Une soirée chat-box est prévue le 31 octobre à 20h30
On espère vous y voir nombreux ♡

Ellias Sullyvan Singer

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Nothing will be the same...

Sam 28 Juil - 4:24

Ellias S. Singer
 
« J'DEMANDERAIS À LA FAUCHEUSE D'ATTENDRE DEUX MINUTES JUSTE POUR GRILLER UNE CLOPE.  »

Identité

Age ◊ 24 ans
Date et lieu de naissance ◊ Le 05 Décembre 1993, Londres.
Nationalité ◊ Anglais, british jusqu’au bout des ongles.
Métier ou études ◊ Mécano, a été DJ.
Sous-groupe ◊ Résident permanent
Dieu ◊ Asbjörn
Précision(s) ◊ Raciste du genre humain.

Alexander Ludwig
@Anika

Daemonien/daemonienne

Calla Lily


Douce, rassurante, la première chose qu’il voit le matin et la dernière le soir. Celle qui vient se glisser dans son lit toutes les nuits pour dormir tout contre lui. Un molosse, un rottweiler pour être exact. Le museau court, des yeux marrons foncés, un gabarit qui effraierait le plus courageux des cambrioleurs. Calla Lily, le nom d’une fleur blanche, pour un louveteau blanc lors de sa première apparition. Une seule et unique fois, le jour de sa naissance. Peu loquace et assez farouche, il est probable qu’un étranger n’y voit qu’un chien peu sociable. Ses interventions destinées au commun des mortels sont aussi rares que précieuses sur ce qu’elle peut vous apprendre. Car elle n’est pas que réservée, toutes ces paroles économisées sont l’occasion d’observer ce qui l’entoure.

Elle embrasse son rôle de chien de garde avec perfection, joue le chien fidèle à son maître avec une exactitude millimétrée. Son rôle? Protéger Ellias, parfois de lui-même et ses folies avec une parole toujours plus sage que celle du jeune homme. Son britannique elle l’aime, plus qu’elle ne s’aime elle, remplissant une fonction de garde du corps et de garde fou. Lily, de son petit nom, lui seul l’appelant ainsi dans leurs moments de solitude peut cependant se montrer un peu trop protectrice. Sa méfiance des humains est réelle et quand ses interventions auprès des semblables d’Ellias sont rares lorsqu’elle ne les connaît pas, elles sont inexistantes avec les humains, connus ou non. La fascination pour un animal doué de parole l’irrite, alors elle ne préfère plus tenter. Même lorsque les humains les acceptent, ils n’en restent pas moins des bêtes de foire pour eux, des curiosités, enfin, c’est sa vision des choses. Mais si ce n’est pas une grande timide, la présence d’un daëmon ne la déridera pas pour autant. Elle préfère juste ne pas parler aux inconnus, peut-être est-ce une question d’habitude. Son violoniste personnel ne lui pose pas de questions à ce propos et se contente de l’aimer telle qu’elle veut être. Elle veille, jamais bien loin de sa moitié.

Mais si vous voyez le gardien malveillant, l’anglais voit son sens de l’humour bien huilé, son amour des gaufres et de son petit bol de lait le matin. Sa patience infinie avec lui, depuis toujours, mais ce qu’il verra par-dessus tout, c’est sa meilleure auditrice, lui vouant et au violon voire à la musique en général, une adoration innocente et béate. Un rottweiler se laissant bercer par les notes suaves d’un violon, se laissant charmer par le violoniste. Mais si vous voulez tout savoir, son péché mignon reste un plaisir bien canin. Les moments où les mains d’Ellias ne sont pas sur un violon mais sur son cou et derrière ses oreilles noires. Quand elle lui lèche le visage au réveil après avoir bondit sur son lit. Vous l’aurez compris, Calla est une pièce, deux faces, l’une amicale et sensée, l’autre agressive et canine. Le parfait acteur dans le déguisement le plus efficace.

Caractère

Vous ne l’aviez sûrement pas remarqué. Oui, oui, ce grand blond qui se fait petit dans le fond de la pièce. Il ne fait pas de bruit, sûrement en train de lire un vieux livre. Aussi sûrement que ce bouquin doit être un roman déjà jauni par les années. Sous sa table, la tête sur les chaussures de son maître se trouve un rottweiler endormi. Son thé fume et il se brûle en buvant.

Oui, un thé, bien british et ce jusque dans la tête. Vous avez là l’exemple même de la politesse britannique, du savoir vivre et du bien-parler. La vulgarité est proscrite, du moins en public. Cependant un témoin est présent, jamais bien loin, si vous cherchez où il faut. Souvent les yeux dans le vague, une cigarette aux lèvres il a l’air perdu, distrait de nature, il ne reste pas concentré souvent sur la même chose plus d’une demi-heure. Enfin, pas souvent, ce n’est pas jamais. La musique et son travail de mécanique le passionnent et s’y plonger c’est resté immergé dedans plusieurs heures. Puis il y a la lecture, les mots le captivent et page après page, il brûle de ne pas savoir les dernières lignes. Mais revenons à sa passion principale, son violon et son archet dans les mains il semble disparaître, pas physiquement, entendez, mais il oublie ce qui l’entoure et se dédie entièrement aux notes qui s’échappent et volent autour de lui. Bien entendu son meilleur public est toujours présent et il se fait dans tous les cas un plaisir de jouer pour elle.

Mais revenons en à l’action présente. Le violoniste est aussi amoché que l’étui de son violon, que les années ont quelque peu dégradé. Des petites cicatrices, ici et là, le genre de petit bobo que tout le monde se fait, mais la plupart semblent récentes. Car Ellias est une tête en l’air, souvent à penser à milles choses à la fois et à se blesser bêtement, se cognant et se coupant presque aussi fréquemment qu’il perd ses clés. Enfin, pas ses clés de voiture, toujours celles de son appartement. C’est pourquoi le double est dans une poche cousue sur le collier de la bête à ses pieds actuellement. Bête qui ne manque pas de l’engueuler chaque fois que cela arrive, soulagée de n’avoir à surveiller que la clé de maison. Il se lève et dépose un billet sur le bar, laisse bien évidemment la monnaie en pourboire et sort, le chien sur ses talons. Un court trajet et nous voilà dans son chez-lui.
L’appartement est d’une propreté presque inquiétante, mais aucune ambiance glaciale, l’endroit est habité et chaleureux. Des photos sont disposées ça et là, une famille, des enfants qui jouent, le jeune Singer et son violon, un énorme dogue à ses pieds, le couple heureux qui accueille son nouveau-né à la clinique. La télévision restera éteinte. Il va dans sa chambre ranger l’ouvrage qu’il a terminé, le remet à sa place parmi l’impressionnante collection qui couvre un mur entier de sa chambre. Ne rien laisser traîner, si à faire, le faire maintenant pour ne pas avoir à le faire plus tard, c’est le credo de l’anglais.

Une discussion ensuite, un débat entre le chien qui ouvre enfin la gueule et le maître. Ils conversent, le sujet est sensible, les humains, plus tolérant qu'elle sans vraiment l'être au fond, elle le suit jusque dans la salle de bain où il se déshabille sans y prêter attention. La conversation ne se termine pas, car c’est un grand bavard, une fois lancé. Une fois propre il se fait un repas léger et prépare celui de Calla. Equilibré, consistant, presque de la grande cuisine d’ailleurs, il y met plus d’attention que pour le sien, chouchoute la chienne. Car son plus grand trésor a des crocs et une tête de mule. Il ne tolère aucun débordement envers le molosse, que ce soit verbal ou physique, pourrait même sortir les siens, de crocs, pour cela. Sa petite fleur, son ancre dans la tempête, elle le sauve tous les jours par sa présence et il le sait.

Les deux repas engloutis il boit encore un café, donne un biscuit à son âme. Un coup d’oeil en ligne sur le journal, rien d’intéressant, il repose sa tablette. Le débat reprend, ponctué par les plaisanteries des deux partis. Ellias n’en est pas moins un grand enfant, petit plaisantin et blagueur à ses heures perdues. Vous l’aurez compris, les facettes de ce duo peuvent êtres nombreuses et si le mécano a des airs d’homme parfait  maladroit, sachez qu’il a aussi son petit caractère. Même si l’énerver n’est pas forcément chose facile et qu’il ne se montrera pas vulgaire, il trouvera bien un moyen de vous faire entendre le fond de sa pensée. Mais avec courtoisie, froideur et sans accès de colère violent où explosif. Ce qu’il juge inutile, de toute manière. Après n’allez pas vous imaginer qu’il se laisserai frapper sans réagir.

Déjà minuit, il file se jeter sous les draps et Calla vient se blottir contre lui, fait une remarque sarcastique sur son célibat. Cette nuit encore, la seule femme dans son lit a une robe noire et feu.

Contrôle musical

Les notes courent, le son s’envole, l’archet tremble et le musicien s’amuse. L’onde musicale enfle, s’amplifie et englobe la clairière dans laquelle il se trouve, il n’entend plus que sa musique, sa balade, lente et doucereuse. Sa moitié roupille tranquillement, à l’ombre des arbres. Tel un dragon qui veille, jamais bien loin de son trésor. La balade s’accélère, n’en est plus une, il tord l’onde sonore qui compose le morceau, la diminue et l’envoie se concentrer sur Calla. Il joue avec la musique, fait danser les sons, les mène où il le désire, peut les faire taire et les tordre pour les modifier. Mais ce dernier exercice est compliqué et non sans risque, la fatigue provoquée peut lui provoquer des malaises et des saignements nasaux. Enfin, sûrement plus mais il n’a jamais poussé les expérimentations au-delà.

Il ne se sert pas de son don autrement que pour son bon plaisir, pour s’amuser à voir danser les ondes sonores, qu’il voit, en effet. Seul bémol, son pouvoir ne se limite qu’à la musique, autres bruits et cris sont donc inutilisables et invisibles aux yeux de l’anglais.

Il arrête sa mélodie, sa capacité spéciale, comme s’amuse à l’appeler Calla se désactive aussitôt que les crins ne touchent plus les cordes. Il va se reposer près du chien. Sans bruit, sans musique, il n’est qu’un humain avec une âme qui joue en extérieur. Il y pense, à ce pouvoir. Il n’y travaille pas, ne cherche pas à le maîtriser et à développer son potentiel. Ne joue jamais avec du hard rock, beaucoup moins facile à plier à sa volonté, comme il a pu souvent le constater. Plus le tempo est rythmé, plus dure est la danse. Il ne sait pas pourquoi, pourquoi ce don, à quoi peut-il servir? Pas de capacité offensive à priori, ni défensive. Juste un coup de pouce artistique? Il a du mal à y croire. Mais il ne cherche pas la complication, pas de tests, qui lui révéleraient très vite que le son trop amplifié et canalisé au même endroit pourrait percer un tympan, mais il en est loin. Et sa compagne en profite, à l’écouter jouer, pile à la bonne tonalité.

Pour le londonien, son don n’est que secondaire et il préfère s’adonner à d’autres activités puisque il ne considère pas ce pouvoir comme un danger. Mais même s’il ne l’a jamais vécu, une perte de contrôle pourrait s’avérer plus grave que ce qu’il ne peut l’imaginer, faire enfler le son jusque le rendre insupportable, à une envergure inimaginable, jusque sa perte de conscience du moins. Mais sa colère est rare et toujours contrôlée jusque ici, alors la probabilité d’une catastrophe est faible.

Il était une fois

Le métronome, il bat la mesure, dans sa tête bien évidemment. Le public le regarde, ils soutiennent quelqu’un, ou font juste preuve de curiosité. Ses cheveux blonds, longs, portés en queue de cheval lui effleurent la nuque, il frissonne, le stress le prend aux tripes. Une goutte de sueur roule sur sa tempe alors que l’enfant lève son violon, le cale sous son menton. Une petite voix, toute féminine, toujours là, lui murmure au creux de l’oreille, tout ira bien, Calla lui a promis.

Il inspire, ferme les yeux, expire, les rouvre. La lumière l’éblouit, il pose l’archet sur les cordes. Encore une inspiration, encore plus profonde celle-ci. Et la première note s’élève. Chopin, un classique, un morceau souvent imposé. Il enchaîne, les notes dansent, l’archet court, ses doigts se délient et sa peur s’évapore. Il le connaît sur le bout des doigts, son morceau, nul besoin de se faire du souci. Son vibrato est parfait, ses notes justes, son rythme excellent, il s’est entraîné des années. Du haut de ses neuf ans, il est là, plein d’assurance, son violon comme seule arme face à la foule des spectateurs. L’enfant voit sa mère qui lui sourit, il n’a pas fait d’erreur. Pas qu’il ait entendu en tout cas. Les minutes passent, la pression diminue et lorsqu’il cesse de jouer et s’incline, les applaudissements le rassurent tout de même.

Il reste tête baissée face à la foule quelques secondes, puis s’en retourne vers les coulisses. Tout ce stress, ces derniers jours, c’est bon, il l’a fait. Son petit costume lui tient chaud et il desserre son nœud papillon.

*Tu as été parfait, comme toujours, ou presque.* Ses yeux pétillent, rien ne lui ferait plus plaisir que l’approbation de sa douce. Il file d’ailleurs sans attendre quelconque résultat, ne regarde pas les autres performances. *Tu gagneras.* Elle en est si sûre. L’a t’elle seulement entendu? Il se plonge dans l’esprit de sa moitié et y entend les souvenirs, oui, elle l’a entendu, ce morceau pour elle.

Le jeune violoniste court, à en perdre haleine, il a abandonné son violon dans les vestiaires, veut juste retrouver la chaleur réconfortante de sa daemonne. Quand il voit enfin le malamute immaculé, qui l’attend sagement dans une pièce à part, il se laisse tomber près d’elle et le duo parlemente, sa prestation, ce qu’il aurait pu faire de mieux, ce qu’il n’aurait pas pu améliorer… Elle est là pour lui, il est là pour elle. Ses petits bras autour du cou musculeux du chiot il garde son visage enfoui dans son pelage clair. Puis, il l’entre-aperçoit, ses fines pattes, ses yeux verts si perçants, son air noble presque agaçant. Sir Arthur, ou Arthur, de son petit nom, le fixe. Ses poils ras et roux sont parfaitement disposés, son port princier, il le félicite. Lui aussi a pu l’entendre.

Il est resté là, notre petit prodige, avec les deux daemons, à attendre le résultat final, il attend que la salle se vide, avant de sortir. Sa mère le guette, un prix à la main, il a gagné.

Ils partent ensemble, se séparent en arrivant sur le parking, lui monte avec son père, Calla est blottie contre lui. Elle dort, son imposante tête sur ses genoux. La voiture de sa mère est derrière. Il commençait à somnoler, la pression retombant, sa journée parfaite l’ayant exténué. Mais le rêve est sur le point de se transformer en cauchemar, en un désastre absolu. Ses journées tellement lumineuses sont sur le point de se teinter d’une nuance sombre.

Un choc, un klaxon, la douleur. Il s’est jeté sur la tête de l’animal endormi, comme pour la protéger, un instinct pour préserver la chose la plus importante qu’il ait jamais eu. Le bourdonnement dans ses oreilles l’assomme, un crissement de pneu, leur mère arrive. Il ouvre les yeux et le monde tourne. La mère, inquiète, se précipite à l’arrière, jusqu’à ce que son fils fasse une constatation glaciale. -Papa ne bouge pas. Le petit est figé, son regard ne regarde plus rien, une femme qu’il ne reconnaît plus le sort de la voiture, puis il est là. Le chevalier de sa majesté, le Sir. Il est assit dans la voiture de sa mère, la portière ouverte, incapable de mouvements, sa mère est près de l’autre voiture, effondrée. L’homme qui est rentré dans leur voiture n’a rien. Et la suite n’est qu’images sans le moindre sens à ses yeux. Son monde vient de s’éparpiller, des centaines de pièces d’un puzzle compliqués se mélangent.

Bien sûr, un accident d’une telle ampleur creuse un vide dans une maison. Le petit se lève, suivie de la silencieuse âme qu’ils ont récupéré dans la voiture. Calla ne parle plus, plus depuis la mort de Joseph Singer. De leur père. Quand l’enfant pense à l’accident, il ne se souvient que du bourdonnement dans ses oreilles, de son père immobile. Puis, du chat. Son pelage de feu. Il n’arrive plus qu’à penser que maintenant, ils déménagent. Ses grands-parents ne voulant pas les laisser seuls dans un tel moment. Ils vivraient dans le domaine de Joshua et Ellen Lockwood, une bulle protectrice pour les daemoniens, au coeur d’un monde humain.

*   *   *   *

La fenêtre de l’adolescent est ouverte, la chambre vide. Le violoniste joue, une complainte, des pleurs silencieux, l’instrument pleure pour lui. La nuit s’est installée, a amené une fraîcheur acide, une lucidité amère et des souvenirs déchirants. Il joue, oublie sa peine, celle de sa mère. Les années passent et chaque jour lui rappelle durement qu’il n’a plus de père. Il s’y fait, le temps allège peu à peu la douleur mais ne la fait pas disparaître. Alors, la nuit, il quitte la bâtisse et laisse sa peine s’en aller dans le domaine avec la musique.

Une branche craque, le violon se tait.

Elle est magnifique, Lena, son pelage pur, ses yeux d’un vert profond, son souffle forme un nuage de condensation alors qu’elle approche. La louve est reine ici. -Voilà un petit prince bien triste, c’est qu’il pleure, ton violon. Elle le comprend, il l’embrasserait, s’il pouvait. La louve passe à côté de lui, effleure sa jambe avant de s’approcher de sa petite-fille. -Grand-père dort ? Un silence.

Elle se couche près de sa fleur. La petite-fille a imité son aïeule aujourd’hui, revêtu une robe sauvage. Deux louves, deux générations, mais le blanc immaculé de sa Calla Lily est parti un certain 11 Décembre. Désormais de cendre, sa couleur n’est que le reflet de sa tristesse.

-Ce sera notre secret, mon prince, j’aime t’entendre jouer et ne leur dirai pas que ta chambre est vide la nuit. Il soupire et s’en va s’asseoir près d’elles, sur la couverture qu’il a installé pour sa moitié. Sa mère n’est plus. Elle vit, mais ne sera plus jamais celle qu’il a connu. Il le sait, ne peut plus la voir dépérir ainsi, à pleurer la mort d’un amour. Lui vit, pour ce père qui n’a plus cette chance. Il se renferme dans son violon, dans sa tête, avec Calla et dans les activités que son grand-père lui propose. Le petit garde espoir, ses ambitions n’ont pas diminué.

Un éclair roux, il l’a vu, se cacher derrière un arbre. Les soucis arrivent, les remontrances d’Arthur, qui viendra désormais vérifier qu’il est bien dans son lit la nuit. Mais c’est un museau blanc, plein de malice, qui émerge derrière eux.

Une queue en panache, un petit pinceau blanc, de fines pattes noires. Deux yeux d’or. -Il y a une réunion secrète et je ne suis pas invité ? Vous m’en voyez vexé, très chers. Markus. Le renard rusé par excellence, avec ses farces, ses sarcasmes et sa bonne humeur habituelle. Le jeune sourit alors que le petit canidé se joint à leur petit club nocturne.


*   *   *   *


Le capot claque en se fermant et le jeune et le vieil homme se frottent les mains, satisfaits. Lena le couve du regard, elle est toujours aussi belle, fascine autant qu’elle peut effrayer. Hier, un humain est entré sur le domaine, cela arrive de plus en plus souvent. C’est les chiens qui ont fait fuir les jeunes plaisantins en cavale. Ellias fronce les sourcils en y repensant. Calla lui dit sans cesse de ne pas s’en formaliser mais impossible, il n’oublie pas les lettres de certains membres de sa famille, du traitement que l’on réserve au daemoniens. -Je vais porter à maman son repas, grand-père.

Les yeux bleus de la louve le suivent. Un passage par la cuisine, il se lave les mains, le cambouis ne part pas facilement et il s’y attarde, avant de récupérer la cloche. Depuis des mois, sa mère ne sort de sa chambre plus que pour se laver.

Il s’arrête devant sa porte, inspire, tente de se calmer, dans quel état sera-t-elle ? Amaigrie très sûrement, ses yeux vidés de leur énergie. Ses yeux brûlent, il voudrait pleurer, mais ce n’est plus le temps des larmes. Le jeune Singer va sur ses seize ans, il ne peut plus pleurer, il doit être un pilier solide, selon ses aînés.

Un arrêt, sa main sur la poignée de la porte. Une poussée, la porte s’ouvre. Lynn relève vite la tête, elle lit, encore et toujours le même livre, le préféré de son père. Elle est anéantie. Ce n’est plus que le fantôme de sa mère, un mirage pour faire croire qu’elle est encore là. Le fils nourrit sa mère, patiemment, tente de lui parler, mais ne s’enlève pas la sensation d’être face à une inconnue. Plus le temps passe, moins elle est lucide.

Un téléphone sonne quelque part et après un moment qui lui semble être une éternité, sa mère le congédie. Le reconnaît-elle seulement?

Sa fidèle fleur l’attend devant la porte et il caresse avec douceur sa tête. Le Sire passe dans le couloir, lui adresse un regard désolé avant de disparaître au coin d’un couloir. Ellias souffre de cette situation, mais il n’ose imaginer ce que perd le chat, si lui avait sombré dans la folie, qu’aurait fait son âme ? Sir Arthur ne parle plus. Lui qui bavassait si souvent ne dit plus rien.

*   *   *   *

Le 16 Décembre 2010, la bulle de protection factice du domaine Lockwood, près de Londres, s’est effondrée.

Les basses sont parfaites, comme il le veut, la vidéo est en ligne, sa musique, bien qu’électronique, plaît. Les retours sont positifs. Il descend, sa grand-mère l’attend pour le thé, elle a fait un gâteau, il le sent depuis sa tanière. Les gens n’imaginent sûrement pas que derrière le DJ montant, se trouve être un petit cliché aristocratique bien anglais, vivant dans un manoir et buvant son thé. Il sourit à cette idée. Les mots sortent presque de sa bouche, il a failli appeler Calla, mais elle est sortie courir avec les daemons de ses grand-parents. Markus et Lena passent beaucoup de temps avec elle et cela le ravit.

Sa moitié tire parfois sur la corde, lui provoque de l’inconfort avec la distance mais ils veillent à rester assez proches. Aujourd’hui, ils sont un peu plus loin que d’habitude.

Il ferme les yeux, entre dans la tête de celle de la chienne, aujourd’hui doberman intimidant, sent l’air frais lui  fouetter le visage, les branches craquer sous ses pattes. Le musicien revient à sa réalité. Son thé, sa grand-mère, ses cheveux gris savamment noués, ses yeux gris qui pétillent encore d’une vie bien remplie. Les minutes s’écoulent, la discussion est animée, ils joueront ensemble ensuite, sa grand-mère est une pianiste d’exception. Le débat est lancé, plutôt Debussy ou Chopin? Ou peut-être du Telemann?

Puis, sans une explication, cette peur. Elle lui noue les intestins, lui retourne l’estomac. Ce n’est pas la sienne, sa fleur est prostrée, il le sait, chaque muscle de sa moitié est tendu, elle est terrorisée. Et, dans les yeux si sages d’Ellen Lockwood, il voit une terreur sans nom.

Puis il l’entend. Comme un constat, comme une évidence. La porte s’est ouverte à la volée. N’a pas masqué le coup de feu qui a ébranlé toutes leurs terres. La haute stature de son grand-père masque la porte et il s’approche de sa femme. Qui lui tombe dans les bras. Alors, seulement à cet instant, le daemonien se met à courir. Quitte à en perdre un organe, à s’en briser une jambe, il doit trouver sa douce.

La neige est épaisse ce jour là, il court, dans le froid, il a perdu un de ses chaussons il y a déjà des mètres de cela. L’autre est bien vite abandonné et il sprinte pieds nus. Puis il voit le sang. Son magnifique pelage roux en est maculé, Calla gémit près de lui. Il respire encore. Sa chemise hors de prix est bien vite enlevée, il ne pourra pas le toucher sans elle.

L’enfant ayant perdu son père devenait un homme qui aurait tout fait pour sauver ce renard, ce membre de sa famille. Son précieux Markus. Il couvre le renard, les gardes des Lockwood ne laisseront pas cela impuni.  Puis, le daemon contre lui, à appuyer sur la plaie sanglante via la chemise, il tente de rentrer au plus vite, il faut le soigner et… Il s’est arrêté de se battre. La poussière reprend l’âme d’Ellen Lockwood et il sait ce que cela veut dire. Il reste là, sa chemise maculée du sang d’un être qui a disparu. Il la voit, immobile, elle fixe la scène, interdite. Lena et Joshua Lockwood viennent de perdre leurs amours. A leur tour. Par la faute d’un humain, une fois de plus.

Les employés de maison sont venus le chercher, bien des minutes après. Il s’est laissé tombé contre l’un d’eux, serrant contre lui cette chemise, comme si la seule preuve de l’existence de Markus était là.

*   *   *   *

Les funérailles furent silencieuses, l’accès au domaine restreint. Alors, Ellias su qu’il devait partir, il n’y avait plus rien pour lui ici. -Ellias… Je n’arrive pas à me transformer. Elle vient pourtant de le faire. Elle est passé d’un kelpie à un énorme rottweiler. Sa fleur semble paniquer, son univers vient de se bousculer. Markus est mort, grand-mère est morte. Lui a découvert son don durant la cérémonie, la musique s’est brusquement  tue selon sa volonté, un oncle éloigné lui a expliqué que son don pouvait se réveiller suite à un choc émotionnel.

Il attrape sa tête massive, dépose un baiser sur son museau. -Qu’il en soit ainsi. Tu es parfaite de toute manière. Elle le trouve calme, bien trop, mais il connaît la mort et Calla a besoin d’un pilier. Leur mère ne dit plus un mot depuis la perte d’un être cher de plus.

Sa décision est prise. Il doit partir, pour ne pas devenir fou. Pour elle, juste pour sa moitié, car cet endroit, cette maison, n’est plus que l’ombre d’elle même.

*   *   *   *
Les lumières s’altèrent, il augmente le rythme des basses et des centaines de mains se lèvent. Les gens dansent, des inconnus. Le fils prodige est parti. Une tutelle qui n’en a que le nom, il se produit sur de petites scène, son nom résonne de plus en plus. Les kaléidoscopes lumineux dansent sur les murs, son téléphone vibre dans sa poche. A répétition. L’artiste suivant se prépare, il jette un œil à ses messages. Son coeur manque un battement. -Clay… je dois y aller, mon oncle a besoin de moi, il est tombé et s’est blessé. Le rottweiler l’attend dans la voiture, son molosse de garde que personne n’ose toucher. *Dis moi que c’est une mauvaise blague. Ellias, ça ne peut pas être vrai.*

Et pourtant, ça l’est.

Les daemoniens se sont exposés au grand jour, la révélation, celle avec un grand R. Il passe devant le panneau de l’entrée de New York. Sa gorge est sèche, il ne veut pas le croire. Les humains, ces êtres stupides et violents, savent. Leur monde s’écroule. Jamais il n’a été aussi heureux de la forme passe-partout de son âme.

Il soupire, vivons heureux, vivons cachés. Mais ce n’était plus possible. Le retour à la maison est chaotique, Mario, un soi-disant cousin l’héberge, mais il n’est que garde-fou, le jeune homme le sait. Le britannique le regarde s’agiter, passer des coups de fil, puis la nouvelle tombe. Son grand-père vient de se donner la mort, sa mère est placée en centre psychiatrique depuis des mois. Il se sent vide, rien ne va.

Il se laisse tomber sur un sofa usé par les années de services. Laisse sa compagne de vie se blottir contre lui. *On va s’en sortir, on s’en sort toujours, ne t’en fait pas, petite fleur.* Plus question d’être sous les feux des projecteurs, sa carrière de DJ s’arrête là, il n’exposera pas son âme pour son bénéfice personnel. Quelqu’un le remarquera, et l’humain est détestable et haineux, il le sait.


*   *   *   *

Il en a entendu parler, un recensement, quelle ironie. Il n’y voit qu’un moyen de les parquer, de les garder sous contrôle. Puis, il y a cette ville, mais il ne souhaite pas s’y rendre. Il n’a pas confiance. Sa main plongée dans le moteur d’un pick-up il se redresse, l’homme en face de lui ne lâche pas Calla du regard. -Il est vraiment beau, quel âge ? Soulagement, un amoureux des chiens. Un sourire, M. Singer regarde l’inconnu tenter d’attirer la chienne. -Elle a quatre ans, mais si elle ne vient pas je vous déconseille d’approcher, elle est un peu sauvage. Et un pas vers elle est récompensé par des crocs luisant à découvert. Ce qui ne tarde pas à arriver face à l’insistance de cet humain. Qui, vous vous en doutez, retire bien vite la main tendue.

Mario est rentré en Angleterre, une terre d’asile pour les gens comme eux, le violoniste vit seul, vit de la mécanique que son grand-père lui a appris. Et d’un héritage conséquent. Sa tante, seule famille restante et encore capable de réflexion est à Merkeley. Partagé entre l’envie de les rejoindre et la peur de ce qui pourrait arriver, Ellias ne sait plus quoi faire.

L’homme repart, une pièce changée, la soirée s’annonce longue. Il tente d’oublier que le désir de rejoindre les siens ne le quitte pas.

Quelques mois plus tard, quatre déménagements de plus, une touche de désespoir sur fond de musique classique, calée entre deux lignes d’un recueil de poème, il prend la décision d’y aller, à cette ville. L’enfant qu’il était n’existe plus, l’adulte qu’il est ne sait plus quoi faire, il vit avec la peur de tomber sur des humains qui les blesseraient. A même acheté illégalement une arme. Alors, l’anglais estime qu’il n’a plus rien a perdre.


*   *   *   *

L’installation a été rapide, des changements ont étés faits, les daemoniens ont désormais des droits, sont reconnus. Il se sent presque de laisser le bénéfice du doute à ces humains. Mais, comme un disque rayé en revient toujours au même point, le monde est encore sur le point de s’écrouler.

L’épidémie s’est répandue comme une traînée de poudre, puis la traînée a provoqué une série d’explosions dévastatrices, et désormais, ils attendent la mort. Il était là, à serrer contre lui un enfant qui n’était pas le sien, que les gens ne voulaient pas nourrir alors l’avaient laissé à son sort. Un bien funeste destin. Comme tant d’autres, quand le premier mort avait été annoncé, le calme relatif qui s’était instauré avait éclaté. Dans son appartement, Calla réconfortant une toute petite boule de poils fauves, lui calmant les pleurs d’un petit miraculé. Ils attendent que les humains mettent fin dans le sang et les larmes à ce cauchemar.

Il est malade, l’enfant non, pour une raison mystérieuse. Sa petite fleur les avait nommé Gabriel et Elena. Un porteur d’espoir, une petite flamme dans l’obscurité. Trouvé dans les décombres d’un bâtiment, d’une vie qui s’était brisée. Il avait assisté à la perte de tant de choses. Des daemons avaient disparus, chaque soir, il s’endormait en serrant contre son coeur sa petite perle. Son trésor qu’il ne voulait perdre. La terreur de se réveiller en sachant qu’elle pourrait ne plus être là le rend fou.

Et là, à quelques minutes d’une mort certaine, d’une condamnation pour le seul crime d’être différent. Ellias hait ce monde qui tue la différence, qui laisse un enfant mourir, ces humains qui ne comprennent que la mort et les désastres.

Alors, il murmure calmement au nourrisson que tout ira bien, il le berce jusque faire taire ses cris, il a faim, comme tous et comme son sauveur. L’anglais ne peut pas se permettre de sortir, ne peut plus le nourrir. Alors ces rescapés qui ont vus mourir tous ceux qu’ils connaissent, qui s’inquiètent de savoir si leur famille est encore en vie, tentent d’oublier les bombes qui volent vers eux. La rage, la mort et la peur au ventre, Ellias ferme les yeux, tenant fermement ce petit être contre lui, compte les secondes avant le bombardement, entends les obus. Il se remémore sa famille, sa musique et pose sa main dans le pelage chaud et rassurant de Calla. Sa Calla Lily, sa belle fleur qu’il ne peut quitter, dans un coin de sa tête, il voudrait un miracle.

Et le miracle se produit. Pas de bombe, pas de douleur. Mais Okolnir.


Précisions complémentaires

En 2011, le gouvernement américain lance au travers des médias l’existence d'une nouvelle espèce, les daemoniens. Il s'agit de la grande révélation. Comment as-tu vécu ce chamboulement ? Qu'en as-tu pensé ? Des réactions démesurées envers les daemoniens ont été commises par les humains de tout horizon, comment as-tu réagi même si tu n'étais pas au cœur de l'action ? La plus grosse erreur des daemonniens selon lui, les humains ne sont que des sauvages, incapable de vivre avec la différence, ils ne se complaisent dans la violence que parce que ce sont des êtres inférieurs selon lui et sa moitié.

Dans ton enfance, adolescence ou dans ta vie d'adulte, t'es-t-il déjà arrivé de commettre une erreur qu'elle soit difficilement pardonnable ou clairement irréparable ? À l'inverse, quel est le plus beau geste que tu as commis dans ton existence que ca soit envers un proche ou envers un inconnu ? Par ailleurs, d'après toi, quelle serait ta plus grande peine, ton plus grand regret, ta plus grande joie ainsi que ta plus grande réussite ? Il s’en veut, de ne pas avoir pu sauver Markus, même si la faute ne lui incombe pas pour cet accident, il ne se pardonne pas. Il s’en veut également pour la mort de son père. La plus belle chose qu’il ait pu faire serait sûrement cet enfant abrité durant les récentes crises. Sa plus grande peine? La perte de sa grand-mère si injustement, si violemment. Son plus grand regret est de ne pas assez avoir soutenu sa mère selon lui au fil des ans. Sa plus grande joie est d’avoir pu sauver Calla, qu’elle soit encore avec lui après tout ça, puisque certains ont perdu leur moitié. Sa plus grande réussite est d’avoir pu réussir dans la musique, ne serait-ce qu’un temps, d’avoir rendus si fier sa famille et Calla.

Tôt ou tard, le daemon se fixe en une forme dont il ne pourra plus se défaire, pour le tien, comment cela s'est il passé et de quelle manière l'avez vous vécu ? Etait-il/elle satisfait/e de sa stabilisation ou aurait-il/elle préférait un autre animal, si ton âme est dans le deuxième cas, qu'aurait-elle préférait ? Dans les mémoires, l'on raconte que la forme du daemon à un rapport avec le caractère de son daemonien même si cela n'est pas flagrant au premier abord, penses-tu que cela soit une vérité entre vous ? Calla s’est stabilisée à ses seize ans, en un rottweiler, sa forme canine lui sied à merveille, même si elle aurait préféré revêtir un pelage plus épais, plus blanc, sa forme de malamute lui tenant tellement à coeur dans sa jeunesse, ou un loup, comme sa grand-mère. Dans le cas de nos prodiges, la forme de Calla et le caractère d’Ellias correspondent, discret et loyal, un peu effrayant quand on ne le connaît pas, le molosse lui convient parfaitement et comme elle le sait si bien, sa petite fleur est parfaite, et l’aurait été dans tous les cas de figure. La chienne s’est stabilisée suite à une perturbation émotionnelle avec la mort de sa grand-mère. Abattue par un chasseur humain, enfin, pas elle, mais Markus, son daemon. Un renard. Ils se sont stabilisés relativement tôt.

À l'instar du daemon, un pouvoir apparaît également au cours de ta vie. Bien généralement il se manifeste vers la fin de l'adolescence ou au cours d'un événement extrêmement marquant. Dans quel cas t'es-tu retrouvé ? Comment est-il apparu ? À sa découverte, l'absence de contrôle de ton don a-t-il déjà causé des problèmes avec ton environnement proche ? T'es tu déjà penché sur l’entraînement de ton don et si c'est le cas, comme as-tu essayé de te former afin d'être plus performant ? Suite à la mort de sa grand-mère, il s’est créé un accompagnateur invisible, son pouvoir. La perte de sa grand-mère l’a privé de son piano et sa capacité à altérer la musique s’est manifestée peu après, lui donnant l’opportunité de faire comme si elle était encore là quelques fois, d’oublier un peu la douleur. Suite à son déménagement il a cessé de l’utiliser et a perdu le peu de contrôle qu’il s’était fait, ce n’est qu’un divertissement comme un autre pour lui et il ne s’entraînait pas par le passé. Mais avec les évènements de Merkeley il compte bien en faire quelque chose de plus offensif afin de protéger sa famille si une telle situation se reproduit un jour. Car il ne veut plus perdre personne par la faute de ces arriérés d’humains.

(Pour les survivants d'Eqkter). Tu n'as pas coupé au recensement obligatoire après ta téléportation. Néanmoins à ton arrivée à Okolnir, aucun papier ne te fût demandé. Ta date, ton lieu de naissance ainsi que ton nom et prénom, tes origines, ta nature et ton nouveau lieu de résidence sont notés sur un papier que l'on te remet sans informations complémentaires sur un don potentiel ou sur une quelconque forme animal. En Norvège, vous êtes normaux. Quel est votre ressenti présentement ? Un soulagement, cet endroit est un soulagement, un rêve, une oasis où ils semblent protégés, l’enfer vécu semble si loin, l’est réellement, l’amérique est loin et il se sent mieux un peu plus près de ses origines. Il n’ose pas encore réellement y croire, reprend pied peu à peu. Se soulage surtout d’avoir pu garder sa fleur si précieuse. Il n’aurait pas pu vivre sans elle, ces gens les ont sauvés, il ne leur sera jamais aussi reconnaissant qu’il le devrait et le sait, mais sa gratitude est quand même immense. Il est bien décidé à se reconstruire. Maintenant que l’orage est passé.

(Pour les survivants d'Eqkter). Tes derniers instants furent probablement les pires de ta vie. Comment l'as-tu vécu ? As-tu fait parti de ceux qui ont été touché violemment par Eqkter ou as-tu eu de la chance ? As-tu perdu des proches à cause de la maladie ? Que ressent-tu face au gouvernement américain qui a exigé un nettoyage radical de la ville de Merkeley ? Quel sentiment as-tu, à l'heure actuel ? Ellias se considère comme le plus chanceux du monde, pas de symptômes graves, pas de perte douloureuse, que ce soit son don ou sa douce. La maladie a emporté tous ses voisins et l’enfer vécu laisse une trace comme marqué au fer rouge. Le gouvernement américain n’est qu’une bande de couards à ses yeux, ils ne valent rien de plus que le reste de leur espèce. Si les daemoniens doivent se battre, il n’aura plus aucun scrupule. D’ailleurs, il veut faire progresser son don jusque le rendre dangereux, si possible. Le britannique est en colère, contre les humains et l’amérique qui les a trahis, lui et tout un peuple, qui a voulu condamner injustement tellement d’innocents, des enfants qui n’avaient rien demandés.


Tu le sais depuis ton arrivée en ville, les références vis-a-vis des dieux sont presque omniprésentes. Certains habitants sont persuadés qu'ils vivent cachés parmi-vous pendant que d'autres, bien que croyants, acclament haut et fort qu'aucun dieu ne vient se salir sur Terre. Et toi, quel est ton avis sur la question ? Est-ce que les phénomènes surnaturels qui surviennent parfois à Ókólnir peuvent réellement justifier leur présence ? Si tu n'es pas croyant que penses-tu de toute cette religion construite autour de ces dieux inconnus mais assimilée par moment à la culture nordique ? En tant normal, il aurait tout renié en bloc, mais ces marques ? Cette ambiance dans la ville le pousse à croire que toute cette histoire est vraie. La seule question restante ? Pourquoi ne pas être intervenus avant, ne pas avoir laissé leurs semblables se faire massacrer ? Mais il n’est pas en colère, parce qu’ils ont déjà fait tellement pour les survivants de Merkeley. Alors oui, il y croit et leur en est reconnaissant.


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Nothing will be the same...

Sam 28 Juil - 4:25
Finalement j'ai fait beaucoup plus court que prévu alors post en trop!
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MODO• Nothing will be the same...

Sam 28 Juil - 13:46
Bonjours bonjours, bienvenue tous à d'abord! Bon hate de voir la suite mais tous d'abord j'adore ta citation de présentation!!! Bon courage pour la rédaction :tontonlulu:


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MODO• Nothing will be the same...

Dim 29 Juil - 2:37
Bienvenue Bon courage pour ta fiche Par contre, ton code n'est pas le bon Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser Et sinon, super choix pour l'avatar




Que c'est dur le matin !

(c)Miss Pie

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Dim 29 Juil - 5:24
Merciiiiiiiii

Nollaig : Si tu savais d'où ça vient, tu rirais sûrement un bon coup n_n

Liby j'ai corrigé ça désolé, et ouais je sais, il est sexy à souhait du coup mon British


LITTLE FLOWER
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MODO• Nothing will be the same...

Dim 29 Juil - 10:56
Ah alors ça vient d'où? Je crois fortement que je viendrai te réclamer un petit rp ;)

Code Validé!


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Dim 29 Juil - 11:07
Bienvenue sur le forum et au top l'arrivée d'Alexander et le choix du rototo ♥️ Bon courage pour la suite de ta feuille !


skeggöld, skálmöld, skildir ro klofnir

Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d'être, ni copier celle des autres, c'est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d'aspirer.Quand tu t'éveilleras... le monde tremblera. ©️ signature by anaëlle.
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THE PRINCE'S C R O W N

Dim 29 Juil - 15:19
ce choix d'avatar est OUF j'adore vraiment bienvenue officiellement en tout caaas, j'espère que tu te plairas ici et tout le tralala, hâte de voir ta fiche remplie & n'hésite pas si tu as besoin



REIGN OF THE Q U E E N
dans tes yeux, le reflet de mon empire.
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Dim 29 Juil - 22:11
Bienvenue officiellement, futur neveu d'amouuuur

Ce choix d'avatar est divin


When you were asleep and I was out walking, The voices started to speak And they wouldn't stop talking. Hold on they're not for me.
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Mer 1 Aoû - 23:38
MERCI A TOUS TROP DE LOVE

Ensuite... j'ai une mauvaise nouvelle...
Je venais de finir mon histoire... et là, bam attaque surprise de bébé chat sur clavier... Et je sais pas ce qu'il a foutu mais ça a DISPARU. J'ai un seum d'anthologie mais je m'y remet! Donc désolé pour les impatients mais je vous promets de faire au plus vite!

Love sur vous et vos fesses


LITTLE FLOWER
• lilie
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