeune fille fine et blonde. Ça fait deux semaines depuis ta rencontre avec Alexie. Tu lui as proposé de venir courir avec toi, elle n’est jamais venue. A chaque fois tu attends quelque minute supplémentaire avant de commencer à courir, pour elle. Tu jettes un œil à ta montre il est 4h40. Tu as vingt minutes d’avance. Tu laisses tombé et commence à courir, si elle n’est pas venu jusqu’ici, elle ne viendra pas maintenant.

Tes foulées sont régulières, énergique et rapide. Tu cours sans t’arrêter. Ton souffle est calé sur ton rythme cardiaque. Tu n’écoutes pas de musique, ça t’empêche de t’imprégner de la nature qu’il a autour de toi. Tu es seul à cette heure, seul avec la faune et la flore qui s’endort et se réveille. Tu écoutes les craquements, les froissements, le chant matinal des oiseaux et des insectes. C’est le bruit infernal de la nature et toi tu es l’intrus. Tu n’es plus sur le sentier, tu coupes pour rejoindre le lac. Tu te prends régulièrement des toiles d’araignée en pleine figure.

Tu es arrivé près de l’étendu d’eau, il y a une légère brume au-dessus. Tu remplis tes poumons de cette aire bien fraîche. Ici l’odeur à changer, c’est plus frais et l’humidité est présente. Il y a certain endroit l’odeur de la vase. Ici tu n’es pas seule, juste devant toi, il y a une fille fine et blonde. Ton cœur fait un battement de plus, tu sais qui elle est. La panthère qui coure dans l’eau te confirme que c’est Alexie.


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Jeu 3 Mai - 0:18
Ca donnerait ça la figure qu'elle fait:
 

Plongée dans ma bulle des différents son autour de moi, je ne prenais pas garde à ce qui m’entourais. C’était l’un des rares moments où je n’étais pas en permanence sur mes gardes. Et à quoi bon ? J’étais seule avec Seth. Je n’avais rien à craindre. Je me laissais rarement aller à de telle pensée. Toujours sur le qui-vive, même dans mes moments de détentes. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui je voulais me laisser aller, ne serait-ce que quelques instants. C’était une chose si rare pour moi que cela en devenait un miracle pour moi. C’était rare que la course me permette d’être aussi détendue que cela. Disons plutôt que cela pouvait m’aider à gérer un peu mieux mes émotions, ou les mettre de côté quelques temps, sans plus. Mais courir prêt du lac, avec la fraicheur du matin, l’odeur de l’herbe mouillée, et de la brume. Le ciel qui s’éclairait doucement. Et la solitude. Pas de bruit de voiture, pas de bruits de paroles. Juste les bruits autour de moi. Je savais que cela avait aussi un rapport avec Seth. Je ne bloquais pas ses émotions en ce moment. Il se sentait bien également, heureux de sentir la résistance de l’eau contre ses pattes, la contraction de ses muscles en courant. Nos sentiments mêlés se transformaient en une certaine euphorie particulièrement agréable.

Emportée par mes émotions, je décidais de me laisser aller. D’habitude je faisais ça dans des endroits plus isolés, où j’étais persuadées que personne ne me verrait, mais, malgré les apparences actuelles, je n’avais jamais aimé suivre les règles – même les miennes. Les barres de différentes hauteurs se profilaient devant moi sur un carré de gravillon encadré par des petits rebords en bois. J’allonge ma foulée, accélère ma cadence pour le jeu. Je pose la pointe sur le rebord en bois, pousse dans ma jambe pour me suspendre à la barre du centre. Je me balance et finis par passer mes jambes et les plier sur la barre. Au retour du balancé, je me redresse assise sur la barre. Avec l’élan, je me laisse tomber et saisit la barre en perpendiculaire à côté de moi. Je réalise un balancé pour prendre plus de vitesse. Au retour, je lâche la barre et réalise un salto arrière. J’atterris au sol, pliant les jambes pour encaisser le choc, et me redresse. Je souris. Mon écouteur avait glissé de mon oreille. Je le rattrape, le repliant pour le ranger dans la pochette de mon portable. Si je commençais à faire du parkour, cela me gênerait plus qu’autre chose. Seth me rejoignit, mouillé, en particulier le bas de son corps.

« Eh bien… Tu devrais faire attention, on dirait que tu t’amuses, me dit-il. Et en plus devant un public, rajoute-t-il »

Il désigne un endroit de la tête, avec cette façon de retrousser légèrement les babines en guise de sourire. Je suis son regard, et aperçoit la silhouette d’un jeune homme grand et brun courant vers moi. Je rougis lorsque je compris qu’il s’agissait d’Atriom. Je n’aimais pas faire étalage de ma technique devant les autres, et encore plus lorsqu’il s’agissait de quelqu’un que je connaissais, même brièvement. Je sentais mon rythme cardiaque et ma respiration ralentir petit à petit, malgré leur rythmique plutôt régulier depuis tout à l’heure.

« Salut ! s’exclame Seth lorsqu’il fut à leur hauteur. Je suis content de vous revoir après tout ce temps. C’est que j’ai eu du mal à la convaincre de venir. Faut dire qu’elle est sacrément têtue, pire qu’une tête de mule, un véritable calvaire, dit Seth de bonne humeur.

- C’est pas comme si tu étais aussi têtu que moi, marmonnais-je en lui lançant un regard sombre »

Je finis par relever la tête vers Atriom, toujours aussi gênée. Je croisais les bras sur la poitrine, tirant sur les manches de mon pull. Et revoilà la fille gênée, et trop timide pour ouvrir la bouche. Fantastique.

« Salut, dis-je, loin de montrer autant d’enthousiasme que Seth. Ca va mieux ? rajoutais-je. La tête je veux dire. J’espère que ce n’était pas trop grave »

Je détournais les yeux lorsque je me rappelais cet évènement. Je m’en voulais toujours pour ce qui s’était produit – ce qui pouvais expliquer pourquoi je n’étais pas venue plus tôt. Enfin, pas tout à fait, car, même dans des conditions normales, j’aurais fortement hésité à venir courir avec lui. Il m’avait dit ne pas m’en vouloir, mais cela ne me retirait pas ma culpabilité.
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Ven 4 Mai - 21:43
Tu n’oses pas t’approché plus près d’elle, tu gardes une certaine distance. Tu as ralentie, pour éviter de la rattraper. Elle dévie de sa trajectoire pour s’approcher des barres. Tu la voie de loin enchainer des acrobaties, elle te coupe le souffle. Sa performance est impressionnante. Elle voltige, bondit de barre en barre de façon naturelle et gracieuse. Tu n’es plus qu’à quelque mètre d’elle quand Seth te salut très poliment. Il est heureux de te revoir et il t’explique toutes les difficultés qu’il a eues pour faire venir sa moitié. Il te fait sourire.

Tu t’es arrêté. Elle te salut sans montrer le moindre plaisir. Elle te demande comment va ta tête. Tu avais complètement oublié ta blessure. En fait ça n’était pas grand-chose, l’infirmière ta juste mis un steri strip pour aider la cicatrisation. Alors oui, tu vas bien, très bien même. Depuis l’incident, ton pouvoir c’est régulièrement activé et tu as pu tester ta théorie. Elle était juste, il fallait que tu changes ton état d’esprit. Ne plus négativer la situation, en tirée le meilleur et en voire l’avantage. Au début c’était dure et puis tu as réussi à deux reprises de prendre quelque chose en main. Donc cette incident qui semble autant la culpabilisé est pour toi la clé qui à débloquer ton pouvoir. Puis tu n’es pas du tout rancunier, au contraire, tu as tendance à pardonner trop facilement.

« Salut ! Heureux de vous revoir tous les deux, je pensais que tu ne viendrais jamais. »

Ce n’est pas un reproche, juste une affirmation. Tu mets la main sur ta blessure, la plais à bien cicatriser, ce n’est plus qu’une fine ligne rose.

« Oh ! Le coup sur la tête m’a juste fait ouvrir les yeux, un peu comme la pomme de Newton. Il y avait plus de peur que de mal. La plaie à complètement cicatriser.»

Tu l’as vu détourner les yeux au moment de sa question, elle s’en veut encore.

« Je t’en veux pas, oublie tout ça. On a pourtant dit qu’on reprenait tout depuis zéro. En fait chapeau pour la prestation d’acrobatie. »


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Sam 5 Mai - 11:08
Je relève la tête vers Atriom lorsqu’il nous salut. Il ne semble pas m’en vouloir pour sa blessure, ni même pour avoir mis autant de temps pour venir. En même temps, je ne l’avais pas senti rancunier la première fois que je l’avais vu. Et je me fiais généralement à ma première impression d’une personne. J’avais toujours fonctionné de la sorte, à l’instinct en quelque sorte, et je m’étais rarement trompée. Sauf une fois, mon meilleur ami — mon premier amour — qui m’avait planté un couteau dans le dos. Il m’aurait moins fait de mal en me trompant avec une autre fille. A cause de cet événement je m’étais mise à douter de ma capacité à comprendre aussi rapidement les autres. Ça n’avait mené qu’à une plus grande isolation de ma part. Si je ne pouvais même plus me fier à mon instinct, à quoi pourrais-je me fier? Cel expliquait sûrement le fait que j’ai du mal avec Atriom. Non pas parce qu’il semblait menaçant. Mais parce que j’avais cette impression chaleureuse et amicale venant de lui. L’impression qu’on pourrait bien s’entendre.

Je rougis lorsqu’il parle de mes acrobaties. Moi qui n’aimais pas me faire remarquer a cause de cela, voilà qu’il me complimentait. J’espérais que les lumières des lampadaires n’eclairaient pas assez pour qu’il me voit aussi gêné.

« Merci, commençais-je. Ce n’était pas grand-chose, rajoutais-je, et je voulus aussitôt me corriger. Je ne voulais pas passer pour une arrogante. Enfin, je veux dire que je m’échauffais juste, je peux faire mieux. Et voila que je m’enfonce encore plus. Enfin, je suis pas si douée, il y a meilleur que moi, terminais-je maladroitement »

Je me renfrogne face à ma maladresse — pourtant habituel — de mes mots. Je me mords la lèvre inférieure, cherchant un moyen de le rattraper. Puis je décidais d’adopter une autre technique : changer de sujet. Je relève les yeux vers Atriom, essayant de reprendre un visage un peu moins embarrassé.

« Si ce n’était pas grave, tant mieux, ça me rassure. J’ai eu peur que tu puisses souffrir d’une commotion cérébrale, et pour en avoir déjà eu quelques unes, ça n’avait rien d’amusant. Et on repart de zéro, on repart de zéro... Certes tu l’as dit, mais difficile d’oublier le fait que j’ai failli te tuer par deux fois, rajoutais-Je essayant de faire un peu d’humour, même s’il était noir.

- Et bientôt tu vas dire que c’est à cause de ça que tu n’es pas venue plus tôt, fit Seth avec cet enthousiasme qui était le sien. Il tourne la tête vers Atriom et dit sur le ton de la confidence. Ne la croit pas, elle est juste trop timide même si elle fait sa dure à cuire. »

Je donne un léger coup de genou dans le flanc de mon Daëmon, qui s’écarte agilement avec un bond sur le côté. Sa queue bougeait joyeusement de droite à gauche alors qu’il me lançait un regard amusé, tandis que je lui répondis par un regard noir.

« Ne fais pas trop le malin toi, lui dis-je sur le ton de la menace.

- Et sinon? J’attends la suite, rétorque-t-il en se redressant et bombant le torse »

Je soupire et lève les yeux au ciel.

« Dès le début de la journée je dois le supporter, j’espère pour toi que Nina n’est pas pareil, je compatis sinon, dis-je à Atriom en soupirant »

Mon Daëmon savait que ce n’était qu’une pointe d’humour, comme je savais si bien les faire. Nous espérions tous deux qu’Atriom était sensible à ce genre d’humour et ne le prendrait pas au premier degré. C’était si régulier de voir des gens prendre tout au pied de la lettre. Le genre de personnes avec qui j’avais un peu de mal à m’entendre.
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Lun 7 Mai - 23:27
Elle reste humble, même si tu sais très bien qu’elle doit avoir un sacré niveau vu le spectacle qu’elle a offert. Tu te dits que ce n’est pas le type de personne qui se la pète tout le temps, tu n’aimes pas ces personnes. Elles sont trop superficielles et inintéressantes au possible.

Tu l’as voie se mordre les lèvres, c’est un tique qu’elle a quand elle est gêner, la dernière fois déjà elle l’avait fait. Elle change complètement de sujet, elle n’aime sans doute pas les compliments. Ce sont souvent les personnes très dures avec elles même qui n’apprécie pas les éloges. Elles considèrent qu’elles ne font jamais assez bien et qu’il y a toujours mieux qu’elles. Puis elles oublient souvent qu’un compliment peut-être prononcer soit pour le travail qu’elles ont fourni pour arriver à un tel niveau ou tout simplement pour la beauté et la technique de ce qu’elles ont produit, ou bien les deux à la fois. Toi c’est souvent les deux que tu complimentes. Tu imagines le nombre de chute, de raté qu’elle a dû subir pour en arriver là. Le temps, la persévérance, la patience et les efforts pour arriver à faire passer quelque chose de difficile à facile, juste chapeau. Alors, le compliment est complètement justifié.

Elle t’énerve, tu ne veux pas qu’elle se torture pour ça. Si…si….mais il n’y a rien eu ! Pas la peine de revenir dessus, tu n’es pas fait en sucre. Tu caches ton agacement derrière un grand sourire, pas la peine de lui dire ce que tu penses, tu la ferais fuir plus qu’autre chose. Tu sens bien que c’est quelqu’un de timide. Elle a cette apparence froide et hautaine des gens réservés. Des gens qui n’ont pas la parole facile, qui reste en retrait et se ferme comme des huitres à la moindre agressivité à leurs encontre. Tu ne dis rien à ce sujet, tu veux aller sur un autre terrain. C’est Seth qui prend la parole, il te dit qu’elle est trop timide, que c’est grâce à lui qu’elle est ici.

Alexie le remballe, tu découvres chez elle un coté taquin et marrant. Elle a un humour tranchant, qui n’est pas apprécier par tout le monde. Si elle savait comment tu parles à Nina ou comment tu es passé maître dans l’art de l’ignorer.

« Nina est moi, comment dire. Bah à 99% du temps on ne peut pas se blairer et le 1% restant c’est le temps qui nous suffit pour qu’on puisse se supporter mutuellement. »

C’est vrai, Nina et toi c’est pire qu’un vieux couple. Elle est incapable de se taire, elle t’agace et te fatigue. Pour elle tu es ennuyant à mourir, ras bas joie et trop sérieux. Elle te dit souvent qu’elle aurait préféré que les rôles soient inversés. Mais en vrai sans Nina tu ne serais pas là, elle te tire, elle te fait avancer. Elle sans toi, elle n’aurait personne à coacher. Elle n’aurait personne à réparer, a motivé et à rassurer. Ces réparties te manquerais, tes plaintes ne ferais plus sujet à blagues et tu te sentirais bien seul. Alors le 1% qui reste vaut tous les 100% du monde. Pour supporter quelqu’un il faut au finale beaucoup d’amour. Si tu lui avais fait partager cette penser elle t’aurait répéter que tu es un poète et que les poètes ont la vie dure dans ce monde. Voilà, une heure que tu ne l’as pas entendu et elle te manque déjà.

« Que veux-tu, on se supporte depuis 21 ans. Le secret c’est de prendre les choses avec humour. »

« Et c’est lui qui dit ça ! Non mais c’est l’hôpital qui se fou de la charité ! Plus pessimiste que se gars tu meurs ! »

*Et depuis quand l'un empêche l'autre ?*

Elle te fait sursauter. Tu ne l’avais pas senti se réveiller. Elle est sur ton épaule et viens de parler tout haut.

« Vous savez que vous êtes des mazos à vous lever avant le soleil ! On vous a pas informé que ce n’est pas normal ! »

Elle baille et s’étire. Tu as parfois honte de sa façon de s’exprimer. Elle casse les gens sans vergogne, sans gêne et avec un plaisir sadique. Tu es tout le contraire, chaque mot, chaque geste est calculer de façon à ne pas blesser. Elle a beau être petite, elle est pire qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

« En fait Bonjour, a mais non, je suis bête, il ne fait pas encore jour ! Alors juste salut. »

Tu l’as sens un petit peu énerver, c’est qu’elle n’est pas du matin Nina.

« Ne l’écoute pas, c’est la meilleur façon d’interagir avec cette petite peste. »

Toi aussi dans ton genre tu n’es pas mal, à croire que vous êtes la même personne.

« Ça te dit de continuer de parler en courant, je commence à me refroidir »



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Mar 8 Mai - 12:21
Les yeux posés sur Atriom, j’attendais sa réaction à mon humour. Il sembla y être plutôt réceptif, et décida même d’enchainer avec la même dose. Un sourire discret étire mes lèvres alors que je l’écoute. Nina – que je n’avais pas vu jusqu’ici – ne tarda pas à intervenir, et à mettre sa dose d’humour elle aussi. Loin d’être impressionnée, ou vexée par ce qu’elle me disait, je décidais même de rebondir pour une fois.

« Je suis sûre d’être pire que lui en terme de pessimiste, dis-je la voix teinté d’autodérision »

A vrai dire, ça n’en était pas réellement, puisque j’étais vraiment un pessimiste, à toujours penser aux pires des scénarios. Au moins je pouvais me préparer aux pires choses qui risquaient de m’arriver, et n’étais pas surprise par celle-ci. Au moins j’y étais préparée, et cela m’évitais d’être trop touchée par les événements. J’étais déjà en morceau, je n’avais aucune envie que cela empire – car cela empirait toujours, même si j’avais déjà l’impression d’être au fond.

« Salut, comme tu dis. Et si tu veux savoir, on est pas mazos, les panthères nébuleuses sont plus ou moins nocturnes, alors j’ai dû hériter de leur caractère, dit Seth »

Et à moi d’enchainer.

« Et je n’ai jamais dormi beaucoup, donc ça règle le problème »

En même temps, dormir dehors, dans des lieux minables, ou même chez moi à essayer de fuir mes parents lorsqu’ils étaient trop soûls ou droguer pour remarquer ma présence, ne m’avaient pas aidé à adopter un sommeil long et tranquille comme tous les enfants. Toujours lutter pour survivre. Toujours fuir pour rester vivante. C’est peut-être pour ça que je continuais de courir, parce que si je m’arrêtais, j’en souffrirais à un moment ou un autre.

« T’as raison, remettons-nous à courir, dit Seth en réponse à Atriom. Et Alexie, essaye de ne pas transformer ça en course d’obstacle, pas sur que notre ami suive, rajoute-t-il avec humour.

- Eh bien comme ça je pourrais toujours m’enfuir si je trouve la conversation ennuyeuse, rajoutais-je en lançant un regard à Seth. Puis je lève les yeux vers Atriom. C’est de l’humour, ne le prends pas mal, me sentis-je obligée de rajouter »

Je ferais peut-être mieux de me taire. J’étais trop maladroite avec les mots, et souvent trop directe, j’avais tendance à effrayer les rares personnes qui ne s’enfuyaient pas loin de moi. Aussi surprenant soit-il, Atriom était encore là. Certes je craignais un peu de trop m’attacher à lui – ce qui pouvais expliquer les distances que je cherchais à conserver – mais parler à quelqu’un d’autre qu’à Seth de manière plus naturel, me faisait du bien. *Cesse de t’inquiéter comme ça, je suis sûr qu’il t’apprécie avec ton humour, et tout le reste* Me dit Seth pour me rassurer. Je tourne la tête vers lui un instant, sans rien dire. Puis me remets finalement à courir.

Mais finalement, je n’étais pas sûr d’avoir beaucoup de conversation en courant. Que pourrais-je dire ? Je n’en avais pas la moindre idée. Je calquais mon rythme sur celui d’Atriom. Dû à notre différence de taille, ma foulée était plus courte, mais j’arrivais à le suivre sans trop de difficulté – ou alors il ralentissait pour mois. Cette idée me déplaisait assez. Je n’avais aucune intention d’être un fardeau pour quiconque.

« Je sais pas ce que tu fais habituellement, mais tu n’es pas obligé de ralentir pour moi, lui dis-je »

Je ne connaissais pas encore assez le jeune homme pour savoir à quelle vitesse il courait en temps normal. Peut-être s’adonnait-il à des exercices particuliers. Avec sa pratique de l’athlétisme, son professeur devait leur en faire découvrir quelques-uns qu’il pouvait appliquer dans l’optique de son entrainement individuel. A côté, je n’étais qu’une débutante. Après tout, je n’avais commencé la course qu’à mon arrivée à Merkeley, il y a un peu plus d’un an maintenant. Avant je pratiquais seulement le parkour, autant pour le plaisir que pour ma survie. C’est qu’échapper aux délinquants, aux voleurs, et autres personnes mal intentionnées, ou énervées après moi, ainsi qu’aux policiers, savoir grimper sur les murs, et courir sur les toits étaient d’un grand secours. Je n’y arrivais pas toujours, mais c’était déjà ça.

Je sens mon rythme cardiaque et la fréquence de ma respiration accélérée petit à petit, et reprendre leur rapidité régulière de toute à l’heure.

« Si vous voulez, vous pouvez suivre mon rythme, laisse échapper Seth. Au moins je m’ennuierai moins »

Et comme pour nous narguer, alors qu’il courait à notre hauteur jusqu’ici, il accélère, allongeant sa foulée, son corps musclé et longiligne suivant sans mal le rythme qu’il s’impose. Je secoue la tête en le regardant.

« Facile de dire ça quand on a quatre pattes et un corps fait pour courir. J’te jure. Quel vantard »
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Mar 8 Mai - 23:23
Elle sourit aux réflexions de Nina, elle lui répond avec humour. Nina t’a décrit comme quelqu’un de pessimiste, tu préfères le terme de réaliste, mais ce n’est que ton avis et pour Nina il ne compte pas.

Tu élargies ton sourire quand Seth dit à Alexie de ne pas transformer le footing en course d’obstacle et elle de rétorquer seulement si la discussion devient ennuyante. Tu n’avais même pas pensé que ça pourrait te blesser, tu as bien compris qu’il ne faut pas le prendre aux premiers degrés.

Vous vous remettez à courir. Tu vas plus doucement que d’habitude, tu as peur de la laisser trop derrière. Elle remarque rapidement que tu te retiens. Elle n’aime sans doute pas qu’on la ménage. En fait c’était plutôt pour discuter que pour elle. Tu es du genre à aller à fond en course, tu n’aimes pas avoir l’impression de piétiner.

« T’inquiète, ça fait une bonne heure que je cours, j’ai besoin de ralentir. Puis il reste plus grand-chose à parcourir. »

C’est étrange de sentir Seth courir à tes cotés. Tu n’as pas du tout cette relation avec Nina, elle est si petite, si fragile. Bon c’est que d’apparence, parce que sinon elle est tout à fait capable de se défendre. C’est plutôt sa taille qui pose problème, on peut facilement l’écraser sans le vouloir. En fait c’est ta plus grande peur, alors tu l’as garde toujours auprès de toi. Alexie et Seth doivent vivre autrement, l’un à coter de l’autre. Elle ne doit pas avoir peur de le voir s’éloigner de quelques mètres. Toi, tu as la frousse quand elle touche le sol.

Seth vous propose de le suivre, il s’élance, rapide et agile. Tu le comprends, c’est très frustrant de se retenir, de ne pas pouvoir aller à fond. Alexie le traite de vantard.

« Qu’il est beau ton Seth ! Tu es une belle personne Alexie. »

Tu es gêné par ce que vient de dire ton Daemon. Tu voudrais que Nina se la ferme. Pourquoi ne peut-elle pas garder ça pour elle, ce ne sont pas des choses que l’on peut dire comme ça. *Tu peux garder ça pour toi. En fait tu peux juste la mettre en veilleuse.*
*Crève !*

Tu soupire, elle t’agace. La prendre avec humour, juste avec humour. Elle est retournée dans ton sac, elle y est plus en sécurité que sur ton épaule quand tu cours.

« L’écoute pas, elle a tendance à dire tout ce qui lui passe par la tête…C’est pas qu’elle a tort, c’est qu’elle a rarement la forme. »

« En fait moi j’ai le fond et lui il a la forme. »

Vous êtes arrivée près d’un parterre de fleur, tu sais qu’il reste une centaine de mettre avant d’arriver à l’endroit où tu as l’habitude de terminer. C’est sous un vieux saule pleureur qui cache un coin sympa au bord du lac. Tu aimes bien t’y poser pour manger et pour contempler le lever du soleil.

« Dit on termine par un sprint et on se pose, sauf si tu veux continuer. »


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Mer 9 Mai - 18:52
Atriom m’avait assuré qu’il avait besoin de ralentir. Etait-ce la vérité ? Je n’en étais pas sûr. Moi aussi je courais depuis un moment, et je fatiguais petit à petit, bien que je puisse continuer encore un moment. D’habitude j’avais tendance à me pousser dans mes retranchements, jusqu’à être à bout de force et de souffle, le jeune homme ne semblait pas faire pareil. Ou alors il cherchait à me ménager. Je n’aimais pas cette idée. Je n’aimais pas qu’on me ménage. Moi qui avait tendance à faire mes exercices physiques jusqu’à épuisement, à recommencer encore et encore lorsque j’échouais. Cela m’avait valu de nombreuses blessures lorsque j’apprenais le parkour, mais j’étais sacrément têtue, et cela m’évitait de rentrer chez moi. Les ados avec lesquels je m’entrainais, tandis que moi je n’étais qu’une gamine de primaire, avaient d’abord bien ris lorsque je leur avais demandé de m’apprendre le parkour. Puis ils avaient vu ma détermination à apprendre, même en tentant simplement de copier leur mouvement sans aucune explication de leur part. A partir de ce moment, ils m’avaient intégré dans leur groupe. L’avantage d’être à moitié mexicaine, c’est qu’être accepter par la communauté mexicaine devient plus facile, même lorsque l’on est une enfant.

J’entends une voix étouffée sortir du sac d’Atriom – celle de Nina. Je baisse les yeux. J’étais d’accord avec elle à propos de mon Daëmon. Seth était magnifique, que ce soit en tant que panthère, mais aussi sa personnalité. Je l’avais protégé du mieux que je pouvais à l’époque, de tout ce que l’on subissait, je l’avais élevé seule, prenant le rôle d’une mère que je n’avais jamais, et – a priori – j’avais réussi un tant soi peu. Il était devenu une bonne personne. Pas moi. Moi j’avais tout subi, je me détestais – et je me détestais encore – pour tout ce que l’on avait subi, pour tout ce que je n’avais pu empêcher, et pour toutes les choses que j’ai pu faire.

« Ne le flatte pas trop, il va prendre la grosse tête, rétorquais-je à Nina avec humour. Et puis, au moins l’un de vous à la forme. Avec nous, Seth fait des blagues avec des jeux de mots douteux, et moi je dis n’importe quoi la moitié du temps, donc bon »

Notre rythme tranquille continue, jusqu’à ce qu’il me fasse une nouvelle proposition. Je tourne la tête vers lui.

« Je ne finis pas si tôt d’habitude, mais je crois que ce serait pas si mal pour une fois. Alors faisons ce sprint »

Après avoir accepté, nous accélérons tous les deux – ou plutôt trois. Seth nous devançait déjà, mais il décida de se donner à fond lui aussi. Nous n’avions aucune chance de le rattraper. Je m’en fichais, j’avais l’habitude. Mais – bien que ce ne soit pas dans mon habitude – je développais un léger esprit de compétition avec Atriom a mes côtés. J’allongeais ma foulée, augmentait la fréquence de mes pas, je me donnais à fond.

Nous arrivons finalement à un saule. Atriom s’y arrête, et moi aussi. J’étais à bout de souffle, ma poitrine se soulevant rapidement. Je m’appuie contre l’arbre, posant ma tête contre le tronc. Seth était assis, sa queue bougeant de droite à gauche, et je pouvais voir dans son regard cette pointe de malice.

« Vous êtes bien long quand même, dit-il avec cette fausse vantardise »

Je ne réponds pas, cherchant à reprendre ma respiration. Et lui avec un certain instinct animal sûrement, Seth bondit dans l’arbre, ses longues griffes s’enfonçant facilement dans l’écorce de l’arbre. Il atteint rapidement les premières branches qui peuvent soutenir son poids. Elle ploie légèrement, mais ne craque pas. Il s’allonge, nous observant de son point de vue du chasseur. Je l’aurais bien rejoint, mais je devais reprendre des forces avant.

« L’écoute pas, tu cours vite, dis-je à Atriom »

Une fois un peu remise, je me redresse, et commence à m’étirer, pliant la jambe, et saisissant mon pied pour étirer mon muscle.

« Bon, j’espère ne pas trop t’avoir ralenti quand même, je ne voudrais pas que tu t’ennuies »

Toujours cette dépréciation de ma part, parce que j’étais incapable d’avoir une bonne opinion de moi. Après tout, j’étais si déprimante, et si isolée qu’il devenait difficile de m’apprécier et de s’amuser avec moi.

« C’est à moi que tu devrais dire ça, lance Seth de mon perchoir. Au fait, cette fois c’est bon, rajoute-t-il avec ce ton amusé qu’il cherchait à dissimulé. Bonjour Nina »

Je tournais la tête vers le lac non loin de nous. Le soleil se levait, ses rayons encore faibles venaient éclairer le lac, ainsi que nos visages, offrant un spectacle que seuls les lève-tôt, ou couche-tard pouvait admirer. Malheureusement, je faisais partie des deux catégories. Je tourne la tête vers Atriom, changeant d’étirement en même temps.

« Au fait, pourquoi tu ne cours pas le soir si cela gêne autant Nina. Tu croiserais plus de monde, mais tu éviteras sa mauvaise humeur et ses remarques qui semblent tant te gêner »

Et revoilà la fille maladroite qui parle un peu trop directement. Certes les derniers mots à propos de Nina avaient été prononcer avec humour, mais ce n’était pas franchement du meilleur goût. Me rendant compte de mes erreurs, je décidais de m’asseoir au sol, tendre une jambe devant moi, et d’attraper la pointe avec les mains. Au moins cela m’évitait de regarder Atriom, ou Nina. Elle risquait de mal le prendre, surtout vu sa mauvaise humeur. Les gens étaient plus sensibles dans cet état.

« Enfin, ce sont pas mes affaires, rajoutais-je.

- Roh… Moi qui adore me mêler des affaires des autres, c’est toujours plus marrant que nos propres affaires, dit Seth humoristiquement.

- Ne l’écoute pas, lui aussi dit beaucoup de conneries qu’il vaut mieux ignorer, dis-je. Les ragots et autres choses su genre, très peu pour moi »
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Mer 9 Mai - 21:49
Tu pique un sprint. Fini le petit trot, tu passes au triple galop. Alexie se débrouille bien, très bien même. Tu es plus rapide, tu as plus d’entrainement. Seth est partie devant, comme une flèche. Tu aimes ce moment, un moment où tu te donnes à fond.

Toi aussi d’habitude tu continues jusqu’à l’épuisement, jusqu’à que ce soit le mental qui te fasses avancer et non plus ton corps. Mais aujourd’hui tu n’as pas envie, aujourd’hui tu dois te préserver pour ton cours d’Athlétisme de cet après-midi.

La panthère est dans l’arbre, c’est une bête agile et pleine de grâce. Elle vous nargue lorsque vous arrivez enfin. Tu te dis qu’avec Nina c’est pas vraiment le même spectacle. Elle est de nouveau sur ton épaule. Tu reprends ta respiration doucement en admirant le saule. C’est un vieux spécimen, qui a du voire beaucoup de chose. Il a dû voire tous les levés et couchés de soleil, il a dû regarder des couples s’unir et se désunir. Il a dû voir le plus beau et le plus horrible chez l’homme.

Alexie est arrivée très vite après toi. Tu te dis qu’elle a dû beaucoup courir pour avoir un tel niveau. Elle espère ne pas trop t’avoir ralentie et que tu ne t’ennuis pas. C’est une drôle de réflexion, pourquoi devrais tu t’ennuyer ?

« Pas du tout ! Je trouve que tu te débrouilles super bien. Tu as une très bonne foulée, ce n’est pas le cas de tout le monde. »

Tu pourrais lui dire que tu coures pour l’université et que tu enchaines les médailles, mais tu te tais. Puis ce n’est pas dans ton caractère de te vanter. Vous restez silencieux à faire vos étirement tout en admirant le soleil se levée sur le bord du lac. Tu admires ce nouveau tableau. Les couleurs, les reflets, la lumière n’est pas vraiment la même que la veille et l’avant-veille et que tous les autres levé avant les autres. Tu pars dans tes rêveries, tu contemple la lumière sur l’eau. C’est comme de grosses paillettes. Les oiseaux qui étaient jusqu’à la discret commencent leur discussion animé. Il y a un cygne, majestueux sur le lac. Il glisse puis s’envole. C’est juste beau.

« Bien le bonjour Seth »

Tu prends de grandes inspirations pour goûter à l’air frais. Ton visage est sérieux, contemplatif. *Eh mon gars, sourie, tu vas faire fuir Alexie.* Tu reviens à toi,juste à temps pour entendre Alexie, tu la regarde, elle s’étire en touchant la pointe de ces pieds. Tu t’es rapproché d’un banc pour poser ta jambe dessus.

« Je préfères milles fois la mauvaise humeur de Nina et ces remarques que les gens. J’avoue que je n’aime pas beaucoup être entouré de monde. Je suis plutôt du genre solitaire, par nature et habitude. »


Tu changes de jambe. * Tu sais parler aux filles, direct tu lui balance que tu es un solitaire. Tu pourrais aussi lui dire que t’aime pas parler parce que c’est fatiguant.*

« Puis c’est un plaisir de la faire souffrir. »

Tu as dit ça avec un grand sourire. Tu t’attends à faire réagir Nina, mais elle ne semble pas répliquer. Ça t’inquiète, tu regardes sur ton épaule. La peste n’est plus là. Tu as un pincement au cœur, signe qu’elle est en train de prendre de la distance avec toi. Tu paniques, où elle a bien pu allez. Tu n'as même pas fait attention à l'échange qu'il y a eu entre Seth et Alexie.

« C’est pas mal ici, on voie le monde de haut.»

Tu as entendus le son de sa voie, elle est lointaine.

« Nina t’es où ? »

Elle croisse d’agacement. Elle te trouves bien trop protecteur, c’est pas parce qu’elle est petite qu’elle ne peut pas se défendre. Puis les autres animaux savent très bien qu’elle est toxique et qu’il ne faut la toucher. *Doucement mon chou, lève les yeux*
Tu regardes au-dessus de toi et tu comprends. Elle a rejoint Seth dans l’arbre.

« Qu’est que je vais faire d’elle. Elle me rend fou ! »


« T’en fait pas je suis avec Seth »

Tu n’es plus d’humeur pour continuer tes étirements, tu t’assoies contre l’arbre pour garder un œil sur Nina. Tu sors de ton sac une barre hyper vitaminée, tu en as deux. Tu en tends une à Alexie.

« C’est de la spiruline avec du gingembre et avec plein d'autre trucs, c’est pas top niveau gout, mais c’est bon pour les muscles. »



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