C'était pourtant qu'un cours de psychologie ! [Pv Eva-Line J. Lockwood]

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Mar 19 Juin - 19:41
Tu n'as plus vraiment de cours depuis tes partiels, en fait la plupart des étudiants sont partis. Tu es encore là, pour t'entrainer, pour te préparer au prochain marathon. Tu as aussi choisi de rester pour ne pas rentrer chez toi dans l'état où tu te trouves. Il s'est passé une semaine depuis ton agression. Une semaine où tu pensais pouvoir oublier, laisser ça derrière toi, faire comme-si de rien n'était. Grave erreur, tu as l'impression que ça ne fait qu'empirer, comme une plait qui s'infecte. Pourtant, tu as cette rage, une rage qui te pousse à dépasser ça. Tu essayes de trouver des moyens pour oublier, tu t'es inscrit au cours d'été, tu as doublé tes entraînements, tu t'es même mis au jardinage.

Mais rien ni fait, tu revis cette agression, n'importe quand, n'importe où. Certaine fois tu changes ton souvenir, tu t'imagines réussir à les faire fuir, tu t'imagines réussir à activer ton pouvoir. Tant de scénario qui aurait pu modifier les événements. Tu reviens ensuite brutalement à la réalité. Puis il y a Nina, ta moitié, elle a retrouvée la parole. Son mutisme a duré deux jours, où elle t'envoyait des images pour communiquer. Elle est restée la même. Elle est bien plus forte que toi, bien plus capable de surpasser ce traumatisme.

Ton premier cours d'été de la journée commence bientôt, deux heures dans une salle, assis à prendre des notes en psychologie. La prof qui fait les cours est passionnante, elle met de la vie dans ce qu'elle vous explique. C'est toujours deux heures qui passent très vite, trop vite et à chaque fois tu as hâtes d'y être. Tu ne sais plus vraiment quoi faire l'année prochaine. Tu t'es quand même inscrit pour faire une deuxième année en sport, on ne sait jamais, si tu ne trouves rien.

Tu es dans la salle avec une demi-heure d'avance, il n'y a personne. Tu sors tes feuilles sur lesquels notes et gribouilles s'emmêlent. Nina descend de ton épaule pour se poser sur le bureau. Tu commences à dessiner sur l'une des feuilles vierges. *Arrête de te torturé ! C'est du passer rebondi !*

Pourquoi elle te parle de ça ? Tu n'y pensais même pas ! Tu fronces les sourcilles en te rendant compte du petit dessin que tu as fait, un canif comme celui de ton agresseur. Tu froisses la feuille de colère. *Tu devrais au moins en parler à ton père, lui il sera quoi faire ! Pourquoi tu t'obstines à garder le silence ! *


Tu ne sais même plus ! Pourquoi ne pas tout déballer, hein ! Pourquoi continuer de garder ça secret ? Quel en ai l'intérêt ? Après tout tu pourrais te rendre au poste de police le plus proche et tout dire. Mais non tu n'en feras rien. Tu ne veux pas qu'on ai pitié de toi, de la pitié tu en as eu lorsque tu étais à l'hôpital. Tu as ta fierté, ton orgueil, personne ne sera que tu es un foutu incapable, qui n'arrive même pas à protéger la chose la plus précieuse qu'il possède : Nina.

*Tu me fais chier Atri !!!* Ca y ai elle se remet à faire son discours pour l'énième fois.* Arrête ton psychodrame ! Je comprends ta souffrance ! Je l'a vie avec toi ! Mais bouge-toi le cul et avance ! Si tu continues de t'apitoyer sur le fait que tu es un raté, pas capable de se protéger tu ne vas absolument rien réglé ! Merde va voir un psy, un prêtre n'importe qui, à qui tu pourras tout dire ! J'en souffre aussi, j'ai aussi été blessé, humilier, pris pour une chose insignifiante avec qui on peut faire n'importe quoi ! Rebondis, c'est toi il y a eu deux semaines, qui disait à Alexis que les épreuves rendent plus fort, plus solide, prouve-le ! T'es qu'un foutu beau parleur, avec ta morale et tes valeurs, mais au finale tu n'es qu'un connard d'hypocrite !*

C'est un cri de rage, de souffrance, de colère que Nina sort à chaque fois que tu te remets à y penser, lorsque tu te diminues, tu t'auto-flagelle. Elle ne le dira jamais, mais elle aussi a peur, une peur nouvelle et elle ne veut pas vivre avec.

Tu restes muets, silencieux face à ces vérités. * Je sais Nina, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.*

Elle s'approche de toi, pose ces pattes avant sur ton bras, elle est si petite. *Je sais, mais promet moi que tu vas lutter jusqu'à ce qu'on s'en sorte.* Son ton est doux et confiant. *Je te le promets, je vais essayer*.

Les autres étudiants commencent à s'installer. Le cours va bientôt débuter. *Dit tu te souviens quand on était petits ? Tu te souviens quand après une soirée film on devait descendre dans notre chambre et qu'il faisait noir. Il y avait dix mètres pour atteindre l'interrupteur, dix mètres de noir complet. Tu te souviens de la trouille qu'on avait, la peur au ventre, aux tripes.* Elle est de nouveau sur ton épaule et toujours mentalement tu lui réponds : *Oui je m'en souviens*

*Tu te rappelles ce qu'on se disait jusqu'à l'interrupteur ?* Tu t'en souviens très bien, comme si, de nouveau, tu étais dans le noir le plus complet. * On se répétait que c'était nous les monstres cachés dans le noir et que les monstres se planquaient sous les meubles lorsque nous arrivions. Il nous arrivait même de pousser des grognements. Puis on finissait par allumer la lumière et comme par magie les monstres disparaissaient.*

Tu comprends ce qu'elle veut te dire, mais petit tu avais beau te répéter ça, la peur, elle, elle était toujours là. *On continuait à avoir peur, mais au moins on avançait jusqu'à atteindre la lumière, ce foutu interrupteur ! *

Elle ne finit pas son argumentaire, la prof vient d'arriver. Elle vous explique des notions en psychologie, tu notes tout ce qu'elle dit. Mais dans un coin de ta tête tu revoies leurs visages, tu revoies leurs cadavres. Tu te demandes encore comment tu t'en es sortie indemne. Sans doute à cause de ton pouvoir, il a dû s'activer quand tu as perdu connaissance. Tu t'es même demandé si quelqu'un d'autre que tes agresseurs n'étaient pas intervenu. Tu as perdu le fil du cours, tu as arrêté de prendre des notes. Tu es obligé de relire ce que tu viens d'écrire pour te souvenir de quoi parle le cours. Tu n'arrives plus à te concentrer, alors tu te remets à dessiner.

Nina aurait voulu aller au bout de son raisonnement, mais elle n'a pas réussi. Elle a un secret, que même Atriom ne soupçonne pas. Elle, aussi, ne veut rien dire. Elle a peur, tellement peur qui lui arrive souvent de sécréter de sa toxine. Mais elle s'oblige à ne rien montrer, à ne rien laisser paraître. Il faut qu'elle soit forte pour Atri. Il faut qu'elle protège ce petit garçon dans le noir. Elle ne veut pas le laisser être engloutie par ces ténèbres.


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Sam 14 Juil - 13:42
Les partiels sont terminés, les cours réguliers aussi. Seulement, cette année, Eva-Line s'est proposée aux cours d'été. Peut-être est-ce une erreur, elle aurait aimé pouvoir se prendre quelques vacances. Qui sait, peut-être partir une petite semaine avec sa famille, offrir des vacances à ses enfants ? Son père aurait aimé revoir Londres. Sa ville natale, sa première patrie. Elle aurait pu lui en faire la surprise, les enfants auraient pu découvrir la belle Londres. Il est trop tard.
Et alors qu'elle corrige un énième examen, elle voit le visage de cet élève, qu'elle connait bien. Et sourit. Oui, elle aurait aimé partir, se ressourcer loin de Merkeley, aux côtés de ceux qui comptent pour elle. Seulement, elle voit ce visage et découvre comme pour la première fois cette étincelle qui brûle en elle.
Cette envie d'aider ses jeunes étudiants. Pas seulement lors de ses cours de psychologie, non. Parce que cet été, elle s'est aussi proposée – hormis les deux heures par semaines de psychologie – pour les aides au contrôle de don.

Qui mieux qu'elle ? La russe a passé sa vie à apprendre de son don, à le contrôler. Découvrant des aspects de sa télépathie dont elle ignorait l'existence. Elle les a maîtrisés, adoptés. Et aujourd'hui, elle enseigne à ses filles la maîtrise. Eva-Line ne conçoit pas qu'un adolescent doive s'en sortir seul. C'en est presque devenu viscéral. Une lionne parmi les loups, elle s'occupe des petits.

La cloche retentit dans la salle des professeurs, la télépathe relève sa tête de sa copie. Elle regarde sa montre, range ses affaires dans son sac, qu'elle enfile sur son dos. Elle doit passer un coup de fil.
Sortant de la pièce, elle fait un signe de la main à ses collègues avant de disparaître dans le couloir. Le seuil franchit, elle se retrouve à l'extérieur du bâtiment, se dirige vers le parc. Et là, couché au soleil, les pattes repliées sous son corps, elle aperçoit sa demi-âme en pleine méditation. Elle s'approche en silence, pose sa main sur son encolure et s'assied en tailleur à côté de lui. Même assis, il est plus grand qu'elle.
Andreï n'ouvre pas un oeil, ne bouge pas. Quand à la télépathe, elle dégaine son téléphone coincé dans la poche de son pantalon, le déverrouille. D'un geste rôdé, elle trouve le nom de son compagnon, l'appelle.

- Je me demandais quand tu rappellerais.

Il se moque. Eva fronce des sourcils, lève les yeux au ciel. Le grand daemon ne bouge toujours pas d'une oreille.

- Haha, moques-toi, la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe.

- Blanche colombe ? J'aurais plutôt dit furieuse lionne.

Elle entend son rire au travers du téléphone et ne peut s'empêcher de sourire à son tour.

- Arrêtes, papa poule, t'es pire que moi. Bref... comment va-t-elle ?

Elle. Sa fille, Mira. Sa précieuse petite Mira à la santé tellement fragile. Aujourd'hui, elle a de la fièvre. Et même un léger rhume, sa mère ne peut s'empêcher de s'inquiéter. Ses filles lui en ont donné des frayeurs depuis ces dernières années... Depuis leur naissance, même.

- Elle va bien, je crois qu'on va devoir racheter des mouchoirs. Mais la fièvre commence à baisser...

- Tu lui as bien donné ses médicaments ?

Elle lui coupe la parole, ne parvient pas à faire baisser son inquiétude. Pour une fièvre, un rhume. Andreï relève une paupière, remarque la présence de sa soeur d'âme.

- Oui, mon coeur, j'crois que j'suis assez qualifié.

Parfois, elle en oublie qu'il est bien plus apte à s'occuper de sa cadette et de sa santé, étant infirmier. Qu'est-ce que vous voulez, c'est une maman étouffante.
La voix d'Andreï s'élève à côté d'elle.

- Ev', t'as pas un cours à donner ?

La russe jure entre ses lèvres, donne quelques dernières directives à son compagnon, raccroche après quelques mots et se relève. Andreï ne bouge pas, elle repart sans un mot. Ils n'en ont pas besoin. Le daemon compte bien rester méditer ici le temps du cours de psychologie que sa daemonienne doit donner. Alors, il referme ses yeux nuit, repart dans ses méditations intellectuelles.

Eva-Line rejoint sa classe en quelques minutes, au pas de course. Elle est en retard. Et lorsqu'elle entre dans la salle, l'auditoire est déjà au complet. Elle s'approche de son bureau, y dépose son sac, ne l'ouvre pas. Pas besoin. Aujourd'hui, elle abordera un sujet qu'elle connait sans avoir besoin de notes personnelles.

- Bonjour, tout le monde. Je suis heureuse de voir que mon cours vous donne assez de matière que vous souhaitiez le suivre durant l'été, ça me touche.

Leur professeur leur offre un large sourire, commence sans attendre une seule seconde. Les minutes passent, vite, trop vite. C'est toujours comme ça lorsqu'elle enseigne. Elle s'emporte, se passionne et aime les voir s'intéresser. Bien évidemment, elle n'est pas dupe ni aveugle, elle les voit, ceux qui perdent l'attention. Ou qui ne l'ont pas. Qu'importe. S'ils n'écoutent pas, c'est leur choix. Elle n'est pas leur mère, ils sont bien assez grands pour prendre leurs propres décisions.

Son téléphone vibre dans sa poche. Elle s'excuse quelques instants, se tourne, lit le message. Chris. Son compagnon lui laisse quelques mots en vitesse, il emmène leur fille à l'hôpital. Il ne lui donne aucun autre détail. Alors, elle se sent glisser, elle hésite à annuler le cours, se précipiter à l'hôpital.
La télépathe respire, range son téléphone, se retourne. Continue son cours. Et alors qu'elle répond à une question, elle se rend soudainement compte qu'elle n'est plus seule dans son esprit. D'autres voix s'y sont invitées.
Son don n'en fait qu'à sa tête, ces derniers temps. Peut-être l'eau contaminée, le stress, son inquiétude pour ses enfants.

Eva-Line tend son esprit pour refermer la porte rouge, se stoppe net. Une voix se démarque plus que les autres. Plaintive, craintive. Blessée. Son regard balaye les visages de ses élèves en pleine prise de note. Quelques secondes lui suffit. Quelques secondes pour le trouver. Troisième rangée, concentrée sur sa feuille de notes. Des notes ? Les coups de son crayon n'en donnent pas l'impression. Beaucoup trop grands.
Il dessine.
La télépathe concentre son don sur ses pensées, efface celles des autres. Son esprit est envahi par ses peurs.

- Madame ? Madame ??

Eva-Line est éjectée de ses pensées et de celles de son élève. Une jeune fille lève la main. Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps est-elle muette ?
La télépathe s'apprête à répondre lorsque la sonnerie retentit. La professeur sourit, remercie les élèves de leur attention. Ces derniers se lèvent en fracas, les chaises grincent sur le sol, la porte s'ouvre, ils commencent à sortir.

- Atriom, j'aimerais te parler, s'il te plait.

La russe est debout devant son bureau, son regard fixé dans celui de son élève, un sourire apaisant sur les lèvres.


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Sam 14 Juil - 20:35
Sous ton crayon un petit personnage prend vie. Tu te débrouilles en dessin, ce n’est pas très réaliste, plutôt un style de BD. Il est petit avec une tignasse noire, maigrichon portant des vêtements en lambeaux. Tu le place dans un paysage montagneux, isolé, loin de tout. Tu voudrais être se bonhomme, tu voudrais tout laisser et partir. Tu en as marre de cette souffrance, tu voudrais trouver la paix.
Putain ! Tu as seulement 21 ans et tu as pourtant l’impression d’avoir cent ans.

Tu t’es évidemment demander pourquoi c’était tombé sur toi, question idiote. Tu essayes de relativiser, c’est facile d’habitude, mais dans ce cas c’est plus compliqué. Tu cherches une solution, parce que tous les problèmes, selon toi, ont une solution. Comme dirait le pater « il n’y a pas de problème que des solutions ».

*Oh !* S’exclame Nina lorsque le professeur s’excuse pour regarder son portable. Ça te fait sortir de ta torpeur. A ce même moment la sonnerie retentit, les étudiants sortent bruyamment de la salle.

Tu es surpris lorsque le professeur te demande de rester. Ça se voyait tant que ça que tu ne suivais pas ? Elle sourit, un sourire maternel, doux. Elle n’ait pas du genre sévère, elle est même plutôt cool. Tu as pourtant peur, un foutu animal terroriser. Avant tu n’aurais jamais eu cette sensation, cette anxiété face à un simple entrevue avec un enseignant.

*Qu’est-ce qu’elle nous veut, on était pourtant pas les plus perturbant dans l’amphi.*

C’est vrai qu’est-ce qu’elle te veut ? Tu as beau réfléchir rien ne justifie que tu restes. Tu te forces à sourire, à être un étudiant comme les autres, insouciant et plein d’entrain. Toi, tu es loin d’avoir se profil, tu as l’impression de n’entrer dans aucun moule. Tu n’es pas insociable, c’est juste que tu n’as pas l’impression d’être sur la même longueur d’onde que les autres. Parler pour rien dire t’es très désagréable, c’est même épuisant. Tu préfères parler seulement pour avoir une discussion constructive, un véritable échange avec ton interlocuteur, même si vos idées sont complètement opposées, au contraire ça rend même les choses plus intéressantes.

« Oui madame ? »

C’est un oui timide, il est facile de distinguer une certaine fatigue et agacement dans le ton de ta voix. Ce n’est pas contre elle, c’est juste qu’en ce moment avec ce qui s’est produit tu es constamment irrité. Tu es en colère, tu es un loup, les babines retroussées grognant ta rage face à ce qu’on ta fait.

Nina ressent tes émotions, elle a une connexion étroite avec toi. Étrangement ça ne va que dans un sens. Faut faire avec. *Doucement mon gars, parce que là on a l’impression que tu es en pleine crise d’adolescence ! Met y un peu du tient et sois gentille avec la dame.* Elle est sur ton épaule, son poste, sa place, son nie au creux de ta clavicule. Là elle sent battre ta carotide et ta jugulaire, elle profite de ta chaleur et de la hauteur. De là, elle est prête à riposter si jamais l'autre devient énervant.


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Sam 18 Aoû - 10:03
Ce n'est ni un hasard ni un ressenti. Eva-Line a cette capacité de connaître les pensées des autres. Non seulement de les connaître, mais de les investir. De fouiller le passer, décortiquer les souvenirs. Et ce gamin, quelque chose ne tourne pas rond. Ces sensations, ces sentiments, cette voix. Et dans son esprit, une crainte constante. Eva-Line sait reconnaître une âme perdue.
Atriom est toujours souriant, plein d'entrain, n'a jamais été élève perturbateur. Il faut se méfier de l'eau qui dort. Le jeune homme répond d'un oui timide. Et la télépathe se contrôle pour ne pas froncer des sourcils. Elle lâche son bureau, s'approche lentement de lui, sourire toujours aux lèvres. Entrer dans les pensées crée une connexion particulière, un quelque chose dont Eva-Line a toujours été éprise. Un lien unique, un instant particulier où elle est capable de comprendre la profondeur d'une âme. Parce que la sienne, l'espace de quelques secondes, se mêle à celle de l'autre. Et elle ressent.
La peur, la crainte, le ressentiment, la colère. Tout.

La professeur se rapproche de son élève, se stoppe à quelques mètres de lui. Le risque est grand de le faire fuir. Alors, elle le préserve et garde distance, lui laisse son air. La russe connait bien les adolescents, ou les jeunes adultes dans son cas, pour en avoir fait trois. Mais bien plus que ses enfants, elle en a aidé un petit nombre à surmonter leurs peurs. Leur don. Alors, elle sait qu'il ne sert à rien de trop s'approcher. Et aujourd'hui, elle s'inquiètes pour son élève.
Elle lui sourit toujours.

- Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien de grave. Ni ne concernant tes notes.

Evacuer ses craintes la concernant, lui montrer qu'elle ne lui veut aucun mal. Et plus que tout, éviter de plonger à nouveau dans son âme. Les êtres humains sont particulièrement possessifs en ce qui concerne leurs pensées, Eva-Line peut les comprendre. Personne ne voudrait dévoiler ses plus sombres frayeurs, ses plus terribles démons. La télépathe en première. Et pour ceux qu'elle estime, il est hors de question de violer leur intimité si cela n'est pas nécessaire. Ou une question de vie ou de mort.
Son doctorat et son intelligence lui suffisent à comprendre le cerveau de l'être humain. En ce qui concerne la sensibilité ? Son rôle de mère et de soeur la lui a enseigné.

- Dis-moi, tout va bien ? Je t'ai senti un peu ailleurs lors du cours.

Le danger de la fuite est grand, la mère de famille y a déjà été confronté. Refuser de se confier. Et quoique ce soit, quelque chose préoccupe ce garçon. Elle l'a ressenti. Son don ne la trompe jamais, personne ne peut y échapper. Seul son petit frère, au don paradoxal, est capable de contrer le sien. Jusqu'à aujourd'hui.

- Tu as l'air bien préoccupé. Rien de grave ?

Eva-Line ne peut se l'empêcher, elle crève de replonger. Pourtant, son esprit reste bien là, seul, devant cette grande porte rouge close. Elle n'a pas le droit de violer son intimité, une seconde fois.


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Dim 19 Aoû - 13:45
Tu restes droit, le sourire aux lèvres. Les questions se succèdent. Elle a fait un pas vers toi, mais garde une juste distance. Tu l’as remercie intérieurement de ne pas avoir violé ton espace. C’est un cercle autour de toi, une sorte de prolongement de ton être que tu ne supportes pas qu’on puisse piétiner. Au combat au corps à corps tu ferais un pas de plus vers elle pour te retrouver en bonne position pour l’attaquer. Tu es troublé par cette pensé, elle n’est pas ton ennemie, tu n’as pas à réfléchir ainsi. Merde ! Tout va de travers depuis ton agression !

Elle veut comprendre ce qui t’arrives, pourquoi tu sembles ailleurs. Au fond tu voudrais tout lui dire, tout lui déballer. Tu n’y arrives pas, ta gorge se noue sous l’émotion. Aucun mot ne sortira. Ton orgueil, la peur du regard qu’elle va te porter quand tu vas lui dire, tout t’empêche de lui raconter.
Nina sait qu’elle va devoir faire quelque chose qui la répugne. Aller à l’encontre d’Atri, briser sa confiance, lui planter un couteau dans le dos. C’est pourtant l’unique chose à faire pour qu’ils puissent s’en sortir ! Elle bondit sur sa tête. Spontanément sans prévenir elle se met à parler haut et fort. Elle, elle n’a pas peur. Elle fait ce qui doit être fait malgré les conséquences.

« On s’est fait agresser, tabasser. Atri en a encore mal aux cotes. »

Elle aurait pu s’arrêter là, mais tout sort, tout ce qui c’est accumuler depuis une semaine.

« Je n’en peux plus de le voir ainsi ! Tel un lion en cage qui cherche une solution pour s’en sortir. Il a besoin d’aide ! Mais ce petit connard préfère tout garder pour lui par fierté ! Il pense qu’il va pouvoir s’en sortir seule, comme d’habitude, mais c’est faux ! »

Elle s’arrête un instant. Elle réfléchit, il ne faut pas tout lui dire, il faut que l’histoire reste floue. Atri comme Nina ne veulent pas voir les flics s’en mêler et encore moins son père.

« Atri je suis désoler mais on a besoin d’aide ! Toi comme moi ! Tu t’es pris une sacré raclé et même si ton corps commence enfin à guérir, ton âme est encore bien casser. Je suis désolé, mais je n’ai pas la force de t’aider à t’en sortir, moi aussi j’ai été blessé. »

Tu restes pétrifier, ton sourire à subitement quitter ton visage. Elle t’a mis devant le fait accomplie sans te prévenir. Fini la comédie. Tu la détestes pour ce qu’elle est train de faire, c’était à toi de faire ça ! Quand tu te sentirais près, quand par toi-même tu aurais compris la nécessiter d’en parler à quelqu’un, de te confier. Mais tu oublies qu’elle est toi, qu’elle ressent, intérioriser plus que tu ne crois. Nina, fichu grenouille de malheur !

Tu ressens un léger frisson, subtile, à peine perceptible. Ton don c’est déclencher, mais là il ne sert à rien ! Tu sers les points, tu as tellement honte. Tu desserts la mâchoire, ta gorge encore nouer, tu murmures ta douleur.

« J’ai rien pu faire, je n’ai pas pu la protéger…je suis juste pitoyable. »

De te l’entendre dire, de le sortir à haute voix, te fais réaliser, enfin, à quel point on t’a blessé. Nina est retournée à son poste, sur ton épaule. Elle a dit ce qu’il fallait, elle ressent tout une foule d’émotion venant d’Atri : de la honte, de l’impuissance, de la colère, de la rage et tout au fond de lui une pointe de soulagement.



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