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RP EVENT ◊ rédemption

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Mar 4 Sep - 18:10
C'est un écho qui choisit de venir à la rencontre de ton tympan. Une voix lointaine mais qui se fait plus forte, plus puissante au fil du temps. Elle t'éveille. Tu t'éveilles.
Lentement tu ouvres les yeux en fronçant les sourcils sur cette personne dont tu ne connais rien. Elle te soutient, t'aide à te mettre debout pendant qu'une autre te tend des habits secs. Tu gardes le silence, regarde à tes pieds. Personne. Elle n'est plus là, définitivement plus là. La peine, dirigé par la douleur se transforme en colère et d'aucun geste, d'aucun mot tu ne les remercias. Glacial. Dès que tu pus tenir debout, tu t'en allas, les poussant de ton épaule avant de tomber genoux à terre dans un hurlement. Une main sur le cœur tu retiens tes larmes, vas même jusqu'à leur interdire de perler ne serait-ce qu'au coin de tes yeux. Cacher sa douleur, dissimuler la folle naissance de ta dépression. Ils accourent vers toi, parlent dans une langue que tu ne connais que trop bien. D'un geste ralenti par la géhenne, tu essaies de les chasser, mais aucun ne s'en va. Tu grognes dans ta barbe et commence à sentir les limites de ta patience. Tu veux qu'ils te laissent à toi et à ton mal, personne, ô grand jamais personne ne saura y faire quelque chose. Qu'ils retournent avec les autres. Toi, tu n'as besoin que d'une chose... Être seul...

L'odeur de ces embruns, la couleur de ces lieux, tu crois reconnaître ta Norvège natale. Pas là ou tu pus grandir, non, mais tu y retrouves quelques choses de familier, presque rassurant dans ces temps d'horreur. Tes doigts quittent l'emplacement du palpitant une fois la crise passée et glissent le long de ton vêtement mouillé par l'océan qui bordait Merkeley. Tu baisses les yeux, tristement songeur, tendant une oreille involontaire à ce qui se tramait derrière toi. Àsgard, tu refuses de réaliser et pourtant abasourdie par la réalité, tu donnes l'impression que plus personne ne t'abrite, toi, la coquille vide.

Les bus vont et viennent et tu suis leur circulation de la ou tu te trouves. Tu marcheras, tu ne veux voir personne. Néanmoins, tu sembles hésitant à l'idée de prendre la direction de la ville que tu perçois en contre bas. Sais-tu seulement ce que tu espères trouver là-bas Àsgard ? « Seulement à boire. J'imagine... » Voilà quelque chose qui devrait pouvoir combler tes désirs. Tu n'attends que trop peu de choses des autres le Viking, corps vagabondant à l'image de ces âmes que tu perçois de Helheim.
Tu ne comptes pas les minutes ou les heures pour arriver à ta destination, n'écoutant pas les échanges qu'il peut y avoir entre les gens dans ce temple. Tu n'auras, par ailleurs, pas non plus l'occasion d'entendre le discours du maire. Après tout, pour l'importance que cela aura pour toi, ce n'est pas bien grave... Regard coulant sur le monde présent en cette pièce, tu sembles reconnaître quelques têtes. Mais l'essentiel, ton essentiel n'est pas là. N'est plus là... Soupire silencieux, tu finis par te concentrer sur autre chose afin de ne pas replonger mais ta main se crispant de nouveau à l'emplacement de ton cœur te privera d'un quelconque répit.
Un infirmier s'avance et comprend rapidement que tu ne l'écoutes pas réellement, acquiesçant à sa remarque sans vraiment en entendre la question. Grande erreur pour lui que celle d'agir. Une aiguille se plante dans ton bras, tu serres le poing et l'arrête net devant son visage avant qu'il ne vienne à sa rencontre. Respiration forte, tu tentes de te canaliser pendant que l'homme prend du recul, méfiant par ton geste. Qu'il s'en aille.


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Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d'être, ni copier celle des autres, c'est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d'aspirer.Quand tu t'éveilleras... le monde tremblera. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] signature by anaëlle.
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Mar 4 Sep - 22:15
Dana fut soulagée et heureuse de retrouver Ryan. Malgré la présence d'une grande partie de sa famille à ses côtés lors du transfert, elle se sentait déstabilisée, heurtée, à la limite de perdre pieds. La présence de l'homme fut salvateur pour elle ; mieux, elle lui permit de retrouver son ancrage à la terre, et de reprendre consistance. Elle se sentit gênée de ne pas avoir remarquer la présence de la jeune femme auparavant, et ses joues prirent une légère teinte rosée, qu'elle parvint néanmoins rapidement à masquer.

- Ça va, papy, je vais bien. Maman est avec les autres, quelque part dans l'hôpital. Je sais plus où, je... Fallait que je sorte. Et toi, et vous, ça va ?

Elle l'observe avec une inquiétude qu'elle ne cherche pas à dissimuler, mais il a l'air entier, et Jay aussi. D'ailleurs, c'est elle qui fait enfin les présentations, et Dana sourit à la jeune femme et son daemon, chassant l'embarras pour le remplacer par son rayonnement usuel.

- Bonjour, enchantée. Je suis contente de voir que ça va aller pour tous les deux.

Légèrement calmée mais toujours dérangée par les derniers évènements qu'elle ne comprend pas et qu'elle ne peut pas comprendre, Dana s'approche alors de la fenêtre de la pièce, observant l'extérieur sans que quoi que ce soit ne lui soit familier. Vlad ne l'a pas suivi. Il est resté à l'entrée de la pièce, là où il a pu passer sans prendre de risques. D'un coup d'oeil, il a vérifié que les quatre ombres habituelles étaient toujours avec eux, et que celle de Ryan était toujours accrochée à Ryan. Il en informa Dana, qui se tranquillisa encore légèrement. Sa nervosité la faisait pourtant faire les cent pas dans la pièce. Elle s'arrêtait devant la fenêtre, observait le paysage inconnu, magnifique et qui faisait battre son coeur en un étrange écho. Puis, elle s'éloignait, regardait Ryan, Jay, Malaika et Vaaldrick, et puis elle ruminait, cherchant certainement à résoudre l'énigme de leur arrivée soudaine en ce lieu. Vlad, lui, semblait faire connaissance avec le dragon. C'est pas comment, ça, comme daemon. Il ne faisait nuls doutes qu'une belle amitié allait naître entre eux deux. Finalement, Dana se décida à poser des questions.

- Bon. Est-ce que vous avez la moindre foutue idée d'où on est et de comment on a atterri ici ?



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Who are we? Just a speck of dust within the galaxy?
God, tell us the reason youth is wasted on the young, It's hunting season and the lambs are on the run, Searching for meaning. But are we all lost stars, trying to light up the dark? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] aki
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Instead of kisses you gave bruises

Mer 5 Sep - 22:06
Les bras de Demelza resserrent encore leur étau sans qu’elle ne cherche à y réchapper, pour une fois. L’océanologue sera son refuge pour les prochaines minutes, heures ou vies. Peu importe. Elle recollera les morceaux de ce cœur que la douleur et l’absence déchirent ; elle séchera les larmes qui roulent sur ses joues rougies par la souffrance de la blessure qui barre son abdomen ; elle rira, Demelza, et le monde tournera. De nouveau.

Encore une fois.

Lya n’a pas réellement conscience qu’elles se sont mises à bouger, l’esprit roulant au rythme des effluves inconnus et de ses pensées incohérentes. Son âme navigue entre les silhouettes, fragile, incomplète. Peu à peu, la réalité s’impose ; s’expose et l’explose de sa terreur, de sa violence et de son amertume. Joris n’est plus. Les mots qui tourbillonnent sous son crâne s’incrustent lentement dans sa chair. Eko tangue encore et elle, pauvre poupée de verre, s’appuie un peu plus contre le pilier qu’est son amie. Papa n’est plus. Un cri s’étouffe dans sa gorge et elle gémit, lèvres mordues afin de faire taire cette tristesse qui exulte. Elle n’a pas la force pour ça, Lya. Elle ne l’a plus pour ça.  

« Je ne comprends pas, Lya. Qu'est-ce qui s'est passé ... ? Je veux dire ... Comment on est ... »

L’irlandaise ne tourne pas la tête vers elle, les questions s’imbriquant dans son esprit comme un puzzle qu’elle ne souhaite pas réellement résoudre. Elle n’a pas de réponse à lui donner. Les explications ? Elle ne les a pas écoutées, persuadée que son esprit lui jouait encore un tour – que les bombes qui résonnaient entre ses côtes et sous ses paupières engloberaient jusqu’à la moindre parcelle de vie l’entourant. Mais rien n’a bougé. Les feuilles bruissent toujours, les pas s’alignent sur le béton, les pavés. Gravissent les marches de cet hôpital pour s’engouffrer dans le hall bondé.

La folie a gagné les couloirs ; partout, les visages sont tendus, les poings serrés. L’espoir vacille à chaque battement de cœur – il se noie dans les hurlements, là, juste sur leur gauche. Une histoire de chat qu’elle ne saisit pas. Elle frissonne, serre les dents. Entend les sirènes qui dans son dos hurlent l’urgence. Ses émeraudes se posent alors sur le visage de Dem ; elle la voit, maintenant. Elle est enfin capable de définir ses contours, d’apercevoir les cernes grises qui courent sous ses cils. L’épuisement. L’inquiétude. Ils n’ont pas fini de les étreindre, ces deux-là.

« Ma mère est ici. »

L’espoir est là, au creux des reins, dans un souffle ou dans une phrase. Il glisse sur ses lèvres comme du papier de verre. Elle vit sans certitude, Aelya. Mais c’est cette aspiration muette qui la tire vers l’accueil ; maladroits sont ses pas, équilibre chavirant à chaque fois qu’un de ses pieds se pose sur le sol. Qu’importe la douleur et les doutes, qu’importe les angoisses et cette vue qui se trouble ; elle n’est pas morte, Lya. Pas tant qu’Eleanor aura la possibilité d’exister, ici, quelque part.


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c o e u r      d e     b é t o n
C'était une ecchymose, une plaie à vif, brûlante de haine. Elle sentait la douleur, elle respirait la tristesse et les nuits à pleurer. Mais surtout, elle traversait la vie des gens comme un ouragan. Elle détruisait. Littéralement.

♥:
 
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Dim 9 Sep - 11:56
Tremblement incontrôlé — la première inspiration est douloureuse. Les boums du myocarde jusqu’aux tempes, cavalcade sourde et déchirante. Elijah court alors que des questions se bousculent dans son esprit. Il court à en avoir mal aux poumons. Il court à en crever. Il court et les larmes sont au bord de ses yeux. Il dira que c'est le vent. Peut-être plutôt la peur de ne pas le retrouver.

* * *

Le temple il le connait Elijah. Il rentre sans trop savoir ce qu'il allait y trouver. Des vies. Ôtées. Des familles. Déchirées. Puis son frère. Toujours debout. Le contraire était impensable. Il inspire, difficilement, en contemplant ces visages qu'il ne connait pas. En observant les fins sillons de sang qui courent le long de certains visages. Il baisse le sien en croisant leurs yeux vides qui aimeraient oublier. Il a un moment d’absence, c’est l’obscurité la plus totale et quand il reprend conscience du monde qui l’entoure, il le voit au loin. Le poing levé. Le Roi n'était pas mort. C’était une question de secondes, deux, trois peut-être, à peine de quoi penser, à peine de quoi songer à ce qui allait suivre — assez pour qu’un frisson, mélange d'angoisse et de bonheur remonte le long de son échine. Il lui a fallu une seconde un peu trop longue pour réaliser que Kem n'était pas là. Völupsá l'avait senti. Une seconde de trop, un instant de stupeur, un sursaut malvenu.

Il y a des choses que la vie n'explique pas et des êtres que la mort prend et ne rend pas. Les os se ressoudent, les peaux se suturent, les ecchymoses s’effacent, parfois il y a des cicatrices, réminiscences de blessures de guerres d’autrefois — mais le dedans, le dedans qu’est-ce qu’on en fait ? Est-ce qu’on retire les éclats de mots comme les éclats de verre, est-ce qu’on suture les plaies au coeur comme celles aux paumes, est-ce qu’en passant de la pommade on peut avoir moins mal ?

est-ce qu’un jour on arrête de se demander comment mourir
est-ce qu’un jour on apprend à vivre
est-ce qu’un jour on va mieux
est-ce qu’un jour on fait avec
est-ce qu’un jour le passé est une expérience
et l’avenir encore une chance ?


Il est pas sûr de ce qu'il doit faire Elijah. Peur de l'avoir perdu pour de bon. Peur de ne pas retrouver certains morceaux. Cela fait trop de fois que le coeur d'Asgard se déchire. Il s'approche de lui. Sans trop savoir. Un peu hésitant. D'être de trop. De ne pas devoir être là. Il lui attrape le poignet. Refuse toute résistance. Il avait entendu parler du vaccin. Et s'il le fallait Eli se le mettrait à dos pour qu'il le fasse.  

Il aurait voulu dire quelque chose Eli. Phalanges serrées et yeux fermés il attend mais aucun son ne vient — des mots entamés et puis plus rien, le silence et l’immobilité, l’air qui crépite. Le coeur douloureux d'entendre Völupsá pleurait au fond d'elle. Pour la première fois. Son regard s'écrase et mord le carrelage froid. Il se sent comme un oiseau abattu en plein vol. Bruit sourd de sa couronne tombée au sol. Il sait pas quoi dire Eli. Il a trop de fois essayer de panser ses plaies. Lui faire oublier. Mais ça ne changera rien : il doit encaisser ça. Puis le reste. Il aurait voulu prononcer les mots à voix haute alors qu’ils lui brûlent les lèvres. Qu’est-ce que ça pourrait bien changer, qu'il les dise ou qu'il les taise ?

Son regard plongé dans le sien, qui accuse ce qu'il n'y voit plus et ses yeux qui ne l'obligent à rien — juste un mot, s'il en est capable ; rien du tout, si ses démons l'ont pris à la gorge et ne le laisseront rien prononcer. Peu importe s'il n'y arrive pas Asgard — si ce n'est pas aujourd'hui qu'il l'emportera sur les ombres. Le jour viendra — et s'il faut Elijah y croira pour lui.



REIGN OF THE Q U E E N
dans tes yeux, le reflet de mon empire.
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Mar 11 Sep - 17:26
Le regard dans le vague, tu sens qu'une personne te bouscule sans que tu n'y prêtes attention. Ce n'est pas grave. Après tout, qu'est-ce qui peu l'être vraiment maintenant... Maintenant qu'elle n'est plus là... Ce qui reste de ton cœur se serre, main tremblante que tu enfonces dans ton jean. Tenter, dissimuler, il faut que tu essaies de cacher ce qui se trouve au-dessus de toute peine et de toute douleur. Profonde inspiration. Enfer.

Tu observes l'endroit ou l'homme t'a injecté un produit et passes tes doigts dessus. Surprenante sensation que tu ne saurais décrire et tu t'en rends enfin compte, ce signe sur ton poignet. Le Svefnthorn. Un sourire amère étire les traits de ton visage pour cette mauvaise blague. Sa signification, tu ne la connais que trop bien « mettre un adversaire dans un sommeil profond dont il ne se réveillerait pas avant longtemps ». Eqkter. Kementári. Toi. Un ensemble peignant de concert sur le dessus d'une toile destructrice. Cette partie de ton âme, elle n'était plus un ennemi depuis bon nombre d'années alors pourquoi avoir à faire face à cette injustice ? Kementári, elle était cette lumière qui éclairait tes plus sombres abysses. Kementári, elle était cette âme massive et impressionnante alors qu'elle n'était que douceur et raisonnement fondé. Kementári, elle était l'un de ces plus beaux êtres que la vie t'avait permis d'accompagner...
Ton pouce passe sur la marque et tu soupires. Simplement, seulement ça. Tu soupires et rêvasses, penses à elle, elle qui te manque déjà et te manquera à tout jamais. Mais cette réalité de laquelle tu souhaitais t'écarter vient à te rattraper, main saisissant ton poignet, grondement sourd qui né au fond de ta gorge. Tu tournes ta main, articulation pivotant pour la pousser alors que tu attrapes le bras de ce qui semble être un homme.

Visage fermé, sourcils froncés, mâchoire verrouillée. Quelque chose te démange et tu te demandes bien ce qui te retiens de ne pas coller un coup de boule à cet importun. Peut-être est-ce dû à ce visage que tu reconnais malgré tout ce temps à ne plus l'avoir vu... Elijah. Tu sens ton souffle se couper et chaque nouvelle inspiration te fait du mal. Ce n'est plus la colère qui trône sur ta figure, uniquement de l'incompréhension. Tu peines pourtant à croire à cela. Ta main abîmée, durcie, râpeuse par la vie passant doucement sur le visage de ton jeune frère comme s'il était nécessaire de le faire, afin de t'assurer et de te rassurer qu'il ne s'agit pas là d'un mirage. Les mots, aucun d'entre eux n'osera prendre son envol. Dans l'immédiat, ils n'ont pas leur place de toute manière.
Le monde s'était effrité au-dessus de tes épaules durant bon nombre d'années et maintenant qu'il s'écroule, tu acceptes de tomber avec lui. Oui tu l'acceptes aujourd'hui car tu sais que l'on t'aidera à te relever, tu sais que dans ta solitude, tu ne seras plus isolé. Dans un geste rare bien qu'un peu bourru, dans un geste qui ne représente que toi, tu le prends dans tes bras, ta tête venant se loger contre lui alors que tu le ramènes à toi. Difficiles de cerner ce qui se passe vraiment en ton être en ce moment. Difficiles de déterminer toutes ces raisons qui font que tes larmes perles sur tes joues et ruissellent sur son épaule.
Fatigue. Épuisement. Anéantissement...


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Mar 11 Sep - 17:29
Demelza parle, mais sans vraiment attendre de réponse, comme si ce qui se trouve autour d'elle est trop irréel pour qu'elle y fasse réellement attention. Elle commence à marcher, elle suit Sky qui vole au-dessus des gens et qui les guide, son bras entourant la taille de son amie pour l'aider.

Lorsque Lya lui dit que sa mère est probablement ici, la blonde se mordille la lèvre et sent les battements de son coeur s'accélérer alors que la panique la gagne. Ses parents aussi, sont là. Ou du moins, elle aimerait tellement le croire.

« Viens, on va la trouver. »

Les trouver.

L'océanographe continue à avancer alors que sa tête lui fait mal et qu'elle regarde parfois derrière elle à la recherche de cet inconnu qui lui est apparu quelques minutes auparavant. Il s'est volatilisé et elle abandonne ses recherches bien malgré elle alors que la voix de Sky résonne dans sa tête.

« Il n'est pas là. »

Ça ne sert à rien de s'accrocher à cet espoir de le retrouver alors qu'elle ne le connait même pas et qu'elle ignore tout de lui. Il ne lui a même pas parlé et pourtant, lorsque leurs mains se sont touchées ... Dem' secoue brièvement la tête et reporte toute son attention sur son amie. Ils ont presque atteint l'accueil, mais ce dernier bouillonne de monde. Nerveux, en pleurs, en colère ... Sky décide de se poser un peu plus loin, sur une étagère et Dem' ressent son anxiété comme si elle était la sienne. Il y a trop de monde, trop d'émotions et trop de bruit. Elle tente de se frayer un chemin à travers la foule et lorsqu'Aelya et elle atteignent enfin le comptoir, la blonde donne les noms de la mère de son amie et de ses propres parents afin qu'ils vérifient. Sa tête tourne un peu et elle ne se sent pas très bien, tout à coup.

« Le vaccin, ça fonctionne comment ... ? » demande-t-elle simplement alors qu'elle décide que c'est probablement la première chose qu'elles doivent faire pour l'instant.  


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Mar 11 Sep - 22:58
La perte du Don rend la sage femme mitigée, elle ignore si elle doit en souffrir ou en être soulagée... Un peu des deux, sans doute, car en cet instant précis, comme le signale Horus, son Daemon, ne compte réellement que la bonne survie de l'enfant à naître, leur rétablissement à tous les trois. Le deuil. Deuil de cet amour perdu à l'aube d'un de leur projet concrétisé. Deuil de cette partie d'elle qui n'est plus.. Elle se sent comme amputée, pourrait craindre d'avoir la vue blessée mais il n'en est rien. Elle en aura sans doute la sensation pendant longtemps. Mais cela passera. Il le faudra bien, si elle voulait reprendre le fil de sa vie.

Sa vocation de sage-femme reste bien ancrée, et si toutes ces morts l'ont déchirée et anéantie à se sentir si impuissante dans le maigre réconfort apporté à autrui, elle ne peut s'empêcher d'observer sa collègue de chambrée, lui conseiller le repos, avant que l'équipe médical ne le lui indique gentiment. Pas trop le choix, de ce côté de la barrière.

La jeune Elisa s'asseoit, interroge Maï sur le discours du Maire, ce que la rousse en pense. Ce qu'elle en pense, hein? Elle n'en sait trop rien...

"-Leurs Dieux semblent y avoir été pour grande part... Je l'ignore.. S'ils nous ont vraiment apporté leur aide, elle a été in extremis... Nous avons énormément de chance qu'ils aient pu créer le précieux vaccin contre ce saleté de virus si dévastateur... Je le crois, quand il dit que nous serons bien accueilli, je ressens la sérénité dans l'air, j'ai confiance, comme je l'ai rarement eu. J'aurais aimé ne pas être seule à découvrir ce qui nous attends, mais je sais, je sens, qu'en ces lieux, je saurais trouver la force de me relever de toutes ces épreuves. Il y a tant de choses à découvrir.. Mais toi, que feras-tu, quand on te permettra de sortir d'ici? Tu logera dans le coin, ou repartiras tu ailleurs? Comment vois tu ton avenir?"

La rouquine sourit, curieuse d'en apprendre plus sur la demoiselle partageant sa chambre d'hôpital, voulant se distraire de ses sombres pensées à l'orée de son esprit auxquels elle ne veut penser pour le moment. Elle se sent comme chez elle ici, étrangement. Elle ne se l'explique pas, mais elle semble avoir trouvé sa place, en Norvège, en cette ville. Son instinct le lui dit, et elle ne le remet pas en doute. A voir ce que lui réservera son propre avenir, ses rencontres qu'elle fera une fois remise. Quels liens se créeront alors?


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but she tries

Jeu 13 Sep - 19:19
Dans la précipitation, l'adrénaline prend Ana au corps. Et pourtant, elle voit Joshua passer à côté d'elle, plus rapide, conduire son frère vers un homme d'une trentaine d'années. Un natif. Il prend son frère, Ana panique. Elle ne veut pas le perdre, elle refuse que sa famille se sépare malencontreusement. Impossible. Ils l'ont été bien trop longtemps, à cause d'elle. Ils ont besoin les uns des autres, ils ont besoin de leur famille. Elle s'apprête à accélérer sa course, lorsqu'elle sent un vomissement aux portes de sa gorge. Son corps s'arrête, elle se bat pour continuer d'avancer, sa soeur sur son dos. Est-elle encore consciente ?

- Rosa, dejado despierto, por favor...

Ana lui demande de rester éveillée. Il ne faut pas qu'elle s'endorme, il ne faut pas qu'elle ferme les yeux. La mexicaine avance moins vite...
Et elle le voit, qui revient vers elle. Joshua. Leur sauveur, lui qui aurait pu se moquer de leur sort. Il lui ordonne presque de le laisser porter Rosa, et la grande soeur aquiesce. Elle ne peut pas sauver sa soeur si elle ne peut pas se sauver elle-même. Et Tehwa, dans sa poche, confirme ces pensées. Il ne bouge plus, n'en a plus la force. Il ressent les effets du virus bien plus qu'elle ne les ressent... Et elle commence à paniquer. L'adrénaline la reprend, il ne faut pas qu'elle baisse les bras. Pas maintenant. Elle ne doit pas sombrer dans une crise, pas maintenant. Ce n'est pas le moment. Plus tard, peut-être, elle pourra souffler. Et sombrer...

La mexicaine laisse son ami d'infortune prendre sa petite soeur, un sourire en guise de remerciement. Elle lui fait confiance. Alors qu'elle sent un poids s'élever de ses épaules, elle se dirige vers le natif et le reste de sa fratrie. Elle lève la main, pour qu'il la voit. Il tourne la tête dans sa direction alors qu'elle prend un anglais agrémenté d'un accent prononcé.

- Attendez, je suis leur soeur, attendez.

Il s'arrête, alors qu'il s'apprêtait à se rendre dans un endroit approprié pour donner le remède aux mexicains. Ana s'arrête face à lui, aux côtés de Marisol, Karen et Nod. Elle fixe l'homme, le temps pour Joshua d'arriver à leur hauteur.

- Ma soeur a besoin du remède, vite. Mes soeurs aussi, mon frère et notre ami aussi. Mais commencez avec Rosa, je vous en conjure.

Sauver sa famille importe plus que tout. Elle n'a pu sauver abuela, elle doit honorer sa mémoire.


Before i save someone else,
i've got to save myself
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Ven 14 Sep - 1:15
Il ne prend pas la peine de se reculer quand Àsgard l'attrape. Il reste là. Debout. Le poignet pourtant un peu douloureux. Ses yeux glacés plongent dans les siens pour tenter de lui parler à défaut de pouvoir prononcer quelque chose. Àsgard... La main de son frère lui effleure le visage. Tendresse inhabituelle. Il aurait voulu savoir quoi dire Eli. Mais déjà le noeud revient, coulant, autour de la gorge. Bloque ses mots. J'suis là Às. J'suis là...

Ce soir, cette nuit, il ne le lâchera pas. Il le laisse s'approcher. Le tient au creux des bras ; il le retient même. Pour ne pas le perdre, pour qu'il ne s'égare pas. Il est là Elijah, avec ses tocs, ses tics et ses travers. Il est là, bancal et un peu fébrile, mais ce soir solide, ce soir pilier — pour lui. Pour son frère il tient bon. Ne pas ciller. Qu’importe comme il essaie d’étouffer ses propres pensées, il devine à chaque battement de coeur les idées noires dans l'esprit d'Àsgard — ça lui fait peur, le terrifie. T'as pas à encaisser ça tout seul Àsgard.

La vérité est là. Crue. Sordide. Les mains tremblent. Les coeurs à nu. Mais ce soir, quoi qu’il arrive, il te rattrapera Àsgard. Les frissons glacés et les regards tout autour n’existent plus. Il n'y a plus que les deux frères. Elijah plein de doutes. Effrayé de ne pas réussir à l'aider à se relever. Il aurait voulu dire qu'il n'avait pas encore pu rassurer leur mère. Mais ça viendrait après. Plus tard. Quand il sera remis. Jte ramène à la maison ce soir. On te trouvera un chez toi demain. Ou dans un mois s'il fallait. Ça aussi ça viendrait plus tard. On devrait aller dehors Eli. Elle l'avait prononcé dans un soupire. Presque inaudible. La voix abîmée par la tristesse. Et Eli, lui, ne sait plus quel est le bon geste, quel est le ton juste, lequel il faudrait employer pour que rien ne sonne faux, que rien ne sonne vide. Eli fait comme il peut. Mais c’est tellement peu — tellement rien, tellement bancal, la maladresse dans toutes les attentions. Aucun mot ne sort. Pas une phrase. Que des regards. Des pardons à travers les yeux.

Elijah posa sa main sur le dos d'Àsgard. Protecteur. Avant de l'entraîner un peu plus loin. L'éloigner de l'agitation. Des pleurs. Des murmures ou des cris qu'on entends. Il pousse la porte du temple. Les mots lui manquent, parce qu’aucun n’est jamais assez quand la mort frappe — aucun ne remplace ceux qui s’en vont, aucun ne sauve ceux qui restent de leur condition, quand ce sont eux qui doivent aller jusqu’au bout et porter le nom des absents. Dehors il espère qu'il se sentira un peu moins étouffé. Il y a un banc un peu plus loin, sur lequel il s'assoie. Lui forçant la main sans vraiment l'obliger. Il pourrait dire désolé, lui dire que ça n’est pas de sa faute, qu’on n’est jamais responsables. Mais à quoi bon. Il le connaissait. C'était bien cela qui lui faisait peur. Le faisait trembler. On a le temps pour rentrer. Autant de temps qu'il te faudra Àsgard.



REIGN OF THE Q U E E N
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A satellite  kind of mind

Mer 19 Sep - 14:29
Les doigts se croisent et s'entrecroisent sur les genoux, la tête s'appuie contre le rebord du fauteuil. Quelques instants à peine, et elle n'est plus assise l'italienne, elle est recroquevillée, jambes repliées sous elle, corps contorsionné pour pouvoir mieux se nicher entre les accoudoirs, bras serrés contre elle. Les organes vitaux hors d'atteinte, tandis que ses yeux restent accrochés à sa compagne. Attentifs, prudents. Vulnérables, méfiants. Elle semble accepter ce qui leur a été dit, Maïween, et Elisa se demande si c'est de l'optimisme ou de la naïveté. Elle ne comprend pas comment elle peut sourire si peu de temps après avoir perdu quelqu'un, après avoir manqué mourir, perdre son enfant. Elle la jalouse, d'avoir cette force, quand elle peut sentir les fissures le long de son esprit palpiter et se rouvrir doucement sous la pression des derniers jours. Elle l'envie, d'être résiliente de la sorte. Est-ce qu'elle se rend compte de son privilège ? Probablement pas. Elle ne l'en informera pas.

Elle considère la question à la place, entre deux messages qui captent son attention, qui la font tressaillir, à peine, toute de micro-mouvements. Qu'est-ce qu'elle va faire ? Qu'est-ce qu'elle peut faire ? Retourner aux Etats-Unis est hors de question, nausée à l'idée de fouler de nouveau ce sol et terreur à l'idée qu'ils puissent découvrir sa mutation (le monde sait ce qu'ils pensent de la différence, une fois que le masque bienveillant tombe, n'est-ce pas ?), Naples est une impossibilité, avec sa population bruyante et sa vie perpétuelle (si elle ne devient pas folle, elle vivra dans la peur d'être repérée par une des mafias qui y prolifèrent). Il n'y a pas beaucoup d'options. Elle a le visage indifférent quand elle répond, Elisa, et les yeux résignés.

"Je vais rester. Il n'y a pas beaucoup d'options à notre disposition, n'est-ce pas ? Si ils disent la vérité, ils sont les plus à même de nous aider à comprendre ce qui nous est arrivés et de nous montrer comment gérer tout ces changements."
Avaler sa salive, discrètement, et se forcer à se déplier, les articulations protestant le mouvement. "Je suis traductrice, je suppose que je pourrai le rester..." Si elle parvient à faire taire le bruit ambiant, si elle peut approcher son ordinateur sans avoir envie de hurler. "Et j'ai la chance de déjà parler norvégien... Reprendre le pli ne devrait pas être impossible, je suppose." Il faut y croire. Un pâle sourire, plus proche d'une grimace, pas très convaincu. "Un jour à la fois, n'est-ce pas ?" Non, elle n'y croit pas. Elle le dit quand même, avant de tourner la porte vers le couloir. Il y a du bruit, des communications qui fusent, des pas précipités et des voix alarmées. "Je me demande ce qui se passe..."


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Why is it hard to know my goals? Estranged from what I want, I know I was strong before I lost myself. And I try to; I desire to know who I am. And I fight to; find it tough to be myself.
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