Premiers pas ♦ Eva-Line

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A satellite  kind of mind

Dim 16 Sep - 11:04
S'avancer vers le bar, sourire aux lèvres, infime frémissement de commissures, et attendre. Hésiter, le temps que le propriétaire l'aperçoive et vienne vers elle, lui demande ce qu'elles souhaitent. Il a le visage ouvert, le norvégien aimable, l'accent légèrement différent de ceux qu'elle a connu (pas si différent non plus, pas assez pour qu'elle ne comprenne pas. Il parle bokmål, pas nynorsk, pas un dialecte. Ça rend la communication aisée. Le norvégien est lent sur la langue d'Elisa, manque de confiance. Elle peut entendre son accent qui ressort, attiré par le malaise. Elle essaie de sourire en retour, quand l'homme rit et l'invite à aller s'installer, dit qu'il apportera les cafés. Elle règle, à la place. Remercie. Et va sombrer dans une banquette à la place, regard croisant rapidement celui d'Eva-Line. Quelques minutes à peine, et les cafés sont là, chauds et parfumés. Ils embaument.

Ils sont si normaux que ça en est déstabilisant. Alors elle enroule les mains autour, le laisse réchauffer ses doigts, le porte à son visage le temps de le humer. L'Italie lui hurle de le boire, maintenant, vite, vite, avant qu'il perde ses arômes. Trente secondes, c'est la règle, pour un espresso. La Norvège ne lui demande rien. Elle peut le siroter comme le boire, tant qu'elle se sent bien. Elle préfère la Norvège, Elisa, alors elle se contente d'y tremper les lèvres, juste pour mettre le goût sur ses papilles. Elle écoute Eva-Line, son rire, les sentiments qu'elle exprime. Elle sourit en retour. Ressentis communs. Elle se demande si c'est comme ça que les vétérans se sentent, en rentrant chez eux. Perturbés par le calme, la vie qui continue son court sans se soucier d'eux, les gens et l'absence de menace ambiante. La question s'échappe, rêveuse presque. Peut-être que l'autre femme aussi se demande ça. Ou qu'elle a des réponses. Infime gorgée de café. Juste de quoi retrouver le goût qui commence à s'échapper, et la tasse s'abaisse, sans que ses doigts la relâchent. Une ancre.

"En effet. Le faire seul aurait été plus..."
Une pause, le temps de réfléchir, trouver le mot. "Anxiogène, je suppose." Trop de stimuli, de monde, de familiarité et de différences mêlées. Trop de bruit et de silence. Une main qui passe dans ses cheveux, brièvement. La décision prise d'aller les faire couper, plus tard ou demain. Il faut qu'elle se dissocie de l'Elisa qui était à Perth, à l'hôpital, qui a vécu tout ça. Il faut qu'elle puisse se rendre compte en un instant qu'elle n'est plus là-bas. "C'est difficile de se détacher de là-bas... Ou plutôt, c'est difficile de se croire en sécurité." La tasse qui remontait à son visage cesse son mouvement, les yeux qui jettent un regard dehors, observent les passants. "Difficile de déterminer par où commencer son deuil..."

Tête qui se secoue, brusquement. Et sourire d'excuse. Il faut passer à autre chose. Penser à autre chose. "Je suppose que nous pourrions profiter d'être dehors pour chercher où faire quelques courses, qu'en dites vous ?" La présence d'Eva-Line rendra peut-être les communications plus faciles à supporter, à ignorer. Et puis... elle ne veut pas rentrer à l'appartement, Elisa. Pas encore.


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Why is it hard to know my goals? Estranged from what I want, I know I was strong before I lost myself. And I try to; I desire to know who I am. And I fight to; find it tough to be myself.
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Nothing will be the same...

Sam 29 Sep - 16:26
Anxiogène. Elisa a trouvé le terme. Ces derniers jours sont étranges, comme sortis d'un autre monde. Et tout est anxiogène. La russe pense constamment à sa famille. Où sont-ils, que font-ils, sont-ils seulement en sécurité ? Doit-elle prendre de leurs nouvelles ? Cette attitude est ridicule, elle le sait. Elle ne peut décemment pas être derrière eux en permanence. Pourtant, elle ne peut pas s'en empêcher. Parce qu'il lui manque son petit ange et sa raison d'être.
Sa fille, sa Mira, n'est pas ici. Mais avec son père, chez lui, en Martinique. La mère veut voir le visage de sa fille, la serrer au creux de ses bras... La savoir en bonne santé. Elle doit prendre le remède, vite. Lui aussi...
S'ils succombaient... Eva-Line ne pourrait s'en remettre. Et elle refuse d'imaginer ne serait-ce qu'un instant cette affreuse possibilité.
La mère s'inquiète à chaque seconde qu'elles passent loin l'une de l'autre. Traverser les océans, gravir des montagnes, rien ne pourra empêcher sa famille de se retrouver. Mais pour l'instant, chaque pas est anxiogène. Comme le dit Elisa. Un terme terriblement bien trouvé.

Eva-Line soupire un instant, tente de ne penser qu'au jour, qu'à l'instant. Et d'oublier quelques heures ses inquiétudes. Elle sourit à sa rencontre, boit une gorgée de café brûlant. Elle le sent glisser dans sa gorge, réchauffant son corps.

- Nous devons nous soutenir. Ils nous promettent un avenir... beaucoup avant eux l'ont fait. Nous ne pouvons compter que sur nous-même, anciens habitants de Merkeley, condamnés à mort par un monde bien trop sévère.

Le regard de la russe a changé, sa haine s'est décuplée. On s'est attaqué à sa famille, on s'est attaqué à ses semblables. Hors de question de redevenir naïve, stupide. Eva-Line ne compte plus que sur elle-même, sur ses frères. Sa famille.
Un sourire refait surface à la frontière de ses lèvres, elle lance un regard adoucit à sa compagne de ce jour.

- Faisons notre deuil avant de nous inquiéter de notre avenir, nous avons gagné le droit au répit.

La brunette semble soudainement sortir de cette spirale de sombres pensées, fait une proposition qui surprend la mère de famille. Et comme une main tendue, un espoir de retrouver une vie normale, Eva-Line y voit une opportunité. Et son sourire réapparait, explose sur son visage, doux.

- C'est une excellente idée, j'ai deux gamins qui gobent les biscuits et le chocolat plus vite que n'importe qui ! Il va m'en falloir un nouveau stock.

Eva-Line termine son café, il semble l'avoir réveillée. Ou n'est-ce pas plutôt cette rencontre qui la sort d'un long sommeil ? Lui laissant entrevoir un avenir au travers de ses inquiétudes ?
La télépathe se relève alors, tasse à peine reposée sur la table. Enfilant son manteau, s'emmitouflant dans son écharpe bien trop grande, elle se saisit de son sac et le passe sur son dos.

- Allons-y !

Les deux femmes ressortent du café presqu'aussi vite qu'elles y sont entrées, se retrouvent sur la chaussée. Mains dans les poches, souffle crachant une fumée glaciale, le froid les prend et Eva-Line envoie un message à son jumeau, l'invitant à les rejoindre. Le plus grand malheur d'un daemonien et de son âme, est de ne pouvoir prendre de la distance. Son indépendance. Fort heureusement, Eva et Andreï ne peuvent se passer l'un de l'autre.
Message transmis, elle se tourne enfin vers la femme.

- Peut-on seulement attendre mon frère ? Il arrive.

Et alors qu'elles échangent quelques conversations, dix minutes s'écoulent. Et la grande silhouette d'Andreï se dresse au bout de la rue, s'avance vers les deux femmes. Son pendentif brillant au centre de son torse, dans ses poils d'un blanc immaculé. Un soleil d'or.
Il s'arrête à leur hauteur, Eva-Line fait les présentations. Le grand cervidé effectue une légère révérence de ses bois.

- Ravi de faire votre connaissance, très chère.

Et soudain, la russe se rend compte qu'elle n'a vu aucun daemon aux côtés de la jeune femme. Une... humaine ? La télépathe est tentée de s'introduire dans son esprit pour se rassurer... qu'elle ne soit pas effrayée des daemoniens. Ou pire...


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When you were asleep and I was out walking, The voices started to speak And they wouldn't stop talking. Hold on they're not for me. There were signs all around, it really got my mind racing. You were right all along, something's gotta change. Hold on.

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