Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron
Lindwuën Daëmon


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Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron

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Pandora H. Petridis

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MessageSujet: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Dim 30 Jan - 8:50



    J'étais courbée sur la balançoire . La main enserrant la chaine . En avant - en arrière .
    Jusqu'à ce qu'une fillette me dise : " T'es une grande fille . Pourquoi tu fais ça ? "
    Pour continuer à respirer Sans devoir faire un Choix . Avancer ou Reculer .
    Alors je me suis levée . J'ai entendu mes semelles claquer sur le sol de Beton .
    J'ai avancé pour me heurter à cet hopital . J'ai senti ce vertige trop famillier .
    Cette odeur stérile m'a sautée à la gorge . Et m'a donnée envie d'oublier .
    Mais je t'ai vu trop pâle dans cette chambre trop colorée .
    Et même si tout va mieux . J'ai compris que tu étais fragile .
    C'est dur à admettre . Quand on aime .


Mon retour sur Lindwuën Daëmon avait été légèrement mouvementé. Pas aussi paisible que je ne l'espérais du moins. Depuis l'accident d'Aaron quelque chose en moi avait changé. Le voir dans cet hôpital , cloué dans ce lit m'avait complètement fait changer d'avis sur le monde. J'avais quitté, pendant un instant mon monde merveilleux pour vivre dans la réalité. Bordel que ça fait mal la réalité. Le plus dur c'est que depuis ce moment, mon monde a refermé ses portes. Comme si il ne voulait plus de moi, j'avais compris que tout n'était pas aussi beau que je ne le pensais. J'avais toujours pensé que jamais la vie ne pouvait me blesser. Elle l'avait fait une fois, elle n'avait pas le droit de le faire à nouveau. Malgrés toutes mes forces déployées, la vie reste toujours la gagnante de ce combat. Elle m'avait lourdement atteint. Touchée en plein coeur, j'avais lâché les armes. Ces derniers jours n'avaient été que silence. Et c'est en cette soirée glaciale que Céphée m'avait obligé à quitter ma chambre. C'est pourquoi je me retrouvais ici, à marcher au bord de la plage la guitare sur le dos à écouter le bruit des vagues. « On joue à chat ? =O C'est toi le chat ! \o/ » Même pas le temps de dire oui ou non que le petit corps fosforescent de mon double s'élançe sur le sable froid de la plage. Je ne veux pas le laisser gagner c'est pourquoi je pars à sa poursuite. Alors que je cours, des centaines étoiles me suivent. Il est peut-être petit mais bon dieu qu'il est rapide. '_' Le froid me glace le visage mais celà ne suffit pas à me stopper. Je pose ma main sur mon bonnet mon orange afin qu'il ne tombe pas. Je suis trés proche de mon double, je suis sûre que je vais l'attraper c'est pourquoi je me lance sur le sable, mon corps s'écrase par terre. Même pas mal. J'entends craquer dans ma bouche des grains de sable. Je déteste ça. =x Un petit regard triste prend place sur mon visage. « T'as gagné, t'as gagné ! T'es content ? » Je trouve bizarre que Céphée ne me réponde pas mais tant pis je me relève, tapote mon pantalon afin d'enlever la poussière. Je relève la tête et mes yeux se posent sur un feu à quelques mètres de moi. Il y a plusieurs personnes que je connais pas mais apparemment tout le monde semble invité. « Aaron. » Mes yeux se posent directement sur lui, sans m'en rendre compte Céphée était déjà sur mon épaule. D'un pas lent et léger je contourne le feu. Il est à l'écart des autres. Ca n'a pas l'air d'aller. Une fois prés de lui, je laisse la guitare tomber par terre et m'assois à ses côtés, lui donne un petit coup d'épaule afin de le prévenir de mon arrivée. Le plus beau sourire possible prend forme sur mes lèvres.

    « Ce n'est pas grave si je viens déranger le vieux loup solitaire ? »


Mine de rien ça fait du bien de le voir hors de cet hôpital. Je me sens de suite soulagée. Céphée descend de mon épaule pour s'approcher un peu du feu afin de se réchauffer. Il cherche Gaïa du regard, discrètement mais semble ne pas la voir. Légèrement triste il se couche sur le sable et fixe les personnes autour du feu. Tous les daëmons font facilement le double de lui ce qui a tendance à l'impressioner. La vie de nain n'a jamais été trop facile ! \o « Tu sais ce qu'il te dit le nain ? =o » Je lui souris et tends les mains en avant afin de me les réchauffer. Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait de soirée sur la plage. Quand j'étais adolescente je me retrouvais avec des amis et on quittait la plage une fois le jour levé. On jouait aussi de la guitare, ceux qui savaient chanter nous montraient leur belle voix. Tandis que je quitte mes pensées mon regard se perd dans celui d'Aaron. Je ne cesse de lui sourire. J'attrape mon sac, plonge ma main à l'intèrieur et sort un magnifique coquillage, un coquillage 100 % français ! Je le tends vers Aaron, depuis mon retour à Lindwüen je le garde sur moi dans l'espoir de voir le jeune homme dans de meilleurs conditions que la dernière fois pour le lui offrir.

    « Je sais pas si tu te souviens de ma carte postale mais ... » je marque une pause le temps d'attraper la main d'Aaron pour la serrer fort dans la mienne. « Elle commençait par ' Mon cher petit coquillage au sourire pétillant ' alors je pouvais pas revenir ici sans t'offrir le plus beau coquillage de la plage du sud de la France. Comme ça quand tu le poseras contre ton oreille tu pourras entendre le grondement des vagues de la Méditérannée. (: Aussi Céphée a un petit quelque chose pour Gaïa. » a peine les mots eurent passés la barre de mes lèvres que Céphée était déjà devant Aaron avec un magnifique pot en verre. « Pendant notre voyage nous sommes allés dans un petit village en pleine campagne. Nous avons trouvés une petite boutique de confiture. Je pense que se sont les meilleures que j'ai goûté jusqu'à présent. Si je me souviens bien Gaïa aime les myrtilles ! » sourire.


Demander à Aaron si il allait bien, pourquoi ? Sachant que je savais déjà la réponse.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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Aaron Dwayne

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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Mer 2 Fév - 3:11


    - Soleil qui descend Une clope aux lèvres Il attend.
    w a i t i n g f o r t h e n i g h t •


Le ressac caressait le sable, doux murmure languissant comme une main fraiche que l'on passe le long du bras. Frisson. Aaron remua légèrement les épaules, dérangé, et inspira profondément, sentant la chaleur du feu non loin de lui l'empêcher de se lever et aller marcher le long de l'eau. Sans s'en rendre compte, il pliait sa main mécaniquement, comme pour la débarrasser de la douleur sourde qu'il sentait encore lui déchirer la paume de temps en temps. Il devrait aller voir Bella pour lui demander si sa main était redevenue normale. Et si ça n'était simplement pas son imagination qui faisait naitre les fourmillements qu'il sentait au bout de ses doigts. Plier, déplier. Le ciel était clair, ce soir. Pas de nuages, ou peu et peu épais. Seulement les étoiles que la lumière du feu parvenait à peine à cacher. Plier, déplier. Il les entendait à peine, là bas, en train de rire et de boire joyeusement, fêtant en retard la nouvelle année. Et une joyeuse non-nouvelle année à vous ! Décidément, Jeff n'était jamais à court d'idées. Le rire de Gaïa réussit à tirer une petite moue peu convaincue à son humain qui soupira et laissa retomber les commissures de ses lèvres. Deux jours ? Trois ? Plier, déplier. Ses pensées étaient confuses depuis l'accident, et il passait des émotions les plus opposées en un quart de seconde sans qu'il puisse se l'expliquer. Il avait toujours été lunatique, mais pas à ce point. Plier, déplier. Comment était-il arrivé ici ? Fronçant les sourcils, l'homme eut un moment de noir mais la lumière tranquille de Gaïa qui se lovait contre son cou le sortit de la pointe d'angoisse qui l'avait saisit.

A quelques mètres à ses pieds, une vague lécha le sable en effaçant les traces que Gaïa y avait laissé, s'amusant du dessin qu'elle produisait au fur et à mesure que ses bonds l'amenaient où les vagues ne l'attrapaient pas. L'oiseau tira la langue à la mer et jeta un oeil à son humain qui n'avait pas suivit son manège, ses yeux gris de nouveau perdus dans le ressac qui avait la même couleur argentée. Vague à l'âme. L'eau se fendit en deux alors qu'un rouleau plus fort que les autres s'écrasait avec amertume sur le sable mouillé, étalant l'écume autour d'elle, crème blanchâtre qui disparu à son tour dans le limon. La rage qui s'empara sans prévenir de l'homme fit tressaillir Gaïa qui s'empressa de le calmer à grand renforts de vagues de chaleur mentales et de mots rassurants. Plier, déplier. Aaron se força - ou fut forcé par sa moitié - à prendre un grand bol d'air alors que l'envie d'éclater son poing sur les buches brûlantes à côté de lui se faisait de plus en plus impérieuse. L'instant d'après, il laissait retomber ses épaules, exténué. Sortirait-il un jour de cet état intenable ? Il en doutait. « Regarde ! »

S'exécutant comme un automate, l'homme releva les yeux et contempla son daëmon foncer vers l'eau, s'amuser à frôler les vagues, recueillir avec un petit cri les quelques gouttes qui tombaient sur son plumage coloré sans cesser de rire en le regardant d'un air de dire : t'as vu ? T'as vu ? Sourire. J'ai vu Gaï. j'ai vu.

    « Ce n'est pas grave si je viens déranger le vieux loup solitaire ? » demanda une voix claire qui le surprit. Il tourna la tête. Pan.
    « Non, j't'en prie, dérange, dérange. » répondit-il avec soulagement.


Elle était l'une des seules personnes qu'il avait bien envie de voir. Ou alors au moins elle ne faisait pas partie de ceux pour qui ça n'était pas le cas. Celui. Gaïa chassa discrètement la pointe de colère qui assombrit les yeux de sa moitié et se dépêcha de revenir sur la plage, apercevant déjà la petite silhouette de Céphée près de son humaine. Aaron fixa Pan, un léger sourire fatigué mais sincère réveillant un peu ses iris. Mon cher petit coquillage au sourire pétillant. Il éclata facilement de rire en hochant de la tête. Oui, effectivement il s'en souvenait. Et il se souvenait aussi de la crise de rire de Gaïa qui les avait mit de bonne humeur pour la journée. Le pion acepta volontiers le coquillage qu'il commença à détailler alors qu'elle parlait toujours. Aussi Céphée a un petit quelque chose pour Gaïa. Il haussa les sourcils, surprit et regarda le sylvain lui tendre un petit pot sombre. Entendit la phrase entière et la comprit moins bien que Gaïa qui, revenait tranquillement, capta le dernier mot.

    « QUELQU'UN A DIT MYRTILLES ?? *____* »


L'éclat de rire d'Aaron resta accroché à son visage et il oublia instantanément tout ce qui avait pu le mettre en rogne avant que Pan n'arrive. Décidément, elle lui avait manqué. Il tendit la main en remerciant C, la referma autour du pot en empêchant Gaïa de l'attaquer sauvagement, bougeant son bras dans tous les sens pour ne pas qu'elle aie le temps de le suivre.

    « Arrêeeete c'est de la torture ;___; »
    « On dit merci Ö sale bête. » tournant la tête vers Pan, il continua d'un air entendu. « Impossible à éduquer ces bêtes là, j'ai beau essayer depuis.. aoutch ! .. You fuckin'.. =O ! » cessant de lui attaquer le bras, Gaïa fit un immense sourire, se posa devant Céphée en le dévorant des yeux.
    « Merci ** »


Et comme Gaïa restant Gaïa, elle lui sauta au cou pour lui faire un câlin d'oiseau surexcité qu'elle était, et revint bien vite vers son humain, lui souriant au moins autant qu'il lui souriait. Si les paroles n'étaient pas vraiment là, ça donnait plutôt ça. « Gentil Ronron :D beau Ronron (: intelligent Ronron :D humain d'amouuuuuur ** ... confiture ** donne ** » « Nan (: » « J'ai dit intelligent ** beau aussi ** pousse pas le bouchon saloperie d'humain de .. ** » « Nan (: » Le cri de guerre qui s'échappa du bec de l'oiseau était tout sauf oisoien - si je peux me permettre ce magnifique terme - et la tête bloquée d'Aaron la fit perdre son sérieux.

    « Wow. D'accord. Tiens. » dit-il sans cesser de la regarder avec de grands yeux choqués.
    « Arrête de me regarder comme ça et file moi la confiture èé » et elle traina le pot par la ficelle qui l'entourait quelques mètres plus loin en invitant Céphée à venir avec elle.
    « Et bah ! C'est nain mais ça crie fort =x. » il tourna la tête vers Pan en souriant, soupira en passant une main dans ses cheveux, comme pour se réveiller. Il était tout sauf endormi. « Merci pour.. le bout de Méditerranée :) Il est magnifique. » faisant sauter le coquillage entre ses doigts, il continua tout en l'observant. « Bon alors, la France ? J'ai pas eu le temps de te demander la dernière fois. »

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬




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Pandora H. Petridis

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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Dim 6 Fév - 2:56



If i close my eyes and stop breathing i can feel your heartbeat.




Mes yeux brillants s'accrochent aux siens. Il rit, je l'accompagne. Je le laisse prendre le coquillage et le pot de confiture. Ma main quitte la sienne. Mon regard lâche son visage pour se poser sur le feu qui réchauffait tout le monde. Une petit Gïa surexcitée fait son entrée. Apparemment le cadeau de Céphée semble lui plaire. Le petit homme blanc s'approche de l'oiseau et éclate de rire en la voyant faire son petit cinéma. Ce qu'on ne ferait pas pour quelque chose qu'on aime ... Je regarde la scène avec un grand sourire dessiné sur le visage. Comme quoi, même les plus petits êtres de cette planète savent se faire entendre. Je fixe Céphée, il inspire le bonheur, depuis la France le sylvain n'avait pas daigné sourire. Il ne voulait pas faire ce voyage préférant rester à Lindwuën Daëmon. Malheureusement, il ne voulait pas comprendre qu'à 24 ans on est jeune et on a donc encore le droit d'en profiter. Le plus important à l'instant présent est de le voir sourire et rire aux éclats. Lorsque Gaïa attrape enfin le pot de confiture pour l'ammener avec elle, Céphée la rejoint en un rien de temps.

    « J'espère que tu vas l'aimer ! Je suis pas vraiment un conaisseur en confiture de Myrtilles mais Pan' la trouvait extra. Donc si elle est pas bonne tu vas te plaindre à elle. »
    « Céphée comment tu mens ! :O Toi aussi tu l'as trouvé extra, la preuve t'es même tombé dans le pot de dégustation et t'as eu l'odeur de Myrtilles pendant des jours. » rire.
    « ... Tu m'énerves Pan' t'étais pas obligé de le dire à tout le monde. ;_; » Céphée se retourne alors, l'air faussement vexé.


Bon maintenant, passons aux choses sèrieuses, Aaron me demande de lui raconter comment était la France. Qu'il s'accroche parce que lorsque je commence à parler j'ai tendance à avoir du mal à m'arrêter. Puis la France c'était ... magique. Je suis peut-être pas allée voir la tour eiffel. D'un côté Paris reste la ville des amoureux. C'est vraiment pas fait pour moi, rien ne vaut la petite plage où je suis allée et le grand air. Sachant que je risque de gesticuler en parlant j'enlève ma veste afin de ne pas mourir de chaud et, me décale un peu afin d'être en face d'Aaron. Je me rends compte que j'ai juste un petit débardeur blanc sur moi. Ca fait un peu juste étant donné que malgrés la chaleur du feu on ne peut pas vraiment se permettre de se balader dans cette tenue. Au pire je risque quoi ? Un bon rhume ? C'est pas bien grave. D'un geste vif j'enlève mon bonnet pour laisser mes cheveux à l'air libre. Ca ressemble peut-être à un streap'. \o Le froid de la nuit ne me laissa pas un moment de répis et, il vînt mordre ma peau laissant derrière lui des frissons. Je fais comme si de rien n'était et prend la parole.

    « La France c'est super ! Bon c'est vrai on a vu plus original mais quand même y a des endroits magnifiques. (: J'ai passé 1 semaine et demie au bord d'une plage de galets. C'était juste super. J'ai pas eu trop de mal pour me faire des amis, je me suis incrustée dans un match de volley sur la plage et le tour est joué. 8D » je marque une pause afin de reprendre ma respiration et continuer. « J'ai mangé de la grenouille, finalement j'trouve que ça ressemble au poulet. Oh et ! J'avais hâte de rentrer pour voir Bella. Parce qu'aprés la plage, avec Céphée nous sommes allés à la cité de Carcassonne, c'était magnifique.** Mais je sais pas comment je me suis débrouillée dans les escaliers du château - qui étaient vachement raides - je suis tombée et mon bras en a prit un coup. Direction les urgences pour avoir un plâtre. Ca m'a pas mal gâché la fin des vacances. Mais ça m'a pas empêché de faire un tour de grande roue pour avoir la plus belle vue sur Carca'. J'adore la grande roue. ♥ » Je ris et lançe un petit regard sur Céphée trop occupé à rigoler avec Gaïa. « Puis j'ai eu du mal avec le langage. Déjà leur accent ! J'adore comment ils disent les ' IN '. x') C'est trop mignon. Puis y a quelques mots qui changent. Ils disent pas tu m'as fait peur mais tu m'as 'espanté'. Sinon, ils sont trés gentils et accueillants. Aprés c'est sur, c'est dur de quitter tout ce joli monde. .___. Mais bon faut bien rentrer à la maison un jour ou l'autre. Puis Céphée m'aurait fait la gueule à vie. On dirait pas comme ça mais c'est une petite peste. Ah oui par contre... il faisait trop froid pour faire la danse du soleil. =x Ca sera pour la prochaine fois. : D Si tu veux on pourra même la faire ensemble ! »


Je souris à Aaron avant de me remettre à côté de lui, ma place initiale. Les frissons ne me lâchent pas. Je veux faire la fille qui craint rien mais là je commence à avoir réellement froid. Je tends mes bras en direction du feu pour laisser les flammes réchauffer mon corps.

    « J'suis contente de te voir sur pieds. » je lui souris.


J'ai oublié de te dire que ça me rend heureuse de te voir sourire. Mon visage se tourne en direction des personnes qui font la fête. La bouche entre ouverte. Pensive. La scène de l'hôpital me cogne en plein fouet. Je me vois surtout en train de courir comme une folle dans les couloirs du bâtiment. J'ai eu tellement peur. J'avais le coeur qui battait à vive allure. Beaucoup trop vite pour que je puisse respirer correctement. Et Céphée, que j'avais perdue dans la précipitation du moment. Il faisait de son mieux pour me suivre mais j'étais dans un état second. Complètement déboussolée à l'idée qu'Aaron aille mal. Cloué sur un lit d'hôpital, jamais je ne m'étais fait à l'idée qu'on puisse lui faire du mal. Et pourtant lorsque j'avais pénétré dans cette pièce la vérité s'était empressée de m'éclabousser à la figure. J'avais les larmes aux yeux. J'ai eu tellement peur lorsque que je me suis faite à l'idée qu'il s'en était fallu de peu pour que je le perde. Ce que je peux haïr les hôpitaux. Tout comme j'ai détesté le fait qu'il soit arrivé malheur à Aaron. Parce que non, on ne peut pas lui faire de mal, il le mérite pas. Personne ne mérite pas ça, encore moins lui. J'ai même vu le moment où mes jambes allaient lâcher et ce putain de coeur qui continuait à battre, plus vite, plus fort, comme si tout allait exploser sur son passage. Mes pensées qui ne savaient même plus par où sortir, je coulais. T'exploses tout sur ton chemin, tu sais même plus ton nom, ta rue, ta vie, tout ça n'est plus rien, la réalité t'écrases. Même Céphée ne me reconaissait plus. L'adrénaline causée par la peur avait pris possession de moi. Lorsque je m'étais rassurée en me disant qu'Aaron allait bien, lorsque mon regard avait croisé le sien toute cette folie s'en était allée. Il ne restait plus que moi et lui, et pour finir mes lèvres contre les siennes. Tandis que je me plongeais dans mes pensées, la fraicheur de la nuit s'empressa de me rammener à la réalité. Je cesse alors de fixer les flammes pour retourner mon attention vers Aaron. Il est temps d'oublier ce moment aussi destructeur soit-il.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Lun 7 Fév - 5:24

    __Oh yeah it's the good time
    To break away



Un coquillage. Un simple coquillage. Certains auraient ramené des cadeaux en or, d'autres du vent, Pan, elle ramenait un coquillage. Avait-il jamais trouvé un coquillage si joli ? Arrachant ses yeux gris à la coque brillante et vide, Aaron déglutit difficilement et détourna légèrement les yeux en retenant à peine le petit sourire qui lui montait aux lèvres alors que Pandora balançait son manteau à côté de lui. Bizarrement, elle avait raison, il faisait beaucoup plus chaud tout d'un coup. Chassant cette idée en passant une main désordonnée dans ses cheveux, il continua de caresser du bout des doigts le coquillage poli par le sable et le sel, écouta ce qu'elle racontait. De la grenouille ! Beark, rien que d'y penser, il n'avait plus faim pour la semaine. Un plâtre ? Ses yeux descendirent le long des bras de Pan mais il ne restait plus rien sur sa peau fine. Bella avait encore fait du très bon travail. Tant mieux, se surprit-il à penser. Carca'. Carcassonne surement ? Il ne chercha pas à savoir plus, détestant l'idée de l'interrompre alors qu'elle mettait vie à ses propos en agitant les bras et en remplissant ses yeux d'étoiles. En parlant d'étoiles, sans qu'elle ne s'en rende forcément compte, certaines s'étaient mises à briller plus vaillamment autour de sa tête, auréole de lumière. Évidemment, sa blondeur n'arrangeait rien. Les derniers mots de Pandora le tirèrent de sa rêverie et il releva les yeux pour les river dans ceux de la jeune femme.

    « Ah oui par contre... il faisait trop froid pour faire la danse du soleil. =x Ça sera pour la prochaine fois. : D Si tu veux on pourra même la faire ensemble ! »


Le rire qui s'empara d'Aaron ne voulut pas descendre rapidement alors qu'il chassait l'image qui s'était imposée à son esprit. Une bande de dingues courant nus dans les champs pour faire venir le soleil, magnifique. Secouant la tête en bougeant le sable de ses pieds, l'homme pouffa encore une fois. N'importe quoi ='). « C'est une proposition ? 8DD » A la façon dont la voix de Gaïa raisonna dans sa tête, Aaron sut qu'elle l'avait également glissé à Céphée. Ignorant son daëmon en se raclant soudainement la gorge, il la regarda se lever pour venir se rasseoir à côté de lui sans cesser de sourire.

    « J'suis contente de te voir sur pieds. »


Il sentit presque son cœur tomber dans ses talons - et avec lui son sourire - et faire le chemin inverse comme un fou, lui laissant une sensation étrange et gênée. Haussant les sourcils, étonné, il ne su pas quoi dire. Heureusement, elle détourna la tête et il put enfin penser. Ça, c'était une allusion à peine dissimulée à l'hôpital ou il n'était pas Aaron Dwayne. Hum. L'exemple n'était peut être pas le meilleur mais il n'empêchait que ça ne pouvait être que ça. Les yeux perdus dans les cheveux blonds de Pandora, Aaron se demanda dans quoi il s'était encore fourré. Il y avait un bout de gêne entre eux qu'il n'y avait pas avant l'hôpital et il savait de quoi il s'agissait. Regretter ? Jamais. Pas avec le bien que ça lui avait fait de la voir comme ça. Et moi je suis content de voir que tu ne pleure plus. Le bleu des yeux de Pan s'accrocha au siens et il finit par sourire après quelques secondes d'immobilité totale. Détourna le regard vers le feu en pliant ses mains devant lui.

    « C'était pas grand chose au final. »


Pour ce qui était des blessures externes. Les internes, il ne valait mieux pas les évoquer. Le silence qui s'installa fut couvert par le craquement des buches en flammes et l'homme finit par bouger. Tendant un bras derrière lui il attrapa la guitare de Pan, un sourire aux lèvres.

    « Tu joues depuis longtemps ? » demanda-t-il joyeusement.


Croisant les jambes en tailleur, il posa ses doigts sur le manche et laissa glisser les autres le long des cordes. Parfaitement accordée.Ou presque. Le dernier son raisonna en lui comme une fausse note monumentale alors qu'elle n'était pas si décalée que ça. Grimaçant, il tourna légèrement une mécanique et le son redevint net et parfait. Lançant un sourire éclatant à Pan, il plaça ses doigts avec précaution, ne sachant pas s'il serait capable de refaire un air potable. Il n'avait pas joué depuis.. Oh finalement cela ne se comptait qu'en mois. Histoire de ne pas se craquer, il trouva facilement l'emplacement des premiers accords de All Summer Long. Et la musique s'échappa de l'instrument. Rythmée, sèche en même temps que faisant vibrer les grains de sable sous ses pieds. Bon sang, ça sentait les vacances avec insolence.

    «Voyons voir... It was 1989, my thoughts were short, my hair was long, caught somewhere between a boy and man ... » pas la peine de réfléchir, elles revenaient seules, ces paroles qu'il avait appris il y avait de ça.. bon sang, une éternité. « We didn't have no Internet but man I never will forget the way the moonlight shined upon her hair... » il prit une inspiration, détourna les yeux de Pan et continua sans savoir ce que ses doigts faisaient, laissant parler les souvenirs sans chercher à les controler. « And we were trying different things, we were smoking funny things, making love out by the lake to our favorite song. Sipping whiskey out the bottle, not thinking 'bout tomorrow, singing 'Sweet Home Alabama' all summer long, singing 'Sweet Home Alabama' all summer long.. »


S'arrêtant en laissant une note vibrer le long de la corde, il éclata de rire et posa la guitare sur les genoux de Pandora d'un air de dire, à toi (: . Un sifflement parvint de l'autre côté du feu alors qu'un jeune - apparement cuit - lui faisait un vivat avant de s'écrouler dans le sable. « Tu chante comme une carpette. » Il tira la langue à sa moitié qui, ravie de sa pique, n'en pensait pas moins le contraire. Rivant de nouveau ses yeux à ceux de Pan, il se rapprocha en jetant des coups d'œil à l'instrument tout en lui parlant.

    « Tu sais jouer quoi ? T'as besoin de notes ou.. ? Non ? J'arrive pas à lire les notes, enfin je connais pas le solfège alors niveau partition.. laisse tomber. Je joue plus d'oreille et de mémoire je pense. Enfin je pense, j'imagine sinon je ne serais pas capable de jouer le morceau de tout à l'heure.. Hum. » se rendant compte qu'il n'arrêtait pas de parler, il éclata de rire, passa une main sur son visage et regarda Pan. « Et voilà, tu me rend plus bavard qu'une Gaïa. » lui reprocha-t-il le regard brillant.
    « Je t'ai entendu ! Ö C'est pas vrai, j'suis pas bavarde. D'ailleurs Céphée comme je disais.. » et elle recommença à piailler sans arrêt, expliquant tout et n'importe quoi, passant du coq à l'âne comme à chaque fois qu'elle était heureuse et pleine de vie. C'est à dire tout le temps ou presque.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬




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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Lun 7 Fév - 10:38



Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois.





Le sourire d'Aaron s'estompe, je m'en veux. J'avais pas le droit de parler de ce moment de tristesse alors que je suis là pour le faire sourire. Idiote. Je me mords la lèvre infèrieure en guise de punition. Il y avait ces mots que parfois, je ne parvenais pas à retenir. Heureusement ce moment de tension s'estompa rapidement, du moins assez pour que personne ne ne sente mal à l'aise. Puis merde on s'en fout ce n'était rien d'autre qu'un stupide baiser, on s'en fout. On a autre chose à penser alors pourquoi se sentir gêné pour une chose si peu futile ? Mes yeux pétillants de bonheur se posent sur ma guitare, maintenant entre les mains d'Aaron. Je le laisse jouer et chanter. Finallement cette soirée au bord de la plage commence plutôt bien. Mon sourire ne s'estompe alors pas, la voix d'Aaron laisse un certain calme autour du feu. Mon attention reste figée sur lui, sur ses lèvres qui bougent. Les notes de musique me détendent ainsi que la voix chantante du jeune homme. Lorsqu'Aaron cesse de gratter les cordes de la guitare son rire me fait sourire. Ca fait tellement bien de sortir, de rire comme à notre première rencontre. On pensait qu'à rire et s'amuser. On était deux imbéciles heureux dans leur petite bulle. J'attrape la guitare dans mes mains. Je fixe Aaron pour enfin répondre à sa question.

    « Je joue depuis l'adolescence. A la mort de mes parents - que j'ai mal accepté d'ailleurs -, je me suis réfugiée auprés de la guitare... vaut mieux ça que de devenir une jeune adolescente en pleine crise qui se met à faire des conneries. Je connais un petit bout de chanson que ma mère me chantait souvent. J'ai appris à la jouer à la guitare grâce à un ami. »


Ma gorge se serre légèrement. Ma mère, putain ce qu'elle peut me manquer. C'était la personne la plus gentille de ce monde et la plus douce aussi. Sa naïveté a terminé par la tuer. Peut-être que je finirai comme elle ? Tuée par la personne qu'elle aimait le plus. Mes yeux prennent alors une allure sombre et mélancolique afin qu'Aaron ne s'en aperçoive pas je préfère baisser le regard et fixer les cordes de ma guitare. Mes doigts fins commençent à gratter l'instrument et laisser des sons prendre place autour du feu. De nombreuses étoiles rejoignent celles déjà présentent. Elles dansent autour de nous. Je cherche à attirer l'attation d'Aaron vers les petits points brillants autour de lui. Cette chanson. Elle représente tellement, un peu trop même. J'ai jamais eu le courage de la chanter depuis que je suis sur LD. Un goût amer prend place dans ma bouche. Ce goût qu'on a a quand on se retient de pleurer. La chose qui m'a le plus annéantie au cours de ma vie est sans hésitation la perte de ma mère. On m'a souvent dit que je lui ressemblais. J'espère juste qu'elle est fière de moi. Il y a peut-être au dessus de ma tête une étoile qui porte son nom sans même que je le sache. C'est peut-être même cette étoile qui caresse mon bras. Tandis que les notes défilent, je fixe cette étoile proche de moi. Si c'était elle ... Si c'était elle. Ma voix tremblante s'impose, elle brave le son de la guitare pour caresser les tympans des personnes ici présentes en ce soir magique.

    « I’m coming up only to hold you under. I’m coming up only to show you wrong. And to know you is hard and we wonder.To know you all wrong, we were. » ma gorge se serre, je ne parviens plus à sortir un seul son, comme si un poids me l'empêchait.


Comme quoi une simple chanson peut vous anéantir. Je pose la guitare sur le sol. Passe une main dans mes cheveux en rigolant. Gênée. Mes yeux brillent et luttent pour ne pas laisser une larme couler le long de ma joue. J'ai toujours aussi froid, j'ai toujours ce sourire dessiné sur mes lèvres. En fait je suis juste une fille un peu trop sensible qui se ridiculise devant un homme qui a enduré des choses bien plus tragiques que les miennes. Perdre ses parents, tout le monde est orphelin à LD. Et je suis, comme par hasard celle qui le supporte trés mal. Un silence froid tombe alors entre moi et Aaron. Les rires et les cris des autres semblent lointain. Mes yeux rouges par l'envie de pleurer s'accrochent à ceux d'Aaron. Interdiction d'être triste ou de ressentir de la tristesse en ce soir magique comme je sais si bien le dire. Alors que tout devient calme, je lançe un clin d'oeil discret à mon Daëmon avant, du bout des doigts, de toucher l'épaule du jeune homme. Un grand sourire s'affiche sur mes lèvres. Comme une gamine.

    « C'est toi le chat ! Attrape-moi si tu peux ! » je lui tire la langue et, d'un geste vif me relève.


Je pars ainsi dans une course contre le vent, peut-être qu'il ne veut pas me courir aprés mais je m'en fiche de son avis. Il n'a pas le choix. Le sable frais fouette mon jean et s'envole à chacun de mes pas. J'enlève mes chaussures et les lançe je ne sais où, je manque de me casser la figure mais une énergie monte en moi. \o J'me sens alors forte que jamais. Le vent glacial me gêle la peau. L'eau glaciale des vagues me caressent les pieds. Et puis, une trainée d'étoiles est à ma poursuite. Je rigole toute seule et tourne la tête mais ne parvient pas à voir Aaron. Le feu est de plus en plus lointain mais je peux encore voir le corps brillant de mon double.

Invincible.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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Aaron Dwayne

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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Mar 8 Fév - 9:30


    .« Well, darkness only exists so that the stars can shine, darling. »

Y avait-il quelqu'un à LD qui n'avait pas perdu ses parents ? Fallait croire que presque tous avaient fini là parce qu'ils n'avaient nul part d'autre où aller. Des sans passés, des sans futurs. Venus à la recherche d'autres ombres en espérant assombrir leurs images assemblées pour enfin, si l'expérience réussissait, créer un être humain normal. Entier. Pas l'ombre d'une entité dont les racines mêmes avaient été arrachées lorsque leurs parents leur avait été retirés. L'esquisse du sourire de Lauriane chassa ces sombres pensées dans l'esprit du jeune homme. Tout le monde n'avait pas perdu sa famille. Et vu comment elle parlait de sa mère ça devait être un sacré numéro. L'exemple parfait pour Lauriane. Nul doute qu'elle avait suivit ses traces. L'homme hocha doucement de la tête sans lâcher Pan' des yeux, comprenant ce qu'elle disait par mal accepté. Qui acceptait ça ? Lorsqu'elle brisa le contact il n'insista pas, l'oeil soudainement attiré par quelque chose de brillant qui lui frôlait la pommette, chaude petite luciole vibrante d'énergie.

Une note s'éleva de la guitare, haute et triste à la fois. Une cascade d'autre suivirent et les étoiles se remirent à bouger comme pour se rapprocher de la scène. Aaron recula vivement la tête alors que l'une d'entre elle venait lui chatouiller le bout du nez et leva sa main pour la chasser. S'arrêta au dernier moment dans un souffle en entendant Pandora commencer à chanter doucement. Gaïa leva le bec vers eux et donna toute son attention à la jeune fille. Comment la lui refuser ? L'étoile sembla s'éclairer de joie et il tendit un doigt curieux vers elle, suivant la trajectoire paisible du mini soleil qui tournait autour de lui comme s'il était le centre d'une quelconque galaxie. Hésitant à la toucher, il l'effleura plusieurs fois, s'amusa comme un gamin en se rendant compte qu'elle s'éclairait plus fort lorsqu'il la frôlait et finit par donner un léger petit coup du bout du doigt dans l'étoile. Elle brilla plus fort et partit dans l'autre sens en tournoyant, éloignant la sensation de chaleur que l'homme avait ressentit sur sa peau, comme une décharge amicale et si vite disparue qu'il n'en restait plus que le souvenir étrangement flou. Comme celui d'un rêve.

L'absence de la voix chaude de Pandora lui parut soudainement étrange et il laissa retomber sa main dans le sable. Se rendit compte que si elle avait arrêté de chanter c'était parce que son visage d'ange prenait un air triste et déchiré. Il ne laissa pas retomber son sourire, au contraire, le laissa flotter tranquillement sans la lâcher des yeux. Elle pouvait compter sur lui pour lui remonter le moral, peu importait ce qu'elle déciderait de faire dans les secondes qui suivraient. S'il n'avait pas le moins du monde envie de voir les larmes qui tremblaient dans les yeux de Pan s'effondrer sur ses joues, il n'empêchait qu'il ferait tout, absolument tout, ce qui était dans son pouvoir pour les calmer. Après tout, la tristesse avait de ça qu'on se sentait beaucoup mieux lorsqu'on était heureux. Sans tristesse, comment savoir qu'on allait mieux ?

    « C'est toi le chat ! Attrape-moi si tu peux ! »
    « Hey ! Pan ! Mais.. Pan ! » reprocha Aaron en riant.


Trop tard, elle était déjà partie. En soupirant, il se leva, enleva ses chaussures en écrasant leur talon et sauta par dessus la guitare, lâchant une mini contestation en sentant le sable gelé sous ses pieds. Bordel mais c'est glacé ! Aspirant l'air entre ses dents, il releva les yeux et repéra Pan, suivie par son habituelle voie lactée, qui courait le long de l'eau. La lune était haute et le froid avait dégagé les nuages. Si loin du feu on y voyait parfaitement les ombres et Pandora avait l'air d'une galaxie à elle seule. Courant à sa suite, il se rendit compte qu'elle filait comme une gazelle ! Pour la rattraper à ce rythme là ça risquait de prendre du temps. Sans compter que courir sur le sable... Esquivant une pierre apparue au dernier moment devant lui, Aaron sauta en l'air en éclatant de rire, se rattrapa parfaitement de l'autre côté et continua de courir... pour manquer de se vautrer dans une rigole vicieusement plantée dans le sol. Elle serpentait jusqu'à l'eau, brillante comme un baiser sur la peau.

Pandora se mit à tourner sur elle même sans cesser d'avancer, joyeuse et pleine de vie, comme toujours lorsqu'il s'agissait d'elle. Il se sentait transporté. Plus grand, plus fort, plus vif, plus léger et moins fatigué. Moins triste. Tout était tellement plus clair vu d'un rayon de lune. Poussant un cri d'alerte alors qu'il la rattrapait enfin après une sacrée cavale, il réussit à peine à s'arrêter et lia ses mains autour de Pandora en se sentant emporté par son élan. Éclat de rire. Il sentit la gravité changer de sens et s'étala dans le sable, Pan avec lui. Secoué par un rire qu'il ne voulait jamais perdre, il la lâcha en essayant de se rassoir, tirant sur ses bras. Rien à faire, il n'arrivait pas à se remettre debout, pas après cette course folle. Se laissant définitivement retomber dans le sable, il frissonna a son contact froid et humide, sourit encore.

    « Tu cours vite Luciole ! » haleta-t-il en cherchant la jeune fille des yeux. Sourire. « Viens. »


Se redressant, il attrapa la main de Pandora et remarqua la vague argent raser le sol au dernier moment. MERDE ! Il la releva d'un coup et serra les dents en sentant l'eau froide gicler sur leurs chevilles. Tenant toujours Pan par les épaules, il essaya vainement d'arrêter de rire et jeta un œil à la vague silencieuse qui léchait le bord de la plage et redescendait jusqu'à eux. Tout n'était qu'argent et noir alentour. Tout, sauf les éternelles petites étoiles qui gravitaient autour de Pandora. Lui lançant un sourire éclatant, il se baissa pour remonter le bas de son jean sur ses mollets, remonta ses manches par habitude et secoua la tête, le souffle court.

    « On va attraper la crève. » sourit-il. « Magnifique. » il plissa les yeux et attrapa vivement entre deux doigts l'une des étoiles et essaya de la glisser dans les cheveux de Pan, recula une seconde pour admirer le résultat. « J'ai connu des Lucioles moins brillantes que toi. Comment tu fais pour les créer ? » demanda-t-il, curieux.


Elle avait tellement de choses à lui apprendre, cette fille. Il recula sans la lâcher des yeux, sourire provocant et démarche de félin. Haussant les sourcils, il lui reposa la question sans mots, recula en lui disant de le suivre du regard. Quelques mètres plus loin, là où la vague n'avait pas l'air de vouloir tout mouiller, il se laissa tomber en arrière sur le sable. Les yeux perdus dans les étoiles. C'est dingue ce qu'il pouvait y avoir comme monde là haut.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬




follow you down to the red oak tree as the air moves thick through the hollow reeds, i will wait for you there until someone comes to carry me, carry me down. names get carved in the red oak tree of the ones who stay and the ones who leave. i will wait for you there with these cindered bones, so follow me follow me down.
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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Mer 9 Fév - 10:53



Cette nuit, je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver.




Je pensais pas qu'Aaron allait prendre la peine de me courir aprés. Je pensais plutôt qu'il allait me laisser cavaler sur le sable et une fois fatiguée et lassée je serais retournée au feu, obligatoirement. J'ai pris la peine de partir à toute vitesse mais maintenant en fait, tout le monde le sait, faut pas partir dans la précipitation c'est comme ça qu'on se fatigue plus vite. Finallement mon professeur de sport avait raison. Sans m'en rendre compte je viens de perdre de la vitesse et mon coeur bat à vive allure. Les mains du jeune homme m'enlacent. Je ris et tombe à la renverse dans le sable. Même pas mal ! D'un côté, je suis trop occupée à rire et reprendre mon souffle pour le savoir. J'ai les pieds gelés, mon pauvre jean est trempe. Je ne parviens plus à cesser de rire. C'est tellement bon d'avoir de la bonne humeur autour de soi. Les étoiles se font de plus en plus nombreuse. Celà fait longtemps que je n'en ai pas vu autant autour de moi. C'est rare mais surtout signe de bonheur. Je lève les bras au ciel et, d'un mouvement de la main en fait disparaître quelques unes sinon j'ai bien peur qu'on finisse étouffé sous une pluie détoile. La main d'Aaron attrape la mienne, je me relève d'un geste vif et surtout grâce à son aide. Une vague vient caresser nos pieds. L'eau est glaciale. Ma machoîre se serre afin d'empêcher un petit cri de surprise de passer la barre de mes lèvres. Je ne sais pas qu'elle heure il est mais je suis sur cette plage, trempe, en t-shirt en train de rire avec un homme merveilleux. C'est dans ces moments là que je me rends compte à quel point la vie peut être précieuse. Elle a tellement à offrir, il suffit de savoir saisir ses chances. Certes il lui arrive d'être cruelle mais comparé au reste ... les moments de tristesse que la vie nous apporte ne sont rien face aux moments de bonheur intense comme celui-ci. Mes yeux brillent de mille feux, c'est à se demander si des étoiles ne se sont pas nichées dans mes pupilles. « On va attraper la crève. » T'as pas réellement tord Aaron mais j'ai franchement pas envie de rentrer à l'université pour passer le reste de la nuit à lire un livre. Pas toi ? Je ne lui réponds pas et me contente de sourire. Sa main attrape vivement une étoile et la met dans mes cheveux. Celle-ci reste en place quelques secondes avant de repartir afin de danser avec ses compagnes. « J'ai connu des Lucioles moins brillantes que toi. Comment tu fais pour les créer ? » Je suis le regard d'Aaron tout en restant à ma place. Je ne bouge pas d'un cils et le fixe. Son corps tombe au sol. J'attends un petit moment avant d'aller le rejoindre. Je reste debout, baisse la tête afin de le regarder droit dans les yeux. Finallement, je me couche prés de lui, tourne la tête pour le regarder. Son regard reste accroché au ciel.

    « Comment je fais ? » je suis restée trop longtemps sans parler. « Je sais pas vraiment en fait, ce don c'est un secret à lui seul. Comme tous d'ailleurs. Depuis toute petite lorsque la nuit tombe quelques étoiles viennent me rejoindre. Ma mère venait souvent prés de mon lit et me regardait pendant des heures dormir sous les étoiles. » je cesse de parler, un instant, afin de porter mon regard vers le ciel. « Mon don est extrêmement lié à la moindre de mes émotions. Un simple sourire suffit à faire naître des étoiles. Par contre lors des nuits sombres où le moral n'est pas là impossible d'en faire venir une. Je pense qu'elles sont directement liées à mon coeur. » Je me tourne alors sur le côté et à l'aide de mes mains me relève afin d'être assise. « Je vais te montrer quelque chose. »


Mes grands yeux bleus s'accrochent alors au croissant de lune qui reigne en maitre dans ce ciel sombre. Je lève les mains au ciel et, une par une les étoiles rejoignent leur place, loin de nous, loin de cette terre. J'ai l'intention de montrer à Aaron une face de mon don dont je me sers rarement. Je regarde le jeune homme couché par terre pour reposer mon attention en direction de dame la lune. Il n'y a plus d'étoile. Plus rien, juste la nuit étouffante autour de nous. Le feu n'est pas si loin que ça en définitive. En voyant la disparition des êtres brillants Céphée avait fait signe à Gaïa de le suivre. Mon regard se pose sur mon double qui est déjà assit sur mon épaule. « T'es sûre Pan' ? » C'est fou ce qu'il peut être peureux et pas sur de lui pour un sou.« Mais oui. Puis ça fait longtemps qu'elle est pas venue nous voir. » Je lui fais un clin d'oeil, il me sourit mais je sens toute son incertitude me poignarder la tête. J'inspire une longue bouffée d'air frais et lève à nouveau les mains vers le ciel. La lumière de la lune s'intensifit. Je sens déjà en moi l'énergie m'échapper. D'un geste lent et doux je rammène mes mains et les posent contre mon coeur. La lune se rapproche. Encore. Encore. Elle semble vouloir nous écraser. Le ciel est éclairé de mille rayons pâles. La froid ne m'atteint plus. Il n'y a que la lumière de la lune qui se concentre sur moi. Je respire lentement afin de me fatiguer le moins possible. A nouveau, mes mains se lèvent au ciel, je les serre afin que le croissant prenne des allures moins imposantes. Pour la seconde fois, mes mains viennent se poser contre mon coeur. Et dans un ultime effort je me couche prés d'Aaron. De toute façon j'ai même plus la force de me tenir assise. Je venais d'oter l'astre brillant de la nuit au ciel. Il était là, flottant juste au dessus de nos têtes, à peine à 2 mètres au dessus de nos têtes. Les cris étonnés des jeunes autour du feu semblent lointain. Pourtant je peux sentir leur regard sur moi. On se croirait dans un dessin animé. La lumière pâle de la lune nous éclaire fortement. Je transpire. Une douleur me prend, j'ai mal partout. Je semble ridicule. Ridicule en voyant que je ne peux même pas faire danser la lune en ce soir. Ces derniers jours de tristesse m'ont affaibli même si jusqu'à présent je le niais. Je me retiens de hurler de douleur. Celà doit faire prés d'une minute que la lune nous regarde et nous touche presque. « Pandora. Arrête. Tu vas t'épuiser. » La voix froide de Céphée m'atteint de plein fouet. Je m'oblige donc à fermer les yeux. Lorsque je les ouvre à nouveau la lune a déjà reprit son chemin en direction du ciel, prés des nuages. Quelques étoiles vaillantes volent encore et se collent à mon corps. Mes yeux sont rouges. Je suis morte de froid et peut à peine bouger. Je sais que ce n'était pas responsable de ma part de m'épuiser en me servant du côté le plus puissant de mon don mais j'm'en balançe. Je voulais lui montrer de quoi j'suis capable. Je ne suis pas juste cette simple femme qui rit tout le temps et fait sourire les autres. Je sais aussi faire des choses bien. Des trucs impressionants. Quoi que non peut-être qu'il a trouvé ça nul. J'ai été au dessus de mes limites pour lui prouver je ne sais quoi. Un sourire fatigué prend place sur mes lèvres. A ce moment là, des étoiles viennent me rejoindre. Je tremble comme une feuille morte.

    « J'te promets la prochaine fois on fera une balade dans le ciel sur un croissant de lune. » je lui souris. « J'ai froid. » tellement froid. Quelle idée d'être si peu habillée en ce soir glacial !


Sans demander son avis à Aaron, je me rapproche de lui et pose ma tête contre son torse. La chaleur de son corps aussi infime soit-elle parvient déjà me réchauffer un petit peu. Je me rends à peine compte de ce que je viens de faire. J'ai décroché la lune pour cet homme quitte à m'épuiser. Il mérite tellement d'être heureux. Punaise, je suis capable de trop de choses pour le voir sourire. Le silence s'installe à nouveau entre nous. Je peux entendre les battements de son coeur.

    « J'suis désolée Aaron. T'as peut-être soif, faim ? J'suis venue sans rien sur moi, je dois peut-être avoir une barre chocolatée dans la poche de ma veste tu veux que j'aille la chercher ? » je sais que si je viens à me lever mes jambes trembleront mais c'est au dessus de mes forces. Penser à Aaron avant moi.




▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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Aaron Dwayne

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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Jeu 10 Fév - 7:20


    .__And if you tell the moon
    will she come, and stay among us ?


Sight. Le souffle s'échappe de ses lèvres, étonnamment doux et chaud face à la froideur salée de la nuit. Il inspire en silence, avalant l'air pur qui lui tire un frisson. Ferme les yeux. Pourrait s'endormir sur le chant des vagues. Lent aller et retour de l'eau fraiche sur le sable crissant, éternel et jamais semblable. Il était bien, ici. Aaron Dwayne ouvrit lentement les yeux et trouva seulement le ciel. Le ciel, et le ciel, et encore le ciel. A perte de vue. Soupir. Le monde était tellement beau la nuit. On se sentait tellement plus vivant de se savoir éveillé alors que les autres dormaient, au chaud dans leur lit ! Personne à surveiller, personne de qui se méfier, personne... Personne. Ayant brusquement du mal à respirer à cause de la boule qui s'était formé dans sa gorge, Aaron serra les dents, respira doucement et eut un éclat de rire silencieux. Soulagé. Le souffle court, il laissa l'information dégringoler lentement le long de ses bras jusqu'à le laisser paisible et en paix. Quelque chose de doux lui effleura l'épaule et il ré-ouvrit les yeux, sentant la présence agréable de Pandora à côté de lui. Sans la regarder, il la regardait cependant. Avec ses sens, et pas avec ses yeux.

Sa respiration, haletante mais profonde. Le contact de son genou contre le sien. La chaleur qui montait doucement du côté là où elle était. Son odeur qui lui rappelait de bons souvenirs. Lointains, qui semblaient lui échapper, mais qui étaient là, familiers, rassurants, comme une caresse sur la joue ou une étreinte puissante et douce à la fois. Quelque chose, qu'il aurait pu appeler Home. Alors qu'il croyait capter un écho de ce passé qui n'avait jamais été, la voix basse de Pan s'éleva et elle répondit à sa question. Un sourire lui éclaira les lèvres alors qu'il voyait les images en même temps qu'elle parlait. Bien sur qu'une mère aurait été fier de cet ange. Liées à mon cœur. Il aurait du s'en douter. Beaucoup ne devaient le contrôle de leur pouvoir qu'à leurs émotions. Mais tous n'avaient pas des pouvoirs aussi terribles que certains pouvaient l'être. La terre gronda silencieusement sous ses doigts et il ferma les yeux un instant pour la laisser tranquille, comme on cesserait de caresser un chat pour qu'il s'endorme. Dans un ronronnement que lui seul entendrait jamais, la Terre se rendormit. Paisible.

    « Je vais te montrer quelque chose. »


Il ouvrit automatiquement ses yeux gris et regarda Pan se redresser, tout à coup concentrée sur un objectif dont elle seule savait le dénouement. D'un geste ample de la main, elle chassa toutes les étoiles qui disparurent comme de la braise, les laissant seuls face à la clarté de la lune. Posé dans l'ombre de la jeune femme, Aaron ne put qu'en discerner la silhouette qui remuait lentement. Alors que son regard se perdait dans la courbe de sa nuque, il se redressa sur les coudes mais arrêta tout mouvement quand quelque chose bougea dans le ciel.

La lune, énorme satellite naturel de la Terre se rapprochait terriblement d'eux, aussi doucement que sa taille le lui permettait mais ça restait tout de même trop rapide. Ouvrant la bouche en laissant s'échapper un souffle de surprise, Aaron sentit une de ses épaules s'abaisser automatiquement alors que l'astre était de plus en plus proche. Littéralement écrasé par sa masse. Il déglutit difficilement, chassa l'angoisse qui avait serré son ventre et l'évacua en lâchant un éclat de rire admiratif. What the fuck ! Un grand sourire se dessina sur son visage et il mordit sa lèvre inférieure en essayant de se redresser plus pour voir la tête que faisait Pan. Rien à faire, s'il se rapprochait encore de l'astre lumineux il perdrait toute autre chose de vue et il n'avait jamais voulu quitter la Terre pour l'espace. Un froissement d'ailes se posa sur son épaule et l'homme tourna une seconde ses iris gris vers sa moitié. Dans les yeux noirs de l'oiseau se reflétaient en entier l'énorme boule d'argent et de lumière qu'était la Lune. C'était sublime. Certains criaient, là bas, mais il ne les entendait pas. Toute son attention était braquée sur ce phénomène merveilleux que lui offrait Pandora. La Lune ! Elle lui offrait la lune sur un plateau de sable ! A bout de souffle et grisé par l'immensité du geste, il regarda Pan. Si elle savait à quel point il était reconnaissant. Si elle savait à quel point elle rendait tout parfait autour d'elle, laissant aux pauvres de ce monde la bonté de prendre un peu de sa clarté et de s'enrouler dans la chape de bonheur qu'elle répandait automatiquement autour d'elle, peu importait où elle allait. Rendu éclatant de vie par tout ce qu'elle lui donnait, le jeune homme la regarda. Et la vit vraiment.

    « Oh Pan c'est... »


Aussitôt son sourire retomba pour laisser la place à une appréhension qui eut bien du mal à chasser la plénitude qu'elle lui avait offert. Attrapant les mains qu'elle avait encore posées sur son cœur, il chercha a capter son regard mais n'y lu que la douleur qu'elle repoussait fermement. Elle s'était laissé tomber sur le sable en grimaçant.

    « Pan.. Pan arrête ! Arrête ! » la conjura-t-il dans un murmure pressé.


Ses yeux qui ne semblaient pas le voir se fermèrent une seconde et il cru un instant qu'elle s'était évanouie. Lorsque la lune recula il lui jeta un œil nerveux et revint vers la jeune femme qui rouvrait les yeux. Il s'allongea sur le côté sans la lâcher du regard et sourit avec soulagement alors qu'elle semblait être seulement fatiguée.

    « Hey..salut belle au bois dormant. C'est sympa de passer nous voir. » murmura-t-il en souriant.
    « J'te promets la prochaine fois on fera une balade dans le ciel sur un croissant de lune. » rire.
    « La prochaine fois oui, je sais que tu peux le faire. »
    « J'ai froid. »


Fronçant les sourcils, il la sentit venir chercher sa propre chaleur et passa une main atour d'elle en posant sa joue sur ses cheveux un instant. Pan, vibrait comme une luciole. Passant sa main sur son épaule pour la réchauffer, il l'écouta et secoua la tête en souriant. Quelle bourrique ! Penser à lui maintenant alors qu'elle avait l'air d'être épuisée par son pouvoir. Il aurait pu s'en vouloir d'avoir été la cause de son malaise, mais elle devait être si fière de lui avoir montré qu'il n'y pensa même pas. Fier d'elle. Posant ses lèvres sur ses cheveux en respirant son parfum, il continua son manège pour la réchauffer et se mit à rire doucement.

    « Tu me décroche la lune et tu crois encore pouvoir ajouter quelque chose sur la liste des choses que je te dois ? Rêve Pan, rêve. Je pourrais aller te la chercher mais j'ai peur que tu ne t'endorme si jamais je bouge. Regarde toi ! Tu vibre comme une luciole. » il inspira profondément. « Tu es incroyable. Incroyable. Tu peux tout faire, tout apprendre, tout découvrir, tout connaitre. Tu peux décrocher la lune Pan ! Quel sont les buts que tu ne pourrais atteindre ? Je n'en vois pas. Tu as.. » d'un grand geste du bras il engloba tout le ciel et revint enlacer Pan. « ... le monde entier pour toi. Rien ne te mettras a terre, tu pourras toujours t'envoler avec la lune ! Qu'est ce qui pourrait t'empêcher de sourire alors que chacune des étoiles qui tu appelle te font plus sourire encore. Ah ! » il laissa échapper un petit rire amer. « C'est un cercle vicieux que tout le monde aurait envie de partager. Tu es incroyable. » son sourire descendit pour remonter doucement. Désarmé. « Tu es la personne la plus libre que j'aie jamais rencontré. »


L'idée fit son chemin en lui et il ne trouva rien à redire à ça. C'était la plus simple vérité qu'il avait à l'esprit sur elle. Ça, et le fait qu'elle était décidément parfaite. Légèrement troublé, il reporta son attention sur les étoiles, le souffle profond et calme. Où était Cassiopé ? Où était Persée, Orion, l'Aigle, Hercule ? Ou était... Céphée ? Bien sur ! Maintenant il s'en souvenait, pourquoi n'avait-il pas tilté plus tôt ? Céphée était elle aussi une étoile, d'où le nom du daëmon de Pan.

    « Où est Céphée ? » murmura-t-il sans préciser s'il parlait vraiment de son daëmon. Elle comprendrait.
    « T'as une étoile a toi tout seul ?! La classe petit homme ! Boaf, moi tu sais c'est plus modeste en quelque sorte, la Terre, la création du monde tout ça, rien de très compliqué (a). »
    « Gaï.. »
    « Quoi ? C'est pas vrai peut être ? »
    « Si. » admit-il en souriant. « Hécate aussi tiens.. bon sang mais Pan', t'es une mythologie des étoiles à toi toute seule ! Petridis, Artémis.. ça sonne pareil ! Tu serais pas à demi déesse toi sur les bords ? » l'imaginant dans la tenue qu'on attribuait aux statues de déesses antiques, il sourit. « Tu en as déjà les vertus. Et moi qui vient en grec à Halloween, pitoyable ! »
    « Mais non ! Ça lui rappelait le bon vieux temps, c'est ça ? :D »


Serrant Pandora contre lui il jeta un coup d'œil moqueur à Gaïa qui le lui rendit en faisant mine de bondir sur Céphée. Décidément, il avait beau croire commencer à cerner une personne, elle avait toujours de quoi le contredire. Comment avait-il pu passer à côté de ça !

    « Amazing.. » souffla-t-il dans ses cheveux.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬




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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Ven 11 Fév - 14:19



Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.




Les frissons commencent à me libérer. Les tremblements deviennent de moins en moins fort, la chaleur reprend alors possession de mon corps. Ma main glacée s'accroche à son pull et le serre entre des doigts. J'ai peut-être peur qu'il parte, peur de me retrouver seule. Les étoiles reviennent petit à petit autour de nos corps. Leur lumière m'avait manqué. Mon regard fixe un point invisible dans l'horizon tombé dans la nuit. Et puis toujours ce petit sourire maladroit qui ne parvient plus à quitter mes lèvres plus de cinq minutes. Mon regard quitte le vide pour aller rejoindre la lune.Elle reflète dans mes pupilles, cet astre si mystérieux a toujours préféré le ciel contrairement aux étoiles qui, des qu'elles le peuvent viennent me rejoindre sur la terre ferme. J'écoute les paroles d'Aaron, touchantes avec une pointe d'exagération. « Tu es incroyable. Incroyable. Tu peux tout faire, tout apprendre, tout découvrir, tout connaitre. Tu peux décrocher la lune Pan ! Quel sont les buts que tu ne pourrais atteindre ? Je n'en vois pas. Tu as.. » Arrête, c'est pas vrai, tu mens. Un sourire gêné s'esquisse sur mon visage. « ... le monde entier pour toi. Rien ne te mettras a terre, tu pourras toujours t'envoler avec la lune ! Qu'est ce qui pourrait t'empêcher de sourire alors que chacune des étoiles qui tu appelle te font plus sourire encore. Ah ! » Mon regard se lève pour côtoyer le sien. « Tu es la personne la plus libre que j'aie jamais rencontré. » Du bout des doigts, je le pince son torse, pas assez fort pour lui faire mal tout du moins. Un pincement du genre, arrête, je suis comme la autres !

    « Tu sais, on est jamais assez libre dans la vie quoi que l'on fasse. » des images du passé me viennent en tête mais je les efface à la seconde même ou elles tentent de venir me déranger.


Si on regarde bien, je ne suis jamais 'rassasié' j'ai toujours besoin de nouveautés, toujours envie de connaître plus de choses. Je veux découvrir le monde entier, les ressources que la nature nous a donné. Mes yeux clairs sont toujours noyés dans les siens. « Où est Céphée ? » Je lui souris, lâche son regard pour le perdre dans le ciel. Céphée ... rien que le fait de parler d'elle, le corps de mon Daëmon semble plus brillant qu'il ne l'est d'habitude. Il sourit et regarde lui aussi le ciel. Ma main faible et glacée se lève en direction du ciel. La plupart des étoiles disparaissent. Je claque des doigts et, baisse la main. Céphée est là, au dessus de cette plage. Constellation.

    « Je sais pas si tu vois mais ... » Je marque une pause, fronce les sourcils et, c'est ainsi que la constellation se rapproche de nous afin d'être plus visible. Elle flotte à quelques mètres au dessus de nos têtes. « Céphée c'est cette constellation, en forme de maison au toit pointu. Elle est faible, brille bien moins que sa femme Cassiopée. Mais je ne sais pas pourquoi, je lui trouve quelque chose de spécial. Puis c'est la première constellation à laquelle je me suis intéressée. J'étais très jeune. »
    « T'as une étoile a toi tout seul ?! La classe petit homme ! Boaf, moi tu sais c'est plus modeste en quelque sorte, la Terre, la création du monde tout ça, rien de très compliqué (a). » Un rire s'échappe de la bouche de Céphée. Aaron possède un don incroyable. Il faudra qu'il songe sérieusement à me le faire découvrir parce que niveau curiosité je bas tous les records. Tandis que je m'apprêtais à lui demander une petite démonstration de son pouvoir ses paroles résonnaient à nouveau. Je souris. Une déesse ? Mais tu es fou mon cher Aaron, complètement fou. Mon rire se mêle mes paroles.
    « Hécate. » légèrement pensive l'image de mon père caresse mon cœur. « Mes parents ont toujours été complètement dingue de la mythologie grecque. Faut dire que c'est tellement intéressant que c'est difficile de passer à côté. » Je marque une pause et me remémore la soirée d'halloween. « Permets-moi de te dire que tu étais un très joli grec. J'en ai rarement vu un aussi beau je crois bien. »


Je ris. Ma main s'approche du visage d'Aaron et caresse du bout des doigts sa joue. Les traits de son visage tendus par son sourire. En venant sur cette plage j'aurais jamais pensé le rencontrer. Je me voyais déjà au bord du feu à chanter de vielles chansons avec comme public des personnes n'ayant pas loin de deux grammes d'alcool dans le sang. Mais non je me retrouve là, trempe, couchée sur la plage avec Aaron. Celà me décroche un sourire. Mes yeux se sont noyés dans les siens tandis que ma main caresse toujours sa joue.

    « Je vais te faire confidence. » un regard provocateur s'empare de mes yeux. « Quand je suis arrivée à LD, j'aurais jamais pensé me retrouver ici, enfin si me retrouver au bord de la plage mais ... » je marque une pause le temps de prendre un air surpris. « Avec toi Aaron ! J'avais une boule au ventre quand je te voyais tu vois, j'avais raison ... t'es quelqu'un de tellement formidable que tu viens à impressionner les autres. » à l'aide de mes jambes, je me relève légèrement, ma main quitte son visage pour se reposer sur son torse. Mes lèvres s'approchent de sa machoire et terminent leur trajectoire prés de l'oreille du jeune homme. « J'étais morte de trouille à l'idée de te regarder. Mais je te rassure que depuis tout a largement changé. »


Je ne regrette certainement pas la soirée d'Halloween qui a aidé à décoincer les tensions qui régnaient entre nous. Ma timidité s'est envolée face à son sourire. Face à Aaron je n'étais plus la simple Pan', j'étais tout simplement désarmée. Il avait vu de mes yeux couler des larmes malades qui ne demandaient qu'à voir le jour. Et dieu sait que je déteste montrer mes faiblesses. Tout comme il sait ce que j'ai sur le cœur, et que celà peut faire du bien d'avoir quelqu'un sur qui compter. Je sais qu'en cas de besoin il répondra présent. Je suis sûre qu'Aaron Dwayne n'est pas du genre à laisser les autres seuls. Et si je me trompe ... Ah ! Mais non impossible, y a pas de doutes possible. Mon visage s'écarte du sien, il est pourtant proche, à trois centimètres peut-être. Je ne le lâche plus du regard et souris toujours autant en attendant sa réaction. Je le vois déjà en train de se moquer de ma timidité parfois maladive et j'en ris aussi. Se méfier de quelqu'un comme lui ! Tout de même il ne faut pas tourner trop rond. Céphée quant à lui saute sur place en tentant d'attraper une étoile mais celle-ci est rapide. Ses yeux noirs défient alors Gaïa. « J'ai une idée ma colombe ! » Le sylvain cesse de parler et attrape 6 étoiles dans les bras. « Tu vois ces étoiles ? » Il ouvre ses bras et les laissent s'éloigner dans l'horizon. « On doit attraper 3 étoiles chacun. Celui qui attrape les 3 en premier a gagné ! » C'est peut-être un jeu d'enfant mais Céphée adore les jeux de ce genre et Gaîa semble aussi pas mal dans son genre. « Tiens toi prête ! 3, 2, 1, GO ! » Le petit homme fosforescent commence déjà à courir sur le sable froid. J'entends ses paroles et ne peut me retenir de rire légèrement. « T'as aucune chance face à Gaïa mon petit ! » « C'est sur que si tu me déconcentres je vais pas aller loin ! =o » C'est qu'il est mauvais perdant en plus de ça. Je laisse mon double à ses occupations pour porter toute mon attention à Aaron. Une étincelle s'allume à nouveau dans mes yeux. Mes doigts serrent d'avantage le tissus.

    « J'ai bien peur de m'habituer à tout ça. » les soirées agréables comme celle-là, ton sourire que j'idolâtre depuis le premier jour et puis surtout nos éclats de rire.


Je me sens bien. Forte et faible à la fois.



▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Sam 12 Fév - 11:03




Elle se réchauffait doucement et Aaron sentit Pan trembler de moins en moins, lovée contre son torse. Elle avait essayé de le contredire mais rien à faire. Il campait sur ses positions: elle était incroyable. D'un doigt, elle lui montra Céphée qui semblait capter la lumière de toutes les étoiles environnantes qui s'effacèrent pour lui laisser la vedette. C'était comme si le ciel se pliait en quatre pour faire plaisir à Pan. Il ne se soumettait pas, il faisait tout pour la rendre heureuse. Et c'était la différence avec un pouvoir qu'on usait malgré la volonté du monde, on se sentait bien, en quelque sorte en paix avec cette partie de soi même qui pouvait faire des siennes. Aaron se rendit compte qu'il n'avait apprivoisé son pouvoir que depuis peu, très peu de temps. L'université en avait été le prix, et le Phœnix sa part de révolte. Son ventre se serra face à cette idée et il laissa glisser le dos de ses doigts sur l'épaule de Pan dans de lents allers-retours, fronçant légèrement les sourcils. Son malaise s'évapora face au rire de la jeune femme et il se remit à sourire.

    « Permets-moi de te dire que tu étais un très joli grec. J'en ai rarement vu un aussi beau je crois bien. »
    « Je te permet x') »


Son rire s'éleva jusqu'aux étoiles. Merci Pan, merci =') Je suis un peu Écossais mais merci XD. Écho de son propre rire, celui de Pan fit briller les étoiles plus encore. Amusé, Aaron se demanda ce que ça devait donner si jamais elle était vraiment, vraiment heureuse. Hum. Son imagination fut brutalement bridée par un autre contact que le corps de la jeune femme contre le sien. Pandora, maîtresse en son domaine, dessinait ses trais du bout des doigts. Laissant son sourire s'attendrir, il plongea tout entier dans ces yeux là et la laissa faire. De plus en plus troublé. Non. Surtout pas. Ne surtout pas commencer à se poser trente mille questions, just.. just carpe diem Dwayne. Vivre l'instant. Comme il venait. Elle avait l'air de vivre sa vie comme ça, elle avait l'air heureuse, alors pourquoi ne pas essayer ?

Il avait l'impression que ses jambes avaient disparu, et que tous les terminaisons nerveuses qui auraient du les lui faire sentir étaient venues, dauphins argentés attirés par le clapotement d'une main sur l'eau, se concentrer dans sa joue pour lui faire ressentir avec la précision d'un trait de feu le trajet du bout du doigt de Pan sur sa peau. Son souffle s'accéléra et il eut bien du mal à le convaincre de se calmer. Qu'est ce qu'elle faisait ? Elle lui faisait perdre ses moyens, d'accord, les femmes aimaient gérer la situation. Mais pour l'emmener où ? Il espéra naïvement que c'était plus proche de l'absence de douleur. Il ne voulait plus se déchirer pour d'autres qui n'arrivaient pas à se sacrifier pour le bien de tous. Il en avait assez de faire des sacrifices. Des compromis. Des pardons pas mérités. Je vais te faire confidence. Oui ? Quand je suis arrivée à LD, j'aurais jamais pensé me retrouver ici, enfin si me retrouver au bord de la plage mais ...avec toi Aaron ! J'avais une boule au ventre quand je te voyais tu vois, j'avais raison ... t'es quelqu'un de tellement formidable que tu viens à impressionner les autres. Que..Quoi ? Il fronçait les sourcils qu'il fut stoppé immédiatement par une Pan qui prenait de la hauteur. Et se rapprochait dangereusement de sa bouche.

Le premier sentiment est la panique. Pan, peu importe ce qu'elle projète de faire, a l'air de vouloir le faire tourner dingue sans même vraiment le toucher. Le deuxième, n'est pas vraiment un sentiment. Plus une décharge électrique qui lui traversa le corps dans le sens de la colonne vertébrale et dans l'axe de ses épaules, crucifié sur place par une Pan qui chuchote à son oreille. J'étais morte de trouille à l'idée de te regarder. Mais je te rassure que depuis tout a largement changé. Qu'est ce que, putain de merde, ça voulait dire ? Merde. Merde merde bordel shit fais chier putain de- Arrête de penser Dwayne, entendit-il murmurer une voix cynique et blasée dans son esprit. Il l'écouta avec soulagement, content de voir qu'elle n'était plus directement appuyée sur son cœur qui avait accéléré la cadence plus que de raison. Elle ne bougeait plus, immobile comme une statue de marbre si ce n'était ses yeux bleus qui changeaient de temps en temps d'œil, car elle était si près qu'elle ne pouvait se décider pour un seul sans avoir l'impression de ne pas le regarder en face. Incapable de choisir également, Aaron faisait des allers-retours entre chacun de ces puits de lumière et ses lèvres. Il entendit à peine Gaïa accepter avec joie à la proposition de Céphée - précisant qu'elle allait lui mettre une raclée - et sentit sa propre main monter jusqu'à la joue de Pan qui recommençait à parler. J'ai bien peur de m'habituer à tout ça. Reprendre contenance. Maintenant, tout de suite, ou il l'embrassait.

    « Alors on a qu'à en faire une habitude. » commença-t-il d'un ton léger tout en suivant du doigt le long de l'arcade sourcilière de Pan pour descendre le long de sa mâchoire. « On est bien ici, sur cette plage, en plein hiver à moitié trempés et glacés jusqu'à l'os alors tu penses bien qu'en été ça le fait. » sourire. Parler l'aidait à se concentrer sur autre chose. « Même si il pleut on trouvera toujours quelque chose à faire, tu crois pas ? Avec une tête faite comme la tienne on trouve toujours quelque chose de génial à faire. J'suis même sûr que tu pourrais rendre intéressant tout ce à quoi tu touche. » un idée le traversa et il se mit à rire en la fixant malicieusement. « Allez Pan, fait un geste, appelle Chasse et Pêche ils ont besoin de toi ! XD »


Et c'était partit pour un fou rire incontrôlé. Après quelques secondes il réussit à se mordre la lèvre pour arrêter et lia ses mains dans le dos de Pan en la fixant, un rire nerveux éclairant encore ses yeux. Penchant la tête sur le côté, un sourire flottant sur sa bouche, il revint chasser une mèche de devant ses yeux sans la lâcher de l'autre main.

    « Quoique, non. Je ferais quoi moi si t'étais en Allemagne en train de chasser le sanglier ? xDD Oh pardon, l'image est vraiment trop ... xDD en plus je suis sur que t'es incapable de tenir un fusil =') » il plissa les yeux avec insolence, brusquement moins mort de rire. « Quoique, tu serais capable de tout pour faire sourire quelqu'un. Comme.. décrocher la lune ? Ne dis pas non, effrontée ! Tu sais que je dis vrai. » gronda-t-il en donnant une légère pichenette au bout de son nez.
    « ET DE TROIS 8DDDD Trop f a c i l e !! Alors petit d'homme, t'as... oh le con O__O »


Il avait déjà trois étoiles. Oh la saloperie ! Il allait vite. Et elle n'aurait pas du voler sans vraiment aller au but. Le lièvre et la tortue, nouvelle version. Alors qu'elle commençait à bougonner en shoutant quelques étoiles au passage, Gaïa su rengorger sa fierté face à la bouille du petit sylvain et revint vers lui pour, en tout honneur, lui serrer la Patte. Il avait gagné Ö. « Wow Gaï... tu m'cloue le bec. » « Haha ! Ferme le alors ton "bec" on dirait un poisson devant son bocal ! » Aoutch, touché. What a beautiful fish bowl... isn't it ? Retournant la tête vers Pan il se plongea une nouvelle fois dans ses yeux sans prendre une inspiration. Il n'avait pas peur de s'y noyer. Cherchant à faire baisser son sourire en serrant les lèvres, il n'y arriva pas, gigota sous elle comme pour se remettre à l'aise. Il cherchait juste une idée.

    « Alors on a qu'à dire que le.. le vendredi est à nous, d'accord ? Toute la nuit du vendredi, jusqu'au samedi matin, juste toi et moi. Et tes étoiles. Et le sable. Et tout ce que tu veux. » finit-il par conclure en riant. « Une nuit par semaine. Que ça soit un film, une balade, whatever, des jeux si ça t'éclate xD Ça te dis ? » demanda-t-il avec le sourire le plus resplendissant qu'il avait pu offrir depuis des lustres.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬




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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Dim 13 Fév - 10:30




La main d'Aaron s'approche de mon visage, effleure inévitablement ma peau. Je frissonne. Punaise, t'es qui Aaron Dwayne ? T'es pas un simple homme, non, tu sors du lot, t'es bien plus intéressant, plus drôle, bien plus … que tous. C'est vrai que j'apprécie pas mal de gens, beaucoup trop même. Mon coeur gagne toujours face à la raison. Il n'aime pas laisser les personnes au bord du chemin il est tellement grand qu'il a une place pour toutes les personnes de ce monde. J'apprécie beaucoup de monde mais combien ont, entre leur main ma confiance ? Tellement peu. Mais toi, t'as réussis, par je ne sais quel moyen à l'avoir et je ne veux absolument pas la récupérér. T'es pas un homme Aaron, t'es bien plus que ça, t'es un magicien, un putain de magicien qui me donne le sourire et me fait découvrir de nouvelles choses. Oh ! Je sens des ailes pousser dans mon dos, celle que l'on mavait arraché avec barbarie. T'es bien trop fort pour tomber dans le néant. Et moi qui ne veux pas me faire à l'idée que j'ai besoin de toi. Regarde toi. Regarde moi. Regarde nous. Deux amis au bord de la plage. Deux amis qui refont le monde à leur façon et oublient les merdes que la vie leur a donné pour les mettre à l'épreuve. Même si tu dis rien je sais que tu passes une épreuve dure. Je ne sais pas à quel point cette épreuve est difficile mais je sais que tu vas la passer, tu vas passer au dessus d'elle. Si je viens à partir, Aaron, sache que je ne t'oublierais jamais. On oublie pas les personnes de ton genre. Sa voix m'aide à quitter mes pensées. « Alors on a qu'à en faire une habitude. » Je ne peux m'empêcher de me demander si il est sûr de ce qu'il dit. Il risque de se lasser de voir toujours le même visage. On se lasse toujours. C'est humain, purement humain aussi puéril soit-il l'espèce humaine est faite comme ça. Rire c'est bien, sourire l'est encore plus. Mais tant pis, même si cela risque de durer peu de temps autant profiter de l'instant présent. Je déteste me projeter dans le futur et c'est ce que je suis en train de faire en cet instant précis. « Même si il pleut on trouvera toujours quelque chose à faire, tu crois pas ? Avec une tête faite comme la tienne on trouve toujours quelque chose de génial à faire. J'suis même sûr que tu pourrais rendre intéressant tout ce à quoi tu touche. » Etant donné l'imagination débordante que nous possédons, je ne doute pas un instant sur le fait que l'on trouvera sans soucis des choses à faire. « Allez Pan, fait un geste, appelle Chasse et Pêche ils ont besoin de toi ! » Mon rire rejoint le sien. Je m'imagine déjà habillée couleur nature pour me confondre aux buissons et, un bonnet orange avec un fusil plus gros que moi dans les mains.

    « Quoique, non. Je ferais quoi moi si t'étais en Allemagne en train de chasser le sanglier ? Oh pardon, l'image est vraiment trop ... en plus je suis sur que t'es incapable de tenir un fusil »
    « Si je dois un jour aller à la chasse au sanglier je t'emmène avec moi ! On sait jamais si l'une de ces bêtes vient à m'attaquer je veux pas finir seule avec une défense dans la fesse droite, autant être deux pour être doublement ridicule ! » Un rire s'empare de moi, je baisse les yeux et pose mon front contre son torse afin de reprendre ma respiration et relever à nouveau la tête. « Puis tu porteras le fusil ! Parce que vu ma taille et mon poids, si je viens à tirer une balle je risque de reculer de deux mètres à cause de la puissance des ces armes. Et au final à la place de toucher un sanglier je risque de tuer un autre chasseur et me retrouver en prison. Je préfère nettement la pêche ! »


« Quoique, tu serais capable de tout pour faire sourire quelqu'un. Comme.. décrocher la lune ? Ne dis pas non, effrontée ! Tu sais que je dis vrai. » Pour une fois, je m'oblige à ne pas le contredire et lui souris. Le hurlement de joie de Céphée me crève presque les tympans. Je me retourne et voit le petit être blanc avec ses étoiles dans les mains. Il a gagné. « Tu connais visiblement pas la galanterie Ceph'. » Il me tire la langue et mon regard vient à nouveau se poser sur le visage du magicien. Le sylvain, du genre taquin sourit à Gaïa. « Si ça peut te rassurer, tu te débrouilles pas mal. On pourra remettre une partie histoire que je mette une autre raclée maintenant que l'on va se voir plus souvent. (a) Si tu veux je veux bien essuyer tes larmes ma Colombe. (: » Ah Céphée dans toute sa splendeur. Mon visage reste prés de celui d'Aaron je peux sentir sa respiration venir s'écraser contre ma joue.

    « Alors on a qu'à dire que le.. le vendredi est à nous, d'accord ? Toute la nuit du vendredi, jusqu'au samedi matin, juste toi et moi. Et tes étoiles. Et le sable. Et tout ce que tu veux. Une nuit par semaine. Que ça soit un film, une balade, whatever, des jeux si ça t'éclate Ça te dis ? »
    « Si tu parviens à me supporter moi et Céphée je veux bien. Avec plaisir même ! Un jour on ira se prommener en forêt, si t'as peur du grand méchant loup, t'inquiêtes pas je peux lui montrer mes griffes, il partira la queue entre les pattes. On effraie pas une Catwoman aussi facilement, si il pense que je suis le petit chaperon rouge il est mal barré ! » Je me tais lorsque je me rends compte que je parle trop, comme d'habitude.


Le silence s'est installé autour de nous. Le silence ? Mais où sont es jeunes fêtards ? Mes yeux sont rivés en direction du feu. Ils semblent avoir désertés le lieu de la fête. D'un geste vif, j'attrape la main d'Aaron, me lève et lui fais signe de me suivre. Je l'oblige à venir avec moi. Les grondements du feu se font entendre, je m'assois sur le sable et tends les mains afin de me réchauffer. Je regarde ma guitare, elle est toujours là. J'attrape mon bonnet et tire la langue à Aaron avant de me le mettre sur mes cheveux blonds. Les jeunes ont laissé derrière eux … des dêchets, des canettes vides et oh ! Une bouteille d'alcool pleine. L'étiquette n'est pas là, arrachée, mais cela ne peut être du sirop étant donné l'état dans lequel ils sont partis. J'attrape la bouteille en verre qu'Aaron a déjà très certainnement détecté et lui tends.

    « Pourquoi on aurait pas le droit de faire la fête nous aussi ? =o » un petit air malicieux prend possession de mon visage. « Tiens. » J'ouvre la bouteille - parce que je suis l'homme de la situation, un peu comme dans les films, l'homme ouvre toujours le pot de cornichons parce que sa femme n'y arrive pas - et lui passe.


« Pan tu vas pas me dire que... Non Pan', rêve. Un verre et tu es saoule. » « Ce que tu peux être coincé parfois ! » Je me décide à ignorer calmement Céphée. J'ai jamais bu de ma vie, en fait j'ai jamais vraiment été attiré par l'alcool ou la drogue, l'enfant modèle. Non c'est juste que j'ai toujours jugé plus intéressant autre chose dans la vie. C'est pas en me bousillant les poumons et en me retournant la gueule à coup d'alcool fort que je risque de découvrir la nature et ses ressources. Pourtant, aujourd'hui est différent. Je ne veux absolument pas paraître bête face à Aaron. Je bloque légèrement, je lui dis, je lui dis pas ? Bon, tant pis pourquoi lui cacher une chose aussi peu futile ?

    « Tu peux boire toute la bouteille si tu veux hein mais compte pas sur moi ! Un verre et je suis pompette je crois bien ! =O En fait j'ai jamais été saoule. .__. Autant je suis violente avec de l'alcool dans le sang ! » Rire nerveux. Il doit me prendre pour une pauvre fille mais tant pis hein.


Que la nuit commence ! (:

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

« Tout ce que la mer a à offrir, ce sont ces grosses bourrasques. Et de temps en temps, cette sensation de puissance. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose à la mer mais ici en tout cas, c'est comme ça. Et je sais aussi que dans la vie, le plus important, ce n'est pas nécessairement être fort mais de se sentir fort, et de se mettre a l'épreuve au moins une fois. De se retrouver au moins une fois dans la condition humaine la plus archaïque, affronter seul la nature aveugle et sourde, sans rien pour vous aider, si ce n'est vos mains et votre tête. » into the wild
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MessageSujet: Re: Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron Mer 16 Fév - 9:17


    « Si ça peut te rassurer, tu te débrouilles pas mal. On pourra remettre une partie histoire que je mette une autre raclée maintenant que l'on va se voir plus souvent. (a) Si tu veux je veux bien essuyer tes larmes ma Colombe. (: »
    « Ö !! » fut la seule réaction que Gaïa réussit à prononcer.


Puis, elle lui sauta dessus en se jurant de le faire payer en l'assommant à coup de becs (a). Aaron, lui, attendait. Oh il ne doutait pas de sa réponse positive. Elle était toujours positive de toute manière. Il n'empêchait que d'examiner chacun des changements d'émotion sur ce visage angélique était un ravissement. Il hocha la tête en riant, sachant très bien que jamais il ne tirerait sur un pauvre sanglier. La meilleure chose à faire quand on en croisait un ? S'assurer de ne pas l'avoir à ses trousses. Et si c'était le cas ? Courir. Et pas en ligne droite, sinon c'était l'embrochement assuré !

    « Si tu parviens à me supporter moi et Céphée je veux bien. Avec plaisir même ! » il adorait les positives. Sourire. « Un jour on ira se prommener en forêt, si t'as peur du grand méchant loup, t'inquiêtes pas je peux lui montrer mes griffes, il partira la queue entre les pattes. On effraie pas une Catwoman aussi facilement, si il pense que je suis le petit chaperon rouge il est mal barré ! »
    « Tu lui feras manger ses dents ouais. »


Et voilà, il savait déjà ce qu'il allait faire le vendredi soir jusqu'à la fin de sa vie. Rien que de s'imaginer, vieux tous les deux, à continuer à faire ça, il avait du mal à se retenir de rire. De toute manière il ne se voyait pas vieux. Oh, il le serait, il comptait bien la dessus, mais se l'imaginer ? Impossible. Comme s'il était capable de ne plus pouvoir sauter d'un arbre sans se casser la jambe. Impossible. Improbable. Ou alors dans très, très longtemps.. Il remarqua qu'un silence s'était installé lorsqu'il cessa de réfléchir intérieurement. C'était trop silencieux. Il tourna la tête vers le feu et se rendit compte qu'il n'y avait plus personne autour alors que Pan se relevait en lui tenant la main. Aaron suivit le mouvement sans protester le moins du monde, sentant son pantalon coller à ses jambes. Précédant Pandora de peu, il la regarda s'éloigner en souriant, eut une soudain pensée pour son paquet de cigarettes dans sa poche. Oh meerde ! Le sortant, il soupira en voyant qu'il était intact et juste un peu humide. En profita pour faire sauter une cigarette hors du paquet et la glisser entre ses lèvres. Déjà, ils étaient près du feu.

L'homme se laissa tomber dans le sable et reprit la clope entre deux doigts, cherchant un briquet dans sa poche. Oui, parce que franchement, le feu directement, c'était pas une bonne idée. Pan poussa un cri de joie qui fit relever les yeux à Aaron. Quoi ? Aaah haha x) Pourquoi on aurait pas le droit de faire la fête nous aussi ? =o C'était si gentiment proposé. Un sourire narquois aux lèvres, Aaron jeta un coup d'œil complice à Pandora et prit un air honoré quand elle lui tendit la bouteille. Il fallait lui faire honneur à cette petite merveille o/ Enfin merveille, c'était des jeunes qui l'avaient laissée, qui sait ce qu'elle contenait. L'étiquette arrachée ne présageait rien d'originel dans cette bouteille, ça, c'était clair. Portant la bouteille contre son nez, il renifla... alcool. Ouais, mais alcool a quoi ? @@ Quitte à tenter le diable, ça ne pouvait pas être pire que ce qu'il avait déjà fait. Et dieu seul sait ce qu'il avait bu.. et ne se rappelait toujours pas ='). Absynthe était peut être le plus trash, quoique.. L'alcool de serpent n'était pas loin derrière non plus. Y repensant, il se mit à rire et fit un clin d'œil complice à Gaïa qui tirait la langue de dégout. Ah pour arracher ça arrachait ce genre de boisson. Alors qu'est ce qu'un pauvre jeune pouvait trouver de pire ? Levant les yeux au ciel, il inspira profondément et leva la bouteille, laissant glisser sur sa langue le liquide. Il rabaissa la bouteille, déçu.

    « Rouge Ö. »
    « Tu peux boire toute la bouteille si tu veux hein mais compte pas sur moi ! Un verre et je suis pompette je crois bien ! =O En fait j'ai jamais été saoule. .__. Autant je suis violente avec de l'alcool dans le sang ! » il rit quelques instants, perdit son sourire.
    « Sérieux ? Oh meerde Pan ! Il va falloir qu'on arrange ça ! Alors là =') si je pensais qu'on pouvait tenir jusqu'à 24 ans sans s'être cuité =') tu bat des records ! Enfin je crois.. » arquant un sourcil, il reprit une petite gorgée en grimaçant. « J'ai probablement pas les bons exemples à côté de moi non plus ='). Dans tous les cas ça tombe bien, parce que je n'ai pas de verre sur moi (: Et j'ai très, très envie de voir une Pandora violente =p »


Et dans un sourire charmeur, il lui tendit la bouteille qu'elle prit rapidement. Bon. Fire.. FIRE o/ Sortant le briquet de sa poche, il coinça de nouveau la cigarette entre ses lèvres, alluma rapidement la sienne et tourna ses yeux gris vers Pandora en soufflant un écran de fumée. Comme s'il se rappelait de la politesse, il sortit son paquet et d'une secousse fit sortir une autre blonde. Haussant les sourcils en le lui tendant, un air curieux au visage.

    « Tu veux une peut être ? » sourire sur sourire. Décidément, il avait l'impression d'avoir oublié ce qui l'avait maintenu dans un sale état pendant un temps. « Allez Pan, si c'est la soirée des grandes premières... :D ? J't'apprend. »


Il se faisait l'impression d'être le diable en train de tourner vicieusement autour de l'ange, et ça lui plaisait. Pour une fois, être le grand méchant loup ça faisait du bien. Oh et puis, ce n'était pas comme si c'était si terrible que ça ! Elle devait absolument gouter à tout ce que la vie avait à lui offrir, tant qu'elle en avait encore le temps. L'homme passa une main sur son ventre en le sentant devenir de plus en plus chaud. Évidemment. « Gaï ? Si t'arrêtait de voler aussi près des flammes ? Ça me ferait moins chaud (: » L'oiseau lui répondit par un éclat de rire scintillant et replongea vers Céphée.

    « Vraiment ? Elle n'a jamais bu de sa vie ? Mais où vous vivez les jeunes ? »


Prenant une autre taffe, Aaron souffla longuement, faisant descendre la fermeture éclair de son pull pour le laisser tomber en arrière. Près du feu il faisait bon, alors pourquoi rester enfoncé sous un tissu qui était inutile ? Passant de la lueur des flammes à la fraicheur des yeux de Pan, il haussa les sourcils, provocant, et se remit à rire. Elle le surprendrait toujours. Jamais bu à 24 ans ! Mon dieu Ö. Se levant, il alla s'assoir à côté d'elle en lui poussant légèrement l'épaule, un sourire moqueur au bout des lèvres.

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follow you down to the red oak tree as the air moves thick through the hollow reeds, i will wait for you there until someone comes to carry me, carry me down. names get carved in the red oak tree of the ones who stay and the ones who leave. i will wait for you there with these cindered bones, so follow me follow me down.
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Le monde est vaste et le temps passe.. - Aaron

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